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Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Maximilien E. Middle
Admin | Apprenti
Père de Nathou et futur mari aux anges avatar
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Age : 23
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Amour : Son enfant, Nathanaël Middle & sa fiancée, Loréana Wilde

Pensine
Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: 1ère année de Thèse
Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

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MessageSujet: Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ] Sam 4 Déc 2010 - 15:07

    Tu vois, Travis, je vais mieux aujourd’hui. Je ne sais pas si c’est vraiment te faire honneur que de me relever et continuer à vivre après ta mort mais je pense que tu m’aimais suffisamment pour vouloir que je sois heureux aujourd’hui…Je pense pouvoir l’affirmer et peut-être même que de là-haut, tu es heureux de me voir enfin retrouver mon sourire, ce sourire que tu aimais tant et que tu disais tant aimé…Je ne sais pas si réellement je dois continuer mais une force m’attire vers le bonheur et puis tu sais, il y a d’autres gens, Travis. Léo en particulier qui mérite que je me batte pour lui et Timothé aussi qui m’aide et me soutient. Je sais que ce n’était pas l’amour fou entre Tim et toi mais tu dois bien reconnaître que c’est un bon ami et qu’il est là, aujourd’hui, pour moi alors que toi tu ne l’es plus ! Ne prends pas cela pour un reproche, surtout pas, je t’en supplie ! Au contraire ! J’espère que là où tu es, tu as trouvé la paix que tu cherchais et dont tu avais tant besoin…Mais comprends bien que moi, aujourd’hui, j’ai aussi besoin de me reconstruire. J’ai eu dix-sept ans, hier, je suis majeur maintenant. Je n’ai pas fais de fête, je n’en n’avais pas le courage mais c’est à toi que je pensais et à moi et aux autres : il est temps que je grandisse. Ta mort a bouleversé tant de choses…J’ai perdu ma Loréana par exemple. Je ne t’avais jamais dis que j’étais avec elle mais je présume qu’aujourd’hui, tu le sais. J’ai fais l’idiot mais, il faut que j’avance quand même. Je ne la mérite pas de toute façon et puis, j’ai un peu retrouvé tout ce qui t’agaçant tant chez moi mais qui te faisais sourire quand même : un peu de boisson, de fumette, de soirée et de sexe… Ce n’est pas très bien, je le conçois mais tout ce bordel m’aide pour l’instant alors voilà, je préfère tenir le coup avec tout cela que m’enfoncer définitivement dans le brouillard noir dans lequel ta mort m’a plongé ! Ta tombe est blanche. Elle est jolie ! Si tu savais comme tu étais beau quand on t’a enterré…Tu ne me crois sans doute pas, toi qui te trouvais affreux mais tu avais l’air si paisible et si calme ! Je te jure… Bon, je ne vais pas pouvoir m’éterniser. Je suis venu rapidement déposé mon bouquet habituel de fleur de cerisier mais c’est l’hiver alors je n’ai pu prendre qu’un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. Je reviendrai te voir demain. J’ai rendez-vous avec Timothé, justement. Tu as vu ? Je me suis fais beau ! Pour la première fois depuis ta mort, j’ai fais un effort et je me suis habillé correctement. Voilà…A bientôt, mon frère !

    Maximilien eut un sourire triste et redressa enfin la tête qu’il avait gardée obstinément baissée, les yeux fixés sur la neige blanche. Le cimetière était calme. Un vent frai venait secouer les quelques sapins plantées aux alentours. Maximilien se trouvait dans une des allées centrale devant la magnifique tombe blanche recouverte de neige de son meilleur ami. Un portait un pantalon de costume noir avec une chemise bleu ciel et par-dessus avait enfilé un rapide manteau et son écharpe de serdaigle. Il tenait entre ses mains le bouquet de fleur dont il venait de faire mention à Travis. Alors lentement, il s’abaissa et les déposa sur la tombe de son ami, à côté de celles qu’il avait déposé la veille et celle de l’avant-veille. Il venait ici tous les jours, fleurir la tombe de son ami et chaque semaine, il emportait avec lui le reste des fleurs fanées. Il soupira alors et resta un petit instant à contempler le nom de son frère inscrit en lettre bleu et décida qu’il était temps de partir. Ce soir, il devait aller voir son autre meilleur ami, Timothé qui, depuis sa descente aux enfers, avait été là pour lui, pour le secouer, pour le sortir du trou noir. Il lui en était reconnaissant et aujourd’hui était venu le temps de le remercier enfin pour tout ce qu’il avait accompli pour lui. Maximilien sourit alors une dernière fois, et se retourna en murmurant :


    MAXIMILIEN_ « Je t’aime, Travis, à demain ! »

    Demain, il reviendrait, demain matin pour parler à Travis, lui raconter sa nuit, sa soirée avec Timothé, lui parler de ses plans, ses projets, lui parler de Léo, du monde, de Poudlard, lui donner des nouvelles de ses amis…C’était sans doute un peu stupide de venir ici tous les jours pour parler avec Travis comme si ce dernier était encore vivant, Maximilien en avait conscience, mais il en avait encore besoin. Il lui fallait venir et parler à Travis comme si ce dernier pouvait l’entendre, comme si ce dernier allait lui répondre…C’était même peut-être un peu destructeur mais Maximilien ne pouvait pas encore faire autrement et puis, c’était sa manière à lui de faire continuer à vivre Travis : venir lui raconter ce qui se passait, ce à quoi le jeune garçon aurait assisté si il ne s’était pas suicidé ! Mais c’était ainsi et pour l’instant cela se passait très bien…Peut-être qu’un jour, il n’aurait plus besoin de revenir aussi souvent, peut-être qu’un jour une fois par semaine pour nettoyer la tombe de son ami, la fleurir suffirait…Mais pas encore…Du moins, c’était ce qu’il pensait…Si seulement, le jeune homme avait su que cette soirée allait changer toute sa vie, renverser son monde et le transformer encore une fois à jamais…

    Sans un regard en arrière, Maximilien quitta définitivement le cimetière et se mit en route. Quelques jours au par avant, lorsqu’il avait envoyé la lettre à Timothé et qu’il avait reçu sa réponse positive, il avait planifié sa journée. Il n’irait pas voir Travis le matin mais travaillerait alors enfin, à nouveau, pour ses cours et donc commencerait à se mettre en ordre, à rattraper toutes les leçons ratées à cause de dépression puis, en début de soirée, passerait à pré-au-lard pour acheter des fleurs afin de venir voir Travis avant d’aller, à pied, au restaurant « vent du nord » où il avait donné rendez-vous à Timothé. Il savait bien que marcher jusque là bas n’allait pas prendre peu de temps. C’était au moins une demis heure de marche mais il n’était pas mécontent pour autant, au contraire ! Durant cette demis heure, il pourrait réfléchir, penser, décider, avancer et se plonger dans son propre lui-même afin de déjà préparer et savoir ce qu’il allait dire à Timothé, bien qu’il en avait déjà sa propre idée. Il aurait pu prendre le magicobus, certes, mais marcher lui permettrait en plus d’évacuer toute l’émotion qu’il aurait accumulée en allant voir Travis et qui aurait pu le rendre de mauvais humeur et désagréable…Donc voilà, la décision était prise et c’est ainsi qu’il se mit en route, dans la neige qu’il aimait tant…Cette neige, symbole de la purification, du calme, de la paix…Cette même neige qui l’avait vu naître et dans laquelle il avait passé tant de temps à jouer en compagne de ses deux meilleurs amis : Léo et Travis qui n’étaient plus qu’au nombre de un…

    Il pensa donc…Il visionna ses propres souvenirs. Ainsi, il se revoyait courir avec Travis dans le parc, patiné sur le lac avec Léo et Travis qui prenait des photos. Il se revoyait assis au coin du feu entouré des deux serdaigles alors qu’ils s’échangeaient leurs cadeaux de noël. Il pouvait encore entendre Travis s’exclamer lorsqu’il avait vu les livres que Max lui avait offert et le yoyo hurleur que Léo s’était procuré pour l’amuser un peu ! Et puis, il se voyait endormi dans le bras de Travis, Léo allongé presque sur eux qui somnolait aussi…Trois amis, trois frères, trois anges, trois vies… Puis, au dessus des visages de Léo et Travis se substitua le visage de Loréana lorsqu’il lui avait fait l’amour pour la première fois, lorsqu’elle jouait au piano et qu’il l’écoutait, lorsqu’elle s’énervait parce qu’il faisait trop le clown, lorsqu’elle lisait tranquillement assise dans son fauteuil ou dans son lit et qu’il faisait semblant de lire alors qu’en réalité, il la regardait à la dérober…Il se souvenait encore combien il avait du lui courir après dans les couloirs, dans sa salle de potion pour qu’elle lui accorde enfin un peu d’attention et puis ce premier baiser alors qu’il rangeait en sa compagnie des flacons lors d’une retenue…Il se souvenait de combien cela avait été difficile pour lui de devenir fidèle mais que grâce à sa volonté et surtout grâce à l’amour qu’elle lui inspirait, il avait réussi jusqu’à ce que…Et puis, il la voyait cuisiner, câliner son petit chiot. Les images de l’été dernier, dans son manoir, lui revinrent aussi en tête : dans la piscine, à cheval dans les bois, dans sa salle de bain, Loréana nue dans sa douche, dans son bain…Loréana endormie dans son lit et lui qui veillait sur son sommeil, sur ses rêves, se promettant de ne jamais lui faire de mal…

    Plongé dans ses souvenirs, Maximilien n’avait pas vu qu’il avait considérablement ralenti le rythme de ses pas. Un rapide coup d’œil à sa montre lui confirma qu’il avait intérêt maintenant à se dépêcher un peu s’il ne voulait pas être en retard et risquer de faire attendre Timothé. Il accéléra alors le pas et pénétra enfin dans le doux village de pré-au-lard. Il aimait cet endroit et particulièrement l’hiver, lorsque Noël était arrivé car tout était si bien décoré si rouge et vert comme si serpentard et gryffondor avaient enfin cessé de se taper dessus, une harmonie parfaite, un calme fou…Maximilien adorait en plus les sapins qui bordaient les rues et cette neige…Surtout cette neige. Il s’avança alors entre les magasins et entre les maisons et arriva enfin devant le restaurant. Il regarda de tous les côtés, encore aucun signe de Timothé. Finalement, il était lui-même arrivé un peu à l’avance, il ne lui restait plus qu’à attendre un peu, son ami n’allait surement pas tarder à montrer le bout de son magnifique petit nez…


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Timothé N. Smith
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Amour : Julia

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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ] Dim 12 Déc 2010 - 21:17

    Sueurs froides, battements de coeur accélérés, muscles endoloris, souffle coupé. C'était devenu une routine pour le jeune homme qui était victime de terribles cauchemars depuis le début des vacances. La rentrée scolaire n'y avait rien changé, son nouveau statut d'apprenti non plus. Chaque nuit, il se mettait à hurler dans son sommeil, au point que le directeur avait dû le rencontrer à ce sujet. Soit il contrôlait ses agissements, soit ils devraient trouver une solution plus radicale. Plus facile à dire qu'à faire, non? Il était épuisé et à bout de nerfs, et tous ses sens étaient constamment en alerte. Un simple "bonjour" par derrière le rendait agressif, Timothé avait l'impression qu'à l'intérieur de chaque élève se dissimulait un mangemort prêt à bondir et l'attaquer. État qui s'avérait très difficile à gérer lorsque l'apprenti se retrouvait dans une salle de classe bondée de jeunes sorciers qui l'observaient. Il avait changé, c'était certain. Ça, tout le monde l'avait remarqué puisque Barty Croupton prenait de plus en plus de place dans son esprit. Maintenant qu'il savait être possédé, Timothé était horrifié à l'idée de blesser quelqu'un qu'il aimait et s'éloignait petit à petit de tout le monde, se retrouvant prisonnier de son propre corps. La volonté de se battre le quittait, mais il n'avait pas l'intention d'abandonner aussi vite. Après tout, il aurait fait un piètre petit-ami, un piètre frère et un piètre ami si du jour au lendemain il s'enlevait la vie ou autre horreur du genre. Et l'image démolie de Maximilien suite au suicide de Travis lui revenait sans arrêt en tête. Il n'avait pas envie de lui faire subir un autre déchirement du genre, de le voir sombrer à nouveau. Il s'efforçait donc de sourire et de paraître bien en sa compagnie, ce qui semblait beaucoup aider son ami Serdaigle à remonter à pente. Avec l'aide de Leo ils avaient réussi à arracher quelques sourires à leur vieil ami et cette simple expression leur suffisait. Pas besoin que le jeune Middle se mette à sauter partout et redevienne immédiatement le rigolo d'autrefois, cela prendrait beaucoup plus de temps et d'efforts de la part de tout le monde. Mais qu'il se relève et qu'au moins il ESSAIE, c'était tout ce que Timothé demandait.

    Il se réveilla dans un hurlement et resta immobile à fixer le mur devant lui, cherchant sa respiration. Il referma finalement les paupières et se laissa tomber sur le dos, épuisé. Dormir était devenu une corvée, il préférait lire jusqu'aux petites heures de la nuit en espérant que ses songes ne le feraient pas trop souffrir. Et encore, peut-être passait-il ses nuits à se balader dans les couloirs avec Croupton dans la tête et cette option le dégoûtait à un point tel que l'ancien Serdaigle préférait garder les deux yeux bien ouverts et laisser le moins de chance possible à son ennemi. Le soleil brillait à travers les rideaux et un mince rayon vint chatouiller sa joue, offrant un peu de réconfort au jeune homme. Il s'étira, blasé, et se leva. La douche était essentielle, avec toute la sueur dans laquelle il baignait c'était insensé de se montrer en public ainsi. Il se dirigea vers la salle de bain, se déshabilla et laissa l'eau glacée rafraîchir son corps tout autant que son esprit. Il y restait toujours de longues minutes à réfléchir et à essayer d'oublier cette putain de vie qui se dégradait de plus en plus. Poudlard était en état d'alerte, tout le monde paniquait, et pendant ce temps-là il était coincé avec un mangemort psychopathe qui faisait dieu-seul-savait quoi pendant son sommeil. Une fois sa douche terminée, il constata avec étonnement que son cadran affichait 17h00. Un juron énervé s'échappa de sa gorge et il se précipita vers sa commode afin d'enfiler un truc potable. Un jeans, une chemise bleue, bref ce qui lui tomba sous la main lorsqu'il les plongea dans ses tiroirs. Eh merde, comment se faisait-il qu'il ait dormi aussi longtemps? Il devait rejoindre Maximilien dans une heure au vent du nord et il était loin d'être prêt! Il devait remettre un travail au professeur de Sortilèges, passer dans la Grande Salle dire un bonjour discret à Julia, et tout ça sans être en retard à son dîner. C'était incroyable qu'il ait supporté ses cauchemars pendant toutes ces heures sans se réveiller une seule fois... haussant les épaules, il s'assura que sa baguette était bien sur lui et il couru presque vers le bureau du professeur. Ce dernier ne répondit pas et Timothé décida de ne pas perdre de temps en le déposant au pied de la porte et s'en aller vite fait. Oui bon, c'était peu professionnel, mais son meilleur ami passait avant tout. Pour une fois qu'ils auraient la chance de discuter un peu en n'ayant pas les professeurs sur le dos, et depuis que le septième année avait repris un peu d'aplomb cela avait redonné un peu d'espoir à Timothé.

    Le temps filait à une vitesse hallucinante depuis qu'il savait qu'il était en retard, et il enfila une veste chaude avant de sortir par les grandes portes et courir vers les grilles de l'école. Une fois franchies, l'apprenti transplana juste devant le restaurant. Pré-au-Lard était bondé à cette période-ci de l'année, plus décembre avançait et plus les sorciers déambulaient dans les rues à la recherche de cadeaux pour leurs êtres chers. Timothé n'avait pas du tout pensé à ça encore, et Noël était la dernière de ses priorités. Il s'en voulait d'avoir perdu sa joie de vivre qui plaisait tant à ses amis, mais que pouvait-il y faire? Il ne savait pas si lorsqu'il dormait un mangemort allait tuer des élèves en se faisant passer pour lui, ça avait de quoi rendre quelqu'un complètement fou. Timothé devenait nerveux, paranoïaque et agressif et il savait que si les choses n'allaient pas en s'améliorant il finirait par perdre Julia... ainsi que tous ceux qu'il aimait. OH BORDEL. Julia! Il avait complètement oublié d'arrêter la voir dans son empressement. Elle le tuerait! L'apprenti pinça les lèvres et soupira, pestant contre son idiotie. Il oubliait tout, ces derniers temps. Il n'était vraiment plus fiable. Son couple en souffrait, et il avait l'impression que Julia croyait qu'il s'intéressait moins à elle. Ce qui était vrai à quelque part, mais pas pour les raisons qu'elle pensait. Ce n'était pas parce qu'elle n'était qu'une septième année et que lui était passé à une autre étape. Ce n'était pas parce qu'il fréquentait maintenant des filles plus âgées qu'elle... ce n'était pas parce qu'il la trouvait moins attirante ou moins irrésistible. Il la désirait autant qu'avant, mais sa présence le troublait. Timothé avait peur de la blesser, il avait peur qu'en restant trop près d'elle Croupton finirait pas s'en prendre à elle, comme il l'avait fait avec Eloise. Et ça, ça... il ne voulait pas que ça arrive.

    « HEY! Vous êtes sourd ou quoi? »
    « Hein? Quoi?»

    Relevant la tête, il s'aperçut qu'il bloquait le passage de tous ceux désirant entrer dans le restaurant. Balbutiant quelles excuses merdiques, il leur céda le passage et s'adossa contre le mur un instant. Maximilien devait l'attendre à l'intérieur déjà, et il ne se résignait pas à entrer. Il avait tellement hâte de le voir, mais tellement peur en même temps. Devait-il tout lui dire sur son état, ou le cacher? Qu'allaient-ils se dire? Il fini par pousser la porte et entrer à l'intérieur, et laisser glisser son regard à travers la pièce à la recherche de son ami. Il le repéra et se dirigea vers lui avant de s'asseoir juste en face.

    « J'espère que tu ne m'attends pas depuis trop longtemps! Alors, comment ça va? » demanda-t-il avec un regard inquiet.


_________________
« 'Cause this ain't Wonderland »
If they say life's a dream call this insomnia. Cause this ain't Wonderland it damn sure ain't Narnia. And once you cross the line you can't change your mind. Yeah I'm a monster but I'm no Frankenstein. And quite frankly I've been feeling insane in between my eyes. I really cant explain what I feel inside. If you knew what I was you would run and hide. Many have tried to go into the night cross over the line and come back alive. But that's the price we pay when we living on the other side.
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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ] Ven 17 Déc 2010 - 20:35

    Faire son deuil ! Il s’agit là d’un passage dans la vie auquel nous devons tous ou devrons tous un jour faire face ! C’est une réaction et un sentiment de tristesse qui se déclenche à la mort d’une personne de laquelle nous étions proches ou nous mais elle se fait beaucoup plus puissante et douloureuse lorsque la personne décédée était une personne particulièrement appréciée. Ce travail actif intérieur qui change complètement une personne est nécessaire pour l’acceptation finale de la mort, pour la résignation et pour la continuité de la vie restante. Le processus de deuil peut être douloureux et très lent. Il se développe généralement en cinq étapes qui se font plus ou moins rapidement ou plus ou moins lentement en fonction des gens, en fonction du mort, en fonction de chacun et d’un tas de petits paramètres ! Il y a d’abord le déni, le refus complet d’accepter la mort du proche. Durant cette étape, assez courte, toute émotion semble absente, disparue entièrement comme si tout nous était complètement indifférent mais cette phase est rapidement suivie par celle de la colère et de la rage face à cette perte et souvent un sentiment de culpabilité s’installe : « suis-je responsable de cette mort ? », c’est une période caractérisée par un questionnement internet, de recherche intérieur. Vient ensuite l’étape dites de « marchandage » qui est presque inexistante où l’endeuillé négocie la réalité de cette mort. Cette phase, également rapide, est suivie par l’étape la plus longue : la dépression qu’elle soit nerveuse ou non, elle est caractérisée par un immense sentiment de souffrance et de tristesse que l’on ne peut pas gérer ! Durant cette étape, l’impression qu’on ne viendra jamais à bout de la douleur est tenace et enfonce l’endeuillé encore plus profondément dans sa dépression qui le coupe entièrement du monde et qui le pousse parfois à un comportement autodestructeur ! Elle peut également se caractérisé par des douleurs physique, la perte du sommeil, la perte d’appétit, la présence de courbature, etc. ! Et pour terminer, il y a l’acceptation de la mort qui fait que l’endeuillé, qui ressent encore de la tristesse, cela n’est pas exclus, excepte la disparition de la personne et commence à réorganisé sa vie en fonction de cette mort et de cette absence : la réalité est acceptée ! Ces étapes ne sont pas forcément linéaires, toutes ne sont pas obligées de se passer ou peuvent s’inter-changer ou même avoir lieux deux fois… Généralement, les individus en deuil ont un comportement social avec les autres inadaptés et ne semblent plus capables d’entretenir des relations y compris au niveau sexuel mais il peut parallèlement au rejet des autres, développer les attentes vis-à-vis de l’entourage qu’il rejette comme de l’attention…Jusqu’à ce qu’enfin il puisse se relever définitivement !

    Maximilien avait fait son deuil, avait même fait un deuil plus que complet et il se trouvait à présent dans la dernière phase : réapprendre à vivre sans le mort, sans Travis ! Ces étapes n’avaient pas été simple à vivre : ni pour lui, ni pour les autres et il en avait conscience. Il avait eu une longue étape de déni jusqu’à même après l’enterrement où il avait refusé d’accepter cette mort, buvant encore et encore pour ne pas accepter cette réalité, allant jusqu’à coucher avec Alexia pour continuer à oublier et perdant l’amour de sa vie, Loréana Wilde, au passage ! Puis la colère avec la culpabilité avait succédé à ce déni ! Il en voulait à Travis d’être parti, il s’en voulait à lui-même de ne rien avoir su faire pour le retenir, il se sentait responsable et il en voulait au monde entier de ne pas avoir aidé Travis, de ne pas réussir à l’aider lui. La phase de marchandage n’avait pas réellement existé pour lui car rapidement après la colère, une énorme dépression destructrice avait pris le dessus ! Il s’était éloigné de tout le monde, mâchonnant son malheur, pleurant encore et encore toutes les larmes de son corps, suppliant la tombe de Travis de ne pas le laisser seul. Et plus il souffrait, plus il rejetait les gens autour de lui. Il s’était ré-enfoncé dans l’alcool sans modération, sans joie, juste le plaisir de se détruire, de n’être plus conscient, de n’être plus lui-même. Il se haïssait. Cette phase s’était mélangée à la phase de colère et puis…Parce qu’il avait eu des amis à ses côtés pour le soutenir malgré tout, il avait commencé à souhaiter se relever. Cela n’était pas simple. Accepter la mort de Travis lui semblait impossible mais il essayait d’avancer, essayait d’apprendre à vivre sans lui et pour l’instant, il commençait à s’en sortir plutôt bien. Il fallait vivre sans Travis et sans Loréana. Alors il sortait à nouveau faire la fête, rigole, être joyeux, il rencontrait des filles, des garçons et avait repris ses bonnes vieilles habitudes de fêtard mais il ne se détruisait plus ! Non…il sortait s’amuser et à côté de cela, il commençait à manger à nouveau correctement, à dormir la nuit, se débarrassant ainsi de ses insomnies ! Et s’en sortir pour Maximilien Middle, cela voulait surtout dire retrouver ses amis, ses contacts sociaux et c’est pourquoi, aujourd’hui, il avait rendez-vous avec Timothé Smith, un de ses meilleurs amis qui l’avait beaucoup aidé durant sa période de deuil !

    Le jeune serdaigle avait un peu eu peur d’arrivé en retard à son rendez-vous parce qu’il n’avait pu s’empêcher de faire un petit crochet au cimetière pour parler un peu à Travis. Cela n’était pas replonger ou souffrir, non, c’était la manière de Maximilien d’apprendre à vivre sans son ami : aller de temps en temps lui raconter ce qui se passait, comme pour ne pas rompre. C’était comme cela qu’il vivait sans Travis, en continuant à le faire survivre à travers sa parole et ses souvenirs. Travis serait ainsi toujours avec lui, à l’intérieur de son cœur, certain qu’il n’oublierait jamais son ami ! Il s’était donc dépêché de dire au revoir à son frère pour courir rejoindre vite fait le restaurant où il devait retrouver l’ancien serdaigle. Il arriva finalement presque juste à temps mais Timothé ne semblait pas encore là. Il attendit quelques temps devant « Le vent du Nord » puis finalement se décida à entrer, préférant déjà prendre la table et se réchauffer à l’intérieur. Il pénétra donc dans le bâtiment, se fit saluer par un serveur qui lui demanda si il avait une réservation et lui répondant qu’il avait une table au nom de « Middle », on le conduisit à sa table, prit sa veste pour le ranger dans les vestiaires et Maximilien put enfin s’installer. Il commanda rapidement un jus de citrouille, en attendant son ami et se mit à le siroter tranquillement jusqu’à ce que tout d’un coup, la porte du restaurant s’ouvre enfin sur un Timothé, à l’air un peu stressée. Il lui fit un rapide signe de la main pour lui signaler sa présence et l’apprenti professeur de sortilège et enchantement le rejoignit tranquillement à sa table, l’embrassant pour le saluer et s’installant enfin en ayant enlevé son manteau !


    TIMOTHE_ « J'espère que tu ne m'attends pas depuis trop longtemps! Alors, comment ça va? »

    Maximilien sourit à son ami et but une gorgé de son jus de citrouille. Il fit ensuite signe à un serveur de venir immédiatement débarrasser Timothé de son manteau pour le ranger au vestiaire et prendre la commande d’une boisson quelconque que le jeune garçon voudrait peut-être boire. Le serveur répondit d’un signe de tête qu’il allait arriver tout de suite et Maximilien se retourna enfin vers Timothé, soulagé de le voir à ses côtés. L’adolescent, en effet, se sentit tellement heureux de le voir, maintenant qu’il était sobre, en pleine forme et relevé, maintenant qu’il était cabale de s’en sortir, d’être heureux. Il avait l’impression que plus rien ne l’empêcherait de sourire et la présence de Timothé à ses côtés ce soir ne faisait que le rendre plus heureux. Il répondit alors d’une voix calme et joyeuse :

    MAXIMILIEN_ « Je vais bien et toi ? Tu veux boire quelque chose ? Je me suis permis de prendre un jus de citrouille en t’attendant mais je comptais commander une bouteille de vin pour accompagner notre repas, en fonction bien sûr de notre choix ! Mais si tu veux prendre à boire autre chose en parallèle, je t’en prie !, j’ai appelé un serveur. Je pense prendre également une bouteille d’eau pour étancher notre soif, au cas où… Mais dis moi, raconte moi tout, ton stage d’apprenti professeur, tes études, Julia, la vie, le monde, comment vas-tu ? Je suis si heureux de retrouver ! »

    Quelle tirade ! Maximilien dut reprendre son souffle après avoir aussi longtemps parlé et si vite mais il avait l’impression d’avoir une vie entière à rattraper avec Timothé, un monde à lui raconter. Il voulait reconstruire cette relation, redevenir le confident de Timothé, qu’ils puissent à nouveau avoir pleine confiance l’un en l’autre, se parler de leur vie, de leur histoire. Il but une gorgée encore de jus de citrouille tandis que le serveur arrivait enfin et demandait à Timothé ce qu’il voulait boire tout en leur donnant les cartes !


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Timothé N. Smith
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ] Mer 22 Déc 2010 - 17:58

    Mal de vivre. Voilà exactement le sentiment qui pesait sur Timothé depuis tout ce temps. Cette lourdeur qui rendait les journées plus longues, les souvenirs plus sombres et ces moments supposés être joyeux devenaient fades, sans intérêt. Il y avait constamment ce goût amer logé au fond de sa gorge, et bien qu'il s'efforçât de sourire ça et que ça dupait tout le monde, il y avait bien une personne qu'il n'arriverait jamais à tromper. Lui-même. Son attitude le dégoûtait, il en était venu à détester chaque parcelle de son corps, chaque pensée qui germait dans son esprit l'alertait. Était-ce Croupton qui essayait de les implanter, tentait-il de le corrompre? La méfiance s'était emparée de Timothé qui ne faisait plus confiance à personne, même pas à lui-même. Surtout PAS à lui-même. Il avait peur de ce qui rôdait à l'intérieur de sa tête, attendant le bon moment pour prendre le contrôle et commettre l'irréparable. Car il viendrait bien un jour où quelqu'un le verrait, ou quelqu'un saurait. Et on l'enfermerait alors pour le bien commun, pour éviter qu'il continue sa destinée macabre. Le jeune homme aurait beau leur crier qu'un mangemort décédé depuis plus de deux-cent ans s'était emparé de son corps, qui le croirait? Qui VOUDRAIT y croire? Quelle personne saine d'esprit accepterait l'idée même que les sorciers les plus dangereux de tous les temps étaient de retour? Timothé n'aurait jamais voulu croire une telle idiotie, et pourtant c'était ce qui arrivait, et il devait choisir entre essayer de s'en débarrasser, ou qu'on l'enferme en le prenant pour un fou.

    La vue de son ami de longue date réussi à faire apparaître un mince sourire sur le visage blême de l'apprenti. Ses yeux brillèrent l'espace d'un moment, et son coeur se gonfla de joie pour la première fois depuis des jours. Maximilien avait toujours été son ami le plus proche après Noah, il avait toujours su lui confier ses problèmes, ses doutes et ses craintes. Mais surtout, ils avaient toujours rigolé ensemble, et même sans parler ils arrivaient à éclater de rire comme des idiots et se plier en deux tellement ça leur donnait mal au ventre. Tout avait changé brusquement suite à la mort de Travis, et les vieux amis essayaient de réparer ce qui s'était brisé. Grand bien leur fasse, mais Timothé avait l'impression que s'il n'avouait pas à Maximilien le mal qui le torturait, ça ne ferait qu'empirer. Il s'avança en contournant les tables et dès qu'il fut devant celle du septième année, un serveur vint le débarrasser de son manteau et recula sa chaise avec politesse afin qu'il puisse s'asseoir. Timothé jeta un coup d'oeil étonné à Maximilien, puis haussa les épaules avant de prendre place en face de lui. Il commanda un simple whisky pur-feu et porta plutôt son attention au bleu et bronze qui affichait un large sourire. Vint ensuite une expression que l'ancien élève reconnut tout de suite et qui le fit fermer les paupières, prêt à digérer toutes les questions et informations qui sortiraient de la bouche de Maximilien à un rythme effréné. « Je vais bien et toi ? Tu veux boire quelque chose ? Je me suis permis de prendre un jus de citrouille en t’attendant mais je comptais commander une bouteille de vin pour accompagner notre repas, en fonction bien sûr de notre choix ! Mais si tu veux prendre à boire autre chose en parallèle, je t’en prie !, j’ai appelé un serveur. Je pense prendre également une bouteille d’eau pour étancher notre soif, au cas où… Mais dis moi, raconte moi tout, ton stage d’apprenti professeur, tes études, Julia, la vie, le monde, comment vas-tu ? Je suis si heureux de retrouver ! » Il cligna des yeux plusieurs fois et avait dû avancer légèrement la tête en direction de son ami pour que sa tête analyse tout ce flot de paroles en même temps que ses oreilles captaient les sons. Il avait cette fâcheuse habitude de parler trop vite et de changer brusquement de sujet, ce qui faisait oublier à Timothé un nombre effarant de mots et de significations. Bref, Maximilien parlait et parfois ça ne voulait plus rien dire. Il comprit qu'il parlait d'une bouteille de vin commandée par le serveur qui était en fait en stages à Poudlard. Ça ne faisait aucun sens? Timothé haussa les sourcils et dû s'y reprendre à plusieurs fois avant de vraiment comprendre le sens du message. Puis, son visage s'éclaire en signe de compréhension et il ne put s'empêcher de réprimer un rire amusé. Aussi loin que le ramenaient ses souvenirs, l'ex Serdaigle se rappelait Maximilien exactement pareil que celui qui se trouvait avec lui ce soir. Et ça le soulagea à un point tel qu'il se promit de faire des efforts pour paraître plus heureux, et mieux dans sa peau. Juste pour ne pas replonger Maximilien dans la même détresse qu'avant. Pour retrouver son bon ami d'autrefois.

    « Je vais bien aussi... j'ai déjà commandé au serveur, pour la bouteille de vin c'est d'accord. Je n'ai pas très faim, mais je veux bien faire un effort. Tu m'étourdis avec toutes tes questions! Mes stages vont bien, je deviens de plus en plus doué et j'apprends un tout nouveau côté de la magie qu'on ne voyait pas à Poudlard. Avec Julia... c'est compliqué. Je ne sais plus. En même temps je ne fais pas trop d'efforts ces temps-ci, j'ai l'impression qu'elle est bizarre avec moi, mais bon je l'ai mérité. »

    Il marqua une pause, plongeant dans sa tête un moment. Il était vrai que s'ils ne se voyaient plus c'était sa faute, il ne faisait aucun effort pour tenter de la voir. C'était en partie pour la protéger, mais aussi parce qu'il ne pouvait plus faire semblant que tout allait bien. Une saute d'humeur pourrait lui faire poser un geste qu'il regretterait toute sa vie, et il n'aurait pas supporté de la perdre. Pourtant c'est exactement ce qui était en train d'arriver, par sa faute. Julia avait changé, elle agissait différemment avec lui, comme si elle lui cachait des choses. Mais Timothé croyait que c'était parce qu'elle lui en voulait de s'éloigner d'elle. Surtout que la culpabilité le rongeait depuis un moment. Incapable de trouver le réconfort dans les bras de sa copine, il était aller le chercher dans ceux expérimentés d'une femme tout aussi dans le besoin que lui. Sa nuit avec Loreana lui avait procuré un sentiment de bien-être qu'il avait oublié depuis longtemps, mais lorsqu'il s'était réveillé le lendemain, les doux cheveux blonds de Julia lui étaient apparus, leur parfum exquis, les frissons qui le parcouraient lorsqu'ils frôlaient son visage. Et il l'avait trahi. Il avait trahi la fille qu'il aimait parce qu'il n'avait pas assez de couilles pour être honnête avec elle. Dès qu'il parla à Maximilien, ses yeux perdirent de leur éclat et se perdirent dans ceux de son ami. Un peu comme s'il aurait voulu que par un simple regard, le Serdaigle comprenne tout ce qu'il aurait voulu qu'il sache. Des yeux aussi bleus que froids, aussi amicaux que désespérés.

    « Je l'ai trahi, Max... avec une autre. Je... » s'étrangla-t-il dans un souffle.

    Les mots s'étaient coincés dans sa gorge. Il aurait voulu hurler, hurler qu'il s'en voulait... mais il y avait également une partie de lui qui avait désiré cette femme, qui avait trouvé le bonheur dans ses bras et qui ne regrettait pas cette nuit. Mais le vrai Timothé, lui, n'arrivait pas à croire qu'il ait pu faire un truc pareil. Il détourna le regard de Maximilien, n'ayant plus la force de le soutenir. Après tout, Julia et lui étaient amis et il savait que le bleu et bronze la défendrait. Il aurait bien raison de le faire, d'ailleurs. Le serveur vint couper court cette déclaration en venant leur demander ce qu'ils désiraient manger. Timothé opta pour la soupe du jour puis attendit que son ami ait commandé avant d'en profiter pour changer de sujet.

    « Et sinon à Serdaigle, comment ça se passe? » demanda-t-il d'un ton las.

    Il aurait bien voulu lui demander comment allait ses amours, mais Timothé ignorait bien sûr que le jeune homme avait vécu une histoire avec Loreana. S'il l'avait su... ça aurait compliqué bien des choses. L'apprenti passa une main dans ses cheveux et tenta de retrouver un peu d'intérêt. Après tout, il était content de passer une soirée avec Maximilien et il avait hâte de voir comment les choses allaient pour lui. Déballer ses problèmes à son ami ne lui tentait pas et ça devait paraître puisqu'il s'était empressé de détourner la conversation. Il fini son whisky en une seule gorgée et déposa le verra sur la table dans un bruit sourd. Il sentit sa gorge brûlante et secoua vigoureusement la tête pour chasser tout le trop plein d'alcool qu'il venait d'ingérer.


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ] Mer 22 Déc 2010 - 20:11

    Alors que Timothé venait s’asseoir en face de lui, traversant presque la moitié du restaurant à un pas assez soutenu, l’impatience marquée sur le visage, Maximilien ne pouvait empêcher ses pensées de vagabonder vers son ami décédé, même s’il affichait un sourire plus que joyeux de retrouver son ancien camarade de Serdaigle. Travis était omniprésent dans sa tête et le blondinet ne pouvait s’empêcher de se demander comment aurait réagi Travis si il lui avait annoncé qu’il allait dîner avec Timothé, il pouvait presque imaginer la grimace d’agacement qui aurait tiré les traits de son meilleur ami tant lui et le jeune Smith ne pouvaient pas vraiment se supporter. Il en aurait ri, à coup sûr et aurait frappé sur la tête du jeune aux cheveux noirs en lui faisant remarquer que c’était indiscutable… Travis aurait sûrement explosé de rire ce qui aurait fait rayonné son magnifique visage et serait parti, mine de rien, rejoindre Léo plus loin, faisant semblant de bouder. Oh Oui, Maximilien pouvait aisément imaginer la scène…Qui n’avait pas eu lieu, qui n’aura d’ailleurs jamais lieu ! Souffrance ! Il ne put s’empêcher de ressentir ce petit pincement au cœur à l’idée du nombres d’évènements qu’il ne pourrait plus partager avec Travis et la simple pensée qu’il ne reverrait plus jamais son visage redonnait à Maximilien l’envie de partir se cacher au loin, dans un trou de souris ou derrière le saule cogneur et d’attendre indéfiniment que le temps passe et l’emporte lui aussi…Mais il se ressaisit ! Il n’était pas là pour rien ! Justement, aujourd’hui, il devait voir cet homme, cet ami qui l’avait aidé à se relever et il fallait qu’il prouve à Timothé qu’il y était arrivé, qu’aujourd’hui il faisait des efforts et apprenait définitivement à vivre sans le jeune Cohen à ses côtés. Il voulait renouer tous ses liens avec l’apprenti professeur, retrouver cette complicité autrefois il forte et ce n’était pas en ayant l’esprit embué par Travis qu’il allait y arriver. Il devait se reprendre. Et il arriva à le faire sans trop de soucis, dès que son ami fut à ses côtés puisqu’un rien suffisait à le faire parler et c’est ainsi qu’il débina une de ses tirades habituelles, à une vitesse folle, une vraie plume à papote ce Maximilien ! Il prit des nouvelles de son amis, voulant tout savoir sur la vie qu’il menait sur ce qui se passait de son côté, Julia, les cours, le monde, ses sentiments etc etc. Et c’est ainsi qu’une foule de question sortit de la bouche du serdaigle sans que ce dernier puisse les retenir, provoquant l’incompréhension chez son ami qui mit quelques secondes à replacer tout cela dans sa tête, dans le bonne ordre avant de pouvoir répondre à chacune de ses interrogations, chacune de ses questions.

    TIMOTHE_ « Je vais bien aussi... j'ai déjà commandé au serveur, pour la bouteille de vin c'est d'accord. Je n'ai pas très faim, mais je veux bien faire un effort. Tu m'étourdis avec toutes tes questions! Mes stages vont bien, je deviens de plus en plus doué et j'apprends un tout nouveau côté de la magie qu'on ne voyait pas à Poudlard. Avec Julia... c'est compliqué. Je ne sais plus. En même temps je ne fais pas trop d'efforts ces temps-ci, j'ai l'impression qu'elle est bizarre avec moi, mais bon je l'ai mérité. »

    Maximilien ne put s’empêcher de grogner en entendant son ami marmonner qu’il n’avait pas faim…Comme si on pouvait venir dans ce restaurant et ne pas manger ? Les plats étaient tellement appétissant mais là, n’était pas le problème…Comme d’habitude Maximilien se faisait une montagne d’une souris, un géant d’un farfadet et craignait que si son ami n’avait pas faim, cela était dû à un quelconque malheur. Mais Timothé ne lui laissa pas le temps de répliquer puisqu’il lui lança une petite accusation rigolote : celle de l’étourdir avec ces questions ce qui amusa fortement Maximilien. Au final malgré les évènements, les mois et les années, rien ne changeaient vraiment. Timothé et lui avait la même attitude : parler sans cesse, étourdir l’autre par la production interrompue d’un flot de paroles, communiquant plus que des raisons, mais c’était une bonne chose pour eux. Le bleu et bronze fut ensuite ravi d’apprendre que les stages de son ami se passaient bien ! C’était le plus important ! Apprendre et ce, surtout pour un serdaigle qui étaient des puits sans fonds de connaissances, toujours le besoin de savoir plus, de comprendre, d’apprendre, de découvrir ! Maximilien savait que c’était un élément important dans la vie de Timothé et il fut donc plus qu’heureux d’apprendre que son ami était comblé de ce côté-là. Et puis…et puis Timothé parla de Julia. Maximilien s’était attendu à un magnifique « tout va bien » mais ce ne fut pas ce qui vint ! Timothé lui décrivit une relation chaotique, oui c’était le mot ! Une relation devenue compliquée, une Julia distante et bizarre et Maximilien, malgré lui, se mit à stresser ! Et si c’était à cause du baisé et si c’était lui qui avait foutu le bordel entre les deux amoureux parfaits ! Et s’il était responsable de tout cela, du malheur et des inquiétudes de Timothé. Le serdaigle se mordit la langue pour s’empêcher de parler, cela ne ferait qu’empirer les choses ! Et puis, Julia et lui avaient arrangé les choses ensemble, cela ne pouvait pas interférer sur la relation qu’elle entretenait avec Timothé…Mais le doute planait au dessus de sa tête, tel une épée de Damoclès. Il ne savait pas comment réagir. Il se stressait intérieurement tout en tentant d’afficher un visage serein et paisible qui se voulait rassurant…Etait-ce le baiser avec Julia qui avait changé la relation qu’elle entretenait avec Timothé, qui l’avait rendue distante ? Ces interrogations voltigeaient dans son esprit comme une vieille ritournelle empoisonnées dont il ne pouvait se débarrasser…Jusqu’à ce qu’enfin, Timothé par une simple phrase lui soulagea la conscience !

    TIMOTHE_ « Je l'ai trahi, Max... avec une autre. Je... »

    Le jeune garçon avait dit cela dans un souffle, un souffle triste qui sembla s’étrangler au fond de sa gorge, laissant apparaître un début de ce qu’on aurait pu appeler un sanglot. Mais il fut interrompu par l’arrivée du serdaigle qui venait prendre les commandes et alors que Timmy commandait une soupe, Maximilien se décida pour le canard laqué, accompagné de la bouteille de vin. Il en profita également pour réfléchir un peu car même si il n’était pas responsable de la débâcle du couple, cela lui faisait mal aux yeux et aux oreilles et il s’en sentait très affligés pour les deux amants. De plus, il connaissait cette sensation de culpabilité, de peur car il avait vécu la même chose juste après la mort de Travis vis-à-vis de Loréana. Et d’ailleurs la phrase qui venait de lui dire Timothé, confiant son infidélité était exactement la même que celle qu’il avait sorti à Caleigh lorsqu’il avait trompé Loréana, cette fameuse nuit avec son amie Alexia !

    MAXIMILIEN_ « Je suis certain que tout vas s’arranger…je…Ne culpabilise pas, Tim…On fait tous des erreurs et…Julia t’aime ! Tu l’aimes également ! Va vers elle et fixe les choses ! Elle ne demande pas mieux, j’en suis certain ! »

    C’était des petites phrases un peu simplettes voire même bateau mais Maximilien essayait de consoler son ami et il savait que les longs discours n’aideraient pas. Ce dont Timothé avait besoin s’était d’être rassuré, et surtout de savoir qu’il en valait la peine et qu’il était digne de l’amour de Julia car Maximilien avait fait cette erreur là ! Ayant trompé Lor’, il s’était mis à penser qu’il n’était pas assez bien pour elle, qu’il allait la faire souffrir et avait été, en face, lui avouer qu’il l’avait trompé et l’avait laissé tomber « pour son bien » sans même lui laisser la possibilité de lui pardonner parce qu’il s’était considéré lui-même comme impardonnable et aujourd’hui, même s’il ne le montrait, c’était ce qu’il regrettait le plus : ne pas avoir ouvert le dialogue parce qu’il se sentait trop nul ! Il ne voulait pas que Timothé fasse cette erreur car il méritait Julia autant que Julia le méritait lui et rien ne pouvait venir gâcher cela alors voilà, Maximilien avait tenté de rassurer son meilleur ami…Timothé, ensuite, préférant sans doute changer de sujet, lui posa à son tour une question :

    TIMOTHE_ « Et sinon à Serdaigle, comment ça se passe? »
    MAXIMILIEN_ « Et bien pas trop mal…Même si la salle commune est bien vide sans toi, l’ambiance est toujours la même. Beaucoup de travail, discussion philosophique, soirées lecture au coin du feu, un peu de bavardage, Léo et moi-même pour faire bouger les choses et puis tu sais il y a… »

    Maximilien s’apprêta à continuer sa phrase, à raconter les péripéties de certains étudiants qu’ils connaissaient tous les deux, parler de tout ce qui se passait précisément dans la salle commune mais également dans les dortoirs, les cours, les notes, la coupe de maison de laquelle ils étaient en tête ce dont le serdaigle était bien entendu très fier mais un serveur s’était avancé vers eux, en s’excusant platement d’interrompre leur conversation. Maximilien, souriant parce que cela, au fond, n’était pas si grave, excusa le serveur et lui demanda ce qu’il souhaitait et la raison de sa présence à leur table vu que, manifestement, il n’apportait pas les plats. Il serveur s’excusa alors encore une fois et donna à Maximilien, sur un plateau. Il expliqua alors qu’un hibou venait d’arriver en urgence et portait cette lettre à son intention et que, à la vue de l’attitude de l’animal, cela avait l’air assez urgent. Maximilien fronça les sourcils et prit la missive, congédiant d’un sourire et d’un remerciement le serveur. Il voulut ranger la lettre dans sa poche mais l’écriture de son nom attira son attention. Les « M » si bien formés de son prénom et de son nom de famille, il aurait pu les reconnaître entre mille ! C’était l’écriture de Loréana ! Il devait lire cette lettre immédiatement ! C’était peut-être important. Il releva alors la tête et marmonna :

    MAXIMILIEN_ « Tu m’excuses, Tim’ ? C’est urgent ! Il faut que je la lise ! »

    Maximilien sourit à son ami, d’un air vraiment désolé mais il ne pouvait pas ne pas ouvrir une lettre qui venait de Loréana. Il attrapa alors l’enveloppe et d’une main tremblante l’ouvrit…De quoi allait-elle donc lui parler ? Que se passait-il pour qu’elle brave sa colère et sa tristesse pour lui écrire ? De gestes maladroits, il sortit le papier de l’enveloppe et se mit à lire…Il devint rapidement tout pâle…De plus en plus blanc, comme un linge ! Et sans réfléchir, incapable d’avoir la moindre réaction, il tendit la lettre à son ami Timothé afin que celui-ci la lise pendant que lui…Essayant désespérément de reprendre ses esprits, de comprendre ce qu’il avait lu…D’enregistrer l’information mais là…Tout son corps et son cerveau étaient posés sur OFF ! Sur cette lettre, voici ce que l’on pouvait lire :


Maximilien,

C’est ridicule. Je suis encore en train d’écrire une lettre que je ne t’enverrai de toute façon pas. Peut-être que ça me rassure de trouver une façon détournée de m’adresser à toi… Peut-être que ça me rassure de me dire que j’arrive encore à te parler. Peut-être que ça me rassure de savoir que tu ne liras jamais ces lignes.

Je vais être brève. Et honnête. Parce que j’en ai besoin, et parce que je veux vite en avoir fini avec toi. Vite pouvoir me dire que je t’ai tout dit. Vite pouvoir me débarrasser de ce qui m’attache encore à toi.

Les résultats du bilan de santé que j'ai fait il y a deux semaines sont arrivés. Je suis enceinte. Tu te rends compte ? Je porte un enfant. Je pourrais devenir mère. Je pourrais avoir une petite fille, ou un petit garçon. Je pourrais avoir un bébé, mon bébé. Et, lorsque cet enfant grandira, et qu’il me demandera où est son père, je devrai lui répondre qu’il est parti. Que pensera-t-il, cet enfant, lorsque, plus tard, il apprendra la vérité ?

Je ne garderai pas l’enfant. Je n’aurai pas la force de te voir en lui. Je n’aurai pas la force de lui parler de toi. Par la force de le regarder dans les yeux. Pas la force de lui mentir en disant que son père est parti défendre une noble cause à l’autre bout du globe et qu’un jour il reviendra. Chaque seconde que je passerai à le regarder me rappellera le temps qu’on a passé ensemble. Et que je veux oublier.

Maintenant, adieu. Oublie-moi.


Miss Wilde

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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Timothé N. Smith
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ] Mar 4 Jan 2011 - 21:10

    Il l'avait dit. Il avait dit ces mots qu'il redoutait tant, qui le faisaient frémir chaque fois qu'ils se logeaient dans son esprit. Timothé avait eu beau les prononcer des milliers de fois dans sa tête, il n'avait trouvé aucune bonne façon. Ça paraissait mal à tous les coups. C'était Maximilien pourtant qui se trouvait là, devant lui, mais ça sonnait faux quand même. L'apprenti avait l'impression qu'il s'agissait de la vie de quelqu'un d'autre, qu'il avait emprunté le corps d'un homme totalement étranger. C'était impossible qu'il soit devenu cet être qu'il méprisait, qu'il pose ces gestes blessants envers les gens qu'il aimait plus que tout au monde. Pourquoi l'ancien Serdaigle restait planté là, comme si on l'empêchait de se mettre à hurler et à détruire tout ce qui bougeait? Le sourire compréhensif de son ami le rassura légèrement. Alors que beaucoup commençaient à s'éloigner de lui, Timothé savait qu'il pouvait encore compter sur Maximilien. Il n'avait jamais jugé ses actions, ses erreurs ou ses décisions, même s'ils avaient maintes fois été en désaccord. C'était probablement cette confiance et ce respect qui existait entre eux qui leur permettait de rester aussi soudés même dans ces temps incertains, et c'était pour l'apprenti d'un réconfort immense. Loreana avait su calmer ses inquiétudes l'espace d'une nuit, mais le matin venu ils s'étaient quittés avec la même amertume que lorsque leurs corps s'étaient réunis. En vérité, rien ne pouvait apaiser ses craintes et encore moins ses souffrances... plus personne ne pouvait rien pour lui venir en aide maintenant que Croupton avait perverti son esprit vilement, et sans aucun scrupule. « Je suis certain que tout vas s’arranger…je…Ne culpabilise pas, Tim…On fait tous des erreurs et…Julia t’aime ! Tu l’aimes également ! Va vers elle et fixe les choses ! Elle ne demande pas mieux, j’en suis certain ! » il n'entendit que vaguement ces paroles affectueuses et ce regard rempli de compassion de Maximilien lui adressait. Timothé eut un mince sourire, mais qui n'exprimait aucune émotion particulière. Il se contenta de poser un regard troublé sur le serdaigle, avec l'étrange impression qu'il ne méritait pas du tout ce réconfort, qu'il ne méritait même pas cet ami si cher à son coeur qui avait toujours été là à le soutenir, pendant que lui se transformait en ordure complète. Timothé enfoui son visage dans ses mains, comme si le simple fait d'avoir avoué ce terrible secret à quelqu'un avait fait remonter des émotions qu'il gardait enfouies depuis ces quelques jours. Il ne pleura pas, mais son coeur s'était allégé d'un poids infime et ses soupirs en disaient long sur la culpabilité qui l'envahissait. Julia était la seule raison pour lui de continuer son petit bonhomme de chemin chaque putain de journée qui passait, et il avait réussi à gâcher ça... cet amour, ces moments qu'ils partageaient tous les deux et qui le rendaient si serein. Tous les projets qu'ils avaient aussi, le futur qui se projetait devant eux si clairement auparavant paraissait aujourd'hui si flou aux yeux du jeune homme, mais c'était uniquement sa faute... c'est lui qui avait tout foutu en l'air sans le moindre regret. Il avait goûté aux plaisirs que lui offraient le corps d'une autre femme, alors qu'il avait tant de fois refusé le sien par crainte de la blesser ou que le mangemort prenne possession de sa tête durant l'acte.

    Il ne trouva rien d'assez intelligent à répondre à Maximilien et il préféra donc détourner la conversation. Il prit des nouvelles des Serdaigles, car en tant qu'apprenti il n'avait pas le droit de mettre les pieds dans les salles communes des maisons, sauf pour urgence ou s'il était accompagné d'un professeur. Timothé n'avait ainsi pas eu la chance de revoir ses anciens camarades de Serdaigle, mais c'était probablement pour le mieux s'il voulait se couper définitivement des étudiants pour devenir un vrai apprenti. S'il continuait de trop fréquenter les élèves, il ne réussirait pas à se faire respecter à sa juste valeur. C'était en tout cas ce que son mentor lui répétait tout le temps. Le sorcier n'avait toute fois par l'intention de laisser tomber ses meilleurs amis de Poudlard qui étaient encore aux études, mais ils avaient convenus de se voir seulement hors de l'enceinte de l'école, où ils pourraient parler plus librement de ce qu'ils voulaient. « Et bien pas trop mal…Même si la salle commune est bien vide sans toi, l’ambiance est toujours la même. Beaucoup de travail, discussion philosophique, soirées lecture au coin du feu, un peu de bavardage, Léo et moi-même pour faire bouger les choses et puis tu sais il y a… » ce fut là la réponse de son meilleur ami que Timothé écouta avec attention. Se concentrer sur un autre sujet que celui de Julia lui permettait pendant quelques minutes au moins de penser à autre chose et d'oublier à quel point il était devenu pathétique. Maximilien réussi à faire apparaître un sourire véritable aux lèvres de l'apprenti qui émit un rictus amusé à la mention "Léo et moi-même pour faire bouger les choses". Timothé savait trop bien que le duo, anciennement trio avant la mort de Travis, avait toujours mis de l'ambiance dans la tour des Serdaigles qui avaient la réputation d'être plutôt calmes et studieux. Enfin, leur défunt ami avait plutôt observé Maximilien et Léo organiser des tas de bêtises et des tas de fêtes tout au long de leurs six années à Poudlard à défaut d'y avoir vraiment participé. Mais comme il traînait toujours avec eux, il s'était fait associé aux vilains tours de Middle et Sanchez. Les souvenirs ne tardèrent pas à assaillir Timothé qui se souvint de toutes ces nuits où ils avaient agi comme des idiots, à chanter, danser, boire et rigoler dans la salle commune. Il resta immobile, à fixer Maximilien en espérant qu'il continuerait de le bombarder d'informations qui lui feraient du bien, qui soulageraient son coeur meurtri. Mais ce dernier semblait plutôt occupé à observer quelque chose derrière Timothé qui se retourna avec curiosité pour apercevoir le serveur qui revenait vers eux les mains vides. Maximilien lui demanda ce qu'il voulait et l'intéressé répondit qu'il avait une lettre à son intention. Il ne suffit au Serdaigle que de lire le dessus de l'enveloppe pour se lever subitement et s'excuser auprès de lui avant de disparaître derrière le parchemin, les mains moites et tremblantes. Inquiet, Timothé pianota des doigts sur le coin de la table en attendant d'en savoir plus. Il ne pouvait deviner le contenu de cette lettre, mais son instinct lui hurlait que ça n'augurait rien de très bon. Enfin, tout dépendait dans quel sens on le voyait.

    Le septième année ne dit rien, et ne fit aucun geste d'ailleurs suite à sa lecture. Timothé se vit tendre le papier et il le prit sans hésiter après avoir aperçu le visage blême de Maximilien. Ses yeux parcoururent les premiers mots et il ne tarda pas à reconnaître l'écriture fine et soignée de Loreana. Ils s'écrivaient souvent depuis qu'il était apprenti, et par le passé elle avait tant de fois mis quelques notes au bas de ses devoirs qu'il était certain de ne pas se tromper. Il crut tout d'abord que la professeure lui écrivait pour le disputer. Car il était vrai que Maximilien s'était peu appliqué en classe depuis le début de l'année scolaire. Mais la détresse qui se lisait clairement sur les traits de son ami laissait entrevoir plus encore. Au fur et à mesure qu'il voyait les mots et qu'il les comprenait, le coeur de Timothé s'accélérait et le souffle lui manquait. Son visage devint probablement aussi blanc que celui de Maximilien. À la première lecture, il ne comprit pas tout de suite le véritable sens de la lettre. Il ne vit pas non plus que le message ne lui était pas du tout adressé. Tout ce que Timothé comprit, ce fut que Loreana était enceinte, et qu'ils avaient couché ensemble non protégés. La peur s'empara de tout son être tandis qu'il posait des yeux horrifiés sur Maximilien, cherchant à déceler une quelconque réponse aux questions qui fusaient tout à coup dans son esprit. Mais son sens logique le poussa à relire une deuxième fois la lettre. Et il ne sut dire si cette deuxième lecture était pire à ses yeux que la première. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il était en train d'analyser. Maximilien, Loreana... un enfant. Depuis quand exactement se passait-il quelque chose entre eux? S'il n'avait pas relu une troisième fois, Timothé aurait cru qu'il ne s'était agi que d'une aventure d'une nuit. Pas étonnant... Maximilien était beau gosse, Loreana une très belle femme. Et les deux étaient célibataires. Mais ces mots, remplis de tristesse et de souffrance, et le souvenir du visage décomposé de son amie lors de la nuit qu'ils avaient passée ensemble... il y avait forcément eu quelque chose de très fort entre eux. De l'amour. De la passion. Et de la trahison, aussi. Et Timothé avait, sans le savoir, trahi également son meilleur ami lorsqu'il avait pris Loreana avec désir et sans retenue.

    L'apprenti fut soudainement pris par une intense nausée et laissa retomber la lettre sur la table. C'était pire, pire que tout ce qu'il aurait pu imaginer. Il se tint le ventre à deux mains pour ne pas vider ses intestins sur le plancher, tant il se dégoûtait lui-même. « Dis-moi que c'est une blague, Max... dis-moi que tu n'as jamais... avec Lor... » il ferma les yeux après avoir craché ces mots au visage paniqué de son ami. Il était clair que c'était plus envers lui-même que la colère était dirigée, et Maximilien n'aurait aucun mal à le deviner. Ils se connaissaient assez bien pour ça. Peut-être que le Serdaigle se demanderait pourquoi Timothé était si effrayé par cette nouvelle, ou peut-être qu'il comprendrait avant même que Timothé ait besoin de lui expliquer. Mais comment aurait-il pu savoir? Savoir que son meilleur ami de toujours qui lui disait autrefois tout ce qui le tracassait, avait entretenu une relation secrète et interdite avec une femme sur qui il fantasmait depuis son arrivée à Poudlard? Un long soupir s'échappa du bout de ses lèvres, tandis qu'il essayait de trouver la force de se montrer honnête. Maximilien méritait au moins ça, tout autant que Julia d'ailleurs. « Il faut que je te dise un truc Max... la femme avec qui j'ai... trompé Julia, c'était... » il s'arrêta un bref instant, histoire de trouver les mots justes, les mots qui ne dégoûteraient pas trop Maximilien. Mais Timothé savait que peu importe la manière dont il dirait ça, l'effet serait le même. D'ailleurs, l'esprit vif du septième année devait déjà avoir déduit ce qu'il n'arrivait pas à lui avouer. Il n'était pas un idiot, après tout. Timothé bafouillait, les mots se coinçaient puis sortaient entremêlés les uns aux autres. Il était confus, et cette situation était absurde. On se serait presque cru dans un roman à l'eau de rose. « Ça n'a jamais été rien de plus qu'un moment de faiblesse pour tous les deux... ça ne sera jamais plus. Putain, je suis con. Je suis con! » Timothé avait pratiqué hurlé ces derniers mots et quelques têtes se tournèrent vers eux avec intérêt. Il s'empressa de baisser le ton, mais son regard se concentra sur le bout de parchemin plutôt que sur Max. Il n'osait pas affronter son regard. Ses mains avaient caressé les courbes de la femme qu'il aimait, et sa bouche avait parcouru son corps avec une faim dévorante et passionnée, et tout le plaisir que cette nuit lui avait procuré étaient soudainement remplacés par un ignoble sentiment de monstruosité. « Tu... tu es amoureux d'elle? »


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« 'Cause this ain't Wonderland »
If they say life's a dream call this insomnia. Cause this ain't Wonderland it damn sure ain't Narnia. And once you cross the line you can't change your mind. Yeah I'm a monster but I'm no Frankenstein. And quite frankly I've been feeling insane in between my eyes. I really cant explain what I feel inside. If you knew what I was you would run and hide. Many have tried to go into the night cross over the line and come back alive. But that's the price we pay when we living on the other side.
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Maximilien E. Middle
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Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Re: Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ] Jeu 6 Jan 2011 - 15:35

    Maximilien sentit son visage se décomposé au fur et à mesure qu’il lisait cette lettre…Il sentit son cœur s’arrêter de battre pour mieux recommencer quelques secondes plus tard, de manière encore plus vive et son sang frappait sans ses veines, son souffle se fit court, presque haletant. Il avait l’impression que la vie s’était arrêtée. Sa tête lui tournait, il avait mal partout…Il dut même relire la lettre plusieurs fois pour s’assurer que ce n’était pas un rêve, qu’il n’était pas en train d’halluciner, ou pire qu’il n’était pas atterri dans une autre dimension ! Son cerveau de serdaigle en analysa dès lors tout le contenu, en entier, mot par mot, phrase par phrase… « C’est ridicule. Je suis encore en train de t’écrire une lettre que je ne t’enverrai de toute façon pas. » Encore ? Encore ? Elle avait donc voulu lui écrire souvent ? Elle avait tant de choses à lui dire, tant de souffrances en elle-même pour avoir besoin de lui écrire ? L’avait-il donc brisé à ce point ? Oh fou qu’il était ! Monstre ? Mais pourquoi donc lui avoir envoyé, cette lettre là ? Pourquoi ? « Peut-être que ça me rassure de trouver une façon détournée de m’adresser à toi… Peut-être que ça me rassure de me dire que j’arrive encore à te parler. Peut-être que ça me rassure de savoir que tu ne liras jamais ces lignes. ». Il se sentit quelques peu flatter de savoir que c’était à lui qu’il voulait s’adresser pour être rassurée mais pourquoi, Mon Dieu, pourquoi ne lui avait-elle jamais envoyé ces lettres et surtout pourquoi lui avait-elle envoyé celle-ci ? « Je vais être brève. Et honnête. Parce que j’en ai besoin, et parce que je veux vite en avoir fini avec toi. Vite pouvoir me dire que je t’ai tout dit. Vite pouvoir me débarrasser de ce qui m’attache encore à toi. » Elle ne voulait pas de lien. Maximilien sentit son cœur se serrer à la lecture de cette phrase mais en même temps…En même temps, il le savait, c’était ce que lui-même avait voulu : qu’elle refasse sa vie sans lui, qu’elle oublie tout ce qu’elle avait vécu mais de savoir qu’elle souhaitait le faire, qu’elle voulait de tout cœur l’oublier lui fit de la peine mais il continua sa lecture, intrigué… « Les résultats du bilan de santé que j'ai fait il y a deux semaines sont arrivés. » Bilan de santé ? Qu’avait-elle donc ? « Je suis enceinte. »Et le couperet tomba, net, précis…Il tomba droit sur le cœur de Maximilien qui sentit son souffle se couper définitivement…Enceinte ? Comment cela enceinte ? Il continua sa lecture, ayant peur de comprendre ce qu’il lisait mais plus il avançait plus cela se confirma : Elle portait un enfant et il en était le père…Il se sentit trembler, de plus en plus… « Je ne garderai pas l’enfant. » Vlan ! La deuxième guillotine qui cette fois-ci se portait sur le cou de l’enfant non né…S’en fut trop pour le serdaigle qui tendit machinalement la lettre à son ami, incapable d’en supporte d’avantage !

    Il allait être père ?! IL avait conçu un petit être avec Loréana grâce à tout l’amour qu’ils avaient ressenti l’un pour l’autre, cet amour qu’il avait réduit à néant ce fameux soir…Mais ce petit être était là, maintenant, il poussait à l’intérieur du ventre de cette femme qu’il avait aimé et qu’il aimait encore, essayant sans cesse de l’oublier ! Mais comment pouvait-il l’oublier ? Et surtout maintenant, maintenant qu’elle portait son fils ou sa fille ? Son fils ou sa fille qu’il souhaitait tuer ! Comment devait-il réagir ? Devait-il la laisser faire sans réagir, courir l’aider à supporter cet avortement ou assumer ses responsabilités et demander à ce que cet enfant naisse…Mais il était bien trop jeune pour se voir infliger la présence d’un bambin ! Lui-même était encore un bambin…Saurait-il d’ailleurs s’occuper d’un enfant ? Saurait-il en prendre soin et ne pas l’élever comme ses parents l’avaient élevé ? Saura-t-il aimer ce petit ? Maximilien ne savait pas, ne savait plus…Il se sentit perdu, abandonné et tandis que toutes ces questions lui arrivèrent en tête, il en oublia même la présence de son meilleur ami, Timothé Smith jusqu’à ce que ce dernier parle…


    TIMOTHE_ « « Dis-moi que c'est une blague, Max... dis-moi que tu n'as jamais... avec Lor... »

    Maximilien releva alors la tête…Comment Timothé était-il au courant de cette relation ? Et puis, il se rappela qu’il lui avait tendu cette lettre par laquelle il avait pu tout découvrir ! Qu’en dirais Loréana si elle savait qu’il en avait parlé à quelqu’un ? Oh et après tout, qu’elle aille au diable ! Elle et cet enfant ! Elle qui avait voulu garder cette relation secrète ! Rien ne serait arrivé s’ils avaient pu en parler ! Et puis…Non il ne pouvait pas laisser cet enfant tout seul et elle non plus et…Tous des sentiments contradictoire l’envahissaient tandis qu’il regardait Timothé dans les yeux, se demandant comment il pourrait répondre, comment allait-il lui expliquer qu’il lui avait si longtemps caché sa relation à lui, son meilleur ami depuis plus de six ans ? Comment ?

    MAXIMILIEN_ « Je…Je suis désolé Tim’ de te l’avoir caché…Je… On ne pouvait rien dire, tu comprends mais si…Longtemps nous avons été ensemble…Jusqu’à la mort de Travis ! Je… Et»

    L’idiot ! Maximilien était un idiot ! Le ton de colère qu’il avait senti dans la voix de Timothé, il avait cru que c’était contre lui parce que l’ancien serdaigle s’était senti trompé en apprenant que son meilleur ami lui avait caché tant de chose mais il réalisa alors, quelques instants plus tard, que c’était contre lui-même que Timothé était en colère ! Il l’avait compris en voyant la réaction de son ami qui s’était pris la tête dans les mains et qui remuait sur cette chaise avec un air de honte ! Maximilien ne comprenait plus rien ! Timothé avait l’air plus inquiet que lui alors que…Alors que c’était lui qui allait être père, c’était lui qui avait mis la prof. De potion enceinte, c’était lui qui ne savait pas quoi faire ! Timothé n’avait rien à assumer alors pourquoi donc se comportait-il ainsi ? Maximilien était tellement plongé dans ses pensées, dans ses inquiétudes qu’il n’avait même pas remarqué que Timothé, lors de sa question, avait utilisé le surnom de la directrice des serdaigles « Lor » qu’elle n’accordait qu’aux gens desquels elle se trouvait proche…Mais Maximilien était tellement surpris qu’il se contentait de fixer Timothé, attendant qu’il parle, qu’il trouve des mots et surtout qu’il le rassure parce que si Maximilien était perdu, il aurait attendu de la part de l’apprenti qu’il lui vienne en aide mais…Ce ne fut pas cela qui sortit de la bouche de Timothé…Mais bel et bien un long soupir suivit d’une phrase…Un phrase qui allait mettre Maximilien dans un état fou :

    TIMOTHE_ « Il faut que je te dise un truc Max... la femme avec qui j'ai... trompé Julia, c'était... »

    Il n’en fallut pas plus pour que la lumière s’éclaire dans l’esprit de Maximilien…Timothé avait trompé Julia avec Loréana, avec sa Loréana…Dire qu’il avait crû atteindre le Maximum possible ce soir, croyant ne plus rien pouvoir supporter, voilà qu’un troisième coup venait de se porter à son cœur…Il regarda Timothé avec les yeux rond, restant surpris un bon moment, essayant de comprendre, de vérifier qu’il n’était pas à côté de la plaque mais le regard coupable de Timothé lui confirma ce qu’il savait déjà : Timothé et Loréana, Loréana et Timothé ! Il ferma les yeux alors qu’une sourde colère montait en lui et que des images de se couple improbable se créèrent dans sa tête sans qu’il ne puisse agir…Pourquoi Timothé avait-il fait cela ? L’envie d’attraper son meilleur ami par le col et de lui coller un joli poing dans la figure le prit tout entier mais il resta sans bouger, laissant sa colère et sa frustration grandir encore et encore et encore…Il fallait qu’il réfléchisse, qu’il analyse la situation et qu’il se contrôle pour arrêter de se faire envahir par son imagination…Timothé avait touché Loréana…Timothé avait fait l’amour à la femme de sa vie…Mais alors qu’il tenta de se maîtriser, Timothé se mit à parler…

    TIMOTHE_ « Ça n'a jamais été rien de plus qu'un moment de faiblesse pour tous les deux... ça ne sera jamais plus. Putain, je suis con. Je suis con ! »

    Maximilien avait eu soudainement envie de hurler à Timothé de se taire, de la fermer et de ne surtout pas parler de cette nuit qu’il avait partagé avec la magnifique directrice des serdaigles, de ne lui donner ni explications, ni raisons parce que rien l’excuserait jamais mais lorsque ce dernier finit sa phrase par ce « je suis con », Maximilien comprit alors soudainement que Timothé n’y était pour rien ! Sa colère diminua également ! Timothé n’était pas responsable ! Il ne savait pas que Loréana et Maximilien avaient été ensembles, il ne savait pas que Maximilien l’avait aimé ! Il ne l’avait pas trahi ! Si quelqu’un était coupable c’était lui-même de ne pas lui en avoir parlé plus tôt et Loréana également ! Elle était coupable parce que même si ils n’étaient plus ensemble, elle n’avait pas le droit de coucher avec son meilleur ami, c’était elle la fautive ! Elle ! Lui l’avait peut-être trompé et lui couchait peut-être avec d’autres femmes mais pas avec sa meilleure amie, pas avec ses proches alors qu’elle…Elle s’était comporté en véritable garce…Maximilien releva alors enfin la tête et passa son bras au dessus de la table pour toucher le visage de Timothé et l’obligea à le regarder dans ses yeux…

    MAXIMILIEN_ « Ce n’est pas de ta faute, Timmy…Je ne t’en veux pas ! »

    Ces mots avaient été difficiles à sortir parce que la colère de Maximilien n’était pas entièrement dissipée et la souffrance que provoquait en lui cette situation tambourinait toujours dans ses veines ! Mais sa raison le rassurait et remettait petit à petit les choses en place…Un silence gênant s’était peu à peu installé entre les deux amis, silence que Timothé brisa par cette simple phrase, cette petite question…

    TIMOTHE_ « Tu... tu es amoureux d'elle? »
    MAXIMILIEN_ « Je… oui ! Oui Tim, je l’ai aimé plus que tout au monde et je…Je l’ai mise enceinte ! Qu’est ce que je vais faire ? Je suis perdu ! Je… »

    Maximilien sentit quelques larmes couler le long de ses joues…


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Timothé N. Smith
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ] Lun 24 Jan 2011 - 4:31

    « Je…Je suis désolé Tim’ de te l’avoir caché…Je… On ne pouvait rien dire, tu comprends mais si…Longtemps nous avons été ensemble…Jusqu’à la mort de Travis ! Je… Et» Les mots firent écho dans sa tête pendant un moment que Timothé cru interminable. Il souffrait, il avait mal et il aurait souhaité en mourir tant la douleur était insupportable. Maximilien devait se taire, il devait arrêter de parler ou l'apprenti deviendrait fou. Il avait trahi sa petite-amie, il avait commis cet acte dégoûtant qu'il n'aurait jamais osé posé en temps normal. Mais rien de ce qui se passait dans ce château n'était "normal". Apprendre qu'il avait également, sans le savoir, trahi son meilleur ami et complice de toujours l'écoeurait et provoquait de fortes nausées contre lesquelles il lutta avec violence. Pourtant, il ne savait pas mentir et tôt ou tard, Maximilien apprendrait la vérité. Autant qu'elle vienne de lui, dans ce cas, autrement s'il se taisait là, jamais il ne trouverait la force de le dire. Le destin se foutait carrément de sa gueule, à chambouler sa vie de cette manière. On dirait que tout en ce monde s'était rallié contre lui, bien décidé à le faire souffrir le plus possible. Les catastrophes s'enchaînaient, les malentendus s'accumulaient, mais cette annonce de la part de son ami dépassait absolument tout jusqu'à présent. Il remportait haut la main le prix de la nouvelle la plus horrible de l'année. Maximilien et Loreana... ensemble. Timothé qui goûtait au corps de la jeune femme sans aucun remords, sans se douter un seul instant qu'il appartenait à son meilleur ami. À celui qu'il ne pourrait jamais se pardonner d'avoir trahi. Pourtant, tout ceci était bien réel. Le visage enfoui au creux de ses mains, Timothé évitait ainsi d'assister aux émotions qui défilaient sur le visage de Maximilien lorsqu'il fini par lui avouer son aventure avec la professeure de potions. Bien caché dans ses paumes, l'ancien serdaigle voulu disparaître à jamais et faire cesser cette pulsation douloureuse qui explosait dans son crâne. Croupton jubilait, confortablement installé dans un recoin de son esprit, prêt à bondir à tout moment. Les deux colocataires n'avaient pas de contact, mais le sorcier savait très bien que le mangemort raffolait de tous les malheurs qui s'abattaient sur son hôte. Plus Timothé sombrerait dans la dépression, et plus il lui serait facile de le contrôler sans lutte. Jusqu'au moment où l'esprit vengeur réussirait à le posséder entièrement sans que ce stupide morveux ait le courage de l'affronter. Les larmes explosèrent et se déversèrent sur ses joues au moment exact où Maximilien lui releva le visage du bout des doigts. Ravagé par la culpabilité, Smith détourna instantanément le regard, incapable d'affronter le regard de son ami. Il pouvait sentir la colère et l'incompréhension émaner de Maximilien sans même poser les yeux sur lui, et ça lui faisait bien trop mal. Brisé, le coeur en mille morceaux, il savait qu'il devrait aussi révéler cette terrible vérité à Julia. Il ne pouvait pas le lui cacher. La voix parfois coupée par les sanglots, il demanda à Maximilien s'il était amoureux de Loreana. Bien qu'au fond de lui il connaisse déjà la réponse, il avait besoin d'entendre son ami le dire tout haut.Le septième année pouvait bien lui dire qu'il n'avait rien à se reprocher, ça n'aidait pas du tout l'apprenti à se sentir mieux. Peu importe ce que Maximilien pensait, la trahison restait la même. Pourquoi? Pourquoi Loreana ne l'avait pas empêcher de commettre un acte aussi ignoble? Elle savait, pourtant... de tous les gens impliqués dans l'affaire, elle était la seule au courant de tous les secrets. Alors pourquoi? « Je suis désolé, Max. »

    « Je… oui ! Oui Tim, je l’ai aimé plus que tout au monde et je…Je l’ai mise enceinte ! Qu’est ce que je vais faire ? Je suis perdu ! Je… » À la mention "enceinte", Timothé eut enfin le courage de planter ses yeux bleus dans ceux identiques de Maximilien. De façon égoïste, Timothé s'était permis de pleurer et de jouer à la victime alors que son meilleur ami venait d'apprendre que la femme qu'il aimait portait son enfant. Si Julia lui avait annoncé cela dans un moment pareil, dieu seul sait comme Timothé se serait senti. Perdu, effrayé, coupable... il n'avait pas du tout repensé au contenu de la lettre, mais maintenant que Maximilien le mentionnait... un enfant allait naître, ou pas. Tout reposait entre les mains des amoureux. Timothé sécha ses larmes d'un seul coup, comme si c'était à son tour de se montrer rassurant. Si Maximilien avait trouvé le courage de pardonner à son ami, alors l'apprenti devait mériter cette confiance et ce pardon en l'appuyant du mieux qu'il le pouvait. Oubliant Croupton, Julia, et tous les autres, il se leva et alla se rasseoir sur la chaise à côté de Maximilien. Puis, en silence, il entoura ses épaules. Les larmes avaient trouvé leur chemin sur les joues de Middle, et Timothé choisit ce moment pour retrouver la parole. « Qu'est-ce que tu vas faire? Tu es le père de cet enfant, Max. Ce n'est pas à elle seule de décider. » Et il le pensait. Loreana souffrait, et son désespoir l'aveuglait à un point tel qu'elle avait cru que ce bébé n'intéresserait plus Maximilien. Mais elle n'avait pas conçu ce petit être avec le Saint Esprit, son autre géniteur était bien vivant et bien réel et se sentait tout aussi bouleversé qu'elle par cette annonce. Ils devraient affronter ça à deux, que ça leur plaise ou non. Et puis, ils n'étaient pas seuls. « Si tu as besoin, je serai là. Quoi que tu décides. » Il posa une main qui se voulait réconfortante sur l'épaule du plus jeune. Timothé et Maximilien avaient toujours bien rigolé tous les deux, mais ils avaient aussi toujours été honnêtes et présents l'un pour l'autre. Malgré tout ce qui s'était passé, et malgré le regret qui rongeait le coeur de l'ancien bleu et bronze, il ne pouvait pas laisser tomber Maximilien et fuir. Il l'aiderait à se relever, comme après la mort de Travis. Il l'accompagnerait, avec Léo, et tous les trois ensemble arriveraient certainement à offrir à Loreana le meilleur soutient possible.

    Le serveur revint à leur table, les plats flottant au bout de sa baguette magique, et ces derniers vinrent se poser doucement devant eux. Voyant que les deux jeunes hommes semblaient être en plein mélodrame, il s'éclipsa rapidement et les laissa tranquilles. Timothé n'avait plus faim et repoussa son assiette avant de prendre dans ses mains la lettre de Loreana, qu'il tendit à Max. « Tu dois aller la voir, tout de suite. Si tu l'aimes, tu dois retourner auprès d'elle, Max. Elle a besoin de toi. »


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Orientation Sexuelle: Bisexuel
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Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Re: Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ] Lun 24 Jan 2011 - 21:55

    Maximilien sentit son estomac se retourner et la bile remonter le long de son œsophage. Il se sentait terriblement mal. Il avait l’impression d’être trahi sans réellement avoir le droit de le ressentir après tout Timothé n’était pas au courant de cette relation, comment aurait-il pu deviner ? Et Loréana n’était plus liée à lui puisqu’ils n’étaient plus ensembles, puisqu’ils avaient rompu et ce à cause de lui. Il se sentait en colère sans pour autant avoir l’impression qu’il pouvait l’être. Il se sentait nerveux mais à la fois triste. Il était perdu ! Comment devait-il réagir ? Devait-il en vouloir à Timothé ? Ce n’était pas de sa faute et puis, lui-même avait fait bien pire : il avait embrassé Julia lors du bal de Noël alors que lui était parfaitement conscient de la relation que ses deux amis entretenaient ! Devait-il se montrer en vouloir à Loréana malgré leur rupture ? Pour lui, la réponse était clairement oui ! Même si ils n’étaient plus ensembles, il y avait certaines règles de bien séance à tenir, certaines règles de vie et ne pas coucher avec le meilleur ami de son ex amoureux en faisait partie mais il ne pouvait pas partir du restaurant pour lui hurler dessus, pour laisser exploser ce qu’il ressentait parce que finalement, lui l’avait trompé…Il se sentait tout nébuleux et en contradiction avec lui-même, avec ce qu’il désirait, souhaitait et ressentait. Il était perdu entre amour et haine, amitié et indifférence, vengeance et clémence. Il ne savait plus quoi faire ! L’annonce même de la grossesse de Loréana lui paraissait dérisoire soudainement et secondaire ! « Ça n'a jamais été rien de plus qu'un moment de faiblesse pour tous les deux... ça ne sera jamais plus. Putain, je suis con. Je suis con ! » Les mots prononcés par Timothé tournaient en boucle dans sa tête et il avait envie de hurler, de balancer cette table, de frapper contre un mur, de bouger, de sortir en courant tant l’idée d’imaginer Timothé caresser Loréana le rendait fou mais il ne fit rien de tout cela, essayant au contraire, de maîtriser ses émotions, essayant de décider ce qu’il allait faire, tentant de réfléchir logiquement, tentant de se calmer…Il garda longtemps la tête baissée avant de finalement annoncer courageusement à son ami qu’il ne lui en voulait pas, que ce n’était pas de sa faute…

    TIMOTHE_ « je suis désolé, Max ! »

    Maximilien savait maintenant que Timothé s’en voulait et il savait aussi que lui ne lui en voulait pas…Quelques instants avaient suffi à l’adolescent pour que sa raison prenne quelque peu le dessus sur son cœur en miette…Le jeune Smith n’avait rien fait, il ne pouvait pas savoir, il n’était pas responsable, il n’était pas coupable. C’était ce que Maximilien se répétait en boucle pour éviter de se faire ensevelir à nouveau par cette vague d’émotion qui l’avait submergé…La conversation dévia alors encore un peu parce que Timothé, écrasé par un sentiment de culpabilité, demanda à son ami si il était amoureux de Loréana…Maximilien resta un instant sans voix…Il ne savait pas quoi répondre. Lui-même n’avait jamais osé avouer à la directrice des serdaigles son amour pour elle et puis tout tournait tellement en boucle dans sa tête : leur histoire, ce qu’il en restait aujourd’hui et cette lettre…Bon Dieu ! Cette lettre, Loréana était enceinte, elle attendait un enfant de lui…Il allait avoir un bébé sauf si elle le tuait avant qu’il ne réagisse…Perdu, ne sachant que faire, Maximilien finit par se confier entièrement à son ami de longue date et il lui avoua son amour pour cette femme, il reconnu ces sentiments gargantuesque qu’il ressentait pour elle…Et puis pour finir, il parla, pour la première fois, de la grossesse de Loréana et du fait qu’il se sentait totalement perdu face à cette annonce, qu’il ne savait pas quoi faire…

    TIMOTHE_ « Qu'est-ce que tu vas faire? Tu es le père de cet enfant, Max. Ce n'est pas à elle seule de décider. »

    Alors qu’il était en train de chercher ses mots, Maximilien n’avait pas vu que son ami avait quitté sa place pour venir s’installer à côté de lui. Il ne remarqua sa présence rassurante que lorsqu’il sentit les bras de l’ancien serdaigle se placer autour de ses épaules et sa voix douce lui parler. Maximilien se laissa un peu allé dans les bras de son ami et écouta attentivement ce que ce dernier avait à lui dire…Maintenant, toute la discussion allait tourner autour de cet enfant et Timothé remit Maximilien bien en face de la réalité ! Il était le père de ce fœtus, de cet embryon, de cet enfant, de ce gamin, de ce gosse, de ce môme, de ce petit être. C’était lui qui en était à l’origine ! Timothé avait raison, c’était lui également qui avait participé à sa conception ! Il avait des droits sur cet enfant, il avait son mot à dire, il pouvait choisir d’aller voir Loréana et l’obliger à garder l’enfant ou même discuter d’avortement avec elle ! Mais elle, elle n’avait aucun droit de décider de cela toute seule, elle ne pouvait pas ! C’était leur enfant, à tous les deux, ils devaient prendre une décision ensemble ! Il avait le droit ! IL était le père de cet enfant ! Timothé avait raison ! Mais finalement malgré les droits qu’il possédait sur ce petit être, Maximilien n’avait aucune idée de ce qu’il allait faire, de ce qu’il voulait ! Souhait-il seulement qu’elle garde ce môme ? Voulait-il vraiment se retrouver père à dix-sept ans mais était-il prêt à accepter que l’on tue son enfant ? Allait-il être capable de porte le poids de ce fardeau toute sa vie ? Mais pourrait-il vraiment bien s’occuper de ce bébé ? Et Loréana était-elle prête à avoir un enfant ? Et qu’allait-il se passer ? Allaient-ils se remettre ensemble pour l’enfant ou essayer une garde alternée ? Cela en valait-il la peine ? Les questions se bousculaient dans l’esprit du serdaigle qui se resserra un peu plus contre son ami qui justement, reprit la parole à nouveau, soulageant le bleu et bronze des mille questions qui le taraudaient.

    TIMOTHE_ « Si tu as besoin, je serai là. Quoi que tu décides. »

    Ces paroles, bien que banales, rassurèrent soudainement Maximilien…Timothé serait là, quoi qu’il se passait ! Il serait là pour le ramasser si jamais ils décidaient de ne pas garder l’enfant, il serait là pour l’aider si l’enfant venait au monde et Léo sans doute également serait prêt à tout pour aider son ami ! Maximilien n’était pas seul et le simple fait d’être soutenu et d’en avoir conscience déstressa quelque peu l’adolescent qui sentit son corps se remplir d’une douce vague de chaleur bienfaitrice...Il fallait qu’il réfléchisse à tout cela à tête reposée, qu’il analyse le pour et le contre. Tandis que Maximilien était à nouveau perdu dans ses pensées, le serveur apporta les plats et s’éclipsa aussi vite qu’il était apparu. Maximilien vit Timothé repousser discrètement son plat et le serdaigle en fit de même : ils étaient bien trop retournés tous les deux pour réussir à avaler quoi que ce soir ! Ils avaient besoin de discuter surtout, de parler, de se dire des choses et Maximilien avait surtout besoin d’entendre la voix de Timothé lui parler afin de l’aider à réfléchir et heureusement son ami prit à nouveau la parole, tout en donnant à Maximilien cette fameuse lettre qui traînait pour l’instant là, sur la table…

    TIMOTHE_ « Tu dois aller la voir, tout de suite. Si tu l'aimes, tu dois retourner auprès d'elle, Max. Elle a besoin de toi. »
    MAXIMILIEN_ « Je ne sais pas Timmy…Je ne sais pas quoi faire ! Oui je l’aime mais elle veut tuer cet enfant et j’ignore moi-même si je le désire vraiment…Je…Je…Merci d’avoir été là Tim’…Mais je pense que tu as raison, cette décision, c’est aussi à moi de la prendre…Je suis le père de ce gosse mais tout cela ne peut pas se faire à la légère…J’ai besoin de réfléchir d’abord, à tête reposée et puis j’irais la voir…Qu’en penses-tu ? Dis-moi que je ne fais pas d’erreur…Que je ne prends pas un mauvais chemin…Timothé ? Dis-moi que je ne suis pas juste un salopard ! Tu me comprends, n’est-ce pas ? Tu comprends que j’ai besoin de me retrouver pour réfléchir et prendre la bonne décision…Je l’aime…Je ne veux pas la laisser seule mais je ne veux pas commettre d’erreur ! Un gosse, Timmy, un gosse ! Mais bien, allons-nous en, j’ai besoin d’air frai, rentrons si tu le veux bien…Ce restaurant m’étouffe. »

    Maximilien avait laissé parler son cœur, avait laissé échapper ses craintes et ses ressentiments. Timothé avait raison, encore une fois, il devait aller voir Loréana, il ne pouvait pas la lisser seule mais il n’avait pas la force maintenant ! Il ne voulait pas se tromper, il voulait découvrir ce qu’il souhaitait vraiment. Loréana n’avait pas besoin d’un homme perdu à ses côtés mais d’un homme fort et sûr de lui…Il avait l’impression d’être un salaud, qu’il fuyait ses responsabilité mais c’était tout le contraire, justement…Il voulait se montrer adulte, pour une fois et ne pas faire un pas de travers, agir convenablement, prendre le temps de réfléchir à tête reposée, ne pas se précipiter et tout gâcher, encore une fois…Finalement, il se leva, sortit une poignée de Gaillon de sa poche et les déposa sur la table pour payer le repas. Il se fichait de l’addition exacte, il savait qu’il avait donné beaucoup trop mais tout ce qu’il voulait maintenant, c’était partir, quitter cet endroit, enfin et respirer de l’air frai ! Il passa à l’accueil récupérer son manteau, suivi de prêt par Timothé et ils sortirent enfin du « Vent du Nord ». Le chemin fut au début silencieux et puis, à un moment, durant le trajet, le cadet des deux amis brisa le glacial silence pour marmonner quelques mots…

    MAXIMILIEN_ « Je suis désolé pour ce dîner Timmy, il a été un peu gâché par un tas d’évènements et nos retrouvailles n’ont pas été extraordinaires…Mais je voulais te dire merci, quand même, merci d’être là quoi qu’il arrive ! Je t’aime Tim ! »

    Ce n’était pas une déclaration d’amour, juste une déclaration d’amitié ! Après tout cela faisait sept ans maintenant qu’ils se connaissaient, qu’ils se voyaient presque tous les jours…Ils étaient devenus proches et Timothé ce soir avait bien montré, encore une fois, à Maximilien que ce dernier pourrait toujours compter sur lui, quoi qu’il arrive et c’est avec cette idée que le soir même, Maximilien s’endormit dans son dortoir, la main fermée sur la lettre de Loréana qui lui annonçait qu’elle était enceinte…


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Timothé N. Smith
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut sortir du trou noir {Prio Timmy [TERMINÉ] Mer 2 Fév 2011 - 4:19

    Aussi bouleversant soit-il, ce moment s'avéra être très bénéfique pour Timothé. Écouter les problèmes des autres ne l'avait jamais déranger outre mesure, il avait toujours eu l'oreille attentive. Mais ce jour-là, ça lui fit beaucoup plus de bien qu'à l'habitude de pouvoir oublier un peu ses propres soucis et se concentrer sur ceux de son meilleur ami. C'était un sentiment réconfortant que de savoir qu'ils pourraient toujours compter l'un sur l'autre, et bien que pour le moment Timothé était forcé de lui cacher son plus terrible secret... il viendrait certainement un moment où Maximilien l'apprendrait. Et ce jour-là, l'apprenti savait que peu importe l'ampleur du drame il aurait une épaule sur laquelle s'appuyer. Plus le temps passait, et plus Timothé avait peur pour ceux qu'il aimait. Ses amis, sa famille, Julia... chaque fois qu'il passait du temps avec eux, qu'il leur parlait, qu'il les touchait, ils étaient exposés au danger qui n'attendait que son heure pour les happer et leur faire du mal. En levant le regard sur Maximilien, il comprit alors qu'abandonner n'était même plus une option. Il se passait tant de choses dans sa vie et dans celle des autres, et pour rien au monde il ne voulait perdre la vie et manquer tout cela. Smith savait très bien que le serdaigle ne pourrait jamais laisser Loreana avorter et qu'ils sauraient régler ce malentendu. S'ils s'aimaient vraiment, alors ils se retrouveraient et tout s'arrangerait. Cette pensée le fit sourire l'espace de quelques secondes tandis qu'il se disait que ça ne pouvait être autrement entre Julia et lui. Il l'aimait de tout son coeur. Il avait merdé, c'était évident, mais Timothé était prêt à tout donner pour recoller les morceaux de cet amour brisé. Et pourquoi mourir quand il y avait tant de personnes à chérir? Bientôt, un petit Maximilien ou une petite Loreana pointerait le bout de son nez et il n'allait certainement pas manquer ça.

    Il entendit alors le septième année lui dire qu'il aimait Loreana plus que tout et qu'il irait la voir, mais qu'avant il souhaitait digérer la nouvelle, seul. Ce qui en soit n'était pas idiot. Si Julia était venu lui annoncer une grossesse alors qu'ils étaient en froid depuis un bon moment il aurait réagi exactement comme lui. Hochant la tête d'un air rassurant, il adressa un mince sourire à son ami pour lui indiquer qu'il comprenait et qu'il approuvait ses dires. Il réalisa alors que leur amitié s'était grandement améliorée depuis qu'ils avaient fait connaissance. Autrefois, il s'agissait plutôt d'une relation dite « superficielle ». Ils rigolaient, jouaient des tours à leurs camarades et se baladaient souvent la nuit dans les couloirs avec Léo et Travis. Ce n'était que suite à la mort de ce dernier que le duo Smith et Middle avait réellement commencé à avoir du sens pour les autres élèves de Poudlard. Ils s'étaient soutenus mutuellement, et s'était considérablement rapprochés suite à cette tragédie. Comme quoi dans chaque malheur se trouvait quelque chose de bien dont on pouvait tirer des leçons. « C'est tout à faire compréhensible que tu veuilles réfléchir Max. C'est pas comme si t'hésitais entre un biscuit ou des gâteaux, c'est une décision importante à prendre. Mais ne laisse pas Lor te glisser entre les doigts, tu mérites d'être heureux. » Tout de suite après qu'il se soit tut, Maximilien fourra une main dans l'une de ses poches et en retira une jolie poignée de gallions qu'il balança sur la table avec un intérêt peu marqué. Baissant les yeux sur le généreux montant qui brillait sur la nappe, Timothé haussa les sourcils avec étonnement en se rendant compte que peu importe le prix de son repas il en avait bien trop donné. Même si on combinait leurs repas ce serait encore beaucoup trop, mais l'apprenti refusa de laisser son ami payer la note tout seul. Il sortit donc lui-même quelques gallions et les déposa avant d'enfiler sa veste et de suivre Maximilien à l'extérieur.

    Ils marchèrent côte à côte un moment en silence, appréciant juste la présence de l'autre. Il n'y eut aucun malaise, aucune impression de ne pas savoir quoi dire. Ils contemplèrent le décor qui s'offrait à eux sans se presser. Maximilien profitait probablement de ce court répit pour ne pas trop penser à l'épreuve qui l'attendait, et Timothé lui était heureux d'échapper à ses nombreuses responsabilités d'apprenti. Mais par-dessus tout, d'éloigner l'instant où il devrait trouver les mots justes pour avouer à Julia l'erreur qu'il avait commise. Il s'apprêtait à ouvrir la bouche lorsque le serdaigle le devança pour s'excuser du repas quelque peu... troublé. Lorsqu'il entendit « Je t'aime Tim! », le sorcier éclata d'un grand rire et lui asséna un coup de coude amical dans les côtes. Mais ce fut si affectueux que Maximilien ne dut pas en être très convaincu. « Gâché, tu dis? J'avoue que je ne m'attendais pas à ça, mais on aura quelque chose à raconter à nos petits-enfants comme on dit! Et pour toi, ce n'est plus très loin! » dit-il en rigolant. « Je t'aime aussi, Max. Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement mon cher! » C'est ainsi que les deux pieds dans la neige, les deux amis marchèrent en direction de Poudlard. La conversation prit une tournure plus légère et ils passèrent le trajet à se rappeler de vieux souvenirs et raconter des anecdotes rigolotes sur ce qui s'était passé à Serdaigle. Timothé se moqua de Baël sans aucune retenue, avouant à Maximilien que la cohabitation était un véritable calvaire. Il rentra à son dortoir le coeur plus léger, et il s'endormit cette nuit-là avec la tête reposée et curieusement, il ne fit aucun cauchemar.


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« 'Cause this ain't Wonderland »
If they say life's a dream call this insomnia. Cause this ain't Wonderland it damn sure ain't Narnia. And once you cross the line you can't change your mind. Yeah I'm a monster but I'm no Frankenstein. And quite frankly I've been feeling insane in between my eyes. I really cant explain what I feel inside. If you knew what I was you would run and hide. Many have tried to go into the night cross over the line and come back alive. But that's the price we pay when we living on the other side.
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