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De l'ange qui naîtra du diableVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Angélique M. Dewis
Admin | Prof. d'Histoire
Dir. de Poufsouffle & Sous-Directrice
Connaître le passé pour préparer l'avenir avatar
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Age : 37
268 messages
Amour : l'histoire <3

Pensine
Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: Diplômé
Caractère: Autoritaire, passionnée, gentille, intéressante, intelligente, drôle, sarcastique, fêtarde, maternelle, protectrice, généreux, attentive, patiente, motivée

Absence :
MessageSujet: De l'ange qui naîtra du diable Sam 9 Sep 2017 - 21:16


    Non ! C’était impossible, incroyable, inadmissible, une chose pareille n’avait pas pu lui arriver. Angélique refusait de le croire, de l’admettre. Son esprit était dans le déni le plus total, négation de ce qu’elle constatait. Et pourtant, force était de l’admettre… Angélique était assise sur la chaise confortable et rembourrée de sa chambre, la baguette posée sur sa coiffeuse, vêtue de sa chemise de nuit. Elle venait de décider quelques minutes plus tôt de prendre le taureau par les cornes mais elle le regrettait désormais : parce qu’elle avait été persuadée que le résultat serait l’alternative et non pas la réalité qui s’étendait sous ses yeux. Non ! Elle avait dû se tromper dans le sort ou le sort avait tort : une de ces hypothèses était correctes et non pas ce qui s’étalait sous ses yeux. Pourtant, elle ne pouvait nier les signes de ces dernières semaines… Les yeux écarquillés, la main posée sur le front, elle se frottait les tempes douloureusement, essayant de se souvenir, de se remémorer le passé, de trouver une explication. Comment était-ce possible ? Comment était-ce envisageable ? Comment une telle chose avait pu lui arriver à elle, la mère de la prudence, la femme la plus sensée du monde, réfléchie, elle qui avait tant la tête sur les épaules, qui pensait à tout, qui n’oubliait jamais rien. Et pourtant, elle avait dû omettre une fois de… rien qu’une fois et une fois avait suffi. Maudit soit Baël ! Maudite soit sa jeunesse ! Cela ne pouvait être que de sa faute, elle n’avait jamais eu de problème durant toutes ces années. Oui ! Baël était trop vivace, c’était là l’explication. Mais l’explication ne réglait pas le problème, loin de là. Ce problème qui s’étalait lumineux sous son regard et qu’elle n’osait plus regarder. Et qu’allait-elle faire ? Une question qu’elle ne voulait pas se poser, qu’elle avait renoncé à se poser il y’ avait des années de cela. Non et non ! Elle ne voulait pas faire face, ne pouvait pas… Tout simplement parce qu’il devait s’agir d’un rêve, d’un cauchemar, elle était dans une réalité virtuelle, dans un autre univers, dans un monde parallèle. Et pourtant, la lumière verte qui se dégageait de son ventre, sur lequel elle venait de lancer un sort, ne pouvait signifier qu’une seule chose : le test était positif et désormais Angélique Maxyne Dewis, professeur d’histoire, directrice de poufsouffle, sous-directrice du château, était enceinte, attendait un enfant de son ancien élève, Baël Owned.

    Tout lui revenait soudainement, cette fameuse soirée, cette merveilleuse soirée qui devenait désormais horrible à ses yeux. Baël l’avait emmenée au restaurant pour fêter son semi-emménagement chez elle. L’amoureux transi avait mis les petits plats dans les grands : il lui avait réservé une sublime surprise. Quand elle était rentrée de sa journée de travail, un mot l’attendait déjà sur son lit, accompagné d’un joli paquet. Dedans une robe de soirée magnifique et un ordre : « prépare-toi, je viens te chercher à vingt heure ». Il était arrivé à l’heure et l’avait couverte de compliment mais pas de fleur : une seule avait suffi. Une rose, symbole de la rose qu’elle avait fait apparaître dans sa main le lendemain de la nuit où il était venu lui déclarer son amour. Elle l’avait prise et humée avec un sourire transi d’amour, béat et avait embrassé son amour. Baël était bien habillé, il portait une chemise et un pantalon de costume, une cravate mais pas de veste. Cela lui donnait un air de rebelle qu’Angélique adorait. Il lui avait pris la main et l’avait conduite au restaurant de pré-au-lard. Un restaurant chic, « à la hauteur de la femme qu’elle était à ses yeux », lui avait-il dit. Ils avaient bien mangé mais surtout ils avaient bu et bu encore : une flute de champagne pour commencer, suivie d’une deuxième et puis du vin, à flot, durant tout le repas et un digestif bien corsé pour terminer. Ils étaient rentrés éméchés, voire complètement ivres, enflammés, amoureux, emplis de désirs et ils avaient fait l’amour cette nuit, plus d’une fois, avec passion. L’alcool aidant, ils avaient oublié le sort de protection. Elle s’en souvenait. Ils s’étaient endormis tout de suite, l’un sur l’autre, presqu’encore l’un en l’autre, épuisés par leurs ébats, le cerveau embué de vin et de bonheur. C’était cette soirée-là la responsable, cette nuit-là la coupable. Et Baël ! Maudit soit le sperme de Baël Owned d’être si jeune, si vif, si efficace ! Une fois… Une seule fois avait suffi pour qu’il marquât le goal, pour qu’Angélique tombât enceinte de lui, pour qu’un bébé ne se formât de leur amour ! Maudit soit Baël Owned !

    Elle était donc enceinte ! C’était indéniable et durant des jours, Angélique se demande que faire, comment réagir, que dire. Elle avait renoncé depuis quelques années déjà à connaître ce bonheur. Depuis le départ de Sacha, avec qui elle avait parlé d’avoir un autre enfant, depuis sa fuite, elle avait fait comme si son horloge biologique n’existait pas, comme si elle ne voulait pas être enceinte, ne pas sentir la chaire de sa chaire bouger en elle. Elle avait vécu sa vie en mettant une possible grossesse entre parenthèse, se disant que si un homme solide se présentait, elle y repenserait mais cet homme n’était pas arrivé… Du moins, pas assez rapidement. Quand elle avait rencontré Baël, Angélique avait tellement rejeté la possibilité d’une relation sérieuse que lorsqu’ils s’étaient enfin mis à construire ensemble, c’était trop tard à son goût. Elle commençait à se faire vieille et surtout Baël était peut-être encore jeune. Il était responsable et sérieux mais sans doute n’était-il pas prêt. Comment réagirait-il ? S’il pensait qu’elle l’avait piégé pour le garder ? S’il ne voulait pas d’enfant ? Ils n’en avaient encore jamais discuté ! Et s’il la quittait, s’il l’abandonnait, s’il se mettait à la détestait, s’il rejetait leur enfant ? Ces questions l’avaient tellement taraudée qu’elle s’était imaginé se taire, s’était résolu à tuer dans l’œuf cette vie qu’ils avaient créée. Si elle ne lui disait rien, il ne pourrait pas se fâcher, pas la quitter. Mais voulait-elle réellement gâcher son unique chance d’être une mère biologique ? Etait-elle prête à assassiner froidement un petit être qui avait commencé à se former en elle ? Toutes ces questions qu’elle ne s’étaient jamais posées sur l’avortement surgissaient ! Et puis… Baël pourrait le découvrir un jour… Et s’il voulait un enfant, s’il était prêt à assumer, si cette nouvelle le rendait heureux ? Mais étaient-ils assez forts pour affronter cela ? Un enfant bouleversait un couple et leur équilibre était encore tellement fragile. L’ultime question se posa alors finalement : était-elle prête à sacrifier son enfant pour son amour pour Baël ? Et la réponse fusa : non ! Autant elle aimait son homme, l’ancien serpentard, autant qu’elle ne pouvait se passer de ses bras, autant au fil des jours, au fil des pensées et réflexions elle s’était rendue compte qu’elle aimait déjà ce futur bébé. Elle s’était surprise, malgré elle, à caresser son ventre alors qu’elle était assise dans son fauteuil ou attablée à son bureau pour travailler. Elle s’était surprise à rêver la nuit d’une jolie famille, d’un petit bébé dans les bras de Baël. Et lorsqu’elle avait commencé à réfléchir à un prénom possible, elle avait compris que la question ne se posait plus… Que cet enfant, elle le garderait, qu’elle l’aimait déjà, qu’il faisait partie de sa vie et que se l’enlever, c’était s’ôter une part d’elle-même. Elle allait garder cet enfant, garder son bébé. Elle pouvait se voir déambuler dans les couloirs enceinte jusqu’au dent, discuter jusqu’à pas d’heure avec Loréana pour avoir des conseils. Elle devinait la joie à venir de Dylan, le bonheur que ce serait d’entendre un bébé gazouiller, d’assister à ses premiers pas, ses premiers mots ; tout ce qu’elle n’avait pas pu découvrir avec Dylan, n’ayant connu son fils adoptif qu’à ses deux ans passés. Oui, cet enfant elle le garderait parce qu’elle l’aimait déjà plus que le monde et qu’elle n’était déjà plus capable de s’en séparer. Restait malgré tout une épreuve à affronter : l’annoncer à Baël. De nouveaux jours d’hésitation se présentèrent à l’historienne…

    Comment annoncer à l’homme de sa vie qu’on était enceinte de lui, quand ce n’était pas chose prévue ? Angélique imagina tous les scénarios possibles. Elle pouvait attendre qu’il rentrât du travail et le lui annoncer, depuis sa propre table de travail comme une chose banale et normale, comme si elle lui demandait comment s’était passé sa journée. Mais minimiser l’affaire n’était peut-être pas la meilleure solution. Elle pouvait en faire des tonnes, décorer l’appartement de peluches, de ballons, de couleurs bleues et roses, avec des photos d’une première écographie. Mais exagérer l’affaire n’était peut-être pas non plus la meilleure solution. Loréana était venue chez elle une fois, avec son petit Nathanaël dans les bras, pour discuter. Angélique ne s’était pas confiée mais elle en avait profité pour observer l’attitude de Baël. Ce dernier n’avait pas été agressif mais ne s’était pas non plus montré intéressé par le bébé sous ses yeux alors que les deux femmes n’avaient cessé de gagatiser. Etait-ce parce que c’était le fils de Maximilien ou parce que son homme n’aimait pas les enfants ? Serait-il différent avec le sien. Angélique avait été jusqu’à proposer à Baël de babysitter un soir avec elle le bébé de son amie mais la réaction à la fois étonnée et peu enthousiaste de Baël l’avait de nouveau effrayée. Le mieux, était peut-être de parler lentement et tranquillement avec lui, de mettre en place une ambiance calme de discussion. Elle devait peut-être amorcer les choses autrement, lui dire que leur vie allait changer, qu’elle espérait que cela le rendrait heureux. Elle pensait aussi lui rappeler combien il l’aimait et combien elle l’aimait. Non ce n’était pas de la manipulation mais une façon de faire son annonce en douceur. Trois jours se passèrent encore et Angélique finit par prendre sa décision. Ce soir, elle parlerait à son chéri.

    Ils se levèrent tous les deux, ce vendredi matin, prêts pour aller travailler. La routine habituelle passée, Baël était habillé, Angélique aussi. Lui s’apprêtait à aller se pencher sur sa thèse dans le bureau adjacent à celui du professeur de défense contre les forces du mal et elle à aller donner l’un de ses cours de la semaine. Dylan était resté dans le dortoir des serdaigles la nuit dernière et avait annoncé aux amoureux qu’il y resterait aussi samedi parce qu’ils avaient une soirée vendredi soir et un travail de groupe à affronter le lendemain. C’était le jour parfait. Angélique pouvait tout dévoiler à Baël le soir même. Ils seraient seuls, ils auraient le temps de parler et Baël aurait droit au week-end pour digérer l’affaire, positivement ou négativement ils pourraient vivre ces émotions ensemble. L’ancien serpentard était le premier prêt à partir. Angélique était encore en train de ranger ses affaires, chercher quelques feuilles et livres dans le chaos qui régnait légèrement chez eux. Au moment où l’apprenti mit sa main sur la poignée, l’historienne l’interrompit : « Baël, chéri, s’il te plait ne rentre pas trop tard ce soir. Je voudrais voir un truc avec toi… » Baël haussa les sourcils, acquiesça, lui envoya de loin un baiser et s’en alla. Un truc ! Elle aurait pu trouver mieux. Elle avait certes intrigué son compagnon mais ce n’était pas l’effet recherché. Qu’est-ce que Baël pouvait penser désormais ? Angélique soupira. Non vraiment, elle aurait pu trouver mieux pour lui demander de rentrer plus tôt. Mais elle n’avait plus le temps de s’épancher plus longtemps sur la question. Elle quitta leur nid d’amour en trompe, presque en retard et gagna sa salle de classe. La journée bien remplie permit à l’historienne de chasser de son esprit le stress qu’elle ressentait à l’égard de la soirée qui s’annonçait mais lorsqu’elle poussa les portes de l’appartement, elle n’eut plus d’autre choix que de s’y confronter. Elle s’installa donc sur le canapé, avec un livre, comme si de rien était. Mais en réalité, elle n’arrivait pas à se concentrer, elle relisait des dizaines de fois la même phrase mais persistait à faire illusion jusqu’à ce que la porte ne s’ouvrît et qu’apparût dans l’appartement Baël Owned. Elle reposa alors son bouquin et suivit des yeux les mouvements de son homme, anxieuse, attendant qu’il vienne près d’elle.


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BAEL - "Ni me escondo ni me atrevo, ni me escapo ni te espero, hago todo lo que puedo pa' que estemos juntos. Cada vez me importan menos los que piensan que no es bueno que haga todo lo que puedo pa' que estemos juntos."
ANGIE - "Ni me miras ni te quiero, ni te escucho ni te creo, pero siento que me muero cuando os veo juntos. Cada vez me importas menos Pues lo digo cuando debo aunque sienta que me muero cuando os veo juntos."




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