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Scènes de familleVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Maximilien E. Middle
Admin | Apprenti
Père de Nathou et futur mari aux anges avatar
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Age : 23
3404 messages
Amour : Son enfant, Nathanaël Middle & sa fiancée, Loréana Wilde

Pensine
Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: 1ère année de Thèse
Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Scènes de famille Sam 27 Aoû 2011 - 10:36

{Prio Loérana}

SCENE I
La rentrée de la maternité

    « Léo, est-ce que tout est prêt ? » La tête de Léo apparut alors dans l’embrasure de la porte. Un grand sourire aux lèvres, l’adolescent s’avança dans la chambre dévoilant sa tenue rocambolesque. Léo Sanchez vêtu de son jeans, d’un simple t-shirt avait enfilé par-dessus un tablier rosâtre de femme de ménage qu’il avait, par jeu, fait apparaître lui-même afin de se moquer de l’activité qui allait remplir la matinée des deux amis et il l’avait porté, sans aucune honte. « Ouii…Max. La salle de bain est nickel. Je suis passé à l’eau trois fois, j’ai nettoyé de fond en comble la baignoire et toi, la chambre du petit ? » Le dit Max en question étouffa d’abord un petit rire. Décidément, il n’arrivait pas à se faire au nouveau code vestimentaire de son meilleur ami. Puis il entreprit de faire un tour sur lui-même afin d’inspecter une dernière fois la chambre de son fils. Elle était parfaitement propre, elle brillait presque. Maximilien, fier de lui, acquiesça alors pour répondre à son Léo avant d’aller ouvrir les armoires pour vérifier une dernière fois si tout était bien rangé, bien plié, bien organisé et que tout était parfait. Aujourd’hui, tout devait être parfait ! Aujourd’hui était un grand jour. Nathanaël Travis Middle fils de Maximilien Enzo Middle et de Loréana Nathaly Wilde allait sortir de l’hôpital et rentrer chez lui. Pour la première fois, le fils tant adoré, le neveu tant aimé allait visiter l’appartement qui serait le sien, son lieu de vie et la petite famille serait enfin réunie. Maximilien était impatient, il ne tenait plus sur place. IL avait tellement hâte de courir à Ste Mangouste pour chercher sa fiancée et son petit mais ils avaient rendez-vous à onze heures, là bas. IL lui restait encore un bon quart d’heure avant de partir alors les deux garçons décidèrent de tout vérifier une dernière fois. Pour cette occasion, Maximilien avait voulu tout nettoyer, tout l’appartement afin de faire une surprise à Loréana mais surtout pour que Nathanaël entre dans une maison propre et sans poussière. Il ne voulait pas que son petit éternue si vite et ne tombe malade. IL avait donc pour cela fait appel à l’aide inestimable de Léo qui, bien que peu friand à l’idée de se transformer en soubrette, accepta de le faire pour le bien être de son fieul dont il était déjà fou amoureux. Avec beaucoup de patience, peu de savoir faire, beaucoup d’entêtement, un peu de magie, les deux adolescents acharnés avaient réussi à rendre cet endroit parfaitement propre et brillant et ce n’est pas peu fiers qu’ils contemplèrent leur œuvre magistrale. Puis, épuisé, les deux grands gaillards qui étaient au travail depuis sept heure du matin s’affalèrent sans aucune classe dans le canapé du salon, attirant à eu, d’un accio deux verres d’eau pleins qu’ils burent à pleine gorgée.

    L’heure finit par arriver et Maximilien après avoir chaleureusement remercié son ami d’enfance le mit à la porte de l’appartement et alla emprunter la cheminée pour se rendre à l’hôpital. Dieu qu’il avait hâte de voir sa fiancée et son fils dans cet appartement, avec lui. Dieu qu’il avait hâte que le mois de juillet passe et qu’ils parlent à Angélique afin qu’il puisse enfin publiquement assumer sa paternité. A bien y réfléchir, ce qui se passait dans leur vie était tout l’opposé de ce qui se passait en général : le père avide d’assumer son enfant qui en est empêché par la jeune mère. N’est-ce pas d’ordinaire, dans les bas milieux, la fille qui tombe enceinte et qui supplie le mec d’assumer et le mec qui refuse et s’en va ? Enfin, heureusement, Nathanaël ne serait pas un enfant batard malgré ce que disait ses parents et trouverait à ses côtés quoi qu’il arrive et sa maman et son papa. Maximilien entra dans la cheminée, s’emparant d’un peu de poudre de cheminette, et prononça distinctement sa destination avant d’ouvrir le poing et de se faire attirer dans le conduit. Il atterrit dignement sur ses pieds, s’épousseta un peu et prit la direction de la chambre de sa douce, impatient et heureux. En chemin, il ne put s’empêcher à l’ingéniosité dont Loréana avait fait preuve pour qu’il puisse venir l’aider. Il ne voulait pas manquer cela et Loréana avait tout fait pour que ce ne soit pas le cas. Elle avait demandé à Angélique si son préfet en chef pouvait venir l’aider car, avait-elle dit, elle ne voulait pas déranger ses amis en pleins travail et comme Poudlard était en vacances et que n’étaient restés que les étudiants qui ne rentraient pas chez eux, Middle n’avait de toute façon rien à faire. C’est ainsi qu’elle avait obtenu pour Maximilien la possibilité qu’il vienne les chercher à l’hôpital. Et c’était sa petite joie personnelle. Quant à la manière de rentrer chez eux, c’était Maximilien qui cette fois-ci avait fait preuve de génie et s’était surtout occupé de tirer les ficelles. Ste Mangouste en plein centre de Londres était quand même assez loin de Poudlard. Avec Nathanaël et les valises, il était hors de question de rentrer par cheminette ou pas balai. Le transplanage était exclu également. Et Ni Loréana ni Maximilien n’avait vraiment le cœur à prendre le magicobus qui n’était pas vraiment le moyen de transport le plus sûr du monde. Finalement, Maximilien avait suggéré l’idée d’emprunter une voiture du ministère avec chauffeur. Ces voitures avaient considérablement évoluées ces dernières années et s’inspirant de la célèbre escapade en voiture volante d’Harry Potter, ils avaient ensorcelé les voitures pour qu’elles puissent voler tout en les recouvrant d’un sortilège d’invisibilité et le problème était réglé. Maximilien avait tiré un peu les ficelles de ses contacts au ministère, déboursé une grosse somme d’argent et avait obtenu que l’un d’entre elle avec chauffeur vienne les chercher à Ste Mangouste même. Satisfait de l’intelligence de couple de serdaigle qu’il formait avec son amour, il pénétra enfin dans la chambre à coucher.

    Il trouva Loréana debout, dos à lui, face au lit qui semblait s’agiter au dessus de quelque chose. Sans doute terminait-elle de faire sa valise. Tout ne devait pas rentré parfaitement à l’intérieur et pour cause, les nombreux cadeaux qu’ils avaient reçus devaient s’ajouter à ce qu’ils avaient eux-mêmes emmené ici. Maximilien émit un petit rire et s’approcha de sa belle. Il plaça ses mains autour de ses hanches et vint alors lui voler un bisou :
    « Coucou mon amour, attends, laisse-moi t’aider ! » Sans laisser le temps à sa dulcinée de répondre le moindre mot, il sa plaça devant sa valise et de ses grosses mains d’homme vint aplatir le tout avant de fermer d’un coup sec le bagage récalcitrant. Hop le tour était joué. Il embrassa encore une fois sa petite femme avant de s’approcher du berceau de son fils qui dormait profondément, comme un bien heureux, insouciant, inconscient. Maximilien eut un petit sourire attendri alors qu’il le contemplait avec amour avant de venir lui déposer un léger baiser sur le front. Nathanaël était adorable. Il ne pouvait pas exprimer les choses autrement. Il se retourna donc et observa la chambre avec attention. La poussette avec le maxi cosy se trouvait dans un coin, prête à être utilisée pour la première fois. Il était tellement impatient. Il n’avait qu’une seule hâte ? Qu’ils partent ! Percevant les sentiments similaires de son ancienne directrice de maison, il prit les choses en main et s’occupa de Nathanaël. Après tout, dès qu’ils sortiront de cette chambre, il devrait agir en préfet en chef et non plus en père. Il voulait donc profiter un maximum de leur intimité. Il attrapa donc le petit manteau bleu qu’ils avaient acheté pour l’occasion et le déposa ouvert sur le lit de sa femme avant d’aller prendre dans ses bras, l’adorable petit bonhomme particulièrement bien habillé aujourd’hui. Tout contre son cœur, Maximilien sentait la respiration de son enfant. Il vint délicatement le déposer sur le lit, le haut du corps à hauteur du manteau et, attrapant doucement les petits bras endormis, il entreprit d’enfiler la petite veste à son fiston avant de lui enfiler son petit bonnet. Beaucoup d’inconscients diraient qu’en plein été, un manteau et un bonnet étaient superflus mais pas pour un nouveau né qui n’avait jamais quitté la chaleur intérieur d’une chambre d’hôpital, au contraire. Après l’avoir vêtu, Maximilien vint attacher son fils dans la poussette avant de la rouler pour la placer devant la maman qui allait avoir la chance de s’occuper de pousser fièrement l’engin. Maximilien prit alors dans sa main la valise et s’approcha de son ange pour lui murmurer : « Prête Lor’ ? On y va ! On rentre chez nous ? » Les deux amoureux se mirent donc en route. Loréana poussait fièrement le landau de son petit tandis que Maximilien marchait dignement à ses côtés, essayant de se comporter en préfet en chef et non en père ce qui n’était pas une mince affaire. Heureusement, dans la voiture du ministère, il était libre d’agir comme bon lui semblait et il n’hésita pas à contempler durant tout le trajet son petit bébé alors que Loréana dormait tranquillement à ses côtés. Qu’ils étaient beaux tous les deux. Le jeune serdaigle se sentait pousser des ailes devant ces merveilles qui constituaient sa famille mais Poudlard fut en vue assez rapidement et Maximilien dû réveiller sa belle afin qu’elle se charge du bébé tandis qu’il continuait à s’occuper des bagages. Ils parcoururent les étages avant d’arriver à l’appartement et c’est joyeusement que Maximilien découvrit l’effet de l’appartement tout propre sur sa dulcinée. Bien entendu, celle-ci ne lui épargna pas un petit commentaire rapidement et Maximilien se contenta de hausser les épaules en répondant qu’il n’avait utilisé aucun domestique avant de prendre son fils dans les bras pour lui faire visiter son petit chez lui !


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Dernière édition par Maximilien E. Middle le Mer 31 Aoû 2011 - 20:40, édité 1 fois
Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Scènes de famille Lun 29 Aoû 2011 - 23:46

    Un mouvement incertain dans le lit. Puis, à nouveau, le calme silencieux de la nuit. Puis encore un mouvement. Loreana se tournait, se retournait entre ses couettes sans parvenir à trouver la position qui lui convenait le mieux. Elle ne savait pas si elle devait dormir sur le flanc gauche, pour avoir le lit de Nathanaël dans son champ de vision, ou sur le flan droit, histoire d’avoir constamment un œil sur la porte. En réalité, cela n’avait aucune importance. Qu’importait de savoir s’il fallait regarder son fils ou la porte ? Ce qu’il se passait, c’était que la toute jeune mère était nerveuse. Et Sommeil et Nervosité se haïssent cordialement, si bien que l’un ne vient jamais à une soirée où l’autre est invité. Et, ce soir, si la directrice de Serdaigle avait invité Sommeil, Nervosité avait débarqué sans prévenir. Du coup, Sommeil était resté chez lui, bien au chaud, pendant que la jeune femme tentait en vain de mettre Nervosité dehors. Alors, en attendant, essayant sans grand succès d’attirer Morphée à elle, elle se tournait et se retournait. Elle fixait tour à tour son fils qui, pour une fois, dormait paisiblement, puis la porte, le plafond, à nouveau son fils… Et c’était précisément pour son fils qu’elle était nerveuse. Le lendemain, à onze heures, le petit homme quitterait pour la première fois cette chambre d’hôpital. Il serait exposé au monde entier, il verrait le soleil, les nuages, la pluie, le vent. Il y serait proie facile pour les maladies, les problèmes. Il ne serait plus enfermé dans la tendre chaleur de la chambre maternelle. Il ne serait plus surprotégé comme le petit trésor qu’il était. Il ne serait plus que le petit et faible Nathanaël Travis Middle, perdu dans un monde auquel il ne comprenait encore rien, un monde qui ne lui voudrait, malheureusement, pas uniquement du bien. Comment savoir si le petit allait se sentir chez lui à Poudlard ? Comme savoir s’il ne serait pas allergique à un produit quelconque, qui se retrouverait justement en grande quantité dans le château ? Et qui disait que Peeves, l’esprit frappeur, ne tenterait pas de jouer mille et un tours au bébé ? Et que faire de Bambou ? Ses poils ne seraient sans doute pas bons pour le futur hériter Middle, mais Loreana ne pouvait pas se résoudre à s’en séparer ! Et puis niveau alimentation, comment faire pour conserver ses horaires ? Et est-ce qu’il se sentirait bien, plus tard, dans sa chambre ? Et les élèves, allaient-ils se montrer adorables avec son fils ? Et comment allaient-ils prendre la nouvelle, quand ils découvriront l’identité du père de Nathou ? Et puis le lendemain, à onze heures, le stratagème était-il tellement parfait ? Est-ce que quelqu’un ne se douterait pas de quelque chose ? Angélique était loin d’être une imbécile. D’accord, l’excuse du préfet-en-chef était relativement crédible, mais tout de même… Pourquoi spécialement un préfet ? Il y avait bien d’autres personnes à solliciter à Poudlard… Si Angélique comprenait tout avant que la jeune femme n’ait eu le temps de lui expliquer, elle ne donnait pas cher de sa peau. Maximilien parviendrait-il à se comporter en préfet et non en père ? N’allait-il pas griller toute leur mise en scène ? Et puis d’abord, pourquoi affréter une voiture du ministère ? Cela ne semblait pas louche aux yeux d’Angélique qu’une de ses employées se fasse ramener en voiture du ministère ? D’accord, le préfet-en-chef responsable d’aider la jeune prof avait, justement, largement les moyens de louer une voiture et son chauffeur, mais faire cela pour une simple prof, était-ce crédible ? Et puis il y avait aussi…

    Dis, t’en as pas marre de t’en faire comme cela ? Calme-toi, arrête de te tourner et de te retourner comme une crêpe dans ce lit et ferme l’œil, nom de Merlin ! Quelle belle tête tu auras demain, si tu continues à te faire du mouron comme cela ! Tout se passera bien, tu verras. Et puis même, si tout ne marche pas comme prévu, qu’en as-tu à faire ? Tu verras bien ! Vas-y relax, tout simplement. Advienne que pourra. De toute façon, c’est ton fils : s’il arrive un problème, ton instinct maternel te dictera quoi faire. Tu verras, ça ira nickel. Surtout que tu n’es pas seule : Max sera avec toi, juste à quelques mètres. Lui aussi doit s’inquiéter, mais il saura gérer aussi. Si tu te calmes, que tu dors un bon coup, tout se passera bien. Alors maintenant, ma vieille, tu arrêtes de flipper comme une gamine avant un examen de métamorphose, tu fermes les yeux et tu dors, pigé ?

    Agréablement caressée au visage par un rayon de soleil taquin qui perçait à travers les rideaux, la jeune mère ouvrit un œil. Visiblement, elle avait fini par parvenir à trouver le sommeil, après s’être copieusement fait engueuler par une voix dans sa tête qui lui rappelait vaguement celle d’Isis, de Caleigh et d’Angie en même temps. Amusée par l’intervention surprenante de sa conscience, l’ancienne Bleu-et-Bronze s’étira doucement, grimaçant à l’idée de devoir quitter l’agréable chaleur de son lit. Quelques minutes après qu’elle ait commencé à marcher, histoire de se dégourdir les jambes, une infirmière entra, un large sourire sur le visage, et déposa sur la table un plateau de petit-déjeuner. Jetant un rapide coup d’œil à une horloge négligemment accrochée au mur, la jeune femme constata qu’il lui restait au moins un quart d’heure avant de devoir allaiter Nathanaël. Elle mangeant donc à sa faim et, alors qu’elle se penchait au-dessus du berceau de son fils plus si endormi que ça, le prit dans ses bras avec grande délicatesse. Et retrouva enfin la sensation d’être entière. C’était peut-être idiot à dire, mais ce petit bout d’homme qu’elle avait dans les bras était un peu d’elle-même. C’était sa chair, c’était son sang. Son fils. Elle ne se sentait elle-même, complète et sereine, que proche de lui. Comme si l’éloigner reviendrait à éloigner une partie d’elle. Cette sensation bizarre, inexplicable, était tellement forte qu’elle admirait vraiment son bel amant de parvenir à se séparer de son fils tous les soirs. Cela devait lui faire mal, tellement mal. Réfléchissant à cette relation quasi-fusionnelle qu’elle entretenait déjà avec son fiston, elle se mit à l’allaiter d’un geste déjà devenu naturel. Mais le spectacle du jeune bébé en train de téter demeurait aussi merveilleux. Une fois rassasié, le nourrisson se rendormit innocemment. Attendrie comme jamais elle n’aurait pensé l’être, la jeune maman le reposa dans son berceau et entreprit de faire sa valise. Elle n’aurait jamais pensé avoir emmené tout cela avec elle. Tachant de faire le moins de bruit possible, elle posa sa valise sur son lit et, triant à peine vêtements et autres cadeaux, commença à la remplir. Avec, toutefois, un minimum d’organisation, elle parvint à tout faire rentrer, y compris le lustre en forme de Saturne que Caleigh avait absolument tenu à lui offrir maintenant. Avec un sourire satisfait, elle ferma sa vali… Ah non. Avec une moue désapprobatrice, elle tenta de fermer sa valise pour la deuxième fois. Puis une troisième. Mais rien n’y faisait, il y avait toujours quelque chose qui coinçait. Satanée valise ! Il y aurait bien un moyen de…

    Elle sentit soudainement deux mains se poser sur ses hanches et des lèvres se poser délicatement dans son cou. Sous le surprise, elle faillait se retourner et envoyer un coup de poing dans le ventre de son agresseur, mais reconnut bien vite son Ange. Elle se mit alors presque à ronronner, surtout lorsque l’homme posa ses lèvres sur les siennes dans un baiser chaste.
    « Coucou mon amour, attends, laisse-moi t’aider ! » Il se plaça alors face à la valise et, en homme fort qu’il était (et qu’il voulait exhiber ?), il posa ses mains sur la valise, bien décidé à la vaincre en un coup. « Mmh, fais juste gaffe, y’a des trucs… » D’un coup sec, Maximilien ferma la valise. Un léger craquement se fit entendre. « … fragiles. » Avec un léger sourire, Maximilien posa une deuxième fois ses lèvres sur celles de sa fiancée puis se dirigea vers son fils. La mère ne bougea pas, regardant avec tendresse la scène touchante qui se jouait sous ses yeux. Elle le regarda, l’air guimauve, porter avec délicatesse son fils, l’habiller avec un regard tendre. Puis, quelques minutes plus tard, ils étaient prêts à partir. Nathanaël dormait paisiblement dans sa poussette, Loreana s’était débarrassée de sa tenue d’hôpital et Maximilien jouait les bagagiers. « Prête Lor’ ? On y va ! On rentre chez nous ? » Pour toute réponse, Maximilien reçu un baiser sur les lèvres. Se retournant une dernière fois pour vérifier que rien n’avait été oublié, Loreana soupira. Elle allait rentrer chez elle avec son fils. Par Merlin. Ils quittèrent l’hôpital en vitesse, pressés tous les deux de regagner l’appartement. Ils s’engagèrent bien vite dans la voiture du ministère, et Loreana, assise aux côtés de Maximilien, s’endormit sur son épaule, laissant leur fils aux soins de son futur mari. Lorsque le futur apprenti la réveilla doucement, ils étaient arrivés dans le parc de Poudlard. Loreana espéra de tout cœur que leur arrivée passerait inaperçue, car elle n’avait vraiment pas envie d’être assaillie par une bande d’élèves en furie. Heureusement pour elle, son vœu fut entendu et, bien vite, elle se retrouva seule avec Maximilien dans son appartement.

    Appartement qui, au demeurant, était parfaitement propre. Comme s’il avait été nettoyé de fond en comble le matin même. Agréablement surprise, elle se tourna vers son Ange.
    « C’est... C’est toi qui as tout nettoyé ? Et avec combien de domestiques ? » Le sarcasme était sorti tout seul, sans même qu’elle n’y pense. Mais peu importait, Maximilien savait lire la gratitude dans les yeux de sa belle. Elle se pencha d’ailleurs vers lui et l’embrassa passionnément. Puis, elle se tourna vers son fils qui, dans la poussette, avait ouvert les yeux. « Bienvenue chez toi, Nathanaël Travis Middle… »


SCENE I
FIN


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Maximilien et Nathanaël...
Les deux hommes de ma vie.
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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Scènes de famille Jeu 24 Déc 2015 - 0:05

SCENE II
Parfois, l'éducation, c'est dur
    Quelle médiocrité. Loreana soupira bruyamment en tournant une page. Elle semblait nourrir le vain et pâle espoir que la page suivante lui réserverait une surprise, et que les mots qu’elles y liraient s’élèveraient soudain à un niveau d’intelligence inédit. Et pourtant, à chaque fois, elle était déçue. Alors, elle maugréait dans sa barbe (qu’elle n’avait pas) et fulminait silencieusement contre la bêtise des magasines féminins, et, tant qu’à faire, du monde entier. De temps en temps, elle laissait échapper un sarcasme bien senti à l’encontre du rédacteur de l’article qu’elle était en train de lire, ce qui ne manquait pas d’agacer son Ange, assis en face d’elle, penché sur un énorme grimoire poussiéreux qui concernait les techniques de potions de type mortifère au dix-huitième siècle. La directrice des bleu-et-bronze avait autorisé son fiancé à mener des recherches dans sa bibliothèque personnelle, composée au fil du temps par les acquisitions, pas toujours honnêtes, quoique que toujours légales – bon, d’accord… presque toujours légales – auxquelles elle avait pu procéder. Cela dit, elle avait fait jurer à son amour d’être extrêmement délicat avec les ouvrages : certains étaient des exemplaires originaux et manuscrits écrits de la main même de sorciers qui faisaient figure de légendes dans l’histoire des potions. La perte ou la détérioration d’un de ses bouquins l’auraient non seulement mise dans une rage noire, mais l’auraient probablement déprimée également, aussi avait-elle sérieusement envisagé de faire prêter à son Ange un Serment Inviolable durant lequel il promettrait d’être soigneux. Puis, après une dizaine de secondes de réflexion – essayez de réfléchir plus vite avec un adorable bébé criard pour vous tenir éveillée toute la nuit – elle s’était finalement dit que cela pourrait être perçu comme un mesure légèrement hyperbolique. Elle n’en avait, par conséquent, pas soufflé un seul mot à Maximilien, qui aurait sans doute sauté sur l’occasion pour s’offusquer du manque de confiance que lui témoignait sa fiancée. En parlant de Maximilien, d’ailleurs, cela faisait bien trop longtemps que, absorbé par le manuscrit, il n’avait pas levé les yeux vers elle pour lui sourire. C’était inadmissible. Elle chercha donc le parfait prétexte pour qu’il s’intéresse un peu à elle – elle, contrairement à lui, n’avait plus d’études ou de recherche à mener, et la période de l’année ainsi que son sens du planning impeccable lui avaient permis d’être à jour dans toutes ses corrections, ce qui la laissait désespérément inoccupée pendant les périodes de sieste de Nathanaël. Ainsi, elle se rabattit sur la seule source d’inspiration qui lui restait : le magasine féminin La beauté, c’est pas sorcier. Elle ne sut jamais vraiment ce qui lui avait pris, quelques semaines plus tôt, à la maternité, d’acheter ce torchon, mais puisque c’était fait, autant rentabiliser l’investissement. Elle avait donc appris (pendant que Max, lui, apprenait vraiment des choses intéressantes) que la femme du Ministre de la Magie disposait d’un secret minceur imparable qui lui permettait d’avoir toujours la ligne après les fêtes. Elle apprit également les raisons de la rupture de la chanteuse des Bizar Sisters et du bassiste du même groupe (une histoire d’infidélité, apparemment), ce qui expliquait l’annulation de leur dernière tournée. Tournant une page en maugréant toujours sur la niaiserie du courrier des lecteurs, elle tomba sur un article qui la fit sourire. « Retrouver sa libido après l’accouchement ». Tiens ? Peut-être que cette serpillère allait lui être utile ? Il était vrai que, depuis la venue au monde de Nathanaël, elle n’avait pas laissé Maximilien l’approcher de trop près et, les rares fois où il avait essayé de la convaincre s’étaient achevées en échec cuisant pour le blondinet. Lors de la dernière tentative en date, l’apprenti s’était montré trop entreprenant au goût de la brunette, qui l’avait gentiment envoyé finir sa nuit sur le canapé. Cela avait un peu calmé le jeune homme, qui ne manqua toutefois pas de reprocher à sa compagne le peu de considération qu’elle accordait à ses – et je cite – « besoins naturels et physiologiques tout ce qu’il y a de plus logiques en présence d’une créature aussi belle et désirable ».

    Afin de prévenir son bel amant qu’il devait être attentif, Loreana se racla bruyamment la gorge. Puis, elle commença à lire :
    « La médicomage Karine LeRoux, spécialiste de sexualité, répond à toutes vos questions sur la libido après l’accouchement. » Voilà qui devrait suffire pour attirer l’attention de Maximilien. Elle allait pouvoir enchaîner sur les parties qui l’intéressaient. « Les hommes peuvent être un peu frustrés par la grossesse, lorsque celle-ci s’est révélée être une période calme sur le plan sexuel, peut-être plus axée sur la tendresse. Une fois l’accouchement passé, leur désir est très fort, et ils sont parfois moins indulgents, moins patients avec leur compagne que lorsque celle-ci était enceinte. Je leur conseillerais donc d’être les plus tendres, les plus sensuels possible. Et, surtout, de ne pas chercher à précipiter les choses. » Elle adressa un sourire mi-coquin, mi-moqueur à Max, qui semblait avoir du mal à retenir une remarque. « Pour moi, ça a mis trois ans à revenir, témoigne Jessica, jeune mère de 25 ans. Tu vois, Max ? Moi ça fait que 5 mois, t’as aucune raison de te plaindre. » Elle lui adressa un superbe sourire à moitié hypocrite, puis se leva en jetant le magasine par-dessus son épaule. Elle se dirigea vers la cuisine, en passant devant Maximilien en prenant soin de le narguer d’un déhanché exagéré, puis entreprit de se faire un thé. Dans le même temps, elle prépara un café à son apprenti, avec deux sucres et un nuage de lait, comme il l’aimait. Elle amena les deux tasses dans le salon, et enlaça son Ange par derrière en lui présentant son café. Elle perdit un instant ses lèvres dans le cou de jeune père, puis lui murmura à l’oreille : « Je te promets que je le fais pas exprès, tu sais ? J’aimerais vraiment pouvoir faire disparaître cet air frustré de ton visage, mais je ne peux pas… Pour le moment. Je suis désolée. Mais tu sais que je t’aime, hein ? » Elle voulut poser ses lèvres sur celle du jeune homme, comme pour lui prouver par ses actes ce qu’elle lui promettait par ses mots, mais elle fut interrompue par un son qui lui brisa le cœur. Dans la pièce d’à côté, son fils venait de commencer à pleurer. Elle esquissa rapidement un geste vers la porte, mais elle se sentit soudain clouée sur place par un regard désapprobateur du jeune père. Lentement, comme une gamine prise sur le fait, elle se retourna. Elle prit soin d’afficher une expression semi désolée sur le visage, mais, surtout, elle aborda un air d’imploration triste. « Je sais ce que tu vas dire... Et je sais qu’à la base j’étais d’accord, mais écoute un peu ! Tu l’entends ? C’est le petit ange qui pleure, qui souffre, qui a mal… Ou froid. Ou faim. Ou les trois en même temps. Je connais ta cruauté, je sais que tu saurais rester indifférent à tant de souffrance. Mais ne pousse pas le vice jusqu’à exiger d’une mère qu’elle assiste au calvaire de son fils, impuissante ! Chacun de ses cris est une flèche qui vient se ficher dans mon cœur meurtri, et je ne saurai tolérer ces traits plus longtemps ! Ah, s’en est trop ! Adieu, monde cruel ! Je te quitte à regrets, laissant mon fils entre les mains d’un homme sans cœur, qui n’a pas su autoriser sa future femme à aller s’occuper de son fils mourant, pour une fois ! » Et elle feignit la mort dans une parodie d’attitude shakespearienne qui collait parfaitement avec sa tirade moqueuse. Au fond, elle savait bien que, si elle ne voulait pas habituer son fils à pleurer pour la voir débarquer, elle devait apprendre à le laisser pleurer, au moins un peu. Mais il était peut-être encore trop tôt pour elle. Alors, elle se contenta d’ouvrir un œil, oubliant l’idée de feindre la mort avec réalisme, et observa son Ange qui, amusé, semblait préparer une cinglante réplique… Ou peut-être allait-il craquer et autoriser la mère à s’occuper du fils ?

    Mais, au fond, pourquoi avait-elle besoin de son autorisation ?


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Scènes de famille Dim 27 Déc 2015 - 9:50

    Le Calme ! Enfin ! Installé – pour ne pas dire affalé – dans son canapé, Maximilien Middle savourait la douceur du silence retrouvé et la tranquillité dont il disposait enfin. Être père n’était pas de tout repos et se révélait bien plus prenant et compliqué qu’il ne l’avait pensé. Nathanaël n’était pourtant pas un bébé difficile – d’après les nombreux livres de psychologie infantile que Loréana avait achetés – mais il n’en reste pas moins chronophage. Il fallait le nourrir, le changer, le laver, le border, l’éveiller en jouant avec lui, en lui parlant et entre Nathanaël, sa fiancée, ses obligations familiales, amicales et ses absences régulières et inexpliquée, Maximilien n’avait plus une minute à lui. Et que dire de sa thèse ? Elle n’avançait pas ! Il n’avait le temps ni de faire des recherches ni de rédiger la moindre page… C’était une catastrophe. Heureusement que son maître de thèse n’était nul autre que sa propre fiancée et qu’elle se montrait – sous ses railleries et reproches – en réalité bien plus compréhensive et indulgente qu’elle aurait dû l’être. Il pourrait travailler le soir mais quand le jeune garçon du couple était enfin au lit, que les tâches ménagères quotidiennes étaient terminées, l’ancien serdaigle était tellement épuisé, tellement lessivé qu’il n’avait qu’une seule envie : s’affaler dans son canapé et ne plus bouger… Ce dimanche néanmoins semblait enfin lui offrir une occasion inespérée de travailler. Après le biberon de midi, la jeune mère avait présenté le front du bambin à son père pour qu’il l’embrasse avant d’aller le coucher. Pour une fois, le nourrisson n’avait pas bronché : aucune larme, aucun cri ; il s’était simplement endormi. Régnait alors, pour la première fois depuis des mois dans l’appartement Wilde-Midle, un silence d’or. Maximilien avait embrassé sa fiancée et s’était laissé aller, à ses côtés, dans le tissu moelleux de son canapé. Mais les deux amoureux n’appréciaient pas trop l’inactivité, malgré leur fatigue continuelle. Loréana avait alors attrapé un magazine féminin qui traînait sur la table basse du salon depuis leur retour de la maternité et Maximilien s’était courageusement levé, annonçant qu’il allait lire (ou parcourir) quelques bouquins pour sa thèse. Il était allé choisir un grimoire très ancien voire antique dans la bibliothèque de sa dulcinée et s’était installé sur son canapé, parchemin et plumes à côté de lui pour pouvoir prendre des notes le cas échéant.

    Mais ce parfait silence fut de courte durée. Loréana tournait les pages de manière si violente que Maximilien, à chaque mouvement, avait la sensation qu’une bourrasque s’engouffrait dans la pièce et la belle agrémentait ces attitudes de bougonnements incompréhensibles et de soupirs agacés. Manifestement, ce torchon ne lui plaisait pas. Longtemps d’ailleurs, Maximilien s’était demandé ce que ce type de lecture faisait chez eux. Le maître de potion qu’était sa future femme ne supportait pas ces tissus de mensonges bons pour la populasse. Un soir donc il s’était risqué à lui poser la question et elle lui avait répondu qu’elle l’avait acheté à la maternité, un jour d’ennui (lui reprochant au passage discrètement de ne pas être venu la voir assez souvent). Elle s’était décidé cette après-midi à rentabiliser son investissement mais ce n’était apparemment pas la meilleure idée du siècle et loin de l’apaiser, ce magasine semblait donner des envies de meurtre à Loréana et c’était Maximilien qui en faisait les frais. Comment se concentrer sur ses potions alors que sa fiancée provoquait vents et fracas ? Maximilien leva les yeux au ciel et se renferma plus encore dans son grimoire, espérant oublier complètement l’existence de sa belle mais c’était sans compter son caractère d’hippogriffe. Car soupirer et éventer ne suffisait plus à la demoiselle, non il lui fallait maintenant se plaindre à voix haute et émettre de critiques. Maximilien grogna. Une fois. Deux fois. Trois fois. Loréana n’en avait cure. L’apprenti se sentait prêt à abandonner, à prendre son grimoire, son parchemin, ses plumes et à aller travailler dans le bureau (c’était peut-être d’ailleurs l’intention de Lor’ ?) mais tout d’un coup, la voix de Loréana changea d’intonation et entonna la lecture d’un article complet :
    « La médicomage Karine LeRoux, spécialiste de sexualité, répond à toutes vos questions sur la libido après l’accouchement. » Bon… il consentait à reconnaître que cet article pouvait l’intéresser.

    Depuis la naissance de Nathanaël, il fallait reconnaître que la vie sexuelle du couple n’était pas au beau fixe. Maximilien s’était montré patient, comprenant que d’une part le corps d’une femme devait se remettre de cette épreuve avant d’en subir de nouvelles et que ce n’était peut-être pas forcément la préoccupation première d’une jeune maman. Mais les mois avaient passé et Loréana n’avait toujours pas montré le moindre signe d’attirance pour lui. Oh, il avait essayé à plusieurs reprises de l’attirer dans ses filets mais elle semblait toujours avoir une bonne excuse : mal de tête, pleurs de Nathanaël, fatigue, cours à préparer, pas le jour, épuisement, un rapport à rédiger, des copies à corriger. Bref l’accro du sexe qu’avaient été Loréana avant son accouchement s’était transformé en nonne. Maximilien faisait tout son possible pour se montrer patient mais il se sentait quand même, par moments, de plus en plus frustré. Il délaissa son grimoire pour écouter la suite de l’article. Il avait l’air assez intéressant mais le reste risquait de ne pas lui plaire. Loréana en était arrivé aux témoignages d’autres mères et…
    « Pour moi, ça a mis trois ans à revenir, témoigne Jessica, jeune mère de 25 ans. Tu vois, Max ? Moi ça fait que 5 mois, t’as aucune raison de te plaindre. » Maximilien grogna – encore – et lui tira la langue. Trois ans ? Trois ans ! Impossible… Il émit un long soupir en regardant jetant un coup d’œil dépité à son appareil génital. Il murmura alors, juste assez fort pour que sa fiancée l’entente : « Hé bien, mon pote, il semblerait que tu n’obtiendras pas satisfaction tout de suite ! » Il sourit d’un air espiègle pour montrer à son amour qu’il plaisantait. Il allait de soi qu’il était prêt à l’attendre encore longtemps s’il le fallait – ou du moins qu’il essaierait. Loréana voulut se venger de ce coup bas. Elle se leva alors de son canapé, prenant bien la peine de faire bouger ses attributs récemment gonflés par l’allaitement. Maximilien ne perdit pas une miette de ce spectacle et il sentit déjà son « mini-lui » réagir à cette vision divine. Malheureusement pour lui, elle n’en resta pas là. Se dirigeant vers la cuisine, la jeune mère accentua son déhanché, consciente que le regard de son fiancé se fixerait sur ses fesses rebondies. Maximilien se pourlécha les lèvres et soupira de frustration. Elle était douée !

    Il tenta alors de se changer les idées en se replongeant dans son grimoire, espérant ne pas avoir besoin d’une douche froide. Il s’était remis à lire tranquillement lorsque Loréana revient, une tasse de café fumante encore en main. Il ne l’avait pas entendu s’approcher mais perçut sa présence lorsqu’elle l’entoura par derrière, lui plaçant sa tasse sous le nez. Il saisit le doux nectar et en but une gorgée, savourant la sensation de chaleur qui se propageait dans son corps tandis que sa fiancée lui imprimait un délicat baiser dans le cou :
    « Je te promets que je le fais pas exprès, tu sais ? J’aimerais vraiment pouvoir faire disparaître cet air frustré de ton visage, mais je ne peux pas… Pour le moment. Je suis désolée. Mais tu sais que je t’aime, hein ? » Que pouvait-il répondre à cela ? Evidemment qu’il le savait et évidemment qu’il comprenait. Il se sentit tout d’un coup être un gougeât de la pire espèce pour faire ainsi culpabilisé Loréana qui lui avait pourtant offert le plus beau des cadeaux : son fils ! Il s’empressa de déposer sa tasse sur la table, attrapa Loréana pour l’installer sur ses genoux et voulut l’embrasser tendrement prêt à lui tenir un long discours sur le fait que tout était de sa faute à lui et qu’il ne fallait pas qu’elle s’inquiète, qu’il l’aimait et qu’il l’aimerait toujours et que le sexe n’avait pas d’importance et qu’il pouvait encore attendre, qu’elle le rendait heureux, que Nathanaël était la meilleure chose qui lui soit arrivé mais un bruit raisonna soudainement dans le salon. Et pas n’importe quel bruit : les pleurs de son fils. Le cœur de Maximilien se serra en entendant ces petits cris enfantins mais le fait que Loréana se soit déjà redressée, prête à se précipiter dans la chambre de son fils lui permet de se ressaisir et il lança alors un regard noir de désapprobation à la jeune maman. Cette dernier le perçut très bien et fit demi-tour pour regarder son ange en face. Comprenant que ni les supplications ni le discours raisonné ne fonctionnerait, elle se décida à opter pour la tragédie théâtrale et se lança dans une tirade shakespearienne agrémentée de gestes dramatique mimant souffrance et déchirement : « Je sais ce que tu vas dire... Et je sais qu’à la base j’étais d’accord, mais écoute un peu ! Tu l’entends ? C’est le petit ange qui pleure, qui souffre, qui a mal… Ou froid. Ou faim. Ou les trois en même temps. Je connais ta cruauté, je sais que tu saurais rester indifférent à tant de souffrance. Mais ne pousse pas le vice jusqu’à exiger d’une mère qu’elle assiste au calvaire de son fils, impuissante ! Chacun de ses cris est une flèche qui vient se ficher dans mon cœur meurtri, et je ne saurai tolérer ces traits plus longtemps ! Ah, s’en est trop ! Adieu, monde cruel ! Je te quitte à regret, laissant mon fils entre les mains d’un homme sans cœur, qui n’a pas su autoriser sa future femme à aller s’occuper de son fils mourant, pour une fois ! »

    Durant toute cette comédie, Maximilien avait observé sa fiancée avec amusement, en secouant la tête. Elle était incroyable. Mais il savait que le rire ne pouvait pas résoudre la situation. A la naissance de leur fils, ils s’étaient décidés à commencer à l’éduquer immédiatement. Pas question d’en faire un bébé capricieux qui obtenait tout d’un claquement de doigts – ou plutôt d’une profusion de pleurs. Ils avaient lu de nombreux livre à ce sujet et accourir à chaque geignement n’était pas la solution car l’enfant risquait d’en jouer et les parents de devenir l’esclave du bébé qu’ils avaient mis au monde, au détriment de leur vie de couple. Il fallait dès le début montrer au nouveau-né que ses parents étaient plus têtus que lui et que pleurer n’y changerait rien. L’enfant comprenant cela finirait par arrêter de lui-même de pleurer et se rendormirait immédiatement. Mais cela avait été plus difficile que prévu… Pour les deux parents ! Non qu’ils fussent contre le principe – au contraire, ils l’approuvaient tout à fait – mais les cris de Nathanaël leur déchirait le cœur et ils finissaient toujours par paniquer et par céder pour accourir auprès du bébé qui n’avait strictement rien et réclamaient juste un peu d’attention ou d’être border pour s’endormir. Mais il fallait que cela cesse. Maximilien se leva alors et prit les mains de Loréana dans les siennes. Il la regarda tendrement avant de commencer à parler d’une voix douce qu’il voulait rassurante :
    « écoute, chérie, je sais que c’est difficile. Moi aussi j’ai le cœur en miette quand je l’entends pleurer et je ne peux m’empêcher d’avoir peur pour lui. Mais ce n’est pas la solution. Nous devons l’aimer mais c’est aussi notre devoir de parent de l’élever et son éducation commence maintenant. Chaque geste, chaque attitude, chaque parole contribuera à faire de notre fils ce qu’il sera plus tard. Et je tiens à en faire un garçon bien et un jour un homme bien. Il n’a rien. Je suis certain qu’il n’a rien. Il vient de manger, tu l’as changé, il a fait son rot. Il vient simplement de se réveiller et refuse de se rendormir seul. Il faut lui apprendre. Laissons-le. Je pense que s’il avait quelque chose, on le saurait, son pleur ne serait pas le même. Viens-là, viens contre moi ». Maximilien attira sa fiancée dans ses bras et la serra très fort. Il pouvait sentir les battements de son cœur contre sa poitrine et cela l’apaisa. Les cris de Nathanaël redoublèrent un moment avant de disparaître tout à fait et d’être remplacé par la respiration paisible qu’ils entendaient dans le baby phone. Ils avaient réussi. Un sourire franc mais fier s’afficha sur le visage de Maximilien qui se pencha et embrassa délicatement sa future épouse. Bon il était temps d’avoir une autre discussion.

    Toujours la main de Loréana dans la sienne, le jeune homme l’attira vers canapé et l’installa à nouveau sur ses genoux. Il passa délicatement sa main dans les cheveux de Loréana avant de planter son regard dans le sien et de lui dire :
    « quant au reste, Lor, tu sais que j’ai envie de toi… hum… d’ailleurs je crois que involontairement je suis en train de te le prouver. Mais… ce n’est pas grave. Je suis frustrée, c’est vrai mais cela n’a aucune importance mon amour. Parce que moi aussi je t’aime. Je suis fou de toi, je te l’ai dit quand je t’ai demandé ta main et je te le répèterai encore et encore jusqu’à ce que tu en sois persuadé. Tu m’as offert le plus beau des cadeaux : Nathanaël Travis Middle. Que pourrai-je réclamer de plus de ta part ? Notre vie de famille me comble de bonheur et de joie. Jamais je n’ai espéré construire quelque chose d’aussi solide et d’aussi beau. Alors le sexe, mon amour, c’est important et je ne tiendrai pas toute une vie sans lui – autant ne pas te mentir – mais je comprends que ce ne soit pas ta préoccupation en ce moment et que ça puisse avoir du mal à revenir. Je sais tout cela, chérie et je t’attendrai. Le temps qu’il faudra, je t’attendrai. » Oui… bon… Maximilien n’avait pas perdu son tallent avec les mots.


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MessageSujet: Re: Scènes de famille Lun 28 Déc 2015 - 21:38

    Les cris lui fendaient les cœur. Bien sûr, une part d’elle savait pertinemment que, vu l’heure, Nathanaël n’avait pas faim, qu’il ne pouvait rien lui être arrivé, puisqu’il était confortablement lové dans son lit-cage. Cette part-là lui hurlait d’arrêter de jouer les maman-poule et de laisser ce gamin pleurer un peu : il s’était probablement réveillé à cause d’un cauchemar (mais pouvait-on réellement faire des mauvais rêves, à cinq mois à peine ?) ou d’un bruit dans le château. Après tout, dans moins de deux minutes, le nourrisson aurait oublié pourquoi il pleurait et se serait rendormi. Ce côté d’elle, qu’elle avait pris l’habitude de nommer intérieurement « Loreana, la femme », trouvait de plus un appui solide dans le regard que, elle pouvait le sentir comme si une main s’était posée sur son épaule, Maximilien venait de lui lancer. Clouée sur place, elle se retourna lentement, comme une enfant partie en expédition pour dérober des chocolats dans la cuisine mais interceptée la main dans le sac par le regard vigilant d’un père à qui elle avait déjà fait le coup. Elle hésita un instant à lui offrir son sourire coupable le plus craquant pour échapper à son courroux, mais elle se doutait bien que le jeune père ne se laisserait pas attendrir si facilement – il était moins facile à attendrir depuis que sa libido n’était plus satisfaite… Peut-être y-avait-il un lien ? Comment convaincre l’apprenti de la laisser accourir au chevet de son fils ? Jouer la carte de la pitié ? Ou bien lui promettre une gâterie s’il la laissait faire ? Cela pourrait marcher, mais cela lui semblait particulièrement déloyal, et l’ancienne Bleu-et-Bronze se refusait à monnayer ses faveurs sexuelles : de toute façon, se plaisait-elle à dire de manière éhontément vaniteuse, même la richesse infinie des Middle ne suffirait pas à les payer. Non, cette stratégie-là n’était pas digne d’elle. Alors, la jeune femme fit ce qu’elle savait faire de mieux : elle abandonna le premier degré, et se lança dans une tirade aussi sarcastique que parodique : « Je sais ce que tu vas dire... Et je sais qu’à la base j’étais d’accord, mais écoute un peu ! Tu l’entends ? C’est le petit ange qui pleure, qui souffre, qui a mal… Ou froid. Ou faim. Ou les trois en même temps. Je connais ta cruauté, je sais que tu saurais rester indifférent à tant de souffrance. Mais ne pousse pas le vice jusqu’à exiger d’une mère qu’elle assiste au calvaire de son fils, impuissante ! Chacun de ses cris est une flèche qui vient se ficher dans mon cœur meurtri, et je ne saurai tolérer ces traits plus longtemps ! Ah, s’en est trop ! Adieu, monde cruel ! Je te quitte à regrets, laissant mon fils entre les mains d’un homme sans cœur, qui n’a pas su autoriser sa future femme à aller s’occuper de son fils mourant, pour une fois ! » Elle était Thisbé, se lamentant sur le corps sans vie de Pyrame. Elle était Juliette, pleurant sur le cadavre de Roméo. Elle était Harpagon, hurlant à la mort après avoir découvert qu’on lui avait dérobé son argent. En ce moment, Lorenana Wilde incarnait l’essence même du héros tragique, soumis à un destin sur lequel il n’avait aucune prise. La main sur le front, les yeux larmoyants (ou presque), elle semblait en proie à une lutte passionnée et pathétique contre la destinée qui allait l’écraser toute entière. Ou, du moins, qui était en train d’écraser Nathanaël Travis Middle, au nez et à la barbe de ses parents. Ils se devaient de réagir, de voler à son secours ! D’ailleurs, le fin sourire, mal dissimulé, qui était né sur les lèvres du bel amant donnèrent à Loreana le vague espoir que sa parodie tragique lui avait valu l’approbation du jeune homme, et qu’elle obtiendrait sa bénédiction pour enfin calmer les pleurs du nouveau-né.

    Mais c’était sans compter sur l’extraordinaire opiniâtreté de Maximilien Middle. Il se leva – Loreana crut une demi-seconde que c’était pour l’accompagner dans la chambre du nourrisson -, puis, s’étant approché d’elle, lui attrapa les mains dans un geste vif – il ne devait pas la laisser filer – mais tendre. Il plongea son regard dans celui de sa fiancée, et cette dernière put y lire un mélange de désapprobation, d’amusement, de désir (elle l’avait bien cherché, sur ce coup-là) et de tendresse. Cet étrange cocktail d’émotions fit naître sur le coin de ses lèvres un sourire qu’elle réprima en se mordant la lèvre inférieure : elle voulut, l’espace d’un bref instant, l’embrasser à pleine bouche, mais un nouveau cri de son fils – son bébé, la prunelle de ses yeux, sa chair et son sang – la tira de sa contemplation béate. Maximilien prit alors la parole, et sa voix douce permit à la jeune mère de retrouver un semblant de sérénité malgré les cris de son enfant.
    « Écoute, chérie, je sais que c’est difficile. Moi aussi j’ai le cœur en miette quand je l’entends pleurer et je ne peux m’empêcher d’avoir peur pour lui. Mais ce n’est pas la solution. Nous devons l’aimer mais c’est aussi notre devoir de parent de l’élever et son éducation commence maintenant. Chaque geste, chaque attitude, chaque parole contribuera à faire de notre fils ce qu’il sera plus tard. Et je tiens à en faire un garçon bien et un jour un homme bien. Il n’a rien. Je suis certain qu’il n’a rien. Il vient de manger, tu l’as changé, il a fait son rot. Il vient simplement de se réveiller et refuse de se rendormir seul. Il faut lui apprendre. Laissons-le. Je pense que s’il avait quelque chose, on le saurait, son pleur ne serait pas le même. Viens-là, viens contre moi » Si Nathanaël n’avait pas été en train de hurler à la mort – bon, d’accord, peut-être Loreana exagérait-elle un peu, mais c’était comme ça que « Lorana, mère » percevait les choses –, elle aurait surement soudainement retrouvé sa libido égarée depuis l’accouchement. Entendre Max parler ainsi de sa mission de père, de leur mission de parents, avait quelque chose de terriblement excitant. Peut-être que, pour la première fois, Loreana prenait pleinement conscience des sacrifices et de la transformation que Maximilien Enzo Middle avait consentis pour devenir celui qu’il était aujourd’hui. Oublié, le couche-partout m’as-tu-vu, il se comportait et parlait dorénavant en adulte responsable. En adulte responsable incroyablement sexy et séduisant. Le sursaut libidineux de la jeune mère ne dura que le temps d’un court silence entre deux pleurs de son fils, mais il fut suffisamment marqué pour qu’elle le ressente profondément. Alors, d’un coup, lovée confortablement dans les bras de son homme, elle se calma. Bien sûr que Nathanaël ne hurlait pas à la mort : il s’était simplement réveillé et ne tarderait pas se rendormir. Cependant, Loreana sentit qu’elle se devait tout de même de réagir, sarcastiquement, ne serait-ce que pour la forme : « D’accord, mon ange. Mais je te préviens : s’il n’arrête pas de pleurer dans les deux minutes, je te passerai sur le corps s’il le faut mais j’irai voir ce qui lui arrive. » Heureusement, la belle n’eut pas à mettre sa menace à exécution : après un crescendo insoutenable, les cris se turent subitement. Comme le jeune père l’avait prévu – ne devrait-il pas enseigner la divination plutôt qu’étudier les potions ? –, le bambin s’était rendormi après avoir constaté que ses parents ne viendraient pas. Le sourire de satisfaction franc qui apparut sur les lèvres de Maximilien entraîna des sentiments contraires chez la jeune mère : une part d’elle, « Loreana, la femme », se félicitait fièrement de leur performance et de leur capacité à résister au cinéma déchirant du mini-Maximilien ; l’autre part, « Loreana, la mère », regrettait qu’elle n’ait pu sauter sur cette occasion pour prendre son fils dans ses bras et se sentir complète à nouveau.

    Maximilien l’embrassa chastement sur les lèvres, dans un sourire victorieux, puis l’attira sur le canapé et la fit s’asseoir sur ces genoux. Dans cette position, elle put sentir que le petit cirque qu’elle avait entreprit quelques instants auparavant, en accentuant volontairement son déhanché, avec eut exactement l’effet escompté sur le pauvre apprenti. C’était sans doute un peu cruel de sa part, mais elle adorait savoir qu’elle faisait encore autant d’effet à son fiancé, car, même si elle ne lui en avait pas parlé afin de ne pas l’agacer avec ce genre de sujet « typiquement féminins » (d’après le magasine La beauté, c’est pas sorcier), elle avait l’impression que sa grossesse l’avait terriblement marquée au niveau physique. Certes, elle n’avait pas l’outrecuidance de se trouver grosse, mais il y avait plusieurs parties de son corps qui ne la satisfaisaient plus comme autrefois, et le simple fait de sentir l’effet physiologique qu’elle avait encore sur Maximilien suffisait à la rassurer. D’ailleurs, l’effet physiologique et le désir étaient visiblement ce dont le jeune homme voulait parler, après avoir délicatement passé sa main dans les cheveux de Loreana – qui ronronna presque à se contact.
    « Quant au reste, Lor, tu sais que j’ai envie de toi… hum… d’ailleurs je crois que involontairement je suis en train de te le prouver. Mais… ce n’est pas grave. Je suis frustré, c’est vrai mais cela n’a aucune importance, mon amour. Parce que moi aussi je t’aime. Je suis fou de toi, je te l’ai dit quand je t’ai demandé ta main et je te le répèterai encore et encore jusqu’à ce que tu en sois persuadé. Tu m’as offert le plus beau des cadeaux : Nathanaël Travis Middle. Que pourrai-je réclamer de plus de ta part ? Notre vie de famille me comble de bonheur et de joie. Jamais je n’ai espéré construire quelque chose d’aussi solide et d’aussi beau. Alors le sexe, mon amour, c’est important et je ne tiendrai pas toute une vie sans lui – autant ne pas te mentir – mais je comprends que ce ne soit pas ta préoccupation en ce moment et que ça puisse avoir du mal à revenir. Je sais tout cela, chérie et je t’attendrai. Le temps qu’il faudra, je t’attendrai. » Le sursaut libidineux revint avec une violence incroyable. Plongée dans les yeux de Maximilien, de son Maximilien, Loreana put y lire toute la sincérité et l’amour qu’il éprouvait pour elle. Dans d’autres circonstances, elle se serait probablement méfiée du discours du bellâtre : après tout, il était extrêmement doué pour les beaux discours. Elle aurait peut-être vu dans cette compréhension si pure un stratagème perfide pour l’attirer dans ses filets, elle aurait sans doute suspecté une entourloupe. Mais pas là, pas maintenant. Elle sentait, elle savait qu’il pensait le moindre mot de son discours. Et Loreana eut, pour la première fois depuis cinq mois, envie de lui. Envie de le voir nu, de le sentir sur elle, en elle. De goûter à ses lèvres divines, de sentir ses mains sur son corps. Elle voulait que cet homme, qui n’avait décidément plus rien du bourreau des cœurs arrogant qu’il avait pu être, lui fasse l’amour. Elle n’avait pas le droit, pas l’envie de le priver d’elle. Lui qui avait sacrifié le sexe, l’alcool, le tabac et la fête pour construire cette merveilleuse famille… Sans lui répondre, elle captura ses lèvres et quémanda sans attendre l’accès à sa langue, qu’elle n’eut aucun mal à obtenir. Elle l’embrassa comme elle ne l’avait plus fait depuis bien longtemps : sa langue caressa la sienne avec passion, avec amour, avec un désir fiévreux qui renaissait au plus profond de ses entrailles. Avec un sourire en coin, elle plongea dans les yeux de son bel amant. Mais il n’était pas question de se laisser aller aussi facilement. Elle voulait jouer d’abord avec lui, le faire languir un peu… Et, à la réflexion, elle voulait se faire languir elle-même, faire durer le plaisir de cette tension sexuelle qui ne cessait de gonfler, de ces respirations qui se faisaient de plus en plus courtes et de ces regards qui se voilaient peu à peu. Alors, d’un ton qu’elle voulut détaché, mais qui fut incapable de masquer totalement le désir qu’elle sentait poindre en elle avec la force d’un volcan, elle lança : « Merci, mon ange. Je t’enverrai un hibou quand je serai prête à t’accorder mes faveurs. Alors, dis-moi, sur quel grimoire travailles-tu ? » Joignant le geste à la parole, elle se pencha de manière exagérée pour apercevoir le titre de l’ouvrage. Bien sûr, la manœuvre n’avait qu’un seul but : offrir à Maximilien une vue plongeante sur sa poitrine. Elle attrapa le livre, puis le tendit à Maximilien. Avec un sourire en coin, elle se pencha sur lui et lui mordilla doucement le lobe de l’oreille. « Il est très complexe. Peut-être devrais-je te laisser travailler dans le calme ? » Elle lui sourit d’un air (presque) innocent, alors même qu’elle s’installa à califourchon sur ses genoux et commença un léger mouvement du bassin, frottant son intimité contre la bosse de tissu qui dépassait du pantalon du jeune homme. « A moins que tu n’aies pas envie de travailler ? »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Scènes de famille Ven 8 Jan 2016 - 21:35

    La vie de Maximilien avait changé, terriblement changé. Pouvait-on seulement encore parler de changement quand un tel chamboulement s’était produit et que plus rien n’était à sa place ? L’héritier Middle n’avait toujours été qu’un petit con à la jeunesse dorée, bien trop têtu pour s’en rendre compte. Malgré les conflits légitimes qu’il entretenait avec ses parents, le jeune homme n’avait jamais eu d’autres responsabilités que de faire bonne figure en société. Il recevait suffisamment d’argent pour entretenir une ville entière et, outre ses bonnes notes obtenues grâce à son amour de l’apprentissage, il n’avait d’autres occupations que de sortir, faire la fête, s’amuser, boire, jouer de la guitare, fumer un petit peu, coucher à gauche et à droite. Tout lui passait par-dessus la tête et même s’il feignait de prétendre le contraire, il n’avait à rien assumer. Ses parents – ou du moins leur argent ou leur nom – aurait toujours été présents pour rattraper ses erreurs, ses bêtises, ses fautes, ses excès. Maximilien, à bien y réfléchir, ne pouvait pas se plaindre de sa jeunesse bien qu’il l’eût souvent décrié. Aujourd’hui, rien n’était plus pareil. Il était devenu responsable d’une famille entière, il portait sur ses épaules la charge de rendre sa femme heureuse et d’éduquer correctement son fils. Si les finances n’étaient pas un problème, le jeune homme devait gérer à la fois son poste d’assistant, sa thèse, sa femme, son fils, ses amis et ses absences. Il ne pouvait rien laisser de côté et il n’y avait désormais plus personne pour faire les choses à sa place. Tout dépendait de lui et uniquement de lui – avec le soutien de sa future épouse, certes. Il avait dit au revoir aux soirées, aux fêtes, aux femmes, aux hommes, aux coucheries d’un soir, aux excès d’alcools, aux fumettes, à l’innocence et à l’inconscience. Certains aspects de cette vie ne lui manquait pas du tout et il lui suffisait de serrer Loréana dans ses bras et de voir son reflet dans les yeux de son fils pour se rendre compte qu’il n’avait pas perdu au change et qu’on contraire, il y avait plutôt gagné. Mais parfois, à de rares moments, son innocence lui manquait et ce sentiment de liberté et d’inconscience. Mais lui, au moins, avait gagné l’amour en retour. Il se savait chanceux parce qu’il avait troqué son innocente solitude pour des responsabilités pleines d’amour. Il n’osait imaginer comment se sentirait quelqu’un qui devait perdre à la fois innocence et amour… Alors non, Maximilien n’avait pas perdu grand-chose et ce qui se trouvait bien caché dans ce petit appartement était tout ce dont il avait besoin pour vivre heureux : Loréana et Nathanaël. Parfois il avait la sensation que la jeune mère ne se rendait pas compte de combien elle le rendait heureux. Malgré le caractère fort de Loréana, il savait qu’elle tenait à son bonheur plus que tout et il était bien décidé à lui faire comprendre que c’était elle la cause de son bonheur et qu’elle n’avait pas à s’inquiéter…

    La tirade que prononça Loréana amusa fortement Maximilien ; sa compagne avait un goût prononcé pour la tragédie. Elle n’était pas moins une mère inquiète pour son enfant qu’un Hamlet pleurant sur son Ophélie, qu’un Achille discourant sur le mort de Patrocle, que la Phèdre de Valerius Flaccus s’inquiétant pour son Jason aux prises avec les épreuves de son père, que Quasimodo veillant sur la Esmeralda du haut des tours. Elle était devenue Andromaque et Hécube pleurant sur le corps sans vie de leur Astyanax. Et plus elle parlait, plus elle en rajoutait, jouant une comédie parfaite. Maximilien se leva, conscient de ce dont sa future femme avait besoin : être rassurée. Il la connaissait suffisamment pour savoir que derrière ses airs de grandes comédiennes pouvait se cacher une femme sensible qui faisait mine d’essayer de le convaincre par les hyperboles mais qui avait véritablement le cœur qui saignait en entendant la chaire de sa chaire pleurer. Maximilien lui servit donc un de ses discours digne de lui et la prit dans ses bras. Bien entendu, la belle convaincue ne put s’empêche de lui répondre – il fallait qu’elle eût le dernier mot –
    : « D’accord, mon ange. Mais je te préviens : s’il n’arrête pas de pleurer dans les deux minutes, je te passerai sur le corps s’il le faut mais j’irai voir ce qui lui arrive. » Il laissa échapper un petit rire, signifiant qu’il avait compris la menace mais qu’il ne la prenait pas au sérieux et la serra plus fort contre lui. Elle était tendue entre ses bras mais petit à petit il la sentit se détendre et lorsqu’elle répondit à son étreinte, il sut qu’il avait gagné et qu’il avait réussi à la convaincre. D’ailleurs Nathanaël leur donna raison et finit par se taire, s’étant certainement rendormi. Un sourire radieux naquit sur les lèvres des deux parents. Nouveau silence dans l’appartement. Le centre du monde de nos deux fiancés s’était calmé, endormi et se baladait sûrement au doux pays de Morphée, plongés dans les rêves du petit bébé qu’il était encore…

    Maximilien se détacha progressivement de sa belle, la regardant avec un sourire mis attendri, mi triomphant. Il avait eu raison ! Mais il n’avait pas le temps de s’attarder plus longuement sur sa victoire, les amants – ou plutôt non-amants en ce moment – avait encore autre chose à régler : le problème lié à leur vie sexuelle. Il prit la main de son amour dans la sienne et la condition vers le canapé. Il l’installa délicatement sur ses genoux, la calant bien contre son corps. Il commença par lui caresser les cheveux avant de se lancer dans une nouvelle diatribe. Maximilien savait manier les mots ; il était plus convaincant que Lysias, plus acharné que Démosthène, plus théoricien que Quintilien, plus habile que Cicéron. Mais il ne discourait plus par simple jeu sophiste, chaque mot qu’il prononçait il le pensait, il y croyait et surtout lorsqu’il s’adressait à Loréana à laquelle il lui était devenu impossible de mentir. Il ne construisait plus ces discours pour convaincre mais simplement pour transmettre ses propres sentiments et ce qu’il voulait par-dessus tout, c’était que Loréana comprenne qu’elle le rendait heureux, plus heureux qu’il ne l’avait jamais été.
    Lorsqu’il vit le sourire poindre sur le visage de sa belle, il sut qu’il avait fait mouche et que s’il n’avait dit que la vérité, il lui avait manifestement aussi dit ce qu’elle avait besoin d’entendre et pour la première fois depuis des mois il vit les pupilles de sa belle se dilater légèrement de désir. Cette impression fut confirmée par le fait que Loréana se pencha en avant et vint embrasser son ancien serdaigle. Pour la première fois depuis des mois, il y avait plus que la routine et l’habitude dans ce baiser, il y avait aussi de l’amour, de la passion, du désir. Tellement d’amour, de passion et de désir que Maximilien sentit tout son corps frissonner d’anticipation. Leurs langues se rencontrèrent dans un balai enflammé qui mêlait douceur et violence. Lorsque ce baiser prit fin, ils étaient tous deux à bout de souffle et Maximilien se sentit fort excité par ce nouvel élan d’affection mais la belle avait décidé de le torturer un peu. Elle s’écarta de lui et lui marmonna ironiquement :
    « Merci, mon ange. Je t’enverrai un hibou quand je serai prête à t’accorder mes faveurs. Alors, dis-moi, sur quel grimoire travailles-tu ? » La peste ! Elle se penchait en arrière pour attraper le grimoire dévoilant à Maximilien ses attributs et leur donnant une forme bien ronde et parfaite. Revenant à sa position d’origine, elle se mit à feuilleter ce grimoire, comme si de rien était, comme si elle n’était pas consciente de l’état dans lequel il avait plongé son amoureux : « Il est très complexe. Peut-être devrais-je te laisser travailler dans le calme ? » La garce bis ! Elle lui titillait le lobe d’oreille avec sa langue et Maximilien ne put retenir un gémissement Ce geste sensuel l’avait toujours excité et Loréana le savait bien. Innocemment, elle changea de position, venant se mettre à califourchon sur son étalon que se sentit bien à l’étroit dans son pantalon en sentant le sexe de sa belle venir se frotter contre le sien : « A moins que tu n’aies pas envie de travailler ? » La garce, ter !

    Il ne pouvait pas se laisser faire de cette façon ! Son orgueil de mâle en prenait un coup de se laisser mener à la baguette mais le sexe masculin était faible quand il s’agissait de femme, surtout quand elles savaient y faire et Loréana était un maître en la matière. Mais plus que sa propre frustration, il importait à Maximilien de faire en sorte que Loréana ne regrette pas son désir retrouvé et qu’au contraire elle retrouve sa fougue d’antan. Il lui attrapa les fesses, tout en l’embrassant, faisant mine de la caresser mais d’un geste, il l’allongea sur le canapé et vint se coucher sur son corps. Il savait qu’elle adorait les « frottis-frottas » à travers les vêtements, il savait qu’elle aimait sentir le désir qu’il avait pour elle alors il imprima un mouvement de va et vient, laissant son sexe caresser celui de sa belle à travers leur vêtement. Combien de fois cela ne l’avait-il pas rendu folle de désir et de plaisir. Il s’amusa de la voir haleter ! Ah il reprenait le dessus mais ce n’était pas le plus important, surtout il lui donnait du plaisir, il la sentit fébrile, tremblante. Elle en avait besoin et manifestement tout cela lui avait manqué à elle aussi. Il se pencha pour lui embrasser le cou et tout en continuant son mouvement de va et vient, il s’accrochait à ses hanches et puis laissa vagabonder ses mains le longs du corps de sa belle :
    « Merlin ! Que tu es belle, Lor’… Tu es tellement belle ! » Il se redressa pour enlever son t-shirt dévoilant son torse lisse de jeune homme sportif – bien que son empâtement familial de ces derniers mois lui avait faire prendre quelque kilogrammes et perdre quelques muscles. Il resta redressé, se décalant un peu pour s’asseoir à ses côtés, prêt à faire tout ce qu’elle voulait, prête à lui laisser faire tout ce qu’elle voulait. Il se tenait à son entière disposition. Bien sûr qu’il avait envie de la déshabiller, de la toucher, de l’envoyer au septième ciel mais pour la première fois de sa vie, Maximilien avait peur de ne pas être à la hauteur. Ce n’était pas uniquement parce qu’il n’avait plus fait l’amour depuis longtemps mais c’était surtout parce qu’il avait peur de se montrer trop impatient, trop brusque, pas assez attentif et Loréana méritait qu’il soit tout cela, elle méritait qu’il soit tendre avec elle, doux, concentré sur elle uniquement, qu’il s’oublie pour ne l’aimer qu’elle et elle à jamais…
    Il attendait qu’elle vienne à lui, qu’elle lui dise ce dont elle avait besoin, qu’elle lui montre le chemin, qu’elle le rassure et cela aurait pu se faire… Si Nathanaël ne s’était pas mis à pleurer, réellement réveillé cette fois-ci…


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Scènes de famille Mar 12 Jan 2016 - 0:21

    C’était assez inexplicable. Il n’y avait aucune raison ni logique ni rationnelle à ce que Loreana ressentait en ce moment. Quelques minutes auparavant, elle avait gentiment (quoique…) taquiné le jeune homme, plaisantant sur sa libido qui n’avait pas encore daigné montrer le bout de son nez, depuis que Nathanaël avait pointé le bout du sien. Elle savait, au fond, qu’elle ne risquait pas grand-chose, sinon frustrer un peu plus son homme, ce qui – elle en était persuadée – ne ferait qu’accentuer le plaisir qu’ils éprouveraient lorsque le temps de leur première étreinte serait venu. C’est pourquoi elle avait fréquemment joué avec les nerfs et les désirs du jeune apprenti, accentuant son déhanché de manière qui frôlait parfois l’indécence, lui offrant plus que nécessaire la possibilité de jeter de furtifs coups d’œil à son décolleté, et j’en passe et des meilleures. Elle se souvint avec un demi-sourire du coup qu’elle lui avait fait, quelques jours auparavant. Elle était sortie de sa douche, méticuleusement emballée dans une serviette de bain… Mais avait volontairement laissé une large ouverture sur sa jambe, puis elle avait traversé tout le salon, où Maximilien travaillait, de manière à lui laisser le loisir de la contempler. Et, comble de la perfidie, elle avait fait mine de laisser tomber sa serviette par maladresse, laissant à son futur époux tout le loisir d’admirer son corps nu et encore légèrement humide. Depuis quelques temps, donc, c’était elle qui menait la danse : elle se jouait du désir de Maximilien, d’abord pour le taquiner (c’était comme cela qu’elle fonctionnait, elle n’y pouvait rien), mais aussi pour se rassurer elle-même. Elle n’avait sans doute plus la confiance en son physique qu’elle pouvait avoir autrefois, et le bonheur que lui avait apporté sa maternité lui semblait avoir été payé par un lourd tribut sur son corps. Elle se sentait comme marquée par son accouchement, et le simple fait de voir que le jeune homme continuait à la regarder avec l’œil empli d’un désir inchangé regonflait sensiblement son image d’elle-même. C’est pourquoi ce petit jeu s’était installé, et Loreana savait parfaitement qu’elle ne pouvait pas perdre : après tout, elle n’était pas frustrée, elle. Elle était totalement maîtresse du jeu… Du moins, jusqu’à maintenant. Là, assise sur les genoux du jeune homme, elle l’écoutait parler. Parler de lui, de ses sentiments. De sa frustration, aussi, et de combien elle était insignifiante. De la violence et de la profondeur de son amour. Du bonheur qui émanait de lui et semblait éclairer la pièce d’une lueur chaude et chaleureuse. De tous les sacrifices qu’il était prêt à faire pour elle – non, pour eux. Ces mots trouvaient un écho incroyable en elle. Surtout, le regard du jeune homme, lourd d’un amour qui l’aurait probablement écœurée s’il ne lui était pas destiné, la bouleversa. Elle sentit une sensation étrange lui nouer le bas ventre, alors qu’une étrange chaleur l’envahissait de la tête aux pieds. Voilà des mois qu’elle n’avait pas ressenti une telle secousse, et ses lèvres furent comme magnétiquement attirée par celles du jeune homme. Elle se donna à lui dans un baiser passionné, brûlant de la flamme naissante d’un désir à peine retrouvé et auquel elle n’avait pas envie de résister. Certes, cela signifiait qu’aujourd’hui, c’était Maximilien qui gagnait. Mais peu importait. Ce qui comptait, c’était ici, c’était maintenant. C’était les bras de Maximilien qui l’enlaçaient délicatement…

    Lorsqu’elle rompit le baiser, elle plongea dans ses yeux et, pour la première fois, l’ancien Serdaigle put y lire un désir clair, qui écrivait presque « prends-moi » en toutes lettres dans le regard de la belle. Mais… Non. Pas là, pas tout de suite. Elle ne pouvait pas céder aussi facilement, pas après l’avoir torturé pendant cinq mois. Elle ne pouvait pas laisser un beau discours, certes sincère et très touchant, la retourner à ce point. Elle se devait de conserver le contrôle de la situation. C’était lui qui devait succomber à la tentation, pas elle. Elle décida alors, se faisant violence pour ne pas le déshabiller immédiatement, de faire mine de s’intéresser à son travail. Elle se pencha pour attraper le grimoire que le jeune homme avait nonchalamment abandonné un peu plus loin sur le canapé, prenant soin au passage de lui offrir la plus belle vue possible. Armée de l’ouvrage, qu’elle feuilleta d’un air faussement studieux – elle savait que Maximilien adorait les femmes intelligentes -, elle fit une légère moue en prétendant s’extasier devant la complexité des textes qu’elle lisait – et qu’elle connaissait au demeurant presque par cœur : le grimoire avait été extrêmement difficile à acquérir, et elle avait préféré enregistrer chaque page dans son esprit au cas où, un jour, il arriverait malheur à l’opus. Puis, passant à une offensive plus marquée encore, elle abandonna le livre et se pencha sur Maximilien. Elle lui susurra quelques mots à l’oreille tout en lui titillant le lobe du bout de la langue. Elle savait que ce geste le rendait fou, et elle sentit clairement l’effet que cela lui avait fait lorsqu’elle s’installa à califourchon sur ses genoux. Elle put sentir distinctement l’excitation de son bel amant, et la proximité de leur deux sexes, même séparés par des bouts de tissus superflus, lui fit presque capituler. Pourtant, dans un ultime effort provocateur, elle proposa (d’un ton qui masquait mal l’état dans lequel elle se trouvait), de laisser l’apprenti travailler. Bien sûr, elle lui laissait l’occasion de la prendre à son propre jeu, en s’éloignant effectivement d’elle pour reprendre son étude. Alors, comme pour parer à cette éventualité, elle entama un mouvement du bassin lent, dans l’unique but de retrouver des sensations divines qu’elle pensait avoir oubliées. Déjà, elle se sentait partir, tandis que son cœur s’emballait dans une chamade hallucinée. Maximilien avait intérêt à céder vite, car dans le cas contraire, ce serait elle qui perdrait son petit jeu… Heureusement, le jeune sembla entendre cette supplication mentale de sa future femme, et posa une main éhontée sur ses fesses, avant de l’embrasser à pleine bouche, dans un baiser qui permit à Loreana de goûter à toute la frustration que son amant avait accumulée. Si elle avait été en état de réfléchir, elle aurait peut-être été attaquée par une once de culpabilité, qu’elle aurait sans doute bien vite balayée avec un sourire en coin. Mais elle n’était pas en état de réfléchir, d’autant que le fougueux l’avait couchée sur le canapé – faisant tomber le grimoire millénaire au passage – et avait pris place au-dessus d’elle. Ça y était, elle avait gagné : Maximilien avait cédé… Quoique… Le mouvement du bassin qu’il avait entreprit, sans même la déshabiller, lui arracha un timide gémissement qu’elle tenta tant bien que mal de retenir prisonnier de ses lèvres. Elle adorait ce moment d’extrême tension, ce moment de proximité si lointaine de leurs corps. Elle adorait sentir Maximilien se frotter à elle à travers l’étoffe. Cela l’avait toujours rendue folle. Elle ne put retenir un léger cambrement, et elle ferma les yeux un moment en se mordillant la lèvre inférieure. Ne pas céder maintenant. Surtout, ne pas céder. Faire fi de ses baisers dans le cou, de ses caresses si excitantes…
    « Merlin ! Que tu es belle, Lor’… Tu es tellement belle ! » Oh, et puis merde. Elle n’avait qu’à céder, elle en avait envie ! D’un geste, elle leva les bras, pour agripper le T-shirt de son bel amant, mais ce dernier fut plus rapide : il enleva son vêtement d’un geste vif, et… se recula. Pardon ?

    Elle se redressa légèrement en s’appuyant sur les coudes et le dévisagea un instant. Pourquoi s’était-il arrêté ? N’avait-il pas envie d’elle ? Ne devrait-il pas se jeter sur cette occasion de lui faire l’amour, puisqu’elle s’offrait littéralement à lui ? Elle avait une réplique narquoise et cinglante au bout des lèvres, et elle tenait le jeune homme en joue. Mais, avant d’avoir fait feu, elle croisa le regard du jeune homme, qui l’observait d’un air presque apeuré. Elle en fut totalement désarçonnée. Maximilien Enzo Middle, qui pouvait probablement se vanter d’avoir couché avec la moitié de Poudlard, un tombeur invétéré qui avait toutes les filles (et certains garçons aussi à ses pieds), Maximilien Dom Juan Middle avait peur de lui faire l’amour ? Mais… Comment ? Pourquoi ? Avait-il peur de se montrer trop brusque ? De ne plus savoir comment faire, après plus de 5 mois d’abstinence ? Ou bien craignait-il de ne pas être à la hauteur, de la décevoir et de condamner à jamais la libido de sa future femme ? Avec un sourire tendre, la jeune femme se redressa complètement et s’avança, à quatre pattes, vers lui. Elle lui caressa la joue avec énormément de douceur, puis posa ses lèvres sur celles du bel apollon.
    « Et toi tu devrais te remettre au sport, mon amour. » Elle lui sourit, dans un sourire rayonnant de tendresse. « Mais tu es très beau aussi. Divinement beau. Et tu es incapable de me décevoir, tu le sais, ça ? Alors ôte-moi ces yeux si puissants, et viens me faire l’amour… » Elle posa une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes, puis entreprit de lui parsemer le cou de baisers. Ses mains descendirent lentement sur le torse de l’apprenti, se dirigeant explicitement vers son pantalon…

    Puis Loreana se retira brusquement. Cette fois-ci, Nathanaël avait faim. Nathanaël avait besoin de sa mère. Tournant la tête vers la chambre du nourrisson, Loreana sembla hésiter une demi-seconde. Puis, adressant un sourire soupiré à son fiancé, elle se leva pour aller chercher son enfant. Mais, après quelques pas, elle se retourna brusquement, revint vers un Maximilien encore tout retourné, et lui murmura à l’oreille :
    « Cela te laisse jusqu’à ce soir pour te préparer psychologiquement à me faire tienne. » Puis elle fit volte-face dans un clin d’œil. Nathanaël, les yeux grands ouverts, emballé dans son pyjama, se tut soudainement lorsqu’il vit sa mère entrer dans son champ de vision. La jeune femme lui adressa un sourire qu’elle ne réservait qu’à lui – Maximilien en était parfois jaloux – et le sortit du lit-cage. Elle le serra contre elle en lui murmurant que tout allait bien et qu’elle était là, maintenant. Plus elle avait son fils dans les bras, moins elle comprenait comment elle parvenait à le lâcher. Quand il était là, près d’elle, son petit corps presqu’enroulé autour du sien, ses mains minuscules s’agrippant à ses cheveux, et ses yeux rencontrant parfois les siens, Loreana était complète. Après l’avoir rapidement changé, elle retourna avec lui dans le salon, histoire de présenter le bambin, encore grimaçant suite à son réveil en sursaut, à son père. Celui-ci l’accueillit avec sourire et caresses – ce qui rendit presque Loreana jalouse. Les deux parents jouèrent un instant avec leur fils, qui commençait à laisser échapper dans gargouillis inarticulés tout en agitant les bras en tout sens. Après un éclat de rire, la jeune mère posa un regard amoureux sur son fiancé… Puis, d’un geste qui amusa beaucoup le nourrisson, posa ses mains sur les oreilles de Nathanaël, comme pour l’empêcher d’entendre ce qu’elle dirait à son père. Avec un air légèrement coquin, elle demanda d’un ton léger, comme une fleur : « Au fait, Maxou… Est-ce que tu as des fantasmes dont tu ne m’aurais pas encore parlé ? »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Scènes de famille Dim 28 Fév 2016 - 19:14


    Depuis le temps qu’il en rêvait : des mois, des semaines, des jours, des nuits, des heures, des minutes, des secondes…Il avait arrêté de les compter et il avait bien compris qu’il lui fallait être patient, être attentif, être doux, être un homme, un vrai, un homme à l’écoute des envies et besoin de sa femme. Mais il en avait rêvé de cet instant, cet instant où il reverrait enfin le désir dans les yeux de sa femme, l’envie se dessiner dans son sourire et son corps trembler d’un besoin effréné de lui ; cet instant où s’allongerait délicatement sur sa dulcinée et où il l’embrasserait – mais pas d’un baiser enfantin ni d’un chaste baiser d’habitude – non où il l’embrasserait à pleine bouche avec un balai enchanté de langues, avec un échange de souffle et d’amour. Il avait imaginé ce moment où il sentirait sa poitrine contre son torse, son sexe contre son érection presque douloureuse, où il pourrait caresser ses cheveux avec passion, entortiller ses doigts dans ses boucles brunes, se perdre dans son cœur, se perdre dans son âme et puis lentement – lentement mais amoureusement – se fondre en elle, ne faire plus qu’un avec elle et atteindre ensemble délicatement le mont blanc, le ciel, l’Olympe, le paradis dans un cri unique et double, dans une joie unique et double, dans un bienêtre unique et double et se sentir enfin comblé, emplis tous deux d’affection et d’amour. Il avait attendu la nuit où il pourrait après l’amour la tenir nue dans ses bras, l’embrasser doucement sur le front, lui caresser les épaules sans arrière-pensée, juste tous les deux dans leur foyer, dans leur maison, dans la chaleur de leurs draps, la serrer contre lui de plus en plus fort et lui murmurer à l’oreille combien elle était formidable et combien il l’aimait… Maximilien n’avait cessé d’y penser ces derniers temps, depuis la naissance de son fils pour être exact et ce moment était enfin arrivé. Il tenait son rêve à portée de main : il était allongé dans son canapé, sur sa future épouse, il l’embrassait, la touchait, il sentait son souffle s’accélérer, il en était fou de plaisir et pourtant tout d’un coup, il prit peur, il se sentit mauvais, faible et… il s’écarta de sa belle, se redressa et alla s’installer à l’autre bout du canapé, tête baissée, honteux…

    Il se sentait idiot, installé là dans son coin de canapé, il se sentait profondément stupide, comme un gamin pris en faute, comme un petit crétin pris sur le fait. Il avait pris peur, lui ! Lui, Maximilien Enzo Middle, le tombeur de ses dames, le galants de ces femmes, le dragueur de ces hommes, lui qui n’avait jamais remis en doute ses capacités sexuels, lui qui se savait fort en ce domaine, lui qui n’avait jamais failli, lui qui pouvait la lever en toute circonstance et accomplir sa tâche d’homme, il se sentit douter, manquer de confiance en lui. Il ignorait si c’était dû à ces longs mois d’abstinence ou si simplement, en grandissant il avait pris de la maturité et commençait – enfin – à se poser des questions. La vérité, c’était que Loréana n’était pas comme toutes les autres, n’était pas n’importe quelle femme non, elle était SA future femme, la sienne, celle avec qui il comptait passer sa vie et le sexe avait toujours été un aspect très réussi de leur relation, un aspect qui n’avait franchement pas besoin d’être revu mais qui avait été complètement abandonné depuis l’arrivée de Nathanaël et retrouver cet aspect était important pour lui, pour elle et pour eux. Tout d’un coup, Maximilien eut peur de ne pas s’y prendre comme il fallait et de provoquer la perte définitive de la libido de Loréana. Il avait peur de ne pas lui donner assez de plaisir, de ne pas être capable de satisfaire le petit bout de femme fragile en ce domaine qu’il avait l’impression qu’elle était devenue… Il osa jeter un regard en biais à Loréana et il vit de la surprise, de l’incompréhension dans son regard. Il baissa la tête, plus rapidement encore, couvert de honte, gêné, peu sûr de lui.

    Tout d’un coup, il sentit un mouvement sur le canapé. Sa belle s’approchait de lui, à quatre pattes. Qu’elle était belle, là, la crinière ébouriffée, une véritable lionne. Elle lui caressa doucement la joue et Maximilien releva vers ses yeux de chiens battus, déçu de lui-même, déçu de ce qu’il n’avait réussi à accomplir. Mais Loréana semblait prête à le rassurer, elle ouvrit la bouche et…
    « Et toi tu devrais te remettre au sport, mon amour. » Elle plaisantait, la coquine, la vicieuse, elle se moquait de lui, lui qui venait de perdre toute sa confiance en lui, tout son ego surdimensionné. Il l’entendit rire – pas au éclat, certes, mais légèrement, gentiment, un petit rire cristallin d’oiseau – et il se détendit, immédiatement. Le prince des serdaigles, au son du doux rire de sa belle, abandonna son air boudeur, oublia ses craintes et ses peurs. Et puis… Elle avait raison. Depuis la naissance de Nathanaël – et ce n’était qu’une excuse, en réalité c’était depuis le début de sa thèse – Maximilien avait quelque peu délaissé le sport, ne jouant au quidditch que lorsque Léo le suppliait de venir s’amuser avec lui. Conséquence ? Il avait pris un peu de poids et…un peu de ventre. La taquinerie de Loréana eut le don de faire naître un faible sourire sur le visage de Maximilien. Mais c’était loin d’être suffisant pour l’aider à reprendre du poils de la bête et Loréana l’avait bien compris : « Mais tu es très beau aussi. Divinement beau. Et tu es incapable de me décevoir, tu le sais, ça ? Alors ôte-moi ces yeux si puissants, et viens me faire l’amour… » Elle avait compris ! Loréana avait compris ce qui le tracassait, elle avait perçu sa souffrance et ses inquiétudes et elle ne le jugeait pas. Mieux que cela, alors que c’était elle qui jusqu’alors avait perdu toute libido, elle le rassurait, elle le complimentait et elle lui lançait une invitation plus qu’explicite. Il n’y avait plus de doute possible : ils allaient faire l’amour, tous les deux, entrer en communion, respirer de concert. Le jeune professeur de potion vint alors embrasser son prince, délicatement, doucement. Maximilien entrouvrit les lèvres pour l’accueillir et entremêler sa langue à celle de sa fiancée. Il posa sa main sur sa hanche, toute peur envolée mais un bruit vint l’arrêter dans son geste fougueux… Le deuxième seigneur de ces lieux venait de se réveiller !

    Nathanaël, nouveau prince de l’empire Middle avait faim ! Ce n’était plus les mêmes petits cris capricieux de tout à l’heure, non ! Là, le futur roi régnant s’exprimait avec force, cri et volonté ; il était bel et bien réveillé et il était inenvisageable pour ses parents d’espérer le rendormir. Sa sieste était terminée et il s’arrangeait pour le faire comprendre avec puissance, tel le lion dans sa savane ! Loréana se détacha à regret de Maximilien qui sentit son membre se dégonfler instantanément : l’heure n’était plus au sexe mais à la famille ! Un homme de devoir ce Maximilien !
    « Cela te laisse jusqu’à ce soir pour te préparer psychologiquement à me faire tienne » Mais Loréana n’avait pu s’empêcher de lancer une petite pique en partant. Maximilien soupira en levant les yeux au ciel. A la pensée de posséder sa future femme, il sentit son pénis s’agiter et il soupçonnait Loréana de l’avoir fait exprès. Petit vengeance pour son coup de stress. Tentée de rejoindre sa belle dans la chambre de son fils, il se décida finalement à leur laisser un petit moment tous les deux. Loréana en avait certainement besoin, après avoir résisté tout à l’heure au premier appel du petit. Il entendit les bruit caractéristique du changement de couche et vit surgir enfin dans son champ de vision les deux amours de sa vie. Loréana était si belle et Nathanaël si parfait. Comment avait-il pu engendrer, lui, Maximilien, un être aussi irréel et magnifique que son fils ? Loréana en était certainement pour beaucoup ! « Bonjour mes deux anges », salua Maximilien alors qu’ils se rapprochaient de lui. Loréana s’installa dans le canapé à côté de lui et Maximilien se tourna pour lui faire face « et bonjour mon petit trésor », il chatouilla le petit ventre du bébé qui lui fit une risette en retour. Nathanaël grandissait à vue d’œil et ses progrès en communication étaient impressionnant. Ce petit très éveillé suivait tout du regard, babillait et souriait déjà, rendant ses parents extrêmement fières. Les deux jeunes gens se mirent à gagatiser bêtement devant leur fiston pendant plusieurs longues minutes jusqu’à ce que tout d’un coup le visage de Loréana prit cette allure rusée dont Maximilien avait appris à se méfier. Elle boucha de ses délicates mains les petites oreilles de Nathou et releva ses yeux coquins vers son futur époux : « au fait, Maxou… Est-ce que tu as des fantasmes dont tu ne m’aurais pas encore parlé ? »

    Le dit Maxou manqua de s’étouffer avec sa propre salive et se mit à rougir comme une tomate. Le sujet « sexe » n’était pas tabou, loin de là, il était même plutôt franc dans ce domaine mais devant son fils, devant son petit bébé… Pour une raison obscure, puisque l’enfant ne comprenait rien, cela le gênait et le mettait extrêmement mal à l’aise et Loréana le savait bien. Il jeta un regard noir à sa demoiselle et lui tira la langue.
    « Arrête ça, Lor », lui répondit-il sur un ton à la fois gêné, froid et attendri. Plaçant ses deux mains sur les mains de la douce, il libéra les oreilles de l’enfant et se releva pour aller dans la cuisine cherche un verre d’eau et se redonner bonne contenance. Quand il revint, il trouva Loréana hilare sur le canapé. « Très drôle ! », dit-il boudeur et sarcastique, avant de se rassoir. Puisqu’elle voulait le taquiner, il allait lui montrer que lui aussi savait y faire. Il s’installa confortement, remuant les coussins derrière lui, faisant gigoter le canapé le plus possible pour déranger Loréana et il finit par la regarder avec un immense sourire, tout aussi coquin et rusé que celui de sa douce quelques instants plus tôt et il lui dit, d’un ton aussi innocent que menteur : « Tiens, chérie, je suis allée me promener à pré-au-lard l’autre jour avec Léo et dans la boutique pour enfant, nous avons trouvé un jouet adorable. Un balai volant miniature. Je l’aurais acheté tout de suite mais c’est encore un peu tôt. Je me suis dit que dès qu’il saurait marcher, il pourrait tenir sur cet appareil. Ce serait tellement drôle et génial de le voir voltiger dans tout l’appartement. Ce gamin est fait pour devenir joueur de quidditch professionnel ! » Maximilien fit un grand sourire hypocrite à son amour et se pencha pour embrasser le front de son bambin. Et toc ! Elle ne l’avait pas volé !


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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MessageSujet: Re: Scènes de famille

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