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Puisqu'il faut choisir... Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Baël M. Owned
Admin | Apprenti
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Amour : Mais quel est ce mot ?

Pensine
Orientation Sexuelle: Hétérosexuel
Année d'étude: 2ème année de Thèse
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MessageSujet: Puisqu'il faut choisir... Ven 26 Aoû 2011 - 2:50

Prio Angie

    D’habitude, Baël adorait avoir le choix. Avoir le choix lui concédait la sensation d’avoir la pleine maîtrise des choses, de pouvoir influer sur leur déroulement. Avoir le choix lui donnait l’impression d’être fort, de pouvoir changer le cours des évènements. De plus, chaque choix posé était un reflet de l’âme. Pour apprendre à connaître quelqu’un, le meilleur moyen était de se pencher sur les choix qu’il avait eu à faire : les choix en disent bien plus long que n’importe quelle parole, et ils ne mentent jamais ; ils sont toujours le reflet de notre nature. Mais, pour une fois, le jeune apprenti aurait préféré n’avoir aucun pouvoir sur les évènements. Pour une fois, l’ancien Serpentard maudissait le choix comme il le chérissait autrefois. Mais parce que ce choix lui semblait mauvais, quoi qu’il décide. C’était comme s’il se trouvait au centre d’un labyrinthe dont tous les couloirs finissaient en cul-de-sac gardé par un dragon peu aimable. Il n’y avait pas vraiment de solution. Aucun choix ne semblait meilleur qu’un autre. Quelle différence cela faisait-il de mourir tué par un Norvégien à crête ou un Magyar à pointes ? A vrai dire, pas une différence assez significative pour choisir son bourreau sans hésiter.
    Et c’était précisément cela le problème. Aucun des choix qui s’offraient à Baël ne lui paraissait être acceptable. Angélique Dewis avait su le piéger. Quoi qu’il se passe, ce serait Baël le responsable, car c’était lui qui avait choisi. Elle avait le beau rôle, du coup : elle, elle se contenterait de se plier gentiment au choix de l’étudiant son jouer la récalcitrante. Elle accepterait son choix, peu importe ce que cela impliquerait. Qu’ils ne s’adressent plus jamais la parole ou qu’ils se voient toutes les nuits dans un lit, elle dirait oui. Le beau rôle. Et Baël resterait là, avec ses doutes, avec ses peurs. Il ne voulait pas qu’ils cessent tout contact. Mais il avait peur de ne pas savoir gérer une amitié avec Angélique. Surtout si, comme la sous-directrice l’avait laissé entendre, ils conservaient le côté physique de leur relation : comment baiser avec une femme à qui on rêve de faire l’amour ? Comment ne pas voir dans chaque baiser fiévreux qu’elle lui donnerait les prémices d’un amour naissant ? Comment ne pas tomber plus amoureux encore de cette femme si sublime ? Comment ne pas admirer son corps parfait, ses yeux clairs, son intelligence vive, ses attitudes naïves mais provocatrices ? Comment ne pas admirer sa verve, comment ne pas tomber en pamoison face à cette langue, tour à tour flèche empoisonnée et douce caresse ? Comment rester de marbre et réprimer un amour déjà à l’étroit en étreignant la femme qui l’obsédait ? Depuis qu’elle avait prononcé les mots qui lui laissaient le choix, Baël le savait : quoi qu’il décide, il serait perdant. Et il détestait cette sensation. Il détestait être la souris prise au piège. Il préférait largement être le prédateur.

    Mais cela, il avait pu s’en rendre compte, n’était pas possible. Pas avec Angélique Dewis. Peut-être était-ce dû à son regard. Peut-être à ses lèvres. Peut-être à sa personnalité. Peut-être était-ce tout simplement dû à Angélique Dewis. Elle était devenue l’unique préoccupation du jeune homme depuis qu’il s’était rendu compte que, bien malgré lui, il était tombé amoureux. Il n’avait, depuis quelques mois, cherché plus qu’à lui plaire, à la satisfaire, à la rendre heureuse. Dans l’ensemble, il jugeait avoir bien réussi. Jusqu’à ce fameux soir… Il était venu frapper chez elle à une heure du matin. Il était parti chercher des les plus belles roses. Il avait dû transplaner jusqu’en Espagne pour cela. Il s’était présenté à elle et, incapable de prononcer le moindre mot, lui avait tendu le bouquet, espérant qu’elle comprendrait. Mais elle avait très mal réagi. Il n’avait fallu que quelques secondes pour qu’elle ferme violemment la porte en l’insultant au passage. Il était rentré chez lui, dépité. Détruit. Puis elle était revenue. Elle voulait lui parler. Mais, croyant bien faire, il l’avait renvoyé chez elle, se résignant à n’être que Monsieur Owned. Elle s’était énervée et Baël avait fini par lui avouer ses sentiments. Il avait alors assisté à un spectacle plus rare qu’une pluie de météorite : Angélique Dewis avait fondu en larmes. Incapable de la consoler, il s’était contenté de la serrer dans ses bras. Bien vite, la jeune femme avait repris contenance et ils avaient commencé à discuter. C’est là qu’elle lui avait laissé le choix.
    Ce fameux choix qui l’avait entraîné devant cette porte ce soir. Il était là, tendu, hésitant. Comme le jour où il avait amené un bouquet. Comme le jour où il l’avait invitée au restaurant. Comme tous les jours depuis des mois. Il devait frapper à cette porte et lui faire part de sa décision. Mais quelle décision ? Il semblait l’ignorer lui-même. Un instant, il était persuadé de préférer la considérer comme une simple amie. Juste après, il voulait partager son lit. Puis il choisissait de ne plus lui parler. Il changeait d’avis plus vite qu’une girouette changeait de direction par temps de tempête. « Voilà, professeur, j’ai fait mon choix. » Ridicule. Le voilà qui répétait son texte devant la porte de l’enseignante, maintenant. Cela ne lui ressemblait pas. Mais pas du tout. Respirant un bon coup, il frappa quelques coups à la porte. Les quelques instants que Baël dut attendre avant de voir la porte s’ouvrir lui semblèrent durer une éternité. Mais lorsque la porte pivota sur ses gonds, il commença à parler, sans même laisser à la belle le temps de comprendre ce qu’il se passait. « Bonsoir, professeur. J’ai beaucoup réfléchi à ce que vous m’avez dit, l’autre soir, et je suis parvenu à prendre une décision. Cela n’a pas été facile, mais j’ai choisi de… Hein ? Dylan ? » Le jeune garçon acquiesça, comme désolé de ne pas être sa mère. Il adressa néanmoins un sourire timide à l’apprenti professeur et s’écarta de l’encadrement de la porte pour le laisser entrer. Comme Baël ne bougeait pas, il lui parla : « Si c’est à maman que tu veux parler, faudra revenir plus tard. Je crois qu’elle travaille à son bureau. Mais tu peux rentrer quand même, si tu veux. Je voulais justement te parler de… » « Désolé, Dylan, mais pas ce soir. Il faut vraiment que je parle à ta mère. » Le jeune garçon acquiesça, presque déçu. Baël lui adressa un sourire désolé et tourna les talons. Ainsi, elle était dans son bureau, hein ?

    Il descendit les volées d’escaliers quatre à quatre. Plus vite il serait arrivé, moins longtemps il sentirait sur ses épaules le lourd poids d’un doute écrasant. Il croisa Peeves au passage, mais ne lui accorda aucune attention, même lorsque l’esprit frappeur entonna une chanson sur un mariage homosexuel qui l’unirait à Middle qu’il tromperait avec Smith. Il avait d’autres hippogriffes à fouetter. Il arriva enfin devant la porte du bureau de la belle. Il frappa quelques coups et, avant même d’avoir reçu une réponse, entrouvrit la porte. « Excusez-moi de vous déranger, professeur, mais il faut que je vous parle. J’ai beaucoup réfléchi et je pense m’être décidé. Je ne parviens pas à m’expliquer ce qui m’a pris, l’autre soir, de vous offrir des fleurs d’une manière si incongrue, ni de vous dire ce que je vous ai dit… Mais voilà, je… » Il s’interrompit quelques secondes. Il allait prendre une décision là, comme ça, sur un coup de tête. Risqué. « Je souhaiterais que notre relation redevienne comme avant. Je veux dire, avant cette fameuse nuit. Que l’on fasse comme si nous ne nous étions rien dit. Pas qu’on oublie, bien sûr, car je n’oublierai pas que vous m’avez fait confiance au point de vous confier, mais qu’on considère que cela n’a aucune influence sur notre relation. Que je pourrai continuer à venir vous voir pour ma thèse. Et que nous pourrons encore travailler ensemble à l’avenir. » La dernière phrase lui arracha un sourire. Bien sûr, il faisait référence à l’épisode du professeur de botanique. Et, bien sûr, Angélique l’avait compris. Gêné, soudain silencieux, il baissa les yeux vers elle, attendant une réaction.


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Angélique M. Dewis
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut choisir... Ven 26 Aoû 2011 - 21:59

    « Je sais que tu es déçue mais essaie de comprendre. » Déçue était le mot, effectivement mais il n’était malheureusement pas le seul à être approprié dans cette situation. Il était déçue, oui, mais également en colère, exaspérée, énervée, trahie, ennuyée, gênée et perdue. Comment avait-elle pu ne jamais s’en rendre compte ? Comment son employée et surtout son amie avait-elle pu lui mentir si longtemps sans craquer et sans qu’elle-même ne s’en rende compte ? Elle avait l’impression de s’être laissé rouler dans des antennes de strangulots. Elle se sentait trahie. Elle était en colère parce que ce qu’avait fait son amie était illégale et que cela l’était toujours aujourd’hui ou tout du moins l’était un minimum. Elle était en colère parce qu’on lui avait caché des choses, parce que l’un de ses meilleurs étudiants s’était joué d’elle et que l’une de ses meilleure enseignante avait commis la plus grosse faute possible. Elle était en colère qu’on la mette ainsi devant le fait accompli et qu’elle ne puisse plus rien faire. Elle était pieds et poings liés mais allait quand même devoir agir pour arranger les choses. Elle était perdue parce qu’elle ne savait pas ce qu’elle devait faire : envoyer un rapport au ministère, fermer les yeux, crier un bon coup, renvoyer les protagonistes, accepter la situation avec une phrase moralisatrice, haïr éternellement cet élève et son amie…Elle ignorait la marche à suivre. Comprenez-moi, ce n’était pas tous les jours que la sous-directrice de Poudlard, Angélique Dewis avait la chance d’entendre son professeur de potion, Loréana Wilde, lui dire qu’elle entretenait depuis environ deux ans une relation avec l’un de ses élèves de serdaigle, son meilleur élève qui allait en plus devenir son apprenti et que l’enfant qu’elle venait de mettre au monde était de lui, qu’à la rentrée, Maximilien Middle allait certainement déménager quasiment définitivement dans son appartement parce qu’elle s’était fiancée à lui et qu’ils formaient maintenant une fille…Non définitivement, c’était une surprise dont elle se serait bien passé… « Je…Sors ! » C’est tout ce qu’Angélique trouva à dire, rien de plus, rien de moins. La vérité, c’était qu’elle avait besoin de temps pour digérer la nouvelle, pour réfléchir, pour comprendre, pour trouver des solutions, pour prendre des décisions. Avoir Loréana en face d’elle avec l’adorable bouille de Nathanaël n’aidait pas. La manipulatrice qui avait emmené son fils pour faire passer la pilule. C’était vicieux. Voyant que Loréana ne bougeait pas, Angélique la foudroya du regard. Un regard noir qui en disait si long que la directrice des serdaigles s’en alla alors. Loréana n’était pas du genre à capituler ou à baisser le regard, certes, mais les yeux d’Angélique aurait pu lancer des « Avada Kedavra » tant elle était en colère et perturbée et Loréana, en femme intelligente, devait savoir que cela ne servirait à rien de rester sauf à empirer la situation et si elle voulait garder son poste, elle ferait mieux de laisser seule la sous-directrice quelques instants…

    Une fois la porte du bureau fermée, Angélique se massa un instant les tempes. Il fallait qu’elle respire, qu’elle se calme et qu’elle retienne son envie d’aller étrangler le jeune Middle et son employée sur le champ. Ces deux-là n’avaient pas pu tenir leurs pétoires dans leurs pantalons ? Ils savaient voulu faire les malins. Loréana parlait d’amour, de sentiment, de fleur, de câlin, de…Mais Angélique ne voyait qu’une seule chose : Loréana avait eu des relations sexuelles avec un élève, de sa maison en plus et elle lui avait même fait un enfant. Certes l’engagement montrait l’amour qu’ils se portaient mutuellement mais cela n’enlevait rien au côté illégal de la situation. Qu’allait-elle faire ? Elle ne pouvait décemment pas les renvoyer. Loréana était un trop bon professeur et Maximilien un trop bon élément. Et puis, quand elle y pensait, elle n’arriverait même pas à renvoyer le fils Middle. Son père ferait un esclandre, verserait plus de fond à Poudlard que le château n’en n’avait jamais reçu et tout serait réglé, le ministère fermerait les yeux donc de plus près, elle n’avait pas besoin d’envoyer de rapport, passons les étapes directement…Mais elle ne pouvait pas non plus tolérer ce comportement ne fusse que pour donner l’exemple aux autres élèves et professeur auxquels il faudrait annoncer la nouvelle. Un blâme pourrait être nécessaire ou une punition symbolique comme quelques jours de renvois mais qui auraient eu lieu pendant les vacances et hop, on en parlerait plus. Oui, c’était le meilleure chose à faire parce que Angélique Dewis malgré sa colère et son sentiment de trahison n’avait pas envie de briser les rêves de cette famille qui semblait avoir trouvé le bonheur, denrée rare et précieuse aujourd’hui. Nathanaël méritait de grandir aux côtés de son père et de sa mère, Loréana méritait un homme comme le jeune Middle et le jeune Middle méritait une femme comme Loréana. En fait, ils étaient assez bien assortis. Quant à la relation qu’ils allaient partagés alors qu’il était toujours apprenti, elle n’avait pas vraiment le droit de parler de cela, sachant ce qu’elle avait fait elle-même avec le jeune Owned. Même s’il n’était pas à priori son apprenti à elle, il était un de ses employés, étant la sous-directrice. Là où les choses seraient plus compliquées, c’était qu’il faudrait régulièrement employé quelqu’un qui vérifie que Loréana ne favorise pas son fiancé dans ses cotations. Angélique savait qu’elle n’était pas de ce genre-là et au contraire qu’elle se montrerait plus exigeante avec lui mais elle ne saurait pas le prouver alors pour se protéger elle-même, il lui faudrait trouver un examinateur mais cela ne serait pas si compliqué…A froid, Angélique entrevoyait quelques solutions mais il lui fallait décompresser et entrer chez elle pour oublier ce qui se passait…

    Angélique se leva alors et quitta son bureau, le pas lourd pour rejoindre le sixième étage. En pénétrant dans les couloirs des appartements des professeurs, des pleurs parvinrent à ses oreilles. C’était les pleurs du petit Nathanaël et le sourire aux lèvres, Angélique comprit qu’elle allait prendre les bonnes décisions. Ce petit garçon avait déjà rendu tout Poudlard ou tout du moins ceux qui y étaient restés pendant les vacances dingues de lui et elle pouvait imaginer la frustration de Maximilien de ne pas pouvoir annoncer qu’il était le père de cette merveille. Elle était mère d’un fils sans père et ne ferait subir cette horreur à un autre enfant pour rien au monde. En entrant dans son appartement, elle fut d’ailleurs accueillie par son petit ange, son enfant à elle qui avait bien grandi. Elle le voyait, pourtant, encore dans ses couches, courir dans leur ancien salon. Mais c’était du passé. Aujourd’hui, Dylan avait 15 ans et toutes ses dents, il était bon à l’école, un adolescent magnifique mais timide. Elle lui fit donc à manger avant de dîner avec lui et de discuter de sa journée, de sa semaine, de ses camarades, de son quotidiens mais elle dut le quitter assez rapidement parce qu’elle avait des recherches à terminer dans son bureau pour son prochain livre. Elle sourit à son enfant, lui souhaita une bonne nuit parce qu’il était clair qu’elle y resterait jusqu’aux petites heures parce qu’elle tenait à achever une partie de ce travail, aujourd’hui. Vêtue de sa jupe stricte, de son chemisier blanc, des lunettes pour contrecarrer la fatigue sur le bout du nez, elle pénétra dans son bureau et se jeta corps et âme dans le travail. Ce n’est qu’une heure plus tard que quelqu’un vint frapper à sa porte.

    « Excusez-moi de vous déranger, professeur, mais il faut que je vous parle. J’ai beaucoup réfléchi et je pense m’être décidé. Je ne parviens pas à m’expliquer ce qui m’a pris, l’autre soir, de vous offrir des fleurs d’une manière si incongrue, ni de vous dire ce que je vous ai dit… Mais voilà, je… » Angélique releva la tête. Elle était assise sur son bureau, plongé dans une montagne de bouquin, les lunettes lui tombant du nez. Elle devait, en ce moment, certainement incarner le fantasme stéréotypé de la femme professeur mais toujours était-il qu’elle se contenta de poser son regard sur cet individu, abandonnant presque à regret ses adorables feuilles de papier et sa plume magique qu’elle prit quand même la peine de remettre dans l’encrier afin de ne rien salir. D’un geste de tête assez sec, elle enjoignit à Baël d’entrer dans le bureau et de fermer la porte derrière lui ce que le gosse fit. Dire qu’elle était contente de le voir serait un peu mentir, dire qu’elle était mécontente le serait aussi. Pour être honnête, pour la seconde fois de la journée, elle se sentait un peu perdue. Depuis le temps qu’elle avait attendu pour que Baël se décide enfin à savoir ce qu’il voulait pour eux deux, c’était précisément aujourd’hui qu’il se décidait à venir mais puisqu’il était là, autant mieux écouter ce qu’il avait à dire : « Je souhaiterais que notre relation redevienne comme avant. Je veux dire, avant cette fameuse nuit. Que l’on fasse comme si nous ne nous étions rien dit. Pas qu’on oublie, bien sûr, car je n’oublierai pas que vous m’avez fait confiance au point de vous confier, mais qu’on considère que cela n’a aucune influence sur notre relation. Que je pourrai continuer à venir vous voir pour ma thèse. Et que nous pourrons encore travailler ensemble à l’avenir. » Angélique ne prononça mot durant les premières secondes, analysant la situation. Baël souhait donc avoir des contacts avec elle et à choisir, il préférait même encore pouvoir avoir des relations sexuelles. Elle avait, effectivement, très bien compris le dernier sous-entendu. Angélique ne sut trop que lui répondre. Elle reprit sa plume, ignorant sa présence, et recommença à écrire sur ses parchemins.

    Au bout de plusieurs longues minutes, elle se décida à lever à nouveau la tête vers lui, à le regarder dans les yeux. Il était beau, adorable ainsi perdu et inquiet et en réalité, elle avait terriblement besoin de se détendre. Elle se sentait stressée, énervée toujours et oublier les soucis de la journée ne lui ferait pas de mal. Elle se leva alors, enlever sensuellement ses lunettes pour les poser sur son bureau. Elle fit un petit geste de la main et le bruit d’un verrou fit comprendre à l’autre protagoniste qu’elle avait magiquement fermé la porte d’un simple mouvement. Angélique continua de s’approcher de l’étudiant et lorsqu’elle fut tout près de lui, elle se cola à lui et vint poser ses lèvres pulpeuses dans le cou de l’ancien serpentard. Ondulant contre son corps, elle prit à malin plaisir à titiller les zones qu’elle savait sensibles avant de parsemer son cou de petit baiser humide en remontant vers la mâchoire du jeune garçon. Là, n’y tenant plus, elle plaça une main autour du corps de l’élève, l’autre dans les cheveux et vint l’embrasser à pleine bouche, y mettant toute sa hargne, toute sa frustration, tout son désir, toutes ses envies. Elle approfondit rapidement le baiser et tout en laissant leurs langues entamer un balai vertigineux, elle recula petit à petit, entraînant le jeune Owned avec elle, jusqu’à ce qu’elle se retrouve dos à son bureau. Durant ce baiser, leurs mains et leurs corps n’étaient pas restés inactive et Angélique sut que Baël n’était pas indifférent non plus. Lorsqu’elle rompit le baiser, essoufflé, elle vint lui murmurer à l’oreille : « Prends-moi, là, ce soir… »


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BAEL - "Ni me escondo ni me atrevo, ni me escapo ni te espero, hago todo lo que puedo pa' que estemos juntos. Cada vez me importan menos los que piensan que no es bueno que haga todo lo que puedo pa' que estemos juntos."
ANGIE - "Ni me miras ni te quiero, ni te escucho ni te creo, pero siento que me muero cuando os veo juntos. Cada vez me importas menos Pues lo digo cuando debo aunque sienta que me muero cuando os veo juntos."




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Baël M. Owned
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MessageSujet: Re: Puisqu'il faut choisir... Dim 28 Aoû 2011 - 21:47

    Il y a des décisions mûrement réfléchies. De celles qu’on a inspecté sous tous les angles, sous toutes les coutures. De celles qui, une fois prises, font force de loi et jouissent d’une détermination sans faille. Il y en a d’autres qui ne sont que coup de tête. Des décisions frivoles, passagères. Du genre de celles qu’on regrette parfois aussitôt qu’elle est prise. De celles qui volent en éclat au premier problème. Et puis il y a les autres. Celles qui sont hybrides, ni l’une, ni l’autre, tout en étant les deux. Celles qui semblent par moment si fortes que rien ne pourra les briser et qui, l’instant d’après, ressemblent à un léger voile de soie qu’un simple coup de vent suffirait à balayer. Et c’était précisément de ce troisième type qu’était la décision que Baël avait pris au sujet de la sous-directrice du château. Par moment, il était sûr de préférer ne plus lui parler. Puis il changeait d’avis et n’avait plus qu’une envie : la prendre. Enfin, il revenait sur sa première idée. Puis changeait d’avis. Encore et encore. Sans vraiment parvenir à forger une idée qui aurait suffisamment de force pour balayer toutes les autres. C’était donc avec l’intention d’improviser totalement qu’il avait frappé à la porte de l’appartement de la professeur d’histoire de la magie. Pourtant, lorsque la porte s’était ouverte, on l’aurait dit en train de répéter son texte avant une pièce de théâtre. Ce petit spectacle avait dû bien amuser le jeune garçon qui lui avait ouvert. Un fin sourire sur le visage, Dylan avait annoncé au vert-et-argent que sa mère n’était pas dans l’appartement mais qu’elle était repartie travailler dans son bureau. La phrase innocente du Serdaigle provoqua un sourire en coin chez l’apprenti. Parce qu’il y avait entre Angélique et lui ce petit secret, ce petit clin d’œil qu’ils se faisaient. Lorsque qu’ils parlaient de travailler, ils savaient tous deux ce que cela signifiait. Avec une nonchalance feinte, il remercia le jeune homme et fit mine de retourner vers son appartement. Puis, dès qu’il entendit derrière lui le bruit de la porte refermée, il se mit à courir. Il devait voir Angélique le plus tôt possible pour enfin faire disparaître cette épée de Damoclès qui lui lévitait au-dessus de la tête. Il devait la voir pour enfin se forcer à prendre une décision, même sur un coup de tête.

    Il descendit quatre-à-quatre les escaliers qui le séparaient du bureau de la belle. Il bouscula au passage quelques élèves, ignora totalement la chanson de l’esprit frappeur (il lui ferait payer plus tard, de toute façon… Middle et lui ! N’importe quoi…) et parvint enfin devant ledit bureau. Prenant son courage à deux mains, il frappa quelques coups à la porte de bois et, avant même d’avoir reçu l’ordre d’entrer. Il commença une tirade. Une tirade hésitante qui laissait bien comprendre que, malgré ce qu’il affirmait, il n’avait pas pris de décision. Les mots avaient jailli de sa bouche pour former un discours plus ou moins cohérent que ses yeux et son attitude démentaient complètement. Il n’avait, durant son monologue, pas levé les yeux vers Angélique. Après une très courte pause, pendant laquelle son cerveau fonctionnait à du cent à l’heure, il reprit. Il ne savait pas encore ce qu’il allait dire. Et il découvrit donc en même temps que la sous-directrice la décision que lui commandait son cerveau. Il avait donc choisi de retrouver la relation qu’ils avaient toujours eu. Une relation ambigüe, une relation d’amitié liée au sexe. Du sexe qui, jusqu’à présent, n’avait aucune signification. Ils n’avaient jamais fait l’amour, ils n’avaient fait que coucher ensemble. Des relations purement charnelles, qui existaient uniquement pour leur permettre de ressentir un plaisir physique exquis. Mais rien de plus. Il n’y avait aucun sentiment dans leurs ébats, juste un besoin bestial et égoïste. Auparavant, Baël ne pensait pas à satisfaire Angélique lorsqu’il la prenait : il n’y avait que son plaisir qui comptait. Mais maintenant, maintenant qu’il s’était découvert des sentiments pour la belle, comment allait-il faire si elle acceptait de coucher avec lui à nouveau ? Prendrait-il plus soin des envies et des sentiments de la sous-directrice ? Lui accorderait-il plus d’importance qu’à ses propres désirs ? Parviendrait-il à être aussi égoïste qu’avant, quand ce n’était que partie de plaisir ?

    Angélique ne répondit pas. Pas tout de suite. La pièce demeura silencieuse de longues minutes, durant lesquelles l’apprenti eut tout loisir d’examiner l’historienne. Assise sur son bureau, des lunettes négligemment posées sur le bout du nez, elle semblait s’être reconcentrée sur ses recherches. Elle était splendide. Son chemisier, blanc, serrant, moulait parfaitement le galbe de sa poitrine généreuse. La jupe qu’elle portait, tout aussi moulante, suggérait ses formes, offrant à la vue de l’apprenti ses longues jambes fines. En silence, il déglutit. Elle était splendide, mais également très excitante. Vêtue comme elle l’était, elle rappelait à Baël la professeur de ses fantasmes. Il sentit, petit à petit, le désir monter en lui, et il espérait qu’elle réponde vite, histoire qu’il puisse s’en aller et se calmer. Mais la belle avait décidé de le torturer. Elle demeurait obstinément silencieuse, penchée sur ses travaux avec une concentration presque surnaturelle. Le silence était devenu palpable, de même que l’inquiétude du jeune homme. Que signifiait cette absence totale de réaction ? Avait-il mal fait en insinuant qu’il souhaitait reprendre le côté sexuel de leur relation ? Après tout, c’était bel et bien Angélique qui le lui avait proposé… Pas lui ! Il ne débarquait pas de nulle part, la bouche en cœur, pour lui demander d’écarter les jambes ! C’était elle qui lui avait laissé entendre qu’elle était prête à recommencer à coucher avec lui, comme avant, comme si rien ne s’était passé. C’était elle qui lui avait offert ce choix : lui n’avait fait que choisir ! Peut-être l’avait-elle proposé en espérant qu’il y renonce ? Après tout, les femmes étaient suffisamment compliquées et tordues pour imaginer ce genre de choses. Il parvenait parfaitement à imaginer Angélique, dans cette tenue si excitante, lui reprocher de ne rien avoir compris et de ne penser qu’à ça. L’espace d’un instant, il aurait souhaité pouvoir transplaner à l’intérieur de Poudlard pour disparaître loin de cette pièce. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose, n’importe quoi, mais Angélique fut plus rapide. Elle se mit à bouger.

    D’un geste lent, avec une sensualité extraordinaire, trop extraordinaire pour être inconsciente, elle enleva ses lunettes et les posa sur la table. Elle esquissa un geste de la main, et Baël entendit derrière lui le bruit d’un loquet qui se verrouille. Surpris, il se retourna pour regarder la porte. « Vous n’allez pas me tuer, j’espère… » Un léger sourire aux lèvres, il se retourna à nouveau vers Angélique et constata qu’elle s’était levée. Il la dévora du regard, laissant ses yeux caresser les courbes divines de la sous-directrice. Courbes qui se mirent lentement en mouvement. Les hanches de la belle se mirent à tanguer au rythme lent de sa démarcher féline. Décidément, il faisait de plus en plus chaud. Foudroyé, incapable de faire le moindre geste, l’ancien vert-et-argent se contenta d’observer la divine créature s’approcher de lui en faisant des efforts pour calmer sa respiration qui s’emballait déjà. Visiblement, Angélique avait, elle aussi, décidé qu’ils pouvaient continuer à coucher ensemble sans que cela ne change leur relation… Lorsque la distance qui séparait leurs deux corps devint insignifiante, la belle posa ses lèvres sur le cou du jeune homme, prenant un malin plaisir à titiller les zones les plus sensibles de l’apprenti, zones qu’elle avait appris à connaître au cours de leurs ébats. La respiration de Baël devint de plus en plus courte et, à mesure qu’Angélique remontait vers ses lèvres, il avait envie de la prendre là, tout de suite. Enfin, après une seconde d’éternité, l’historienne posa ses lèvres sur celles de son étudiant et laissa transparaître dans ce baiser tant de sentiments que Baël fut submergé. Il ferma les yeux et se laissa aller en sentant la main de la sous-directrice dans ses cheveux. Il posa une main sur les hanches de la belle, et, de l’autre, entreprit de caresser son ventre. Puis, elle se mit à reculer, forçant Baël à marcher aussi pour rester en contact avec elle. Petit à petit, ils s’approchaient du bureau et, quand Angélique se retrouva coincée entre l’apprenti et le bureau, elle rompit le baiser, essoufflée. Baël la regarda droit dans les yeux, et, s’il n’avait pas été aussi excité, il aurait pu être gêné de la situation : pendant leur courser vers le bureau, la main du jeune homme qui caressait le ventre de la belle était vite remontée et s’était insinuée sous le soutien-gorge de l’historienne. Il avait alors pleinement pris possession de ce sein si parfait au téton déjà dur, tandis que son autre main avait, d’une manière éhontée, pénétré dans la jupe de la belle pour se poser sur une de ses fesses. Mais le meilleur restait à venir : « Prends-moi, là, ce soir…» Comment résister ? Comment dire non à une telle demande ? Comment dire non à un ordre fiévreux tel que celui-là ? Le jeune homme ne répondit rien mais plongea vers le cou de la belle, qu’il embrassa, mordilla avec passion. Dans le même temps, il déboutonna le chemiser du professeur et, se faisant, découvrit le soutien-gorge qui gardait égoïstement prisonniers les deux seins de la belle. Bien vite, il les en libéra et commença à les caresser, à titiller les tétons, à tenter d’exciter la belle au maximum (même si cela ne semblait pas forcément nécessaire). Puis, soudain, il s’arrêta et ses deux mains descendirent vers la jupe de la jeune femme. Il ne fallut que quelques secondes pour qu’elle se retrouve remontée. Dans son élan téméraire, le jeune homme débarrassa sous-directrice de sa culotte et, posant ses lèvres sur les siennes dans un baiser torride, la fit s’asseoir sur le bureau. Il se pencha presque sur elle et la sous-directrice put alors distinctement sentir le désir de l’apprenti, même à travers le tissu de son pantalon. Lorsqu’il rompit le baiser, Baël s’empressa de déboutonner sa propre chemise, qu’il garda néanmoins sur les épaules tant il était impatient, et baissa en vitesse son pantalon et son boxer, libérant ainsi sa verge qui, battue par le sang, pointait avec conviction vers le haut. Il posa avec une douce violence ses lèvres sur celles de la directrice de Poufsouffle en même temps qu’il pénétrait en elle.


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