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Elève hors des dortoirs ! [LIBRE]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Peeves l'Esprit Frappeur
Fantôme
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Amour : Boules puantes, gros mots et gestes obscènes

Pensine
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MessageSujet: Elève hors des dortoirs ! [LIBRE] Dim 24 Juil 2011 - 21:50

    L’élève se retourna avec la désagréable impression d’être suivi. Il n’aimait pas cela. Anxieux, il pressa le pas. D’accord, le couvre-feu était violé, mais c’était la première fois, et il rentrait vers sa sale commune ! Si c’était un préfet, ou même un prof, il ne pourrait rien lui dire ! Et, de toute façon, qu’est-ce que cela pourrait bien être d’autre ? On est vite effrayé, dans un château ou trois élèves ont été retrouvés morts. Il entendit un bruit derrière lui. Comme des pas. Bien sûr, lorsqu’il se retourna vivement, il ne vit rien. Mais il lui suffit de se remettre à marcher pour à nouveau entendre ces pas, qui n’étaient décidément pas les siens. Il commençait vraiment à avoir peur, là. Il accéléra à nouveau. Les pas se faisaient de plus en plus rapides derrière lui. Mais ils semblaient toujours rester à la même distance. L’élève n’avait qu’une peur, en ce moment : qu’ils se rapprochent. Que quelque chose sorte de l’ombre et lui fonce dessus. Il ne voulait pas qu’on cite son nom, demain matin dans la Grande Salle, dans un éloge funèbre. Il ne voulait pas être la quatrième victime. Il courrait, maintenant. Les pas derrière lui semblèrent s’éloigner. Jusqu’à n’être plus audibles. L’élève, essoufflé, constata avec soulagement qu’il était sain et sauf. Par contre, ses pas l’avaient mené… Où ça, d’ailleurs ? Il regarda autour de lui. Il chercha à se repérer. Les cachots. Tant mieux, il avait couru dans la bonne direction. Rassuré de se savoir aussi proche de sa salle commune, il se décontracta. Pour mieux mourir de peur. Une silhouette encapuchonnée surgit de nulle part en un grand cri. Elle avait la baguette levée. Son visage n’était pas visible, mais deux yeux rouges luisaient dans l’ombre que cachaient ses traits. L’élève hurla. Il ne chercha même pas à dégainer sa baguette pour se défendre : il prit ses jambes à son coup. Derrière lui, il entendit la silhouette hurler : « AVADA KEDAVRA ! » Un éclair de lumière verte illumina le cachot. Lorsqu’il atteignit l’élève, ce dernier s’effondra sur le sol en hurlant. De rire. Il riait jusqu’à ne plus savoir respirer. Le sortilège de mort qui l’avait frappé le faisait… Rire ?! Quelqu’un se pencha au-dessus de lui. Non, pas vraiment quelqu’un. L’Esprit Frappeur abordait un sourire moqueur. « Tu y as vraiment cru, hein ? Aha, je deviens bon ! Non, andouille. Je ne deviens pas bon. Je l’ai toujours été. Bien. ELEVE HORS DU DORTOIR ! ELEVE HORS DU DORTOIIIIIIIIIIR ! DANS LES CACHOTS ! » L’esprit se mit à voltiger dans tout le château en hurlant. Il finirait bien par tomber sur un préfet ou l’imbécile de concierge.

    Il ne rencontra personne. N’y avait-il plus aucun membre du personnel pour faire des rondes, par les morpions de Salazar ? Et après, on s’étonnait. « Oh non, trois élèves sont morts… C’est affreux ! » Mais peut-être que si on croisait des gens en train de faire des rondes, les trucs meurtriers dans le château frapperaient moins ! Bonne idée. Il devrait en parler au Directeur… Non, à la Sous-Directrice au plus vite. Il se dématérialisa et réapparut dans le couloir du personnel. Très pratique, de pouvoir « transplaner » à l’intérieur du château… « MADAME DEWIS ! J’AI UNE IDÉÉÉÉÉE ! IL FAUT RENFORCER LA SÉCURITÉ ! » Tiens, bizarre. Elle ne répondait pas. Pourtant il n’était que deux heures du matin… Tiens, c’était quoi, ça ? On aurait dit… Des pleurs de bébé ? Oups, il avait réveillé un braillard ? « MADAME WIIIIIIIILDE ! Y’A TON BEBE QUI PLEURE ! » Une porte s’ouvrit violemment. Peeves eut tout juste le temps de se rendre immatériel, sinon il se serait pris un vase en pleine figure. « TU VAS FINIR PAR FERMER TA GUEULE, FANTOME A LA NOIX ? » « Euh… Non. De plus, pour être exact, je ne suis pas à proprement parler un fatôme, mais plutôt… » « LA FERME ! Maman arrive, Nathou ! JE NE VEUX PLUS T’ENTENDRE, FIENTE DE SOMBRAL ! » « Je ne me tairais que lorsque que Madame Dewis aura écouté mes idées. » La prof de potions le dévisagea d’un regard si meurtrier que, s’il n’avait pas été Peeves, il aurait été effrayé. Puis, la jeune femme vint tambouriner à la porte de la sous-directrice. « Angélique, par pitié, réponds-lui, je dois calmer Nathou, et tant qu’il braille… » Peeves croisa les bras, se donnant l’air d’une personnalité importante qui détestait qu’on la fasse attendre. Il toisa la prof de potions d’un air dédaigneux. « Pourquoi est-ce qu’elle vous ouvrirait à VOUS plutôt qu’à MOI ? Je suis tout de même… Ah, enfin. Madame Dewis » S’ils n’avaient pas été levés à pareille heure de la nuit, les professeurs auraient pu trouver drôle que Peeves se donne des airs de diva. « C'est quoi ce rafus? Par le con d’Helga Poufsouffle, Lor' depuis le temps que tu es au château...Tu n'as pas encore compris à ignorer ce crétin? Quand à toi Peeves, déguerpis avant que je ne me charge de ton sort personnellement et tu n'aimerais pas être enfermé dans une boîte à l'aide de sortilège très puissant alors DEGAGE DE MA VUE! »1 La prof de potions adressa un regard noir à la sous-directrice. « L’ignorer, facile à dire. C’est pas toi qui dois t’occuper d’un gosse… » « C’est votre faute, en même temps. Fallait se protéger… » « TA GUEULE ! » Et la prof de potions disparut dans son appartement en claquant la porte. Peeves se retourna vers l’historienne. « Elle est susceptible, quand même… » « Bon, c’est quoi tes putains d’idées ? » Peeves sembla réfléchir. Il dévisagea Angélique un instant. Puis il fit la moue. « Mmmmh…. Non, je vous dirai demain. Vous n’avez pas l’air très réceptive, ce soir. » Puis il se matérialisa. Dommage, il n’eut pas l’occasion d’entendre l’insulte qu’Angélique lui adressa.

    Bien. Que faire, maintenant ? Ah oui, peut-être aller voir comment se portait l’élève de tout à l’heure. Enfin, tout à l’heure, cela faisait bien une heure, maintenant. Il avait probablement été trouvé, depuis. Mais cela ne coûtait rien d’aller voir quand même. Mais il décida de prendre son temps. Au passage, il fit pousser des extrémités à certaines armures. Après tout, les guerriers les mieux fournis avaient aussi droit à une protection de toutes les parties de leur corps, non ? Et puis, une armure avec un énorme pénis, c’était drôle. Et cela mettrait les profs en rogne. Donc, doublement positif. Et ce couloir, là. Pas assez brillant. Peeves fit apparaître de nulle part une énorme flaque d’huile. Et il se promit d’être là demain matin à la première heure. Juste pour voir les gens tomber. Mais au bout de quelques farces à retardement, il se décida enfin à aller voir si l’élève foudroyé par le rire y était toujours. Il se dématérialisa et réapparut dans les cachots. D’un couloir arrivait un rire incessant. Alors, personne ne l’avait trouvé ? Drôle, ça ! Peeves se déplaça lentement, flottant dans les airs, s’approchant doucement de l’élève mort de rire. Le pauvre, voilà bien une heure et demie qu’il riait. A en juger par la couleur de son jeans, la capacité de sa vessie n’avait pas été suffisante. Dommage que l’Esprit Frappeur n’avait pas d’appareil photo sur lui… Ah, mais quelle cruche. Il n’avait qu’à en faire apparaître un. Alors qu’il allait appuyer sur le bouton pour immortaliser le fou rire magiquement provoqué de l’élève de Serpentard qui riait toujours (Peeves adorait laisser ses victimes se débrouiller. Il ne lancerait pas d’anti-sort. Ou, en tout cas, pas tout de suite), il entendit des pas. Quelqu’un d’autre arrivait dans le couloir. L’Esprit Frappeur dirigea l’appareil photo vers l’endroit où le visiteur allait apparaître, régla le flash au maximum. Dès que l’individu apparut, il prit une photo, ne manquant pas de l’éblouir au passage. « Oh, pardon, j’ai dû mal régler le flash… »


1Si si, c'est bien ce qu'Angélique dirait. Je le sais, parce que c'est Diane qui a écrit cette réplique.

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