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Il est né, le divin enfant ! [FINI]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Loreana N. Wilde
Admin | Prof. de Potion
Dir. de Serdaigle
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Age : 30
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Amour : Il n'y a plus que Nathou <3 (bon, un peu Max quand même)

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Orientation Sexuelle: Hétérosexuel
Année d'étude: Diplômé
Caractère: Etrangement morose, ces temps-ci

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MessageSujet: Il est né, le divin enfant ! [FINI] Mar 5 Juil 2011 - 17:49

    Maximilien venait de s’éclipser, à contrecœur, de la chambre. Il était parti en maugréant que bientôt il pourrait se pavaner dans les couloirs, assumant fièrement sa fiancée et son enfant, et, qu’à ce moment-là, il en parlerait à tout le monde histoire de rattraper le temps perdu. Un léger sourire flottant sur le visage, Loreana le regarda s’éloigner en lui promettant d’essayer de faire vite. Elle n’avait pas pu refuser la visite d’Angélique Dewis. D’une part parce que c’était, tout de même, la sous-directrice du château mais surtout parce qu’il s’agissait d’une amie et que Loreana ne lui aurait empêché de voir son fils pour rien au monde. La directrice de Poufsouffle allait arriver d’une minute à l’autre. Rien que d’imaginer l’air gaga que pourrait afficher Angélique devant Nathou, la prof de potions du château était déjà sûre de passer un bon moment. Contrairement, sans doute, à Maximilien qui devrait attendre, seul et loin de son fils tout juste né, dans la cafèterait… Si elle n’avait pas été aussi fatiguée, Loreana aurait presque eu pitié du pauvre jeune homme. Mais, après tout, ce n’était pas lui qui venait de passer 9 mois avec « un polochon dans le tiroir » (expression très imagée empruntée à Léo), à souffrir pendant quelques heures pour mettre au monde la petite merveille qui gesticulait dans un petit pyjama bleu. Bleu parce que, bien sûr, Nathanaël était un garçon, mais aussi, sans doute, parce que ses deux parents étaient issus de Serdaigle… Absorbée dans sa contemplation inlassable de la petite merveille qu’elle avait enfantée, Miss Wilde n’entendit pas la prof d’Histoire de la Magie entrer. « Excusez-moi, charmante demoiselle, je cherche une jeune mère… » Surprise, Loreana se retourna et, lorsqu’elle reconnut son amie, lui adressa un large sourire avant de la serrer contre elle, non sans lui reprocher de lui avoir fait peur. Allez savoir pourquoi, la présence d’Angélique dans la pièce sembla dissiper tous les doutes que nourrissaient inconsciemment la jeune mère. Allait-elle savoir gérer un enfant ? Allait-elle être une bonne mère ? Ferait-elle tout ce qu’il faut comme il le faut ? Dès l’instant où elle avait aperçu Angélique, Loreana avait répondu « oui » sans hésiter à chacune de ces questions. Peut-être parce qu’il se dégageait de la rouquine comme une aura d’amour maternelle, une présence rassurante. Après tout, Angélique avait déjà dû s’occuper d’un enfant, qui n’était même pas le sien, et l’avait éduqué avec brio. Alors, avec une pareille amie, comment mal faire les choses ?

    Même si elle sembla apprécier l’étreinte de Loreana, ce n’était pas la raison principale qui l’avait conduite à Ste-Mangouste. Elle voulait voir le petit Nathou. La jeune femme le sentait bien et libéra son amie, lui permettant de se pencher au dessus du petit berceau dans lequel Nathanaël Travis Middle bougeait lentement les pieds. Ses grands yeux bruns roulaient dans leur orbite, à droite, à gauche, et tout ce qu’il voyait semblait l’émerveiller. De temps en temps, il levait un bras, semblait vouloir montrer quelque chose, puis se détournait. Il fixa un instant sa mère, puis l’étrange dame penchée au-dessus de lui, sembla lutter quelques secondes contre le sommeil, puis s’endormit. A l’unisson, les deux mères eurent un soupir d’attendrissement. Mais, peut-être aussi, de soulagement.
    « Il est magnifique. Tu l’as bien réussi, félicitations ! Il n’est pas trop bruyant ? » « Pour l’instant, ça va, il ne pleure que lorsqu’il a faim. Mais ça risque de ne pas durer… » Angélique lui sourit. Elle n’avait jamais connu la plaie d’un enfant en bas-âge, mais se doutait bien que les traits de son enseignante allaient bientôt être marqués par la fatigue. Un enfant n’est jamais facile à gérer, la directrice des Jaune et Noir pouvait en témoigner. En chuchotant, incapables de détourner les yeux du bébé, les deux jeunes femmes se mirent à discuter de tout et de rien. Evidemment, le départ en catastrophe de Loreana n’était pas passé inaperçu et la rumeur de son accouchement s’était répandue comme une traînée de poudre. Angélique avait dû annuler les cours de potions de la semaine, mais Loreana avait insisté pour reprendre le travail le plus tôt possible. Nathanaël grandirait, du moins pour ses premières années, à Poudlard. Les élèves se montraient curieux à propos de l’enfant et noyaient leurs autres professeurs de questions, à la fois sur l’état de santé de Lor’, de son enfant, de l’évolution de la situation et, bien entendu, sur l’identité du père. Certains espéraient que les cours de potions ne reprendraient jamais, d’autres qu’ils n’auraient qu’à attendre quelques jours pour pouvoir faire bouillir un autre chaudron. Certains voulaient se rendre à Ste Mangouste pour saluer leur professeur et voir le bout-de-chou qu’elle avait mis au monde. D’autres s’étaient contentés de signer une carte de félicitations qu’Angélique venait de lui apporter. Mais cet accouchement semblait être un des sujets de discussions les plus prisés. Surtout qu’on ignorait toujours l’identité du père. Ce sujet était un sujet sur lequel Angélique avait la délicatesse de ne pas questionner Loreana. Comme si elles avaient passé un pacte tacite : je te le dirai quand cela sera nécessaire.

    Après moult plaisanteries sur la maternité, sur le futur de Nathanaël et après s’être extasiées pendant quelques minutes sur la beauté du petit être, les deux amies durent se séparer : contrairement à Loreana, Angélique avait encore du boulot. Et puis elle devait voir un homme, à ce qu’il paraissait… A propos d’homme, Loreana rappela le sien dès qu’Angélique eut quitté la chambre. Maximilien savait pertinemment quels couloirs éviter pour ne pas croiser le chemin de l’historienne, même s’il saurait probablement trouver une raison fantaisiste qui expliquerait sans présence à Ste Mangouste. Au bout de quelques minutes, et comme Max ne réapparaissait pas, la jeune mère décida de se recoucher, fatiguée comme elle l’était. Mais à peine avait-elle trouvé une position confortable qui lui permettrait de dormir que le petit homme à ses côtés fit des siennes. Les cris perçants de Nathanaël ne signifiaient qu’une chose. Le petit homme avait faim. Avec un demi-sourire, la jeune mère se pencha sur le berceau, attrapa délicatement l’enfant qu’elle ne put s’empêcher de contempler en souriant, s’assit sur son lit et, après s’être découvert un sein, laissa son fils s’abreuver à son gré. Cela ne faisait que quelques jours que Nathou était venu au monde, mais la jeune femme en était déjà folle. Elle adorait les moments où elle pouvait prendre le nouveau-né dans ses bras et le laisser téter à sa guise, même si ce n’était pas toujours agréable. Attendrie (encore), la jeune mère se dit qu’elle pourrait rester des heures, des jours entiers à ne faire que regarder sa chair, son sang. Elle détaillait chacun des traits incertains de l’enfant, chacune de ses formes, chaque petit détail dans lequel elle pourrait reconnaître Maximilien. Elle avait entre les bras un mini-Maxou. Mais était-ce un bien, ou un mal ? Imaginez un peu les dommages qu’un Middle junior encore bébé pourrait causer dans le cœur de ces dames ! Nathanaël allait devenir grand, fort, beau, intelligent… Comment imaginer un seul instant qu’il manquerait de courtisanes ? Il faudrait les sélectionner avec soin… Ne permettre à Nathou de voir que les plus douées en potions, les plus vives, les plus…

    Pas encore temps de penser à tout cela. Pour l’instant, le Nathanaël en question n’était qu’un nourrisson qui tétait le sein de sa mère. Il aurait bien le temps plus tard de penser aux filles (ou aux garçons, d’ailleurs, qui sait ?). Un bruit se fit entendre. Le père du divin enfant venait d’entrer dans la chambre. Loreana se tourna vers Maximilien et lui adressa un large sourire. Il était si beau. Surtout depuis qu’il était père.
    « Tiens, Nathou, voilà ton père… Tu sais combien ta maman l’aime, hein ? »


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Maximilien et Nathanaël...
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Dernière édition par Loreana N. Wilde le Mar 2 Aoû 2011 - 18:19, édité 1 fois
Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Il est né, le divin enfant ! [FINI] Mar 5 Juil 2011 - 18:58


    « Maxou, Lor’, vous nous avez offert une merveille. » Les visages des deux parents s’illuminèrent d’un sourire. Ils étaient aux anges et plus encore lorsqu’on offrait à leur petit un compliment. Ils savaient pourtant que leur enfant était magnifique, extraordinaire, beau, adorable, merveilleux mais pourtant l’entendre dire était encore autre chose, un petit plus qui venait réchauffer le cœur des deux parents. Loréana était couchée dans son lit, profitant de la présence des deux hommes autour du bout de chou pour se reposer un peu. Maximilien, lui était sur les genoux devant le petit fauteuil où était installé Timothé Smith qui tenait contre lui, bien serré, le petit bébé fragile. On aurait crû que Timothé avait peur de le cacher tant il semblait peu sûr de lui avec cet enfant entre les mains. Il fallait dire que Nathanaël, comme tous les nouveaux nés, était vraiment riquiqui, minuscule. Il aurait presque pu tenir dans une seule main. Le nouvel héritier Middle ressemblait à une petite poupée de porcelaine qu’il fallait chérir et protéger. Timothé, avec ce petit dans les bras, était aux anges également et aucun des soucis qu’il semblait avoir ses derniers temps n’était visible sur son visage : seul comptait le bonheur de tenir entre ses bras un être si innocent et si parfait, un être en devenir. Après de longues minutes de silence et de contemplation, Maximilien finit par reprendre son fils des bras de son ami et se balada un peu dans la chambre avec Nathanaël afin de s’assurer qu’il dormait bien puis il alla le remettre dans son berceau d’hôpital. Maximilien, lui-même, trouvait cela horrible de se séparer de son enfant alors qu’il pourrait très bien dormir dans ses bras mais Loréana et lui était tombé d’accord. Nathanaël ne devait pas prendre de mauvaises habitudes. Dès le début, il fallait le conditionner à dormir dans son lit sinon lorsqu’ils rentreraient tous les trois à l’appartement, cela deviendrait un calvaire. Nathanaël Travis Middle devait déjà apprendre et son éducation commençait maintenant. Timothé ne broncha pas mais se contenta de rigoler lorsque Maximilien lui expliqua les raisons de son comportement. Ensuite, tout en veillant sur le sommeil du petit ange, les trois adultes entreprirent une brève conversation qui se clôtura par Loréana ordonnant aux serdaigles de sortir parce qu’Angélique Dewis, la sous directrice du château devait arriver. Quelque peu agacé, mais compréhensif, Maximilien quitta la chambre, vociférant néanmoins qu’un jour il pourrait assumer pleinement sa paternité et ce jour-là, il se pavanerait comme jamais encore il ne s’était pavané auparavant. Timothé, ayant salué et félicité une dernière fois Loréana qui le remercia pour les fleurs qu’il avait apporté plus tôt, sortit sur les tallons de Maximilien et les deux amis se dirigèrent vers la cafétéria.

    Ayant demandé à son camarade ce qu’il souhaitait boire et manger, Maximilien commanda deux jus de citrouille et deux pains au chocolats farceurs avant de s’attabler en face de son ami d’enfance.
    « Mon Dieu Maximilien, combien tu dois être fier. » Et c’était encore peu dire. Maximilien Middle n’avait jamais autant eu la grosse tête, et pourtant Merlin sait à quel point il aimait se vanter. Mais ce bébé était sa plus belle réussite, sa fierté, tous ses espoirs. Son monde ne s’était mis à tourner qu’autour de Nathanaël. Tout le reste n’avait plus d’importance, plus de sens. Seul ce petit être comptait pour lui. Le cœur de Maximilien battait rien qu’à penser à son gamin et il se déchirait lorsqu’il en était éloigné ne fuse que quelques minutes. En ce moment, par exemple, Maximilien souffrait énormément de ne pas être aux côtés de sa fiancée et de son bébé. Même s’il ne faisait que les regarder dormir pendant des heures, c’était un véritable plaisir, une joie immense. Jamais il n’avait ressentit cela auparavant. « Oh tu n’imagines même pas Timmy. Le bonheur d’être parents, c’est indescriptible. Et toi, à quand avec Julia ? » Voilà que la conversation prenait un autre tournant et concernait maintenant le couple de l’apprenti professeur de sortilège et enchantement. Julia et Timothé avait précédemment traverser une mauvaise passe en raison de la trahison de l’ancien serdaigle dont il valait mieux ne plus parler mais aujourd’hui, les choses semblaient rentrer dans l’ordre mais pour une raison obscure, Timothé Smith continuait d’avoir cet air triste et déprimé…Les deux amis se mirent alors à papoter de tous et de rien, de Poudlard, des filles, de leur couple, des cours etc. Jusqu’à ce que Timothé regarde sa montre et s’exclame soudainement : « Oh, Maxou, je suis désolé…Mais je dois y aller. J’ai un cours à donner en assistant et je ne peux pas le manquer. » Le nouveau père acquiesça et rassura son ami en lui disant qu’il ne lui en voulait pas. Après les baisers d’usage pour se quitter, Timothé fila comme une flèche, laissant juste quelques mornilles pour payer son jus de citrouille. Maximilien termina le sien tranquillement et lorsqu’il aperçu la silhouette d’Angélique Dewis passer devant la cafétéria, il sut que celle-ci avait quitté la chambre de sa belle et il se leva, payant bien entendu ses consommations pour rejoindre sa petite famille. Il passa d’abord chez le fleuriste de l’hôpital, acheter encore un bouquet à sa fiancée.

    Les quelques étages qu’il du gravir ne furent rien à côté de l’impatience qu’il ressentait mais ce fut, quand même, à pas de loup qu’il pénétra dans la chambre au cas où les deux protagonistes de son cœur dormiraient. Mais ils étaient tous deux bien réveillé puisque Loréana, assise, tenait le petit Nathanaël contre son ventre alors que se dernier tétait avidement un sein nu. Maximilien arrivait au meilleur moment. Il adorait voir son fils manger, c’était tellement mignon, tellement innocent, tellement beau. IL pénétra alors plus franchement dans la chambre, révélant sa présence à Loréana qui se retourna vers lui dans un sourire et qui s’adressa à son fils en ces termes :
    « Tiens, Nathou, voilà ton père… Tu sais combien ta maman l’aime, hein ? » Maximilien sourit à sa compagne tout en s’avançant vers la table de nuit qui disposait de quelques vases encore vides –les infermières avaient prévus le coup- et y plaça les fleurs avant d’y verser un peu d’eau. Puis tout heureux, il s’approcha du lit où se trouvait la mère et son enfant pour s’y installer et venir délicatement embrasser les lèvres de sa belle et contempler son enfant, se nourrissant. « Bon appétit, Mon Nathanaël. Je t’ai encore apporté des fleurs. Je sais ce que tu avais dit : plus des fleurs mais je n’ai pas pu résister. Tu les mérites tellement parce que…Moi aussi je t’aime, Loréana. » Sans doute étaient-ils tous les deux un peu cucul tous les deux mais l’amour, que voulez-vous l’amour et particulièrement dans ces moments…Maximilien resta alors là les vingt minutes restantes durant lesquelles, Nathanaël téta le deuxième sein puis, lorsque Loréana dût se rhabiller, il prit son fils dans ses bras et alla s’installer sur le fauteuil occupé par Timothé deux bonnes heures plus tôt. « Bon, Maximilien, Moi je vais me reposer un peu. » « Fais donc »Voilà comment Loréana commença à s’endormir.

    Laissé presque seul donc avec son petit enfant qui somnolait également, Maximilien entreprit non seulement d’observer encore et encore son petit ange mais de lui chanter une vieille chanson espagnole que sa nounou, Marie lui chantait lorsqu’il était lui-même tout bébé.
    «Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón.. ». C’était une chanson magnifique qui s’adressait à une personne et qui disait cela : « Quand tu pleures, le monde se sépare et je ne sais jamais quoi dire. Quand tu pleures, je m’effondre et je ne sais plus mentir. Quand tu pleures, les heures font le tour du cadran et quand tu pleures, moi tout seul, tu me mords le cœur ». Marie avait eu cette habitude de le bercer avec cette petite chanson comme pour demander à l’enfant de ne pas pleurer et à défaut de pouvoir avoir sa nounou qui fut comme une mère pour lui, aux côtés de son fils, Maximilien comptait bien la faire exister dans la vie de Nathanaël à travers ne fuse que ses chansons. Maximilien continua longuement de chantonner puis lorsque la respiration du bébé fut parfaitement calme, il se tut et entreprit alors de veiller sur les deux amours de sa vie, sans bouger, sans rien dire, sans rien faire juste à les entendre respirer, à les regarder dormir, à les aimer. Ils étaient magnifiques, extraordinaires. Jamais il n’avait aimé comme il les aimait eux et plus il y réfléchissait moins il comprenait ses parents. Comment ni son père ni sa mère n’avait été envahi par l’instinct parental. Eux qui n’avaient pas aimé leur enfant. Maximilien ne comprenait pas mais il se força à ne plus y penser pour se replonger dans la contemplation de son enfant dans ce beau pyjama bleu…Le silence régnait dans la pièce lorsque soudainement, la porte s’ouvrit dans un grand fracas, laissant apparaître un Léo tout heureux, avec un bouquet de fleur dans les mains –car il avait pris l’habitude d’en offrir à Loréana dès qu’il arrivait- un cadeau tout emballé entre les bras qui devait certainement contenir un énième jouet et qui chantait à tue-tête une vieille chanson sorcière pour enfant qui devait être une reprise d’une chanson moldue : « L’vieux Merlin dans sa boutique, sur les marches du palais, il enseigne l’art magique à tous les petits sorciers. Au sorcier Po, au sorcier Li, au sorcier Chi, au sorcier Nelle, au sorcier Polichinelle. » Mais il s’arrêta en plein milieu de son refrain lorsqu’il aperçu le regard noir de Maximilien mais trop tard… Loréana s’était réveillée et Nathanaël aussi qui se mit à geindre jusqu’à ce que Maximilien agite délicatement les bras pour le replonger dans son sommeil… « Désolé…Je ne pensais pas que vous serriez tous endormie. Alors comment va ma petite famille, aujourd’hui ? » L’air de culpabilité de Léo avait vite disparu de son visage pour afficher un joli sourire tandis qu’il alla embrasser la jeune mère, le jeune père et délicatement le petit enfant avant de donner les fleurs à Loréana…


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Il est né, le divin enfant ! [FINI] Mar 5 Juil 2011 - 23:08

    En fait, mine de rien, que Nathanaël ait réclamé à manger juste avant que Maximilien ne rentre dans la pièce arrangeait bien Loreana. Comme ça, le jeune père serait ému et attendrit de voir sa fiancée allaiter son fils, et il ne penserait pas à se plaindre d’avoir dû s’enfuir de la chambre comme un voleur pour ne pas que la sous-directrice du château le voie. Ainsi, ils évitaient encore la discussion qu’ils avaient souvent, puisque Maximilien, fier comme un coq de sa fiancée et maintenant de son fils, n’avait qu’une envie : parader à Poudlard, parader dans le parc, parader à Pré-au-Lard, parader sur le Chemin de Traverse, parader même dans les soirées mondaines, bref, parader partout au bras de Loreana Wilde et poussant un petit landau. Loreana pouvait le comprendre (après tout, qui ne voudrait pas parader aux côtés de Loreana Wilde ?), surtout qu’il avait été tenu de conserver cette relation secrète pendant des mois et que, par moment, cela lui pesait réellement. Donc, si la discussion pouvait être évitée, c’était tant mieux. Surtout que Loreana était fatiguée. Et cela ne risquait pas de s’arranger dans les mois à venir, sauf si (et la directrice des Serdaigle priait Merlin et Dumbledore tous les jours pour cela) Nathanaël se révélait comme un bébé tranquille, qui faisait des nuits complètes. Mais bon, il fallait mieux éviter de rêver, de peur d’être déçu… En fait, non. Comment être déçu avec une pareille merveille ? Comment en vouloir à un petit être aussi beau, aussi mignon, aussi… Parfait ? Comment… Ah tiens, Max venait d’entrer dans la pièce… Un bouquet de fleurs à la main. Partagée entre l’agacement (« encore des fleurs ?! ») et l’attendrissement (« tu m’achètes encore des fleurs ? Tu dois être vachement amoureux ! »), Loreana opta finalement pour la deuxième solution. « Tiens, Nathou, voilà ton père… Tu sais combien ta maman l’aime, hein ? » Elle adressa un large sourire, quoique fatigué, à l’homme qui partageait sa vie, et l’observa tendrement mettre les fleurs qu’il venait d’offrir dans un vase. Lorsque ce fut fait, il s’approcha du lit et, comme demandant la permission, s’assit délicatement sur le lit pour gratifier sa fiancée d’un chaste baiser sur les lèvres. « Bon appétit, Mon Nathanaël. Je t’ai encore apporté des fleurs. Je sais ce que tu avais dit : plus des fleurs mais je n’ai pas pu résister. Tu les mérites tellement parce que…Moi aussi je t’aime, Loréana. » La belle sourit. Que pouvait-elle bien dire de plus ? A part qu’elle aurait souhaité que ce moment dure éternellement : elle, heureuse bien que fatiguée, donnant le sein à son fils tout juste né, entouré déjà d’un énorme nuage d’amour, aux côté de son fiancé, plus amoureux que jamais. Si quelqu’un possédait un Figeur de Temps, Loreana ne lui en aurait pas voulu de l’utiliser à l’instant. Ils restèrent là, collés l’un à l’autre, tout le temps que Nathanaël se rassasiait. Puis, lorsque le petit bonhomme eut bu de tout son saoul, Maximilien s’empara avidement du petit homme, comme s’il avait été jaloux du temps qu’il venait de passer avec sa mère. En se rhabillant, Loreana ne put s’empêcher de sourire en voyant le Serdaigle s’asseoir sur le fauteuil, Nathanaël dans les bras. Par la barbe de Dumbledore, qu’ils étaient beaux tous les deux ! « Bon, Max, moi je vais me reposer un peu. » Elle n’attendit pas la bénédiction de son fiancé pour se faire et se coucha dans son lit, cherchant une position agréable. Coup de chance, lorsqu’elle la trouva, elle réalisa qu’elle était face à ses deux amours. Elle allait donc pouvoir s’endormir avec la plus douce des visions. Lentement, elle ferma les yeux et se laissa emporter par le sommeil.

    « Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón… » Loreana hésita un instant. Elle décida finalement de ne pas ouvrir les yeux pour voir son Ange(1) chanter une berceuse à son Ange(2). Elle ne saurait dire pourquoi, mais elle avait presque l’impression que Max serait gêné s’il savait qu’elle l’avait entendu (ou pire, écouté !) chanter. Après tout, il s’adressait à son fils. Les yeux clos, elle profita tout de même de la voix de son Ange, qui la berça tout aussi efficacement que son enfant. Mine de rien, il se débrouillait bien en chant, même a capella, le ptit Serdaigle ! La naissance de Nathanaël était vraiment une aubaine, qui avait rapproché les deux parents plus encore, et qui apportait un énorme renouveau dans le couple (sans blague ?). Au moins, avec le petit, la routine n’était pas prête de s’installer. Et les nuits complètes venaient de faire leur valise et d’adresser des adieux déchirants à Loreana et Max, car ils risquaient de ne plus se revoir avant longtemps. D’ailleurs, le destin semblait vouloir adresser un message clair à la jeune maman : « tu devras batailler ferme pour le moindre petit bout de sommeil ». « L’vieux Merlin dans sa boutique, sur les marches du palais, il enseigne l’art magique à tous les petits sorciers. Au sorcier Po, au sorcier Li, au sorcier Chi, au sorcier Nelle, au sorcier Polichinelle. » Un réflexe. C’était la seule manière dont on pouvait appeler cela. Un pur réflexe, rapide comme l’éclair. Le coussin avait volé avant même que Loreana ne réalise qu’elle était en train de le lancer. Léo, tout aussi surpris que Lor’, ne parvint pas à éviter le projectile. Il encaissa fièrement le coup mais recula tout de même d’un pas tandis que Loreana se tournait vers Maximilien qui faisait ce qu’il pouvait pour calmer Nathou. « Désolé…Je ne pensais pas que vous serriez tous endormie. Alors comment va ma petite famille, aujourd’hui ? »Alors que Léo s’approchait pour lui faire la bise, Loreana exigea que l’élève lui rende son coussin. Le Serdaigle accepta à condition qu’il reste sur le lit. Loreana fit la moue mais finit par acquiescer. L’air méfiant, l’acolyte de son fiancé lui tendit son coussin et se risqua même à l’embrasser. La paix était conclue. Surout que le tonton déluré apportait des fleurs. Loreana les accepta et les plaça dans un vase, non sans adresser un sarcasme à son élève. « Oh, des fleurs ! Merci, Léo. Surtout pour l’originalité. » « Par la touffe d’un gobelin, l’accouchement ne l’a pas adoucie, hein. NON ! On avait dit que le coussin restait sur le lit ! Voilà, comme ça. Non, mais franchement, comment tu peux rester aussi acariâtre en présence d’une pareille merveille ? » Loreana afficha un sourire en coin satisfait. D’une manière certes fort peu subtile et discrète, Léo venait de la complimenter sur ses qualités de génitrice d’enfants. « Sinon, pour répondre à ta question, ça va. On venait juste de réussir à endormir Nath. Mais y’a toujours un crétin qui débarque pour le réveiller… » « Mais non, tu exagères, regarde, là, par exemple, il s’est endormi et personne ne le… » « Saluuuuuut ! » « … réveille. Merci, Caleigh. » Loreana adressa un regard du type « je te l’avais dit » à Léo avant d’accueillir Caleigh, tandis que Maximilien calmait Nathanaël –encore. Comme il avait plus de mal cette fois-ci, il le confia à Loreana qui commença à le border tout doucement en allant s’asseoir, faisant clairement comprendre à Caleigh d’éviter les cris de groupie hystérique. « Il est… Il est… SUPERBE ! Faites-en un deuxième, je veux le même ! »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Il est né, le divin enfant ! [FINI] Mer 20 Juil 2011 - 19:07

    Cela ne dura qu’une seconde. Une toute petite seconde mais une seconde quand même. Une seconde à valeur d’infinité, à valeur d’intemporalité. Une seconde qui pesait des tonnes d’or, une seconde pour laquelle il aurait tout donné. Cela ne dura qu’une seule et unique seconde. Une seconde durant laquelle, Maximilien Enzo Middle oublia tout. Lorsqu’il croisa les yeux bleus de son enfant qu’il tenait, si petit, dans ses bras, le monde qui entourait le jeune père s’effaça. Il n’y avait plus que ces yeux bleus, ces yeux dans lesquels il pouvait contempler son reflet. Ces yeux azures innocents et purs. Une seconde durant laquelle plus rien n’eut d’importance, comme s’il n’y avait plus que Nathanaël au monde. Durant cette unique seconde de fraîcheur, Maximilien ne se sentit plus lourd de chagrin, plus lourd de responsabilité ni plus lourd de peur. Toutes ses inquiétudes avaient été balayé et durant cette unique seconde il oublia ses absences, cette présence bizarre dans sa tête, cette sensation de ne plus jamais être seul. Il oublia la colère qu’il ressentait parfois sans la comprendre, la peur, l’inquiétude et même l’immense tristesse d’un amour pur et perdu qui semblait le poursuivre sans qu’il ne puisse mettre de mots là-dessus. Quand il se plongea dans les yeux de son enfant, Maximilien oublia l’instant d’une seconde que Travis était mort, que ses parents ne l’aimaient pas, que Keiko ne vivait plus, que sa femme ne s’entendait pas avec sa meilleure amie, que Timothé n’allait pas bien, qu’il ne pouvait pas assumer sa paternité. Durant cette seconde dans la mer bleue des yeux de son enfant, Maximilien alla même jusqu’à oublier qu’il existait un mal sur terre. Mais ce que le père ignorait c’était que si cet oubli fut possible, ce n’était que parce que Severus, lui aussi, avait vu les yeux de l’enfant. Moins d’une seconde encore, mais il avait croisé ces yeux bleus innocents. Ils n’étaient pas aussi verts que ceux de Lily mais c’était quand même des yeux qu’il n’avait jamais pu observer. ET ce calme le bouleversa. Jamais encore personne n’avait porté sur lui un tel regard et même si consciemment il savait que ce regard d’amour de la part de l’enfant ne lui était pas adressé et même s’il n’avait aucune idée de qui était ce petit, il sentit au fond de lui-même, bien au fond de lui-même un bien être ultime, un pardon incroyable…Un sensation qui ne dura qu’une seconde mais qui vint réchauffer le cœur des deux hommes sur lesquels l’enfant, en s’endormant, avait posé le regard…

    « Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón.. » Alors qu’il chantait de sa voix mélodieuse, de sa voix de guitariste habitué aux sonorités parfaites, Maximilien sentit une autre forme de bien-être l’envahir. Ce n’était pas la perfection de cette seconde mais c’était une forme de nostalgie mélangé à la promesse d’un avenir heureux. Cette chanson était celle que lui chantait la première femme qui l’ait aimé. La femme qui lui servit de mère durant des années, sa nounou, Marie. Cette chanson, elle la lui chantait tout le temps, tous les jours, tous les soirs pour s’endormir et ce depuis sa naissance. Cette berceuse espagnole, pleine d’amour, il l’avait entendu et entendu tellement de fois mais jamais rien n’avait altéré ses effets. C’était toujours ce sentiment de sécurité et d’affection qui lui enserrait le cœur lorsque ces quelques paroles venaient lui caresser l’oreille et il espérait que son enfant, un jour, ressentirait les mêmes effets. Dans cette chanson, il voulait faire comprendre à son fils qu’il serait toujours là. Toujours et à jamais pour le protéger et l’aimer. Il voulait que Nathanaël sache qu’il était le centre de son univers. En partageant avec son enfant cette chanson de son enfance, Maximilien espérait nouer une relation avec le petit. C’était son passé, les joies de son passé qui venait se mélanger avec le bonheur de son futur car il n’en n’avait jamais douté, Nathanaël serait son sourire, son empire. Maintenant, Nathanaël serait sa vie entière et rien ne viendrait jamais lui enlever son fils ni même le mettre en insécurité. Il s’en fit l’ultime promesse… « Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón.. » Bercé par la douce voix de son père, le petit avait fini par s’endormir mais Maximilien chantait encore et encore à son enfant, le contemplant, l’écoutant respirer. Il avait mis au monde, à l’aide de sa femme, une merveille !

    « L’vieux Merlin dans sa boutique, sur les marches du palais, il enseigne l’art magique à tous les petits sorciers. Au sorcier Po, au sorcier Li, au sorcier Chi, au sorcier Nelle, au sorcier Polichinelle. » La porte s’était ouverte dans un grand fracas, laissant entrer Léo Ciril Sanchez dans toute sa splendeur. Un immense sourire sur les lèvres, des fleurs dans une main, un cadeau dans l’autre, le serdaigle chantait une vieille chanson pour enfant sorcière à tue tête. Mais l’idiot s’arrêta lorsque ses yeux se posèrent sur une Loréana plus si endormie que cela mais toujours couchée et lorsqu’arriva à ses oreilles les cris du petit bébé qu’il venait de réveiller. Maximilien jeta un regard noir à son meilleur ami qui se confondit en excuses et il se concentra sur Nathanaël, le berçant pour le ré-endormir. Cependant, il ne rata rien de la scène qui se passa entre Léo et Loréana. Cette dernière, comme dans ses habitudes, s’était saisie d’un coussin pour l’envoyer sur le jeune homme qui l’avait réveillée. Mais heureusement pour lui, à force d’habitude, il savait maintenant comment parer les attaques et attrapa le coussin avant qu’il ne le frappe et offrit à Loréana un sourire victorieux. Il alla ensuite la saluer mais n’obtint qu’un bisou qu’en échange du retour du coussin et elle n’obtint le coussin qu’en échange de la promesse qu’il ne quitterait pas le lit de Loréana et ne viendrait jamais, au cours de la journée, attaquer le pauvre bleu et bronze. Loréana ne put s’empêcher de lancer un sarcasme à Léo qui répondit alors du tac à tac de sa voix la plus railleuse : « Par la touffe d’un gobelin, l’accouchement ne l’a pas adoucie, hein. NON ! On avait dit que le coussin restait sur le lit ! Voilà, comme ça. Non, mais franchement, comment tu peux rester aussi acariâtre en présence d’une pareille merveille ? » Maximilien s’était fait une raison, il avait accepté les disputes sans fin et les taquineries entre sa fiancée et son meilleur ami et n’intervenait plus, se contentant de les regarder avec un sourire. Léo, satisfait de sa répartie et surtout parce qu’il avait fait sourire Loréana par son compliment subtile s’approcha de Maximilien pour s’excuser encore d’avoir réveillé le bout de chou et pour embrasser délicatement Nathanaël sur le front. D’un Maximilien lui fit comprendre que ce n’était pas grave et reporta son attention sur son fils tandis que Loréana et Léo se disputait encore une fois…Mais cette fois-ci, leur dispute fut interrompue par l’arrivée non moins discrète de Caleigh qui réveilla également Nathanaël mais sans s’attirer les foudres de sa meilleure amie. Léo grommela un bref : « c’est pas juste » tandis que Caleigh s’excusait et saluait tout le monde… Maximilien était, lui, bien trop occupé à essayer de calmer Nathanaël mais en vain.

    Au bout d’un moment, il se leva et alla donner le petit à sa maman. Non pas qu’il abandonnait ou voulait se débarrasser de son enfant en larme mais il savait qu’après s’être fait deux fois réveillé en sursaut, Nathanaël avait besoin de sa maman auprès de lui. Il confia donc son enfant à Loréana et alla serrer Caleigh dans ses bras.
    « Salut Caleigh ! Ne compte pas sur nous pour remettre un petit sur le tapis tout de suite. Allez, viens dans mes bras. Comme tu m’as manqué ces derniers jours ! » La seconde mère de Maximilien, après Marie, vint serrer contre elle l’adolescent qu’elle avait toujours aimé et protégé même dans les pires moments. Maximilien, heureux, la tint bien contre son cœur tandis que l’adulte rigolait de bonheur également : « Mon Maxou ! Qui aurait crû ! Si tu savais comme je suis fière de toi ! » Maximilien retint une larme de couler. Pas maintenant ! Mais pourtant en entendant les paroles de Caleigh, il n’avait pu s’empêcher de penser que c’était celles que sa mère aurait dû prononcer mais elle ne viendrait jamais. Il fallait qu’il se fasse une raison. IL remercia Caleigh d’un regard qui comprit parfaitement son petit protégé et le lui fit savoir d’un signe de tête avant de rejoindre la jeune mère sur le lit pour discuter de tout et de rien…Pendant ce temps-là, Léo qui n’était dupe de rien attira son meilleur ami un peu à l’écart afin d’être certain qu’aucune des deux bonnes femmes n’entendrait leur conversation…

    « Ils ne sont pas venus, n’est ce pas ? » Maximilien secoua la tête. Léo baissa la sienne. Le serdaigle savait à quel point l’attitude des parents de son meilleur ami le blessait et il ne savait jamais quoi faire. Il mit alors son bras autour de l’épaule de Max pour le serrer contre lui et le réconforter. Que pouvait-il faire de plus ? Rien et Maximilien lui en était déjà reconnaissant ne fuse que pour ce geste mais surtout parce que Léo comprenait sa souffrance était faisait le geste de la partager…Mais la conversation ne s’arrêta pas là. « Et toi, comment vas-tu ? » Maximilien ne saisit pas tout de suite la question. Comment voulait-il qu’il aille ? Bien forcément puisqu’il était papa et que le bonheur lui tendait enfin les doigts. Qu’est ce que Léo voulait dire ? Il lança un regard interrogateur à son meilleur ami qui s’empressa de rajouter : « Tu sais bien ce que je veux dire, Max, tes absences et tout ça. Comment ça se passe ici ? Ou tu en es de tout cela ? » Cette fois-ci se fut le tour de Maximilien de baisser la tête. Il n’avait toujours pas trouvé d’explications. Il n’avait toujours pas compris ce qui lui arrivait et il devait reconnaître qu’il avait un peu arrêté de chercher ces dernières semaines et plus encore depuis l’accouchement. Mais il devait aussi reconnaître qu’en ce moment, il avait la paix et rien de bizarre ne lui arrivait ! « Pour l’instant ça va, Léo. Je ne sais pas combien de temps cela va durer mais là…Tout roule ! Tu sais depuis que je suis à l’hôpital avec Loréana, je suis toujours très concentré dans tous ce que je fais et je ne dors pas beaucoup hors j’ai l’impression que mes absences ont lieu quand je m’endors ou quand je suis le plus distrait. Ne t’en fais pas ! Il n’arrivera rien à mon fils ni à ma femme et je pense que tout va se régler ! » Le pauvre Maximilien n’avait pas idée d’à quel point il se trompait. Mais il était tellement heureux qu’il n’avait de toute façon pas envie de penser à ses problèmes… « Dîtes les garçons, on ne vous dérange pas ? » La voix de Caleigh vint interrompre définitivement la conversation des deux meilleurs amis qui se séparèrent et se retournèrent dans un sourire avant de rejoindre la petite famille et de commencer à bavarder de tout et de rien…


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Il est né, le divin enfant ! [FINI] Mer 20 Juil 2011 - 20:58

    C’est dans un état second, un état hésitant entre l’éveil et le sommeil, un état d’inconsciente conscience, que l’on se sent le mieux. C’est un état furtif, éphémère, qui, en général, disparaît dès son apparition. Il ne dure qu’un instant. Mais un instant synonyme d’éternité. En ce moment, Loreana, couchée sur son lit d’hôpital, vivait cette éternité éphémère. Elle se laissait bercer par la voix de son amant qui chantait pour leur fils. Elle ne tenta rien pour montrer à Maximilien qu’elle profitait également de sa douce voix : elle avait peur de déchirer le fin voile de soie que constituait cette seconde de calme. Doucement, imperceptiblement, Loreana se sentit partir. Là, juste entre elle et le fauteuil ou se tenait le père de Nathanaël, un jeune homme apparut. Il était nimbé de lumière et la regardait en souriant. Un faible vent agitait ses boucles blondes. Morphée sourit et tendit la main à Loreana. La jeune femme ferma les yeux, comme pour accepter l’invitation du Sommeil. Mais, au moment où Morphée ouvrit les bras pour y accueillir la jeune mère épuisée, un grand fracas le fit disparaître et éveilla brutalement la brunette. « L’vieux Merlin dans sa boutique, sur les marches du palais, il enseigne l’art magique à tous les petits sorciers. Au sorcier Po, au sorcier Li, au sorcier Chi, au sorcier Nelle, au sorcier Polichinelle. » Même à peine réveillée, Loreana conservait des réflexes exceptionnels. Le coussin s’envola avant même que le cerveau de la jeune femme n’ait pensé à le lancer. Elle regarda, surprise de son geste (mais pas mécontente, au contraire), le coussin tournoyer sur lui-même et voler vers sa cible. Mais ladite cible avait maintenant l’habitude des coussins volants, et elle était tout de même gardien au quidditch. Juste avant que le polochon ne s’écrase sur son visage, Léo parvint à le stopper. Les deux amis se regardèrent un instant en chiens de faïence, comme s’ils jaugeaient leur dangerosité respective, puis Léo se risqua à faire un pas dans la direction de la jeune mère qui ne bougea pas d’un cil, continuant de fixer le Bleu et Bronze. Enhardi, l’élève fit un autre pas. Puis un suivant. Loreana ne bougeait toujours pas. Lorsqu’il fut suffisamment près d’elle pour l’embrasser, Léo se pencha, mais la prof de potion refusa de le saluer tant qu’il ne lui avait pas rendu son coussin. Suspicieux, Léo accepta, posant à son tour sa condition : le coussin resterait sur le lit. Ainsi, le coussin fut rendu, et l’élève salué. Ce dernier poussa même le vice jusqu’à offrir un bouquet de fleurs à la jeune mère qui les rangea en gratifiant le tonton déglingué d’un sarcasme quant à l’originalité du cadeau. « Par la touffe d’un gobelin, l’accouchement ne l’a pas adoucie, hein. NON ! On avait dit que le coussin restait sur le lit ! Voilà, comme ça. Non, mais franchement, comment tu peux rester aussi acariâtre en présence d’une pareille merveille ? » Sourire. Ce crétin de Léo parvenait toujours à s’en sortir d’une manière ou d’une autre. Là, il s’était contenté de complimenter le fils de la prof. C’était lâche : cela revenait à attaquer un ennemi droit dans son point faible. Même si, dans ce cas, le point faible de Loreana était désigné par de grosses flèches multicolores qui pointaient toutes vers Nathanaël.

    Depuis la naissance de l’enfant, tout un univers avait changé de centre. Le monde Loreanacentré qui était celui de la prof était devenu, dès la naissance de l’enfant, voire avant même cela, Nathanaëlocentrique. Nathanaël était le Soleil de ses parents. Eux n’existaient que pour graviter autour. Il était le cœur de l’atome qu’ils formaient à trois, le noyau de leur famille. Famille. A présent, Loreana avait une famille. Une famille de sang. Bien sûr, elle avait ses amis, mais ce n’était pas pareil. Elle sentait que le lien qui l’unissait à Maximilien était, aujourd’hui, plus fort qu’il ne l’avait jamais été. Ils n’étaient plus deux simples amants. Ils n’étaient plus Loreana et Maximilien. Ils formaient maintenant, grâce au petit être qui, en ce moment même, arrêtait enfin de brailler et de pleurer, une famille. Loreana avait trouvé une famille. Maximilien aussi. De même que Nathanaël. Chacun d’entre eux dépendait maintenant des deux autres. Chacun d’entre eux avait lié son destin aux deux autres. Pour leur plus grand bonheur. La nouvelle famille serait, de plus, entourée d’amis fidèles et aimants. Nathanaël aurait une chance qu’aucun de ses parents n’avait eu : grandir dans l’amour de ses parents et dans une famille nombreuse. Pas une famille de sang. Mieux que cela. Une famille de cœur.
    C’est précisément parce que Loreana commençait à réaliser l’importance qu’aurait désormais Léo dans leurs vies qu’elle ne chercha pas à le noyer sous les sarcasmes. Après tout, Maximilien, qui se débrouillait plutôt bien avec son fils, venait de parvenir à calmer Nathanaël. Plus de raison d’engueuler Léo. L’espace d’un instant, le calme d’avant l’arrivée de Léo redevint le maître de la pièce. Puis Caleigh apparut dans un cri qui respirait la joie de vivre. Mais pas la joie de dormir. Le petit s’éveilla à nouveau, et Maximilien recommença à le border pour le calmer. Loreana alla saluer sa meilleure amie, la serrant dans ces bras et recevant mille félicitations, puis la prof d’astronomie se tourna vers Léo pour le saluer à son tour. Lorsqu’elle se tourna vers Maximilien, Loreana constata qu’il ne parviendrait pas à calmer les pleurs de leur fils et c’est avec joie qu’elle accueillit sa chair dans ses bras. Elle fit quelques pas avec lui, le portant comme s’il s’agissait d’une sculpture de cristal très fragile, puis, alors qu’il sanglotait moins fort, alla délicatement s’asseoir sur son lit. Au bout de quelques minutes, le petit était rendormi. Pour un petit moment, l’espérait sa mère. Léo voulut caresser la joue du petit, mais il croisa le regard de Loreana. Si la jeune femme avait été un basilique, Léo ne serait pas mort : il aurait été désintégré. Les deux parents avaient dû faire suffisamment d’effots pour que le petit Ange trouve le sommeil pour permettre à Léo de tout gâcher d’un geste maladroit. Souriant tout de même, Léo se détourna. Il dut sentir quelque chose d’anormal dans le regard de Maximilien, parce qu’il l’attira plus loin dans la chambre pour lui parler. Caleigh reporta alors tout son attention sur sa meilleure amie et sur la petite merveille qu’elle portait dans ses bras.
    « …Et, du coup, Mars n’était pas dans l’alignement Lune-Saturne, tu vois ? Cela signifie que le petit aura… Lor’ ? Tu m’écoutes ? » Loreana détourna les yeux de son Apollon et de son meilleur ami pour se reconcentrer sur Caleigh. « Oui, excuse-moi… Tu disais ? » « Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi tu le regarde comme ça ? Tu as l’air… Presque triste. » « Regarde-le. Je sais qu’il souffre à cause de ses parents, même s’il me jure que non. J’aimerais pouvoir faire quelque chose, mais… » « Mais tu n’es qu’une prof de potions. Je sais. Les Middle sont des salauds. Sauf un, bien sûr. » « Mais qu’est-ce qu’on lui dira, hein ? »Elle posa un regard tendre sur son fils « Que ces grands-parents le considèrent comme un bâtard ? Qu’ils n’en voulaient pas ? Qu’ils me voient comme une traînée ? Nathanaël ne mérite pas ça. Je ne mérite pas ça. Et, surtout, Max ne mérite pas ça. » « Personne ne mérite ça, Loreana. Mais je suis sûre que ce problème se règlera. Du moins, je l’espère de tout mon cœur. » Puis, se retournant vers les deux hommes : « Dites, les garçons, on ne vous dérange pas ? » Premier rélfexe de Loreana : baisser les yeux sur Nathanaël. C’est bon, il ne bronchait pas.
    Les deux garçons s’approchèrent, et Maximilien sourit comme si de rien n’était. Les quatre amis discutèrent à voix basse de mille et une choses, de projet d’avenir, de Nathanaël lorsqu’il aura grandi. Léo proposa un pari sur les premiers mots qu’il prononcerait, et il eut de la chance que Lor’ avait les bras occupés. L’ambiance était bon enfant, mais Loreana commençait tout doucement à fatiguer. Après quelques heures, Léo et Caleigh quittèrent la chambre, laissant les parents et l’enfant seuls. Loreana, son fils toujours dans les bras, se coucha dans son lit. Elle comptait dormir un peu, mais, sans savoir pourquoi, sentait qu’un sujet difficile allait être amené sur le terrain par son fiancé. Avant même qu’il ait pu ouvrir la bouche, elle lui posa une question :
    « De quoi veux-tu parler, exactement ? »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Il est né, le divin enfant ! [FINI] Jeu 21 Juil 2011 - 11:42

    Lorsque la silhouette de Caleigh apparut dans la chambre, c’est d’abord un sourire qui illumina le visage de Maximilien. Mais en quelques secondes, son visage s’assombrit considérablement. Voir Caleigh serrer ainsi Loréana dans ses bras, embrasser Léo et poser sur l’enfant qu’il tenait dans les bras le regard attendri d’une deuxième mère lui fit prendre conscience que ce n’était pas Léo qu’il voulait voir dans cette pièce pas plus que Timothé ou que Caleigh. Ne vous méprenez pas, il était heureux de les avoir près de lui mais les personnes qu’il voulait le plus à ses côtés, aujourd’hui, maintenant qu’il était devenu père et qu’il avait apporté sur terre un autre Middle, il voulait ses parents. Lauren et Noah Middle. Il voulait sa famille auprès de lui-même s’ils ne l’avaient pas vraiment élevé puisque Marie et les précepteurs avaient tout fait à leur place, ils lui avaient ensemble donné la vie. Il aurait voulu, ce jour où il leur avant annoncé ses fiançailles et son enfant en venir, qu’ils soient fiers de lui et il avait tant espérer apercevoir des étincelles de bonheur dans les yeux, le bonheur de futurs grands-parents mais rien. Un monstre de calme et de froideur, deux monstres de calme et de froideur qui s’étaient ensuite amusé à le rabaisser, à l’humilier et pire encore à insulter non seulement sa fiancée mais également son enfant, enfant qui allait pourtant voir leur sang couler dans ses veines. S’il n’avait pas pleuré, ce jour-là, aujourd’hui, cette absence le pesait et il en souffrait terriblement. Il n’avait jamais, depuis des années, considéré l’importance de ses parents dans sa vie. Pour lui, ils étaient morts et enterrés sentimentalement…Depuis qu’il avait reçu cette lettre horrible de son père et qu’il s’était réfugié dans le bureau de son professeur d’astronomie, Caleigh, qui depuis l’avait pris sous son aile. Là, la demoiselle avait remplacé ses parents et même Marie qui s’en était allée et Maximilien n’avait plus tant souffert du comportement honteux de ses géniteurs mais là…Maintenant qu’il était père, tout changeait et de voir Caleigh se comporter ainsi comme une mère lui renvoya son malheur et sa souffrance enfouie en pleine figure. Il se souvint de toutes ces années de douleur durant lesquels il avait pleuré chaque jour de l’indifférence de ses parents, de leur méchanceté envers Léo, de l’horreur qu’il lui faisait vivre et ces nuits, ces nuits où il avait peur et où il hurlait, appelait mais personne ne venait…D’ailleurs personne ne l’entendait. Son enfant avait été un cauchemar, heureusement Marie avait été là et son adolescence ne s’était pas mieux dérouler. Il se souvenait de chaque remarque désagréable, de chaque réflexion piquante, de chaque mot blessant et de chaque larme versée… Il avait espéré un jour ne plus rien ressentir, s’être forgé une carapace suffisamment puissante mais apparemment ce n’était pas le cas et l’absence de ses parents dans cette pièce se faisait terriblement lourde de tristesse dans son petit cœur. C’est sans doute pour cette raison qu’il arriva encore moins à calmer son enfant. Le petit devait sentir le chamboulement à l’intérieur de son père et ne se sentait pas en sécurité alors Maximilien préféré tendre le petit à sa mère pour aller serrer Caleigh dans ses bras, espérant par cette accolade recevoir suffisamment d’affection pour oublier ses parents, oublier Marie, tout oublier mais si son sourire fut éclatant lorsque Caleigh lui dit à quel point elle était fier de lui, Léo Sanchez qui connaissait Maximilien depuis sa plus tendre enfance ne fut pas dupe et tandis que les deux femmes papotaient dans leur coin, il emmena le serdaigle à l’écart pour discuter un peu et voir comment Maximilien gérait le tout. On pouvait beaucoup critiquer Léo sur ses clowneries, sa maladresse, ses bêtises mais Loréana et Maximilien savait que c’était quelqu’un de fiable, de fidèle qui serait toujours présent pour eux lorsqu’ils en auraient besoin…

    « Ils ne sont pas venus, n’est-ce-pas ? » La main de Léo était nonchalamment encore posée sur le bras de Maximilien depuis qu’il l’avait pris pour l’emmener plus loin, au fond de la chambre, là où aucune des jeunes femmes ne pourrait les entendre. C’était dans ces moments-là que l’on pouvait constater à quel point le jeune sorcier connaissait bien son meilleur ami et savait déchiffrer toutes les émotions qui passaient sur son visage. Maximilien secoua sa tête de gauche à droite. Léo, lui, baissa la sienne comme un signe qu’il voulait partager la souffrance de l’héritier Middle, lui ôter un poids sur les épaules mais c’était impossible. Tout le monde était venu voir la petite merveille depuis qu’il respirait hors du ventre de sa maman, tout le monde s’était montré à l’hôpital : Julia, Timothé, Léo, Caleigh, Angélique, les parents de Léo qui avaient toujours aimé Maximilien, même Marie avait dit dans sa précédente lettre qu’elle essaierait de revenir d’Espagne quelques jours pour voir Nathanaël – d’ailleurs il faudrait qu’il en parle à Loréana, quant à Alexia elle avait voulu venir mais Maximilien lui avait demandé d’attendre qu’il règle quelques petites choses avec sa fiancée bref tous ses amis, tous les gens importants dans sa vie étaient venus…Tous sauf ses parents. Comment était-il sensé prendre ce fait évident ? Comment passer le cap. Il n’y avait aucune solution et Léo n’en n’avait pas non plus, c’est pourquoi, il se contenta de serrer son meilleur ami dans ses bras pour lui montrer que, lui, il serrait toujours là. Il le savait déjà mais le geste d’affection de l’enfant unique Sanchez lui redonna un peu de baume au cœur mais la conversation était loin d’être finie. Il aurait été bien naïf de penser que Léo le laisserait partir comme cela alors qu’il le tenait enfin entre ses pattes. Léo avait une autre discussion à mettre sur le tapis : les absences de Maximilien. Après lui avoir demandé, comment il allait et comment cela se passait de ce point de vue-là, Léo semblait vraiment inquiet et attendait une réponse que Maximilien ne tarda pas trop à lui fournir : « Pour l’instant ça va, Léo. Je ne sais pas combien de temps cela va durer mais là…Tout roule ! Tu sais depuis que je suis à l’hôpital avec Loréana, je suis toujours très concentré dans tous ce que je fais et je ne dors pas beaucoup hors j’ai l’impression que mes absences ont lieu quand je m’endors ou quand je suis le plus distrait. Ne t’en fais pas ! Il n’arrivera rien à mon fils ni à ma femme et je pense que tout va se régler ! » Bien entendu, il mentait un peu. Malgré son bonheur, il continuait à s’inquiéter pour ce qui se passait dans sa tête mais il ne voulait pas y penser aujourd’hui, pas maintenant, pas tout de suite. Il attendrait d’être rentré dans les appartements de Loréana pour voir où ils en seraient par rapport à cela. « Et…Est-ce que Loréana a remarqué quelque chose ? » Question pertinente de la part du jeune sorcier et Maximilien se l’était déjà souvent posée à lui-même d’ailleurs mais il n’avait pas de réponse précise. Lor’ ne lui en avait jamais parlé mais il voyait qu’elle lui jetait de temps à autres des regards inquiets. Il ignorait exactement ce que pensait Loréana de son comportement de ces derniers jours puisque lui ne comptait pas lui en parler tout de suite : « Je ne sais pas trop Léo. Je n’ai jamais eu d’absences dans nos appartements mais en cours, oui et ça…Elle ne peut pas ne pas l’avoir remarqué…Je ne sais pas ce qu’elle a remarqué ni ce qu’elle pense et je préfère ne pas y penser tout de suite, tu sais. » La discussion entre les deux amis continua quelque peu sur le sujet, chacun émettant quelques hypothèses sur le problème jusqu’à ce qu’ils furent interrompus par la voix de Caleigh qui semblait s’impatienter de leur absence ou peut-être le faisait-elle remarquer pour que Loréana n’ait pas à le faire… « Dîtes les garçons, on ne vous dérange pas ? »

    Après une vague pitrerie de Léo, les deux protagonistes rejoignirent les deux femmes et l’enfant endormit et les conversations reprirent joyeusement. Toutes touchaient à l’avenir ou à l’éducation du jeune bonhomme et la situation était complètement détendue grâce aux blagues de Léo et aux sarcasmes de Loréana. Durant ces heures de paix intense, Loréana dût une nouvelle fois nourrir Nathanaël et Maximilien s’occupa de lui changer la couche mais la jeune mère se refusa à le remettre dans le berceau. Pourtant c’était ce qu’ils avaient décidé depuis le début mais Maximilien ne fit pas d’histoire maintenant et il comprenait qu’elle avait aussi besoin d’avoir son fils tout contre elle. Au bout d’un temps incertains, Léo et Caleigh quittèrent la chambre en même temps. Caleigh parce qu’elle avait des copies à corriger et Léo parce qu’il avait des devoirs à faire mais aussi parce que les deux bienfaiteurs voulaient laisser un peu de temps ensemble à la petite famille et Maximilien leur en était reconnaissant. Après de longs adieux en bonnes et dues formes, les invités s’en allèrent définitivement et Maximilien embrassa sa femme avant de s’installer dans son fauteuil. C’était le moment ou jamais de parler de tout ce qu’il avait à dire. Il y avait beaucoup de sujets qu’il souhaitait aborder et certains plus sensibles que d’autres et il ne savait pas comment commencer. Ce fut la voix de sa dulcinée qui l’éloigna de ses réflexions. « De quoi veux-tu parler, exactement ? ». Par merlin, elle commençait à le connaître trop bien. Presque un vieux couple. Léo aurait pu avoir la même réaction, c’était un peu effrayant mais finalement salutaire. En effet, puisqu’elle l’engageait à parler, il ne pourrait plus se défiler, il fallait qu’il se jette à l’eau immédiatement : « Tu me connais trop bien, Lor’, ça ne va plus. » A la fin de cette phrase, il se releva et alla prendre dans ses bras le petit que Loréana tenait encore dans les siens. Il embrassa Nathanaël sur le front avant de le poser dans son berceau. C’était chose faîte et il espéra qu’elle avait compris le premier message qui était qu’ils avaient ensemble décidé de ne pas en faire un sale gosse capricieux et que depuis le début, il devait s’habituer à dormir dans son lit. Ensuite, il ne voulait pas non plus que son fils soit pris dans leur discussion et dans le berceau, il serait bien mieux pour ne pas être pris dans le débat. Ensuite, le père alla se réinstaller et commença à parler : « En fait, mon cœur, il y a plusieurs sujets dont j’aimerais discuter… Le premier, pas très drôle, c’est l’affaire financière. J’avais l’intention d’aller demain, avant ta rentrée à l’appartement avec Nat’, à la banque pour créer un compte au nom du petit et y placer déjà quelques gaillons. Peu importe que mes parents ne lui donneront pas un sous, c’est mon devoir de père de m’assurer son avenir et je compte bien placer chaque mois des sous sur son compte. Mes parents ne me couperont pas les vivres et ils me donnent suffisamment pour que je puisse mettre de côté chez Nat’ en attendant que je travaille. Qu’en penses-tu ? » Une fois sa tirade terminée, l’adolescent se leva pour marcher un peu dans la chambre, attendant la réaction de sa dulcinée. Lorsqu’elle eut répondu et que la discussion du compte en banque fut close, il continua alors : « Ensuite, je voudrais te parler de Marie, ma nounou quand j’étais enfant. Je lui ai envoyé une lettre pour lui annoncer la naissance de Nathanaël et elle a l’intention de venir passer quelques jours en Angleterre. Bon je sais que nous l’aurons beaucoup dans les jambes mais tu sais, c’est important pour moi qu’elle le voit. Cette femme, c’est comme ma mère, elle m’a élevé, éduqué, bercé et c’est important qu’elle fasse encore parti de ma vie malgré la distance. Puis si elle vient d’Espagne, ce n’est pas comme Léo qui le verra tous les jours, elle viendra souvent. Ça ne te dérange pas, hein ? Tu serais d’accord ? Bon ce n’est pas pour tout de suite car elle doit s’arranger avec son compagnon et son enfant à elle mais dis moi que tu es d’accord, mon amour. » Tous les sujets étaient sur le tapis, il ne restait plus que le dernier et lorsque cette discussion-là fut close également, Maximilien ajouta : « Ensuite…J’aimerais qu’on parle d’Alexia. »


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Il est né, le divin enfant ! [FINI] Jeu 21 Juil 2011 - 19:53

    Ne me demandez pas comment Loreana le savait, mais elle sentait que Max voulait amener un sujet un peu difficile sur le tapis. Peut-être quelque chose dans l’air, ou le soudain silence qui s’était installé. Il était assis face à elle, dans son fauteuil, et semblait réfléchir, hésiter. De quoi avait-il peur ? Ils allaient, un jour, devenir mari et femme. Il pouvait lui parler librement et sans crainte. Bien sûr, il y aurait des désaccords. Bien sûr, il y aurait des disputes. Tout ne serait pas toujours rose. Mais c’était là tout l’intérêt. S’ils étaient toujours d’accord sur tout, ce ne serait pas drôle. Et Maximilien savait tout cela. Alors pourquoi semblait-il hésiter ? Puisqu’il ne prenait pas la parole, et n’avait pas l’air décidé à la prendre, Loreana l’encouragea d’une manière fort peu subtile. Le jeune homme leva la tête et commença par chercher encore un moyen de ne pas livrer le fond de sa pensée : « Tu me connais trop bien, Lor’, ça ne va plus. » Ladite Lor’ lui adressa un sourire mi-tendre, mi-victorieux. Elle avait donc bel et bien raison, son Ange en avait gros sur la patate. Elle ne savait pas encore de quoi il souhaiterait parler, mais s’il hésitait ainsi, cela devait être important. Le jeune homme se leva et vint retirer le fils dans bras de sa mère. Loreana le regarda faire en souriant. Oui, elle savait parfaitement qu’ils avaient convenu de le laisser dans son berceau pour ne pas en faire un enfant capricieux. Mais comment pouvait-elle résister à la bouille de son Nathanaël ? Attendrie de voir son fiston dans les bras de son fiancé, elle sourit dans un soupir. Puis, lentement, Nathanaël disparut dans son berceau. La jeune mère se concentra alors pleinement sur le jeune père. Qu’avait-il d’aussi important à dire ? « En fait, mon cœur, il y a plusieurs sujets dont j’aimerais discuter… Le premier, pas très drôle, c’est l’affaire financière. J’avais l’intention d’aller demain, avant ta rentrée à l’appartement avec Nat’, à la banque pour créer un compte au nom du petit et y placer déjà quelques gaillons. Peu importe que mes parents ne lui donneront pas un sous, c’est mon devoir de père de m’assurer son avenir et je compte bien placer chaque mois des sous sur son compte. Mes parents ne me couperont pas les vivres et ils me donnent suffisamment pour que je puisse mettre de côté chez Nat’ en attendant que je travaille. Qu’en penses-tu ? » Loreana l’écouta en silence. Lorsqu’il eut terminé sa tirade, elle fit mine d’y réfléchir. Parce que sa réponse était toute trouvée, en réalité. Sauf sur un point. Alors que l’Ange la dévisageait, attendant une réponse, Loreana ouvrit la bouche : « Ce que je pense de l’idée d’assurer un avenir à notre enfant ? De lui permettre de prendre un bon départ quand le moment sera venu ? Je pense que c’est une très mauvaise idée. » Elle lui adressa un sourire moqueur. Bien sûr qu’elle plaisantait. Et bien sûr qu’il le savait. « Plus sérieusement, j’y ai pensé aussi. Et, évidemment, je n’ai absolument rien contre le fait que tu ailles lui ouvrir un compte. Au contraire, je n’osais pas te le demander, je t’en ai déjà suffisamment fait baver pendant ma grossesse… Mais il y a un point sur lequel je voudrais insister un peu. Je sais que, peu importe la façon dont je vais le dire, cela sera laid. Alors, je vais le dire comme je le pense : je ne veux pas de l’argent de tes parents. Pas tant qu’ils n’auront pas changé d’avis. Alors, par pitié, dès que tu deviendras apprenti, n’utilise que ton salaire pour vivre. Je ferai pareil. L’argent de tes parents, j’aimerais le donner à Nathanaël. Juste pour le plaisir de savoir que les Middle paient pour un bâtard. » Elle se tut quelques secondes. « A mon tour de te demander ce que tu en penses. Même si je sais que tes parents restent un sujet sensible, et j’en suis désolée. Mais il fallait que je dise ce que j’ai sur le cœur. » Elle lui adressa un sourire désolé. Elle écouta sa réponse. La discussion financière, au final, fut réglée assez rapidement.

    « Ensuite, je voudrais te parler de Marie, ma nounou quand j’étais enfant. Je lui ai envoyé une lettre pour lui annoncer la naissance de Nathanaël et elle a l’intention de venir passer quelques jours en Angleterre. Bon je sais que nous l’aurons beaucoup dans les jambes mais tu sais, c’est important pour moi qu’elle le voit. Cette femme, c’est comme ma mère, elle m’a élevé, éduqué, bercé et c’est important qu’elle fasse encore parti de ma vie malgré la distance. Puis si elle vient d’Espagne, ce n’est pas comme Léo qui le verra tous les jours, elle viendra souvent. Ça ne te dérange pas, hein ? Tu serais d’accord ? Bon ce n’est pas pour tout de suite car elle doit s’arranger avec son compagnon et son enfant à elle mais dis moi que tu es d’accord, mon amour. » Loreana conserva le silence quelques secondes. Elle se mit à réfléchir. Elle n’était pas sûre de vouloir voir débarquer une femme qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam pour s’extasier sur son fils, mais, d’un autre côté, Marie faisait partie intégrante de la vie de Maximilien, et elle avait toujours voulu la rencontrer. Et puis… « D’accord. Marie peut venir. J’ai toujours voulu la rencontrer, de toute façon. Mais j’ai, en échange, une demande à te faire. De la même manière que tu veux que Marie voie ton enfant, j’aimerais que quelqu’un voie Nath. Tu te souviens surement que je t’ai parlé de ma marraine, Isis ? Elle est au courant pour Nath, je lui ai envoyé plusieurs lettres. Elle, je la cite, exige de pouvoir rencontrer le petit homme. Et, comme pour toi, Isis a fait office de mère pour moi. Je pense que tu peux me comprendre mieux que personne : j’ai besoin qu’elle voie Nath. J’ai besoin de la revoir. Alors, c’est bien simple : si tu veux que Marie puisse venir, laisse venir Isis. » Un sourire, complice cette fois-ci. Elle savait qu’il ne refuserait pas qu’Isis vienne. De la même manière qu’il savait qu’elle ne refuserait pas que Marie passe. De toute façon, plus il y avait de monde pour voir Nathanaël, plus les parents recevraient de compliments sur leurs qualités de géniteurs. Et des compliments, on n’en recevait jamais assez. Souriant toujours, Loreana attendit la réaction de son bel amant. Au vu des sujets abordés, elle se demandait vraiment pourquoi Maximilien avait tant hésité. Il devait encore y avoir un sujet, le plus sensible…

    Puis la conversation s’engagea sur ce fameux sujet sensible. Là, Loreana comprit. Elle sut pourquoi Maximilien hésitait. Le dernier sujet devait être, en réalité, le seul qui l’avait effrayé. Le seul qui lui faisait peur.
    « Ensuite…J’aimerais qu’on parle d’Alexia. » Silence. Plus lourd que les précédents qui, en comparaison, n’étaient que des ballons d’hélium s’envolant vers le ciel. Loreana ne s’attendait pas vraiment à cela. Alexia. Ce nom était devenu synonyme de douleur et d’abandon. Alexia avait été, indirectement et bien involontairement, la cause de la séparation des deux amants. Rien que d’entendre Maximilien prononcer ce nom replongea Loreana bien des mois dans le passé. Elle revoyait Maximilien, débraillé, puant la mort, l’alcool et le sexe, frapper à sa porte. Lui tourner le dos. Ne pas lui laisser la moindre chance de l’écouter, de le comprendre. Ne pas lui laisser l’occasion de le pardonner. Sans qu’elle puisse la contrôler, une unique larme perla sur la joue de la jeune mère. Elle se leva, fit quelques pas dans la chambre, vint s’appuyer contre la fenêtre. Elle devait réfléchir. Alexia était synonyme de douleur et d’abandon. Mais ce n’était pas sa faute… « Je… Je n’ai rien contre Alexia, Maxou. Elle… Je ne sais pas. Je dois y réfléchir. Je… » Difficile de prendre une décision. Aurait-elle la force de la regarder se pencher sur son enfant ? Elle à cause de qui il avait failli mourir avant d’être né. Elle se retourna et regarda son Ange dans les yeux. Puis, sentant qu’elle risquait de se mettre à pleurer, s’approcha de lui et se blottit dans ses bras. Sa décision était prise. « Je t’aime, Maximilien Enzo Middle. Je t’aime et je veux que tu sois heureux. Alors, si la venue d’Alexia peut contribuer à ton bonheur, je ne m’y opposerai pas. De toute façon, je ne pourrai pas la fuit indéfiniment… »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Il est né, le divin enfant ! [FINI] Lun 1 Aoû 2011 - 19:23

    Un couple qui décide de faire un enfant, le fait généralement en toute âme et conscience, après avoir longuement discuté de tous les problèmes que cela pourrait emmener. Oh il va de soit qu’un enfant apporte la joie mais c’est également loin de souder un couple, au contraire. L’enfant fatigue, emmène l’énervement, les désaccords, les soucis, les questionnements, les doutes. Un enfant, c’est compliqué. C’est pourquoi avant de se lancer dans la grande aventure, la plus part des couples discutaient longtemps avant de l’éducation qu’ils comptaient suivre, de leurs principes, de leurs idées. Ils parlaient finance, école, engagement. Ils commençaient à s’organiser, à s’arranger pour les horaires. Rien n’était laissé au hasard afin de s’assurer la meilleure vie possible, le plus de bonheur et surtout un maximum de stabilité pour le nouveau né. Pour Maximilien et Loréana, les choses ne s’étaient pas passées de la même manière. Nathanaël avait été un accident, un heureux accident mais un accident quand même. Il n’était pas du tout prévu et d’ailleurs il avait été celui qui avait réconcilié ses deux parents et si durant la grossesse de Loréana, ils avaient déjà pu beaucoup discuter, tout n’était pas réglé et certaines questions n’avaient pas été abordées. Parce qu’elles n’étaient pas urgentes d’une part et d’autre part parce que le couple ne s’était pas senti prêt à affronter les trop grosses difficultés mais il faudrait bien le faire à un moment ou un autre. Premièrement les finances n’avaient pas été nommées parce qu’il était clair qu’ils ne manqueraient jamais de rien. Les rentes de Maximilien étaient suffisamment élevées pour qu’ils puissent tous dès maintenant vivre dans un palace mais il faudrait bien l’aborder quand même à un moment ou un autre. Ensuite ils avaient chacun évité, depuis la discussion sur les parents de Maximilien, de parler de famille. Le dernier sujet sensible qu’ils n’avaient pas abordé était celui d’une des relations du paternel : Alexia Sullivan qui était sa meilleure amie d’enfance, une sœur pour le jeune homme mais aussi inconsciemment et indirectement responsable de la rupture précédente du couple. Mais il était largement temps de régler tout cela et Maximilien, avant de devoir rentrer à Poudlard, avait bien l’intention d’éclaircir ces sujets…

    Ainsi, il débuta par la question la plus terre à terre à savoir celle qui concernait l’argent et tout ce qui tournait autour. Si ses parents, eux, n’avaient pas l’intention d’accorder d’attention à leur petit fils, grand bien leur face de toute façon avec tout ce qu’ils versaient mensuellement à leur héritier, Maximilien avait largement les moyens de verser de l’argent sur le compte de son petit et d’en avoir assez pour lui-même ainsi que pour Loréana, pour la tombe de Travis et pour Léo. Il commença donc sa phrase, non sans avoir jeté un coup d’œil attendri au petit endormi. Il expliqua à Loréana qu’il avait l’intention d’aller ouvrir un compte à Gringotts pour Maximilien bientôt et qu’il pourrait y mettre beaucoup de fond malgré tout. Il s’était sincèrement attendu à ce que cette question soit vite réglée mais la réaction de la belle ne fut pas exactement ce qu’il attendait. Elle commença par lui lancer une petite plaisanterie :
    « Ce que je pense de l’idée d’assurer un avenir à notre enfant ? De lui permettre de prendre un bon départ quand le moment sera venu ? Je pense que c’est une très mauvaise idée. » Elle lui lança un air moquer et il eut un petit rire en réponse à la blague de son aimée. Toujours des sarcasmes ! Bon, il les avait un peu mérités aussi puisqu’il avait posé l’idiote question de savoir si elle était d’accord. Comme si elle allait dire non à une telle proposition. IL croyait l’affaire réglée, une bonne fois pour toute, mais Loréana redevint sérieuse et répondit alors de manière presque froide à sa proposition : « Plus sérieusement, j’y ai pensé aussi. Et, évidemment, je n’ai absolument rien contre le fait que tu ailles lui ouvrir un compte. Au contraire, je n’osais pas te le demander, je t’en ai déjà suffisamment fait baver pendant ma grossesse… Mais il y a un point sur lequel je voudrais insister un peu. Je sais que, peu importe la façon dont je vais le dire, cela sera laid. Alors, je vais le dire comme je le pense : je ne veux pas de l’argent de tes parents. Pas tant qu’ils n’auront pas changé d’avis. Alors, par pitié, dès que tu deviendras apprenti, n’utilise que ton salaire pour vivre. Je ferai pareil. L’argent de tes parents, j’aimerais le donner à Nathanaël. Juste pour le plaisir de savoir que les Middle paient pour un bâtard. » Elle marqua une pause durant laquelle Maximilien, précédemment debout devant le berceau de son enfant, alla s’asseoir dans le fauteuil, conscient qu’il devrait rester assis pour suivre cette conversation et pour ne pas se mettre en colère et Loréana continua : « A mon tour de te demander ce que tu en penses. Même si je sais que tes parents restent un sujet sensible, et j’en suis désolée. Mais il fallait que je dise ce que j’ai sur le cœur. » IL acquiesça d’abord légèrement avant de se plonger dans une réflexion. Bon, au moins, elle lui demandait son avis et ce n’était pas un ordre. Il comprenait parfaitement qu’elle ait été vexée par la réaction de ses parents, qu’elle en souffre même et qu’elle ne veuille rien d’eux mais pour lui, les choses ne s’arrêtaient pas là. Oh le problème n’était pas de devoir vidé son compte en banque sur celui du petit, il aurait pu le faire, sans soucis mais pas comme cela, pas pour cette raison et puis il avait d’autres responsabilités. Ensuite, il trouvait Loréana un peu hypocrite sur ce coup-là. Elle ne voulait pas de leur argent mais donnerait tout à leur enfant et puis elle ne voulait pas de leur argent mais acceptait de vivre dans un appartement dont ils avaient quasiment (sans le savoir) entièrement payer tous les meubles…Il soupira alors et releva les yeux pour répondre à son amour : « Je sais Lor’ que tu es vexée et que ta fierté en a pris un coup et je comprends. Mes parents sont des salopards. Mais ce que tu me demandes…Je ne peux pas le faire ! Ce n’est pas parce que je ne veux pas tout donner à Nathanaël, ça n’a rien avoir mais je ne peux pas verser tout l’argent qu’ils me versent sur le compte du petit parce que j’ai des responsabilité. Ça ne se voit pas mais je fais des choses avec cet argent qui sont autre que pour moi-même. Déjà, Léo. TU ne vas pas sans savoir qu’il est très pauvre et ne lui dit jamais que je suis au courant, mais je paie énormément de choses pour lui. Ses affaires scolaires, ses livres et même son balai… Je…Puis il y a Travis et Tristan. Ses parents ne paient pas la place au cimetière. En apprenant la mort de leurs deux enfants, ils ont pris Jules et sont partis, comme ça. Peut-être était-ce trop dur à affronter mais ces emplacements, c’est moi qui les paie. Et si les Middle me donnent autant d’argent, c’est pour ne pas avoir à se soucier de moi. Je paie mes fournitures scolaires, mes vêtements. Quand je serai apprentis, je paierai mes études et on sait tous les deux que le salaire que l’on reçoit est moins élevé que le prix que coûte les études…Ce salaire, il ne vaut rien. ET il est hors de question que je dépende de toi, que l’on vive dans la misère parce que tu ne veux pas de l’argent de tes parents. Cet argent qu’il soit sur le compte de Nathou ou sur le mien, il lui servira également, parce qu’avec celui-ci, je pourrai lui acheter des jouets, le nourrir, le vêtir, lui offrir un lieu de vie convenable, des parents pas stressés par les soucis financiers. Tout leur argent ira dans notre vie et tu sais…ce geste symbolique que tu veux que je fasse ne changera rien ! Ils ont tellement de fric ! Ils se fichent bien de l’endroit où je le mets et même si c’est pour Nathanaël, ils n’en auront rien à faire. Je pourrai le donner à des mendiants que cela ne les embêterait pas ! Je…je donnerai une grosse part à Nathanaël mais j’en garderai pour vivre. C’est non-négociable ! »

    Le deuxième sujet, lui, était beaucoup moins compliqué et beaucoup plus simple à aborder. Il s’agissait de Marie, la nounou de Maximilien qui était comme une mère pour lui. Il voulait qu’elle vienne voir son enfant mais il devait d’abord en parler à Loréana. Il se douterait qu’elle accepterait. Refuser Marie reviendrait à fermer la porte au nez à la mère de Maximilien, ce serait absurde. Cette femme l’avait élevé, aimé, éduqué, choyé, soigné…Qui mieux qu’elle de par son métier en plus pourrait prendre soin de ce petit ? Il ne fallait pas s’inquiéter de ce côté-là et Marie ne resterait pas longtemps. Elle avait sa propre famille en Espagne mais il fallait qu’il pose la question. Par politesse et par respect pour Loréana. Sa belle conserva d’abord quelques instants le silence avant de lui sourire d’un air assurée et de répondre : « D’accord. Marie peut venir. J’ai toujours voulu la rencontrer, de toute façon. Mais j’ai, en échange, une demande à te faire. De la même manière que tu veux que Marie voie ton enfant, j’aimerais que quelqu’un voie Nath. Tu te souviens surement que je t’ai parlé de ma marraine, Isis ? Elle est au courant pour Nath, je lui ai envoyé plusieurs lettres. Elle, je la cite, exige de pouvoir rencontrer le petit homme. Et, comme pour toi, Isis a fait office de mère pour moi. Je pense que tu peux me comprendre mieux que personne : j’ai besoin qu’elle voie Nath. J’ai besoin de la revoir. Alors, c’est bien simple : si tu veux que Marie puisse venir, laisse venir Isis. » Bien qu’il n’appréciait généralement pas le chantage, il savait que celui-ci n’en n’était pas vraiment un. C’était plutôt un compromis amusant que se lançaient les deux amants. Il comprenait parfaitement que Loréana ait besoin de voir sa tante, cette femme qui l’avait pris en charge à la mort de ses parents. Il ne pourrait pas refuser et de toute façon n’avait jamais eu l’intention de le faire, il lança alors avec un sourire éclatant : « ça marche ». Et voilà une affaire de réglée. C’était déjà cela de pris !

    Le troisième sujet allait être définitivement le plus difficile et le plus compliqué. Du moins, c’était ce que le jeune serdaigle pensait. Comment en serait-il autrement ? Il allait devoir parler d’Alexia, de la bête noire de Loréana. Si elle avait déjà accepté qu’il continue à la voir malgré tout ce qui s’était passé, accepter qu’elle voie leur enfant était une autre paire de manche et qu’elle en devienne comme une tante également. Mais il fallait qu’il en parle. Il avait grandi à côté d’Alexia, il la connaissait depuis toujours. Leurs pères faisaient des affaires ensemble. Ils avaient tout partagé : leurs premiers pas, leurs premiers mots, leurs larmes, leurs chagrins. C’était lui qui se trouvait à ses côtés quand sa mère était morte, lui qui l’avait consolé. C’était elle qui se trouvait à ses côtés lorsque Travis était mort, elle qui l’avait consolé. Toute leur enfance, ils n’avaient eu qu’eux et surtout Maximilien qui à part Léo ne voyait pas d’autres personnes. Ils avaient passé des soirées mondaine l’un près de l’autre, à se soutenir. Ils appartenaient l’un à l’autre. Alors d’une voix peu assurée, il lui demanda simplement son accord de parler d’elle. Loréana se mura un long instant dans le silence, elle semblait réfléchir. C’était sans doute bon signe de ne pas l’avoir vu exploser soudainement mais quand même. Mieux valait attendre et ne pas nourrir trop d’espoirs : « Je… Je n’ai rien contre Alexia, Maxou. Elle… Je ne sais pas. Je dois y réfléchir. Je… » C’était déjà une bonne chose de faîte. Lui qui avait préparé mille et un arguments pour la convaincre…Elle les trouverait sans doute elle-même et il comptait bien la laisser faire et ne pas l’interrompre dans son cheminement de réflexions. En effet, quelques instants plus tard, Loréana reprit la parole : « Je t’aime, Maximilien Enzo Middle. Je t’aime et je veux que tu sois heureux. Alors, si la venue d’Alexia peut contribuer à ton bonheur, je ne m’y opposerai pas. De toute façon, je ne pourrai pas la fuit indéfiniment… » La seule chose que le serdaigle put faire fut de laisser couler une larme de joie sur sa joue et de se lever pour rejoindre son aimée. Il l’embrassa alors délicatement sur la bouche et s’installa sur le bord du lit, lui prenant la main : « Je t’aime aussi Loréana Nathaly Wilde. J’ai conscience que tu fais un sacrifice énorme pour mon bonheur mais il faut que tu saches qu’elle n’était pas responsable, cette nuit-là. Il faut que tu cesses de lui en vouloir, mon amour. Qu’a-t-elle fait ? A part coucher avec son meilleur ami. Elle ne savait rien de notre relation, elle ne savait même pas que j’avais quelqu’un sinon jamais…Jamais elle n’aurait accepté. C’était moi le fautif et si tu m’as pardonné alors que j’étais pleinement conscient de mes actes, tu lui pardonneras alors qu’elle ne l’était pas. Je sais que tu auras suffisamment de cœur pour cela. Et puis tu sais, elle l’aime Nathanaël. Même de loin, elle a une photo de lui déjà toujours avec elle. C’est le fils de l’homme avec lequel elle a grandi…C’est comme un neveu pour elle. Elle s’occupera toujours bien de lui…Tu n’as pas de soucis à te faire, c’est une femme honnête ! » Sur ces quelques mots, il embrassa à nouveau la mère de son enfant.

    Les discussions terminées, il regarda sa montre. Il était largement temps de rentrer, tout cela avait duré plus longtemps que prévu et il avait encore un devoir à faire pour le lendemain. Il alla chercher son sac à dos dans le fond de la pièce et murmura :
    « Bon mon amour, je dois malheureusement déjà vous laisser mais je reviens dès demain…Après les cours, c’est promis ! » Il s’approcha du lit de dulcinée et l’embrassa passionnément et puis se dirigea vers le berceau de son fils. Il déposa un doux baiser sur le front de ce dernier et quitta la pièce, bien décidé à passer à Gringotts avant de rentrer !


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Il est né, le divin enfant ! [FINI] Mar 2 Aoû 2011 - 18:19

    Le temps des discussions, le temps de l’argumentation, du débat. Le temps, parfois, des disputes. Lorsque que deux êtres choisissaient de mener leur vie, ou, du moins, une partie de leur vie ensemble, il y avait forcément, par moment, des tensions. Deux êtres ne peuvent être sur la même longueur d’ondes tout le temps. Alors il fallait parler. Tenter de se mettre d’accord, de convaincre sa moitié. Accepter, aussi, de ne pas avoir raison à tous les coups. Savoir modifier son opinion, revenir sur ses propos, limiter ses exigences. Le plus dur, dans la vie de couple, était probablement de devoir prendre des décisions à deux. Comprendre, réfléchir à ce que l’autre disait, analyser, y penser. En discuter, dans le calme. Savoir communiquer. C’était la base. Les seules fondations possibles à un couple qui tienne. Maximilien et Loreana avaient déjà pris le temps de discuter. Ils avaient parlé, crié, parfois, ils avaient échangé leurs sentiments sur tel ou tel aspect de leur vie. Mais depuis quelques temps, un seul sujet accaparait l’attention des deux jeunes parents : Nathanaël Travis Middle. Les deux jeunes gens, l’élève et le professeur, avaient déjà passé en revue pas mal de sujets de discussion autour du nourrisson : la maison dans laquelle ils aimeraient le voir atterrir (bizarrement, Serdaigle était en tête, allez savoir pourquoi…), les grands principes d’éducation qu’ils aimeraient appliquer, leur position quant aux punitions, les caprices qu’ils ne devaient pas lui permettre, bref, l’Avenir, avec un grand A, de leur couple, de leur famille et de leur enfant. Mais ils n’avaient pas encore parlé de tout. Et c’était visiblement de ses sujets oubliés, ou évités, que le jeune Middle voulait parler maintenant. Certains allaient être difficiles, il en avait parfaitement conscience. Car il commençait à connaître (et heureusement) la femme qui allait, un jour, devenir sa femme : il savait que rien ne serait jamais donné sans discuter. Surtout sur des sujets comme celui d’Alexia. Après tout, sans le savoir, la jeune femme avait été la pomme de discorde qui avait conduit à la rupture entre les deux amants. En fait, non : Alexia avait déclenché des évènements, mais c’était Maximilien qui avait rompu. Malgré tout, alors qu’elle voulait pardonner à Alexia, Loreana ne pouvait s’empêcher de l’associer à leur rupture. Le nom d’Alexia était devenu synonyme d’abandon, mais ce n’était pas la faute de la jeune femme. Alors oui, la discussion à propos d’Alexia s’annonçait difficile. Mais ce n’était pas celle par laquelle il voulait commencer.

    Il commença par un sujet des plus pragmatiques : l’argent. Le petit Middle allait recevoir un lourd héritage : au-delà de l’argent, il porterait un nom plein de signification : Middle était synonyme de richesse, mais aussi de pouvoir et d’influence. Alors, comment imaginer ne serait-ce qu’un seul instant que l’héritier de la fortune des Middle puisse être sans le sous ? Cela n’avait pas de sens, et Loreana le savait bien. Elle avait déjà songé à demandé à son Ange d’ouvrir un compte pour le petit, mais n’avait pas jugé nécessaire de le faire avant même sa naissance. De plus, elle considérait en avoir déjà suffisamment fait baver à son futur mari que pour lui demander quelque chose d’autre. Bon, d’accord, cette fois, cela aurait eu plus de sens qu’exiger un parfum vanille-poivre bleu avec des copeaux de parmesan, ou de déplacer à quatre reprises tous les meubles de la chambre du petit, mais tout de même. Il fallait le ménager un minimum pour ne pas le voir s’enfuir en courant. Mais, au-delà de l’accord que Loreana donnait avec le principe, elle avait une remarque à émettre. Elle ne voulait pas de l’argent des Middle. Certes, il avait déjà servi pour acheter les meubles et les vêtements de Nathanaël, mais c’était tout et, selon Loreana, cela devait être tout. Elle ne voulait pas de l’argent de deux monstres inhumains vouant un culte aux apparences et dénigrant leur petit-fils sous prétexte que son sang n’était pas bleu. Lorsqu’elle le dit à son fiancé, celui-ci se mit à réfléchir. Elle savait qu’il réagirait relativement mal, et il avait de quoi.
    ] « Je sais Lor’ que tu es vexée et que ta fierté en a pris un coup et je comprends. Mes parents sont des salopards. Mais ce que tu me demandes…Je ne peux pas le faire ! Ce n’est pas parce que je ne veux pas tout donner à Nathanaël, ça n’a rien avoir mais je ne peux pas verser tout l’argent qu’ils me versent sur le compte du petit parce que j’ai des responsabilité. Ça ne se voit pas mais je fais des choses avec cet argent qui sont autre que pour moi-même. Déjà, Léo. TU ne vas pas sans savoir qu’il est très pauvre et ne lui dit jamais que je suis au courant, mais je paie énormément de choses pour lui. Ses affaires scolaires, ses livres et même son balai… Je…Puis il y a Travis et Tristan. Ses parents ne paient pas la place au cimetière. En apprenant la mort de leurs deux enfants, ils ont pris Jules et sont partis, comme ça. Peut-être était-ce trop dur à affronter mais ces emplacements, c’est moi qui les paie. Et si les Middle me donnent autant d’argent, c’est pour ne pas avoir à se soucier de moi. Je paie mes fournitures scolaires, mes vêtements. Quand je serai apprentis, je paierai mes études et on sait tous les deux que le salaire que l’on reçoit est moins élevé que le prix que coûte les études…Ce salaire, il ne vaut rien. ET il est hors de question que je dépende de toi, que l’on vive dans la misère parce que tu ne veux pas de l’argent de tes parents. Cet argent qu’il soit sur le compte de Nathou ou sur le mien, il lui servira également, parce qu’avec celui-ci, je pourrai lui acheter des jouets, le nourrir, le vêtir, lui offrir un lieu de vie convenable, des parents pas stressés par les soucis financiers. Tout leur argent ira dans notre vie et tu sais…ce geste symbolique que tu veux que je fasse ne changera rien ! Ils ont tellement de fric ! Ils se fichent bien de l’endroit où je le mets et même si c’est pour Nathanaël, ils n’en auront rien à faire. Je pourrai le donner à des mendiants que cela ne les embêterait pas ! Je…je donnerai une grosse part à Nathanaël mais j’en garderai pour vivre. C’est non-négociable ! » Loreana devint songeuse à son tour. Elle fixa un instant son fiancé, ne sachant pas trop quoi dire. Elle réfléchit, puis, lentement, pesa chacun de ses mots. Un fin sourire apparut sur ses lèvres : « Si ce n’est pas négociable… C’est vrai, en fin de compte, que leur argent serait de toute façon utilisé pour Nath’… Tu sais quoi ? Je m’amuserais bien à les ruiner, tiens… » Elle adressa un sourire à son amant. Quoi de mieux qu’un peu d’humour pour détendre l’atmosphère (mais était-ce vraiment de l’humour ?) « En tout cas, j’ignorais que tu payais tout cela… Et tu sais quoi ? Je n’en suis que plus amoureuse. »

    Puis vint le sujet le plus simple : la visite des mères de substitution. La discussion fut vite réglée, car ils ne voyaient ni l’un ni l’autre de raison qui justifierait une opposition à la venue soit de Marie, soit d’Isis. Après une conclusion sur une sorte de chantage qui n’en était pas un, ils passèrent au gros morceau : Alexia. Maximilien commença par lui dire à quel point c’était important pour lui, et Loreana, après réflexion, accepta. Parce qu’elle voulait faire plaisir à son fiancé, parce qu’elle ne pourrait pas fuir la jeune femme indéfiniment. Parce qu’elle devait lui parler, aussi. Le Serdaigle fut touché de la réaction et sa belle, car une larme de joie coula le long de sa joue, et vint l’embrasser. .
    « Je t’aime aussi Loréana Nathaly Wilde. J’ai conscience que tu fais un sacrifice énorme pour mon bonheur mais il faut que tu saches qu’elle n’était pas responsable, cette nuit-là. Il faut que tu cesses de lui en vouloir, mon amour. Qu’a-t-elle fait ? A part coucher avec son meilleur ami. Elle ne savait rien de notre relation, elle ne savait même pas que j’avais quelqu’un sinon jamais…Jamais elle n’aurait accepté. C’était moi le fautif et si tu m’as pardonné alors que j’étais pleinement conscient de mes actes, tu lui pardonneras alors qu’elle ne l’était pas. Je sais que tu auras suffisamment de cœur pour cela. Et puis tu sais, elle l’aime Nathanaël. Même de loin, elle a une photo de lui déjà toujours avec elle. C’est le fils de l’homme avec lequel elle a grandi…C’est comme un neveu pour elle. Elle s’occupera toujours bien de lui…Tu n’as pas de soucis à te faire, c’est une femme honnête ! » Elle le regarda en souriant faiblement. « Je sais tout cela, Maximilien. Je le sais très bien. Mais je ne peux pas contrôler tout ce que je pense. Mais il est temps, effectivement, que je la voie. Qu’on parle. Je suis sûre que tout s’arrangera. Parce qu’Alexia est une chouette fille. »

    Nouveau sourire. Petit moment de tendresse. Puis, Maximilien se leva. Il devait rentrer à Poudlard avant que son absence ne semble louche. Il ne pouvait pas passer ses nuits à l’hopital, au grand dam de sa fiancée. .
    « Bon mon amour, je dois malheureusement déjà vous laisser mais je reviens dès demain…Après les cours, c’est promis ! » Dernier baiser avant de partir. Elle le regarda s’éloigner en lui faisant jurer quatre fois qu’il serait là le lendemain. Puis, épuisée, elle s’endormit en contemplant son fils. Elle rêva d’une pelouse vert émeraude où un bel homme jouait avec son enfant….


FIN


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