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Il naît le divin enfant [FIN]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Maximilien E. Middle
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Age : 23
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Amour : Son enfant, Nathanaël Middle & sa fiancée, Loréana Wilde

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Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: 1ère année de Thèse
Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

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MessageSujet: Il naît le divin enfant [FIN] Sam 2 Juil 2011 - 16:04

Prio Loréana

    « Monsieur Capmol, traduisez-moi cette phrase s’il vous plait. » L’élève frissonna en relevant la tête. Depuis le temps qu’il suivait ce cours, comment n’avait-il pas encore compris qu’il valait mieux éviter de bavarder si on ne voulait pas se faire interroger oralement ? C’était un mystère mais l’élève s’exécuta non sans difficulté, au mot à mot, comme d’habitude. Il donna les mots en Rhune anciennes avant de les traduire en français formant alors les phrases du texte sur lequel la classe penchait depuis plusieurs semaines. Il fallait dire que le professeur n’avait pas misé sur le plus facile ni même sur le plus cours. Six page de texte à traduire, analyser, disséquer, commenter. Une joie pour les fins adorateurs mais un calvaire pour ceux qui avaient choisi le cours à option « étude des Rhunes » comme bouche trou, se disant qu’il n’y aurait rien à faire, parce qu’ils ne savaient pas choisir. Erreur, c’était l’un des cours les plus pointus, les plus compliqués et un de ceux qui demandaient le plus d’investissement et le plus d’études. Maximilien, lui, adorait ce cours. Il l’avait choisi par amour car après les potion, l’histoire était sa matière de prédilection et rien de mieux pour connaître l’histoire que de savoir déchiffrer des langues anciennes afin de pouvoir en apprendre un peu plus sur les civilisations précédentes et puis la partie linguistiques du cours était également très intéressante et si, durant son enfance, Maximilien n’avait pas déjà eu des cours privés de latin et de grec ancien, il aurait été bien déçu de ne pas en avoir à Poudlard mais heureusement ses parents, pour une fois, avait bien fait les choses en engageant un précepteur qui lui apprit le latin comme on l’enseignait au seizième siècle de sorte que, à son plus jeune âge, Maximilien comme Montaigne aurait presque pu le parler. Lorsque l’élève perturbateur eut fini, avec peine, sa phrase de traduction, le professeur salua son travail, émit rapidement une petit critique constructive sur son comportement mais également sur sa méthode de traduction et puis, demanda à un autre élève de prendre la relève et ainsi de suite. Maximilien attendait avec impatience son tour. Il adorait vraiment cela et en plus, il fallait reconnaître qu’il était particulièrement brillant. D’ailleurs il entretenait une très bonne relation avec son professeur. Enfin, ce fut son tour et il commença sa traduction. C’était aussi facile que de voler une dragée surprise de Berthy crochue à un enfant. Tout se passa pour le mieux et lorsqu’il eut terminé, Maximilien se demanda comment Léo pouvait ne pas aimer cela. Lui qui préférait et de loin les soins aux créatures magiques. D’ailleurs Léo, en ce moment…Était à un des cours de rattrapage de potion…

    Alors qu’il se perdait dans ses pensées, Maximilien se déconnecta un peu du cours mais ce n’était pas dramatique puisqu’il pouvait traduire ce texte à l’œil. Lorsque soudainement, la porte s’ouvrit dans un grand fracas. Toute la classe sursauta, Maximilien le premier et les regards se dirigèrent vers l’intrus. Léo Sanchez se tenait dans l’embrassure de la porte, le teint blanc, le souffle court, haletant comme un bœuf. On aurait pu croire qu’il venait d’apercevoir un mort qu’il aurait vainement tenté de fuir à travers tous les étages. Léo était au centre de l’attention de la classe, du professeur mais également de Maximilien qui s’était déjà levé, prêt à se diriger vers son ami. Mais d’un geste le professeur empêcha le serdaigle de bouger et demanda des explications claires à Léo Sanchez. Mais malgré son air pressé et son envie de parler qui suintait de partout, Léo fut bien incapable de prononcer le moindre mot tant il donnait l’impression d’être sur le point de s’évanouir d’une seconde à l’autre. Le professeur sévère commençait à s’impatienter mais la seule chose qui se percevait être le contact visuel qui s’établissait entre les deux meilleurs mais. Léo et Maximilien ne se quittaient pas du regard. Puis, enfin, le deuxième serdaigle se remit à bouger, il semblait avoir retrouvé à la fois ses forces et ses esprits mais aucun son ne sortait de sa bouche. Il se contentait de gesticuler dans tous les sens dans la direction de Maximilien qui tentait vainement de comprendre ce langage codé. Les gestes de Léo devinrent de plus en plus clairs et Maximilien s’écria alors :
    « Oh par la barbe de Merlin… » L’instant d’après, le bleu et bronze quitta la classe en courant, laissant toutes ses affaires-là, sans même prendre le temps de s’excuser au près du professeur. Dans sa course, il avait attrapa la chemise de Léo pour l’entraîner avec lui dans les couloirs et dans son marathon. Il arriva rapidement dans les appartements de Loréana Wilde, tout était prévu. Léo sur les tallons, il se dirigea vers leur chambre à coucher et d’un sort réduisit et la taille et le poids d’une petite valise qu’il glissa dans sa poche. « Bon j’y vais, je te laisse t’occuper de tout. Je t’envoie un hibou dès que… » Sans avoir terminé sa phrase, Maximilien était déjà entré dans la cheminée et avait déjà prononcé sa destination d’une voix tremblante…

    Une fois sur ses pieds, ayant atterri au bon endroit, Maximilien releva la tête et tout en s’époussetant, il se dirigea vers le service des admissions. Sans même prendre le temps de s’excuser, il bouscula tout le monde présent, sans regarder où il allait, l’air paniqué, l’air pressé. Il ne tenait plus. Puis enfin devant l’office il s’écria :
    « Ou se trouve Loréana Wilde. » La personne en question, responsable du service ne sembla pas immédiatement l’entendre de cette oreille. Premièrement parce que ce n’était pas son travail de donner les locations des patients et secondement parce que le comportement de l’adolescent était inqualifiable. La bonne femme commença alors un long monologue de morale, pestant contre les malotrus et se narguant de ne pas lui répondre. Maximilien, d’ordinaire pourtant si patient, coupa subitement la parole à cette bonne femme mais cette fois-ci avec un ton moins pressé, moins effrayé et beaucoup plus sûr de lui. « Savez-vous qui je suis pour me parler sur ce ton ? Je suis Maximilien Middle… Oui parfaitement, Middle comme le nom de l’homme qui finance une bonne partie de votre hôpital et qui est donc directement responsable de votre salaire. Alors maintenant, je vous le répète : où se trouve Loréana Wilde ? » Là, les choses se passèrent tout à fait différemment et même si Maximilien exécrait son nom et sa famille, il devait leur reconnaître quelques grands avantages et quelques utilités. L’instant d’après donc, s’excusant platement de manière hypocrite, le femme sortit de son bureau d’office et vint presque prendre Maximilien par la main pour le mener à un autre bureau capable de le renseigner. Lorsqu’il obtint l’étage et le numéro de la pièce, l’adolescent, sans prendre le temps de dire merci, recommença sa course effrénée.

    Il avait tellement peur de tout raté, de ne pas être là à temps. Jamais encore Maximilien Enzo Middle n’avait couru aussi vite de sa vie et pourtant, là, il se trouvait dans un hôpital à bousculer de centaines de gens : des vieux, des patients, des docteurs sans même se retourner pour s’assurer que tout allait bien. Mais que pouvait-il faire d’autres ? Comment agir autrement alors que…Il fallait qu’il se dépêché, vite. Voilà le bon étage. Trop d’escaliers. A ces couloirs, un labyrinthe, un enfer, une catastrophe et…La bonne porte. Pousser. Pousser la porte et se jeter dans la pièce.
    « L…Loréana. Mon…Mon amour. Je suis là. Je suis à temps, dis-moi ? » Il fallait qu’il reprenne son souffle. Mais tout en essayant de calmer sa respiration, il s’était déjà avancé dans la pièce vers le lit de sa fiancée qui semblait plus souffrir que lui de la situation. Il s’approcha d’elle et vint alors l’embrasser passionnément en lui prenant la main. Son comportement avait été exécrable mais lui, l’avait déjà oublié. Comment aurait-il pu en être autrement alors que son enfant allait bientôt naître ?


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Dernière édition par Maximilien E. Middle le Lun 4 Juil 2011 - 19:53, édité 1 fois
Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Il naît le divin enfant [FIN] Dim 3 Juil 2011 - 14:38

    Loreana promena son regard de professeur sur chacun des étudiants présents dans la salle. Elle détailla chaque regard concentré, chaque air appliqué. Elle s’amusa, rien qu’en regardant les yeux des élèves bouger de droite à gauche en lisant leur grimoire, tenter de deviner à quel endroit de leur potion ils étaient. Miss O’Connor arrivait visiblement à la fin d’une page : son regard baissait de plus en plus. Mister Sanchez, lui, au contraire, venait de tourner une page (ou, autre option, n’avait rien foutu depuis le début de l’heure). Les autres élèves… Oh, qu’ils aillent au diable. C’était mal de penser cela maintenant, surtout que, dans ses cours de rattrapage, Loreana n’acceptait que les élèves les plus motivés. Ceux qui voulaient vraiment remonter une moyenne en perdition. Ceux qui n’en avaient pas rien à faire, comme certains étudiants qui ne méritaient qu’une bonne correction ou, parfois, de se faire purement et simplement étrangler. Ou fouetter jusqu’à l’os. Oh oui, et Lor’ les accrocherait par les pieds dans les cachots et viendrait leur rendre visite de temps en temps pour leur demander s’ils n’auraient pas de meilleures dispositions pour le cours de potions… Le seul petit problème, se serait sans doute la réaction des parents dedits élèves. Ils risqueraient de ne pas apprécier… Mais ces parents-là n’avaient qu’à passer par la case fouet aussi ! Ils n’avaient pas inculqué l’amour des potions à leurs enfants, ils méritaient bien la potence ! Ah, non, autre problème. Maximilien était parfois tout aussi insupportable que les élèves nuls, mais dans l’autre sens. Parfois, en cours, il intervenait ouvertement en pestant contre les manuels « créés par et pour des cornichons », prétendant qu’écraser les figues de baobab serait plus efficace que les broyer (et il avait parfaitement raison, mais Loreana comptait sur ses élèves pour se dépasser, raison pour laquelle elle ne leur donnait pas toujours toutes les clés : elle voulait qu’ils réfléchissent par eux-mêmes de temps en temps), se moquant des étudiants qui avaient plus de mal, les traitant de « cornichons ignares tout juste bons à ramasser des crottes d’hippogriffe et à faire des Optimaux au cours de Soin aux créatures magiques » (ce qui avait fort vexé Léo, d’ailleurs), bref, devenant, certains cours durant, parfaitement insolent et insupportable. Loreana ne savait pas ce qui arrivait à son futur époux, et, lorsqu’elle lui en parlait, il répondait tout simplement qu’il n’avait pas souvenir de lui avoir répondu ouvertement en plein cours. Parade idiote ou vérité, la prof de potions n’en savait rien mais elle ne parvenait pas à tolérer un tel comportement, a fortiori depuis qu’elle était enceinte. Du coup, même si les remarques de « l’autre » Maximilien étaient parfaitement fondées, elle le remettait toujours à sa place (et il ne se laissait pas faire, le crétin) et évitait de souligner ses succès, ce qui, elle l’espérait du moins, le frustrerait assez pour qu’il se calme. Mais aujourd’hui, pas de Maximilien 2.0, juste des élèves qui avaient une mauvaise note à rattraper. Un peu comme des vacances, quoi. Des vacances que même une explosion indésirable ne pourrait gâcher…

    Loreana décida de se lever pour aller faire un petit tour entre les chaudrons, vérifiant que les potions prenaient la bonne teinte, que les mixtures avaient la bonne consistance, que les vapeurs ne s’échappaient pas en formant une tête de mort (très mauvais signe, en général). Mais, en se levant, elle sentit quelque chose. Comme si… Comme si on venait de lui administrer un énorme coup de poing dans le ventre. La douleur fut si vive et inattendue qu'elle dut se rassoir et serrer la mâchoire pour ne pas émettre un gémissement. Alors qu'elle reprenait son souffle, elle sentit qu'un liquide coulait le long de ses cuisses. Ce n’était pas normal. Non, ne dites pas que… Elle leva un regard quasiment affolé sur ses élèves. Personne n’avait rien remarqué. Aussi commença-t-elle par se racler bruyamment la gorge pour attirer l’attention des jeunes gens présents.
    « Bien. La leçon est terminée plus tôt que prévu. Vous pouvez partir. » Les élèves levèrent vers elle un regard surpris. Aucun d’entre eux n’avait terminé sa potion. Et ils n’avaient pas l’habitude de voir Miss Wilde les libérer avant d’avoir obtenu un résultat potable. Ils semblaient se demander si c’était une blague ou pas, et s’ils devaient vraiment quitter le local. Au bout de quelques secondes, lorsque Loreana sentit plus de liquide couler le long de ses jambes, elle leur offrit une réponse claire. « J’ai dit : TOUT LE MONDE DEHORS ! Si j’en vois encore un dans ce local dans une minute, je le fous en retenue jusqu’à la fin de sa vie, c’est clair ? ALLEZ, DEHORS ! » Plus aucun élève n’hésita. Tous rangèrent vite fait leur manuel de potions et disparurent dans la seconde sans demander leur reste, abandonnant là leur chaudron fumant. Les plus rapides d’esprits avaient sans doute compris ce qu’il se passait. Mais, malheureusement pour Loreana, Léo n’en faisait pas partie. Il s’était contenté, comme tous les autres, de ranger son bouquin et de se diriger vers la porte. « Monsieur Sanchez ! VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI ? » Léo se retourna, l’air idiot. Il ne comprenait pas. Après s’être assurée que plus personne ne se trouvait dans le local à part eux, elle se résigna à lui expliquer. « Nathanaël arrive, crétin ! » Le galion du Serdaigle sembla enfin tomber. Son air bête disparut instantanément de son visage pour être remplacé par une expression catastrophée. Le jeune homme commença alors à gesticuler ridiculement, sans savoir que faire. Il fallut que Loréana hurle son nom pour qu’il se reprenne et quitte la salle de classe en courant. En soupirant, Loreana appela un Elfe de maison qui avait reçu la mission de se tenir prêt à intervenir à tout moment (Angélique avait insisté, et, en définitive, l’idée était très bonne). L’Elfe arriva, tenta de s’incliner, mais Loreana l’interrompit. « Pas le temps pour ça ! » L’Elfe acquiesça et transplana. Il réapparut quelques secondes plus tard, portant dans un petit sac toutes les affaires indispensables que Loreana devait emporter avec elle. Seuls un éclat de lumière vert émeraude venant d’une cheminée et l’écho incertain qui renvoyait un « Ste Mangouste » témoignaient encore de la présence de quelqu’un dans la pièce.

    Loreana avait toujours détesté les fonctionnaires qui travaillaient à Ste Mangouste. Même lorsqu’elle y était interne. Ils semblaient parfois prendre un malin plaisir à faire attendre les gens qui ne pouvaient pas attendre. Ils s’amusaient souvent à renvoyer des patients d’un guichet à l’autre, d’un étage à l’autre, sans jamais leur offrir de renseignement clair. Aaah, l’administration. A l’accoutumée, Loreana savait faire preuve de patience. Mais lorsqu’on a rompu la poche des eaux et ressenti une première contraction douloureuse, la patience devient une vertu totalement hors de portée. Au même titre que le tact. Heureusement pour la nénette incompétente et bouchée qui trônait sur un tabouret (à trois pieds, attention, hein), le docteur Hannigan passa par là et, reconnaissait à la fois Loreana et l’air qu’elle affichait, comprit tout de suite la situation et abandonna ce qu’elle était en train de faire pour s’occuper du maître des potions de Poudlard. Elle la conduisit dans une salle à l'écart.
    « Merci, Hannah. Tu évites à la future mère que je suis de finir à Azkaban pour meurtre avant même d’avoir accouché… » « Bah, je ne faisais rien d’intéressant. Remplir des dossiers, tu sais comme c’est passionnant… Bon, installe-toi là, je vais vérifier que c’est bien la poche qui… » « C’est la poche. Les contractions ont commencé. » Le docteur Hannigan ne répondit pas. Loreana savait parfaitement que la mère des jumelles vérifierait quand même. Lorsque ce fut chose faite, elle put constater de ses yeux qu’effectivement, les contractions avaient commencé. Malgré la grimace indescriptible qui barrait le visage de l’ancienne Serdaigle, le médecin lui adressa un sourire. « Tu as de la chance. Mon petit doigt me dit que cela va être rapide. » « Si ton petit doigt pouvait plutôt m’empêcher de souffrir… » Un dernier sourire flotta sur le visage du médecin avant que celle-ci ne quitte la pièce. Elle envoya rapidement des médicomages s’occuper de la jeune femme. On l’emmena bien rapidement en salle de travail où elle pourrait souffrir en paix. Les contractions se rapprochaient et devenaient de plus en plus douloureuses. Aux côtés d’une Loreana qui n’était décidément pas au meilleur de sa forme se tenait une sage-femme qui lui répétait sans cesse que tout allait bien se passer. Mais ça, Loreana le savait. Ou du moins, elle tentait de s’en convaincre. Mais elle refusait catégoriquement d’accoucher tant que Maximilien ne serait pas là. Tant pis s’il lui faudrait souffrir, tant pis si, à chaque fois qu’elle le disait, la sage-femme lui lançait un regard réprobateur. Hannah Hannigan passa deux ou trois fois pour s’assurer que tout allait bien, et pour s’excuser auprès de Loreana : elle avait une opération importante. Mais Loreana n’écoutait plus. Elle ne pensait plus qu’à ses contractions qui devenaient très douloureuses. Et à l’absence de Max. Léo n’avait quand même pas pu mal interpréter son message… Avait-il trouvé Max ? Et ce dernier avait-il compris le message que lui adressait son meilleur ami ? Maximilien avait-il…

    Enfin il entra. Il semblait catastrophé et il se jeta sur elle pour l’embrasser et lui tenir la main. Elle n’entendit même pas ce qu’il lui dit. Elle aurait bien voulu lui adresser une remarque cinglante sur son retard, mais elle n’en eut même pas la force. En fait, si. Elle avait toujours la force de balancer un sarcasme.
    « Ah, quand même... J'ai... Putain, saloperie... J'ai failli attendre... Il veut sortir... J'ai l'impression que ton fils... sera un rapide, comme toi. Mais je t'aime quand même. T'as pas envie de... souffrir à ma place ? »Le rythme infernal de ses contractions lui disait que la délivrance était proche. En attendant, elle souffrirait.

    ***

    Elle posa un regard tendre sur le petit être qu’on venait de poser sur son ventre. Elle avait les cheveux plaqués sur le front par la transpiration, elle semblait épuisée, mais une aura de bien-être incroyable se dégagea d’elle. Elle voyait, pour la première fois, l’enfant qui avait partagé son corps pendant neuf mois. Pour la première fois, elle posait les yeux sur Nathanaël Travis Middle. Lui qui n’avait été, pendant sa grossesse, qu’une lointaine perspective était tout à coup devenu une réalité. Loreana venait de donner la vie à son fils. Son regard était tendre et plein d’amour. Nathanaël était le plus beau bébé du monde. Il est né, le divin enfant.


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Maximilien et Nathanaël...
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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Il naît le divin enfant [FIN] Lun 4 Juil 2011 - 19:47


    Comment décrire ce qui empli le cœur de l’homme qui s’apprête à être père ? Comment mettre des mots sur ce qui est inexplicable. Les plus grandes merveilles sont indescriptibles et la naissance d’un enfant provoque une myriade de sentiments qui ne sont pas compréhensibles, qui se bousculent dans la poitrine de l’être humain. Le cœur bat plus rapidement. Ce n’est pas à cause de l’appréhension ni même la peur mais simplement à cause de l’émotion qui lui enserre le cœur. A l’âge où la raison est en mesure de comprendre tout ce que la vie implique, l’âme de l’homme s’émeut de cette situation, ce magnifique moment où un petit être pour la première fois respirera et qui, pour la première fois, pourra contempler l’étendue du monde et de l’univers qui s’offre à lui. Il pourrait entendre des sons qui ne seront plus déformés. Il sera face à la réalité. Et comment ne pas verser une larme face à ce petit homme, innocent qui s’apprête à construire un avenir et à devenir. La naissance est le même suprême durant lequel l’homme devient. Il passe de rien à être. L’homme est. La naissance est un cadeau extraordinaire, une chance d’offrir au monde un personnalité capable de se l’approprié et d’œuvrer pour son bien être mais une chance d’offrir à l’homme une possibilité de changer ce qui ne fut pas un bien pour le reste de l’humanité. La naissance est le moment où se pose sur les épaules de l’être nait la responsabilité de devoir se définir lui-même pas des actes et des choix et malgré notre société qui veut que chaque parent prenne sur lui ce que l’enfant accomplit en ignorant, chaque geste le construira, chaque mot, chaque choix qu’il soit sien ou autre contribueront à son devenir et lorsqu’il deviendra enfin, il posera des décisions et des choix qui, le concernant, impliqueront l’image entière de l’humanité. La naissance est le moment où l’homme est. Et le fait d’être à partir de rien est un évènement extraordinaire qui éveille encore plus le cœur du père car il est celui qui aura participé à cette merveille, à ce fabuleux futur. Il est le géniteur. A partir du moment où il engendre, l’homme pose sa marque dans l’histoire et devient le passé du futur.

    « Bon j’y vais, je te laisse t’occuper de tout. Je t’envoie un hibou dès que… » Il n’avait pas le temps de terminer sa phrase. De toute façon, Léo n’était pas idiot. L’adolescent devait bien avoir compris ce que Maximilien voulait dire. Alors sans remord, tandis que son meilleur ami lui faisait un signe de la main encourageant, l’héritier Middle s’engouffra dans la cheminée et prononça distinctement le nom de sa destination en laissant s’éparpiller autour de lui la poignée de poudre qu’il avait auparavant prise dans la boîte au dessus de l’âtre. Quelques longues secondes d’étouffement et de suies puis il atterrit dans une autre cheminée. Prenant à peine le temps de s’épousseter, il se mit à courir vers le premier guichet qui se trouvait près de lui. Il fallait qu’il se dépêcher. Des milliers de pensées se bousculaient dans la tête du pauvre futur père qui n’en pouvait plus de ne pas être aux côtés de sa fiancée. Il ne savait pas comment les choses se passaient et Léo ne lui avait pas vraiment tout raconté. En effet, le futur étudiant en soin aux créatures magiques s’était contenté de lui expliquer que Loréana avait perdu les eaux en plein milieu du cours de rattrapage mais aucune information sur son état de santé ni physique ni mentale ni rien du tout et maintenant, en plus de stress et de l’impatience, le pauvre Maximilien s’inquiétait terriblement. Est-ce que Loréana allait bien ? Est-ce que Nathanaël se portait bien ? N’était-il pas trop tôt ? Son fils était-il prêt à sortir de ce ventre bien chaud dans lequel il était si protégé. Il fallait qu’il trouve des réponses à ses questions et vite parce qu’il allait devenir fou. Malheureusement le premier bureau sur son chemin comprenait une secrétaire qui n’avait pas l’air décidé à l’aider et qui semblait même acariâtre et de mauvaise humeur tant et si bien que l’héritier Middle se permit d’utiliser son nom de famille et l’étendue du pouvoir que sa famille possédait pour obtenir des informations beaucoup plus claires et beaucoup plus précises. Et après quelques minutes de marches et de passage de bureau en bureau, il obtint un étage et un numéro de salle où se trouvait la belle. On prit même la peine de lui apprendre que sa fiancée se trouvait déjà en salle de travail. Dingue comme les gens étaient plus gentils avec un Middle. Cela en devenait même inadmissible : l’argent et uniquement l’argent !

    Il courut à travers les étages, à en perdre halène mais rapidement, il arriva à sa destination et pénétra dans la salle comme une flèche. Cependant à l’entrée, il y avait un petit couloir où une infermière se lavait les mains. Celle-ci lui indiqua alors qu’il devait porté une blouse protectrice et stérile ainsi que se laver les mains au savons avant de pouvoir entrer. Maximilien s’exécuta et se jeta à l’intérieur de la pièce, soulagée de trouver Loréana souffrante, certes, mais encore bien ronde.
    « L…Loréana. Mon…Mon amour. Je suis là. Je suis à temps, dis-moi ? » Une main dans la sienne, l’autre sur son front, il s’adressa à la future mère d’un ton calme mais tremblotant. Dieu qu’il l’aimait et plus encore en ce moment mais il souffrait également de la voir devoir supporter une telle douleur. Il ne pouvait imaginer le centième de ce que cela représentait de mettre au monde un petit homme. Loréana lui jeta un regard mi noir mi attendri et entre plusieurs contraction, elle réussit à marmonner un petit sarcasme : « Ah, quand même... J'ai... Putain, saloperie... J'ai failli attendre... Il veut sortir... J'ai l'impression que ton fils... sera un rapide, comme toi. Mais je t'aime quand même. Tu n’as pas envie de... souffrir à ma place ? » Maximilien aurait eu envie de rire de constater qu’elle n’avait toujours pas perdu son mordant et sa capacité à balancer des sarcasmes à tout vient mais la souffrance qu’il lisait dans ses yeux l’empêcha de répondre également et il se contenta de sourire lorsqu’elle entreprit de rajouter une petite déclaration d’amour. Il se pencha vers elle pour l’embrasser sur son front déjà mouillé de sueur et il lui murmura à l’oreille : « Moi aussi je t’aime mon ange. Crois-moi si je pouvais le faire à ta place, je le ferai mais courage. Tu vas y arriver. Tu vas mettre au monde notre fils. » L’instant d’après un médicomage lui demanda de changer de côté du lit pour ne pas gêner l’accès aux accessoires si besoin y était et le calvaire commença. Les cris de souffrances emplirent rapidement la pièce simultanément à tous les « poussez, Madame » qui lui demandait les infirmières. Loréana eut à plusieurs reprises besoin de gants de toilette mouillés d’eau froide sur son front pour apaiser la tension mais malgré les antidouleurs et les sorts puissants, la pauvre semblait tout autant souffrir. Maximilien, quant à lui, l’encouragea du mieux qu’il put et tint le coup jusqu’au bout. Cependant il ne saurait dire quel fut pour lui le moment le plus émouvant : lorsqu’il put enfin apercevoir un morceau de sa tête où lorsque Nathanaël fut sortit tout entier du corps de sa maman…


    Mais maintenant, le petit enfant se tenait allongé sur le ventre de sa maman, la tête sur le côté, les yeux fermés. Il avait de petits cheveux noirs collés à son crâne et des nombreuses petites tâches blanchâtres qui n’étaient que le reste du liquide amniotique. Bien entendu, il était également ensanglanté. Le cordon le reliait toujours à sa maman et on aurait pu le prendre pour une poupée si ce pauvre bébé ne hurlait pas à la mort, remplissant ainsi d’air pour les premières fois ces poumons ce qui devait être particulièrement douloureux. Mais malgré l’aspect visqueux, malgré le sang, le cordon, les hurlements, les cheveux crasseux de transpiration et de caillaux sanguins, Nathanaël Travis Middle était pour ses parents le plus beau bébé du monde, un chef d’œuvre de la nature, une merveille, un être parfait et Loréana comme Maximilien le contemplait avec un air attendri, s’émerveillant de le voir respirer contre le ventre de sa mère qui semblait, en un instant, avoir oublié tout ce qu’elle avait traversé pour profiter pleinement des premiers contacts avec son enfant. Une relation s’établissait déjà. Mais quelques secondes plus tard à peine, des infirmières vinrent arracher le petit, couper le cordon ombilical et emmener Nathanaël au loin. Au cri effrayé du père, tout ce qu’on trouva à lui répondre fut : « Ne vous inquiétez pas monsieur Middle, nous allons juste l’examiner afin de nous assurer que tout va bien. Nous reviendrons vous chercher pour que vous assistiez tous les deux à son premier bain. Néanmoins, vous pouvez venir avec nous si vous le désirez. » Maximilien hésita un instant, déjà effrayé et triste à l’idée d’être séparé de son fils quelques minutes mais il décida de rester avec la nouvelle mère qui n’avait certainement pas mérité de rester seule après un tel acte. Pour la première fois, depuis la naissance de Nathanaël, il la regarda elle. Dieu qu’elle était belle même transpirante, haletante. Et puis elle avait ce sourire, ce sourire d’une mère accomplie. Une larme coula le long de la joue de Maximilien. C’était le plus beau jour de sa vie…
    « Merci mon amour. » fut tout ce qu’il trouva à dire à sa fiancée pour avoir patienter avec lui pendant neuf mois, souffert pendant des heures et pour lui avoir offert ce bébé magnifique et resplendissant. Il se pencha alors pour embrasser sa belle dans un baiser de sel et tout deux tournèrent leur regard vers la porte, attendant impatiemment le retour de leur enfant. Il est né, le divin enfant !


FIN


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