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Le resto du coeur ? [FINI]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Baël M. Owned
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MessageSujet: Le resto du coeur ? [FINI] Jeu 23 Juin 2011 - 17:44

Prio Angie

    Que Merlin joue des maracas sur le dos d’un hippogriffe enragé si Baël avait vraiment conscience de ce qu’il venait de faire. Debout au milieu de la volière, il regardait un petit hibou s’envoler, une lettre solidement attachée aux pattes. Par les bourses de Dumbledore, que venait-il de faire ? Trop tard pour rappeler le hibou. Trop tard pour hésiter : la lettre était partie. Le sort en était jeté. Il risquait gros, avec cette lettre : compromettre ses chances auprès de la belle, voire, si elle le prenait mal, sa place au sein de l’école, ce qui mettrait Voldemort dans une fureur noire. Mais il était trop tard pour se rendre compte des conséquences potentielles de cette lettre. Il n’y avait plus rien à faire, sinon attendre une réponse. Attendre. Si l’espoir fait vivre, l’attente fait mourir. Incapable de dire s’il avait pris la bonne décision, Baël quitta la volière. Il ne parvint pas à se concentrer de la journée et, à midi, évita le plus possible de regarder Angélique Dewis, ignorant si elle avait déjà reçu la lettre ou pas. Il savait que, même si c’était le cas, elle ne répondrait pas avant la fin des cours. Ce qui lui laissait encore quatre heures à attendre. Quatre longues heures. Quatre interminables heures. A supporter les airs niais et l’incompétence des élèves à qui son mentor donnait cours. Avec toute la bonne volonté du monde, les gesticulations désordonnée des deuxièmes qui tentaient de lancer un Expelliarmus ne parvinrent pas à l’intéresser. Pourtant, d’habitude, il les regardait d’un air moqueur, donnant de l’aide à son mentor dès que celui-ci l’exigeait, observant, riant de leur air idiot. Mais aujourd’hui… Il ne pensait ni aux deuxièmes, ni à regarder son mentor qui lui faisait signe de s’occuper d’un groupe. Il ne pensait qu’à cette lettre et à Angélique. Il n’était pas sûr d’avoir bien fait. Il ne savait pas comment elle allait réagir, et il était évident qu’elle le considérait encore souvent avec agacement. Peut-être n’aurait-il pas dû rajouter les dernières lignes ? Après tout, lui faire comprendre qu’elle lui devait bien ça pour avoir sauvé son fils n’était pas de la plus grande subtilité, surtout qu’elle semblait considérer qu’elle l’avait déjà remercié à sa façon le soir même. En fait, il aurait peut-être mieux fait de…

    Professeur – « Baël ! Cela fait trois fois que je te demande de t’occuper de Miss Figinson ! Baël, tu m’écoutes ? BAËL ! »

    Le cri de son mentor sortit définitivement Baël de sa torpeur et le força à se reconcentrer sur ce qu’il se passait dans la classe. Le professeur se tenait à côté d’une fillette qui le regardait avec un air béat. Oh non, Figinson. Cette gamine était dingue de lui, depuis le début de l’année. Il ne savait pas exactement pourquoi, mais elle cherchait toujours à se rapprocher de lui un maximum. Un vrai pot de colle. Et son mentor lui demandait de s’occuper d’elle ? Misère, l’heure de cours allait être longue. Soupirant bruyamment, n’essayant même pas de camoufler son mécontentement, l’ancien Serpentard s’approcha de la gamine qui trépignait d’impatience. Lorsqu’il baissa les yeux vers elle, elle lui adressa un large sourire. Bah, une deuxième année. Si on moins cela avait été une sixième ou septième, il aurait pu se rincer l’œil… Mais non, le destin avait décidé de lui pourrir sa journée. En espérant qu’il ne lui pourrisse pas sa soirée…

    Agacé au plus haut point, Baël poussa la porte du dortoir des apprentis sans ménagements. Il avait passé les deux dernières heures de cours à expliquer à un Pousouffle visiblement limité comment réaliser correctement un charme du bouclier. Il n’avait jamais vu un étudiant aussi incapable de faire un mouvement correct que celui-là. Un vrai lourdaud. Il jeta violemment son sac dans un canapé, sans même vérifier si Smith s’y trouvait ou pas, et se dirigea vers la cuisine. Il se servit un verre de vodka. Pas très bon pour apaiser l’énervement, mais qu’importait, il en avait envie. Il n’eut pas le temps de porter le verre à ses lèvres pour en boire une gorgée que déjà un petit hibou frappait à son carreau. Il laissa la son verre et, sans perdre une seconde, alla ouvrir la fenêtre au volatile. L’oiseau refusa dans un premier temps de lui livrer la lettre, mais il accepta lorsque Baël lui proposa des cacahouètes. Drôle de hibou. Il le laissa déguerpir et déroula le parchemin qu’il tenait fébrilement entre les mains.
    Citation :
    Bonsoir Monsieur Owned,

    Bien que je ne suis pas friande des invitations à dîner inopinée, je consens à accepter la votre parce qu'elle me semble justifiable. C'est donc avec plaisir que j'accepte vos remerciements. Je vous attendrez donc chez moi, demain, à vingt heures.

    Passez une bonne soirée, Owned,

    Pas de bêtises,

    Angélique Dewis,
    Directrice des Poufsouffle,
    Sous directrice de Poudlard


    ps. Mon fils se porte bien, merci.
    Baël relut la lettre. Une fois ou deux. Par les lunettes de Harry Potter, elle avait accepté ! Par contre elle avait ajouté « pas de bêtises ». Qu’est-ce que cela signifiait, exactement ? Comme si Baël était connu pour… Ah si, en fait. Baël était effectivement connu pour son caractère fort et les quatre-cents coups qu’il avait commis dans le château. Mais est-ce que cela voulait dire qu’elle avait une idée de la manière dont il allait payer l’addition ? Si oui, il risquait d’avoir des problèmes. Après tout, le vol et l’utilisation de l’Imperium n’était pas tout à fait toléré, ni à Poudlard ni en Grande-Bretagne… Mais non, elle ne pouvait pas savoir. Après tout, il avait un salaire, maintenant, elle devait donc penser que c’était cet argent qui allait lui servir… Tu te fais des films, mon pauvre. Elle n’a sûrement pas réfléchi à la question. Arrête de t’en faire. Passe une bonne soirée, ne la regarde pas ce soir au dîner, et va dormir tôt pour être en forme demain. Oui, bonne idée. Une soirée banale… Mais une nuit longue, bercée de questions et de battements de cœur trop rapides. Demain, il dînerait avec Angélique Dewis…


    Timothé – « C’est quoi, cette lettre ? »
    Baël - « Va te faire foutre, Smith. »

    Baël cacha rapidement la lettre qu’il relisait pour la énième fois. Il n’arrivait pas à se dire que dans moins d’une heure, il frapperait à la porte de chez Angélique Dewis… Nerveux au possible, il attendit que l’imbécile avec qui il partageait son dortoir ne quitte la pièce pour enfin pouvoir décider ce qu’il mettrait ce soir. Il avait pensé se présenter à elle en costume. Mais avait changé d’avis. Ce n’était censé être qu’un repas pour la remercier, pas pour la demander en mariage. Le problème, c’est que niveau habits du dimanche, il n’avait pas, contrairement à cet imbécile de Middl, une garde-robe extensible. Il se rabattit donc sur une tenue plus que convenable, assez classe, mais tout en restant décontractée. Un savant mélange qu’il avait dû composer lui-même puisqu’à défaut de pouvoir payer des stylistes pour l’habiller, il devait faire preuve d’ingéniosité. Un des seuls avantages de la pauvreté écœurante dans laquelle ses parents se complaisaient. Mais il était hors de question de songer à ses parents maintenant. Seule comptait Angélique. Cette soirée devait être une réussite. Peut-être qu’Angélique changerait d’avis sur lui après cela…

    C’est donc un Baël stressé comme il ne l’avait jamais été qui frappa à la porte de la sous-directrice du château. Devant cette porte, il lui sembla voir sa vie, ou plutôt les moments de sa vie partagés avec Miss Dewis, défiler devant ses yeux. Il se remémora la nuit où ils avaient couché ensemble pour la première fois. La nuit où il avait sauvé Dylan. Toutes les nuits qu’ils avaient partagé depuis et où il s’était fait jeté dehors…


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Angélique M. Dewis
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MessageSujet: Re: Le resto du coeur ? [FINI] Lun 27 Juin 2011 - 12:36

    Il était en cela habile que l’homme en question, en n’importe quel lieu, pouvait mener cette femme vers le septième ciel. Il avait ce don de l’emmener au paradis à tout moment sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Ce n’était certainement pas son apparence gracile et frêle qui lui plaisait et moins encore sa petite taille quand à son visage on ne pouvait pas non plus parler d’une beauté mirobolante et pourtant il avait ce petit truc, cette manière de faire qui lui était propre et qui plaisait tant. Peut-être ou même sans doute était-ce ses mains agiles, adroites et connaisseuses qui la rendaient folle ou peut-être même la petite carrure d’athlète qu’il dissimulait sous ses vêtements. Quoi qu’il en fût, l’homme en question possédait un don et pour ce cadeau du ciel qui l’habitait, Angélique Dewis n’était pas près de le laisser filer. C’était hors de question et ainsi elle répondait présente à tous ses appels. A bien y réfléchir, aujourd’hui, on aurait plus su dire qui courrait véritablement après qui. S’il lui avait clairement fait la cours pendant des mois, aujourd’hui ils se poursuivaient mutuellement et s’empressaient de répondre par l’affirmative à une invitation inverse, et ce dans la peur de perdre cette chance d’alchimie. Ainsi lorsque le professeur de botanique du château avait proposé à la sous directrice de la rejoindre cette après-midi même dans ses appartements pour « une petite discussion », la jolie dame n’avait absolument pas hésité à accepter. S’était-elle, même, un peu trop empressé pour que cela eût pu sembler naturel. Mais après tout, du moment qu’il prenait sa taille grêle, son visage peu exquis, sa petite taille et surtout ses merveilleuses mains avec lui, elle était prête à accomplir beaucoup de choses. Evidement, n’allez pas maintenant penser qu’il en était pour autant le meilleur parti jamais rencontrer. Certainement pas et dans sa vie, Angélique Dewis pouvait affirmer avoir déjà vu, toucher beaucoup mieux mais en plus d’être habile, il était en cela pratique que l’homme en question se trouvait disponible, en n’importe quel moment mais surtout en n’importe quel lieu.

    Ainsi, il se trouvait allongé au dessus d’elle, haletant un peu trop pour que cela eût pu sembler attirant mais parcourant le corps de la belle avec ces doigts magiques qui eurent immédiatement le don de la faire hurler d’envie et de désir. Peu importait, finalement, à la demoiselle la présence de ce corps au dessus d’elle ni même de ce corps en elle tant qu’il avait ces mains. Ces mains qui vinrent se poser sur ses seins, qui les caressèrent avec avidité, certes, mais avec justesse, adresse et délicatesse. Il avec cet index et ce pouce autours du bouton d’amour qui aurait pu la rendre folle si elle ne l’était pas déjà devenue la minute précédente. Et puis, peu d’importances avaient ces mouvements de va et vient qu’il opérait sans aucune grâce tant que simultanément à cela, il avait sa main qui venait caresser avec précision les endroits sensibles de son bas ventre. Cette main qui d’ici un instant la mènerait à l’extase, au bonheur et au septième ciel. Et peu comptait, dans la tête de la femme, le plaisir que lui allait prendre parce que, dans cette optique d’égoïsme qu’ils partageaient, prévalait leur propre confort ainsi que leur égo et cela leur convenait très bien. Elle sentait la joie arriver, la lumière se montrer petit à petit. Oh, elle n’allait certainement pas se retenir pour l’attendre, ni même pour la satisfaire. Elle, elle et elle-même. De toute façon, connaissait ses habitudes, ses goûts, ses envies, l’homme allait suivre dans la seconde qui suivait sa propre jouissance et c’est ainsi, grâce à ces mains parfaites, qu’Angélique Dewis atteint une fois de plus le septième ciel, entraînant avec elle son compagnon de plusieurs nuits, son homme disponible à tout instant, à tout moment, en tout lieu et elle épancha son plaisir dans un hurlement rauque qui aurait fait trembler la grande école de magie dans son entièreté.

    Lorsqu’elle se fut remise de ses émotions, son premier réflexe fut de regarder l’heure, son second fut de commencer à stresser. Elle ne serait jamais prête. Peut-être aurait-elle dû refuser cette fois-là, l’intrusion de son collègue dans son appartement pour la simple et bonne raison qu’elle avait commis l’affreuse bévue d’accepter un dîner avec Baël Mathias Owned. Elle ne savait pas ce qui l’avait poussée à dire oui, à répondre par l’affirmative à cette invitation mais c’était fait et elle ne pouvait plus faire marche arrière. Angélique ne revenait jamais sur ses paroles. Il n’en demeurait pas moins que sur le coup, là, maintenant, elle n’avait pas vraiment envie de sortir de son lit, ni même d’aller au restaurant. Elle préférait encore qu’Owned la rejoigne dans son lit, pourquoi pas, ce n’était certainement pas comme s’il ne l’avait jamais fait. Mais il voulait la remercier et il s’était montré si gentil, agréable, poli ces derniers temps qu’elle n’avait pas le courage de lui refuser ce plaisir, d’autant que jamais encore ni elle ni aucun élève ni aucun professeur ou personnel de ce château n’avait jamais pu voir Baël Owned aussi serviable. Avait-il bu une mauvaise potion ? Elle n’en savait rien mais mieux valait profiter de ce comportement tant qu’il était de mise. Elle se leva donc, donnant un coup de pied à l’homme maigrelet déjà endormi à côté d’elle et se dirigea vers sa douche. Si seulement, il n’avait pas ces mains…Ce fut son unique pensé durant ce petit trajet et elle ne put s’empêcher, en se lavant de réfléchir à la problématique. Non seulement ce professeur était loin d’être une lumière mais encore moins un mannequin. On ne pouvait pas non plus affirmer qu’il avait des manières de roi ou même de bourgeois, il en était loin…Tout au plus un fermier ! Alors pourquoi ne pouvait-elle s’empêcher de dire « oui », toujours « oui », et encore « oui » ? A cause de ces mains, ces satanées mains auxquelles elle ne pouvait décidément pas résister…

    Une fois propre, elle se décida à s’habiller. Elle enfila un string noir pour, au moins, avoir l’élégance de ne pas montrer les marques de sa culotte au travers ses vêtements et puis, elle enfila une robe noir allant jusqu’au dessus des genoux qui partant d’une épaule, allait se fixer en dessous de l’autre épaule, créant un effet semi décolleté assez extraordinaire. Elle se maquilla ensuite très légèrement et enfila des tallons argenté ainsi qu’un collier en argent et un bracelet. Une fois prête et parfumée, elle sortit de la salle de bain pour constater que…Malheureusement, le professeur de botanique se trouvait toujours dans ses appartements, en sous-vêtements, affalé dans son canapé. Angélique soupira. « Va falloir que tu disparaisses de ma vue et vite, mon rendez-vous de ce soir va pas tarder à arriver. » Alors qu’elle finissait, à peine, sa phrase, on toqua à la porte. Et voilà, en plus, Owned était quelques minutes en avance. Pas de chance. La sous directrice du château soupira et d’un signe de la main très clair, envoya le professeur s’habiller dans la chambre, lui ordonnant d’y rester et de ne sortir de son appartement que lorsqu’elle-même et Baël seront loin. Espérant qu’il ait compris ce qu’elle demandait, Angélique alla ouvrir la porte dans un immense sourire pour découvrir un Baël habillé de manière sobre mais classe avec un sourire éblouissant qu’elle ne lui avait jamais vu. Elle lui sourit en retour, et le salua d’un long baiser sur la joue. Alors qu’elle tendit son pouce pour essuyer sensuellement la petite marque de rouge à lèvre qu’elle avait laissé, un bruit gargantuesque se fit entendre dans l’appartement : qu’est ce que cet homme venait-il encore de faire ? L’instant d’après, il débarqua à moitié débrailler, s’excusant pour demander le passage et sortit de l’appartement ainsi que du couloir des professeurs en un éclair, prenant juste le temps de lancer de vagues remerciements et de vagues au revoir à Angélique. La femme en question se prit la tête dans les mains : cet homme ne comprendrait jamais rien, puis osa regarder Baël dans les yeux. Elle se sentait gênée sans savoir pourquoi puisque, après tout, elle avait bien le droit de voir qui elle voulait quand elle le voulait. Mais Baël semblait également assez surpris. Angélique marmonna d’une voix peu assurée : « Hum… Désolée ! Le travail. Nous y allons ? » Et sans même attendre la réponse de son étudiant, elle sortit de son appartement, ferma la porte à clef, replaça correctement son sac sur son épaule et attrapa le bras droit de Baël Owned, espérant par son contact lui embrouiller suffisamment la tête pour qu’il ne réfléchisse pas et surtout afin qu’il ne fasse aucune remarque et le tira avec elle loin de ce couloir maudit, attendant ensuite qu’il la mène sur la route du restaurant…


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BAEL - "Ni me escondo ni me atrevo, ni me escapo ni te espero, hago todo lo que puedo pa' que estemos juntos. Cada vez me importan menos los que piensan que no es bueno que haga todo lo que puedo pa' que estemos juntos."
ANGIE - "Ni me miras ni te quiero, ni te escucho ni te creo, pero siento que me muero cuando os veo juntos. Cada vez me importas menos Pues lo digo cuando debo aunque sienta que me muero cuando os veo juntos."




Mathias et Angie
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Baël M. Owned
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MessageSujet: Re: Le resto du coeur ? [FINI] Lun 27 Juin 2011 - 15:21

    Jamais Baël n’avait prit autant de temps à traverser le couloir des professeurs. A peine quelques mètres, une dizaine au maximum, séparaient la porte du dortoir des apprentis de celle de la sous-directrice du château. Et pourtant, voilà bien cinq minutes que Baël déambulait dans le couloir, ne parvenant pas à se décider à frapper à la porte de bois de la belle avec qui il dînerait ce soir. D’une part parce qu’il n’était pas encore vingt heures, d’autre part parce qu’il hésitait sur à peu près tout. Avait-il bien choisi ses vêtements ? Les sortilèges lancés sur les garçons au restaurant fonctionneraient-ils toujours ? De quoi avait-il l’air ? Était-ce vraiment une bonne idée d’avoir invité Angélique Dewis ? Combien de coup devait-il frapper à la porte ? Est-ce qu’il ferait beau, ce soir ? Comment Angélique se serait-elle habillée, elle ? Comment avait-elle réagi à sa lettre ? Des questions, des centaines de questions. Absorbé par ces maudites questions qui le rendaient indécis, Baël ne s’aperçut pas qu’il avait commencé à faire les cent pas, jusqu’à ce qu’un professeur l’interpelle et lui demande si tout allait bien. Comme émergeant, il répondit par l’affirmative à Loreana Wilde, enceinte mais ravissante, et la jeune femme lui sourit en rentrant chez elle. Tiré hors de ses questions par l’apparition de la prof de potions, le jeune homme respira un bon coup et osa enfin faire les quelques pas qui le séparaient de la porte de la belle. Devant la porte, il ne pouvait plus reculer. Il leva une main, très lentement, puis prit son courage à deux mains et frappa trois coups brefs sur le bois verni. Si un médecin avait, maintenant, posé son stéthoscope sur le torse de l’apprenti, il aurait certainement trouvé que le rythme cardiaque de Baël pourrait faire de bonnes percussions pour une danse africaine. Les secondes qui suivirent furent longues. Il sembla même à l’hôte de Voldemort que le temps, ce facétieux démon, s’était amusé à se distordre pour allonger les secondes et les faire durer des mois entier. Baël ne pensait plus à rien, si ce n’est à ce qu’il avait déjà vécu avec Angélique. D’un strict point de vue sexuel, leur relation et fort satisfaisante : ils couchaient fréquemment ensemble, et, du point de vue de Baël en tout cas, chacun de leurs rapports était un pur moment d’extase. Mais le sexe seul ne lui suffisait pas. A force de vouloir manipuler Angélique comme l’avait exigé le Lord, Baël s’était épris d’elle et ne pouvait plus que difficilement arrêter de penser à elle. A tout moment de la journée, il se demandait où elle était, ce qu’elle faisait. Si elle pensait à lui (même si, à son avis, la réponse était non…), si elle allait bien. Il savait qu’elle voyait d’autres hommes. D’ailleurs, il continuait, lui aussi, à coucher à droite ou à gauche. Mais les autres femmes lui semblaient maintenant bien fades, inexistantes, et il devait se retenir de hurler le nom d’Angélique lorsqu’il atteignait l’extase avec une autre. Mais ces autres n’étaient là que pour satisfaire un besoin physique. Rien de plus. Toutes ses pensées étaient dirigées en permanence vers l’historienne de renom. Secrètement, il espérait qu’il en était de même pour elle.

    L’attente fut longue. Trop longue. Mais, finalement, la porte où il venait de frapper s’ouvrit pour laisser apparaître une Angélique Dewis ravissante. Baël ne put s’empêcher de lui sourire, s’arrangeant tout de même pour ne pas avoir l’air niais, et la contempla. Une seule phrase tournait en boucle dans son cerveau : elle est magnifique. Peut-être était-ce dû à la superbe robe qu’elle portait, qui la sublimait et dont le décolleté généreux n’était pas désagréable. Mais peut-être était-ce tout simplement dû au fait qu’elle adressait à Baël un sourire franc et sincère, éclatant, même. Un sourire qu’il ne se souvenait pas lui avoir déjà vu. Ou, s’il l’avait déjà vu, il ne lui était pas destiné. Toujours est-il que ses doutes quant à la justesse de l’invitation s’envolèrent aussitôt qu’il aperçut Angélique. A fortiori lorsque celle-ci s’approcha de lui. L’espace d’un instant, il crut qu’elle l’embrasserait avec passion. Son cœur s’emballa, mais elle opta en définitive pour un simple baiser sur la joue qui, s’il ne valait sans doute pas un baiser sur les lèvres, demeurait particulièrement satisfaisant, surtout par rapport aux accueils que la sous-directrice lui réservait habituellement. La soirée s’annonçait particulièrement bonne : Angélique semblait de bonne humeur, très bien disposée envers Baël, puisqu’elle poussa même le vice jusqu’à essuyer d’une manière sensuelle (volontairement sensuelle ?) la trace de rouge à lèvres que ce baiser avait laissé sur la joue de l’apprenti. Baël esquissa un geste pour poser sa main sur celle de la prof d’histoire de la magie, mais un vacarme soudain le stoppa net. Les deux jeunes gens se tournèrent en même temps vers l’appartement de la sous-directrice et ils eurent des réactions bien différentes lorsqu’ils virent en sortir un homme visiblement rhabillé depuis peu de temps. Angélique se prit la tête entre les mains d’un air exaspéré puis baissa les yeux, comme si elle était…gênée. Baël, quant à lui, totalement abasourdi, observa l’homme s’éloigner, se demandant s’il avait bel et bien reconnu son professeur de botanique ou s’il devenait complètement dingue. Il se sentit tout à coup bien idiot d’avoir pensé qu’une invitation au restaurant aurait quelque valeur aux yeux de la prof d’histoire. Loin d’être idiot, il savait parfaitement ce que le professeur de botanique et Angélique venaient de faire. Il s’en sentit meurtri, blessé et comme vexé. Ce qui était idiot puisqu’Angélique et lui ne sortaient pas ensemble, mais, dans sa fierté, il se jura de le faire payer à ce cher jardinier de bas-étage. Ressentant un étrange mélange d’émotions, il tourna son regard vers Angélique qui semblait se passionner pour l’étude du sol. Immédiatement, la colère de Baël s’adoucit. Elle était gênée. La situation la gênait. Même si cela pouvait sembler insignifiant, si Angélique Dewis était gênée, c’est qu’elle accordait un minimum d’importance au jeune homme qui se tenait devant elle. Au bout d’un court silence gêné, elle osa lever le regard vers lui. Lorsqu’elle parla, sa voix était tremblante et trahissait un manque d’assurance que Baël ne lui connaissait pas.

    Angélique - « Hum… Désolée ! Le travail. Nous y allons ? »

    Toujours un peu sous le choc, Baël la regarda fermer en vitesse la porte de son appartement. Le travail. Elle prenait pour un con, ou quoi ? Elle… Hein ? Sans prévenir, elle lui attrapa le bras droit et s’y attacha, comme… Comme une femme s’attache au bras de son homme ! Incapable de réfléchir correctement, Baël oublia dans la seconde ce crétin de professeur de botanique et avança en silence à travers les couloirs du château. Au début fort stressé d’être là, cette femme extraordinaire au bras, il se détendit peu à peu pour finalement se décontracter totalement dès qu’ils eurent franchi la porte du château. Une fois dans le parc, il prit la parole, osant même placer une petite pique à l’encontre d’Angélique…

    Baël - « J’ai réservé une table au Vent du Nord. J’espère que vous appréciez la haute gastronomie. Et, pour tout vous dire, je n’aurais rien contre un peu de ‘travail’ à la fin du repas… »

    Il lui adressa un sourire, lui faisant comprendre qu’il ne lui adressait là aucun reproche. Mais, en même temps, il ne mentait pas : si elle venait à lui proposer, il ne dirait pas non… Lorsqu’ils arrivèrent enfin devant la porte du restaurant chic, Baël ouvrit la porte devant son invitée et la lui tint ouverte. Il adressa un bref signe de tête à l’un des garçons qui accourut vers eux, les conduisant à une table légèrement à l’écart, suffisamment pour ne pas être dérangés par la cohue des conversations des autres clients, mais pas trop pour ne pas être totalement isolés. Il tira la chaise de la prof, l’invitant à s’asseoir, puis prit place face à elle. En s’asseyant, il ne put s’empêcher de la contempler encore.

    Baël - « Vous êtes vraiment magnifique… Je… J’en perds mes mots. »

    Euh, oui, coco, mais essaie quand même de ne pas la demander en mariage tout de suite…


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Angélique M. Dewis
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MessageSujet: Re: Le resto du coeur ? [FINI] Mer 20 Juil 2011 - 17:43

    Lorsqu’elle fin prête, Angélique prit le temps d’aller se positionner face à son miroir pour se regarder et contempler l’effet que produisait cette robe sur son corps. Elle se trouvait belle, aujourd’hui et après tant d’années, elle n’avait plus aucune raison de douter ni de son intelligence ni de sa beauté mais ce que peu de gens savaient, c’était que cela n’avait malheureusement pas toujours été le cas. Si, maintenant, la sous-directrice de Poudlard ne ressentait aucune gêne devant son corps déjà quelque peu vieilli par les années et le travail, exposant ses atouts sans aucun problème, il fut une période de sa vie où elle avait haï son corps et les malheurs qu’il lui avait apporté. Cette période fut brève certes mais douloureuse et Angélique ne voulait jamais avoir à revivre ce temps où, elle avait honte d’elle-même. Ce temps où Sacha, l’unique homme de sa vie, l’avait lâchement abandonné pour une autre femme et combien s’était-elle trouvée laide, affreuse, horrible, idiote, bête, inutile, monstrueuse lorsqu’elle avait perdu son amour. Elle avait longtemps été persuadé qu’elle était la responsable de cet abandon, que c’était à cause d’elle qu’il était parti. Sans doute n’avait-elle pas été à la hauteur, n’avait-elle pas assez satisfait son appétit intellectuel. Peut-être n’avait-elle pas été assez jolie pour continuer à l’attirer. Oh comme elle avait souffert, ces nuits où il la repousser, où il avait refusé de lui faire l’amour…Ces nuits durant lesquelles malgré tous ses efforts, il n’avait plus ressenti aucun désir pour elle. Combien elle s’était sentie humiliée face aux réactions de son mari, face à son indifférence. Si encore, il l’avait haï, au moins l’aurait-il regardé mais là…pendant des mois, elle n’avait été que transparente, inexistante et elle avait tout essayé mais rien n’avait pu retenir Sacha et l’homme lâche était parti, laissant sa femme en larme et son enfant orphelin. Des mois, Angélique en souffrit, n’osant plus se montrer, se sentant si laide, si bête, si…Jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle n’avait pas été le problème…Que Sacha était le fautif de ne plus avoir regardé ni sa femme ni son fils et qu’elle se relève alors et réapprenne à s’aimer et à se connaître et à admettre ses qualités comme ses défauts jusqu’à ce qu’elle reprenne conscience de sa beauté et qu’elle puisse, à nouveau, sans aucune honte, l’utilisé à sa guise et la montrer, en profiter…

    Trois coups secs furent frappés à la porte et Angélique s’arracha de force aux souvenirs douloureux pour aller ouvrir à son rendez-vous. Lui savait reconnaître sa beauté et même la mettre en valeur par des paroles, des attentions mais la directrice de poufsouffle n’avait malheureusement pas le droit de se laisser aller ni même de se laisser berner, il fallait qu’elle reste forte et pas qu’elle cède à ses besoins d’amours enfoncés au plus profond de son cœur. Après tout, cet homme n’était encore qu’un étudiant, un étudiant exécrable et fourbe de surcroît mais Dieu qu’il lui faisait bien l’amour. C’est d’ailleurs sur cette pensée plus réjouissante qu’Angélique ouvrit enfin la porte et découvrit un Baël habillé simplement mais de manière classe et qui possédait un joli sourire d’ange. Elle le salua d’un long baiser sur la joue, destiné à ne pas le laisser indifférent, espérant ainsi passer une bonne fin de soirée mais un évènement vint tout gâcher au moment même où elle frottait sensuellement de ses doigts sur la lèvre du jeune garçon la marque du rouge à lèvre. En effet, un bruit violent se fit entendre et l’instant d’après un homme débrayé sortit de l’appartement en courant, s’excusant rapidement au près d’Angélique. La pauvre professeur d’histoire de la magie se cacha la tête dans ses mains. Saleté d’imbécile de professeur de botanique ! Baël aussi l’avait remarqué et l’apprenti n’était malheureusement pas bête, lui et pas dupe non plus et Angélique put lire dans son regard une fine colère doublé de l’étonnement et tout au fond, un voile de tristesse dont elle ne comprenait pas la cause. Devinant, cependant, que son rendez-vous risquait d’être gâché si elle n’agissait pas rapidement, elle marmonna une excuse rapide et peu crédible avant d’attraper le bras du jeune garçon, essayant de distraire son attention et de l’emmener à penser à autre chose et referma sa porte en le dirigeant d’un pas ferme vers les couloirs du château…

    Au fur et à mesure qu’ils avançaient, Angélique pouvait sentir les muscles de Baël se décontracté mais ce ne fut qu’une fois qu’ils eurent passé la porte de Poudlard, qu’elle le sentit à nouveau tout à fait à l’aise et les paroles que prononcèrent enfin le beau blond vinrent lui confirmer sa pensée : « J’ai réservé une table au Vent du Nord. J’espère que vous appréciez la haute gastronomie. Et, pour tout vous dire, je n’aurais rien contre un peu de ‘travail’ à la fin du repas… » Si le début de la phrase du garçonnet lui avait fait plaisir et avait même réussi à la faire sourire, on ne pouvait pas en dire autant de la fin. En effet, Angélique avait bien vite compris l’allusion scabreuse qui s’y cachait et qui faisait également référence à l’incident qui s’était passé quelques instants plus tôt. Bien qu’elle ne fût pas contre un peu de sport de chambre ce soir, Angélique se sentit cependant gênée face à l’affirmation grivoise de l’ancien serpentard. Sans trop savoir pourquoi, elle trouvait simplement que ce n’était déjà certainement pas le moment mais qu’en plus, le ton du vert et argent était trop sérieux pour que ce ne soit uniquement que de l’humour et bien qu’elle ne fût pas prude et qu’elle appréciât toujours les petites parties de plaisir, le ton de luxure qu’avait employé le jeune homme l’avait mise mal à l’aise mais pas longtemps, heureusement et elle oublia bien vite l’incident lorsqu’elle croisa sa petite bouille d’ange. Cependant, elle ne répondit rien à sa réflexion, se contentant de lui offrir un petit regard noir qui en disait long sur sa pensée. Et le chemin reprit alors dans la bonne humeur comme si de rien était… A un moment, quand même, Baël se retourna pour la dévisager. Sentant le regard de son rendez-vous se poser sur corps, Angélique vit ses joues rougir et particulièrement lorsqu’il prit sa plus douce voix pour lui lancer un compliment qu’elle n’avait pas souvent entendu dans la bouche d’Owned : « Vous êtes vraiment magnifique… Je… J’en perds mes mots. ».

    Angélique était rouge pivoine ce qui n’était décidément pas dans ses habitudes. Ce n’était pas le premier homme à lui faire des avances et certainement pas le dernier mais pour une raison qui lui était inconnue, elle sentait quelques papillons virvolleter dans son ventre exactement comme ce fameux soir où elle écrivait et où Sacha s’est présenté à elle pour la première fois en lui offrant de l’eau…Mais elle essaya de garder contenance en se dissimulant derrière un de ses fameux sarcasmes que ses étudiants affectionnaient particulièrement quand ils ne leur étaient pas adressée : « Merci, Owned…Je dois reconnaître que vous m’en voyez surprise. Je n’aurai jamais crû que quoi que ce soit ou que qui que ce soit puisse un jour vous ôter les mots de la bouche…Si j’avais su cela plus tôt, croyez-moi…Vous auriez eu la langue moins pendue pendant mes cours…Ah nous sommes bientôt arrivés. » Elle s’était permise un peu d’humour mordant, sachant que Baël ne le prendrait pas trop mal puisqu’elle avait raison et espérant par cela lui faire comprendre qu’il ne fallait pas qu’il se monte la tête ce soir. Elle avait accepté ce dîner parce que son étudiant voulait la remercier et même s’il y avait des extras sexuels, ce ne serait jamais que des extras sexuels. Ils pénétrèrent tous deux dans les restaurant et Baël alla s’occuper du serveur qui, la seconde d’après, vint les chercher pour les positionner à une table, bizarrement assez à l’écart de celle des autres. L’instant d’après, ils avaient les cartes dans les mains. Angélique jeta un regard suspicieux à son rendez-vous. Jamais les personnel du vent du nord ne l’avait servi aussi vite et pourtant elle y était venu de nombreuses fois mais à cause du luxe du restaurant, ils avaient beaucoup de travail et accordait leur attention aux noms les plus gros comme Middle. Il se demandait bien comment Owned avait-il pu les mettre dans sa poche mais décida de ne pas y prêter attention : « Que comptes-tu prendre, Baël. » Prénom, nom de famille, prénom, nom de famille…Elle ferait peut-être bien de se décider une fois pour toute !


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MessageSujet: Re: Le resto du coeur ? [FINI] Mer 20 Juil 2011 - 22:16

    Pourquoi est-ce que cela se passerait différemment ? Pourquoi est-ce que, ce soir, elle serait moins agacée, moins cassante que d’habitude ? Pourquoi est-ce qu’elle se serait mise sur son trente-et-un ? Après tout, Baël restait Owned, l’agaçant Owned, l’insupportable Owned, le capricieux Owned. Trouvez encore d’autres adjectifs dans ce goût-là et complétez la liste si le cœur vous en dit, cela ne changerait en rien l’étonnement du jeune homme. Il s’était posé, tout au long de la journée, des dizaines de questions. Des centaines de questions. Des myriades de questions. Il avait imaginé différent scénarios. Le plus probable avait été celui du refus pur et simple de l’invitation. Mais les probabilités nous jouent des tours, parfois. Si Baël avait dû choisir, le scénario qui disait qu’il irait manger au Vent du Nord avec Angélique après avoir vu son professeur de botanique débraillé sortir de l’appartement de la sous-directrice aurait probablement obtenu la plus de scénario le moins probable, ex-æquo avec celui qui disait qu’Angélique lui aurait ouvert la porte habillée en vahiné, lui aurait fait sauvagement l’amour avant de le décapiter d’un coup de hache et de jeter ses restes aux Sombrals du château. Et pourtant…
    Baël était en train de marcher dans les couloirs du château. Il en était sûr, parce qu’il entendait encore l’écho de ses pas derrière lui. Mais l’écho se mêlait à un autre : celui de talons haut d’une femme. La femme en question, c’était surement Angélique Dewis, la sous-directrice de Poudlard, qui y enseignait également l’Histoire de la Magie, romancière et écrivaine de renommée mondiale, qui marchait… Au bras de Baël. C’en était presque irréel. Elle avait accepté son invitation et, si le début de la soirée et l’irruption impromptue d’un imbécile n’annonçaient pas grand-chose de bon, le simple fait de marcher aux côtés de cette femme rendait le jeune homme euphorique. Il avait l’impression que rien ne pourrait lui arriver. Qu’il pourrait soulever des montagnes. Il avait l’impression que sa présence avait plus d’effet que le plus puissant des Patronus. Ainsi, et contrairement à ce que pouvait penser Voldemort, l’amour pourrait-il être une force ? Le jeune homme commençait à le croire. Il ne s’était jamais senti aussi fier, aussi… Blessé. Blessé dans son amour par le professeur de botanique. Ce n’était sûrement pas le premier homme qui posait les mains sur le corps d’Angélique. Mais, par une raison pas si obscure que ça, Baël avait l’irrésistible envie d’aller retrouver ledit professeur et de lui enfoncer son poing dans la figure. Rien que de l’imaginer poser ses mains sur les hanches de la belle… Il serra la mâchoire. Le professeur avait intérêt à avoir calculé sagement son itinéraire, car s’il croisait la route de l’apprenti… De la jalousie ? Certainement. Tout simplement parce que Baël aimait. C’était plus fort que lui, cela lui était tombé dessus inopinément, sans prévenir. Il n’avait pas pu lutter. La flèche de Cupidon s’était enfoncée profondément dans sa chair, ne laissant derrière elle qu’une blessure béante. Mais une blessure qui, curieusement, faisait plus de bien que de mal. Mais qui s’ouvrait et saignait abondamment dès qu’il voyait un autre homme rire avec Angélique, toucher Angélique ou, comme ce soir, sortir des appartements d’Angélique. Et lorsque la plaie saignait, l’ire de l’ancien Serpentard en devenant incontrôlable. Il se murait dans un silence glacé, serrait les poings. Il n’avait aucun droit sur elle. Mais envers elle, il avait tous les devoirs. C’était un fait. C’était la loi. La loi de l’amour.

    La fraîcheur du soir succéda à l’ambiance lourde du château. Baël se décontracta instantanément. Dans la vieille bâtisse, sa colère et sa jalousie ricochaient contre les murs et lui revenaient en pleine figure, comme décuplés. A présent, ils pouvaient librement s’en aller et se perdre dans l’immensité ébène du fardeau d’Atlas. Au loin, Diane quittait en s’étirant la chaleur de son foyer pour commencer sa folle ronde avec les étoiles. Il y en avait beaucoup dans le ciel, mais aucune n’avait l’éclat d’Angélique. Quelques paroles furent échangées, mais elles se perdirent bien vite dans la clareté obscure d’une soirée tranquille. Le village leur apparut soudain, au détour d’un sentier, comme une bête surgissant d’un buisson. Mais une bête douce à l’allure paisible. Pré-au-Lard, dans l’incertitude d’une nuit naissante, ressemblait à un enfant endormi, profondément caché dans ses couvertures. Le couple s’approcha d’un pas feutré, dont l’écho était absorbé par Nyx, et pénétra dans la bourgade en silence, comme s’ils ne tenaient pas à réveiller le bambin. Lorsque Baël ouvrit la porte du restaurant, il lui sembla pénétrer un autre monde. Le calme reposant du dehors laissait place à l’agitation distinguée du dedans. Des serveurs en costume semblaient voltiger entre les tables, portant mille et un plats colorés. Des convives amusés échangeaient quelques nouvelles en savourant un hydromel du meilleur crû. Un grand lustre de cristal veillait sur l’assemblée depuis le plafond, redistribuant généreusement la lumière des chandelles qui le composaient. Un des garçons, posté tel un guetteur à l’entrée du restaurant, adressa un sourire étincelant aux deux jeunes gens et leur demanda s’ils avaient une réservation. Baël s’approcha de lui et lui murmura quelques mots inaudibles à l’oreille. Le garçon acquiesça, laissant danser ses cheveux, puis, d’un geste de la main, invita la belle dame à le suivre. Il mena les deux jeunes gens à leur table, dont l’éloignement de la salle était calculé. En parfait gentleman, Baël tira la chaise d’Angélique, l’invitant à s’asseoir, avant de faire de même. Il ne put cependant, alors qu’elle était debout, s’empêcher de laisser son regard courir sur le corps parfait de la sous-directrice. Les mots s’échappèrent de sa bouche avant qu’il n’ait pu les arrêter.

    Baël - « Vous êtes vraiment magnifique… Je… J’en perds mes mots. »

    Les joues de la splendide femme face à lui se teintèrent de rouge. C’était la première fois que Baël voyait cette déesse rougir. Et, par Merlin, cela ne la rendait que plus attirante. Pourquoi réagissait-elle ainsi ? Ce n’était surement pas le premier compliment que l’on lui adressait, et ce ne serait certainement pas le dernier. En quoi celui-ci serait-il différent ? Qu’est-ce que cela signifiait ? Pas rien, en tout cas, puisque la belle dame s’empressa de monter devant elle un rempart de sarcasme.

    Angélique - « Merci, Owned…Je dois reconnaître que vous m’en voyez surprise. Je n’aurai jamais crû que quoi que ce soit ou que qui que ce soit puisse un jour vous ôter les mots de la bouche…Si j’avais su cela plus tôt, croyez-moi…Vous auriez eu la langue moins pendue pendant mes cours… »

    Rire dans un soupir. Ou soupir dans un rire, allez savoir. Toujours est-il qu’un sourire apparut sur les lèvres de l’ancien Serpentard alors qu’il plongea allègrement dans les yeux de l’historienne. Elle détourna les yeux, comme gênée, et se passionna pour la carte qu’on venait de leur apporter. Baël ne l’ouvrit même pas. Il savait ce qu’il prendrait. Et l’ouvrir l’obligerait à quitter la créature angélique qui était assise en face de lui.

    Angélique - « Que comptes-tu prendre, Baël ?»

    Baël. Dieu que ce prénom, lorsqu’il était prononcé par ces lèvres, était agréable à l’oreille ! D’ordinaire, le jeune homme aimait son prénom. Mais pas pour sa sonorité, pour sa signification. Mais, ce soir, dit de cette manière, avec comme de l’air dans la voix… Il en oublia presque la question qu’Angélique venait de lui poser. Presque. Une petite voix, en lui, la voix de l’appétit sexuel, lui hurlait de répondre : « je vais te prendre toi ». Mais une autre, plus profonde, trouvait cela particulièrement inadapté et indigne. Alors Baël désigna le plat qu’il projetait de prendre. Très vite, presque trop vite, un serveur apparut pour prendre leur commande. Lorsque les plats furent couchés sur papier et que le garçon eut disparu aussi vite qu’il était apparu, Baël posa les yeux sur la femme dont il était amoureux. Et il réalisa une chose.

    Baël - « Madame, je… Je réalise qu’en fait, je connais très peu la célèbre Angélique Dewis. Je veux dire… Sans vouloir m’immiscer dans votre vie… Il y a une femme derrière l’écrivain. Et, pour ce que j’ai pu en voir, une femme admirable. J’aimerais connaître un peu plus cette femme. Que lui est-il arrivé par le passé ? D’où tire-t-elle toute la force qu’elle a… Non, que vous avez ? »


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MessageSujet: Re: Le resto du coeur ? [FINI] Jeu 21 Juil 2011 - 13:11

    Plus elle y réfléchissait, alors qu’il marchait dans la fraîcheur de la nuit, plus elle ne comprenait pas son propre comportement. Elle n’arrivait pas à se déchiffrer ni à expliquer ce qui s’était passé ces derniers temps : avoir aidé Owned, avoir couché avec Owned un certain nombre de fois et maintenant…Avoir accepté de dîner avec Owned. C’était incompréhensible. L’avait-on ensorceler ? Même pas ! Alors pourquoi ? A la réflexion, elle détestait cet individu et l’avait toujours détesté. Elle avait abhorré l’enfant qu’il était dès la première fois qu’elle avait croisé son regard parce qu’elle avait pu lire dans ses yeux l’ambition malsaine, la puissance dissimulée, l’hypocrisie, l’envie de faire mal aux plus faibles et à ceux qui se mettait au travers le son chemin. Elle se souvenait du jour où elle s’était plongée dans ses yeux alors qu’il n’avait que onze et ce qu’elle y avait trouvé l’avait glacé d’effroi. Elle avait prié cette nuit-là pour s’être trompé, avoir été un petit peu paranoïaque mais le comportement de Baël Owned, enfant, n’avait fait que confirmer ses doutes. C’était un singe savant qui prenait plaisir à apprendre tout et n’importe quoi avec un soif presque trop grande pour être sincère de tout maîtriser mais surtout il n’hésitait pas à attaquer ses camarades, les humilier et elle n’osait imaginer si il osait faire tout cela sous le regard des professeurs ce qu’il avait pu faire à ses condisciples lorsque personne n’était là pour le voir. Angélique en avait souvent parlé avec ses collègues mais elle seule s’inquiétait à outrance mais ce ne fut que quelques années plus tard qu’elle comprit pourquoi…A vrai dire, l’année dernière pour être précise…Les évènements affreux au château venaient de commencer et Tristan Cohen avait été retrouvé mort. Lorsqu’elle en avait fait l’annonce dans la grande salle, elle avait croisé les yeux de Baël, des yeux sadiques et affreusement effrayants et elle avait pu mettre un nom sur cette peur qu’il lui avait inspiré à de nombreuses reprises. Craignant voir ses pires doutes se confirmer, elle était montée dans sa bibliothèque personnel pour y trouver un livre rare qu’elle avait payé une fortune et qui était constitué par des fragments de journal intime écrit par Albus Dumbledore lui-même ou par Harry Potter qui racontait ce que Dumbledore lui disait et elle put alors relire la sensation que avait envahi l’ancien directeur de Poudlard lorsqu’il avait croisé les yeux de Tom Jédusor…C’était exactement ce qu’elle avait ressentie lorsqu’elle avait croisé les yeux du petit Owned, âgé de onze ans et plus fort encore, ce jour-là, dans la grande salle. Depuis, elle n’avait cessé d’essayer de surveiller Owned, de lui mettre des bâtons dans les roues, de le rabrouer, espérant elle ne savait quoi : un changement dans son comportement, quelque chose qui lui dirait qu’elle avait été complètement paranoïaque et qu’elle s’était trompée mais rien n’y avait fait…Rien n’avait bougé jusqu’à récemment.

    L’Owned à côté duquel elle marchait, L’Owned qu’elle avait aidé, l’Owned avait lequel elle avait fait l’amour n’était plus le même enfant, plus le même adolescent, plus le même adulte. L’Owned qui avait aidé son fils cette nuit-là l’avait fortement impressionnée mais pourtant, maintenant qu’elle repensait à tout cela, rien n’avait de sens. Pourquoi tout d’un coup, Baël était-il devenu gentil avec elle, serviable…Tramait-il quelque chose ? Son cœur lui hurlait que non, son esprit lui ordonnait de se méfier et elle ne savait lequel écouter…Mais en même temps, si vraiment il était en train de changer, pourquoi tout gâcher ? Owned aussi avait droit à une seconde chance, tout le monde y avait droit et puis…Il n’était encore qu’un gamin. Quoi qu’il fasse et quoi qu’il ait fait, Angélique était persuadée que rien n’était irréparable. Mais elle se trompait lourdement. Cependant, elle décida de chasser de son esprit toutes ses idées noires, tous ses souvenirs, tous ses questionnements et entreprit alors de se concentrer sur cette soirée pour ne pas la gâcher. Il fallait en profiter et puis, il fallait reconnaître que jusqu’à maintenant, ce qui se passait n’était pas désagréable, Baël était courtois, gentil, poétique, adorable et se comportait en gentleman. Un homme transformé et Angélique appréciait ce Baël-là. Il n’avait plus rien d’un ancien serpentard, il était plus comme un serdaigle ou un poufsouffle. Alors pourquoi se plaindre ? Elle se laissa guidée, pendue à son bras, alors qu’ils discutaient de choses et d’autres, jusqu’au restaurant. Baël l’abandonna quelques temps à l’entrée après lui avoir tenu la porte pour aller discuter avec un serveur plus loin. L’instant d’après, le sieur se présentait à eux et les mena à une table assez éloignée. Angélique n’avait jamais vu les serveurs du vent du nord aussi rapide mais s’abstint de tout commentaire…Enfin jusqu’à ce qu’il la complimente et qu’elle lui balance un petit sarcasme qu’il ne releva pas, se contentant de lui sourire en soupirant. Intelligent le gamin. Peut-être un peu trop… Quoi qu’il en soit, elle alla se dissimuler derrière sa carte pour commander, essayant de dissiper le silence qui s’était installé et elle lui demanda alors ce qu’il comptait prendre…

    « Que puis-je vous servir ? » Angélique sursauta lorsque le serveur leur avait parlé. Elle ne l’avait pas entendu s’approcher. Elle commanda alors son steak d’agneau, Baël commanda également ainsi qu’une bonne bouteille de vin et deux coupes de champagne pour l’entrée. Un silence d’or régnait dans la pièce alors que les deux protagonistes attendaient leurs plats Angélique en vint à se demander si tout le reste du repas se passerait dans cette gêne et dans ce calme mais heureusement, Baël rompit le silence « Madame, je… Je réalise qu’en fait, je connais très peu la célèbre Angélique Dewis. Je veux dire… Sans vouloir m’immiscer dans votre vie… Il y a une femme derrière l’écrivain. Et, pour ce que j’ai pu en voir, une femme admirable. J’aimerais connaître un peu plus cette femme. Que lui est-il arrivé par le passé ? D’où tire-t-elle toute la force qu’elle a… Non, que vous avez ? » Elle se prit à sourire. C’était un sourire simple mais un sourire quand même. IL était mignon, ainsi hésitant et elle appréciait les gants qu’il prenait pour s’adresser à elle, cela voulait dire qu’il la respectait et qu’il savait bien qu’elle ne l’avait jamais beaucoup apprécié et qu’il ferait mieux de profiter de la chance qu’elle lui offrait et du dîner qu’elle lui accorder. Il était presque touchant, ainsi hésitant, presque effrayé. Peut-être se disait-il qu’elle risquait de se mettre en colère parce qu’il avait été trop loin. Elle fut tentée, un instant, de lui répondre sèchement qu’il ferait mieux de se mêler de ses affaires et de garder sa place mais ses yeux brillants d’espoir la retinrent de justesse et elle se prit à rire nerveusement. Si elle était douée pour parler de l’Histoire, elle l’était moins pour parler de son histoire et son passé n’était pas particulièrement quelque chose de passionnant ni même quelque chose qu’elle avait envie de remuer. Elle ne savait pas trop comment commencer ni même par ou terminer. Mais heureusement, elle fut sauvée par le serveur qui apportait les coupes de champagnes. Ce n’était que temporaire mais elle pourrait gagner du temps. Elle prit alors sa coupe et trinqua contre celle de Baël avant de marmonner : « A votre réussite, Monsieur Owned et à votre mémoire ! » et de boire une gorgée. Une fois ceci fait, le silence se réinstalla. Baël attendait qu’elle réponde.

    Elle ne pouvait plus faire durer les choses même avec ses sourires et il fallait bien qu’elle parle, maintenant qu’ils avaient déjà apportés les entrées. « Tu sais, Baël, ce n’est jamais simple de parler de soi. Certainement parce que nous sommes mal placés pour avoir suffisamment de recul qui nous permettrait d’être objectifs mais ce soir, je veux bien faire un effort. Il va de soit que tout ce que tu entendras ne devra pas sortir de ce restaurant et si j’apprends que quoique ce soit que j’ai dit s’est rependu dans le château, je n’hésiterai pas à te tuer de mes mains, compris ? » Owned acquiesça, que pouvait-il faire d’autre ? Il devait bien comprendre qu’en tant que professeur, elle devait placer des limites et puis, plus elle y réfléchissait plus elle se disait que c’était un moyen de voir si Baël Owned était réellement devenu digne de confiance. Elle se prit à sourire encore une fois, gênée, le rouge lui montant aux joues à l’idée de parler d’elle-même de sa vie privée qu’elle n’avait jamais étalée devant personne. « Alors que dire de moi ? Il n’y a pas grand-chose, tu sais, d’intéressant. J’ai eu une enfance très heureuse et je me suis passionnée par l’histoire. J’ai découvert, en effet, que le passé est important pour expliquer le présent et soigner l’avenir. Ensuite, rien de spécial. J’ai fais mes études à Poudlard, à poufsouffle que j’ai choisi moi-même, le Choixpeau voulant m’envoyer à serdaigle mais je jugeais que poufsouffle me correspondrait mieux et j’ai eu raison. Ensuite, je me suis mise à écrire des livres d’histoire qui ont mieux marché que ce que je ne pensais. Ma carrière commençait bien. Sur le plan personnel, j’ai rencontré le père de Dylan, il y a douze ans de cela. Tout cela n'a pas bien fonctionné et nous nous sommes séparés. Ensuite je suis devenue professeur d’histoire de la magie pour changer de vie mais aussi parce que j’avais toujours rêvé d’enseigner et que c’était le moment ou jamais. Voilà. Une vie un peu banale pour être honnête. J’espère que ça ne te déçois pas trop. » Elle avait achevé sur un petit rire même si le passage où elle avait à peine parler de Sacha avait failli lui arracher quelques larmes. Elle avait préféré achevé sur une petite blague parce qu’il fallait reconnaître que sa vie n’avait rien d’extraordinaire malgré son statut de célèbre écrivain…Elle préféra changer de sujet, espérant que Baël ne réagirait pas sur sa vie mais elle savait que c’était peine perdue… « Voilà, à ton tour, maintenant, Baël. Dis moi qui se cache derrière ton masque, raconte moi ton histoire, parle moi de ta vie jusqu’ici ! » C’était plus un ordre qu’une demande mais c’était fait avec calme et gentillesse !


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MessageSujet: Re: Le resto du coeur ? [FINI] Jeu 21 Juil 2011 - 16:30

    Il y avait ce silence. Ce silence qui n’était pas une absence de bruit : du bruit, cela, il y en avait. Un bruit feutré, comme assourdi, mais un bruit tout de même, en provenance de la salle principale du restaurant. De temps à autre éclatait le rire gras d’un client, ou des cris de joie. On entendait également le fracas des couverts, le tintement des verres. Ce silence était, en réalité, un silence bruyant, de ceux qui ont un fond sonore. Seuls deux êtres se taisaient. Mais cela suffisait pour créer un silence lourd. Le garçon venait de tourner les talons, les commandes des deux jeunes gens couchées sur son carnet. Le peu de bruit qu’il avait amené avec lui l’avait suivi. Baël fixait Angélique. Il était à chaque instant un peu plus surpris de sa beauté. Il ne savait pas comment lui dire, alors il préférait se taire. Ce n’était peut-être pas une stratégie intelligente, mais il ne s’était jamais retrouvé dans pareille situation auparavant. Jamais il n’avait véritablement aimé une femme, et cela le rendait incertain, peu sûr de lui. Il ne savait pas ce qu’il devait faire ou dire, il ignorait tout des gestes à poser dans ces cas-là. Tout cela était nouveau pour lui. Il n’avait pas l’habitude de sentir son cœur battre la chamade et lui faire l’effet d’une centaine de chevaux lancés au triple galop. Il n’avait pas l’habitude de vouloir plaire. Il ne savait pas bien comment s’y prendre. Alors il se taisait. Mais il sentait bien qu’il ne s’agissait pas là d’une bonne tactique : Angélique ne disait rien non plus, et, s’il ne tentait pas quelque chose, on aurait pu se croire dans un tombeau. Et son petit doigt lui disait qu’une femme ayant accepté une invitation au restaurant s’attendait à un minimum d’ambiance. Si elle avait voulu du calme, elle se serait baladée dans un cimetière. L’autre problème, c’était que Baël avait peur. Peur de dire quelque chose qu’il ne fallait pas, de mal employer un mot, qu’Angélique le comprenne de travers. Il avait peur également de passer pour un ridicule à ses yeux. Il ignorait totalement s’il avait le droit de la tutoyer, s’il pouvait la questionner sur elle-même, s’il devait d’abord se mettre à parler de lui, si… Bon, par les lunettes de Dumbledore, il y avait un moment où une décision devrait être prise !

    Baël - « Madame, je… Je réalise qu’en fait, je connais très peu la célèbre Angélique Dewis. Je veux dire… Sans vouloir m’immiscer dans votre vie… Il y a une femme derrière l’écrivain. Et, pour ce que j’ai pu en voir, une femme admirable. J’aimerais connaître un peu plus cette femme. Que lui est-il arrivé par le passé ? D’où tire-t-elle toute la force qu’elle a… Non, que vous avez ? »

    D’accord. Là, au moins, les choix étaient faits : vouvoiement (c’était quand même plus prudent), questions relativement personnelles… Un curieux mélange de rapprochement et de distance, sans doute pour à la fois lui manifester de l’intérêt et lui montrer qu’il ne voulait pas se montrer invasif. Sur le moment, sa prestance lui parut ridicule. Il n’était pas parvenu à masquer son hésitation et Angélique l’avait surement remarqué. Qu’allait-elle penser, cela, c’était une autre question. Mais, étonnamment, la première réaction de la belle dame fut de sourire. Un sourire qui sembla à Baël exceptionnellement simple. Mais tellement attirant. Elle sembla même quelque peu déconcertée par la question, et chercher une échappatoire. Echappatoire qui se présenta à elle sous la forme du serveur de tout à l’heure qui revenait vers eux, tirant à nouveau un peu de bruit avec lui, transportant fièrement deux coupes d’un champagne doré et fort appétissant. Le jeune homme lança un furtif regard à Baël, qui ferma les yeux pour lui dire de procéder. Le serveur posa d’abord une coupe face à Angélique, puis la deuxième face à Baël. Lorsque ce fut fait, il quitta le couple si vite qu’on aurait pu croire qu’il avait transplané. Angélique, comme sauvé par le gong, s’empara de son verre pétillant et, levant sa coupe devant elle, prononça quelques mots :

    Angélique - « A votre réussite, Monsieur Owned et à votre mémoire ! »

    Une phrase anodine, ressemblant à s’y méprendre à tous les toasts qui avaient été portés ce soir. Certains autres clients avaient célébré un mariage, d’autres une naissance, d’autres encore un nouveau travail. Alors, qu’Angélique lève son verre à la réussite de Baël aurait dû passer inaperçu. Et pourtant… Le jeune homme était complètement perdu. Il ne savait plus trop comment adresser la parole à la sous-directrice. Devait-il la vouvoyer, la tutoyer ? Ce qui avait jeté le trouble, c’étaient ces quelques mots. « A votre réussite, Monsier Owned. » A peine quelques minutes plus tôt, il était « Baël, tu. » Maintenant, il était redevenu « Monsieur Owned, vous » ? Qu’est-ce que cela signifiait, exactement ? Peut-être Miss Dewis (non, Angélique) était-elle aussi perdue que lui ? Peut-être nourrissait-elle les mêmes sentiments ? Non, ne rêvons pas. Il n’y a rien de pire que de tirer dans conclusions hâtives. Surtout dans le domaine des sentiments. Pour l’instant, il suffisait d’attendre sa réponse à la question. Qu’elle avait esquivé avec brio, jusqu’à présent. Mais avant, ne devrait-il pas lever son verre, lui aussi ?

    Baël - « A mon mémoire. Qui sera parfait grâce à l’aide de la plus belle femme de Poudlard. Du pays entier, peut-être. »

    Il tenta de lui adresser un sourire confiant. Le résultat ne fut pas très probant. L’hésitation qui le tourmentait depuis le début de la soirée ne semblait plus vouloir le quitter. Saleté. Se murant à nouveau dans le silence, il se réjouit d’avoir, cette fois, une bonne excuse pour dévorer la belle des yeux : il attendait sa réponse.

    Angélique - « Tu sais, Baël, ce n’est jamais simple de parler de soi. Certainement parce que nous sommes mal placés pour avoir suffisamment de recul qui nous permettrait d’être objectifs mais ce soir, je veux bien faire un effort. Il va de soit que tout ce que tu entendras ne devra pas sortir de ce restaurant et si j’apprends que quoique ce soit que j’ai dit s’est rependu dans le château, je n’hésiterai pas à te tuer de mes mains, compris ?»

    Baël, tu. A nouveau. Ce petit manège ne s’arrêterait donc jamais ? Il nota toutefois (et comment ne pas le noter ?) qu’elle s’apprêtait sans doute à lui livrer des informations personnelles. Sinon, pourquoi le menacer de mort ? Une voix dans sa tête lui susurrait que ce serait là une belle mort, mais Baël la fit taire. Il n’avait aucune idée de la nature ni de l’importance des « confidences » qu’Angélique (non, Miss Dewis) allait lui livrer. Il ne la lâchait pas du regard et, au bout d’une éternité d’une seconde, la belle reprit la parole :

    Angélique - «Alors que dire de moi ? Il n’y a pas grand-chose, tu sais, d’intéressant. J’ai eu une enfance très heureuse et je me suis passionnée par l’histoire. J’ai découvert, en effet, que le passé est important pour expliquer le présent et soigner l’avenir. Ensuite, rien de spécial. J’ai fais mes études à Poudlard, à poufsouffle que j’ai choisi moi-même, le Choixpeau voulant m’envoyer à serdaigle mais je jugeais que poufsouffle me correspondrait mieux et j’ai eu raison. Ensuite, je me suis mise à écrire des livres d’histoire qui ont mieux marché que ce que je ne pensais. Ma carrière commençait bien. Sur le plan personnel, j’ai rencontré le père de Dylan, il y a douze ans de cela. Tout cela n'a pas bien fonctionné et nous nous sommes séparés. Ensuite je suis devenue professeur d’histoire de la magie pour changer de vie mais aussi parce que j’avais toujours rêvé d’enseigner et que c’était le moment ou jamais. Voilà. Une vie un peu banale pour être honnête. J’espère que ça ne te déçois pas trop. »

    Comment pourriez-vous me décevoir ?, demandait la petite voix. Baël se contenta, pour l’instant, de la regarder en souriant. Bien sûr que non, cela ne le décevait pas. Elle avait accepté de parler d’elle, et même si elle n’avait pas livré ses plus noirs secrets (ce à quoi Baël ne s’attendait de toute façon pas), c’était un début encourageant. Le jeune homme garda le silence quelques secondes, se demandant s’il devait réagir à ce récit d’une vie ou, par délicatesse, ne faire aucun commentaire. Angélique se chargea de le lui faire comprendre.

    Angélique - « Voilà, à ton tour, maintenant, Baël. Dis moi qui se cache derrière ton masque, raconte moi ton histoire, parle moi de ta vie jusqu’ici ! »

    Un sourire léger apparut au coin des lèvres de l’ancien Serpentard. La meilleure façon de s’assurer qu’il ne pose pas de questions sur la vie de la prof, c’était de la lui retourner. Très finement joué. S’il avait vraiment voulu insister, Baël n’aurait pas hésité à le faire, mais il se sentait incapable de faire consciemment quoique ce soit pour contrarier cette sublime femme. Il ne l’interrogerait donc par sur cet homme, cet imbécile qui avait laissé filer pareille merveille. Il ne poserait pas les mille et une questions qui lui brûlaient les lèvres. Il ne demanderait pas pourquoi Dylan vivait avec elle et non avec son père. Il ne chercherait pas à savoir comment les deux amants s’étaient quittés. Même s’il en mourrait d’envie. Il but une gorgée de champagne, adressa un sourire un peu plus convaincant à Angélique, et commença le récit de sa vie.

    Baël - « Vous savez, j’ai bien peur que ma vie n’ait rien de passionnant. Contrairement à la vôtre. »

    Menteur. Ta vie était probablement une des plus passionnantes de ces derniers siècles. Tu as retrouvé Appelo-Mortem. Tu as rendu la vie à Lord Voldemort. Et tu es possédé par lui. Tu es responsable de toute l’agitation au château. Des assassinats qui y ont eu lieu aussi. Comment ta vie pourrait-elle ne pas être passionnante ?

    Baël - « Je suis né et j’ai toujours vécu dans la pauvreté. Mes parents avaient à peine de quoi nous nourrir et nous habiller, Laura et moi. L’appartement était minuscule. Nous, on passait la plupart de notre temps dehors, au milieu des Modlus qui se moquaient de nous. Pas spécialement un climat très sain. Très vite, j’ai dû lutter pour que les autres gamins nous respectent. Ça a eu beaucoup d’incidence sur mon caractère, d’après ma sœur. Puis j’ai reçu ma lettre. Mes parents sont des sorciers, mais ils ne nous parlaient pas souvent de Poudlard. J’étais euphorique, mais aller à Poudlard signifiait abandonner Laura. J’ai bien essayé de la prendre avec moi, mais ma mère a tout vu. Je suis arrivé au château seul et un peu effrayé. Je savais que je devrais encore me battre pour me faire respecter. La suite, vous la connaissez. Le Choipeau m’a envoyé à Serpentard, j’y ai eu le comportement que j’y ai eu. Et puis, l’été passé, lorsque j’ai quitté le château, je suis parti sans prévenir personne. Je voulais réfléchir sur ce que je voulais être. Puis je suis revenu à Poudlard, ma seule vraie maison, avec l’idée d’y enseigner la Défense Contre les Forces du Mal. »

    Comme Voldemort, pensa Baël. Mais il n’ajouta pas un mot. L’espace d’un instant, il sembla sur le point de lui parler d’Appelo-Mortem, de tout lui avouer… Mais ce serait là une erreur. Une terrible erreur. D’une part parce que cela mettrait en péril tous les plans du Lord, et (surtout ?) parce qu’Angélique ne voudrait surement pas d’un homme possédé par Voldemort. D’ailleurs, s’il lui avouait tout, il se retrouverait sans doute bien vite à Azkaban. Et ce n’était pas l’objectif.

    Baël - « Et puis, par un enchaînement de faits, me voilà ici, au restaurant, avec vous. Probablement une des meilleures soirées de ma vie. »

    Tu parles trop. C’est ce que le serveur est venu te dire, des plats plein les mains. Il posa devant chacun des jeunes gens le mets qu’il avait commandé, servit le vin, puis s’éclipsa. Baël ne parvint pas à la lâcher du regard. Ils parlèrent de livres, d’Histoire et de biens d’autre chose dans une ambiance un peu plus détendue. Mais, bientôt, ils devraient sortir du restaurant. Et ils devraient faire un choix. Lui comme elle. Alors qu’il avalait la dernière bouchée de son plat, Baël se souvint des nombreuses soirées passées avec la belle. Un serveur, qui n’était pas le même qu’au début de la soirée, vint débarrasser leur table. Il revint quelques minutes plus tard avec un petit plateau d'argent sur lequel trônait un bout de parchemin. Le serveur eut la délicatesse (ou la professionnalisme ?) de poser l'addition devant Baël, loin des yeux de sa compagne. Baël observa un instant ladite note, aurait blêmit s'il n'avait pas déjà tout prévu, et sortit la somme exacte de sa poche. Lorsque le serveur vint récupérer l'argent, il adressa un sourire au couple en lui souhaitant une bonne soirée. En parfait gentleman, Baël se leva et proposa son bras à la sous-directrice.


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Angélique M. Dewis
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MessageSujet: Re: Le resto du coeur ? [FINI] Sam 23 Juil 2011 - 18:56

    Quand elle y réfléchissait de plus près, Angélique ne savait pas très bien ce qu’elle fait là, assise face à Baël Mathias Owned dans un grand restaurant. Plus elle se questionnait et plus les réponses semblaient devenir floues. Elle n’avait aucune envie de sortir. Elle avait accepté ce dîner, sur un coup de tête ou sur un coup de cœur sans même prendre le temps de penser ou d’analyser la situation. Elle avait accepté, se cachant derrière l’excuse qu’il lui avait lui-même fourni avec une main de maître : la remercier pour l’aide précieuse qu’elle lui avait apporté pour sa thèse. Elle avait plongé consciemment ou inconsciemment mais maintenant, elle savait que tout ce cirque, c’était un rendez-vous galant. Et ce qu’elle ignorait c’était la manière dont elle devait réagir ou dont elle voulait réagir. Rien n’était clair dans sa tête. Mais elle ne voulait pas de rendez-vous galant, elle n’en n’avait jamais voulu et n’en voudrais jamais alors pourquoi se sentait-elle si bien ici ? Même Sacha n’avait jamais eu besoin de l’emmener au restaurant pour la courtiser. Tout s’était fait très vite, dans un bar où elle écrivait, un verre d’eau offert, un numéro échangé et une relation qui s’était installée petit à petit. Avant Sacha, elle n’avait jamais cherché de relation stable parce qu’elle misait tout sur sa vie professionnelle. Après Sacha, elle n’avait plus voulu s’investir dans des relations personnelles et s’était à nouveau concentré sur sa carrière. Quant à des besoins physiquement éventuels ? Elle avait toujours su les paliers. Loin d’être moche, elle trouvait des hommes à sa pointure à tous les coins de rue et il ne fallait pas grand-chose pour qu’ils acceptent de la suivre jusque dans son lit et il serait bien idiot, l’homme célibataire qui refuserait. Ah oui, il fallait peut-être préciser que c’était sa règle d’or : des célibataires. Elle ne savait que trop la douleur qu’une femme pouvait ressentir en étant trompée et abandonnée et elle ne voulait en rien être responsable d’une telle souffrance chez une autre femme. Donc voilà : pas de rendez-vous, jamais de rendez-vous. Alors que devait-elle faire ? Jouer le jeu, s’amuser, profiter de l’instant présent ou tout plaquer, se montrer désagréable en faisant comprendre à Owned qu’elle ne voulait pas de lui et qu’il ferait mieux de ne pas la calculer comme une cible amoureuse potentielle…Mais en même temps. Elle était déjà entrée dans le jeu. Non ? En s’habillant ainsi, en se sentant gêné lorsqu’il l’avait vue avec un autre homme, en s’accrochant à son bras, en le laissant l’emmener dans un tel restaurant. Mais elle pouvait tout arrêter. C’était à elle que revenait le droit d’appuyer à tout instant sur le bouton stop alors que faire ? Tout arrêter ou jour le jeu ?

    Ce fut Baël qui répondit à sa question. Pas volontairement ! D’ailleurs, le jeune garçon devait certainement tout ignorer du questionnement intérieur qui taraudait Angélique en ce moment. Mais son comportement se chargea de prendre une décision à sa place. La voix du jeune garçon, son ton hésitant, le doute qui se lisait dans ses yeux. Tout dans cette phrase qu’il prononça attendrit Angélique. Ce n’était pourtant pas très original de lui demander de parler d’elle et sans avoir beaucoup d’expérience en matière de rendez-vous, elle aurait pu jurer que c’était ce qui se faisait à chaque fois sauf que…Tous les hommes n’avaient pas le sourire de Baël et n’avait pas son passé. Comment pouvait-elle rester de marbre quand l’enfant qu’elle avait toujours connu sournois, méchant, agressif, haineux, passant par l’adolescent rusé, malveillant, dangereux était devenu un homme doux, attentionné, calme, hésitant, patient ? Ce n’était plus la même personne et ce Baël qu’elle voyait maintenant en face d’elle lui plaisait plus, ce Baël l’amusait et elle avait envie de connaître ce Baël, de passer du temps avec lui, de lui donner une chance de grandir, de sortir de la carapace. Elle ne savait pas si c’était une très bonne idée, mais tout ce qui lui semblait naturel de faire maintenant, c’était de jouer le jeu, de jouer le jeu et toujours le jeu, de se lancer corps et âme dans cette pièce de théâtre qu’ils montaient tous les deux…Mais pour faire les premiers pas sur scène, il fallait d’abord qu’elle parle d’elle, qu’elle se confie à Baël et cela, en revanche, malgré toutes les précautions qu’elle avait prise pour le lui demander, elle n’avait pas envie et ne se sentait pas vraiment prête à le faire…Après le sourire qui lui était apparut sur le visage, ce fut la gêne qui vint s’installer et elle sembla chercher tout du regard pourvu qu’elle ne croisait pas les yeux pleins d’espoir de l’étudiant. Ce n’était pas le moment, ce n’était pas maintenant qu’elle devait flancher alors que…Enfin, elle se laissait aller…

    Heureusement, le serveur qui s’approchait à grand pas la tira de son embarras ou lui permit au moins de gagner du temps et de reprendre ses esprits, de réfléchir à ce qui devrait se dire et à ce qui devrait rester secret. Elle savait d’avance par exemple que son histoire avec Sacha et particulièrement les conséquences de cette histoire seraient tues. Le serveur venait de poser deux coupes de champagne sur la table ce qui donna à Angélique la possibilité de faire durer un peu plus longtemps le temps où elle ne devrait pas parler d’elle. En effet, elle profita de ces deux coupes pour porter un Tauste et rappeler, peut-être innocemment, le but de ce dîner et les raisons qui l’avaient, soi-disant, poussée à accepter. Elle leva donc son verre à Baël Owned, l’étudiant et non l’homme, à sa réussite scolaire et professionnelle, à son mémoire, à sa thèse et à son avenir. Autant de mots qui éloignèrent d’elle l’instant où elle devrait dire « je ». Heureusement pour elle, Baël semblait avoir bien compris le petit manège et n’hésita pas une seconde à plonger dedans, lui offrant à son tour quelques secondes supplémentaires qui furent les bienvenues. Il trinqua alors avec elle et prononça ces quelques mots, le sourire aux lèvres : « A mon mémoire. Qui sera parfait grâce à l’aide de la plus belle femme de Poudlard. Du pays entier, peut-être. » Ce compliment la mit d’abord mal à l’aise. Non pas qu’elle n’en recevait jamais. Owned était loin d’être l’unique homme sur cette terre à lui dire qu’elle était jolie, intelligente et à vrai dire, elle avait arrêté de compter le nombre de fois qu’elle avait dû entendre ces banalités. Mais cette fois-ci, elle avait comme l’impression que le compliment n’avait pas sa place, que ce n’était ni le moment ni le lieu…Mais Owned en fait était juste très maladroit. Angélique était une femme à compliments et sans doute essayait-il d’en faire. Peut-être même n’en n’avait-il jamais fait de sa vie ce qui expliquait sa faible capacité à pouvoir les placer correctement sans mettre mal à l’aise la femme en face de lui…Mais elle passa au dessus et se contenta alors de sourire, n’ayant pas non plus l’intention d’y répondre. Cela pourrait l’encourager non seulement à placer ses compliments aux mauvais endroits, aux mauvais moments mais également à lui en faire…Et en tant qu’étudiant, ce n’était pas son travail de lui dire qu’elle était la plus belle femme du pays…

    Finalement, après cet épisode, elle fut presque soulagée d’avoir un sujet de conversation tout fait, même si ce dernier portait sur elle-même, sur sa vie, son histoire, son caractère. C’était bien mieux que de se murer dans le silence et puis l’historienne n’était pas si mauvaise que cela en tournure de phrase, elle savait obtenir ce qu’elle voulait et comptait bien satisfaire Owned tout en se satisfaisant elle-même. Elle commença d’abord par introduire la conversation en plaçant des protections périphrastiques, exprimant ce que le monde savant : il n’y avait rien de simple à parler de soi-même. Ce n’était pas évident et les raisons, elles en revanche, l’étaient : le recul manquait cruellement et l’objectivité n’était pas de mise…Et pour Angélique, pour un professeur d’histoire, l’objectivité était essentielle. Elle s’y risqua quand même, parlant beaucoup pour dire peu. Elle ne dit mot sur son enfance, se contentant d’expliquer qu’elle s’était rapidement passionnée sur l’histoire, elle n’en dit pas plus sur son adolescence ou sur sa vie amoureuse, évoquant simplement le père de Dylan comme une histoire banale mais ce fut tout. Elle n’avait que cela à offrir pour le moment et elle espérait que Baël le comprendrait et ne la harcèlerait pas de question parce qu’elle ne doutait pas qu’il en avait. Entre deux bouchées de son plat, elle repensa à ce qu’elle lui avait dit. Elle n’avait pas parlé de son enfance douloureuse, de la découverte de son adoption. Elle n’avait pas nommé Sacha, pas parlé de cette horrible souffrance qu’il avait causée. Elle ne lui avait pas expliqué pourquoi c’était elle qui avait la garde de Dylan alors qu’elle n’était pas sa mère biologique et pourquoi son père ne s’en occupait jamais. Mais c’était trop difficile pour elle d’en parler parce qu’elle savait qu’en mettant des mots sur son passé, elle ne pourrait s’empêcher de faire certains liens avec son présent et notamment avec son incapacité flagrante à faire confiance à l’autre et à s’engager dans une relation durable et stable…Elle y trouverait les raisons pour lesquelles chaque personne qui s’approchait trop d’elle finissait rejeté, loin, trop loin et les raisons pour lesquelles, elle préférait être seule… Il valait mieux pour elle qu’elle ne s’y confronte pas parce qu’elle saurait alors que même après plus de 7 ans, elle n’avait pas encore fait son deuil, pas encore accepter la fin de son histoire avec Sacha. Elle pensait toujours à lui. Non pas qu’elle l’aimait encore. Non, mais elle lui en voulait toujours, elle le haïssait pour ce qu’elle lui avait fait subir mais surtout pour ce qu’il avait infligé, à son fils, à son propre enfant, à Dylan…Mais ce n’était pas vraiment le moment de penser à tout cela, elle ferait mieux de se concentrer sur autre chose, sur Baël, par exemple.

    Alors sans crier gare, elle lui retourna la question, lui enjoignant de parler de lui. La seule différence fut la manière de parler alors que Baël, craignant une réponse négative, y avait mis mille et un ornements, elle y avait été franco, lui ordonnait presque de s’exécuter. Peut-être un vieux réflexe de professeur. Quoi qu’il en soit, tout en mangeant, l’adolescent ne refusa pas de parler de lui et accéda même à sa requête, hésitant quand même un petit également sur ce qu’il pourrait dire : « Vous savez, j’ai bien peur que ma vie n’ait rien de passionnant. Contrairement à la vôtre. » IL avait usé du même subterfuge qu’elle pour gagner du temps mais aussi pour la prévenir avant qu’il ne parle qu’elle risquait de s’ennuyer ou de ne pas apprécier. Une manière détourner de se dédouaner en cas de problème sauf que lui, il en avait profité pour lui glisser un compliment, encore un, sous-entendant que sa vie à elle était intéressante. Elle ne savait s’il était sincère ou si c’était juste pour le principe mais bizarrement, cela lui réchauffa un peu le cœur et elle se sentit impatiente, quand même, d’entendre ce que l’ancien serpentard, Haï ou craint par beaucoup d’élèves avait à lui révéler : « Je suis né et j’ai toujours vécu dans la pauvreté. Mes parents avaient à peine de quoi nous nourrir et nous habiller, Laura et moi. L’appartement était minuscule. Nous, on passait la plupart de notre temps dehors, au milieu des Modlus qui se moquaient de nous. Pas spécialement un climat très sain. Très vite, j’ai dû lutter pour que les autres gamins nous respectent. Ça a eu beaucoup d’incidence sur mon caractère, d’après ma sœur. Puis j’ai reçu ma lettre. Mes parents sont des sorciers, mais ils ne nous parlaient pas souvent de Poudlard. J’étais euphorique, mais aller à Poudlard signifiait abandonner Laura. J’ai bien essayé de la prendre avec moi, mais ma mère a tout vu. Je suis arrivé au château seul et un peu effrayé. Je savais que je devrais encore me battre pour me faire respecter. La suite, vous la connaissez. Le Choixpeau m’a envoyé à Serpentard, j’y ai eu le comportement que j’y ai eu. Et puis, l’été passé, lorsque j’ai quitté le château, je suis parti sans prévenir personne. Je voulais réfléchir sur ce que je voulais être. Puis je suis revenu à Poudlard, ma seule vraie maison, avec l’idée d’y enseigner la Défense Contre les Forces du Mal. » Rien qu’elle ne savait pas ou qu’elle ignorait. Rien d’inconnu. L’histoire des Owned, elle la connaissait par cœur et bien avant que et le frère et la sœur ne mette les pieds à Poudlard, c’était son travail de connaître un minimum les futurs étudiants et elle savait bien que l’enfance de Laura et Baël n’avait pas été extraordinaire. Elle avait une fois rencontré les parents, de loin, par inadvertance, sur le chemin de Traverse et elle s’était présentée à eux. Ce fut la seule fois où elle avait compris le comportement des Owned parce qu’elle s’était dit qu’elle aurait certainement eu les mêmes réactions. La mollesse de ces gens et leur manière de se complaire dans leur situation malheureuse était révoltante et le pire encore était de savoir qu’ils avaient entraîné leurs enfants là-dedans, ne cherchant même à leur offrir un meilleur avenir. Cette fois-là, Angélique se souvint qu’elle avait compatis avec les enfants Owned juste avant de rentrer au château et d’apprendre leur dernière bêtise… Quant au reste de l’histoire de Baël, elle la connaissait aussi puisqu’elle avait été au château durant tout le temps qu’elle avait mis à grandir et elle l’avait vu revenir après avoir disparu sans donner signe de vie. Elle savait tout cela mais pendant un court instant de l’avoir entendu, cela lui remit en mémoire la dernière biographie de Tom Jédusor qu’elle avait lue dernièrement. Lui aussi était parti, sans prévenir personne était revenu dans ce même but sauf que ce n’était pas deux mois d’absences mais plus d’un an…Enfin, là n’était pas la question. Owned n’était pas Jédusor malgré tous les rapprochements qu’elle pouvait faire entre eux et la peur qu’il lui avait parfois inspiré et il ne fallait pas penser à Voldemort ce soir, ce n’était décidément pas le moment…Un instant, il lui sembla qu’Owned allait rajouter quelque chose mais il se tut et le silence s’installa autour du repas quelques secondes seulement mais quelques secondes quand même avant qu’il ne vienne le briser comme pour finir son histoire sur une note positif ou peut-être comme pour l’autoriser à parler à nouveau : « Et puis, par un enchaînement de faits, me voilà ici, au restaurant, avec vous. Probablement une des meilleures soirées de ma vie. » Elle ne savait que lui répondre, que dire face à cette fin joyeuse et triste à la fois… Owned n’avait finalement pas été seulement méchant, il avait aussi été malheureux même s’il ne le reconnaîtrait jamais et le malheur pouvait faire ressortir le pire des gens ou le meilleur tout dépendant de la force que possédait la personne souffrante…Le serveur, apportant, la suite des plats, coupa court à la gêne qui s’installait à nouveau et Angélique en profita pour glisser quelques mots à Owned, dès que l’intrus s’en fut allé : « Votre histoire, sachez-le, n’est pas dénuée d’intérêt non plus, Owned. Elle permet de mieux vous connaître mais également de mieux vous comprendre. Et si elle ne pardonne pas, elle explique également votre mauvais comportement et cela n’est vraiment pas négligeable. » Voilà, cette conversation était close.

    D’autres débutèrent alors. Sur tout et sur rien : les cours, le futur, l’avenir, l’histoire de la magie, Tom Jédusor, la thèse de Baël, les autres professeurs, les autres apprentis, les étudiants, les différentes maisons, Dylan, le quidditch, le restaurant, les fantômes, les livres. Tout y passa et la discussion fut bien animée. Cependant durant tout ce dîner, une chose tarauda Angie. C’était qu’elle ne savait plus où donner de la tête. Parfois elle vouvoyait son élève en l’appelant par son nom de famille, parfois elle le tutoyait et le nommait de son prénom et parfois encore elle mélangeait les deux. Cela dépendait des moments, de ses sensations et de la manière dont elle se sentait à l’aise ou pas. Baël devait bien l’avoir remarqué car elle avait bien remarqué le sourire qu’il affichait à chaque fois que c’était son prénom qu’elle utilisait…Lorsque le repas fut fini, le serveur apporta l’addition à Baël et il la régla entièrement, comme un gentleman, sans même tiquer, faire la grimace ce qui étonna fort bien la sous-directrice. Certes, il l’avait invité mais elle le savait pauvre et pour être celle qui versait son salaire chaque mois, elle savait bien que le montant d’un apprenti à Poudlard n’était pas très élevé…Pas très élevé du tout d’ailleurs…Presque rien. Son salaire des deux mois devait passer dans la note mais elle ne fit aucun commentaire pour ne pas le brusquer et elle se décida à lui faire confiance. Peut-être n’aurait-elle pas dû, elle le découvrirait bien assez tôt. Quoi qu’il en fut de ce moment-là, elle chassa ses doutes de son esprit et se leva en attrapant le bras que Baël lui tendait. A la sortie, elle se prit à respirer profondément comme heureuse de retrouver l’air frai mais avant que son compagnon n’ait pu faire un pas de plus, elle se campa devant lui et l’obligea à la regarder dans les yeux. Elle s’approcha alors de lui, doucement, hésitante comme jamais et posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Elle ne lui donna rien de plus qu’un chaste baiser ou si…Ces quelques mots : « Merci Baël, pour ce dîner, j’ai passé une excellente soirée. » Elle se laissa alors raccompagner au château mais ne prononça plus le moindre mot, profitant dans cette douce soirée de juillet, savourant la fraîcheur de la nuit et la lumière des étoiles courant sur son visage. Comme tout cela était poétique et adorable…Lorsqu’elle fit devant sa porte, elle ne sut exactement comment se comporter. Devait-elle lui offrir une nuit torride, devait-elle l’embrasser et le quitter, devait-elle opter pour un juste milieu ? C’est ce qu’elle fit finalement, malgré l’heure tardive qui lui rappelait dangereusement qu’elle avait cours le lendemain matin, en première heure et que c’était peut-être mieux de s’y rendre en pleine forme… Elle n’écouta pas son instinct pas plus que sa raison et se contenta de demander d’une voix douce : « Souhaitez-vous prendre un dernier verre chez moi ? » Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait proposé cela. Sans doute, Baël allait-il penser qu'elle voudrait du sexe mais c'était loin d'être le cas. Cette nuit moins que jamais! Elle n'en n'avait pas envie. Elle ne voulait pas briser la magie car oui, elle ressentait cette forme de Magie qui n'avait plus réchauffé son coeur depuis Sacha... Elle n'était pas sûre non plus que s'il entrait chez elle, tout allait continuer. Elle avait plutôt l'impression que le sort se briserait mais elle n'avait pas su comment finir la soirée, comment clôturer ce moment...Peut-être Baël le saurait-il? « Ce serait avec grand plaisir, je vous assure… Mais il se fait tard, et j’ai entendu dire que vous aviez un cours demain, à la première heure… Il ne me reste qu’à vous souhaiter une bonne nuit. » Il l'avait senti, lui-aussi, cette magie. Elle n'en doutait plus maintenant et il n'était pas venu ce soir avec elle juste pour une superbe partie de jambe en l'air...Tout ce qu'il voulait, c'était sa présence, elle pouvait le lire dans ses yeux. Elle fut prise d'une envie de le remercier, de l'embrasser mais ce n'était pas le moment. Aucun mot ne serait assez fort. Elle préféra lui sourire simplement, calmement, joliment et elle lui tourna le dos, lui fermant la porte au nez avant d'aller rejoindre Morphée...


Spoiler:
 


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BAEL - "Ni me escondo ni me atrevo, ni me escapo ni te espero, hago todo lo que puedo pa' que estemos juntos. Cada vez me importan menos los que piensan que no es bueno que haga todo lo que puedo pa' que estemos juntos."
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Mathias et Angie
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Baël M. Owned
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MessageSujet: Re: Le resto du coeur ? [FINI] Dim 24 Juil 2011 - 15:01

    Lentement, la porte se referma. Lorsque Baël entra, une expression indescriptible lui barrait le visage. Comme si un sorcier avait tenté de jouer avec des sentiments, les avait mélangés, juste pour voir ce que cela donnerait. Il y avait du bonheur. Un bonheur pur, bien différent de celui qu’in pouvait tirer du mal fait à un autre. Il y avait aussi de l’interrogation, de l’incertitude. De celle qui nous poursuit toute une soirée durant, et qui causera bien trop de réflexion. S’ajoutait à cela un peu de frustration. Et de la joie. Quelques regrets. Et, surtout, beaucoup d’amour. Victime de ce cocktail émotionnel inhabituel, le jeune homme fit quelques pas dans les appartements, puis se laissa mollement tomber dans le canapé. Les mains derrière la nuque, il avait le regard fixé vers le plafond, qui pourrait lui servir d’écran pour se repasser le film de sa soirée. Soirée divine, cadeau du destin. Qu’avait-il donc fait pour que Dame Hasard se montre si clémente avec lui ? Il l’ignorait complètement. L’espace d’un instant, il songea qu’il ne méritait pas ce bonheur. A cause de lui, le monde sombrerait bientôt dans la Troisième Guerre. Il y aurait certainement d’autres morts. Alors pourquoi lui offrir pareille soirée ? Peu importaient les raisons. Peu importaient les implications. La soirée avait eu lieu et s’est en y songeant, un sourire béat sur les lèvres, que l’apprenti s’endormit.

    Sur le moment, il se demanda s’il avait bien fait. Certes, il avait utilisé le ‘vous’ plutôt que le ‘tu’, par pure prudence, mais cela n’enlevait rien au caractère personnel des questions qu’il venait de poser. Même s’il ne lui avait pas posé directement les multiples questions qui lui brûlaient les lèvres, il lui avait demandé de parler d’elle, de lui raconter sa vie. Il ne s’attendait pas à de grandes révélations. Il savait, et c’était bien naturel, qu’elle serait évasive, floue sur certains points. Les points qui l’intéressaient le plus, bien entendu. Mais qu’importait. Si elle daignait répondre à sa question sans lui opposer un refus sec, Baël pouvait se considérer comme gagnant. Parce qu’il n’était pas dupe : si Angélique avait commencé par lever son verre au mémoire de son étudiant, c’était uniquement pour gagner du temps. Pour faire le tri. Pour choisir ce qu’elle dirait et ce qu’elle tairait. Elle ne voulait se retrouver à nu devant lui. Elle ne voulait pas lui raconter ses moindres secrets. Elle n’avait sans doute pas encore suffisamment confiance en lui pour cela. Mais comment lui en vouloir ? Owned n’avait été, durant sa scolarité, qu’un sale gamin, un enfant capricieux et têtu, défiant ostensiblement l’autorité, maltraitant ses camarades, ne lésinant pas sur les conneries. Il n’avait été que railleries et brutalité, que vengeance sournoise et insolence. Oh, non pas qu’il éprouvât des remords, loin de là. Mais il savait que son passé ne plaidait pas en sa faveur auprès de la belle dame. Il savait que son passé aurait même été un argument décisif qui aurait justifié qu’elle refuse son invitation, et qu’elle continue de le toiser de loin, ne lui adressant que des regards dédaigneux et agacés. Mais Angélique ne s’était pas contentée de regarder le Baël du passé. Elle voyait aussi celui du présent. Celui qui était, en ce moment-même, assis en face d’elle. Celui qui hésitait, qui se montrait poli et respectueux. Celui qui ne ferait pas de mal à une mouche. Ce Baël-là, se dit-il, profitez-en bien. Vous êtes la seule à le voir. Personne n’avait jamais eu un tel effet sur lui. Personne ne l’avait assez marqué pour transformer le loup en agneau. Personne, sauf elle. Angélique Dewis. Elle et sa voix, tour à tour chant divin et arme fatale. Elle et ses yeux, tantôt océan calme et reposant, tantôt tempête meurtrière. Tout en Angélique plaisait à Baël, à tel point qu’il se demandait comment il avait pu passer sept années en présence d’une pareille créature sans se rendre compte de la chance qu’il avait. Mais maintenant qu’il avait pris conscience de cette chance, il ne comptait pas la laisser filer. Maladroitement, il leva son verre à son tour et glissa un compliment, fort peu subtil, à l’attention de la sous-directrice. Celle-ci ne réagit pas, et Baël crut lire dans ses yeux un soupçon de gêne. Avait-il mal fait ?

    Toujours est-il que, gêne ou pas, la Directrice de Poufsouffle finit par ouvrir la bouche. Au départ, Baël crut qu’elle allait trouver une astuce, un subterfuge pour ne pas devoir dire ‘je’. Elle commença pour lui dire que parler de soi était une épreuve, une difficulté, car l’homme est incapable de se projeter suffisamment loin de sa propre personne pour émettre un jugement objectif. Mais qu’importaient les jugements objectifs ! Baël voulait entendre la voix de la belle historienne, il voulait savoir comment elle parlait d’elle, comment elle se voyait… Elle aurait pu, à cet instant, se montrer dégoulinante d’autosatisfaction et de vantardise, le jeune homme n’en aurait eu cure. Tout ce qu’elle lui dirait serait intéressant. Ainsi, elle commença à parler de la vie de la femme plus que de l’écrivaine. Mais la première chose que Baël nota, ce fut le retour du ‘tu’. Il sourit, discrètement, et analysa les informations que lui fournissait la sous-directrice. Elle avait eu une enfance heureuse et s’était passionnée pour l’histoire. Le jeune homme leva les yeux vers elle et faillit lui demander « pourquoi ? », mais il se ravisa, préférant ne pas l’interrompre de peur qu’elle ne choisisse de se taire. Alors, elle continua, inconsciente de l’effort que son élève faisait pour ne pas lui poser mille-et-une questions. Elle se montra plus qu’évasive sur sa scolarité à Poudlard, mentionnant à peine que le Choixpeau lui avait choisi Serdaigle mais qu’elle avait préféré Poufsouffle, puis évoqua les succès de ses ouvrages avec une modestie qui l’honorait. Enfin, elle parla du père de Dylan. C’était, bien entendu, le sujet dont Baël voulait l’entendre parler, mais il se doutait bien qu’elle n’en dirait pas grand-chose. Quel homme avait-il pu détourner son regard d’elle ? Quel homme avait-il pu se séparer d’une pareille femme ? Quel était l’insensé qui avait su la conquérir pour la laisser filer ? Baël remarqua, mais ce n’était pas fort compliqué, qu’Angélique évita soigneusement de nommer l’homme en question. Loin d’être idiot, l’apprenti devina que cette histoire était loin d’être aussi anodine qu’Angélique le laissait croire. Elle avait dû être marquée profondément. Mais comment ne pas l’être ? Il y avait cet homme, il y avait Dylan. Baël pouvait parfaitement imaginer comment les amants avaient prévu de vivre ensemble pour le restant de leurs jours. Comment ils avaient fini par transformer leur conte de fées en cauchemar. Mais ce qu’il avait plus de mal à comprendre, c’était la manière dont Dylan était finalement resté avec Angélique. Car, Baël le savait, Dylan n’était pas le fils biologique de la directrice des blaireaux… Une nouvelle fois, il retint sa question. Ce qui permit à la belle de terminer son récit. Un récit qui était indigne de l’historienne qu’elle était, mais à dessein. Peu importe, Baël se contenterait de ce qu’elle lui donnerait. Il l’observa un instant, se demandant s’il devait réagir, s’il avait le droit de poser des questions…

    Mais la belle coupa court à ces interrogations. Elle lui fit comprendre qu’elle ne répondrait à aucune question en la lui retournant. Il baissa les yeux, sourit, amusé. Il pourrait, s’il le voulait, lui poser quand même les questions qui lui brûlaient les lèvres. Mais il ne voulait pas. Ce serait la meilleure façon de se mettre la belle à dos, et il ne voulait cela à aucun moment. Alors, réfléchissant à son tour à ce qu’il devrait dire et à ce qu’il devrait taire, il gagna du temps. Il commença par l’avertir que sa vie n’était pas passionnante. Mensonge pur et dur. Bien sûr, son enfance et sa jeunesse, qu’il lui raconterait sûrement, étaient presque banales. Mais la découverte d’Appelo-Mortem par une chaude nuit d’été l’était beaucoup moins. L’invocation de l’âme de Lord Voldemort relevait de l’extraordinaire. Sa possession, phénomène presqu’inédit dans le monde magique, passionnerait sûrement les générations futures. Les historiens s’intéresseraient à lui, peu importe la manière dont l’histoire finirait. On écrirait sans doute des livres entiers pour l’analyser, le comprendre. Baël Mathias Owned, en invoquant Voldemort, s’était offert une place en première classe dans l’Histoire. Et Angélique raffolait de l’Histoire. Alors, comment pouvait-il dire que sa vie ne la passionnerait pas ? Sans doute parce qu’il n’allait pas parler d’Appelo-Mortem. Et c’était évident. En parler reviendrait à tresser lui-même la corde qui le pendrait. En parler serait se jeter de son plein gré au milieu d’une armée de Détraqueurs affamés. En parler serait le moyen le plus sûr de perdre Angélique. Alors il devait se taire, passer sous silence la partie la plus palpitante de sa vie, celle qu’il vivait depuis deux ans déjà. Il ne devait dire mot des évènements qu’il avait causé, du plus grand évènement qu’un sorcier ait connu durant ces deux derniers siècles. Se contenter de l’histoire de Baël Owned, jeune homme pauvre dont les parents se complaisaient dans la misère, détesté de ses camarades de jeu, obligé de se servir de la magie se faire respecter et de se tailler à coups de poings une place parmi des enfants hostiles. L’histoire d’un enfant, mais l’histoire de centaines d’enfant. Baël n’était pas exceptionnel de ce côté-là. Il y avait tellement d’enfants pauvres… Il n’était qu’un parmi d’autres. Il termina le récit de sa vie par son envie de venir enseigner à Poudlard, sa seule maison. Il n’avait pu s’empêcher de tourner sa phrase de manière à ce que le parallèle avec Lord Voldemort soit évident. C’était bien entendu risqué, car il n’imaginait pas un seul instant qu’Angélique pût ne pas le relever, mais le risque était excitant, non ? Après un bref silence, il ajouta une phrase, en profitant pour placer un autre compliment à l’égard de la belle historienne. «Votre histoire, sachez-le, n’est pas dénuée d’intérêt non plus, Owned. Elle permet de mieux vous connaître mais également de mieux vous comprendre. Et si elle ne pardonne pas, elle explique également votre mauvais comportement et cela n’est vraiment pas négligeable. » Baël baissa les yeux. Comment comprendre ce qu’elle venait de dire ? D’une part, elle admettait, au moins implicitement, qu’elle le comprenait. Mais d’autre part, il y avait ce ‘vous’ qui revenait au galop… Vous, tu, vous, tu… Qui était Baël pour elle, au juste ? Monsieur Owned, un de ses employés qu’elle vouvoyait, ou Baël, un homme qu’elle tutoyait et dont elle pourrait, potentiellement, tomber amoureuse ? Une question à laquelle Baël ne trouverait pas de réponse ce soir.

    Le reste de la soirée fut moins porteur de questions. Les conversations qui s’enchaînèrent, se relayèrent, portaient sur des sujets divers et variés. Le professeur et l’apprenti échangèrent les points de vue, chacun découvrant une autre façon de voir les choses. Les arguments pleuvaient, les discussions dérivaient, mais jamais ne dérapaient. De temps en temps, un très court silence prenait possession de leur tablée, alors qu’ils buvaient ou amenaient leur fourchette à leur bouche. Mais ce n’était que partie remise : la conversation reprenait rapidement ses droits. Les élèves, les livres, la bibliothèque, l’avenir, l’enseignement, la situation politique, le ministère, les morts à Poudlard, le Quidditch, Dylan, Laura, le mentor de Baël, la pluie, le beau temps… Tous eurent droit à leur minute, à leur attention. Chacun de ses sujets fut tourné, retourné à coup d’arguments, d’objections. Mais pendant chacune de ces discussions, un détail frappa Baël : tu, vous. Vous, tu. Vous, vous, tu, vous, tu. Baël, Owned. Owend, Baël. Tour à tour, il était l’étudiant, puis le jeune homme, puis à nouveau l’étudiant… Qu’est-ce que cela signifiait ? Baël aurait donné beaucoup pour savoir ce qu’il se passait sous le crâne de la belle historienne, pour savoir ce qu’elle ressentait pour lui, exactement. Mais il mettrait sa main à couper qu’elle n’était pas sûre de savoir elle-même. Qu’elle s’interrogeait aussi. Qu’elle hésitait, même si cela ne se voyait pas. Alors qu’une énième conversation touchait à sa fin, un serveur vint débarrasser la table et s’approcha de Baël, plaçant devant lui l’addition. Le jeune homme y jeta un œil, s’attendant à devoir débourser beaucoup d’argent, et, sans pâlir, paya le serveur. Heureusement qu’il reverrait bientôt cet argent…

    Lorsque, d’un regard, les deux jeunes gens décidèrent de quitter la table, Baël s’empressa de proposer son bras à Angélique et s’est presque comme un couple qu’ils quittèrent le restaurant. Il n’osa pas se tourner vers la belle, de peur qu’elle ne pense qu’il attendait un remerciement, et l’écouta silencieusement alors qu’elle respirait à plein poumons l’air frais de la nuit. Mais elle le surprit. Doucement, elle lâcha son bras et, d’un mouvement souple, aérien, se retrouva face à lui, l’empêchant de faire un pas de plus. Tout un orchestre de percussions commença un concert dans la poitrine du jeune homme. Il la regarda dans les yeux. Pas les yeux de Miss Dewis. Les yeux d’Angélique. Ils étaient magnifiques. Deux perles divines volées par la nature aux dieux. Lentement, la distance qui séparait leur visage diminuait. Les percussions jouaient de plus en plus fort. Puis s’arrêtèrent. Pile au moment où Angélique posa ses lèvres sur celles de l’apprenti. Trop sonné pour pouvoir bouger, Baël ne fit rien, profitant pleinement du chaste baiser échangé. C’était idiot, se dit-il. Ils avaient déjà couché ensemble. Pourquoi un simple contact avec ses lèvres lui ferait-il un tel effet ? Moment irréel. Silence irréel. Même le vent arrêta de souffler. Puis le monde recommença à tourner, lorsque la belle prit la parole : « Merci Baël, pour ce dîner, j’ai passé une excellente soirée. » Pas autant que moi, songea-t-il. La belle se replaça à son bras, et ils marchèrent en silence, chacun emmuré dans ses pensées. La nuit était belle. Mais Angélique l’était plus encore. Perdu dans la contemplation euphorique du fardeau d’Atlas, Baël ne reprit conscience de ce qu’il se passait qu’ne fois entré dans le château endormi. Ils allaient, obscurs, par une nuit solitaire1, à travers les couloirs assoupis. Quand ils parvinrent devant la porte de la belle dame, elle se retourna pour lui faire face. Elle sembla hésiter. Baël ne dit rien, se contentant de la regarder dans les yeux. Il attendait la suite. « Souhaitez-vous prendre un dernier verre chez moi ? » A nouveau, son cœur rata un battement. Il était redevenu ‘vous’, mais la proposition était relativement explicite. Il baissa les yeux, ne sachant que faire. Il ne pouvait nier qu’en ce moment, il la désirait ardemment. Plus encore qu’il ne l’avait jamais désirée. Parce que son désir se doublait d’amour, et que, ce soir, il ne coucherait pas avec elle : il lui ferait l’amour.
    Mais, tout au fond de lui, une voix lui ordonna de ne pas briser la magie de ce moment. Aucun sortilège n’était assez puissant pour lui offrir à l’avenir un autre instant aussi pur que celui-ci. Il prit alors la meilleure et la pire décision de sa vie. Il leva les yeux vers Angélique. Sa voix était hésitante, mais elle transpirait l’amour. « Ce serait avec grand plaisir, je vous assure… Mais il se fait tard, et j’ai entendu dire que vous aviez un cours demain, à la première heure… Il ne me reste qu’à vous souhaiter une bonne nuit. » Ceci dit, il lui attrapa une main et la porta à ses lèvres. Lorsqu’il se redressa, il fut pris d’une envie douloureuse de l’embrasser, mais il se contint. Il la gratifia d’un dernier regard, d’un dernier sourire, puis la laissa regagner ses appartements. Lorsque sa porte fut close, il resta quelques secondes à contempler le bois, puis, en un sourire, fit volte-face.


1 Si vous n'avez pas reconnu ces vers, c'est que vous n'êtes un latin-grec Razz Virgile, Enéide, VI, 268. Texte latin : Ibant obscuri sola sub nocte

FIN


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