Appelo-Mortem
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Peindre avec des notes Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Loreana N. Wilde
Admin | Prof. de Potion
Dir. de Serdaigle
Baby : checked. Now, wedding ? avatar
.

Age : 30
1001 messages
Amour : Il n'y a plus que Nathou <3 (bon, un peu Max quand même)

Pensine
Orientation Sexuelle: Hétérosexuel
Année d'étude: Diplômé
Caractère: Etrangement morose, ces temps-ci

Absence :
MessageSujet: Peindre avec des notes Dim 24 Avr 2011 - 21:48

Prio Emma

    On a de drôles d’envies, lorsqu’on est enceinte. Parfois, Loreana se disait qu’elle avait, à cet égard, bien de la chance de ne pas être un homme : comment était-il possible de supporter une femme enceinte pendant neuf mois ? Rien que de s’imaginer obligée de se supporter elle-même, elle en avait des boutons… Alors comment Maximilien faisait-il ? Avait-il un don pour cela ? Tous les hommes avaient-ils un don pour cela ? Avaient-ils un gène de la patience qui ne s’activait qu’en présence d’une demoiselle au ventre rond ? En tout cas, peut importe comment il faisait, mais, pendant les 8 mois qu’avaient duré sa grossesse jusqu’à présent, Maximilien n’avait pas encore pété un câble. Mais la directrice des bleu et bronze savait que cela ne saurait tarder… Après tout, elle lui en avait déjà fait voir de toutes les couleurs, et les dernières semaines seraient sans doute les pires. Pauvre petit Serdaigle. Allait-il tenir le coup sans qu’on doive l’enfermer à Ste Mangouste ? Il en avait déjà bien bavé, le bougre. Il avait dû faire livrer une salade des fruits les plus exotiques accompagnée d’un café provenant des îles Galápagos. Et seulement des îles Galápagos. Il avait aussi dû échanger au moins une bonne centaine de fois le berceau de Nathanaël, car la mère préférait tantôt du noyer, tantôt de l’acacia, tantôt du chêne, tantôt du… Bref. Le jeune homme avait également passé plus d’une après-midi à déplacer tous les meubles de la chambre du gosse, et sans magie, car la belle voulait que ce soit fait « à l’ancienne ». Le pauvre homme avait même dû batailler ferme avec sa future femme pour l’empêcher de boire une goutte d’alcool, un soir où elle se sentait particulièrement mal. Et il ne faut pas oublier, bien sûr, un caractère plus que lunatique qui la rendait, par phase, aussi chaude que la braise ou aussi froide que la banquise.

    On a de drôles d’envies, quand on est enceinte. Assise devant son piano, laissant ses doigts vagabonder sur le damier noir et blanc du clavier de l’instrument. Une douce mélodie, par moment mélancolique, tantôt joyeuse, s’échappait sans scrupules par la fenêtre entrouverte. La musique avait toujours eu un effet apaisant sur la jeune prof. La musique aurait sans doute le même effet sur son fiston. Mais, soudain, Loreana arrêta. Ses doigts s’immobilisèrent sur une touche grave, qui résonna longtemps dans l’appartement. Le regard vague, elle cherchait ce qui manquait. Elle essayait de comprendre pourquoi la musique ne l’emmenait pas loin, comme d’habitude. Pourquoi elle ne ressentait pas son habituelle sensation de bien être. Pourquoi le son ne restait qu’un son, qu’une onde qui dialoguait avec ses tympans plutôt qu’avec son âme. Soupirant bruyamment, elle se leva. Maximilien n’était pas là, aujourd’hui. Elle ne savait pas très bien où il était. Seule avec ses pensées, elle se leva et jeta un coup d’œil par la fenêtre. C’est alors que ses questions trouvèrent réponse.
    Le lac était là, comme toujours. Mais, aujourd’hui, il semblait plus beau. Le miroir du ciel, agité par quelques vagues, renvoyait à Ouranos un reflet orangé, symptôme du jour déclinant. Quelques nuages timides se massaient au-dessus de l’eau, comme pour imiter Narcisse et se noyer tout entiers dans leur reflet. Le lac était là, au dehors. Il l’appelait. C’était le lac qui manquait dans sa musique. C’était le lac qui voulait s’entendre chanter une sérénade. La sérénade de l’eau vibrait toute entière dans Loreana Wilde. Le lac de Poudlard donnerait ce soir une âme à ses notes.

    Sans trop réfléchir, sans trop savoir ce qu’elle allait faire, la prof de potions se saisit de sa baguette et la pointa sur son piano. Ce dernier, comme aspiré, se mit à rétrécir et atterrit en douceur dans la main de la jeune femme. Avec un léger sourire, elle quitta son appartement. Elle ne croisa que quelques élèves dans les couloirs, mais ils la ralentirent considérablement. A 8 mois de grossesse, il n’était plus possible de faire comme si de rien était, et la plupart des élèves se montraient excessivement attentionnés à son égard. Elle ne comptait plus les fois où elle avait dû se frayer un chemin parmi les « ça va, madame ? » ou les « vous êtes sûre que vous n’avez besoin de rien ? ». Mais aucun des élèves n’égalait le degré d’attention de Maximilien Enzo Middle. Le futur père s’arrangeait en général pour ne pas perde son aimée de vue, et il ne pouvait s’empêcher de lui demander si tout allait bien toute les trente secondes. Même en cours, alors qu’il était censé se faire discret, il trouvait tous les prétextes possibles et imaginables pour l’approcher et lui demander comment elle se sentait. Au départ attendrie par tant de marques d’affection et de préoccupation, l’attitude des élèves et de Maximilien avait vite agacé la jeune prof. Elle était enceinte, certes, mais pas handicapée ! Le fait de porter un enfant ne faisait pas d’elle une incapable, que ce soit de réaliser une potion correcte ou de s’occuper d’elle-même.

    Elle parvint cependant à traverser le flot d’élève faisant preuve de sollicitude, et se retrouva dans le parc. Quelques pas plus loin, elle était debout, cheveux au vent, face à l’immensité du lac qui, loin de l’oppresser, lui permit de respirer avec plus de profondeur. D’un geste de la baguette, imperceptible, elle rendit à son piano sa taille et s’installa face au clavier. Les yeux plantés dans le miroir du lac, elle commença à jouer. Elle ne pensa à aucune mélodie en particulier, elle laissa plutôt ses doigts appuyer sur les touches qu’ils voulaient. Ses mains n’étaient plus que des danseuses qui virevoltaient sur un tapis noir et blanc, avec une grâce empreinte d’une lourde légèreté. La musique cessa de n’être qu’un bruit et s’attaqua directement à l’âme de la prof, qui était en train de laisser ses sentiments s’exprimer en plein milieu du parc de Poudlard. Mais peu importait il n’existait plus que le lac et une douce mélodie. Le lac devant lequel Maximilien Middle avait longtemps hésité avant de venir la reconquérir. Le lac qui avait assisté, passif, à des millénaires d’histoire. Le lac qui abritait mille et un secret, qui embrassait la lune toutes les nuits et enlaçait le soleil tous les jours. Le lac qui se constellait d’étoiles et offrait à ses demoiselles une image d’elles-mêmes dont elles n’auraient pu rêver autrement. Et, en spectatrice de ce magnifique paysage, Loreana peignait. Elle peignait sans couleur, sans peinture. Elle peignait avec quelques notes qui se perdaient et voltigeaient sur l’immensité de l’eau.

    Mais, soudain, la musique s’arrêta. Loreana avait senti, derrière elle, un regard. Quelqu’un était en train de l’observer. Mais comment en vouloir à cette mystérieuse personne ? Voir une jeune femme jouer du piano dans la parc de Poudlard n’était pas chose commune… Doucement, Loreana se leva pour faire face à l’observateur. Avant même de l’avoir reconnu, elle engagea la conversation.
    « Le lac est beau, ce soir… N’est-ce pas ? »


_________________
Maximilien et Nathanaël...
Les deux hommes de ma vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Emma S. Hannigan
Serdaigle
avatar
.

Age : 23
62 messages
Amour : Nobody

Pensine
Orientation Sexuelle: Hétérosexuel
Année d'étude: 6ème année
Caractère: Rêveuse, loufoque, timide, rebelle.

Absence :
MessageSujet: Re: Peindre avec des notes Lun 25 Avr 2011 - 14:36

    J’étais une élève hors-normes. En effet, quand tous mes camarades de classes s'asphyxiaient les méninges à travailler leur sortilège, je m’ennuyais sur un fauteuil douillet de la salle commune, n'ayant plus besoin de me fatiguer à parfaire ma sorcellerie. Et les minutes étaient interminables, indéfiniment longues, mais peut-être pas assez pour que je perde patience. Du bout de mes doigts finement manucurés, je pianotais sur l'un des bras du siège distraitement, mon autre main pendait dans le vide, soutenue par la seule force du coude qui reposait encore sur une surface matérielle. Mes fines jambes étaient gracieusement croisées, la porteuse pliée de façon à former un parfait angle droit et au bout de celle au repos, un pied souple et droit, semblable à celui d'une danseuse exerçant une pointe. Mes yeux balayèrent fastidieusement la pièce, aucun élève présent ici ne me donnait envie de discuter, si bien que préférai encore m'éloigner, plutôt que d'être importunée par leur seule présence. Ils ne pouvaient pas resté calme, ils brayaient dans tout les sens.

    Les couloirs avaient pour seul éclairage, quelques torches, dont les flammes n'excédaient pas les cinq centimètres, inutile de préciser qu'il était donc assurément compliqué de discerner le bout de ses chaussures, aussi vernies et éclatantes soient-elles. Les nombreux courants d'air faisaient voleter mes bouclettes blondes. Ces derniers temps, sans n’en parler à personne, j’étais en proie à la peur, au doute. Ma sœur, Amy, avait un comportement très étrange. Je savais qu’Angélique était au courant de quelque chose, mais elle ne niait à chaque fois que j’essayais de lui soutirer des informations. Et les jours défilaient, comme chaque année à cette période. Les mêmes cours, les mêmes têtes, rien de bien croustillants. Et pour combler le tout, voila bien trois jours que je n’avais pas croisé Dylan. Ou dont se cachait-il ? Je l’avais bien cherché, le manquant de peu à chaque fois. Cela arrive me direz-vous, mais en ce moment, j’en devenais de plus en plus accro. Et puis, le voir me changerait les idées, le sourire reviendrait. Lui saurait casser ce sentiment bizarre.

    Mes pas me menèrent aux septièmes étages. Je ne devrais pas me promener dehors à cette heure mais je n’étais pas une pro du règlement. De toute manière, bon nombre était les élèves qui se baladaient le soir. Les préfets en laissaient même passer certains à présent. Tout le monde savait que cette règle la, n’en était pas vraiment une. Et puis de toute évidence, un brin d’air était ce qu’il me fallait. Avec un peu de chance, une rencontre sympa se produirait, il était encore un peu tôt certes, mais tout le monde venait à un moment de la nuit en haut de la tour d’astronomie. C’était l’endroit parfait la nuit, petit, tranquille, fréquenté une ou deux fois. Je m’installai sur le rebord, les pieds dans le vide. Dangereux ? Non. Je n’étais pas kamikaze, je faisais attention. Je fixais la lune. La pleine lune. Je me demandai comment c’était d’être dans la forêt interdite la nuit de pleine lune. Empreint de mystère certainement …


    ¤ ¤ ¤


    Le lendemain, mon état second ne m’avait pas vraiment quitté. Le midi, j’avais rejoint la grande salle avec mes amis. Les cours de l’après midi avaient été annulé. J’étais accoudé sur la table des Serdaigle, mon carnet de croquis, où étaient aussi rangées des partitions sur la table. Ma flûte traversière à mes côtés. Après midi, rêverie. Je dessinais un chien à trois têtes ; j’avais entendu parler de ces créatures par un conteur sur le chemin de traverse, un jour où je m’y promenais avec ma mère. Mes dessins manquaient un peu … de mystère aujourd’hui. Je les trouvais fade, morne, trop réel. J’ajoutais une grande queue toute poilue aux chiens, qui lui donné un air un peu plus mythique. Mais les meilleurs dessins restaient les paysages. J’eu soudain envie d’aller au lac, peaufiner un de mes croquis. Je rassemblais mes affaires et pris la direction de la grande porte du château.

    J’entendis une mélodie de piano au loin. Je reconnaissais cet air magique. Prise d’un vent de folie, je m’approchais de Loreana Wilde, directrice de Serdaigle et professeur de potion ; matière où j’étais particulièrement exécrable même avec les cours particuliers qu’avait tenté de me donner l’ancienne Serdaigle. Je savais qu’elle était très proche de Wendy et de ma mère. Etant de nature rêveuse comme moi, nous avions très vite crée un lien.

    Loreana. « Le lac est beau, ce soir… N’est-ce pas ? » Je souris à la jeune femme. Remarquant son ventre encore plus gros que la dernière fois ; si sa mémoire était bonne, cela devait faire à peu près huit mois que Lor’ était enceinte.
    Emma. « Mystérieux même. Et ta mélodie lui donne une intensité secrète. » Je souriais, apporter un piano près du lac était une idée vraiment très farfelue, tant, que je pourrais l’avoir eu moi-même.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Loreana N. Wilde
Admin | Prof. de Potion
Dir. de Serdaigle
Baby : checked. Now, wedding ? avatar
.

Age : 30
1001 messages
Amour : Il n'y a plus que Nathou <3 (bon, un peu Max quand même)

Pensine
Orientation Sexuelle: Hétérosexuel
Année d'étude: Diplômé
Caractère: Etrangement morose, ces temps-ci

Absence :
MessageSujet: Re: Peindre avec des notes Lun 25 Avr 2011 - 22:05

    Pas une seule seconde, Loreana ne se posa de question. Ce soir, cela lui paraissait tout à fait naturel d’emmener son piano au bord du lac. Cette idée n’aurait sans doute jamais traversé l’esprit d’un individu normal, mais Loreana Wilde avait toujours eu un côté « dans la lune », un côté rêveur. Qui était particulièrement mis en valeur par sa condition de femme enceinte, c’était vrai. Elle avait fait un certain nombre de choses étranges et insensées, ces derniers temps. Dès lors, déplacer son piano à l’extérieur du château pour pouvoir jouer face au lac lui semblait presque normal. D’autant plus que le lac lui semblait étrangement fascinant, ce soir. Plus beau qu’à l’accoutumée. Plus vaste, plus mystérieux. Comme s’il était soudainement devenu une énorme créature vivante dans la jeune prof ne savait rien mais qu’elle voulait apprendre à connaître et dont elle ne parvenait pas à détourner le regard. Comme si la seule manière de dompter sa beauté sauvage, rebelle, était de l’apaiser en jouant une mélodie sans réfléchir. Juste en laissant ses doigts courir à leur gré sur le clavier. Un dialogue. Un véritable dialogue s’établissait entre Loreana et la paysage. Un dialogue entre la musique de la belle et l’extrême pureté du paysage sous la lumière faiblissante d’un soleil tirant sa révérence. Les notes qui s’échappaient de l’instrument s’envolaient dans le ciel pur, naviguaient avidement sur le vaste miroir du ciel, se perdaient dans les profondeurs insondables de lac pour aller bercer les êtres de l’eau. La musique semblait, maintenant que Loreana faisait face au lac, avoir plus de relief, plus de vie. Chaque note était un cri, une plainte, un rire. Chaque goutte d’eau semblait vouloir raconter son histoire, chaque arbre devenait un être vivant à part entière, doué de parole, qui hurlait à qui voulait l’entendre une douce sérénade.

    Et Loreana, l’artiste, peignait avec passion, souhaitant rendre hommage à ce paysage par sa musique, accrochant sur une toile imaginaire les notes que lui dictaient ses doigts, apportant une nouvelle couleur, en nuançant une autre, rajoutant ça et là des détails. Les yeux grands ouverts, elle s’abreuvait de ce qu’elle voyait. Avec générosité, elle distribuait les notes, les semant au vent, espérant récolter une tempête de symphonies qui la toucheraient au plus profond de son âme. Un seul instant elle détourna les yeux du lac, et se fut pour les poser sur son ventre rond, espérant que le petit être qui grandissait en elle profitait autant qu’elle des sensations incroyables que pouvaient offrir un paysage et quelques notes. Elle se prit alors à inscrire son futur dans sa sonate, façonnant un futur parfait dans des notes de musique. Si la musique pouvait être un cadeau, elle offrait bien volontiers ces quelques notes aux êtres de l’eau, strangulots et autres êtres mystérieux peuplant le reflet du ciel qui tirait lentement sur le noir.

    Nul n’osait véritablement déranger la sérénité de Loreana Wilde installée devant son piano. Quelques élèves qui rentraient au château s’étaient arrêtés, à bonne distance, et l’écoutaient jouer, ravis. Toutefois, l’un d’entre eux, après un bref coup d’œil sur sa montre, donna l’ordre de dispersion du groupe, certains rentrant directement au château, d’autres s’attardant encore un peu pour écouter la douce mélodie de Loreana Wilde. Aucun ne pensa à se demander ce que faisait là ce piano. Aucun ne songea à se moquer de la jeune femme enceinte. Tous étaient comme absorbés par cette vision inhabituelle. Mais pourtant, un à un, ils s’en allaient, certains à regrets, d’autres parce qu’ils commençaient à fatiguer, d’autres encore parce qu’ils avaient un devoir à terminer en urgence. Bientôt, le parc fut désert, à l’exception d’une jeune demoiselle. Une jeune demoiselle qui osa franchir la distance qui la séparait de la musicienne. Elle ne semblait pas craindre l’aura qui englobait la professeur de potions, et elle s’y inséra sans la déranger. Comme si elle était déjà en harmonie avec le lac et la mélodie. Comme si elle les comprenait mieux que quiconque. Comme si elle avait déjà commencé à dialoguer avec les notes. Loreana ressentit la présence d’Emma Hannigan, mais attendit quelques instants avant d’arrêter de jouer. Les dernières notes résonnèrent quelques secondes, tel un au revoir et une promesse de retrouvailles rapides. Puis, lentement, Loreana se leva et, avant même d’être totalement face à la jumelle, lui adressa, d’une voix douce :
    « Le lac est beau, ce soir… N’est-ce pas ? » Elle savait qu’Emma comprendrait ce qu’elle voulait dire. Que le lac n’était pas seulement beau, mais bien plus que ça. Que ce n’était pas avec les yeux qu’il fallait le regarder, ce soir. « Mystérieux, même. Et ta mélodie lui donne une intensité secrète. » La Serdaigle sourit. Loreana fit de même. Elle l’invita d’un geste à approcher encore, puis se tourna vers le lac, comme perdue dans ses pensées. Elle aimait passer des moments avec Emma. Avec elle, elle savait qu’elle pouvait laisser vagabonder ses pensées où bon lui semblait, qu’elle pouvait livrer la moindre de ses idées… Emma la comprendrait. Sur ce point-là, elle avait une relation bien différente avec les jumelles Hannigan. C’était sans doute le plus fascinant avec les jumelles. Si semblables, mais pourtant si différentes… « Mais c’est là le propre de la musique, non ? A quoi bon encore jouer, le jour où nos notes ne seront plus que des sons ? Le jour où on nous écoutera avec les oreilles et non avec le cœur ? » Elle se tourna vers Emma, lui adressa un sourire, puis se perdit à nouveau dans la contemplation de la masse d’eau silencieuse. Qui pouvait dire quelles créatures s’agitaient là, à quelques mètres d’elles, sous la surface argentée du lac ? « Tu veux jouer ? » D’un geste du menton, Loreana désigna son piano. Elle continuait de sourire.


_________________
Maximilien et Nathanaël...
Les deux hommes de ma vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

.


messages


MessageSujet: Re: Peindre avec des notes

Revenir en haut Aller en bas
Peindre avec des notes Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Appelo-Mortem :: 

┤Le parc de Poudlard├

 :: 

Le Lac

 :: 

Les bords du lac

-