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Au détour d'un arbre [Prio Baël]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Eloïse J. Smith
Gryffondor
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MessageSujet: Au détour d'un arbre [Prio Baël] Dim 24 Avr 2011 - 20:53

    J’avais vécu ma première nuit hors de l’infirmerie. Et je ne souhaitais plus jamais revivre une nuit comme celle-ci. Cette impression horrible d’étouffement, de sursaut, le sentiment de ne plus être en sécurité nulle part. « C’est moi qui ait jeté le sort ». Les paroles de mon frère résonnaient dans ma tête comme un écho infini. Je m’étais réveillé d’un seul coup, mon dos s’était relevé, après la chute mortelle. Je faisais des cauchemars terrifiants ces derniers temps : je voyais Timothé lancer le sort qui provoquait ma mort, puis corps frappait le sol, et cette fois personne ne me sauvait. J’entendais un rire tyrannique sortir de la bouche de mon frère, une expression que je ne lui avais jamais vue. Je m’étais levé deux heures avant tout le monde, vers cinq heures du matin pour me rincer le visage dans la salle de bain, m’habiller et aller prendre l’air dehors.

    J’évitais mon frère le plus possible. La peur de me retrouver en face de lui. Je ne voulais pas qu’il me prête la moindre attention, la faute à qui si je me retrouvais dans cet état. Timothé m’avait toujours protégé contre tout : les professeurs, les garçons, nos parents, etc. Dès qu’un petit ennui se présentait, il apparaissait, malgré mes plaintes. Aujourd’hui j’étais complètement perdue, comment pouvait-il se retrouver tout à coup le plus grand danger pout moi. La personne que je devais le plus éviter dans ce château. Complètement impensable. Je soupirai presque, morte de fatigue. Finalement, cette balade d’une petite heure était une idée merveilleuse, le temps de reprendre mes esprits. Je détestais lorsque les gens voyaient que je ne me sentais pas très bien. La sonnerie retentit sans que je ne l’entende vraiment.


    ----------


    La journée passait à une lenteur impressionnante. De ma vie, je n’avais jamais connue une période aussi triste et troublante. Il devait être seulement midi, j’étais accoudé à la salle des Gryffondor en compagnie des mes amis. Inconsciemment, j’observais Julia, la copine de mon frère, même si ils ne s’entendaient pas très bien ces temps ci. Certains ragotaient même qu’ils n’étaient plus ensemble. Je me demandais quand même si c’était de simples rumeurs ou la vérité. En effet, mon frère possédait un certains charme et pas mal de fille aurait apprécié d’être à la place de la petite blonde. De mon côté, j’aurai du être la mieux placée pour le savoir, mais un grand froid avait pris place entre Timothé et moi. Enfin, plus pour moi que pour Tim. Je reposais ma cuillère sur la table, l’appétit coupé. Je vis une poufsouffle que je connaissais bien passer derrière moi en me pinçant la joue amicalement.

    Amy. « Mais dis-moi, qu’est-ce qu’il arrive à cette petite bouille ?! On dirait que t’as ingurgité tout un chaudron de bave de crapaud ! » J’ai du faire une mimique bizarre avec la bouche, parce qu’Amy éclata de rire. Elle avait réussi en une phrase à me redonner le sourire, et à me faire oublier toutes les vilaines choses autour de ma petite personne. Je me demandais d’où elle sortait ses expressions bizarres. Après tout, Amy avait une telle imagination, où alors les tenait-elle de sa sœur Emma, complètement cinglée cette famille ! Lorsqu’elle vit ma bouche s’étirer, ma camarade partit de la grande salle pleine d’entrain. Qu’allais-je bien pouvoir faire maintenant ? Ma journée étai presque terminé, encore trois heures de cours et j’aurai ma fin d’après midi entière de libre !


    ----------


    Je me levais de la grande salle pour rejoindre la bibliothèque. Peut-être y aurait-il quelques informations sur le changement d’attitude fréquent de Timothé … Mes pas s’arrêtèrent. Je venais de retrouver un peu de bonne humeur, pourquoi tout gâcher en me replongeant dans toutes ces histoires plus abracadabrantes les unes que les autres ! C’est avec un pas joyeux que je fis un demi-tour sec dans le couloir devant le regard déconcertés de quelques élèves que je soutins fermement. Prise d’un éclat d’initiative, je fis un détour dans ma salle commune, chez Gryffondor.

    Au bord du lac, dans la soirée.
    P.S : Ce n’est pas comme si je te posais la question Face de Troll Adoré, ça fait quatre jours que je ne t’ai pas vue. Eloïse.


    J’envoyais ce mot à Baël, mon meilleur ami. Qui avait eu lui aussi une attitude étrange dont il avait refusé de me parler, mais au dernière nouvelle, ce mauvais passage était terminé. J’avais choisi de le croire, je ne voulais pas en plus être en froid avec lui ; tout en même temps, je ne sais pas si j’aurai tenu le coup. Je pris une veste, le vent était frais aujourd’hui, et le ciel bleu. C’est un pas guilleret que je sortis de la salle rouge par le portrait.

    Etrangement, il y avait du monde dans le parc. Je préférai me poser au bord du lac, les élèves commenceraient surement à regagner le château embêté par la fraicheur du lac. Il restait tout de même quelques rayons de soleil, je m’assis joyeusement, en position papillon comme disaient les moldus, le dos contre un chêne.

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Baël M. Owned
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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [Prio Baël] Lun 25 Avr 2011 - 19:50

    Ennui mortel. Ces élèves étaient particulièrement inintéressants. Pas un seul ne sortait du lot, pas un seul ne sembla plus dégourdi que les autres. Tous étaient là, le regard comme vide, fixant leur professeur avec une expression d’extrême concentration. L’apprenti, assis au bureau de son mentor, était censé écouter le cours du professeur également, mais il connaissait déjà son sujet par cœur. Alors, il laissait son regard vagabonder sur la mer d’élève qui lui faisait face. Tous des abrutis. Les deuxièmes années était tous des crétins. Pas un seul ne pouvait vraiment prétendre valoir mieux que les autres. Chaque fois que son mentor lui annonçait qu’il devrait corriger les devoirs des deuxièmes, Baël soupirait bruyamment : il n’y voyait aucun intérêt, car aucun des élèves ne parvenait à véritablement l’intéresser à son sujet… Ce qui causait souvent une moyenne assez basse dans la classe, d’ailleurs. Si au moins, il y avait parmi ces crétins une jeune demoiselle qui promettait de devenir une belle jeune femme… Mais même pas ! Tous bêtes et moches. Pas gâtés, c’était le moins qu’on puisse dire. Préférant laisser là les crétins qui écoutaient le cours, Baël ferma les yeux et laissa ses pensées vagabonder à leur gré. Il pensa d’abord à Marylee, une très bonne amie avec qui il avait récemment passé la nuit. Il songea en souriant qu’il retenterait bien l’expérience. Puis ses pensées dérivèrent vers Jack qui faisait toujours, assez douloureusement d’ailleurs, le deuil de Keiko. Enfin, par Merlin-seul sait quel lien étrange, ses pensées vagabondèrent vers Eloïse Smith. Sa meilleure amie. La sœur de son meilleur ennemi. Le destin jouait de drôles de tours, parfois, et l’amitié qui unissait Baël à Eloïse en était un. Personne à Poudlard n’aurait pu se douter que les choses se passeraient comme cela… Et pourtant, mini-Smith et maxi-Owned étaient inséparables. On les voyait souvent ensemble dans les couloirs, toujours occupés à se charrier et à s’envoyer au visage leurs quatre vérités. Une belle amitié, explosive et pleine de rebondissements.

    Qui semblait pourtant s’être tarie ces derniers temps. Baël avait longtemps évité Eloïse. Parce qu’il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Parce qu’il avait peur de ses absences et de ce qu’il pourrait lui faire. Jack lui racontait souvent qu’il était plus désagréable qu’à l’accoutumée, plus violent, qu’il se montre infecte avec des gens auxquels il tenait pourtant beaucoup. Plusieurs fois, Laura lui avait reproché de l’avoir insultée. Plusieurs fois, Jack s’était demandé s’il n’allait pas le frapper. Petit à petit, Baël avait prit peur. Il ne voulait pas faire de mal autour de lui et avait préféré s’éloigner. S’éloigner de Laura, de Jack, de Marylee, et surtout d’Eloïse. Cet éloignement lui avait beaucoup pesé sur le moral. Et puis, un jour, il avait compris. Il avait compris qu’il était possédé par Lord Voldemort. Ses absences n’étaient que des manifestations du Lord. Et il n’avait plus eu peur de le voir faire du mal à son entourage. Il pouvait donc, doucement, se remettre à fréquenter ses amis les plus proches. Surtout Eloïse, qui lui manquait terriblement. Ses sarcasmes manquaient à Baël. Sa vivacité d’esprit aussi. Son caractère. Bref, tout.

    C’est en pensant à ses amis que Baël quitta la salle de classe lorsque la cloche retentit. Saluant à la va vite son mentor, Baël s’éclipsa et regagna ses appartements. Il n’avait envie de ne rien faire. Sauf de voir Jack, Marylee, Laura ou Eloïse. Qui, à cette heure-ci, devaient tous être en cours. Théoriquement, il devrait, en tant que bon apprenti, utiliser le temps qu’il avait devant lui à faire des recherches pour sa thèse, à écrire, à corriger des devoirs, bref à travailler. Mais il n’en fit rien. Il s’installa sur le canapé du dortoir des apprentis et ferma les yeux. Il ne sut pas exactement de quoi il avait rêvé lorsqu’il se réveilla. Un hibou de l’école frappait frénétiquement sur un carreau qui ne laissait plus entrer qu’un rayon d’un soleil déclinant. Emergeant, Baël se dirigea en pestant vers le satané hibou. Le pauvre volatile risquait bien d’être maltraité s’il n’apportait pas une nouvelle intéressante… D’un geste de mauvaise humeur, il ouvrit la fenêtre et s’empara de la missive. Il reconnut instantanément l’écriture fine et élégante qu’il y lut.

    Au bord du lac, dans la soirée.
    P.S : Ce n’est pas comme si je te posais la question Face de Troll Adoré, ça fait quatre jours que je ne t’ai pas vue. Eloïse.

    Un large sourire fendit les lèvres du jeune apprenti. Ni une ni deux, il congédia le hibou, oublia de refermer la fenêtre, s’empara d’une chemise qu’il enfila maladroitement, la boutonnant à moitié, et sortit précipitamment du dortoir. Il croisa maxi-Smith dans le couloir mais, fait rarissime, il ne lui adressa même pas un regard. Il n’entendit même pas la réplique cinglante de Timothé. Il ne pensait plus qu’à une chose maintenant : il allait revoir Eloïse. Il quitta le château en foutant un vent monumental à certains élèves qui tentèrent de l’arrêter d’un « Monsieur Owned, j’aurais un question à vous poser… ». Arrivé dans le parc, il chercha du regard la sœur de l’imbécile avec qui il partageait son dortoir. Il l’aperçut, appuyée à un arbre, et il eut l’impression que son cœur rata un battement. Il s’approcha discrètement de sa meilleure amie et, parvenu derrière elle, il l’attrapa par les hanches et la souleva du sol. Malgré ses cris scandalisés, il la posa sur ses épaules en riant.

    Baël - « Face de Troll donner bain à Eloïse. »

    En riant, le jeune apprenti s’approcha de la surface du lac et fit mine de vouloir lui faire goûter à la fraîcheur de l’eau.

    Baël - « Toi avoir bonne raison Face de Troll pas faire ? »


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [Prio Baël] Lun 25 Avr 2011 - 22:56

Spoiler:
 

    Cette fin d’après midi était plutôt belle au dessus du lac. Les rayons du soleil se reflétaient sur le lac qui s’agitait légèrement sous le vent. J’aurai normalement du rejoindre Marylee et Julia dans la salle commune des Gryffondor pour discuter tranquillement près de la chaleur du feu de la cheminée. Mais Baël me manquait tellement que j’avais annulé sachant très bien qu’elles ne m’en voudront pas. La relation que j’entretenais avec le Serpentard était aussi inattendue que solide. Au départ, les liens que nous avions chacun de notre côté semblaient déterminer notre futur relation : de la haine. Il n’en fut rien, nous devinrent grâce à un concours de circonstances étonnant les meilleurs amis de Poudlard. Je définirai notre relation explosive, je ne crois pas que quelqu’un d’autre puisse traiter Baël comme je le fais parfois, à part sa sœur, et surement ses autres amis proches. Laura Owned. Notre haine l’une envers l’autre à toujours était basée sur la jalousie : elle me haïssait de ma relation avec Baël, je la haïssais de sa relation avec Timothé, qui sont tout deux, les pires ennemis que la terre ait connu. Un sacré mélange. Cependant, depuis quelques temps, les choses s’arrangent avec Miss Owned, si je peux le dire de cette manière car on n’efface pas six années de haine en un claquement de doigt ; on peut dire que depuis les comportements étranges de Baël et Timothé, nous nous voyons fréquemment et essayions de trouver le problème. Une manière de ne pas être seule surement, nous ne savons plus trop si nous devons être ennemies ou amies. J’étais tellement absorbée par mes pensées que je n’entendis pas mon ancien Serpentard préféré arriver doucement derrière moi. Je sentis, surprise, mon corps se soulever du sol, deux mains me tenant fermement par les hanches. Je reconnu la grande silhouette de Baël, qui me mis sur ses épaules sans le moindre problème. « Face de Troll donner bain à Eloïse ». Mon coeur fis un bon, pas parce que je risquais de me retrouver toute mouillée dans le lac, mais parce que je me rendis compte à quel point le rire du jeune homme avait pu me manquer.

    Eloïse. « Baël ! Par le slip de Merlin, tu es irrécupérable. L’eau est gelée, si j’attrape un mauvais rhume je te ferai ingurgiter de la bave de crapaud même par les oreilles! » Dis-je en riant, tout en gigotant pour lui pincer amicalement l’oreille.
    Baël. « Toi avoir bonne raison Face de Troll pas faire ? » Je riais franchement, comme je ne l’avais pas fait depuis des jours entiers. Ce garnement réussirait toujours à me donner la joie de vivre sans aucun problème. Rien de mieux que quelques minutes passaient en compagnie du nouvel apprenti pour me booster le derrière.
    Eloïse. « J’ai mis une majuscule au mot, tu vois même une Face de Troll reste quelqu’un pour moi. Tu devrais être heureux de recevoir un peu de bonté de la part de Miss Smith » Dis-je prenant un air faussement très sérieux. « Et puis si tu me jettes à l’eau, mon cher Baël, tu ne pourras pas savoir tout ce que j’ai à te dire. »

    Baël était maintenant un apprenti au château de Poudlard. Une décision qui m’avait énormément surprise, j’en étais restée bouche bée lorsque je l’avais su. Après tout, cela voulez dire s’occuper des enfants, les protéger, leurs apporter de l’aide ; pas seulement à effectif réduit, tout le monde dans le château. Imaginer ce parfait Serpentard apporter de l’aide au pauvre petit Poufsouffle binoclard de première année me dépassait complètement. Peut-être que sa période de crise, subitement fini, lui avait apporté un message divin. Je voyais quand même mal une auréole descendre sur la tête de Baël, rien que d’y penser j’en avais un fou rire. Une fois bien calé dans l’herbe verte de Poudlard à ses côtés, je me dis que la soirée allait être merveilleuse, et que rien ne pourrait venir la gâcher. Même pas tout ces trucs avec Timothé dont je lui parlerai surement dans la soirée, peut-être que lui saura. L’ancien Serpentard arrivait toujours à dire quelque chose de rassurant.

    Baël. « Comment se passe tes nouvelles études en tant qu’apprentis ? S’il te plaît, dis-moi que tu es gentil avec les élèves des jeunes années. » Je marquai une pause quelque instant, prise d’un petit rire. « Entre nous, peut-être que martyriser les élèves est une bonne vocation pour toi. Je crois que le petit Dean se souviendra toujours du grand Baël. L’autre soir, il m’a évité dans le couloir juste parce qu’il sait que je te connais. Ses yeux ressemblaient à des soucoupes. »

    Dis-je un sourire aux lèvres. Je détestais les manières de l’aîné des Owned. Mais je me souviendrais toujours de ce petit Dean, qui l’année dernière a accidentellement renversé toute les affaires de Baël ans les escaliers. Et en plus de ça, le plus gros livre m’est tombé sur le pied. La scène qui suivit aurait du être censuré, malheureusement, une bonne partie du château y a assisté, et le pauvre petit ne l’oubliera jamais. Se rappeler des souvenirs de la sorte était un moyen pour moi de retarder le plus possible les sujets fâcheux.

    Le lac était à présent vide, et le parc accueillait ses derniers instants d’orgies créaient par les élèves avant de retomber dans un calme plat. Normalement, je devrais moi aussi remonter dans ma salle commune ; contrairement au monsieur à côté de moi, je n’étais pas autorisé à être dehors tard la nuit, au risque de me prendre une retenue et de me faire retirer des points pour ma maison. Cependant, ça n’avait jamais vraiment était mon style d’obéir au règlement, et à présent, j’avais l’avantage que Baël soit un apprenti. Et je le voyais mal me coller, il serait très vite remballer d’ailleurs.

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Baël M. Owned
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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [Prio Baël] Mar 26 Avr 2011 - 22:17

    Encore une marée d’élèves. Ces imbéciles étaient décidément partout dans le château ! Bon, puisqu’il s’agissait d’une école, cela pouvait s’expliquer assez facilement, mais quand même… Quel besoin avaient-ils d’être toujours aussi nombreux là où l’apprenti professeur de Défense Contre les Forces du Mal devait se rendre ? On aurait dit que c’était un complot… Comme un mot d’ordre qui circulait parmi les élèves : lorsque Mr Owned a rendez-vous dans le parc, que tout le monde s’agglutine près du lac pour l’empêcher de trouver sa meilleure amie ! En voilà, un jeu intelligent… Bande d’abrutis… Baël voulait voir mini-Smith, pas jouer à « Où est Eloïse ? ». Bon, alors… Par où commencer ? Fallait avouer que ‘’Au bord du lac’’ était une indication assez vague quant à l’emplacement où elle l’attendrait… Mais, connaissant Eloïse comme il la connaissait, il était persuadé qu’elle aurait choisi un endroit près d’un arbre, ce qui réduisait déjà pas mal les possibilités. Chanceux, le Baël ? Apparemment, puisqu’il se dirigea droit vers un arbre, qui s’avéra être le bon. Il aperçut son amie confortablement installée dans le creux d’une racine. Mon dieu, ce qu’elle pouvait lui avoir manqué ! Le simple fait de la voir, là, pensive, totalement absorbée par quelque idée qui lui sortirait bientôt de la tête. A pas de loup, le jeune homme s’approcha. Lorsqu’il fut tout près, il sentit son cœur battre la chamade, comme lorsqu’il était enfant et qu’il se trouvait au sommet d’une pile de chaise, le bras tendu vers le bocal à biscuits : surtout, ne pas se faire prendre maintenant… D’un geste rapide, il saisit la belle par les hanches et l’installa sur ses épaules, malgré ses hurlements scandalisés et ses efforts vains pour se dégager. Lorsqu’elle reconnut l’apprenti, elle semblait se calmer, ce qui fit bien rien son ami.

    Baël - « Face de Troll donner bain à Eloïse. »
    Eloïse – « Baël ! Par le slip de Merlin, tu es irrécupérable. L’eau est gelée, si j’attrape un mauvais rhume je te ferai ingurgiter de la bave de crapaud même par les oreilles! »

    Nouvel éclat de rire. Sans doute un des plus spontanés et sincères que le jeune apprenti ait laissé s’échapper de sa gorge ces derniers temps. Dire qu’Eloïse lui avait manqué était un bien faible mot. Certes, il avait lui-même choisi de s’éloigner d’elle, pour sa propre sécurité… Mais cela ne signifiait pas qu’il n’en avait pas souffert. Au contraire. S’imaginer qu’il pouvait représenter un danger pour les gens qu’il aimait était particulièrement insupportable. Surtout en ce moment… Il se sentait bien, il revoyait enfin Eloïse, et, s’il savait maintenant que Voldemort ne lui ferait pas de mal, il demeurait inquiet : s’était bien un de ses Mangemorts qui avait failli la tuer… Le jeune homme ferma les yeux un instant. Il ne devait pas penser à cela. Pas maintenant : il devait juste profiter de la présence de sa meilleure amie, lui parler, la regarder, la faire rire, l’écouter lui reprocher tout et son contraire. Pas s’inquiéter. Il se mit alors à marcher vers le lac, hésitant encore à vraiment lui faire goûter à la fraîcheur de l’eau.

    Baël - « Toi avoir bonne raison Face de Troll pas faire ? »
    Eloïse – « J’ai mis une majuscule au mot, tu vois même une Face de Troll reste quelqu’un pour moi. Tu devrais être heureux de recevoir un peu de bonté de la part de Miss Smith. Et puis si tu me jettes à l’eau, mon cher Baël, tu ne pourras pas savoir tout ce que j’ai à te dire.»

    L’ancien Serpentard fit mine de réfléchir un instant. Il devait avouer que la tentation était grande de vraiment la jeter à l’eau, ne serait-ce que pour avoir droit à un torrent d’insultes et à une ou deux tentatives d’assassinat. Mais l’idée de devoir ingurgiter de la bave de crapaud par les oreilles ne l’enchantait pas, et puis il pouvait être sûr qu’Eloïse chercherait un moyen de se venger, alors… Le plus simple restait quand même de réprimer cette envie de la balancer à l’eau. D’un geste délicat, il saisit la cadette Smith par les hanches et la fit quitter le promontoire de ses épaules. Il la posa sur le sol en riant.

    Baël - « Je rejette le premier argument, mais le second est convaincant. Même si je ne suis pas sûr que t’entendre te plaindre pendant des heures soit un sort enviable… »

    Il adressa un sourire narquois à la seule gamine qui pouvait l’insulter ouvertement sans finir à l’infirmerie, puis s’installa dans le gazon, face au lac. D’un geste machinal, devenu automatique durant sa scolarité, il commença à arracher quelques touffes d’herbe verte pour les laisser virevolter, emportées par le vent. Eloïse ne parlait pas encore, et le jeune homme, silencieux, profitait un maximum de sa présence. Qui pouvait dire dans combien de temps ils auraient à nouveau l’occasion de partager un bon moment ?

    Eloïse – « Comment se passent tes nouvelles études en tant qu’apprenti ? S’il te plaît, dis-moi que tu es gentil avec les élèves des jeunes années. Entre nous, peut-être que martyriser les élèves est une bonne vocation pour toi. Je crois que le petit Dean se souviendra toujours du grand Baël. L’autre soir, il m’a évité dans le couloir juste parce qu’il sait que je te connais. Ses yeux ressemblaient à des soucoupes. »

    Voilà qui faisait beaucoup. Du silence total, Eloïse était passée au moulin à parole. Un vague sourire se dessine sur les lèvres de l’ancien Serpentard, sourire qui s’élargit à mesure que la jeune femme parlait. Le souvenir du regard effrayé de Dean revint en mémoire de Baël, lui arrachant un rire. C’était étrange de l’avoir maintenant comme élève. Au moins, il ne posait aucun problème : il restait bien sagement sur sa chaise, prostré dans un coin, ne prenait la parole que quand cela s’avérait absolument indispensable, et n’osait jamais contredire l’apprenti. De toute façon, peu d’élèves des petites classes osaient. Non pas que Baël les martyrisait, comme disait Eloïse, mais il dégageait juste une aura spéciale, peut-être due à la présence de Voldemort dans son corps, qui les tranquillisait et les rendait doux comme des agneaux. A plusieurs reprises, c’était le Lord qui avait donné cours, dans un silence fasciné. A chaque fois que cela avait été le cas, Baël avait eu droit à de grandes félicitations de son mentor qui n’hésitait pas à le qualifier de génie. Même s’il savait que ces compliments s’adressaient à Tom Jedusor et non à Baël Owned, il ne pouvait s’empêcher de s’en sentir flatté, ce qui ne diminuait en rien la taille de son ego déjà bien développé.

    Baël - « Bah, la vie d’apprenti est loin d’être aussi passionnante qu’on veut bien le croire. Je suis toujours obligé de suivre des cours auxquels j’ai déjà assisté, je dois corriger les devoirs de pas mal d’élèves, je dois aussi faire des recherches pour ma thèse… Le seul truc qui a changé, c’est que, désormais, je partage mon dortoir avec un parfait crétin et que je peux entrer dans la salle des profs. Heureusement que je peux effrayer les premières, sinon je pense que je m’ennuierais… Et puis, le petit Dean l’avait cherché. On ne jette pas des livres sur les pieds d’Eloïse Smith, il le saura, maintenant. »

    Baël lui adressa un large sourire, puis l’attira contre lui pour la serrer dans ses bras.

    Baël - « Vous m’avez manqué, Miss Smith. Je pense que pour cette fois, je peux vous donner la permission de demeurer hors de votre dortoir un peu plus tard… Mais alors, il va falloir que tu me dises ce dont tu veux me parler, car je suppose que ce n’est pas uniquement pour ma belle gueule que tu as voulu me voir. Même si ça serait compréhensible. »


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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [Prio Baël] Mer 27 Avr 2011 - 20:19

    Elle crut apercevoir sur les traits du visage de Baël de l’hésitation. Il n’oserait pas, il ne la balancerait quand même pas dans ce lac. L’ancien Serpentard ne prendrait tout de même pas un tel risque, la vengeance serait amer, il le savait pourtant bien. Dans une dernière réflexion qu’elle vit passer comme un éclair dans ses yeux, il l’attrapa délicatement par les hanches et la fit descendre de promontoire pour la ramener dans l’herbe douce du parc de Parc. Elle entendit le jeune homme rire de bon cœur, et ça faisait du bien. « Je rejette le premier argument, mais le second est convaincant. Même si je ne suis pas sûr que t’entendre te plaindre pendant des heures soit un sort enviable… ». Il ne manqua pas bien entendu de lancer à la jeune fille un sourire narquois du bout des lèvres. Eloïse leva la tête, une situation plutôt comique ; Baël avait toujours fait au moins deux têtes de plus qu’elle, il aurait pu l’envoyer valser à trois mètres avec une seule claque, et pourtant, jamais ce petit détail insignifiant – bien sur - l’avait empêché de s’imposer. Elle arqua un sourire provoquant sur ses lèvres et haussa un sourcil.

    Eloïse. « Peut-être que corriger les copies de tes premières années seraient effectivement un sort plus enviable. La prochaine fois, je serais ravie de te regarder faire, et rassure-toi, tu ne m’entendras pas me plaindre, plutôt le contraire. » Elle ria en regardant le jeune apprenti. « Tu m’as manqué Baël. »

    Le jeune homme s’était éloigné lors de sa période de trouble. Une situation qui s’était avéré très difficile à supporter pour la petite Smith, et qui s’était d’ailleurs ressentit sur son comportement. Le retrouver faisait du bien, même si à cause de son nouveau poste d’apprenti, il était maintenant très occupé. Elle demanda à Owned Senior comment se passait ses nouvelles journées. Ils n’avaient pas encore eu l’occasion d’en discuter au calme tout les deux, à chaque fois qu’elle avait vu l’apprenti cette année, il était soit accompagné de Marylee ou Jack – ce qui ne la dérangeait pas plus que ça -, soit en train de faire son nouveau devoir de citoyens sorcier. Parfois avec Laura, et encore, Eloïse ne faisait pas une crise parce que même sa sœur avait rarement l’occasion de la voir. La situation s’arrangeait peut-être un entre les filles Smith et Owned, mais un certains goût amer restait présent.

    Baël. « Bah, la vie d’apprenti est loin d’être aussi passionnante qu’on veut bien le croire. Je suis toujours obligé de suivre des cours auxquels j’ai déjà assisté, je dois corriger les devoirs de pas mal d’élèves, je dois aussi faire des recherches pour ma thèse … Le seul truc qui a changé, c’est que, désormais, je partage mon dortoir avec un parfait crétin et que je peux entrer dans la salle des profs. » D’accord, le parfait crétin devait être son frère. Pour une fois Eloïse ne tiqua pas, elle eut même un sourire. Elle espérait que Baël ne s’en rendit pas compte, il allait trouver bizarre qu’elle ne lui réponde pas ; c’était toujours la première à reprendre le Serpentard lorsqu’il parlait mal de son frère devant elle. « Heureusement que je peux effrayer les premières, sinon je pense que je m’ennuierais … Et puis, le petit Dean l’avait cherché. On ne jette pas des livres sur les pieds d’Eloïse Smith, il le saura, maintenant. »

    La dîtes Eloïse afficha un sourire. Il fallait avouer qu’elle aimait bien quand Baël la défendait. Comme pour lui rappeler que même s’ils ne se voyaient pas souvent, leur liens n’en restaient pas moins fort. La jeune Gryffondor se laissa guider contre le torse de son Serpentard préféré. Ces moments à eux seuls étaient rares ces temps ci et elle voulait en profiter un maximum possible. Après tout, elle ne savait pas quad elle le reverrait. Elle pensa qu’il ne faudrait pas qu’elle oublie de profiter de la très connue bonté d’âme de Baël, en lui demandant de la raccompagner à la tour des Gryffondor lorsqu’elle partirait, au risque de croiser le concierge de Poudlard.

    Baël. « Vous m’avez manqué, Miss Smith. Je pense que pour cette fois, je peux vous donner la permission de demeurer hors de votre dortoir un peu plus tard … Mais alors, il va falloir que tu me dises ce dont tu veux me parler, car je suppose que ce n’est pas uniquement pour ma belle gueule que tu as voulu me voir. Même si ça serait compréhensible. »
    Eloïse. « Nom d’une goule en slip de bain ! Baël, tu ne prendrais pas la grosse tête ? T’as belle gueule ma certes beaucoup manqué c’est vrai, mais j’avais très envie de pouvoir observer encore une fois comment tu es aussi harmonieux qu’un croupion de scroutt à pétard. » Dit la petit Gryffondor en riant. Elle le charriait évidemment, et rien que par cette façon de faire, le jeune apprenti comprendrait à quel point il lui avait manqué ces derniers jours. Elle retardait encore plus le moment d’aborder le sujet Timothé. Cependant, Baël l’observait, et elle savait très bien qu’il comprenait ce qu’elle essayait de faire. Eloïse se renfrogna un peu, puis d’une petite voix elle reprit la parole. « En fait, c’est de mon frère dont je voulais parler, je ne sais pas si tu as remarqué, mais tu ne dois plus souvent me voir à ta porte ces derniers temps. »

    En effet, la jeune fille qui venait souvent à l’appartement de Baël et de Timothé, un bon moyen de retrouver à la fois son meilleur ami et son frère, ne se montrait plus si souvent en face de la porte. Elle évitait simplement tous les endroits fréquentés par son grand frère. Elle ne savait pas vraiment comment aborder a question avec l’ancien Serpentard. Et elle se voyait mal balançait d’un coup une phrase du type : « Mon frère a essayé de me tuer. Mais il ne sait plus pourquoi, et ne se rappelle de rien ». Dans le genre mélodrame, impossible de faire mieux ; et ce n’était pas du tout dans le caractère de la petite Gryffondor de se la jouer tragédie, au contraire, positiver un maximum était sa philosophie. Mais cette situation, elle n’arrivait pas à la positiver comme d’habitude ; ses déboires se perdaient dans les fêtes qu’organisaient Alexia, son amie ; qui heureusement, ces derniers temps, veillait à ce qu’elle n’aille pas trop loin. Mais l’alcool lui évitait d’y penser, et ces nuits là étaient des nuits sans cauchemars. Ce détail Baël ne le savait pas. Et n’osait absolument pas imaginer sa réaction. Eloïse se demandait par où commencer, quand elle se dit que le début serait le plus simple.

    Eloïse. « Tu te souviens de cet accident au match de Quidditch ? Quand mon balai s’est affolé tout seul et que je suis tombée. » Elle parlait toujours de ce jour comme un accident, comme quelque chose de pas grave, comme s’était une simple chute.

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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [Prio Baël] Dim 1 Mai 2011 - 21:01

    Alors qu’il était là, debout face au lac, Eloïse Smith sur les épaules, à sa merci, Baël se prit à réfléchir. Soudain, les raisons qui l’avaient tenu éloigné de la jeune femme, ainsi que de tous ses amis, lui semblèrent dérisoires. Certes, il ne savait pas, à l’époque ce qui lui arrivait. Certes, il avait des absences, pendant lesquelles il était brutal, acerbe et ignoble. Mais il avait sans doute commis une erreur en s’enfermant seul dans ses doutes. Il s’était isolé, s’était retrouvé seul face à La Chose. Cela l’avait miné, et plus il se sentait seul, plus La Chose était puissante. Il savait, maintenant, mais c’était trop tard, que la présence d’Eloïse à ses côtés lui aurait permis de surmonter cette épreuve plus vite. Tout simplement parce que la jeune lionne avait le don, à l’instar de Laura, de le mettre de bonne humeur, de lui ôter tous ses soucis de la tête, par sa simple présence, par ses sarcasmes, par ses regards. Alors, en ce moment, la perspective de la jeter à l’eau était vraiment tentante. Même s’il aurait plus que probablement à subir des cris, des démonstrations de colère qui feraient blêmir un Magyar à pointes, s’il venait, par Merlin, à oser mouiller la Duchesse Smith. Dans un ultime débat avec lui-même, il adopta à l’unanimité une motion impliquant le non jet de sa meilleure amie dans le lac. Délicatement, il posa ses mains sur les hanches de la rouge et or et la fit descendre de ses épaules. Il la posa sur le sol en riant.

    Baël - « Je rejette le premier argument, mais le second est convaincant. Même si je ne suis pas sûr que t’entendre te plaindre pendant des heures soit un sort enviable… »

    Lorsqu’il aperçut l’expression et l’éclat qui brillaient dans les yeux de mini-Smith, Baël sut qu’il devait s’attendre à une réplique cinglante. Elle avait exactement l’expression rebelle qu’affichait Laura pour lui asséner ses quatre vérités avec une nonchalance et un calme qui impressionnait toujours l’apprenti professeur. Et, effectivement, quelques secondes plus tard…

    Eloïse – « Peut-être que corriger les copies de tes premières années seraient effectivement un sort plus enviable. La prochaine fois, je serais ravie de te regarder faire, et rassure-toi, tu ne m’entendras pas me plaindre, plutôt le contraire. Tu m’as manqué Baël.»

    Quelle réponse adresser à ça ? Ledit Baël se contenta de sourire. Il planta son regard dans celui de sa meilleure amie. Il réalisa alors à quel point elle lui avait manqué. A quel point il s’était senti seul, isolé, abandonné. A quel point il avait été idiot de lui tourner le dos. Mais il comprit aussi qu’il ne voulait pas la voir malheureuse, jamais. Qu’il ne voulait pas qu’il lui arrive quoi que ce soit. Et que c’était précisément pour cela qu’il s’était éloigné. Parce qu’il préférait ne plus la voir plutôt que de constituer un danger pour elle. Comment aurait-il réagi si on lui avait dit qu’un jour, pendant une absence, il s’en était pris à elle ? Il ne se le serait jamais pardonné… Mais à quoi bon ruminer, maintenant ? La période de crise était passée, il avait appris à vivre avec sa possession, et il savait que Voldemort ne représentait pas un danger pour ses proches. Au contraire, Eloïse et Laura était probablement celles qui avaient le moins de souci à se faire : le Lord savait pertinemment que s’il leur arrivait quelque chose, il pourrait faire un trait sur la collaboration docile de l’apprenti professeur de Défense contre les Forces du Mal. Et c’était la dernière chose dont il avait besoin.
    Sortant enfin de ses moroses réflexions, le jeune homme se tourna à nouveau vers son amie. Elle lui avait posé une question, il serait très mal élevé de ne pas lui répondre…

    Baël - « Bah, la vie d’apprenti est loin d’être aussi passionnante qu’on veut bien le croire. Je suis toujours obligé de suivre des cours auxquels j’ai déjà assisté, je dois corriger les devoirs de pas mal d’élèves, je dois aussi faire des recherches pour ma thèse… Le seul truc qui a changé, c’est que, désormais, je partage mon dortoir avec un parfait crétin et que je peux entrer dans la salle des profs. Heureusement que je peux effrayer les premières, sinon je pense que je m’ennuierais… Et puis, le petit Dean l’avait cherché. On ne jette pas des livres sur les pieds d’Eloïse Smith, il le saura, maintenant. »

    Large sourire. Encore un. Décidément, cette soirée était la soirée des sourires. Rien que ce soir, Baël avait plus sourit que durant toute la semaine… Cette petite lionne avait décidément l’effet d’un antidépresseur sur lui… Amusé par sa réflexion, il l’attira contre lui et la serra dans ses bras. Par Merlin, que cela lui avait manqué !

    Baël - « Vous m’avez manqué, Miss Smith. Je pense que pour cette fois, je peux vous donner la permission de demeurer hors de votre dortoir un peu plus tard… Mais alors, il va falloir que tu me dises ce dont tu veux me parler, car je suppose que ce n’est pas uniquement pour ma belle gueule que tu as voulu me voir. Même si ça serait compréhensible. »

    Eclat de rire. Eloïse ne tarderait pas à répondre. Ça va saigner, comme on dit.

    Eloïse – «Nom d’une goule en slip de bain ! Baël, tu ne prendrais pas la grosse tête ? T’as belle gueule ma certes beaucoup manqué c’est vrai, mais j’avais très envie de pouvoir observer encore une fois comment tu es aussi harmonieux qu’un croupion de scroutt à pétard.»

    Maxi-Owned fit mine de s’offusquer et, comme pour la punir, serra Eloïse plus fort dans ses bras, comme s’il voulait l’étouffer. Mais la jeune fille ne se laissa pas faire et, au bout de quelques minutes d’un silence qui fut presque lourd, elle reprit enfin la parole, d’une manière plus triste, moins enjouée. La vraie discussion ne faisait que commencer.

    Eloïse – « En fait, c’est de mon frère dont je voulais parler, je ne sais pas si tu as remarqué, mais tu ne dois plus souvent me voir à ta porte ces derniers temps. »

    Baël baissa les yeux. Il n’aimait pas entendre son amie prendre un ton si dénué de joie, si lourd. Ce qu’elle avait sur le cœur devait vraiment la peser. Surtout pour qu’elle vienne parler à Baël Owned de Timothé Smith. La haine viscérale que ces deux-là se vouaient n’était ignorée de personne, et bien des élèves étaient étonnés de les trouver encore en vie tous les deux après quelques mois de cohabitation dans un même dortoir. A vrai dire, ils avaient tacitement décidé de prendre sur eux et, la plupart du temps, faisaient de leur mieux pour ignorer la présence de l’autre. Mais il arrivait inévitablement des moments où la tension accumulée éclatait. Cela donnait lieu à nombre de joutes verbales qui utilisaient les insultes avec une telle inventivité que même Peeves aurait rougi, et, plus rarement, à des altercations physiques. Toutefois, ils savaient bien tous les deux qu’ils avaient plutôt intérêt à ne pas se faire remarquer.

    Baël - « Parle de ton frère si tu veux, mais n’attends pas de moi que je me répande en louanges à son sujet… Mais je suppose que, vu ton air grave, ton absence à la porte du dortoir des apprentis n’est pas due uniquement à la distance que j’avais bêtement installée entre nous… »

    Il resserra son étreinte, cette fois pour lui indiquer qu’il était prêt à l’écouter et que, quoi qu’elle puisse dire ou faire, il serait là pour elle.

    Eloïse – «Tu te souviens de cet accident au match de Quidditch ? Quand mon balai s’est affolé tout seul et que je suis tombée.»

    Oui, il se souvenait. Gryffondor jouait contre Poufsouffle. Le Serpentard n’avait pas pu assister au match à cause d’un élève de Gryffondor qui l’avait cherché. Résultat : le Gryffondor alité à l’infirmerie pendant une semaine… Et Baël en retenue au moment du match. Dès qu’il avait appris ce qu’il s’était passé, il avait bravé le surveillant qui était censé s’assurer qu’il accomplisse bien sa retenue et il avait foncé à l’infirmerie. Oui, il se souvenait. Il s’en voulait de ne pas avoir été là, persuadé qu’il aurait pu éviter ça. Mais il ne comprenait pas pourquoi elle lui reparlait de cet incident. Ou plutôt, si. Il craignait de comprendre. Elle voulait lui parler de son frère. Et elle commençait par cet accident… Il y avait certes des centaines de liens possibles, mais un seul s’imposa dans l’esprit du jeune homme. Les balais ne s’affolent pas tous seuls. Le balai de Harry Potter ne s’était pas affolé tout seul, en son temps : c’était Quirell qui lui lançait un sort. Elle ne pouvait pas sous-entendre que…

    Baël - « Oui, je me souviens. Mais j’ai peur de comprendre où tu veux en venir. Et si jamais ton frère t’a fait le moindre mal, je lui ferai regretter amèrement. Qu'est-ce qui s'est passé, exactement, ce jour-là ? »


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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [Prio Baël] Ven 20 Mai 2011 - 23:26

Spoiler:
 


    Baël. « Parle de ton frère si tu veux, mais n’attends pas de moi que je me répande en louanges à son sujet… Mais je suppose que, vu ton air grave, ton absence à la porte du dortoir des apprentis n’est pas due uniquement à la distance que j’avais bêtement installée entre nous… »

    La jeune Gryffondor regarda son ami en affichant un sourire crispé. Certes il y avait eu cette distance, qui avait laissé derrière elle un grand froid, à présent quasiment disparu. Néanmoins, Eloïse n’était pas du genre à rester abattue ou à éviter monsieur Owned pendant des semaines entières juste pour un éloignement, si on peut qualifier l’évènement passé ainsi. De plus, son comportement a plutôt été dans le sens contraire : chercher à savoir pourquoi Baël avait agit ainsi, ce dont elle n’avait pas vraiment la réponse, mis à part qu’il se sentait beaucoup mieux. Elle se dit que ce n’était ni le moment ni l’heure de remettre le sujet sur le tapis, d’autant plus que miss Smith avait des problèmes plus urgents à régler. Elle était consciente qu’elle était en train de rompre leur pacte silencieux d’éviter le sujet tabou sur famille respective. Mais cette situation dépassée tout ce dont elle avait pu imaginer, et franchement, elle ne pouvait plus continuer à lâcher ses déboires dans des fêtes organisées par Alexia ou à faire des cauchemars horribles toutes les nuits. Ne sachant pas tellement comment aborder le sujet, elle décida de commencer par simplement rappeler le souvenir douloureux de sa chute à l’ancien Serpentard. Baël la serra un peu plus fort dans ses bras, et ce geste l’incita à prendre la parole immédiatement, comme rassurée par le fait qu’il serait entièrement à son écoute.

    Baël. « Oui, je me souviens. Mais j’ai peur de comprendre où tu veux en venir. Et si jamais ton frère t’a fait le moindre mal, je lui ferai regretter amèrement. Qu'est-ce qui s'est passé, exactement, ce jour-là ? »

    Aïe aïe aïe. Eloïse fit une grimace de plus ce qui ne du pas échapper au nouvel apprenti. Elle s’agglutina contre lui, baissant un peu la tête, comme pour se créer cette carapace qui la protègerait plus de l’évocation de ce jour que de la réaction de son ami. Elle craignait pour son frère. D’habitude, la jeune Gryffondor ne se laissait jamais marcher sur les pieds, elle avait la tête très haute en passant dans les couloirs, et presque personnes ( seuls son frère, Baël et quelques ami(e)s très proches ) l’avaient déjà vue dans cet état. Mais les révélations de Timothé furent une onde de choc pour la jeune fille et sans vraiment qu’elle ne comprenne pourquoi, l’avaient rendue légèrement plus fragile. Ce sujet était le plus sensible en ce moment. Elle poussa un long soupire, comme pour se donner le courage intérieurement d’avouer la vérité au jeune apprenti.

    Eloïse. « Eh bien, en fait … Timothé est venu me voir à l’infirmerie, bien après mon accident. Et on a échangé un discours assez … sec. » La jeune fille leva les yeux vers Baël un instant, qui attendait sagement le reste du récit devinant où elle voulait en venir, et Eloïse pouvait déjà apercevoir des éclairs dans ses yeux. Elle baissa la tête encore une fois, pour ne pas penser à ce qui se passerait. « Il m’a avoué que … » La voix de la jeune Gryffondor se cassa légèrement. « Que c’est lui qui à ensorceler mon balai. Et quand je suis tombée, il s’est comme réveillé et m’a sauvé par un sort au tout dernier moment. Baël, mon frère … Timothé … Il n’aurait pas pu vouloir me tuer ! Jamais. »

    Elle se tue un instant pour reprendre son souffle. La jeune fille s’était pourtant jurée qu’elle ne craquerait pas devant Baël. Que son sourire ne quitterait pas son visage et qu’elle ne lui montrerait pas à quel point toute cette histoire l’affectait. De toute évidence, c’était raté. Elle ne releva pas la tête, pouvant très bien entrevoir l’image de Baël, complètement remonté, pensif aussi. Elle savait qu’il aurait voulu être près du terrain ce jour la, qu’il se disait qu’elle aurait passé moins de temps à l’infirmerie. Mais à présent, elle devinait qu’il mélangeait déjà une autre sorte de haine que celle qu’il possédait déjà pour Timothé. Eloïse fixa son ami quelques secondes avant de reprendre la parole, d’un ton plus détendu.

    Eloïse. « Il a dit qu’il ne se souvenait de rien. » Une sorte de rage passa dans les derniers mots. Un sentiment qui se refléta encore plus dans la phrase qui suivit. « Qu’il ne comprenait pas ! » Comment ? Comment son frère pouvait-il avoir un trou noir aussi important. « Je ne comprends pas Baël. J’en fais des cauchemars, cette histoire me hante ! Celui qui me protégeait, en qui j’étais censée avoir le plus confiance serait à présent mon ennemie ?! »

    Cette phrase avait été la pire de toute à prononcer. Aussi, elle savait qu’elle ne dirait plus rien avant que son meilleur ami n’est prononcé un mot. Elle observa le lac un instant, se rendant compte qu’elle avait avoué ses cauchemars au jeune apprenti dans la foulée, un autre soupir sorti de sa bouche. S’en faisait beaucoup pour aujourd’hui, elle qui n’en avait habituellement jamais recours. La jeune fille se demanda si elle avait réellement bien fait de tout dire à l’ancien Serpentard. Après tout, on ne peut jamais prévoir les réactions de celui-ci. Elle se demanda si ses paroles allaient être rassurante, ou juste colère. Peut-être les deux, ou aucun des deux. La confusion était totale dans le cerveau de la petite Gryffondor. Soudainement, sans raison particulière, elle pensa à ce qu’avait pu ressentir Laura lors de l’éloignement de son frère, certes, il n’avait pas essayé de la tuer mais n’était-ce pas un peu comparable ? Peut-être que cette fille avec qui les relations étaient si difficiles, était l’une des mieux placée pour comprendre son sentiment d’abandon, de trahison, de confusion. Eloïse se sentit étrange à cette pensée peu ordinaire.

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Baël M. Owned
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MessageSujet: Re: Au détour d'un arbre [Prio Baël] Ven 10 Juin 2011 - 20:50

Spoiler:
 

    Eloïse – «Tu te souviens de cet accident au match de Quidditch ? Quand mon balai s’est affolé tout seul et que je suis tombée.»

    Baël était loin d’être un imbécile, et Éloïse le savait parfaitement. Beaucoup de gens faisaient l’erreur de sous-estimer les capacités réflexives du jeune Owned : ils ne se fiaient qu’à leur première impression, celle qui leur disait que Baël n’était qu’une brute. Mais tous ceux qui avaient osé se frotter à lui pouvaient témoigner : Baël était intelligent. En particulier, deux Serdaigle l’avaient appris au cours de leur scolarité : Maximilien Middle et Timothé Smith. Et c’était précisément de ce dernier qu’Éloïse voulait parler à son meilleur ami. La jeune lionne avait commencé par évoquer son frère, avant de parler de cet horrible souvenir. Baël ne mit pas plus d’une seconde pour faire le lien. Ou, du moins, pour faire un lien. Est-ce qu’Éloïse avait en tête la même chose que lui ? Est-ce pensait vraiment que cet accident… N’en était pas un ? Après tout, un balai ne sort pas du contrôle d’une joueuse aussi douée qu’Éloïse sans raison. Il avait forcément dû se passer quelque chose. Comme un maléfice, par exemple. Mais la jeune Gryffondor n’était-elle pas en train de dire que…

    Baël - « Oui, je me souviens. Mais j’ai peur de comprendre où tu veux en venir. Et si jamais ton frère t’a fait le moindre mal, je lui ferai regretter amèrement. »

    Dans ses bras, la petite lionne sembla se recroqueviller, comme si elle cherchait à se faire la plus petite possible, comme si elle cherchait à se rouler en boule pour que la dureté de la réalité lui glisse dessus. Ce n’était pas possible. Timothé Smith ne pouvait pas avoir ensorcelé le balai de sa sœur. Jamais. Timothé avait beau être un ennemi féroce du jeune apprenti, les deux jeunes gens se vouaient tout de même un respect implicite. Ils savaient tous deux qu’au fond, ils n’étaient pas si différents. Ils savaient que les liens qu’ils partageaient avec leurs sœurs étaient du même genre. Et cela, aux yeux de Baël, suffisait pour qu’il éprouve un minimum de respect envers l’ancien Serdaigle, malgré la haine viscérale qu’ils se vouaient. Il le respectait parce que c’était lui aussi un grand frère. Parce que lui aussi devait composer avec une sœur au caractère de gobelin. Parce qu’il servait, de manière avouée ou pas, d’exemple à sa petite sœur. Il le respectait parce que, sur ce point, et sur ce point uniquement, il se sentait proche de lui. Mais que deviendrait ce respect si, par malheur, Timothé avait brisé la seule chose qui le rapprochait de Baël ? Comment Baël pourrait-il encore se comparer à un monstre qui n’aurait pas hésité à tenter de tuer sa sœur ? Comment pardonner à Timothé ? Ce ne serait pas possible. Alors, si, comme Baël craignait de l’avoir compris, Timothé était réellement celui qui avait jeté un sort au balai d’Éloïse… La haine que l’ancien Serpenard vouait à l’ancien Serdaigle ne ferait que s’accroître. Jusqu’au moment où un drame arriverait…
    Mais c’était inconcevable. Il s’enflammait surement pour rien. Jamais l’apprenti professeur de sortilèges n’aurait osé lever la main sur sa sœur. Jamais. Comme lui-même n’aurait pas touché à un cheveu de Laura.

    Eloïse – «Eh bien, en fait … Timothé est venu me voir à l’infirmerie, bien après mon accident. Et on a échangé un discours assez … sec.»

    Baël ne savait que faire, sinon rester silencieux. Il attendait la suite. Toujours incrédule. Non, Éloïse ne dirait pas que c’était Timothé qui avait tenté de la tuer. C’était impossible. Totalement impossible, inenvisageable, inconcevable. Eloïse ne le dirait pas.

    Eloïse – «Il m’a avoué que … »

    La voix de la jeune femme sembla se casser. Baël en eut un pincement au cœur, et hésita quelques secondes à lui dire de se taire, de ne pas continuer, de ne pas mentir. Car ce qu’elle allait dire ne pouvait être qu’un mensonge. Tant qu’elle ne l’aurait prononcée, cette phrase, cela ne serait que mensonge. Même si l’air perdu et la voix tremblante de la petite lionne semblaient indiquer le contraire. Un mensonge.

    Eloïse – « Que c’est lui qui a ensorcelé mon balai. Et quand je suis tombée, il s’est comme réveillé et m’a sauvé par un sort au tout dernier moment. Baël, mon frère … Timothé … Il n’aurait pas pu vouloir me tuer ! Jamais.»

    Comment mieux résumer les pensées de Baël ? Son frère n’aurait jamais tenté de la tuer. Cela n’avait aucun sens. C’était ridicule. Et pourtant, maintenant qu’Éloïse elle-même l’avait dit… Rien ne semblait si réel. Si réel, mais aussi dénué de sens. Baël ne savait pas comment il devait réagir. Il ne savait pas quoi dire, il ne savait pas quoi faire, il ne savait pas quoi penser. Il était étonné. Surpris. Déçu. En colère. Il haïssait ce crétin qui, en plus de s’amuser à faire ami-ami avec Laura, avait tenté de tuer sa sœur. Sa sœur, son sang. Petit à petit, plus il y pensait, plus les doutes et les questions laissaient place à une fureur froide. Timothé allait payer. Il ignorait encore comment. Et quand. Mais, un jour, Timothé regretterait amèrement son acte.
    En attendant, il restait bêtement muet. Il aurait peut-être dû la consoler, la rassurer. Mais, perdu dans ses pensées, il ne réagissait pas. Il était trop occupé à tenter de contenir sa rage. Alors Éloïse continua à parler.

    Eloïse – « Il a dit qu’il ne se souvenait de rien. Qu’il ne comprenait pas ! »

    Baël sentit dans les mots de sa meilleure amie une pointe de colère, comme un écho à la fureur qui l’habitait tout entier. Mais, d’un coup, d’un seul, tout s’arrêta. Frappé de stupeur, le jeune homme se sentit blêmir. Timothé avait dit que… qu’il ne se souvenait de rien ? Qu’il ne comprenait pas ? Peut-être comme s’il avait eu… une absence ? Non, c’était impossible. Timothé Smith ne pouvait pas avoir un autre point commun avec Baël. Il ne pouvait être… Mais, après tout, pourquoi pas ? Voldemort ne lui avait-il pas dit qu’il avait invoqué certains de ses Mangemorts ? Qu’est-ce qui aurait empêché l’un d’entre eux de… Non. Timothé Smith ne pouvait pas être possédé. C’était impossible. Le jeune homme le refusait totalement. Il disait qu’il ne se souvenait de rien ? Il mentait ! Il voulait alléger sa conscience, voilà tout. Timothé Smith ne pouvait pas être possédé.

    Eloïse – « Je ne comprends pas Baël. J’en fais des cauchemars, cette histoire me hante ! Celui qui me protégeait, en qui j’étais censée avoir le plus confiance serait à présent mon ennemie ?! »

    Il réfléchirait plus tard. Il aurait le temps de penser à tout cela plus tard. Maintenant, il devait être là pour son amie. Mais que dire ? Il ne savait pas lui-même que penser de cette histoire, mais il se devait de rassurer la jeune femme…

    Baël - « Je ne sais pas vraiment quoi dire, en fait. Je hais ton frère, et tu le sais, mais je dois bien lui reconnaître le mérite de t’aimer vraiment… J’ai beaucoup de mal à l’imaginer faire… ça. Mais il y a forcément une explication. »

    Quoi ? Baël qui semblait défendre Timothé ? Non, non, pas possible.

    Baël - « Toutefois, quelque soit cette explication, il pourrait recommencer… Éloïse, tu sais que je tiens énormément à toi. Je t’en supplie, ne le laisse pas attenter à ta vie à nouveau. Eloigne-toi de lui s’il le faut. Ça sera sans doute dur pour toi, mais je suis là… »

    Oui, Baël était là… Et il comptait bien comprendre le fin mot de l’histoire.


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