Appelo-Mortem
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Porcinet ✖ L'enfance Intemporelle {Admin}Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Porcinet M. Mayfleet
Admin | Poufsouffle
Lιttℓε ριg ιη thε ωιηδ avatar
.

Age : 22
258 messages
Amour : no one

Pensine
Orientation Sexuelle: Homosexuel
Année d'étude: 6ème année
Caractère: Fragile - Autiste - Distant Imaginatif - Troublant - Naïf - Colérique Enfantin - Généreux - Solitaire

Absence : Débordé
MessageSujet: Porcinet ✖ L'enfance Intemporelle {Admin} Lun 29 Nov 2010 - 17:27

ϟ L'ENFANCE INTEMPORELLE ϟ
« Ou comment rester coincé dans son imagination »


    ✩ My Pure Imagination

Retiens ta respiration
Fais un vœu
Compte jusqu'à trois

Viens avec moi et tu seras dans un monde de pure imagination
Regarde et tu verras dans ton imagination
Nous commencerons avec un voyage dans le monde de ma création
Ce que nous verrons défiera l'explication

Il n'y a pas de vie que je connaisse qu'on pourrais comparer avec ta pure imagination.
Vis où tu pourrais être libre si tu souhaite vraiment l'être



BO de Charlie & La Chocolaterie


_____Ami des lettres, avant d’aller plus loin, je tiens à te mettre en garde. Lis ces quelques lignes ou tu tomberas dans la folie. Cette présentation n’a rien d’habituel, mieux vaut t’y préparer. Saches que tout n’est qu’une question de point de vue. Ne prends pas ce Porcinet pour un fou, ne me prends pas pour un incompétant à l’imagination sans limites. Même si toutes les limites sont ici repoussées, que l’univers de notre bien aimée J.K. Rowling n’est pas respecté, tu dois comprendre qu’il n’en est pas réellement ainsi. L’imagination de ce garçon te mèneras bien plus loin que tu n’aurais pu l’imaginer…




Spoiler:
 


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Porcinet M. Mayfleet le Ven 7 Jan 2011 - 16:52, édité 6 fois
Porcinet M. Mayfleet
Admin | Poufsouffle
Lιttℓε ριg ιη thε ωιηδ avatar
.

Age : 22
258 messages
Amour : no one

Pensine
Orientation Sexuelle: Homosexuel
Année d'étude: 6ème année
Caractère: Fragile - Autiste - Distant Imaginatif - Troublant - Naïf - Colérique Enfantin - Généreux - Solitaire

Absence : Débordé
MessageSujet: Re: Porcinet ✖ L'enfance Intemporelle {Admin} Lun 29 Nov 2010 - 17:27


ϟ PORCINET MÉLICE MAYFLEET ϟ
« Celui qui vit dans l'imaginaire partage plusieurs vies
Une seule lui échappe : la sienne »
{ Marc Gendron }

      ✩ CARTE D’IDENTITÉ ✩


    ● NOM : Mayfleet, soit "qui peut filer"
    ● PRENOMS : Porcinet Mélice
    ● AGE : 17 ans
    ● DATE DE NAISSANCE : 6 Juin 2193
    ● STATUT DU SANG : Sang Mêlé
    ● MAISON SOUHAITÉE : Poufsouffle



      ✩ LES DÉTAILS MAGIQUES ✩


    ● BAGUETTE : 16 cm, c’est ce que l’on peut appeler une petite baguette ! Faite en bois d’érable, elle est fine et légère. Sa souplesse permet un maniement aisé et rapide. Le petit morceau de peau de Strangulot lui apporte un avantage important face à tout sortilège se rapportant à l’eau. Cependant, Porcinet a du mal à utiliser correctement cette baguette car elle fut choisit trop rapidement.
    ● BALAI : //
    ● ANIMAUX ://
    ● PATRONUS : //
    ● EPOUVENTARD : Les Clowns
    ● AUTRE : Quelques leçons, une simplicité d'esprit, voilà comment devenir rapidement un animagi non déclaré. Cet faculté de devenir une coccinelle, il l'a acquit lors de sa 4ème année, mais il la contrôle peut et n'en a pas réellement conscience.


      ✩ LES DÉTAILS PSYCHOLOGIQUES ✩


    ϟ Mr Patate
    N'espérez pas une conversation avec lui, ni même pouvoir le contempler à son passage. Pour quel raison ? Et bien c'est simple, son passage ne sera jamais, sa voix non plus. Il n'est présent que dans l'imagination de Porcinet. Mr Patate est ce que l'on appel couramment un ami imaginaire. Quoi qu'un drôle d'ami...


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Porcinet M. Mayfleet le Sam 4 Déc 2010 - 14:03, édité 10 fois
Porcinet M. Mayfleet
Admin | Poufsouffle
Lιttℓε ριg ιη thε ωιηδ avatar
.

Age : 22
258 messages
Amour : no one

Pensine
Orientation Sexuelle: Homosexuel
Année d'étude: 6ème année
Caractère: Fragile - Autiste - Distant Imaginatif - Troublant - Naïf - Colérique Enfantin - Généreux - Solitaire

Absence : Débordé
MessageSujet: Re: Porcinet ✖ L'enfance Intemporelle {Admin} Lun 29 Nov 2010 - 17:28


ϟ CHAPITRE PREMIER ϟ
« Ce qu'en disent mes camarades »

    _____J’étais quelque peu réticent à l’idée de vous répondre, mais je me suis dis que vous aviez vos raisons. Je serais donc le plus honnête possible, même si mes souvenirs ne sont pas très clairs. Peut-être devrais-je commencer par me présenter ? Je m’appelle Bastian Dunn, j’étais dans la même classe que Porcinet en primaire. Cela remonte à loin maintenant mais je n’ai pas tout oublié. C’était un gars bizarre, il ne parlait jamais, il était toujours dans son coin et on avait l’impression qu’il se moquait complètement de ceux qui l’entouraient. Personne n’osait aller le voir, et il y en avait certain qui se moquaient constamment de lui. J’en faisais partis d’ailleurs, même si je n’en suis pas fier aujourd’hui. Enfin bref, je n’ai pas grand-chose à vous dire sur lui, il y a sans doute quelques anecdotes mais je ne me rappelle plus de tout. Si, il y avait un jour, je n’en suis pas sûr cependant, la prof nous avait demandé de faire un dessin de ce que l’on ressentait, et puis il y avait eu l’alarme incendie. On était tous sortis calmement, mais pas lui. Il hurlait à la mort, il ne voulait pas bouger. Même la prof n’avait pas réussit à l’emmener, il l’avait griffé au visage il me semble. On a jamais su ce qui c’était passé après, ni pourquoi il avait réagit comme ça. Mais c’était habituel, il avait souvent des crises. On ne pouvait même plus l’approcher, il devenait violent, il braillait à en devenir sourd, et il disait des choses insensées. Bon je suis désolé, je dois y aller, sa ne va pas tarder à sonner et j’ai une intero d’histoire. Appelez moi si vous avez des questions, je ne pense pas que vous trouviez une autre personne qui veuille bien vous parler de lui. On en avait tous peur autant qu’on le martyrisait…

    ✩✩✩

    _____Londres, Ecole primaire, Deuxième année, Jeudi après midi. C’était une belle journée, le soleil brillait de mille feux, à peine dissimulé par des nuages. Tous étaient assis sagement à leurs tables, feutres en main. L’enseignante passait entre les rangs, observant les différentes productions de ses élèves. Variant de l’art aux gribouillages. Elle commentait gaiement, proposant d’ajouter un peu de rouge ici, un peu de vert par là. Parfois même de mélanger peintures et crayons. Elle semblait fière de ses élèves, ravie de les voir aussi heureux de montrer ce dont ils étaient capables. Pourtant, une fois face à la feuille du petit blondinet qu’était Porcinet à l’époque, elle fronça les yeux. Le morceau de papier format A3 était humide, froissé et bombé. Sa blancheur originale avait été remplacée par des traits épais et irréguliers de peinture noire. L’ensemble était un amalgame de teintes de gris, étalées à tout va d’un mouvement chaotique. Le dessin n’était finalement qu’un brouillard épais et incohérent, cherchant à montrer ce que son créateur voyait autour de lui alors que les autres ne le voyaient pas. Mme Farnsworth lui tendit alors un autre tube de peinture, un rouge. Il le refusa d’un geste violent, envoyant voler la gouache dans un coin de la pièce. Il ne souhaitait ajouter qu’une chose à son œuvre, tout les être vivants qui les entouraient et dont personne ne semblait se préoccuper. Il reprit donc son pinceau, le plongea abondamment dans la peinture noire avant de l’étaler sans vergogne sur la feuille.

      Mme Farnsworth : Porcinet, mets donc un peu de couleur...
      Porcinet Mayfleet : Nan...

    Elle n’insista pas, ne sachant que trop bien qu’elle n’obtiendrait rien de lui. C’était déjà étonnant qu’il ait daigné lui répondre qu’elle s’en contenta aisément. Elle reprit donc sa ronde, comme si rien ne s’était passé. Tous les élèves feignaient l’indifférence et s’obstinaient à garder les yeux sur leurs dessins. Il était en quelque sorte la bête de foire que l’on préférait ignorer, la peur de la différence sans doute. Porcinet, lui, faisait avec et ce n’était pas pour lui déplaire, au moins on ne l’ennuyait pas. Du moins pas souvent. Soudain, une sonnerie stridente se mit à retentir, tous savaient ce que cela signifiait. L’enseignante était déjà en train de compter ses élèves pendant que ceux-ci se hâtaient d’enfiler leurs manteaux. Ils sortirent en rang, sans aucune encombres. Tous, sauf un. Porcinet tremblait sur sa chaise, effrayé par ce qu’annonçait l’alarme. Brusquement, le tableau se mit à rougeoyer, à crépiter, pour finir par s’enflammer. Le plus fragile de tout les enfant ne pouvait plus faire le moindre mouvement, tétanisé par la peur.

      Mme Farnsworth : Allez, viens je t’attends.

    La vielle femme lui fit un grand sourire, suppliante. Elle patienta, il ne vint pas. Elle s’approcha donc lentement, alors qu’à présent, un pan entier de mur brûlait. Le garçon ne savait pas quoi faire, il voulait fuir, partir en courant. Mais ses muscles étaient solides comme la pierre, il ne les contrôlait plus. Tout ce dont il était capable en cet instant, c’était observer les flammes lécher avidement l’ardoise, le bois et le polystyrène. La langue flamboyante commençait à ramper au plafond, gagnant du terrain. Il tremblait, la sueur gouttelait sur son front, ses dents claquaient. Mme Farnsworth vint alors se placer à son côté, posa sa main sèche sur l’épaule moite de son élève. Elle n’obtint aucune réaction, comme si elle n’était pas là. Car pour lui, il était seul, seul avec ce feu destructeur. L’enseignante, elle, n’avait pas peur, elle s’impatientait simplement. Elle agrippa donc le poignet de Porcinet, prête à le traîner vers la sortie s’il le fallait. Celui-ci eut pour seule réaction de se dégager de l’étreinte forcée, et ce de manière violente. Il avait envie de la frapper, de l’obliger à le lâcher, qu’elle comprenne que jamais elle ne devait le toucher. Il se mit donc à battre des bras, à la recherche de la vielle. Lorsqu’il la toucha, celle-ci se mit à se plaindre, voir même à lui hurler de sortir sur le champ. Il n’y prêta pas attention, le feu approchait trop pour qu’il s’occupe d’autre chose. Il sentait la chaleur qui montait en lui, il humait l’odeur du bois brûlé. Tout ce qu’il trouva à faire, ce fut de se réfugier dans un coin de la pièce, le plus loin du foyer rougeoyant. Pendant ce temps, la sirène ne cessait d’hurler le même refrain, toujours ces trois mêmes notes stridentes. Mme Farnsworth tenta une nouvelle approche, elle s’assit à côté de Porcinet, ne le toucha pas. Elle se contenta de lui parler calmement, d’une voix mélodieuse. Elle cherchait à le calmer alors que le garçon pleurait de toutes ses forces. Devant ses yeux embués, les flammes continuaient à progresser, toujours plus proches, toujours plus chaudes. Son cœur battait la chamade, son corps bouillait. Il se sentait nauséeux, mal en poins, et était persuadé que tout serait bientôt terminé. Et ce fut le cas. En une fraction de seconde le feu se répandit à la manière du champignon de la bombe atomique, tel le tsunami de la mer calme s’abat sur la berge, tel le volcan en éruption. Les langues de feu approchèrent à une vitesse fulgurante, sous la forme d’une bulle imposante couleur sang, soleil, paille, bois, coquelicot, feuilles séchées. C’était un panache de couleur, comme si tous les tubes de gouaches précédemment utilisés fusionnaient dans un mélange agressif et violent. Porcinet fut touché, brûlé. La douleur était insupportable. A l’instant même ou sa peau entra en contact avec le feu, ou sa peur fut à son apogée, tout les objets présents dans la pièce volèrent en éclat. Puis ce fut terminé. Le feu avait disparu, l’alarme c’était éteinte, la douleur n'était plus là.

      Mme Farnsworth : Oh mon dieu ! Qu’est-ce qui c’est passé !

    L’enseignante était à présent plus apeurée que ne l’avait été son élève. Autour d’elle, ce n’était que confettis. Les tables des enfants étaient brisées, parfois en petits morceaux. Les dessins n’étaient plus que de fins morceaux de papiers colorés et répandus à même le sol. Les ampoules au plafond n’étaient plus que des miettes de verres tombés à terre. Le tableau d’ardoise était brisé en deux, couvrant les pavés fièrement. La prof désemparée se mit à penser à voix haute.

      Mme Farnsworth : Bon euh... Je devrais renvoyer les élèves chez eux. Je me doutais que j’aurais du mal avec lui aujourd’hui, mais pas à ce point…

    Car ce qu’elle ignorait, c’est que ce carnage était la première expérience magique de Porcinet. Et que ce qu’il restait de la pièce, c’était ce qu’il avait imaginé découvrir, une fois que le feu, imaginaire lui aussi, aurait disparu. Après cet incident, personne n’osera plus jamais dire qu’une séance de prévention est sans danger…



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Porcinet M. Mayfleet le Lun 29 Nov 2010 - 20:18, édité 4 fois
Porcinet M. Mayfleet
Admin | Poufsouffle
Lιttℓε ριg ιη thε ωιηδ avatar
.

Age : 22
258 messages
Amour : no one

Pensine
Orientation Sexuelle: Homosexuel
Année d'étude: 6ème année
Caractère: Fragile - Autiste - Distant Imaginatif - Troublant - Naïf - Colérique Enfantin - Généreux - Solitaire

Absence : Débordé
MessageSujet: Re: Porcinet ✖ L'enfance Intemporelle {Admin} Lun 29 Nov 2010 - 17:29


ϟ CHAPITRE DEUXIÈME ϟ
« Ce qu'en dit ma psychologue »

    _____Bonjour, je me nomme Evanah Duniel. Je suis la psychologue de Porcinet, mais cela vous devez le savoir. Que souhaitez-vous apprendre de moi ? Je pourrais commencer par la première fois que je l’ai rencontré si cela vous convient. Parfait ! Je ne saurais vous dire la date exacte de sa première visite, mais je me souviens qu’il s’agissait d’un jeudi. Il avait non loin de quatre ans et semblait tellement charmant. Il avait ce petit sourire angélique que l’on perçoit rarement sur les visages enfantins dans ce lieu. Il tenait son père par la main et trainait des pieds nonchalamment, réticent à ce contact. Il n’avait rien à voir avec tous les enfants que j’avais pu avoir avant. C'est pour cette raison qu’il m’a fasciné dès le premier jour, et que je me suis rapidement attachée à lui. Ses parents m’avaient raconté les nombreuses crises de colère dont il faisait preuve, et l’acharnement qu’il montrait à se cloitrer dans un coin et ne parler à personne. Il faisait même peur à certains élèves de sa classe d’après les plaintes que recevaient Mr et Mme Mayfleet. Ils étaient effondrés par le comportement anormal de leur enfant. En moins d’une heure j’avais décelé le syndrome que n’importe quel médecin aurait vu. Cet enfant était atteint d’autisme. Les séances avec lui se sont alors multipliées. Joanne et Peter assistaient aux entretiens à tour de rôle. Plusieurs mois furent nécessaires avant que Porcinet ne commence réellement à se dévoiler. Et après plusieurs heures durant lesquelles il m’expliquait ce qu’était sa vie, je compris qu’il avait ce que l’on peut appeler la « pensée visuelle ». Plutôt que de parler avec les autres, de s’exprimer comme le faisaient la majorité des enfants, il imaginait les mots, les émotions. Son langage était celui de l’image, et il était le seul capable de se lire, sans pour autant se comprendre. J’avais le sentiment qu’il devinait les émotions des personnes l’entourant. A mon approche, il pouvait être doux et coopérant lorsque j’étais d’humeur joyeuse, autant qu’il pouvait rester muet et intouchable lorsque l’agacement ou le chagrin étaient en moi. J’ai fini par surnommer cela « le syndrome du décodeur », et il s’agissait toujours d’un sujet très animé avec mes collègues.
    _____Au début les choses étaient assez simples. Il s’était vite habitué à moi et me parlait plus qu’à ses propres parents. Il savait qu’il pouvait avoir confiance en moi. Mais cela n’avait pas duré. Je pourrais compter trois périodes distinctes suivant le décès de son père. La première arriva rapidement, il s’inventa un ami dénommé Mr Patate. Ce fut une période dominée par le chagrin et l’isolation. De nouveau il refusait de parler, ne me répondant que par des signes, de manière peu explicite. Puis la seconde période à débuté lorsque sa mère a reprit le travail. Porcinet a alors commencé à chercher à se faire remarquer. Allant jusqu’à voler dans une boutique, il s’est créé pas mal de petit soucis dont personne n’a osé lui reprocher la responsabilité. Puis il c’est calmé, est revenu à son état « normal », un enfant enfermé dans son imagination, communiquant avec le monde par de brèves phrases et des images à foison. Cela est survenu lorsqu’il est entré au collège et qu’il a quitté les écoles publiques. Depuis je le vois rarement mais je continue à me préoccuper de sa santé. Il est devenu comme un fils pour moi.

    ✩✩

    _____Périphérie de Londres, En voiture, Huit ans, Mardi midi. C’était une journée maussade durant un mois d’Août pluvieux. La voiture avançait à une allure respectable, emportant Porcinet et sa mère loin de la ville. La circulation était fluide, seules quelques rares voitures avaient osées s’aventurer à l’extérieur. Les citadins préféraient rester chez eux, manger un épais sandwich, affalés devant la télé qui diffusait des émissions plus abrutissantes les une que les autres. C’était sans doute ce que faisaient Misandre et Honoré Dyui, encore inconscient que leur fille et le petit fils étaient en chemin, porteur d’une bien triste nouvelle. Dans la vielle Austin rouge et cahotante, Joanne luttait contre elle-même, s’obstinant à ne laisser paraître aucun chagrin. D’un brusque mouvement de volant, elle quitta la voie rapide. Une fine larme glissa alors le long de sa joue, elle ne pouvait la retenir. Observant dans son rétroviseur central, elle vit que Ciné n’affichait aucune émotion, il semblait absent comme à son habitude. La voiture reprenait de la vitesse alors que les champs défilaient devant leurs yeux. Après quinze minutes d’un silence complet, simplement perturbé par le bruit chevrotant du moteur, ils arrivèrent aux abords d’une forêt. Porcinet observait le siège vide à droite de sa mère – puisqu’elle conduisait à gauche – un lapin s’y trouvait. De couleur grise, une pâte tordue, une oreille brisée et un œil absent. Il semblait en piteux état alors qu’à son habitude, il était blanc et plein de vie. L’enfant préféra détourner son regard du siège vide, culpabilisé par cette vision maussade. Face à lui, la route s’étendait à perte de vue, droite et infinie. Seule la pluie obstruait la vue, et ce de manière irrégulière. L’autiste n’y prêtait pas attention, se contentait d’observer, sans pour autant regarder quelque chose de précis.

      Porcinet Mayfleet : Naaaannnn...

    Sa mère sursauta, mit un coup de volant et la voiture changea de file, passant à droite. Pendant ce temps, Porcinet s’inquiétait pour la biche qui traversait la route, il avait peur que sa mère la renverse. Celle-ci s’énerva, effrayée par ce que la peur et la tristesse lui avaient fait faire.

      Joanne Mayfleet : Mais qu’est-ce qui te prends ?
      Porcinet Mayfleet : T’as faillit écraser Bambi !

    Bien entendu, Joanne ne vit rien sur la route, simplement l’eau qui ruisselait sur le pare-brise, car il s’agissait de la seule chose qui était visible en cet instant. Puis de nouveau, le silence retomba, la voiture reprit sa place sur la gauche et le trajet dura encore quelques minutes sans incident.

      Porcinet Mayfleet : Il ne reviendra pas.
      Joanne Mayfleet : Non, mon chéri.
      Porcinet Mayfleet : Pourquoi on va chez Papi et Mami ?
      Joanne Mayfleet : Je ne connais pas sa famille...

    Le lapin gris se mit à se tordre de douleur, la goûte au nez, la queue agitée. Il bondissait à l’aide de ses trois pattes valides, se frappait le visage contre la portière. Il était extrêmement agité, s’infligeait seul de nouvelles blessures. Un coup de dents par ci, un coup de griffe par là. Ciné avait peur, pâtissait de la douleur de ce pauvre animal que lui seul voyait. Il comprit qu’il devait arrêter, ne plus parler de cela. Se taire comme il le faisait si bien habituellement. Alors, il baissa la tête, abandonna l’animal à sa douleur et s’enferma dans sa bulle. Il ne se sentait pas triste, il n’éprouvait aucun sentiment. Il n’était qu’un corps incapable de posséder ses propres émotions. Tout ce qu’il était capable de faire, c’était de voir celles des autres aux travers d’images, principalement animalières. Il sentit alors un contact froid sur son bras. S’y trouvait une main blanche comme neige, accompagnée d’un bras, d’un torse, d’une tête et de tout ce qui composait un humain. Ses yeux vitreux étaient sur le point de laisser s’échapper quelques larmes.

      Mr. Patate : Pourquoi il est mort ?.
      Porcinet Mayfleet : J’en sais rien…
      Joanne Mayfleet : Pardon ?
      Porcinet Mayfleet : Pourquoi Papa est parti ?
      Joanne Mayfleet : Rien n’allait plus…
      Mr. Patate : Et pour nous alors ?

    Porcinet ne répondit rien, il se contenta de regarder sa mère par le biais du rétroviseur. Elle pleurait. Assis à côté de lui, celui qui deviendrait bientôt son ami laissait lui aussi s’exprimer son chagrin. La voiture quitta alors la route, s’engageant sur un chemin boueux. Bientôt, ils devraient annoncer la triste nouvelle à la famille.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Porcinet M. Mayfleet le Ven 3 Déc 2010 - 17:03, édité 5 fois
Porcinet M. Mayfleet
Admin | Poufsouffle
Lιttℓε ριg ιη thε ωιηδ avatar
.

Age : 22
258 messages
Amour : no one

Pensine
Orientation Sexuelle: Homosexuel
Année d'étude: 6ème année
Caractère: Fragile - Autiste - Distant Imaginatif - Troublant - Naïf - Colérique Enfantin - Généreux - Solitaire

Absence : Débordé
MessageSujet: Re: Porcinet ✖ L'enfance Intemporelle {Admin} Lun 29 Nov 2010 - 17:29


ϟ CHAPITRE TROISIÈME ϟ
« Ce qu'en dit mon père »


    _____Ne me jugez pas ! Vous ne savez pas de quoi est faite ma vie ! Ne me regardez pas ainsi, c’est vrai que je me suis fais passer pour mort mais je suis ici pour vous expliquer. L’amour est la source de tous mes problèmes, ça a commencé lors de ma vingtième année, pendant l’été. Cela faisait trois ans que j’étais avec la même fille, une moldue, et je m’étais décidé à la demander en mariage. Je voulais lui apprendre mes origines sorcières au même moment, c’est pourquoi j’ai décidé de lui offrir la bague en la faisant voler. Après lui avoir expliqué qui j’étais et avoir fait ma demande, je ne l’ai jamais revu, elle avait fuit. Il m’a fallu six longues années avant de tomber de nouveau amoureux. Joanne était également une moldue et j’ai donc préféré ne pas lui parler de magie. Puis les choses avançaient bien, nous nous sommes mariés, nous avons eu Porcinet, puis Joe-Anna. Mais voilà, Porcinet commençait à montrer des traces de magie et j’avais peur de devoir révéler à nouveau mes pouvoirs. J’ai préféré fuir ma famille et savoir qu’ils m’aimeraient pour toujours, plutôt que de risquer d’être rejeté. J’ai écrit une lettre de suicide puis j’ai quitté la maison familiale, pour toujours. Un ami du ministère, Pilastre Wells, m’a aidé à organiser ma mort, puis à changer de nom et de vie. J’ai quitté le monde des moldus par lâcheté, je le regrette à présent, mais je ne peux pas faire marche arrière.
    _____Lorsque Porcinet a reçut sa lettre de Poudlard, j’ai souhaité l’aidé à entrer dans le monde de la magie. Il avait besoin d’un guide pour comprendre ce qu’était cette école et toutes les règles qui existaient dans ce monde qui était à présent le sien. C’est pour cette raison que j’ai demandé à Pilastre de l’accompagner sur le chemin de traverse. Même si je suis mort pour mes enfants, je continue à agir comme un père, je ne peux pas les abandonner une nouvelle fois.

    ✩✩

    _____Londres, Chemin de Traverse, Découverte du monde magique, Mercredi midi. Le soleil brillait de milles feux durant cette journée de découverte. Un filet de lumière dorée s’enroula le long du bout de bois, l’étreignant avec force et douceur à la fois, remontant le manche à une vitesse modérée et envoutante. La fine et longue baguette vibrait au rythme des douces frappes déposées sur la brique précédemment sélectionnée. Le liquide magique s’attaqua à la brique rouge, la laissant fondre dans une nuée de paillettes luisantes. Bientôt, les briques disparurent, laissant apparaitre une arche d’or. Derrière s’étendait une rue pavée à perte de vue.

      Pilastre Wells : Bienvenue sur le Chemin de Traverse.

    Pilastre observa le visage de son protégé, déçu de n’y voir aucune stupéfaction, pas la moindre trace d’admiration. Ils franchirent l’arcade d’un pas décidé alors que celle-ci commençait déjà à disparaitre, laissant le mur de pierre reprendre sa place.
    Devant un magasin, les rayons du soleil donnaient vie à un étalage de chaudron, faisant onduler leur surface de pierre telle des vagues au gré du vent. Certains laissaient apparaitre des images sombres de personnes habillées de longues robes, remuant à des rythmes variés les contenus de leurs chaudrons, y ajoutant des ingrédients encore inconnu. Sans doute souhaitaient-ils raconter leur vie passée aux mains d’un ancien maitre ? Porcinet n’y prêta pas attention, posa son regard sur une pancarte annonçant : « Chaudrons - toutes tailles - cuivre, étain, argent - touillage automatique - modèles pliables. »

      Pilastre Wells : Il t’en faudra un, mais on va commencer par nous rendre à la banque. Ton père a laissé une petite somme.

    Il aurait fallut une demi-douzaine d’yeux supplémentaires pour admirer toutes les traces de la magie, mais Porcinet s’en moquait, il avait entendu parler de son père, plus rien n’avait d’importance. Ils se rendirent à la banque. Sur le chemin, Pilastre ne cessait d’interpeller Ciné pour lui montrer tel ou tel boutique, lui expliquer quelques termes du monde magique ou encore lui montrer quelques tours de magie. L’enfant ne prêtait attention à rien, il ne remarqua pas les nuées de chouette entrant dans une boutique voisine, il ne fit pas plus attention au ciel changeant de couleur à chaque fois qu’il croisait une personne semblant de mauvaise humeur. Il ne porta pas plus attention aux chats, rats, souris, serpents, lions, oiseaux, girafes ou éléphant qu’il pouvait croiser. Tout cela était habituel pour lui… Il s’ennuyait, n’attendait que l’arrivée dans le coffre de son père. Enfin il pourrait atteindre l’un des lieux qu’avait visité son paternel.
    Ils arrivèrent enfin devant le grand bâtiment blanc comme neige. C’était peu dire car les murs mouvants n’étaient en faite qu’une pluie de neige épaisse et infranchissable. Quelques flocons s’éloignaient un peu de leur trajectoire initiale, virevoltaient en direction de notre cher ami. Celui-ci leva la tête au ciel, ouvrit la bouche, cherchant à gober quelques particules blanches. Un Legé bruit de rouille se fit entendre. Devant eux, un portail de bronze aux nombreux motifs animés s’ouvrait lentement. Ciné eu tout le temps d’observer la structure mouvante. Chaque arcade se pliait, s’entrelaçait. Il pouvait y voir des humains lançant des flèches contre des créatures sombres et malveillantes.
    Un lutin les accueillit, l’enfant n’y prêta pas attention, il était parti dans sa rêverie une fois de plus.

      Pilastre Wells : J-A. arête ça !

    Le wagon tanguait de droite à gauche sous le poids de Joe-Anna qui semblait bien s’amuser. C’est à ce moment seulement que Porcinet se souvint que sa sœur était là elle aussi. Depuis le début de la journée il n’avait porté aucune attention à toutes ses paroles, jérémiades et crises de nerfs. Comme souvent, il oubliait que sa sœur existait, c’était sans doute préférable. Le wagonnet stoppa net, le lutin les fit descendre face à une porte qu’il ouvrit sans la moindre difficulté. A l’intérieur, un tas d’or, d’argent et de bronze les attendait. Pilastre leur expliqua de manière brève la valeur de chaque pièce puis il se dirigea au fond du coffre. Il revint avec un sac de toile qu’il rangea dans sa cape, puis il prit quelques pièces et ils quittèrent les lieux.

      Porcinet M. Mayfleet : Tu es vraiment sûr que cette banque n’était pas la maison du père noël ? Il y avait pourtant ses lutins un peu partout dedans !
      Pilastre Wells : Ce ne sont pas des lutins mais des gobelins, ne les confonds pas ils pourraient ne pas apprécier.
      Joe-Anna W. Mayfleet : Laissez tomber, il ne comprend rien...

    La journée avait bien avancé, ils avaient presque terminés leurs achats, il ne restait plus que les deux baguettes magiques. Ils entrèrent dans la petite boutique chaleureusement accueillit par le vendeur. Celui-ci décida de commencer par Joe-Anna, qui après plusieurs tentatives fit apparaitre une rose noire qu’elle lui offrit aimablement avant qu’elle ne disparaisse en un nuage de fumée. Pendant ce temps, au fond de la boutique Pilastre sortait du sac en toile un exemplaire des [i]Contes de Beedle le Barbe[i] qu’il tendit à Ciné, ainsi qu’une pierre. Porcinet en ouvrit la première page sur laquelle son père avait écrit à la main « lit ce livre, tu comprendras ce qu’est cette pierre, ne l’utilise qu’en dernier recours ». Une fine trace d’incompréhension se dessina sur le visage de l’autiste, puis il rangea le livre avec précaution, en oubliant déjà qu’il s’agissait d’un cadeau de son père.

      Le vendeur : Je pense que c’est à vôtre tour jeune homme.

    Porcinet s’approcha donc du vieillard qui déjà lui tendait une première baguette. Au bout de la deuxième déjà le commerçant semblait satisfaisait. Il s’était mit à pleuvoir dans la boutique, une pluie torrentielle dont chaque goutte atteignant le sol laissait pousser une fleure. On ne distinguait plus rien d’autre que des roses, des tulipes, des coquelicots, des jacinthes, des tournesols, des acacias et toute autre merveilleuses plantes. Ciné en perdit sa baguette de surprise, et tous ces végétaux disparurent dans un nuage d’or. De l’autre côté, Pilastre et Joe-Anna discutaient d’un air sévère, sans porter attention à la féérie qui les entourait.

      Pilastre Wells : Voici pour toi, c’est une lettre écrite par ton père.
      Joe-Anna W. Mayfleet : Il est mort, qu’est-ce que cela peut bien faire qu’il m’ai écrit une lettre !
      Pilastre Wells : Justement, tu te trompe. Il ne voulait pas que tu le sache mais je préfère te mettre au courant. Ton père c’est fait passer pour mort chez les moldus, les sorciers y ont cru aussi. Pour pouvoir revenir il a prit la place d’un autre… C’est séparé du corps et à prit son apparence… Mais il a été démasqué et maintenant il est à Azkaban…
      Joe-Anna W. Mayfleet : Il est où ?!
      Pilastre Wells : A Azkaban, la prison des sorciers.
      Joe-Anna W. Mayfleet : Vous êtes donc en train de me dire que mon père n’est pas mort, que c’est un meurtrier et qu’il est en prison...
      Pilastre Wells : Oui, je suis désolé de te l’apprendre ainsi mais certaines personnes seront peut-être au courant à Poudlard et je veux que tu protège ton frère. Tu comprendras mieux pourquoi il a agit ainsi en lisant la lettre.

    Joe-Anna lui arracha la lettre des mains et se mit à lire à toute vitesse. A peine entrait-elle dans le monde de la magie que déjà elle le détestait. Ce monde qui lui avait enlevé son père, puis rendu mais emprisonné. Elle devrait pourtant se rendre à Poudlard et protéger son frère qu’elle jalousait pour l’attention qui lui avait toujours été porté alors qu’elle restait à l’écart et invisible pour ses parents. Elle le ferait pour son père, uniquement pour lui pendant que Porcinet continuerait à vivre son conte de fée…


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Porcinet M. Mayfleet le Lun 27 Déc 2010 - 17:46, édité 7 fois
Porcinet M. Mayfleet
Admin | Poufsouffle
Lιttℓε ριg ιη thε ωιηδ avatar
.

Age : 22
258 messages
Amour : no one

Pensine
Orientation Sexuelle: Homosexuel
Année d'étude: 6ème année
Caractère: Fragile - Autiste - Distant Imaginatif - Troublant - Naïf - Colérique Enfantin - Généreux - Solitaire

Absence : Débordé
MessageSujet: Re: Porcinet ✖ L'enfance Intemporelle {Admin} Lun 29 Nov 2010 - 17:29


ϟ THE END ϟ
« ... »


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Porcinet M. Mayfleet le Lun 29 Nov 2010 - 18:57, édité 3 fois
Contenu sponsorisé

.


messages


MessageSujet: Re: Porcinet ✖ L'enfance Intemporelle {Admin}

Revenir en haut Aller en bas
Porcinet ✖ L'enfance Intemporelle {Admin}Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Appelo-Mortem :: 

┤Gestion du personnage├

 :: 

Cérémonie des Répartitions

 :: 

Mémoire du Choixpeau

-