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Tout était pourtant si calme. [Prio Luna]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Emma S. Hannigan
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MessageSujet: Tout était pourtant si calme. [Prio Luna] Ven 22 Avr 2011 - 15:23

Début Novembre. 5eme année. 15 ans.

    J’avais entendu dire que l’endroit préféré des gens curieux, légèrement rêveurs, était la bibliothèque. J’adore y aller et j’y suis très souvent : toutes ces rangées de livres, aussi longues que grandes, tout ces secrets. On pouvait découvrir chaque jour des centaines de nouvelles choses, de sujets dont on n’oserait à peine parler en public. Créer sa bulle, son monde. Je n’ai jamais eu besoin de passer des heures entières et perdues dans cet endroit pour laisser libre court à mon imagination. Cependant mon endroit préféré à moi, c’est la salle des trophées. Rien que son nom m’attire. L’une des salles les plus précieuses de Poudlard. Elle renfermait tant d’histoire : celle du château, mais aussi celles de ceux qui avaient gagné les trophées. Et dans de secrets. Derrière chaque victoire se cachait une bataille, et derrière chaque bataille il y avait des objets, des gens. Derrière chaque personne ou objet se cachait une histoire. Et dans celle-ci, tout le monde sait bien, que les secrets sont présents.

    ¤ ¤ ¤

    C’était une après midi, début Novembre. La neige recouvrait le parc de Poudlard entièrement. Elle était en avance cette année. Depuis peu, le temps se dégradait, les saisons se mélangeaient. Nous n’étions plus à l’époque de nos parents, ou arrière-grands-parents, où l’été c’était l’été, l’hiver c’était l’hiver et les entre-saisons étaient les entre-saisons : un automne, un printemps. Je m’ennuyais fermement dans ma salle commune. Amy et Wendy étaient toutes les deux partis pour préaulard, j’avais refusé de les suivre à cause du temps. J’allais ranger mon livre dans ma valise. Depuis le début d’année, un première année, tout nouveau, s’amuser à voler dans la salle commune des Serdaigle. Nous n’allions pas tarder à découvrir de qui il s’agissait, il allait passer un mauvais quart d’heure. Par le slip de Merlin, à présent, les enfants de onze ans volait leurs camarades ! A Poudlard ! Je soupirai.

    J’empruntais le couloir de gauche pour me rendre à la salle des trophées. Peu d’élèves passaient par ici. L’endroit n’était fréquenté que par les élèves perturbateurs qui allaient une heure de colle ou les élèves parfois trop ailleurs, trop dans leur monde : un peu comme moi par moment. Le chemin jusqu’à cette salle était plutôt sombre, et le silence qui régnait ce jour là pouvait paraître effrayant. Je sentais les tableaux de Poudlard me suivre des yeux, se demandant quelle sorte de jeune fille je pouvais bien être, un peu déconcertés. Normalement, un week-end, personne ne devrai être présent. J’arrivais à l’intersection, je sentis comme une impression bizarre, comme si tout à coup je n’étais plus seule mais que cette personne ne souhaitait pas se montrer. Voila que je devenais parano. Mon pas s’accéléra un peu. Un bruit d’amure tomba terre. Un esprit frappeur ? Au dernière nouvelle, il n’y en avait plus à Poudlard. Un fantôme ?

    « BOUH !!! » Je dis un bon de trois mètres en arrière. « Ah, t’as trop flippé Emma ! T’aurais du voir la tête que t’as tiré ! » Mon amie était morte de rire. Elle adorait me faire peur, c’était facile aussi, j’étais toujours plongée dans je ne sais quelle pensées.
    Emma. « Oui tu m’as eu sur ce coup la ! Mais ne le refait plus jamais ici, s’il te plaît. » Dis-je en souriant content de voir mon amie de Gryffondor. Bien qu’un peu dérangée de ne pas pouvoir poursuivre mes pensées et me rendre dans la salle des trophées tout de suite.
    L’amie. « Je sors d’une heure de colle. Je rejoins les autres dans la grande salle, tu veux venir ? »
    Emma. « Non, merci, mais je vais continuer sur mon chemin, il faut que je regarde quelque chose. »

    Mon amie partit en riant et en lâchant un petit « toujours la même, Minnie ». Le silence régna de nouveau dans le couloir. Et étrangement, cette impression d’être observée ne m’avait pas lâché. Je décidais d’en faire abstraction et de continuer sur ma lancer. La salle n’était à présent plus très loin. Sur le chemin je reconnu un passage secret que m’avait enseigné Amy ; ma grande sœur avait passé des heures à chercher des chemins cachés de Poudlard. J’arrivais de la grande porte poussiéreuse. J’appuyais une petite main dessus pour l’ouvrir, puis l’essuya légèrement sur mon jean pour enlever la poussière ; oui, je ne portais jamais l’uniforme le week-end. Je passai dans les rangées, pas encore nettoyer. Puis finalement, je rejoins ma place préféré, à côté d’un grand livre où était répertorié chaque trophée, chaque biographie des personnes l’ayant gagné. Lorsqu’une personne m’attirait, j’allais voir son trophée, et imaginait quelle avait pu être son sentiment à la victoire, sa bataille. Je pouvais y passer des heures entières.

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E. Luna Hayden
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MessageSujet: Re: Tout était pourtant si calme. [Prio Luna] Ven 22 Avr 2011 - 20:52

« J’aurais voulu vivre dans un monde où Frollo,
par amour, aurait renoncé au meurtre de La Esmeralda »
Diane Coomans
    Il est des mots que je connais, des mots importants pour le monde, pour la société mais également pour chaque individu. Il est des mots qui régissent la vie de chaque homme. Moi je sais les prononcer, je sais le dire. Je pourrais même en parler parce qu’on m’a déjà défini leur sens avec de nombreuses explications mais ces mots, même si je les connais, je ne les ressens pas. Je les vois, je les perçois et je pourrais même les placer dans une conversation ou pour expliquer un comportement mais ils ne m’habitent pas. Ils ne sont pas miens. Il y a comme une connexion dans le cerveau qui me manque. C’est maman qui m’explique cela. Alors ces mots-là, il est probable que jamais je ne sache réellement les ressentir. Pourtant ils sont importants, pourtant ils sont beaux. Quand j’entends Yuna qui m’en parle, je frissonne avec elle et j’admire ses yeux pétillants, son cœur qui bat, son sourire rayonnant mais pourtant c’est comme si cela ne me touchait pas, comme si je ne comprenais pas vraiment ce qu’elle me racontait parce que je ne le vivais pas. Il y a des mots comme cela que je suis contente de ne pas ressentir. « Peur » par exemple. Quand on m’en parle, cela semble loin d’être joyeux alors je me sens même soulagée de l’éviter mais il y en a d’autre que je regrette de ne pas connaître parce que je peux le lire sur le visage des gens et je peux presque palper leur bonheur sans pour autant le comprendre. C’est horrible, indéfinissable. Mais c’est comme cela. Parmi ces mots-là, ceux qui me manquent et qui créent un vide à l’intérieur de mon âme, il y en a un qui surplombe tous les autres. Un que j’envie même. Celui-là, c’est « Amour ».


    C’était une après-midi de week-end comme toutes les autres. Chez les Gryffondors la fête était au rendez-vous et particulièrement dans le dortoir de deux jeunes demoiselles. L’une rousse comme le diable, l’autre blonde comme les blés. Luna et Yuna, assise sur un lit, discutaient avec passion et entrain. Elles parlaient des cours, de leur travail, de leur matinée, de la journée de demain durant laquelle elles avaient prévu d’aller à Pré-Au-Lard se détendre un peu, faire quelques courses, boire une bierraubeurre, dévalise le magasin de farces et attrapes et d’autres idées encore qui leur germeront durant la nuit. Luna ne put s’empêcher de glisser quelques mots sur ses parents qui lui manquaient mais également sur tous ses frères et sœurs qui se trouvaient loin d’elle. Parler de sa fratrie apporta le sujet inévitable d’Emilian, le seul frère de la gryffondor à être également sorcier. Mais Emilian était loin de ressembler à sa sœur, loin d’être proche d’elle également, d’ailleurs. Emilian était un serpentard froid, calme et manipulateur qui n’aimait les gens que lorsqu’il avait besoin de lui. Un jeune garçon machiavélique, quelque peu effrayant et qui ne ratait jamais une occasion pour montrer à sa petite sœur qu’elle était plus un boulet pour lui qu’autre chose. Un énorme contraste avec la petite Lune qui était incapable de mentir, qui ne tenait pas en place et qui aimait son frère à la folie malgré le mépris qu’il affichait pour elle. Emilian était un sujet de conversation fréquent entre les deux meilleures amies. D’un part parce que Luna adorait son grand frère et d’autre part parce que Yuna ne supportait pas la manière dont il traitait son amie d’enfance et à plusieurs reprise, la petite fusée rouge avait dû empêcher son amie d’aller gifler le vil serpentard. Mais parler d’Emilian apporta un autre sujet sur la table, ou plutôt sur le drap : les garçons. Un sujet que Luna ne comprenait décidément pas et n’avait pas envie de comprendre. Pour elle, le sexe masculin n’avait pas plus d’intérêt que le sexe féminin et ne valait pas plus que cela la peine d’en faire une dissertation mais Yuna, beaucoup plus superficielle mais également plus terre à terre, elle, y voyait une forte utilité. Et c’est ainsi qu’elle raconta à son amie ses derniers déboires amoureux, ses derniers petits copains et d’autres petites histoires d’adolescents de quatorze ans que, pourtant, Luna écouta avec passion parce que tout ce qui sortait de la bouche de Yuna était forcément magnifique…

    Mais le temps passait, emmenant avec lui heures et minutes. Yuna, qui avait justement un rendez-vous important avec un serdaigle quelconque, devait partir et abandonner sa camarade. Loin de se laisser démonter, Luna décida alors de faire un petit tour. Puisque de toute façon, elle n’avait rien à faire de particulier dans la tour de gryffondor, autant mieux en profiter pour se dégourdir les jambes, prendre un peu l’air et pourquoi pas rencontrer des gens, papoter un peu, faire l’idiote ou trouver Peeves afin de préparer de nouvelles petites farces drôles à faire aux professeurs ou aux étudiants. Voilà plusieurs projets qui trottèrent dès lors dans la tête de la petite boule d’énergie. Une fois Yuna partie, Luna se releva alors et siffla son petit raton, Knox afin qu’il vienne se nicher sur ses épaules. Le petit animal gris ne se fit pas prier et à l’appel de sa maîtresse, il quitta rapidement l’oreille derrière lequel il était caché et vint monter sur la main tendue de la rouge et or avant de se diriger sur son bras, vers l’épaule où il allait s’installer confortablement. Une fois Know bien à l’aise, Luna alla dans sa table de nuit prendre son harmonica accordé en C et elle quitta la tour de gryffondor, l’instrument à la bouche, jouant dès lors une petite mélodie agréable qui s’en alla flatter les oreilles des quelques traînards affalés dans les fauteuils de la salle commune. Et voilà notre petite fusée rouge en vadrouille. Mais aurait-elle pu prévoir que sa prévision d’une fin d’après midi pleine d’allégresse et d’innocence allait éclater à la vue d’une certaine personne ? Certainement pas parce que, si elle ne l’avait pas croisé sur son chemin, la jeune fille aurait pu oublier cette fameuse personne…

    Alors que la boule d’énergie rousse gambadait joyeusement dans les couloirs, son attention fut soudainement attirée par une voix qu’elle ne connaissait que trop bien, une voix qu’elle avait souvent entendue ces derniers temps, trop souvent entendue. Une voix douce et fluette qui charmait son corps entier. Luna détourna la tête, laissant tomber son bras qui tenait l’harmonica le long de son corps. Son regard se posa immédiatement sur l’origine de la voix : Emma Hannigan se tenait là, dans toute sa splendeur, de toute sa hauteur, plus belle que jamais. Luna ne sut trop que faire et son premier réflexe fut de se cacher derrière une statue. Elle ne savait trop pourquoi elle se comportait ainsi. Elle ne connaissait même pas vraiment cette demoiselle. C’était une serdaigle quelconque d’une année au dessus de la sienne mais cette jeune femme avait un effet sur Luna que la pauvre ne comprenait pas. Ses longs cheveux blonds, ces yeux bleus joyeux, cette innocence dans la posture la touchait au plus profond de son âme. La petite fusée rouge sentit son cœur s’accélérer, son corps entier sans pour autant réussir à expliquer ses réactions physique. Elle voulait comprendre ce besoin qu’elle ressentait de voir Emma, de lui parler, de la toucher, d’être près d’elle, avec elle, contre elle. Alors elle se mit à la suivre, discrètement, dissimulée derrière les statue jusqu’à ce qu’elle voit la jeune serdaigle disparaître derrière un portait. Heureusement Luna avait tout vu et l’instant d’après, elle s’engouffrait également dans le passage secret pour atterrir, après quelques pas dans le noir, dans la salle des trophées. Immédiatement, elle chercha du regard le bleue et bronze qui n’était pas bien loin. Emma Hannigan, resplendissante, se tenait debout devant le grand livre, le registre des trophées et des coupes de la salle. Elle était ravissante ainsi plongée dans ses pensées et sans comprendre pourquoi elle agissait ainsi, Luna laissa ses pas la guider vers la blondinette et engagea même la conversation. « Heu…Salut ». C’était, certes, un peu bancal mais que dire de plus à cette figure de poupée. Luna ne savait même pas pourquoi elle était venue lui parler mais elle sentit bien qu’il fallait s’expliquer, se justifier alors, elle ouvrit la bouche d’un air peu rassurée et demanda d’une voix douce : « Je…heu…Tu venais aussi admirer les trophées ? » Quelle étrange besoin que de vouloir à tout prix trouver des points communs avec cette inconnue, cette Emma Hannigan qui avait l'effet d'un calmant sur notre petite fusée rouge.


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MessageSujet: Re: Tout était pourtant si calme. [Prio Luna] Sam 23 Avr 2011 - 13:18

    Inconnue. « Heu … Salut. »

    Je me retournai surprise. Il n’y avait pourtant personne normalement à cette heure ci dans la salle des trophées. Soudain, cette impression bizarre d’être suivi me revint en mémoire. Je regardai cette petite rousse, bien qu’elle ait plus les cheveux rouges que roux. J’avais l’impression de l’avoir déjà vue dans le château. Son petit air d’enfant surexcitée avait laissé place à une attitude timide, bancale, qui n’allait surement pas durer. C’est logique d’être réservé la première que l’on adresse la parole à quelqu’un. Mais quand même, j’admirai presque le courage qu’avait eu cette jeune fille en s’adressant à moi de manière si … directe. Je n’aurai moi-même jamais osé aborder quelqu’un en premier, ne serait-ce que par un simple « salut ». Je me détournai totalement de mon livre pour faire face à l’inconnue en face de moi.

    Inconnue. « Je … heu … Tu venais aussi admirer les trophées ? »

    Un sourire se forma sur mon visage, sans que je ne su trop pourquoi. Je n’étais donc pas la seule de ce château à pensée que ces trophées méritaient d’être revisités encore et encore. La jeune fille en face de moi prenait de plus en plus d’entrain. J’avais comme l’impression que la partie d’elle que je voyais l’instant n’allait pas durée longtemps, comme si une autre partie, bien plus extravagante, prenait le dessus sur le reste. Elle était mignonne, et son air me rappelait vaguement celui d’Amy.

    Emma. « Oui. » Je ne savais pas trop quoi dire face une inconnue, par moment, ma timidité maladive me bloquait. « J’adore venir ici, c’est un endroit fascinant. »

    Le « fascinant » avait du paraître bizarre. Mais je ne voyais pas vraiment un autre moyen d’expliquer le fond de ma pensée. Puisque l’on se trouvait ici toutes les deux, pour une fois, pourquoi ne pas observer les trophées ensemble ? Du moins, quelques uns. Je décidai de prendre un exemple dans le livre qui me permettrai d’expliquer ce que j’avais voulu dire. Le livre était vraiment très vieux. Certains disaient qu’ils dataient de la création de Poudlard, et chaque année, le directeur venait le compléter ; la salle aussi, s’agrandissait au fur et à mesure du temps. Au départ, elle devait paraître vraiment vide, lorsqu’il n’y avait pas plus de dix trophées. Je trouvais cet endroit fascinant car c’était par l’usure des années, l’usure de temps, qu’elle avait pris de sa valeur. Dans cent ans, elle sera encore plus grande et plus précieuse ! Je trouvai un exemple facile, connu.

    Emma. « Regarde, ici, James Potter est devenu un attrapeur connu à Poudlard chez Gryffondor, et des années après, alors qu’ils ne s’étaient pas connus, Harry Potter est devenu un des plus jeunes attrapeur de Poudlard ! » Je marquai une pause un peu gêné, je n’avais pas pour habitude de faire de long monologue aux personnes que je ne connaissais pas. « Il est écrit qu’il n’a appris seulement après avoir été pris dans l’équipe que son père en avait fait lui aussi parti en tant que poursuiveur. Le destin existerait-il vraiment ? »

    Si elle ne me prenait pas pour une folle, comme ça aurait été le cas habituellement, c’était un miracle. Et malgré cela, j’étais complètement fasciné par les trophées qui avaient appartenus aux Potter. Cette famille avait une telle histoire, où tellement de choses coïncidées. Je pris ma baguette et jeta un sort de nettoyage pour les trophées qui devinrent brillant, mes yeux étaient grands ouverts toujours. Depuis petite, les gens me disaient que ms yeux reflétaient mon esprit, mais qu’il était pratiquement impossible de lire à l’intérieur. Je ne pensais même plus à la jeune fille à mes côtés, lorsque je me rendis compte qu’elle s’était un peu rapprochée, en train de m’observer.

    Emma. « Désolé … Moi c’est Emma. Généralement, mes amis m’appellent Minnie. » Dis-je en souriant.

    Je la regardai, me demandant comment elle pourrait s’appelait. Un prénom assez court, laissant place à un peu d‘imagination, très joyeux. J’avais toujours pensé que les prénoms des gens reflétaient leurs caractères. Ils devraient être choisis en fonction de la personne. Le problème, c’est qu’à la naissance, les parents ne savaient pas encore comment tournerait leur enfant. C’était dommage. Lorsqu’un prénom allait parfaitement à la personne, cela lui procurait tellement plus de charme. Dans mon cas, je trouve que mes parents ne sont absolument pas trompés, ni pour mes sœurs d’ailleurs.

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Dernière édition par Emma S. Hannigan le Lun 25 Avr 2011 - 12:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout était pourtant si calme. [Prio Luna] Dim 24 Avr 2011 - 17:01

    Dans ma tête, tout parait toujours si simple. Tout est soit tout noir, soit tout blanc. Je ne sais pas, c’est comme si il n’y avait jamais aucun juste milieu. Tout ou rien. Je simplifie tout à sa plus simple expression. Dans ma tête, je vois les gens et ils sont tout de suite associés avec un mot, avec une impression. Parfois je ressens cette impression et je la comprends, parfois elle me parait étrange et bizarre et je ne sais pas ce que c’est ou ce que je devrais en faire. Laura Owned, par exemple, ressemble à une sorte d’hyène dans mon esprit qui rigole et je la vois qui se moque, qui ricane et qui insulte. J’entends encore ces mots blessants et je sens mon cœur se serrer, mon estomac se torde sans pour autant que je ne perde mon sourire ou que je puisse mettre des mots sur cette espèce de sensation de malaise alors, l’instant d’après elle est oubliée. Timothé Smith, lui, apparait plus comme un loup, un magnifique loup aux poils doux duquel je serai le louveteau. Il me protège et avec lui, je me sens bien, en confiance. Mon cœur se réchauffe quand je pense à lui et je comprends alors cette sensation de perfection qui me touche : l’amitié et la sécurité. Avec lui, plus qu’avec n’importe qui, je me sens rassurée, comme avec mes grands frères qui ne se trouvent malheureusement pas à Poudlard. Baël Owned lui provoque un tremblement des mes membres que je ne sais contrôler. Même mes dents claquent et je le vois comme un gros monstre assoiffé de sang. Pourtant même si mes nerfs se tendent, je ne ressens rien. Je ne comprends pas. Je sais que je devrais m’inquiéter mais j’ai comme l’impression que rien ne m’arrivera et malgré ces sensations physiques, c’est mon inconscience qui gagne. Yuna, elle, est un magnifique papillon. Avec elle, je me sens bien en permanence, en confiance. C’est ma meilleure amie, l’unique sœur que je n’ai jamais eue. Notre duo Una restera pour l’éternité. Avec elle, c’est l’avenir que je vois. Et puis, il y a des inconnus que je vois quelques fois et qui se range vite au côté d’un animal parce que je perçois ce qu’ils ont au fond d’eux…Mais il y en a d’autres…Une en particulier qui a un effet sur moi indescriptible, que je ne comprends pas…Cette personne, c’est Emma Hannigan.

    Emma était une jeune demoiselle hypnotisant et même vue de dos. Elle avait cette cascade gracieuse de cheveux blonds qui frôlait les courbes de son dos, annonçant ses hanches harmonieuses et une silhouette resplendissante. Luna ne comprenait pas pourquoi elle observait ainsi la jeune demoiselle de serdaigle. Elle qui, d’habitude, n’accordait aucune importance au physique. C’était même quelque chose que la gryffondor ne percevait pas. Ni la beauté, ni l’esthétisme, ni la mode ni rien du tout. Elle y était complètement insensible sans même s’en rendre compte mais Emma. Emma ! Luna ne réussissait pas à détourner son regard d’elle. C’était comme un aimant. Sortant enfin de sa torpeur et de sa contemplation, Luna s’avança de manière timide vers la ravissante bleue et bronze, se demandant comment l’aborder, comment entamer une conversation. Elle, qui jamais ne se posait de question, qui toujours y allait franchement…Que lui arrivait-il ? Finalement, elle la salua d’une voix calme, d’un mot banal, ne sachant trop que dire de plus…Mais il fallait bien justifier cette interpellation alors elle demanda à la jeune demoiselle simplement si elle aussi venait admirer les trophées. A cette question, Emma se retourna entièrement vers Luna qui sentit son cœur battre plus vite, plus fort. Les yeux de la jeune pétillaient de joie, comme si le fait que quelqu’un s’intéresse au trophée représentait un soulagement en soi...

    « Oui…J’adore venir ici, c’est un endroit fascinant… » La voix d’Emma était claire, limpide et si douce que Luna sentit son cœur fondre et plus encore devant le sourire timide qu’affichait la jeune demoiselle. En plus, Emma pensait exactement comme elle en ce qui concernait cette salle des trophées. Luna aussi aimait beaucoup y passer du temps, regarder les coupes gagnées. Elle s’imaginait alors leur histoire, l’histoire de leurs propriétaires, ce qu’ils avaient fait : les combats, les victoires, les matchs de quidditch. Elle pouvait y passer des heures. Peu à peu en pensant à cela, Luna sentit la passion l’envelopper à nouveau et sa propre timidité diminuer de moitié. La gêne et le malaise de faire quelque chose de mal s’évanouissait petit à petit tandis qu’Emma semblait, elle aussi, trouver de l’énergie et parlait avec entrain, montrant des pages de livres. « Regarde, ici, James Potter est devenu un attrapeur connu à Poudlard chez Gryffondor, et des années après, alors qu’ils ne s’étaient pas connus, Harry Potter est devenu un des plus jeunes attrapeur de Poudlard ! » Passionnée, Emma et Luna l’étaient. Cette page, la petite lune l’avait déjà vue de nombreuses fois mais cela ne l’empêcha pas de se pencher derrière l’épaule de la serdaigle pour regarder également. « Il est écrit qu’il n’a appris seulement après avoir été pris dans l’équipe que son père en avait fait lui aussi parti. Le destin existerait-il vraiment ? » Emma ne semblait plus vouloir s’arrêter de parler mais cela ne dérangeait pas Luna, au contraire. Ecouter Emma parler tout en respirant l’odeur de ses cheveux était un véritable plaisir. La petite boule rouge, cependant, ne trouva rien à répondre et se contenta alors de fixer Emma pour la regarder parler encore et encore. Ce sourire, cette joie, cette innocence la touchait au plus profond de son âme…

    « Désolé … Moi c’est Emma. Généralement, mes amis m’appellent Minnie. » Emma semblait avoir réalisé qu’elle ne s’était pas présenté et qu’elle ne connaissait rien de l’interlocuteur qui venait de l’écouter attentivement discourir avec passion sur la famille Potter. Luna eut un sourire franc alors. La légèreté et la simplicité d’Emma étaient amusantes et Luna avait l’impression de se reconnaître un peu, de se retrouver dans cette manière d’agir un peu spontanée et maladroite. La gryffondor laissa échapper un petit rire avant de sautiller sur place pour se présenter : « Salut Emma ! Moi je m’appelle Luna mais parfois on m’appelle Lou. » Luna avait un peu hésité à dire à Emma qu’elle la connaissait déjà, qu’elle savait son nom, son prénom, sa maison tant elle l’avait déjà observée et suivie mais pour la première fois de sa vie, quelque chose avait empêché Luna de dire la vérité, toute la vérité de A à Z pour se contenter de ne parler de que l’essentiel, évitant ainsi ce qui aurait pu lui nuire. Puis, elle s’était présentée, omettant volontairement de parler de son véritable premier prénom : Eudoxie, cette horreur. Après s’être présentée, simplement, Luna se mit à sautiller vers les trophées, espérant qu’Emma la suive. Elle arrêta sa course devant une armoire en particulier et désigna du doigt une des coupes avant de se mettre à parler : « Cette armoire-là, moi c’est ma préférée ! On y trouve des copies des ordres de Merlin et chacun a une histoire qui me fascine. Regarde celui pour Severus Rogue. Le pauvre, que je pense qu’il s’est sacrifié pour la vie du monde entier et qu’il n’a jamais reçu que mépris et méchanceté. Il n’a été reconnu Héro qu’après sa mort et il ne pourra jamais voir sa récompense ou Hermione Granger…Son ordre de Merlin est une grande victoire pour les nés moldus…Tu ne penses pas ? »


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MessageSujet: Re: Tout était pourtant si calme. [Prio Luna] Lun 25 Avr 2011 - 13:44

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    Luna. « Salut Emma ! Moi je m’appelle Luna mais parfois on m’appelle Lou. » Je fis un grand sourire à Luna. La jeune fille en face d’elle prenait un peu, beaucoup plus d’assurance. J’avais d’ailleurs sursauté intérieur, moi qui était habitué au calme. Je suivis la jeune fille jusqu’à une grande armoire. Je la connaissais bien celle là moi aussi. « Cette armoire-là, moi c’est ma préférée ! On y trouve des copies des ordres de Merlin et chacun a une histoire qui me fascine. Regarde celui pour Severus Rogue. Le pauvre, que je pense qu’il s’est sacrifié pour la vie du monde entier et qu’il n’a jamais reçu que mépris et méchanceté. Il n’a été reconnu Héro qu’après sa mort et il ne pourra jamais voir sa récompense ou Hermione Granger…Son ordre de Merlin est une grande victoire pour les nés moldus…Tu ne penses pas ? »

    J’écoutais Luna un peu fasciné par sa capacité exceptionnelle à passé d’un sujet à l’autre. Légèrement effrayée par sa vivacité soudaine. Intérieurement, je me demandais si elle n’était pas un peu comme cette armoire : dans tout les sens. « Oui, elle ressemble à une boîte à sentiments. » Je pensais à ma petite boîte, je mettais ensemble souvenirs et sentiments. Après tout, les ordres de Merlins étaient donnés pour récompense, parfois accompagné d’un pardon. Avant tout, naissait un sentiment, ensuite, un souvenir se créaient. « Oui, il a permis l’égalité de chacun malgré cela, il reste encore de grand conflit, c’est très dur de changer la mentalité des nés sang pur. Heureusement, il n’en reste plus beaucoup. »


    ¤ ¤ ¤


    Je m’étais toujours demandé d’où naissaient les sentiments. Il parait que c’était mécanique : une réaction du cerveau du à la montée de je ne sais plus trop quoi, l’adrénaline en faisait surement partie. Je me refusais à croire que tout ce que nous ressentions était seulement du à une réaction scientifique. Sinon, l’humain à proprement parler n’existerait plus. Comment expliqueriez-vous que vous aimez de façon plus ou mois intense telle ou telle personne. Vous avez le même groupe sanguin, le même taux d’hémoglobine ou la même matière de cuire chevelu ? Totalement ridicule. Imaginez un être naissant avec une anomalie, il serait voué dès la naissance à une vie de solitude et de morosité ? Un triste tableau. Je me refusais à croire que la vie était si triste, si monotone. Je ne sais pas vous expliquez d’où vienne les sentiments. Mais je fais parti de la part de la population qui croît à la magie. Comique de dire ça pour une sorcière ? Je ne parle pas de la magie qu’on utilise tout les jours avec la baguette, voyez-vous, je pense qu’il y a une autre magie, plus complexe, et même les sorciers se demandent si elle existe réellement. Celle qui nous fait perdre la tête, qui nous pousse à accomplir des choses que nous n’aurions pas imaginé, qui nous fait aimer et haïr.

    Moi qui suis habituelle si timide je ne sais pas pourquoi je me mettais à parler à cette petite rousse. D’autant plus que je ne la connaissais pas avant. Mais il y a cette force, qui me souffle à l’oreille que je ne risque rien, avec elle je ne serai pas jugée. Au contraire, plus je parlerai, plus cette relation fleurira. J’observais sa petite bouille, ébahi par la fluidité de mes paroles. Elle m’écoutait attentivement, regardant tour à tour les trophées et la page du livre que je lui montrais avec le doigt. C’était étrange, je n’avais pourtant vraiment pas l’habitude de faire entrer des étrangers dans mon monde. Seule mes sœurs, Wendy, Amy et Dylan, pénétraient au plus profond de mon jardin secret. Jusque dans ma chambre à la maison ; parce que oui, ma chambre était un temple, personne n’avait l’autorisation à y entrer sans mon consentement, il s’y trouvait tout un tas d’objet précieux. C’est en regardant l’endroit où vivait une personne que l’on pouvait vraiment la comprendre, jusqu’à son moindre détail.

    Emma. « A quoi ressemble ta chambre ? » Mes pensées me perdront. Amy me le répétait toujours, je devrais surement l’écouter. J’avais pensé tout haut, je m’étais demandé quel pouvait être le caractère de la jeune fille à mes côtés. Et immédiatement, j’avais sorti ce à quoi je pensais. Mes yeux n’obéissait pas à mon cerveau de toute manière, j’avais très envie de savoir et ils restaient fixés sur Luna, pleins de curiosité.

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E. Luna Hayden
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MessageSujet: Re: Tout était pourtant si calme. [Prio Luna] Lun 25 Avr 2011 - 15:16

    « Salut Emma ! Moi je m’appelle Luna mais parfois on m’appelle Lou. » Parfois, les gens pensent que se présenter est compliqué tout comme le fait d’aller vers les gens. Surtout la première fois. Mais pour Luna, ce ne fut jamais le cas. Comme le prolongement naturel d’elle-même, elle semblait prédestinée à pouvoir, sans complexe, interpeller les gens. Pour Luna Hayden, il n’y avait aucune barrière, aucun empêchement, aucune retenue. Elles se sentaient en permanence à l’aise, bien dans sa peau, tranquille et pour elle, chaque discussion valait la peine d’être vécue et pour cela, il valait mieux ne pas avoir peur, ne pas avoir honte. Les mots venaient naturellement et sa nature joviale prenait toujours le dessus. Peut-être agissait-elle ainsi parce qu’elle ne se rendait pas compte de ce qu’elle pourrait subir si les présentations se faisaient mal ou se passaient mal : rejet, insulte etc. Et ce n’était pas faute de l’avoir vécu mais son insouciance l’empêchait de faire les liens. Alors lorsqu’Emma s’était présentée, le tempérament sans-gêne de Luna avait repris le dessus et c’est sans grande difficulté qu’elle avait réussi à donner son nom et son surnom. Un sourire éblouissait son visage. Elle se sentait bien aux côtés d’Emma et puis, par cette discussion, l’emprise indescriptible qu’avait eu la serdaigle ces derniers jours sur la pauvre gryffondor s’estompa quelque peu et Luna, sans plus de retenue, se mit à sautiller vers une armoire, s’écartant certes d’Emma mais pour mieux lui parler, pour mieux étable le contact. Son inconscient espérait sans doute par cela créer un lien avec Emma, un lien qui lui donnerait le droit de la regarder, de lui parler et peut-être même de la touche, ne fuse que lui faire la bise en guise de bonjour. Luna se sentit envahie par ce bonheur d’espoir et se laissa alors emporter par son instinct…

    « Cette armoire-là, moi c’est ma préférée ! On y trouve des copies des ordres de Merlin et chacun a une histoire qui me fascine. Regarde celui pour Severus Rogue. Le pauvre, que je pense qu’il s’est sacrifié pour la vie du monde entier et qu’il n’a jamais reçu que mépris et méchanceté. Il n’a été reconnu Héro qu’après sa mort et il ne pourra jamais voir sa récompense ou Hermione Granger…Son ordre de Merlin est une grande victoire pour les nés moldus…Tu ne penses pas ? » Suite à son discours, Luna baissa la tête, d’un air triste. Cette armoire arrachait souvent quelques larmes à son cœur sensible. Chaque fois qu’elle pensait à Severus Rogue, son estomac se retournait. Ce pauvre homme brave. Elle était fasciné par cet ancien maître des potions qui avait donné sa vie pour le monde sorcier et avait toujours été haï et rejeté de tous. Incompris ! Luna se sentait connecté avec lui, elle partageait sa souffrance…Et Hermione Granger réussissait toujours à la faire sourire parce qu’elle symbolisait l’espoir d’un meilleur avenir, d’un monde qui pourrait un jour n’être plus que tolérance et amour… Il fallait espérer…

    « Oui, elle ressemble à une boîte à sentiment » La voix douce et limpide d’Emma attira l’attention de Luna qui détourna alors ses pensées et ses yeux de l’armoire à ordre de Merlin et elle revint en sautillant vers la blondinette aux yeux bleus. Cette dernière semblait également perdue dans ses pensées, fixant la coupe d’Hermione Granger des yeux. Luna se sentit tout émue de voir Emma aussi calme, aussi intensément plongée en elle et en ses sentiments. « Oui, il a permis l’égalité de chacun malgré cela, il reste encore de grand conflit, c’est très dur de changer la mentalité des nés sang pur. Heureusement, il n’en reste plus beaucoup. » Luna eut un petit sourire. Emma et elle partageaient vraiment beaucoup de point de vue. Il était clair que les sangs purs n’étaient pas près de changer surtout que certains sang-mêlé pensaient comme eux également. C’était aberrant parfois. Elle pensait particulièrement à ce Baël Owned, un serpentard vicieux qui ne cessait de lui chercher des noises. Il la molestait, l’insultait, la critiquait et ne cessait de mettre en avant le fait qu’elle était une née-moldue alors que lui-même n’était pas un sang pur. C’était ridicule surtout que la sœur de cet Owned s’entendait très bien avec le frère de Luna, Emilian Hayden. Alors où était la logique dans tout cela ? Il n’y avait aucun sens ! Juste de la stupidité, de l’aveuglement et de l’intolérance. Trois choses que la petite gryffondor haïssait au plus haut point mais qu’elle était obligée de subir dans ce monde de brute, dans ce château d’ignorant et dans la vie, en règle général.

    « A quoi ressemble ta chambre ? » Luna sursauta et reporta son attention sur Emma qui venait de poser une question hors de propos. Mais cela ne choqua pas la petite boule rouge. Elle faisait pareil ; passer du coq à l’âne sans raison ou juste son fil de pensée qu’elle suivait intérieurement et qu’elle laissait sortir par bribe. La rouge et or éclata de rire alors et se mit à réfléchir afin de visualiser le mieux sa chambre et puis, elle se mit à parler, d’une voix enjouée sans faire la moindre allusion à la question hors de propos qu’Emma lui avait posé : « A vrai dire, chez moi, je partageais ma chambre avec mes six frères donc il y a trois lit superposé et un lit derrière la porte ainsi que deux bureaux que l’on se partageait. Mais depuis que Nolan Selim, les jumeaux Théodore et Théotime et Séléan sont partis, il ne reste plus qu’Elyas dans cette chambre ainsi qu’Emilian et moi lors des vacances mais tous les lits sont restés pour quand ils reviennent parfois dormir. Moi j’ai le deuxième lit superposé et au dessus j’ai collé plein de photos de famille et de Yuna avec moi et y a des peluches partout sinon la chambre est peinte en blanche mais les garçons ont tellement collé de poster de football et tout ça qu’on ne distingue presque plus les murs. On a aussi une étagère pleine de livre. Enfin voilà. Et la tienne, raconte-moi ? » Pour Luna, la chambre pouvait, tout comme le prénom, donné un petit aperçu de la personnalité de la personne. Chez Luna, on pouvait tout de suite voir le manque d’intimité et de retenue, le bordel qui régnait était un beau symbole du fouillis dans sa tête. Un véritable miroir de sa spontanéité et de son naturel. Chez Emma, elle s’imaginait plutôt un lieu secret, un véritable manoir, antre qui n’appartenait qu’à elle…


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Emma S. Hannigan
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MessageSujet: Re: Tout était pourtant si calme. [Prio Luna] Ven 13 Mai 2011 - 19:49

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    Luna. « A vrai dire, chez moi, je partageais ma chambre avec mes six frères donc il y a trois lit superposé et un lit derrière la porte ainsi que deux bureaux que l’on se partageait. Mais depuis que Nolan, Selim, les jumeaux Théodore et Théotime et Séléan sont partis, il ne reste plus qu’Elyas dans cette chambre ainsi qu’Emilian et moi lors des vacances mais tous les lits sont restés pour quand ils reviennent parfois dormir. Moi j’ai le deuxième lit superposé et au dessus j’ai collé plein de photos de famille et de Yuna avec moi et y a des peluches partout sinon la chambre est peinte en blanche mais les garçons ont tellement collé de poster de football et tout ça qu’on ne distingue presque plus les murs. On a aussi une étagère pleine de livre. Enfin voilà. »
    Emma. « Ce devait être drôlement agité chez toi. Tes frères n’ont pas été à Poudlard ? » Elle marqua une pause, la jeune Serdaigle lorsqu’elle était petite, avait pour habitude de se prendre en photo avec ses peluches ; le résultat était marrant. Elle posa alors une question bizarre. « Yuna est ta peluche préférée ? »

    Elle observait Luna avec de grands yeux, essayant de tout absorber. Elle voulait absolument réussir à imaginer l’ambiance dans laquelle pouvait bien avoir vécu la jeune fille durant presque la totalité de son enfance. La jeune Hannigan se disait que la petite rousse devait énormément tenir à sa famille pour coller pleins de photos au dessus de son lit et en parler avec autant d’entrain. Les gens qui aimaient leur famille étaient souvent ce qui avait le plus de cœur. Emma n’avait jamais vu les frères de la jeune fille à Poudlard, où peut-être n’avait-elle pas fait attention ? Elle n’avait pas retenu le prénom de tous les frères de Luna, retenant seulement qu’elle en avait six. SIX ! Autant dire qu’il valait mieux ne pas l’embêter.

    Les peluches. Elle aussi en avait eut pleins étant petite, d’ailleurs la jeune Serdaigle les avaient soigneusement rangées sur une étagère. Peut être que le Gryffondor trouvait l’affection féminine qu’elle ne trouvait pas forcément avec se frères dans les peluches. Lorsqu’elle était petite, Emma se réconcilier de l’incompréhension des gens autour d’elle lorsqu’elle osait dire ses pensées avec ses peluches. Celle en forme de lapin était sa préférée : les oreilles retombées et étaient vraiment très douces. Minnie regardait la petite Gryffondor sautiller, un sourire sur le coin des lèvres, légèrement remué par toute cette agitation : dans la tête d’Emma, c’était plutôt calme d’habitude. Elle comprenait à présent la raison pour laquelle Luna possédait autant d’énergie ; vivre avec des garçons devaient mettre de l’ambiance à la maison. Bien que chez elle, Amy s’en chargeait sans problème.

    Luna. « Et la tienne, raconte-moi ? »
    Emma. « Ma chambre à moi se trouve à l’étage. Juste à côté de celle de ma jumelle, Wendy ; tu l’as connais ? Une sorte de porte vraiment belle, cachée dans le mur, relie nos deux chambres. Amy, mon autre sœur, est en face de nous. Elle a vue sur le quartier. Moi et ma sœur avons vue sur la propriété ; le jardin, la piscine, les arbres. J’adore me mettre sur mon petit canapé près la fenêtre le soir. Tu as déjà vue le soleil se coucher ? On dirait que l’horizon voudrait nous aspirer. » Elle se tut. La jeune Hannigan s’est toujours demandé ce qu’il pouvait bien y avoir au-delà de l’horizon. Amy lui avait répondu un autre horizon avec d’autres villes, et aussi, qu’elle se posait des questions bizarres lorsqu’Emma avait ajoutée : près du ciel. « Les murs sont dans les tons du bleu d’un côté, un peu mauve de l’autre. Ce sont des couleurs bizarres mais le résultat est bien. J’ai un lin baldaquin, parce que je voulais être une princesse quad j’étais petite. Des photos de mes sœurs et moi sont collés sur un mur, certains amis aussi. J’ai positionné mes peluches sur l’étagère des livres juste côté des boîtes à trouvailles. Pleins d’objet ramassé un peu partout dans le monde, certains mes parents ne mes ont rapporté sont sur une étagère. Au milieu, il y a un grand tapis avec pleins de pouf autour. » Finit- elle de dire calmement, se disant que sa chambre lui manquait atrocement.

    La jeune Serdaigle regardait Luna les yeux perdus. Elle n’avait pour habitude de parler autant, et son petit air absent lors de ses paroles avait du être ressentit. La jeune fille laissait s’installer le silence autour d’elle, le son du silence magnifique. Il gardait en lui tout se qui n’avait pas dit, tout ce qui était gênant, les paroles balancées sans réfléchir, les mots inutiles. Ecouter le silence, c’était écouter la vie. La voix de la petite Gryffondor brisa ce moment magique, Minnie ne pu s’empêcher de sourire face à cette innocence touchante.

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E. Luna Hayden
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MessageSujet: Re: Tout était pourtant si calme. [Prio Luna] Dim 12 Juin 2011 - 13:19

    La maison de Luna n’avait jamais été un modèle de calme et de silence, bien au contraire même. C’était sans arrêt un bordel sans nom dans un brouhaha infini avec des cris, des hurlements, des apparitions soudaines, des chutes, des batails, des rires, des chatouilles, des jeux. Luna avait eu une enfance qui lui convenait parfaitement. Elle ne pourrait s’imaginer grandir ailleurs qu’entre ses frères, ailleurs qu’entre ces murs pleins de souvenirs, ailleurs que dans le magasin de son père. Elle ne peut pas concevoir qu’elle aurait pu dormir dans une autre chambre que celle qui était commune à toute la fratrie et peu importe le manque d’espace et d’intimité, peu importe les disputes, elle avait adoré cela, adoré cette complicité qu’ils avaient pu développer même dans leur pauvreté, même dans leurs différences et d’âge et d’esprit. Et pour Luna chaque souvenir était synonyme de bonheur…Elle regrettait simplement que cette joie de vivre dans ce bruit, dans ce monde, dans cet espace petit et fermé n’avait pas été ressenti par tous ses frères ou plutôt juste par un seul…Emilian ! « Ce devait être drôlement agité chez toi. Tes frères n’ont pas été à Poudlard ? » Et c’était le moins qu’on puisse et Emma n’avait pas idée de ce que c’était, de ce côté drôle justement que cela pouvait avoir. Mais quand le petite serdaigle lui demanda si ses frères avaient été à Poudlard, Luna se rappela immédiatement de ces adieux déchirants sur le quai, de cette douleur qu’elle avait ressenti d’être loin de siens, loin de son appartement, loin de son monde et de sa vie et ce malgré la présence de Yuna à ses côté et d’Emilian au château…Emilian justement qui n’avait jamais aimé véritablement vivre dans cette petite chambre, Emilian qui avait des rêves de grandeur et d’indépendance. Emilian avec qui elle avait partagé son enfance et qui était devenu si taciturne, si manipulateur et parfois si méchant. Cet Emilian qu’elle aimait de tout son cœur, de toute âme malgré ce qui lui avait fait endurer, malgré ses rejets, ses moqueries. Emilian, son frère ! « Non, mes frères ne sont pas sorciers sauf un. Le dernier enfant né avant moi. Emilian. IL est à serpentard, je ne sais pas si tu le connais. »

    Parler d’Emilian n’avait rien d’agréable pour Luna, particulièrement aujourd’hui. Son frère était de pire en pire et rien que de penser au fait qu’il ne la défendait plus, qu’il laissait presque allégrement ses amis Owned et Gilleford la brimer lui faisait énormément de peine et plus encore le fait qu’elle l’avait parfois vu sourire en coin en contemplant la scène. Le visage de Luna s’assombrit alors quelque peu. « Yuna est ta peluche préférée ? » La petite phrase prononcée par la belle Emma suffit pour faire sortir la jeune demoiselle de sa morosité. C’était d’une innocence resplendissante et Luna se sentit toute chamboulée de pouvoir contempler ce sourire si doux, si majestueux. Un éclair de lumière dans une journée ! Luna répondit à la phrase de sa camarade de serdaigle par un petit rire amusé avant de lui répondre : « Hum…Pas vraiment ! En fait, Yuna, c’est ma meilleure amie. Elle est à gryffondor comme moi mais en fait, on est née quasiment en même temps et on a toujours vécu ensemble. Elle vivait dans l’appartement à côté du notre alors je la connais depuis toujours. On a grandi ensemble. Elle est tellement géniale ! » La petite fusée rouge ferma ses petits yeux tandis que son corps se laissait envahir par les nombreux souvenirs de bonheur qu’elle avait partagé avec sa meilleure amie, celle considérait comme la sœur qu’elle n’avait jamais eu. Luna était tout pour elle, elle l’aidait à grandir, elle la protégeait, elles se confiaient l’une à l’autre. Yuna était la seule personne dans ce château qui comprenait vraiment Luna, qui ne la prenait pas pour une folle, complètement allumée. Yuna était un morceau de son cœur duquel elle ne pourrait jamais se séparer…

    « Et la tienne, raconte-moi ? » Et bien, oui, revenons à nos moutons comme aurait dit maître Patelin. Toute cette discussion avait débuté sur la chambre des jeunes filles et Luna avait été chargé de la mission de décrire son lieu de vie ou plutôt cela qu’elle partageait avec toute sa fratrie. Alors, elle revint au sujet, trouvant un prétexte pour en apprendre plus sur la belle Emma, pour découvrir d’autres aspects de sa vie et pour encore avoir la possibilité d’entendre sa jolie voix… « Ma chambre à moi se trouve à l’étage. Juste à côté de celle de ma jumelle, Wendy ; tu l’as connais ? Une sorte de porte vraiment belle, cachée dans le mur, relie nos deux chambres. Amy, mon autre sœur, est en face de nous. Elle a vue sur le quartier. Moi et ma sœur avons vue sur la propriété ; le jardin, la piscine, les arbres. J’adore me mettre sur mon petit canapé près la fenêtre le soir. Tu as déjà vue le soleil se coucher ? On dirait que l’horizon voudrait nous aspirer. » Ainsi, la ravissante Emma avait une sœur jumelle ? Ce prénom ne disait pas grand-chose à Luna mais peut-être l’avait-elle déjà entendu. Elle se contenta donc de balancer sa tête de droite à gauche lorsqu’Emma lui demanda si elle la connaissait et se concentra sur la suite du monologue. Emma avait vu sur le jardin ? ET aimait le contempler le soir ? Luna avait du mal à comprendre ce besoin de calmer. Elle était à mille lieux du courant romantique du XIX et avait dû mal à entrer en symbiose avec la nature de manière passive. Elle préférait communiquer avec cette nature, entrer en contact avec elle mais Emma avait l’air d’avoir un tempérament calme et posé, beaucoup plus que Luna en tout cas ! « Les murs sont dans les tons du bleu d’un côté, un peu mauve de l’autre. Ce sont des couleurs bizarres mais le résultat est bien. J’ai un lin baldaquin, parce que je voulais être une princesse quad j’étais petite. Des photos de mes sœurs et moi sont collés sur un mur, certains amis aussi. J’ai positionné mes peluches sur l’étagère des livres juste côté des boîtes à trouvailles. Pleins d’objet ramassé un peu partout dans le monde, certains mes parents ne mes ont rapporté sont sur une étagère. Au milieu, il y a un grand tapis avec pleins de pouf autour. » C’était une description très complète qui fit un peu rêver Luna. Sa chambre à elle était loin d’être aussi harmonieuse et même si elle aimait ce désordre, la magie de la chambre d’Emma lui donna un instant envie, ce calme, cette paix, cet atmosphère accueillante. Cette chambre en apprit beaucoup à Luna sur sa petite favorite : elle était douce, aimait lire, s’attachait beaucoup aux objets, avaient quelques amis et accordaient surtout beaucoup d’attention à ses deux sœurs qui avaient l’air de résumer son monde. Une véritable petite fille modèle… « C’est une jolie chambre que tu as l’air d’avoir là. »

    Le silence se fit et Luna eut un petit sourire gêné. Elle qui, d’ordinaire, trouvait toujours quoi dire, se trouva là, maintenant, bouche clouée, incapable de relancer la conversation. Ses yeux étaient juste attirés par ce visage rond, harmonieux et paisible qui semblait faire tend battre le cœur de la rouge et or. Luna ne comprenait pas ce qui lui arrivait mais elle avait envie de poser sa main sur cette joue rebondie, sans pour autant oser…Elle qui, pourtant, n’avait jamais peur ni honte de rien…Que lui arrivait-il donc ? Il fallait qu’elle détourne son regard avant de devenir folle…Il fallait vraiment qu’elle tourne le regard, maintenant ! Vite ! Tout de suite ! Et hop, la roussette se retourna et se dirigea vers d’autres trophées… « Je trouve cela inadmissible ! » Par le plus grand du hasard, elle s’était retrouvée devant le trophée accordé à Tom Jédusor lors de sa seconde année pour avoir soi-disant sauvé le château en provoquant le renvoi d’Hagrid… « Tu ne trouves pas ? Qu’ils aient gardé ce trophée alors qu’on sait qu’il était celui qui avait lâché le basilic finalement ? »


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MessageSujet: Re: Tout était pourtant si calme. [Prio Luna]

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