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Au détour d'un couloirVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Ramón S.Ibañes
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MessageSujet: Au détour d'un couloir Lun 28 Mar 2011 - 19:46

Libre

    Ramón regarda autour de lui, personne dans les couloirs, Il avait pourtant juré entendre un bruit de pas... Il soupira en regardant sa montre, 23h30 il aurait dut rentrer depuis au moins 1 heure, Navy allait encore lui faire une scène, à cause de son métier, et de ces satanés adolescents qui n'étaient pas capable de rester dans leur dortoirs plus de 5 minutes sans avoir l'idée lumineuse d'aller faire un tour dans les couloirs... Bizarrement, la journée ce problème ne se posait jamais, le fait de rester dans une salle commune n'était absolument pas un problème pour eux, mais dès que la nuit tombait c'était si une alarme se mettait en marche dans leur tête, quelque chose du genre: AH enfin on va pouvoir contourner le règlement et faire tourner le concierge qui est pourtant si gentil avec nous en bourrique, quelle chance.
    Bref, Ramón devait donc régulièrement rester plus longtemps, et sa nouvellement nommée femme détestait de plus en plus ça, Bien sûr, elle était consciente que ce n'était pas de sa faute, mais il fallait bien qu'elle lui fasse part de son mécontentement. Autant dire, que les élèves tombant sur le concierge d'ordinaire si gentil, prenait leur jambes à leur coup une fois la nuit tombé lorsqu'ils entendait les pas du concierge derrière eux.

    Ramón tourna au coin du couloir, jetant un nouveau coup d'œil à sa montre. Il était partagé entre partir maintenant et laisser les préfets se débrouiller seuls, ou rentrer chez lui, C'était l'une des particularités de Ramón, il ne dormait pas toujours au château, une fois le WE arrivé, il avait le droit de rentrer dans son appartement personnel sur le Chemin de Traverse, là ou il vivait avec sa femme. La semaine aussi, dès qu'il y avait une période de creux, il transplanait voir Navy dans son magasin, une merveilleuse libraire ou il l'avait rencontré, Dès le premier jour il avait sut que ce serait elle, et n'importe qui d'autre. Il eut un sourire dans le vide en repensant à sa femme, Navy était certainement la plus belle chose qui lui était arrivé, lorsqu'il était arrivé de son Espagne natale, il ne pensait certainement pas qu'il allait trouver l'amour, en fait il ne pensait surement pas qu'une anglaise tournerait l'œil vers lui, et puis Navy était arrivé, avait accepté son accent à couper le couteau, son sang chaud, et ils ne s'étaient plus quitté.

    Au détour d'un autre coin, il aperçut une silhouette au bout,e t se mit à courir, il était hors de question de perdre sa trace, alors qu'il avait enfin trouvé le fraudeur.

      -Hé, tu arrêtes maintenant!


    Bien entendu l'élève n'écouta absolument l'ordre qu'il venait de lui donner, Ramón eut un soupir, il détestait courir, ce n'était pas pour rien que tout petit il avait choisit de faire de la moto. Bien sûr c'était physique, il fallait déplacer l'engin parfois, mais c'était toujours mieux que de courir et de suer alors qu'on peut se faire porter. Attention, Ramón n'était pas quelqu'un de feignant loin de là, il vivait pour le sport, mais quand il pouvait l'éviter, c'était avec plaisir. Par chance l'élève finit par se fatiguer avant lui, ou bien, il dut croire qu'il l'avait semer car il s'arrêta devant une porte.

      -Enfin, tu crois je peux courir comme ça moi! T'es qui d'abord!


    Comme d'habitude, son anglais médiocre l'avait trahi, il avait fait de réels progrès depuis qu'il était arrivé, des progrès dont il était à la fois fier et déçu. Il pensait réellement qu'il allait apprendre beaucoup plus vite, et puis surtout qu'il allait parler sans un trop gros accent.


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir Dim 24 Avr 2011 - 22:42

    « Je ne sais pas vraiment si ça ira bien de ce côté-là… » Maximilien soupira pour la énième fois de la soirée. Il avait parfois l’impression que Loréana se payait sa tête mais vu l’air sérieux qui s’affichait sur son visage, elle ne plaisantait pas. Maximilien soupira et jeta un coup d’œil au meuble qu’il venait de dépasser une bonne dizaine de fois. Si au moins, elle lui avait permis d’autoriser de la magie mais non…A l’ancienne, selon les directives de Caleigh qui avait prononcé quelques jours plus tôt un tas d’ineptie comme quoi cela donnerait un meilleur avenir à l’enfant ! Maximilien aurait giflé sa mère de substitution ce jour-là et aujourd’hui encore plus. Il soufflait comme un bœuf, était épuisé, fatigué, lessivé mais cela ne semblait pas encore terminé parce que Loréana, depuis le pas de la chambre, contemplait la pièce d’un air peu satisfait avant de désigner du doigt un autre endroit. Maximilien, essayant de reprendre son souffle, lança un regard noir à sa compagne enceinte jusqu’aux dents avant d’acquiescer et d’attraper le lit en bois claire de cerisier qu’il allait encore déplacer de ses gros muscles à travers la pièce. Au moins, pensa-t-il, l’armoire avait trouvé sa place idéale et il ne devrait plus la déplacer. D’ailleurs, il remercia intérieurement Léo de l’avoir aidé ce jour à déplacer l’immense meuble qui avait finalement élu domicile dans un coin de la chambre. Le lit, lui, ne cessait de voyager. Centre, coin droit bout de chambre, coin droit début de chambre, coin gauche, mur du fond, mur de gauche, mur de droite, derrière la porte et Maximilien ne cessait encore et encore de bouger ce berceau de ses gros bras musclés qui, mine de rien, n’en pouvaient plus. Une fois le lit de bébé placé à l’endroit dicté par Loréana, cette dernière eut un immense sourire aux lèvres avant de décréter que leur enfant, Nathanaël, avait enfin un coin fixe où dormir. Maximilien ne sut dire quel sentiment fut le plus fort : la joie de pouvoir s’imaginer son enfant dans ce petit lit ou le soulagement de ne plus avoir à le déplacer…Toujours étant qu’il n’eut pas le temps de s’interroger bien longtemps parce que Loréana avait déjà disparu dans le salon…

    Le serdaigle en profita pour respirer un coup et il décida également d’aller ouvrir la fenêtre de la chambre de son fils afin d’aérer un peu la pièce que lui et Léo avait peinte la veille en blanc, jeune, orange, rouge, bleu foncé, bleu marine, beige, turquoise pour finalement s’arrêté sur un bleu clair ciel qui convenait bien à Madame la princesse Loréana. Il fallait donc que les vapeurs toxiques de peinture s’évaporent au plus vite et un peu d’air frai n’allait pas faire de mal à cette chambre. Puis, il lui suivit sa bien-aimée dans le salon. Celle-ci se tenait devant un immense carton que Maximilien regarda avec appréhension.
    « C’est la table à langer de sa chambre. On ne m’a pas encore livré celle de la salle de bain. Tu l’emmène dans la chambre, tu la montes et on voit où est-ce qu’on va la placer ? » Les yeux de Maximilien s’écarquillèrent. Elle ne se fatiguait donc jamais ? Mais non, voyons, puisque c’était lui qui montait et déplaçait chaque meuble ! Mais puisqu’il le fallait. Il prit néanmoins d’abord le temps d’aller embrasser Loréana et d’aller chercher à boire dans la cuisine avant de venir transporter ce lourd carton vers la chambre de l’enfant le plus chanceux du monde d’avoir un père aussi patient avec sa mère. Après une bonne demis heure de construction, le meuble trônait au milieu de la pièce…La partie de plaisir allait enfin pouvoir commencer. Et voilà que cette table à langer se retrouva au milieu, dans le coin droit bas de chambre, dans le coin gauche bas de chambre, à côté du lit, à côté de l’armoire, au centre, dans le coin droit bas de chambre et ainsi de suite jusqu’à ce que Loréana ne décide finalement de la placer juste derrière la porte pour plus d’esthétisme. Fier de son travail, Maximilien s’attendit à recevoir des félicitations mais…Loréana avait déjà disparue. « Oh non »

    « Voilà, les étagères maintenant ! » Maximilien aurait voulu s’arracher les cheveux, hurler, danser tout nu, frapper quelqu’un mais il n’en fit rien et se contenta de rester là, à fixer Loréana dans le blanc des yeux, se demandant à nouveau si oui ou non elle plaisantait. Mais l’air sérieux encore une fois lui indiqua que ce n’était pas le cas et que sa dulcinée était loin de penser qu’il avait assez travaillé ce soir et qu’il ferait mieux de se reposer. Qu’il soit dans cette chambre depuis deux heure de l’après-midi ne semblait nullement dérangé la jolie directrice des serdaigles pas plus le fait qu’il était déjà vingt et une heure passée. De toute évidence, elle ne souhaitait pas laisser Maximilien respirait tant que chaque meuble n’était pas monté et placé dans cette chambre. Heureusement pour lui, lorsqu’il avait été question de refaire leur chambre à coucher à eux dans une pièce et plus dans le salon, le choix du mobilier et de la place qu’il allait occuper avait été beaucoup plus vite fait…Mais pour Nathanaël, c’était un véritable enfer. Cependant les yeux pétillants et pleins de joie de Loréana ne donnèrent pas le courage à Maximilien de lui dire non et il se contenta alors de la fixer avec un air attendri avant de répondre d’un air calme : « D’accord. Mais laisse-moi juste aller faire un tour dans le parc me dégourdir les jambes et prendre un bol d’air afin de me ressourcer et puis je reviens et on finira les meubles ce soir. » Loréana sembla alors se rendre compte qu’elle en demandait beaucoup et qu’elle était fiancée à un homme adorable qui était prêt à beaucoup de chose pour elle. Elle acquiesça alors et vint l’embrasser en guise de remerciement avant de le laisser partir prendre un peu l’air et détendre ses jambes et surtout ses bras…

    Une fois dehors, dans le parc, l’air frai d’un doux soir de printemps vint revigorer les poumons de Maximilien qui marchait tranquillement en se massant les bras. Il aimait sa fiancée plus que tout et, à l’ancienne, il était prêt à tout pour la rendre heureuse, c’était son travail mais il avait besoin de force pour cela et particulièrement depuis que la belle était enceinte d’un petit bonhomme adorable. Mais bon, il en était ainsi et si c’était le prix à payer pour être heureux en famille, Maximilien était prêt à le payer et même encore plus. Au bout d’une bonne demis heure de marche et de ballade, il décida de rentrer et vite car il commençait à faire tard et Loréana devait aussi dormir : plus vite ils auraient fini, plus vite elle irait rejoindre Morphée. Il commença donc à monter les escalier en petit foulée, histoire de se réveiller et de se donner du punch.
    « Hé, tu arrêtes maintenant » Maximilien ne fit pas attention à ce premier ordre qui fusa à son côté et pour cause, il était persuadé qu’on ne s’adressait pas lui. En tant que préfet en chef, il avait parfaitement le droit d’être dans les couloirs à cette heure-ci et qui donc l’interpellerait. Maximilien pensait que c’était un professeur qui s’adressait à un élève et, bien heureux, il continua donc sa course sans plus se soucier de rien…Jusqu’à ce qu’une main se pose sur son épaule assez violement et l’oblige à s’arrêter. « Enfin, tu crois je peux courir comme ça moi! T'es qui d'abord! » Cette voix, cet accent et ces erreurs de langage, Maximilien les reconnu tout de suite : c’était Ramon Ibañes, le concierge de l’école. On aurait pu croire que Maximilien allait bien s’entendre avec le concierge, lui, l’aimé de tous les adultes et ça avait été longtemps le cas puisque dès l’arrivé de Ramon, il avait su mettre de côté ses aprioris mais depuis la mort de Travis…Depuis que ce crétin avait osé venir lui en parler, il ne pouvait plus voir ce gars en peinture. Il se retourna donc vers Ramon avec un air exaspéré avant de dire d’une voix hautaine et prétentieuse : « Bonsoir, Monsieur Ibañes, Est-ce ainsi que l’on s’adresse à un préfet en chef ? Je mérite un peu plus de respect. J’ai tout autant le droit que vous de me trouver hors de mon dortoir à cette heure-ci. Je vous prierai donc je m’expliquer votre mascarade ? » Enervé. Maximilien était en colère. Lui qui passait une si bonne soirée, bien que fatigante avec sa douce. Pourquoi ce con avait-il eu besoin d’intervenir. Quand il s’agissait de couvrir les bêtises de Luna Hayden, Ramon était le premier mais laisser ses droits à un préfet en chef. Oh Non ! L’idiot ! Mais Maximilien comptait bien lui faire comprendre que ce soir, il n’allait pas être tendre et s’il devait jouer sur sa supériorité au niveau de la langue, il n’hésiterait pas ! Attendant donc la réponse du concierge, Maximilien rajouta d’un air dédaigneux et dégouté : « Ah oui, et…Voulez-vous bien lâcher mon bras, je vous prie !


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Ramón S.Ibañes
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir Dim 12 Juin 2011 - 19:46

    Oui Ramón avait envie de s'enfuir en courant, de partir le plus loin possible, juste pour ne pas avoir à subir le regard inquisiteur du jeune homme, ce regard bleu profond qui lui lançait ses propres blessures au visage. Parce qu'au final, ils ressemblaient énormément, ils se sentaient tout les deux responsables de quelque chose qu'ils n'auraient pas put gérer...Ils auraient put faire tout ce qu'ils voulaient, un combat contre la mort est forcément inégal, la mort gagne toujours, on peut tenter de la repousser, de cacher même la vieillesse quand on le veut... Mais ils ne pourraient jamais vaincre. En fait, quelque part il avait pitié du jeune homme qui lui faisait face, et il allait lâcher le bras du garçon lorsque ce dernier pris la parole. « Bonsoir, Monsieur Ibañes, Est-ce ainsi que l’on s’adresse à un préfet en chef ? Je mérite un peu plus de respect. J’ai tout autant le droit que vous de me trouver hors de mon dortoir à cette heure-ci. Je vous prierai donc je m’expliquer votre mascarade ? » Instantanément Ramón sentit la supériorité du garçon sur lui, pas forcément intellectuelle, parce que quelqu'un qui se cache derrière les mots n'est pas quelqu'un d'intelligent, mais il se sentait petit parce qu'il savait qu'il ne pourrait peut être jamais parler comme lui, même si il avait fait des progrès assez impressionnant depuis qu'il était arrivé. Quelque part, cette envie de Max pour être plus fort que lui fit mal à Ramón...Au début tout avait bien commencé, Maximilien avait même été parmi les premier à lui 'pardonner' le fait d'être espagnol et donc d'être difficile à comprendre. Ramón avait été charmé par sa joie de vivre et son intellect développé, et puis tout avait dérapé, à cause de Travis...A cause de la mort. Il soupira, perdu dans ses pensées. Mais Maximilien ne lui laissa pas de répit en lui demandant presque immédiatement de lui lâcher le bras.
    Ramón baissa le regard sur son bras, et le lâcha. Durant un instant il eut envie de partir, de rentrer chez lui, de serrer sa femme dans ses bras et de partir se coucher...De partir même loin, d'oublier touts ces petits cons qui lui tapaient sur le système...Mais il n'acceptait pas le comportement dédaigneux de Maximilien à son égard. « Oh, pardonne moi! Vraiment ! Je avoir pas reconnu toi! A notre dernière rencontre, tu pas avoir de spot lumières au dessus de la tête indiquant ton nom! De dos, tu ressembles à n'importe quel autres! Et puis, si tu avoir rien a te reprocher pourquoi tu cours? Pourquoi tu t'arrêtes pas? » Ce qui était vrai, comment voulait-il qu'il le reconnaisse? Par l'opération du Saint Esprit? Il faisait noir, et Maximilien s'était mis à courir, il croyait quoi? Que c'était aussi limpide que ça? Franchement, un élève qui se met à courir lorsqu'on lui demande de s'arrêter à forcément un comportement suspect, enfin même si il ne se met pas à courir, le simple fait de ne pas s'arrêter et d'ignorer l'ordre est suspect, mais ça Maximilien ne semblait pas le comprendre. N'importe quoi, finalement ce garçon n'était pas aussi intelligent qu'il le laissait paraître. Pauvre petit con?
    « Inutile de montrer que tu parles anglais plus mieux que mi, c'est le comportement d'un enfant que tu avoir la! » C'était ce qu'il pensait, seul un enfant avait besoin de piéger un autre sur sa langue, il partait du principe que si on s'attaquait à ça c'est qu'on avait pas forcément d'argument à donner ensuite. « Je pas oser te retenir plus longtemps, retournes à tes loisirs Monsieur Préfet-En6chef »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir Mar 5 Juil 2011 - 15:10

    L’air qui pénétrait à l’intérieur des poumons du jeune Maximilien lui fit un bien fou. Dieu qu’il avait eu l’impression d’étouffer dans cette chambre empli de miasmes de peinture et de particule de meuble de bois fraîchement montés. C’était un véritable enfer. Heureusement pour lui, Léo avait été là une bonne partie de la soirée et de la veille pour l’aider à faire face aux humeurs changeante de la future maman. L’adolescent se mit alors à déambuler dans le parc, savourant la calme fraîcheur de la nuit et la beauté resplendissante des étoiles. Il aurait bien pu rester des heures dans ce parc à marcher, à se reposer et à penser mais sa fiancée l’attendait pour finir cette tâche titanesque qu’elle lui imposait. Monter la chambre du petit s’était finalement avéré être un jeu d’enfant. Quelques morceaux de bois à assembler, il s’en était sorti comme un chef mais trouver leur emplacement parfait dans la chambre du garçonnet avait été une toute autre affaire à la fois pour Loréana qui n’arrivait pas à se décider mais surtout pour Maximilien qui était forcé de bouger les meubles cent fois à la seconde pour les placer où notre professeur de potion national les envoyait avant de décréter une énième fois que finalement ce n’était certainement pas le bon endroit et que quelques mètres plus loin feraient mieux l’affaire. Mais cette soirée qui aurait dû être un pur plaisir pour les deux futurs parents s’était transformé en enfer pour l’un d’entre eux. Précisément celui qui se trouvait à présent au bord du lac dans le parc du château et qui essayait de calmer sa petite colère passagère et son énervement mais les calmes flots. Assis sur l’herbe, il observa longuement les douces ondes du lac se mouver au grès du vent et cela eut un effet magique. Un brin poète sur les bords, ce mouvement circulaire tantôt régulier tantôt irrégulier perdit Maximilien dans ses propres pensées qui voguèrent de Travis à Léo, d’Alexia à Loréana, de sa famille à Nathanaël…Ce n’est qu’au bout de quelques bonnes grosses minutes qu’il se décida à rejoindre sa douce afin d’achever ce travail d’Hercule. Pressé, finalement, de retrouver son amour et de se remettre à la décoration de la chambre de son fils, il se mit à courir dans les couloirs parcourant étage par étage jusqu’à ce qu’une voix forte tente de l’arrêter : « Hé, tu arrêtes maintenant! »

    Maximilien ne réagit pas. Il était pressé de retrouver sa belle et puis, pour être honnête, il ne se douta pas une seconde que cette manière de héler quelqu’un s’adressait à lui. Déjà parce que les gens qu’il fréquentait avait un minimum de politesse et deuxièmement parce que personne n’avait aucune raison de l’arrêter sur un coup de tête. Il avait entièrement le droit de se balader dans les couloirs à cette heure-là. Il continua donc sa course effrénée sans un regard en arrière, sans même se retourner ou vérifier si la silhouette qui avait vociférer cette phrase ne le poursuivait pas encore jusqu’à ce qu’une main se pose sur son bras et l’oblige à s’arrêter d’un coup net et sec, en le tirant en arrière. Maximilien, un peu sonné, ne prit pas le temps de se retourner tout de suite, préférant se calmer. En effet, ce genre d’attitude l’exaspérait au plus au point. Les gens n’avaient plus aucun respect et il lui fallut beaucoup de maîtrise pour ne pas se retourner immédiatement et frapper dans la tronche de l’inconnu qui, entre temps, s’était mis à parler. « Enfin, tu crois je peux courir comme ça moi! T'es qui d'abord! ». Cette voix, cet accent abominable et ce langage désastreux, Maximilien l’aurait reconnu entre mille tant il l’avait en horreur. Il exécrait ce personnage. Ramon Ibañes, le concierge de Poudlard. Depuis un certain temps déjà, Maximilien ne pouvait plus supporter cet employé. Au début, il n’avait rien contre lui. Il le trouvait un peu bizarre mais ce n’était pas quelque chose qui le dérangeait particulièrement et puis, à la mort de Travis, Ramon avait largement outrepassé les limites autorisés en se tenant ouvertement responsable de la mort du serdaigle, allant même jusqu’à prononcer un discours d’excuses devant Maximilien qui n’avait pu se retenir de lui en coller une bonne. Il ignorait d’ailleurs ce qui l’empêchait maintenant de remettre le couvert mais il préférait se tenir sage et calme. Le bleu et bronze se retourna alors et d’une voix distincte prononça les mots suivants : « Bonsoir, Monsieur Ibañes, Est-ce ainsi que l’on s’adresse à un préfet en chef ? Je mérite un peu plus de respect. J’ai tout autant le droit que vous de me trouver hors de mon dortoir à cette heure-ci. Je vous prierai donc je m’expliquer votre mascarade ? » Dire qu’il voulait être sage ne voulait pas dire gentil. En effet, l’héritier Middle n’avait absolument pas l’intention de se laisser faire et il comptait bien remettre cette énergumène à sa place. Dire que cette fin de soirée aurait dû être agréable, le voilà maintenant aux prises avec ce satané concierge. Il était damné ou quoi ? Comme il lui sembla que Ramon mettait un temps fou à comprendre la phrase que Maximilien venait de lui sortir, l’adolescent en profita pour rajouter sur un ton dédaigneux : « Ah oui, et…Voulez-vous bien lâcher mon bras, je vous prie ! »

    Il aurait crû que tout ceci suffirait à faire fuir l’espagnol mais il n’en fut rien. Au contraire. Après quelques secondes, l’employé lâcha enfin le bras du futur mari et entreprit de parler dans un anglais qui fit mal aux oreilles du pauvre bourgeois : « Oh, pardonne moi! Vraiment ! Je avoir pas reconnu toi! A notre dernière rencontre, tu pas avoir de spot lumières au dessus de la tête indiquant ton nom! De dos, tu ressembles à n'importe quel autres! Et puis, si tu avoir rien a te reprocher pourquoi tu cours? Pourquoi tu t'arrêtes pas? » Face à temps de faute de syntaxe, Maximilien se sentit fondre mais il se retint à nouveau de tout commentaire. Après tout, la seule chose dont cet imbécile n’était pas responsable, c’était bien de son pitoyable niveau d’anglais…Même s’il pouvait faire des efforts, Maximilien comprenait que ceci n’était pas bien simple en revanche ses métaphores étaient douteuses et peu facilement compréhensible…Mais l’héritier Middle n’en n’était pas à son premier domestique étranger et déchiffrer leur langage codé était presque devenu un jeu d’enfant. Au bout de quelques secondes alors, le préfet en chef commença à répondre avec ce ton cérémonieux qui lui allait si bien : « Excusez-moi, Monsieur Ibañes de ne pas toujours me balader avec une pancarte dans le dos sur laquelle il serait écrit « je suis le meilleur ami du défunt Travis Cohen » puisque j’imagine que votre allusion mal saine à notre précédente entrevue faisait référence à cela. Ensuite, ce que je fais à courir ? Je pense déjà que cela ne vous regarde pas mais si vous voulez tout savoir, je me rendais rapidement chez ma directrice de maison Loréana Wilde afin de lui rendre un rapport de préfet en chef. En quoi cela vous gêne-t-il que je cours ? N’ai-je pas le droit d’être pressé d’accomplir mon travail afin de regagner calmement mon lit ? Vous, monsieur le concierge, y voyez-vous un inconvénient ? Oh bien sûr, ma question est rhétorique alors ne vous fatiguez pas à répondre ! » Une fois sa tirade achevée, Maximilien comptait bien pouvoir faire demis tour et rentrer dans les appartements de Loréana Wilde. Il savait que Ramon n’aurait pas l’envie de l’y suivre mais c’était sans compter, en revanche, le besoin bizarre de ce concierge de parler dans le vide… « Inutile de montrer que tu parles anglais plus mieux que mi, c'est le comportement d'un enfant que tu avoir la ! » Là, ce fut le pompon. Ramon était-il réellement si bête que cela. Enfin cette phrase ou plutôt ce commentaire n’avait aucun sens. Maximilien n’allait pas faire des fautes exprès pour le mettre à l’aise. Il s’était contenté de parler avec sa capacité de langage habituelle qui, certes, était élevée mais il avait été éduquée dans ce langage châtié : « Excusez-moi, encore, Monsieur Ibañes mais vous rendez-vous compte dans l’absurdité de vos propos…Je n’allais pas volontairement faire des fautes pour vous satisfaire. Mon anglais est au dessus du vôtre tout comme votre Espagnol est meilleur que le mien…Je parle Anglais comme je le peux. Mais si vous préférez continuer cette conversation dans votre langue maternelle, cela se peut également. J’ai quelques bonnes notions et même là, je suis certain de vous être supérieur. » Maximilien prenait un peu la grosse tête, là, certes mais il en avait marre de cet homme intrus et sans gêne qui se croyait décidément tout permis. Alors qu’il s’apprêtait à ajouter une remarque cinglante de plus, Ramon fut plus rapide que lui : « Je pas oser te retenir plus longtemps, retournes à tes loisirs Monsieur Préfet-En-chef » Ah bah enfin. Ce n’était pas trop tôt. Maximilien lui jeta un regard noir et lui tourna les talons tout en prononçant cette phrase : « Merci pour cette permission. Je m’en vais donc accomplir mes devoirs. Une dernière chose, Monsieur Ibañes. Il vous faudrait peut-être apprendre qu’il existe des conjugaisons et que les verbes dans les phrases ne se mettent pas à l’infinitif. Essayez donc le présent, cela passera tout de suite mieux. Sur ce, bonne soirée. » Et sur ces mots, Maximilien quitta définitivement le couloir et rejoignit enfin sa belle qui l’attendait de pied ferme…



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MessageSujet: Re: Au détour d'un couloir

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