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Comment embouteiller la haine ? • { MARYLEE Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Wendy E. Hannigan
Serdaigle
Préfète ❧ Leaving Neverland ❧ avatar
.

Age : 23
135 messages
Amour : Peter Pan, who else is there ?

Pensine
Orientation Sexuelle: Hétérosexuel
Année d'étude: 6ème année
Caractère: Raisonnée - Sûre d'elle - Posée - Intelligente - Perfectionniste - Responsable - Loyale - Digne - Souvent exaspérante - Dynamique - Donneuse de leçons - Volontaire - Curieuse - Optimiste - A cheval sur les principes - Avec un côté casse cou - Gourmande - Réfléchie - Elégante - A l'écoute - Respectueuse - Parfois maladroite - Piquante - Sensuelle - Prudente - Souriante - Secrète - Gracieuse - Fédératrice - Câline - Protectrice - Entière - Exigeante - Sophistiquée - Sensible

Absence : Partiels, ô mes Amours - pour vous, je stress & je mets en stand by ma joie de vivre (du 2 mai au 16 mai inclu)
MessageSujet: Comment embouteiller la haine ? • { MARYLEE Ven 11 Mar 2011 - 11:16

    Se contenir. Rester de marbre, et se contenter de sourire poliment alors que l’on n’a qu’une seule envie : exploser. Supplanter le négatif, ravaler sa colère, oublier sa haine en inspirant lentement et profondément. Faire comme si rien ne nous dérangeait, comme si rien ne pouvait nous atteindre. Paraître insensible alors que la souffrance est permanente, que la douleur est terrassante. Faire semblant. Un art subtilement noir comme la haine qui en est la source, le fruit défendu sur la branche de bonté naturelle que cueille tout adolescent. Aigre doux, son goût est plus suave que celui du mensonge mais moins sucré que celui de la timidité. L’opium caché de la douceur, l’hyper contrôle des petites filles modèles. « Nom d’un troll, Wendy ! Tu m’écoutes ou tu dors ?! » La voix exaspérée d’Amy tira la jeune fille de ses tumultueuses pensées ; le regard à demi vide, elle tourna ses grands yeux marine vers sa sœur et lui offrit un sourire qu’elle espérait amusé. Pour toute réponse, sa sœur poussa un énorme soupir qu’elle ponctua de trois au quatre regards levés au ciel. Depuis les 17 années qu’elle fréquentait sa benjamine, elle n’avait jamais compris ses moments d’absences et innombrables questionnement intérieurs. Que pouvait bien lui importer que le monde soit rationnel et qu’il marche selon des règles, des flux et autres principes dictés par une morale, une logique sans faille ? Par Merlin, si elle ne connaissait pas ses talents, Amy se demanderait si Wendy était véritablement une sorcière !

    « Je n’essayais pas de rationaliser le monde, si c’est ce qui t’exaspère… » fit Wendy tranquillement, faignant de regarder au loin alors qu’elle observait d’un air taquin l’expression de son aînée allant d’incompréhension à début de petite colère. « Tu lis dans les pensées maintenant ?! » Si elle n’avait pas été plus agile, Amy aurait certainement fait tomber son manuel de Botanique – encore que la perte ne serait pas bien grande. « Non, mais je te connais suffisamment pour savoir quelle tête tu fais quand tu t’énerves de mes… hum… questionnements intérieurs ? » D’un geste leste et élégant, la jeune fille sauta du mur sur lequel elle était assise. Dans le soleil de la mi journée, ses longues boucles blondes scintillaient comme de longs fils d’or parsemés de flèches argentées ; plus que jamais, Wendy Hannigan dégageait quelque chose de passé, comme échappé d’un autre temps. Ou était-ce la manière dont elle portait son uniforme, chaussée de petite bottines à lacets et munis d’un léger talon, qui lui donnaient l’air d’une réinterprétation d’un costume façon Jane Austen ? « Je pensais à mon cours de Potions » avoua-t-elle enfin, tout en récupérant ses affaires laissées contre un arbre avoisinant. Le visage d’Amy se crispa ; il ne fallait pas en dire plus, le « cours de Potions » étant devenu l’allégorie du double cauchemar de l’ainée des sœurs Hannigan : la matière en elle-même, et la partenaire de sa petite sœur – Marylee Beck. La haine que nourrissait le Trio pour elle puisait sa force dans diverses sources, la première étant la profonde antipathie que la Gryffondor éprouvait à l’égard d’Amy et de sa relation avec les jumelles. Ce lien qui les unissait toutes trois et qui résistait aux plus viles tentatives de les séparer. « Tu vois, rien que pour ça, je ne peux pas l'encadrer l'autre. Et dire que Papa s’obstine à inviter les Gilleford à chacune de nos réceptions ! C’est quand même dingue, non ? » Aussitôt dites, Amy regretta instantanément ses paroles alors qu’elle voyait Wendy fourrer d’un geste peu délicat son manuel dans sa sacoche. Les longues boucles cachaient entièrement un visage qu’elle imaginait défiguré par un sentiment qui dépassait cent fois ce qu’elle-même ressentait à l’égard de Beck. Les altercations entre Jack et Wendy n’étaient qu’une infime preuve de l’envergure qu’avait pris le dépits mutuel qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. Mais pourquoi Wendy faisait-elle toujours comme si cela ne la touchait pas ? « Mr. Gilleford est un vieil ami de Papa, Amy : point. Il serait mal élevé de ne pas le convier, lui et sa famille. C’est tout. » Sur ce, elle rabattit ses cheveux sur ses épaules, mis son sac sur son épaule et lui fit un signe de la main en guise d’au revoir. « J’y vais. A ce soir ! » Et dans un flottement de robe, Wendy quitta la Cour d’Honneur en direction des cachots.

    Tout en marchant, elle essaya de se sortir cette conversation de la tête. Si elle arrivait en cours avec à l’esprit les mots d’Amy, la double heure de Potions du vendredi risquait d’être le numéro de schizophrène le plus spectaculaire de l’année ! Comment pourrait-elle se laisser à aller à l’art subtil des concoctions de breuvages magiques tout en canalisant sa haine pour sa partenaire et rivale, alors qu’on venait de lui donner toutes les raisons de demander un transfert de cours ? Si elle craquait, Marylee sortirait victorieuse d’une bataille satellite à la guerre qu’ils se livraient avec Gilleford. Beck, en sa qualité de général infaillible et douée de sa capacité à déguiser sous une douceur angélique le plus efficace des venins, ne lui ferait jamais oublier « le jour où elle avait rendu les armes. » Déjà qu’elle avait faillit y succomber par deux fois avec son ennemi juré, il ne manquait plus qu’elle perde le contrôle devant elle ! Non, décidément, il fallait qu’elle se calme et vite. Empruntant un couloir connexe à celui qui menait directement aux salles de classes des sous-sols, Wendy s’enferma dans un placard à balais. Pendant plusieurs minutes, elle inspira longuement et profondément, laissant derrière elle ses questionnements, les paroles échangées avec sa sœur, enfouant tout ce qui avait trait à la haine qui l’habitait dans les profondeurs reculées de son âme. Là, dans l’intemporelle sérénité, elle commença tout doucement à chantonner une des berceuses celtes dont usaient autrefois sa grand-mère pour la calmer des cauchemars de nuits trop agitées pour une enfant de 4 ans. Elle se rappelait la voix douce et chaude de cette vieille dame qui représentait à elle seule le mystérieux héritage breton de la famille Hannigan, et qui colorait encore la sublime chevelure rousse de Hannah. Elle se serait probablement oubliée si la cloche sonnant les quinze heures ne l’avaient pas ramenée à l’instant présent.

    Lorsqu’elle pénétra dans la salle de classe, elle adressa un signe de tête respectueux à celle qu’elle considérait non seulement comme son mentor mais également comme un modèle de femme : son professeur, Loréanna Wilde. Wendy n’était pas le genre d’étudiante à se laisser aller à l’hystérie de certaines « Miss Je-Sais-Tout » qu’elle trouvait puériles et sans intérêt. Caractéristique qu’elle partageait d’ailleurs avec Marylee, et ce pourquoi elle soupçonnait Loréanna de les avoir mises ensemble outre le niveau largement plus avancé. Elles les avaient installée en fond de salle, à une table placée comme en niche et quelque peu retirée du reste du groupe d’étudiants – la scène idéale pour deux rivales autant sur le plan relationnel que sur le plan magique. Marylee était déjà là et lorsqu’elle entendit Wendy approcher, elle releva la tête. La Serdaigle lui adressa un sourire poli mais sincère tout en s’installant à ses côtés avant d’enfiler ses gants de protection. « Bonjour, Marylee. » Oui, elle ne s’aimaient pas. Pour diverses raisons. Mais cela ne les empêchaient pas de rester civilisées. D’ailleurs, elle soupçonnait la Gryffondor de penser de même, étant loin d’être stupide et pour laquelle malgré elle, elle gardait un certain respect. La confection des potions était un art subtil : il fallait faire preuve non seulement de talent mais de sang froid pour tenter d’exceller en la matière. Loréanna mettait à l’épreuve leurs capacités, et laissait toujours à leur attention un parchemin avec plusieurs instructions supplémentaires au travail donné à la classe. Mais aujourd’hui, il manquait ; elle allait se lever lorsque Jack Gilleford pénétra dans la classe. Comme un flash, Wendy se remémora la scène qu’ils avaient partagé cette été à l’occasion d’une réception donnée chez les Hannigan et elle remarquait la même expression dans les yeux bleu glacés du jeune homme : sans lumière. Une lumière toute aussi absente du regard sombre de Marylee – elle aussi avait perdu une amie. Alors, parce que c’était naturel et que Wendy restait sensible, elle se tourna vers la jeune femme. « Ecoute, je sais que nos relations sont tendues mais je voulais te présenter mes sincères condoléances ; je sais ce que cela fait de perdre un être cher. » Wendy n'était pas facile à décrypter, loin de là. Mais franche par nature, elle n'était que sincérité.

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Marylee Beck
Gryffondor
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Pensine
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Caractère: joyeuse, débrouillarde, intelligente, studieuse, rieuse, rancunière, têtue, passionnée, arrogante, généreuse, loyale, sociable, honnête

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MessageSujet: Re: Comment embouteiller la haine ? • { MARYLEE Jeu 7 Avr 2011 - 4:13

    La journée s’annonçait longue. Déjà la matinée n’avait pas été de tout repos. Marylee c’était levée en retard avec les traits tirés. Elle avait sauté en bas du lit en lançant son pyjama dans tous les coins du dortoir se rendant bien compte que ce qu’elle lançait partout autour d’elle était loin d’être les pantalons amples rose qu’elle portait comme pyjama, mais bien les vêtements qu’elle portait la veille. Encore! N’ayant pas le temps de s’attarder à un autre évènement des plus troublant, elle enfila des nouveaux vêtements, prit ses affaires et sortie de la salle commune des Gryffondor pour se rendre au cours de Défense contre les force du mal. Elle n’eut même pas le temps de se prendre un verre de lait ou encore un morceau de fromage. La rouge et or avant donc attendue toute la période souhaitant que l’heure du dîner arrive rapidement. Assez rapidement pour ne pas qu’elle se digère de l’intérieur. Le seul avantage qu’elle voyait à cette faim cruelle c’était que son ventre gargouillait tellement qu’elle ne pouvait pas s’endormir sur sa chaise. Baël ou le professeur n’aurait probablement pas apprécié qu’elle dorme sur sa chaise de toute façon. Le problème était que ses notes de cours étaient toutes crochent parce qu’elle n’arrivait pas à se concentrer sur ce qui se disait autour d’elle. Elle n’arrivait même pas à fantasmer sur Baël ou à détester Maximilien. La seule chose qui obsédait ses pensées était le juste de citrouille de la cafétéria et de la tourte chaude. Elle salivait déjà sur sa chaise. Sincèrement, elle était persuadée d’être la personne la plus laide au monde en ce moment, mais elle s’en fichait éperdument. Elle n’avait rien à prouver à personne… m’enfin c’était plus facile de se dire ça que d’admettre qu’elle voulait plaire à quelqu’un avec la tête qu’elle avait en ce moment.

    Elle fût la première à sortir de la classe à la seconde où l’enseignant leur donna congé. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire ouf, elle se retrouva dans la grande salle, assise à la table des Serpentard. Elle avait pris l’habitude de manger avec les verts et argent depuis la mort de Keiko. Même si elle avait des amis chez les Gryffondor, elle préférait manger avec Jack. Même si ça signifiait aussi d’avoir Megan sur les talons à tout moment de la journée. Ses yeux de chiots égarés lui donnaient des envies de meurtres et Jack qui faisait semblant d’être un romantique petit ami et parfait. Personne n’y croyait. En tous cas, Marylee était prête à mettre sa main au feu qu’il essayait du mieux qu’il pouvait pour avoir l’air de quelqu’un qu’il n’était pas. Depuis la mort de Keiko, il était différent et Mary se doutait bien de la raison qui le poussait à agir comme ça, mais elle n’aimait pas du tout ce qu’elle voyait. Ça puait tout sa. Comme si c’était une magouille.

    JACK : Marylee! Tu écoute ce qu’on te dit? Megan t’as demandé si tu venais avec nous à Pré-au-Lard en fin de semaine?
    MARY : Quoi? Oh.., heu je pensais à quelque chose d’autre. Qu’est-ce que ta dit yeux de chiot? Heu je veux dire Megan.
    JACK : Mary! Franchement. Je m’excuse Megan. Est un peu folle des fois.
    MARY : Fuck you.

    Marylee se leva de table frustrée sachant très bien que chaque fois qu’elle faisait une scène a Jack, elle risquait qu’il arrête de le perdre. Elle avait seulement de plus en plus de difficulté à accepté qu’il continue de voir Megan même si leur amie était morte. Elle avait toujours crue qu’il faisait sa pour la rendre jalouse, à moins que ce ne soit pas Keiko qu’il cherchait à rendre jalouse. Ce n’était surement pas elle, mais elle paierait cher pour savoir de qui il s’agissait. La brunette ramassa ses choses et partie en direction de son cours favoris. Elle aimait tout de ce cours. Sauf peut-être sa partenaire de travail. En fait, elle ne la détestait pas comme elle pouvait détester sa grande sœur. Amy était désagréable, Wendy la laissait juste indifférente. Elles ne se connaissaient pas beaucoup c’est vrai. Elles échangeaient rarement et la plupart du temps c’était pour se parler de potions. C’était probablement la seule des Hannigan qui avait une once d’intelligence. Ça Marylee n’avait pas le choix de l’admettre. Après elle et Loreana, la plus douer en potions c’était bien Wendy.

    La jeune Gryffondor entra dans la classe et alla s’asseoir à leur place habituelle. Un peu plus à l’écart des autres puisqu’elle ne faisait jamais le même boulot que les autres élèves de la classe. Loreana leur laissait du travail et elle le faisait sans rouspéter. De toute façon, c’était beaucoup plus intéressant que la révision que les autres avaient.

    WENDY : Bonjour Marylee!
    MARY : Ah, Salut Wendy.

    Lee-Lee tenta un ton qui se voulait presque sympathique, mais ça tout se gâcha lorsque Jack entra dans la salle de classe… Elle préféra se taire et l’observer de loin. Il ne se retourna même pas pour la regarder. D’habitude, ils entraient ensemble! Frustrée, la jeune femme baissa la tête vers le bureau.

    WENDY : Ecoute, je sais que nos relations sont tendues mais je voulais te présenter mes sincères condoléances ; je sais ce que cela fait de perdre un être cher.
    MARY : Et écoute, Merci, mais j’ai vraiment pas envie d’en parler. Si on pouvait juste s’en tenir aux millions d’autres sujets de conversation ça me plairait vraiment. J’imagine que tu comprends?

    Sincèrement, si Wendy ne comprenait pas Marylee risquait de lui crier dessus tellement elle avait les nerfs en boule. Et la blondinette la trouverait encore moins sympathique qu’elle ne l’était déjà. Et une Hannigan de plus s’ajoutera à la liste des personnes qui la déteste. Le problème était que l’atmosphère en classe serait l’enfer!


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