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L'homme aux multiples visages II Maximilien Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Wendy E. Hannigan
Serdaigle
Préfète ❧ Leaving Neverland ❧ avatar
.

Age : 23
135 messages
Amour : Peter Pan, who else is there ?

Pensine
Orientation Sexuelle: Hétérosexuel
Année d'étude: 6ème année
Caractère: Raisonnée - Sûre d'elle - Posée - Intelligente - Perfectionniste - Responsable - Loyale - Digne - Souvent exaspérante - Dynamique - Donneuse de leçons - Volontaire - Curieuse - Optimiste - A cheval sur les principes - Avec un côté casse cou - Gourmande - Réfléchie - Elégante - A l'écoute - Respectueuse - Parfois maladroite - Piquante - Sensuelle - Prudente - Souriante - Secrète - Gracieuse - Fédératrice - Câline - Protectrice - Entière - Exigeante - Sophistiquée - Sensible

Absence : Partiels, ô mes Amours - pour vous, je stress & je mets en stand by ma joie de vivre (du 2 mai au 16 mai inclu)
MessageSujet: L'homme aux multiples visages II Maximilien Ven 25 Fév 2011 - 14:02




« J'avais juré d'enfouir tous nos souvenirs, et de fermer mon cœur à doubles tours ; le temps nous rattrape, et je ne sais toujours pas qui tu es »

    25 février 2211; 20H30 __________________________

    Assise à la table du dîner, un verre de jus de citrouilles dans la main tout en consultant les dernières nouvelles que rapportait la Gazette du Sorcier, elle était parfaitement consciente du lourd regard qui pesait sur elle, l’épiant de l’autre côté de la table. Elle n’avait pas besoin de lever les yeux pour savoir qu’une paire de somptueuses prunelles marine identiques aux siennes essayait tant bien que mal d’attraper leurs jumelles, sans prendre la peine de se dérober ou de paraître discrète. En vain. La jeune fille continuait de lire son journal comme si de rien n’était, trempant de temps en temps ses lèvres dans le breuvage sucré. Alors que dans la Grande Salle, les conversations allaient bon train, elles étaient pratiquement les seules à ne pas échanger une parole. Si Wendy n’avait pas eu une bonne raison de se taire, elle aurait trouvé la situation ridicule. D’ailleurs, elle le pensait quand bien même elle en était l’instigatrice ; mais Dieu qu’elle détestait quand Emma la fixait de la sorte ! Sans siller, elle attendait telle la lionne épiant sa proie que sous la pression de son inquisition muette, sa sœur finisse par craquer et aborder le sujet fâcheux. C’était pire que d’être soumise à une torture physique : non seulement elle ne pouvait pas crier sa douleur mais en plus, elle émanait d’une personne qu’elle ne devait, qu’elle ne pouvait pas maudire à moins de vendre son âme. Sans compter que dans le fond, Emma ne cherchait qu’à la soulager. En effet, Wendy bouillonnait de l’intérieur. Un fin observateur aurait vite fait de soulever l’hyper contrôle de la jeune fille, poussé ce soir à son paroxysme. Très droite sur le banc, l’uniforme tiré à quatre épingles et les boucles soyeuses encadrant son expression neutre, Miss Hannigan était absolument parfaite. Un peintre se serait extasié devant sa capacité à rester immobile. Un professeur aurait admiré sa rigueur propre à sa réputation studieuse. Mais sa sœur qui la connaissait mieux que quiconque ne constatait qu’une seule et unique chose : en face d’elle était assise une bombe à retardement.

    « … Winnie ? Je peux te demander un service ? » Délaissant l’article qu’elle était en train de lire, Wendy leva les yeux. Pour aussitôt le regretter amèrement. Assise en tailleur de l’autre côté de l’immense panier de fruit, sa jumelle épluchait une poire ; avec ses cheveux attachés en queue de cheval savamment décoiffée et ses tâches de rousseurs pointant ça et là derrière sa peau de porcelaine, elle avait plus que jamais l’air d’une petite poupée. Et elle le savait. Emma, consciente de son apparence mutine et délicate, ne savait que trop bien que sa sœur ne savait que difficilement dire non. Surtout s’il s’agissait d’elle ou d’Amy. Et si cela n’impliquait pas de se balader en petite tenue, la nuit, dans la forêt interdite. Il suffisait de peu pour attendrir le cœur de la jeune fille : être un peu isolée, parler d’une voix douce et sereine, utiliser son surnom… Repliant son journal, Wendy poussa un léger soupir, levant un sourcil interrogateur lui intimant de continuer. « Tu pourrais m’aider avec mon devoir de potions ? » Wendy leva les yeux au ciel. Maligne, Emma tentait de jouer la carte de la bonne étudiante. Stratégie d’ordinaire efficace puisqu’il n’en fallait généralement pas plus pour que Wendy se dévoue. Seulement, sa question sentait mauvais l’évidence et la diversion ; deux stratagèmes suffisamment faux et calculateurs pour achever de persuader Wendy qu’elle ne devait pas céder. Depuis le début de cette journée, elle s’était laisser faire. Depuis le début de cette année scolaire, elle laissait tout passer. Mais trop, c’était trop. « Je sais ce que tu veux, Emma, et ça ne prendra pas. Je suis déterminée à faire ce que j’ai à faire ce soir, et pas même toi ne m’en empêchera. C’est tout. » Sur ce, Wendy se leva et intima d’une caresse à Duchesse de se lover dans son cou, comme la petite fouine avait l’habitude de le faire. La pauvre boitait encore. Alors qu’elle replaçait quelques boucles blondes égarées dans son chemisier, la jeune fille fit mine de quitter la salle avant de se retourner et de sourire à sa jumelle. « Ne crois pas que je n’ai pas compris pourquoi tu fais tout ça ; mais comprends aussi que je ne peux pas me laisser marcher sur les pieds. J’aurais honte. » Et avec un dernier sourire, Wendy s’engagea vers la sortie du château.

    Dans la fraicheur nocturne, la jeune fille essaya une nouvelle fois de comprendre ce qui s’était passé. Elle se surprenait elle-même, d’ailleurs ; jamais elle n’avait essayé de s’intéresser à ce que certaines personnes faisaient, et encore moins pourquoi elles le faisaient. Mais peut-être qu’à partir du moment où elle était concernée, son besoin de comprendre refaisait surface. C’était un de ses défauts, persuadée que tout s’expliquait toujours de manière parfaitement rationnelle et didactique. Paradoxale pour une apprentie sorcière. Peut-être était-ce son côté scientifique qui la poussait à être la perpétuelle réflexion. D’ailleurs, n’était-elle pas attirée par les Potions du fait que la matière demandait exactitude et logique ? Logique qu’elle s’obstinait à appliquer à chaque situation qui s’offrait à elle. Mais il est de ces cas où la raison ignore certaines raisons, et plus elle y pensait, plus elle se rendait compte que ce qui faisait enrager répondait à cette logique déraisonnable et dévoreuse. Un peu comme l’ivresse des profondeurs, ou pire : la soif de vengeance. Car pour seconde fois dans toute cette histoire, Wendy s’avouait blessée. Blessée par des mots, une attitude, une personne. Une personne dont elle avait pourtant soigneusement enfouie l’existence dans le coin le plus reculé de son subconscient. Un coin rongé par la fierté, la colère, la douleur aussi. Un coin qu’elle avait fermé à double tour, mais qui avait été ouvert contre sa volonté, déversant son contenu qui accaparait tout son être, depuis son esprit jusqu’à son petit cœur. Wendy avait mal et pire, mal de penser à faire du mal, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. « Cette fois-ci, tu es allé trop loin, Maximilien Enzo Middle ! »


    25 février 2211; 10H30 __________________________

    Alors que la grosse horloge sonnait les dix heures et demi et que les étudiants se préparaient à rejoindre leurs salles de classe respectives, des pas précipités contre le sol de pierre résonnaient contre les hauts murs du château. Les matinées d'ordinaire relativement calme à Pouldard voyaient aujourd'hui leur quotidien bouleversé par le bruit du claquement de talons vernis Chanel, alors q'une crinière de lourdes boucles blondes traversait les couloirs de l'école en quatrième vitesse. Pour peu que cela fut impossible pour une apprentie sorcière et que le son qui s'en dégageait n'était pas aussi distinct, on aurait juré que la demoiselle volait, tant sa hâte était remarquable. Plusieurs personnes se retournèrent, se demandant ce qui pouvait bien pousser la jeune fille à perturber le silence quasi religieux d'une si belle matinée d'hiver. Qu'avait-il bien pu se passer pour la mettre dans un état pareil ? Essayant tant bien que mal de ne pas bousculer les étudiants et professeurs qu'elle croisait sur son chemin, Wendy se dirigeait d'un pas plus que déterminé vers le bureau du Professeurs Wilde, une notification au blason de Serdaigle à la main. A mesure que sa destination approchait, la jeune fille avait toujours autant de mal à croire ce qu'elle avait lu quelques minutes auparavant. Lorsqu'elle l'avait reçue des griffes de sa fidèle Duchesse, la jeune fille était restée figée sur place pendant une bonne dizaine de minutes, et il avait fallu lui rappeler qu'elle risquait d'arriver en retard en cours de Botanique pour la tirer de sa torpeur. La première explosion de stupeur passée, Wendy avait attrapé son sac et détalé en direction des serres en emmenant avec elle ce torchon que l'on avait eu l'audace de lui présenter comme un parchemin officiel ! Armée de son sourire le plus charmant, elle avait brièvement exposé la situation à son professeur, non sans lui remettre son devoir et promettant de se charger personnellement des groupes de travail pour le cour prochain. Ce qu'on lui accorda avec une confiance totale : Wendy Hannigan était une personne de confiance, et comme elle agissait en sa qualité de préfète, on ne pouvait que placer la suite des opérations entre les mains de la directrice de sa maison.

    « Tâchez tout de même de vous ressaisir, Miss Hannigan ! Etes vous certaine qu'il ne s'agit que d'une simple rectification administrative ? » En réalité, il s'agissait bien plus que d'une simple rectification : à l'heure qu'il était, il fallait impérativement procéder en annulation si Wendy voulait sauver son honneur et sa fierté ! Mais comme elle n'était pas de celles à étaler ses états d'âme devant un membre du corps professoral, Wendy s'était contentée de remercier son professeur pour sa sollicitude avant de lui certifier que si certes sa démarche était urgente, elle n'en restait pas moins d'une gravité secondaire pour laquelle elle lui demandait de bien vouloir l'excuser puisqu'elle ne lui permettait pas d'assister à son cours. Une pirouette de politesse plus tard, la jeune fille se retrouvait à reprendre le chemin inverse et affronter ce qui n'était autre qu'une grossière erreur ! Car depuis quand Maximilien Middle assurait-il les rondes de nuit ? Si elle l'avait su, jamais elle n'aurait accepté ce poste, d'autant plus qu'elle entretenait d'excellentes relations avec la Préfète en Chef. Ce qui n'était pas le cas avec Middle, bien au contraire. Pourtant, il ne serait pas facile d'obtenir une dérogation de la directrice ; certes, Loreana Wilde aimait beaucoup Wendy qui était une de ses meilleures étudiantes et de plus, ell était une excellente addition à l'équipe des préfets de Serdaigle. Mais de là à lui accorder un changement d'horaire qu'elle avait elle-même demandé, sans expliquer la réelle raison qui motivait ce changement... la partie risquait d'être compliqué. Mais il fallait le tenter. Elle s'était jurée de ne jamais adresser la parole à Middle, et elle ne commencerait certainement pas ce soir ! Mais si la détermination de la jeune fille était sans faille, on ne pouvait pas en dire autant de son agilité ; au détour du dernier couloir, la jeune fille perdit l'équilibre et sans trop savoir comment, percuter quelqu'un de sorte de les entraîner dans une chute monumentale qui fit voler une paire de chaussures et une mallette de travail. Sans compte qu'il atterrirent sur une des grosses armures qui ornaient le corridor. Le tas de ferrailles se mit alors à hurler comme si on l'avait amputé, alors que s'éparpillaient ça et là le casque, les gants de fer et l'imposant bouclier.

    Encore secouée par l'enchaînement précipité des évènements, Wendy attrapa ses chaussures et lissa sa jupe avant de se confondre en excuses. « Je vous pris de bien vouloir excuser ma maladresse, je ne vous ai pas vu arriver ! J'étais tellement préoccupée que je... » Wendy ne finit pas sa phrase. L'homme qu'elle avait percuté se retourna, et la jeune fille devint blanche comme linge lorsqu'elle fit face à nul autre que Maximilien Midlle.

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Dernière édition par Wendy E. Hannigan le Mer 27 Avr 2011 - 11:24, édité 1 fois
Maximilien E. Middle
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Père de Nathou et futur mari aux anges avatar
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Amour : Son enfant, Nathanaël Middle & sa fiancée, Loréana Wilde

Pensine
Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: 1ère année de Thèse
Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Re: L'homme aux multiples visages II Maximilien Sam 26 Fév 2011 - 10:09

✩25 frévier 2211, 20h20✩

    Un mal terrible lui fendait la tête en deux, la fatigue lui tiraillait les yeux et pourtant. Il n’avait pas souvenir de sa journée, ne se rappelait même pas, encore une fois, s’être levé ce matin ! Encore une absence, encore une journée vide ! Quel jour étions-nous d’abord ? Depuis combien de temps n’avait il, de nouveau, plus eu de prise sur la réalité ? Allongé sur le canapé de la salle commune des serdaigles, entièrement vide, sans avoir le moindre souvenir de s’y être ne fuse qu’assis, Maximilien fixait le plafond, contemplait les jolies incrustations bleus, les magnifiques céramiques de sirènes et d’aigles que le génie des fondateurs avait forgé dans les quatre coins de la pièce. Mais si, d’ordinaire, il aimait observer leur beauté, leur finisse, aujourd’hui, il avait le regard vide, perdu, il pensait, tentait vainement de faire travailler son inconscient, son conscient, sa mémoire pour peut-être retrouver une bribe de souvenir qui le mettrai sur le piste…Mais rien ne lui vint ! Il avait comme la désagréable impression qu’une partie de son propre esprit lui était fermé comme bloqué, inaccessible ! Il frissonna d’horreur en imaginait son cerveau divisé en deux et ses pensées vagabondèrent vers la femme de sa vie, Loréana ! Était-il allé la voir, aujourd’hui, sans s’en rendre compte ? Lui avait-il parlé de leur enfant ? Que pouvait-il donc lui avait dit ? L’avait-il effrayé ? Et Léo ? S’était-il bien comporté avec lui ? La dernière fois, son frère de cœur lui avait raconté qu’il s’était trouvé méchant, sarcastique, presque invivable ! Et Les cours ? Comment s’étaient passés les cours ? Avait-il fait bonne impression ou, comme le lui avait un jour reproché Timothé sans que le pauvre serdaigle ne sache de quoi son ami parfait, s’était-il enfermé dans un coin sans vouloir travailler avec personne, se montrant insolant et hautain même avec le professeur ? S’était-il montré froid, distant ? Avait-il passé tout son temps enfermé dans la bibliothèque ? Il n’avait pas de réponse à ces questions ! Aucune réponse et il n’en n’aurait sans doute jamais ! Il se sentit soudainement très frustré de perdre ainsi le contrôle de son corps, de son esprit sans trouver de raison ! Il fallait pourtant bien, un jour, découvrir la cause de ces absences pour Léo, pour Loréana mais aussi pour Nathanaël ! Il ne pouvait pas devenir un père digne de ce nom avec ces énormes pertes de mémoire ! C’était impossible ! Il avait pourtant déjà lu tous les livres de médicomagie traitant du sujet de la bibliothèque mais il n’avait nulle part trouvé une liste de symptôme correspondant à la sienne !

    « Maximilien ! Que fais-tu donc encore là ? Il est presque vingt heure trente ! ». L’adolescent sursauta et se redressa vivement ! Léo se trouvait face à lui. Il avait dû entrer dans la salle commune sans que Maximilien ne s’en rende compte, trop occupé à réfléchir à tout ce qui se passait en ce moment même dans sa tête ! Léo, cependant, tombait relativement bien ! Maximilien allait pouvoir le cuisiner discrètement sur les évènements de la journée…Mais une seconde ?! Vingt heure trente ?! Il avait loupé le dîner à la grande salle ! Et puis, pourquoi ne serait-il donc pas dans la salle commune ? Ou était-il donc encore censé être ? « Ou veux-tu que je sois ? » Simple question ! Mais il ne voyait pas trop quoi dire d’autre en ignorant tous les évènements de la journée ! Léo leva les yeux au ciel, sortit ses mains, qu’il avait soigneusement caché derrière son dos, pour laisser apparaître une grosse part de pizza, la tendit à Maximilien avait de s’asseoir à ses côtés sur le canapé : « Bah tu as une ronde à faire avec Wendy ce soir, dans le parc, tête de pitiponk ! Allez file et mange ça, je te l’ai aparté, me doutant que tu ne viendrais pas manger ! Tu avais vraiment la tête dans le chaudron toute la journée, pire que celle d’un détraqueur ! ». Comprenant qu’il ne pourrait pas faire la conversation plus longtemps et qu’il lui faudrait attendre un bon moment avant d’avoir des réponses à ses questions, Maximilien lança un petit sourire désolé à son ami, comme pour s’excuser de sa conduite de « détraqueur » puis, il attrapa le morceau de pizza et, tout en remerciant Léo, sortit en trompe de la salle commune, attrapant son sweet-shirt, qui traînait là, au passage !

    Dieu qu’il avait faim ! Heureusement que Léo était là et qu’il pourrait toujours compter sur lui ! Jamais encore, le jeune héritier Middle n’avait eu aussi faim ! Sans doute n’avait-il pas mangé dans la journée, dès lors ce morceau de Pizza était la bienvenue surtout qu’il lui faudrait beaucoup d’énergie : il n’était pas près de se coucher avec cette ronde sur le dos ! D’ailleurs depuis quand avait-il une ronde de prévue avec Wendy ? Il se souvenait bien d’avoir parlé avec Loréana, quelques jours plus tôt, de devenir le responsable des rondes de nuits dans une partie du château mais il ne souvenait absolument d’avoir reçu la lettre avec les horaires complets. Sans doute était-elle arrivée aujourd’hui, alors qu’il n’était pas le maître directeur de son corps ! Tout en progressant dans les couloirs, Maximilien soupira vivement ! Wendy ! IL adorait la jeune femme et cela avait toujours été le cas depuis de nombreuses années mais leur relation avait pris un tournant bien compliqué quelques années plus tôt ! En effet, après une brève histoire d’amour, ils avaient rompu dans de très mauvaise condition ce qui avait poussé Wendy à le détester ou tout du moins à ne plus lui adresser la parole et Maximilien, compréhensif, l’avait laissé faire sans intervenir…Jusqu’à cette année où il avait décidé qu’elle avait assez piqué sa crise d’enfant et qu’il était temps de se réconcilier ! Il était donc revenu plusieurs fois l’aborder sans grand succès mais il espérait que ce soit serait le bon soir pour discuter, mettre les choses à plat et pourquoi pas ? Redevenir ami ! Le jeune adolescent arriva enfin sur les bords du lac, lieu du rendez-vous habituel pour une ronde dans le par cet observa les alentours. Wendy arrivait vers lui ! Et immédiatement, sans lui laisser à elle, le temps de parler, il l’accosta :
    « Salut Wendy ? Prête pour une ronde dans le froid ? »



✩25 frévier 2211, 10h30✩

    Severus était en colère ! Il quitta la bibliothèque d’un pas rageur sous les regards effrayés des petits de première année ! Au moins, grâce au corps de son hôte assez imposant et à sa popularité, il avait gardé la petite joie de pouvoir effrayé quelques uns de ces cornichons sans cervelle ! Mais là n’était malheureusement pas la question ! Il en avait marre ! Marre de ce corps d’adolescent blondinet, marre de devoir joué le gentil et parfait petit serdaigle adorable avec tout le monde, aimé du château tout entier, marre de face écrasé qui, pourtant, lui était bien utile et marre de ces cours pour imbéciles qu’il était obligé de suivre alors que, lui-même, avait fini sa scolarité depuis longtemps même s’il devait, parfois, s’avouer qu’il trouvait très intéressant de découvrir les nouveaux sortilège et les nouvelles potions qui avaient été créées en deux cents ans de mort mais il aurait très bien pu apprendre cela tout seul en lisant un bouquin et en s’entraînant à son aise dans le dortoir horriblement bleu du gamin auquel il volait le corps ! Mais s’il n’avait que cela ! Mais en plus, il y avait toutes ces femmes écervelées, ces adolescentes de l’âge de son hôte qui venaient sans arrêt le coller, le draguer, l’allumer, le supplier de leur accordé ne fuse qu’un regard ! Severus haïssait les minauderies ! Surtout qu’il ne pouvait rien faire ! Il savait, par Léo alias face écrasée, que Maximilien était en couple, mais le jeune serdaigle l’appelait toujours « mademoiselle X » et Severus n’avait pas encore pu trouver l’identité de cette personne ! Il était donc condamné à la fidélité, s’il ne voulait pas attirer l’attention sur lui et ce n’était pas l’envie qui lui manquait pourtant d’aller soulager deux cents ans de morts mais il y avait d’autres choses plus pressantes ! D’autres choses encore plus agaçantes et frustrantes, ces choses qui mettaient Severus dans une colère noire : toutes les questions qui lui trottaient dans la tête auxquelles il ne trouvait aucune réponse ! Il passait pourtant des heures et des heures dans la bibliothèque à lire tous les livres possibles et imaginables sur les retours à la vie ! Il s’était même faufilé une nuit dans la réserve mais en vain ! Rien ! Rien n’expliquait ce phénomène et pire encore tous les livres qu’il pouvait lire et même ceux de magie noire s’accordaient à dire qu’il était impossible de ramener un mort à la vie ! Le sorcier qui l’avait fait revenir devait maîtriser une forme de magie beaucoup plus puissante dont lui, Severus n’avait jamais entendu parler…Mais pourquoi l’avoir rappelé, lui ?! L’ancien serpentard n’en pouvait plus de toutes ces questions, de toutes ces inquiétudes ! Il allait finir par exploser !

    Voilà pourquoi, il se retrouva hors de la bibliothèque avant d’avoir eu le temps de dire « quidditch » et qu’il se dirigeait à pas de fer vers les cachots ! La seule chose qui pourrait le calmer, maintenant, c’était son art ! IL avait besoin de faire des potions, de les concocter, de couper les ingrédients avec minutie, d’entendre l’eau bouillir dans le chaudron ! Cela lui tiendrait les idées occupées ailleurs et il pourrait enfin se relaxer un peu, arrêter de penser et rêver à un ailleurs beaucoup plus beau. Oui, il avait besoin de pratiquer son art et de cuisiner quelques magnifiques potions ! Heureusement pour lui, il avait déjà pu constater que son hôte entretenait de bonne relation avec la directrice des serdaigles, professeur de potion et qu’il avait obtenu, grâce à ses grandes capacités que Severus était bien obligé de lui reconnaître, le droit d’aider la belle Miss Wilde dans la fabrication des potions pour le stock de l’infirmerie . La seule chose que Severus avait à faire, c’était de descendre dans son antre préférée : les cachots, entrer dans la salle des potions et tout lui serait à porter de main pour fabriquer des doux nectars et le calmer enfin avant qu’il ne commette une erreur parce que, dans l’état dans lequel il était, il n’arriverait pas à se montrer gentil, doux et affectueux ! Il le savait très bien ! Mais voici enfin les cachots…L’ancien vert et argent pressa le pas : vite, vite la salle des potions, vite la libération !

    Severus poussa un cri de rage qu’il ne réussit pas à étouffer ! Cette satanée salle de classe était fermé et il n’avait pas la clef ! Comment son hôte faisait-il pour trouver la clef qui lui offrait l’accès à ce paradis refusé ? Severus n’en n’avait strictement aucune idée et il n’avait absolument pas envie de réfléchir maintenant ! Lui qui n’avait rien demandé de plus qu’un peu de solitude, voilà qu’elle lui était également refusée ! Il balança un grand coup de pied dans la porte, profitant de son actuelle solitude pour laisser éclater sa colère et se décida à rebrousser chemin ! Il n’avait qu’à sortir du château et aller chez l’apothicaire de pré-au-lard, ce n’était pas génial, mais il méritait au moins cela…Ronchonnant dans sa barbe, tandis qu’il remontait qu’il parcourait les couloirs en sens inverse, Severus ne vit pas la silhouette lui foncer dessus et…lui rentrer dedans…Lorsque remis du choc, il regarda les alentours pour essayer de voir ce qu’il s’était passé, il pu trouvé une jeune fille blonde étalée par terre, ses affaires éparpillées dans tous les coins.
    « Je vous pris de bien vouloir excuser ma maladresse, je ne vous ai pas vu arriver ! J'étais tellement préoccupée que je... ». Elle faisait bien de s’excuser, cette petite idiote écervelée ! Et elle faisait aussi très bien d’interrompre son flot de parole ridicule en constatant le regard méchant que Severus lui lançait ! Sans même prendre le temps de réfléchir, ni même de garder à qui il s’adressait, –c'est-à-dire à une jeune demoiselle de la même maison que son hôte – Severus ne se gêna pas pour enfin se soulager et sortir le fond de sa pensée à cette maladroite d’un ton froid et mordant : « Espèce de petite idiote ! Tes parents ne t’ont jamais appris à regarder ou tu vas ! Je ne sais pas ce qui me retient d’enlever une montagne de point à ta maison et à te coller en retenue jusqu’à la fin de l’année ! Maladroite ! Cela doit être chronique chez toi ! Incapable ! Regarde-moi ce foutoir ! » Pendant un instant, Severus eut l’impression de retrouver un peu de son autorité professoral dentant ! L’ancien serpentard leva alors sa main droite et d’un geste tous les objets éparpillés vinrent se placer devant la jeune fille inconnue ! Il savait qu’il ne pouvait ni ne devait utiliser une forme de magie trop forte sinon son hôte souffrait après car son corps n’avait pas encore la force d’emmagasiner une telle puissance mais aussi parce que cela risquerait d’attirer sur lui des soupçons, mais là, il n’en n’avait cure ! Il contempla alors, d’un air blasé, toutes les affaires venir s’entasser en vrac à ses pieds, soit devant la blondinette et lui lança d’un air froid : « Ramasse donc un peu ton fouillis ! »


_________________
Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Wendy E. Hannigan
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Age : 23
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Année d'étude: 6ème année
Caractère: Raisonnée - Sûre d'elle - Posée - Intelligente - Perfectionniste - Responsable - Loyale - Digne - Souvent exaspérante - Dynamique - Donneuse de leçons - Volontaire - Curieuse - Optimiste - A cheval sur les principes - Avec un côté casse cou - Gourmande - Réfléchie - Elégante - A l'écoute - Respectueuse - Parfois maladroite - Piquante - Sensuelle - Prudente - Souriante - Secrète - Gracieuse - Fédératrice - Câline - Protectrice - Entière - Exigeante - Sophistiquée - Sensible

Absence : Partiels, ô mes Amours - pour vous, je stress & je mets en stand by ma joie de vivre (du 2 mai au 16 mai inclu)
MessageSujet: Re: L'homme aux multiples visages II Maximilien Lun 28 Fév 2011 - 14:16




    25 février 2211; 20H40 __________________________

    On peut reprocher beaucoup de choses à un homme. Outre ses multiples petite caractéristiques aussi peu délicates que celles d’une femme sont dénués d’émotivité, les discussions sont toujours ouverte sur lequel des deux sexes démontrent la tendance la plus développée à un caractère de girouette. Souvent, on tend à attribuer sa tendance à la limite de l’hystérie à la femme, alors que l’homme y joint une variante plus colérique. Les plus conciliants tenteront d’apaiser les débats en concluant d’après les célèbres mots d’Alfred de Musset qu’au fond, qu’il n’y a pas plus beau dans une vie d’assister à l’union de ces deux être si imparfaits et si affreux. Les moins romanesques, loin de prendre partie, achèveront de décaler le sujet vers celui du développement individuel, prêchant qu’hommes et femmes feraient mieux de s’attacher à faire quelque chose de leur vie avant de penser à la forme qu’ils veulent y donner. Trop entière pour choisir l’un ou l’autre, Wendy Hannigan se situait en ce moment entre les deux.

    « Salut Wendy ! Prête pour une ronde dans le froid ? » Si elle n’avait pas porté un amour profond à sa baguette, la jeune fille l’aurait probablement cassée en quatre sous l’effet de la crispation de ses doigts. Quand au jeune homme, parvenait-il à décerner le tremblement léger qui parcourait son corps, son dos si tendu qu’elle sortirait de cette soirée avec un torticolis tel passerait sans doute la nuit à l’infirmerie. Probablement pas. D’ailleurs, depuis quand arrivait-il seulement à interpréter les détails qui trahissaient Wendy dans son obsession du parfait ? « Jamais ! » Tel un souffle, sa voix à peine audible avait murmuré ce mot qui en cachait en réalité plusieurs. Il ne s’était jamais préoccupé de ce que ses paroles – et parfois même ses actes – pouvaient provoquer chez quelqu’un. Il ne s’était jamais demandé ce qu’elle avait bien pu endurer en sachant qu’il n’avait pas été honnête, que ce soit avec elle directement et en ce qu’il ne lui avait pas dit ce qu’il avait fait. Il ne s’était pas non plus demandé ce que cela lui avait fait en apprenant qu’Emma et lui étaient amis. Oh, jamais elle n’aurait interdit à sa sœur de le fréquenter : outre le fait que ce qui s’était passé entre elle et lui ne regardait personne, Wendy se souvenait des premiers temps de leur relation et ce avant même qu’ils ne forment un couple. Car n’avait-il pas été son ami avant d’être plus ? Combien de fois avaient-ils échangé sur leur passion commune du savoir et des livres ? Combien de fois aussi l’avait-il fait rire en montrant aussi peu d’enthousiasme pour la Botanique ? Trop de fois pour l’oublier. Et encore moins ce soir. Au souvenir des jours meilleurs, Wendy laissa échapper un sanglot.

    Assise sur une des grosses pierres qui longeaient les bords du Lac, elle se leva, non sans essuyer d’un geste rageur mais encore si délicat l’unique larme qui avait coulé sur sa joue. Dans toute circonstance, la jeune fille gardait son apparence gracieuse et mutine bien que féminine et forte. Telle une ballerine avant d’entrer en scène. Ce soir, elle danserait le Cygne noir. Trompeur et sournois, créé pour déverser un amour de mal et de mensonges à la face d’un prince qui en avait choisi une autre. Tandis qu’elle rassemblait ce qui lui restait de force pour jouer ce rôle laissé à l’abandon sur ces mêmes bords alors qu’elle le confrontait à son infidélité, Wendy sentait son cœur se serrer. Ce n’était pas elle, ce n’était pas Wendy qui se préparer à attaquer mais bien un double sombre et si peu naturel qu’elle en avait mal intérieurement. Torture infinie à laquelle elle succombait chaque fois qu’elle était blessée, c’était en lente agonie qu’elle se retourna et qu’elle épingla le jeune homme de ses grands yeux marine. Si un regard avait pu tuer, le sien l’aurait fait sans peine. A peine éclairée par les rayons de lune, sa silhouette aux ombres mouvantes créées par le flamboiement d’une des torches extérieurs, un vent d’hiver s’engouffra dans ses cheveux, faisant danser ses longues mèches blondes et bouclées traversées de quelques flèches d’argent. Dans sa robe noire qui dessinait plus que jamais la finesse quasi irréelle de sa taille, Wendy Hannigan semblait venue d’un autre temps. Un temps en réflexion du ton avec lequel cette petite chose que les fillettes ridicules avaient les nerfs d’appeler un homme. « Je ne suis pas venue pour une ronde mais pour un règlement de compte, Middle. Tu devrais savoir que faire comme si de rien était, c'est à la fois insulter mon intelligence et ma personne. » Il ne reconnaitrait de trop ce ton dont elle n’usait que pour blesser comme elle savait si bien le faire par les mots. Un ton qu’à l’ordinaire, elle n’utilisait qu’avec une seule personne : Jack Gilleford, lorsqu’ils se livraient à un de leurs fameux duels verbaux. Elle avait eu le même deux ans auparavant. S’il était aussi intelligent qu’on prétendait, il n’aurait aucun mal à se rendre compte qu’elle n’était pas prête d’oublier. Ni hier, ni aujourd’hui.


    25 février 2211; 10H40 __________________________

    « Espèce de petite idiote ! Tes parents ne t’ont jamais appris à regarder ou tu vas ?! Je ne sais pas ce qui me retient d’enlever une montagne de point à ta maison et à te coller en retenue jusqu’à la fin de l’année ! Maladroite ! Cela doit être chronique chez toi ! Incapable ! Regarde-moi ce foutoir ! » Il n’arrivait pas souvent qu’on puisse faire oublier à Wendy Hannigan l’usage de la parole. C’était d’ailleurs pour cela qu’elle en énervait plus d’un, avec ses airs de petite fille modèle lorsqu’elle catégorisait chaque comportement dans une des nombreuses règles qui faisaient en sorte que la vie scolaire se passe sans encombre. Ah, le Règlement ! A croire qu’elle dormait avec ! Plus d’un se moquait d’elle avec ses manies de petite préfète, mais toujours dans son dos – elle était bien capable d’aller rapporter les lynchages. Mais c’était décidément mal la connaître, ce dont elle était habituée. A vrai dire, on avait plus tendance à lui faire remarquer ses tendances casse pieds qu’un de ses véritables défauts : une maladresse rare mais qui, quand elle faisait effet, ne pardonnait jamais ! Et en avait la magnifique preuve encore aujourd’hui. Aussi, que n’en était-elle pas déjà à se morfondre, se traitant de stupide inconditionnelle alors que non contente de ne pas avoir su maîtriser son jeu de jambe, elle s’était ridiculisée devant celui à qui elle ne voulait pas donner ne serait-ce qu’une miette d’elle-même qui pourrait lui donner l’envie de rire. C’était brillamment raté ! Pourtant, rien ne saurait excuser la réaction que Middle venait d’avoir. Certes, elle avait créé une immense pagaille autour d’eux, et l’avait certainement blessé sur le coup. Mais de là à élever la voix de la sorte ! Pour l’exaspérer encore un peu, Maximilien avait d’un geste suave fait léviter tous les objets avant de les amasser aux pieds de la jeune fille, avant de lui intimer d’un geste impérieux : « Ramasse donc un peu ton fouillis ! »

    Les mots lui manquaient. Suffoquée, Wendy qui était encore à moitié accroupie, se redressa vivement et fusilla le jeune homme du regard. Tandis qu’elle refoulait les bouffées de colère en elle, Wendy fut étonnée de voir autant de dureté dans ses yeux. Lui d’ordinaire si souriant et chaleureux, était à deux doigts de la terroriser. Il paraissait plus grand encore de ce qu’il n’était et dans ses talons, Wendy se sentit encore plus petite qu’elle ne l’était en réalité. D’ailleurs, elle se sentait vaciller légèrement. Tandis qu’elle ne réagissait toujours pas à son ordre – car il n’y avait pas d’autres mots pour définir ce qu’il venait de lui asséner de la façon la plus rustre qui soit – Wendy réalisa qu’elle venait de rompre son serment. N’avait-elle pas juré de ne jamais plus lui accorder aucun regard, lui refusant par là non seulement sa considération mais également son respect ? Pauvre petite sotte qu’elle était. Il avait raison en un sens, car voilà qu’elle devenait maladroite d’esprit ! Réalisant ce à quoi elle venait de penser, Wendy se reprit aussitôt. « Mais tu as une bouffée de chaleur, ma parole ! Qu’est-ce qui te prends ? » Depuis deux ans qu’ils ne s’étaient pas parlé, les retrouvailles qu’elles n’avaient pas souhaité commençaient mal. La faute à qui ? « Je te serais gré de me parler sur un autre ton, Middle. Quand à ce fouillis comme tu l’appelles, je ne l’ai pas fait exprès. Je l’aurais d’ailleurs ramassé mais je n’en ferai rien aux vues de ton comportement inqualifiable. Décidément, tu ne changeras jamais ! » Attrapant son sac, la jeune fille vira des talons et se repris le chemin vers le bureau de la directrice des Serdaigle. Comment aurait-elle pu se douter qu’il ne la laisserait pas partir ainsi ?



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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: L'homme aux multiples visages II Maximilien Dim 6 Mar 2011 - 21:37

✩25 frévier 2211, 20h50✩
    Sa tête le faisait affreusement souffrir ! Il avait comme l’impression qu’elle allait se fendre en deux, qu’elle allait exploser comme si on le frappait avec un marteau, comme si on forgeait dans sa tête, c’était abominable. Mais physiquement, en plus, il se sentait terriblement faible ! Ce n’était pas fréquent ! D’ordinaire après ses absences, il n’avait aucun symptôme physique, juste un peu de fatigue ! Mais là, c’était comme si son corps avait supporté quelque chose qu’il n’était pas capable d’assumer, pas capable de supporter ! C’était abominable et il avait comme l’impression également, de sentir autour de lui se dégager une force magique qui continuait de lui aspirer toute son énergie ! C’était bizarre, spécial et surtout effrayant ! En tant que serdaigle, Maximilien ne pouvait s’empêcher de réfléchir ! Peut-être que cette puissance magique qu’il ressentait allait lui donner une nouvelle piste, une nouvelle direction pour ses recherches ! Il fallait définitivement qu’il trouve la raison de ces absences surtout si cela lui coutait sa condition physique en plus car pour l’instant, au niveau social, cela n’avait pas encore été une catastrophe…Tout en marchant le bleu et bronze réfléchissait et dévorait son morceau de pizza, espérant que ce dernier lui redonne un peu de force parce qu’il sentait sa tête tourner légèrement ! C’était vraiment incroyable ! Qu’avait-il bien plus faire aujourd’hui pour avoir une migraine pareil, pour écoper de cette sensation affreuse d’être habité par une puissance qu’il ne savait contrôler ! La magie prenait-elle une forme jamais découverte ? Il avait comme cette sensation d’avoir à faire à une forme magique puissante qu’il ne savait contrôler et qui se dégageait de lui en ce moment ! La nourriture, cependant, lui fit du bien, apaisa sa souffrance et sa faim ! N’avait-il donc pas mangé aujourd’hui ? Enfin, il fallait qu’il pense à autre chose ! Ce soir, il avait une ronde de préfet avec Wendy Hannigan ! Wendy qui était son ex, Wendy avec laquelle les choses s’étaient toujours mal passées. Wendy avec qui il aimerait bien enfin arranger les choses !

    L’adolescent arriva enfin dans le parc, respirant l’air pur qui remplit ses poumons, soulageant un peu sa souffrance ! L’air de la nuit calma ses maux de tête et il partit patienter près du lac l’arrivée de celle qu’il considérait encore comme une amie. Il avait hâte qu’elle vienne ! Peut-être que d’être seul avec elle lui permettrait de régler le problème. Enfin, il la vit arriver de loin alors, il lui lança d’un air amusé :
    « Salut Wendy ! Prête pour une ronde dans le froid ? » Il se sentait d’attaque pour une chouette nuit mais le regard qui lui lança Wendy lui ôta immédiatement son sourire ! Elle avait l’air en colère et même pire que moi ! Il brillait dans ses yeux une lueur de vengeance qui fit frissonner l’adolescent mais il ne fléchit pas. Essayant de reprendre contenance, il se força à sourire en l’observant s’approcher et ce jusqu’à ce que la demoiselle lui réponde : « Jamais ! », d’un air froid, méchant, distant, indifférent et tant de chose encore à la fois que, cette fois-ci, Maximilien fit un pas en arrière ! Les yeux de la demoiselle de serdaigle lançait des éclairs et il semblait à l’adolescent qu’elle aurait pu le tuer immédiatement…Il ne put réagir, ne sachant que répondre…Il se contentait alors de la fixer, attendant qu’elle, elle réagisse, s’explique ! Elle ne pouvait pas être autant en fureur aujourd’hui pour ce qui s’était passé il y avait plus de trois ans ? Le serdaigle ne pouvait pas le concevoir ! Qu’elle soit froide, passe encore mais qu’elle possède une telle colère, une telle fureur…Impossible !

    Lorsque la cadette de la famille Hannigan ouvrit la bouche, ce ne fut malheureusement pas pour éclairer sa lanterne mais pour l’éteindre encore plus !
    « Je ne suis pas venue pour une ronde mais pour un règlement de compte, Middle. Tu devrais savoir que faire comme si de rien était, c'est à la fois insulter mon intelligence et ma personne. » Hein ? Quoi ? Parlez anglais s’il vous plait et pas chinois ! Maximilien ne comprenait pas ce qu’elle lui lançait au visage, cette accusation ! Il n’avait absolument rien oublié et son comportement distant montrait bien qu’il respectait sa volonté de ne pas avoir trop de contact ! Ce n’était pas parce qu’il l’avait salué gentiment qu’il fallait en faire tout un chaudron ! Par merlin ! Wendy exagérait sur ce coup là ! Et puis…Un règlement de compte, maintenant ! On se croirait dans un gang ! Par Dumbledore, il n’avait quand même pas essayé de la tuer ! Il ne l’avait pas dénigré, il ne l’avait pas attaqué ! Maximilien se sentait dépasser par les paroles de Wendy, il n’enregistrait pas l’information ! Il s’en sentait offusqué mais en même temps il avait l’impression que Wendy était vraiment blessée à l’intérieur d’elle-même et c’est ce qui l’empêcha de répondre de manière acerbe ! Au lieu de cela, il prit une grande bouffée d’air pour rester calme et répondit à la demoiselle : « Wendy ! Y a un moment quand même où il faut passer à autre chose ! Je sais que ça a été difficile pour toi et que mon attitude n’était pas parfaite mais voilà…Je m’excuse, je m’excuserai encore si tu veux mais bon…Faut avancer ! » S’il avait seulement su que ses paroles, loin de calmer le quiproquo dans lequel il s’était mis, ne faisaient que l’accentuer ! Si seulement il avait su que Wendy et lui-même ne parlaient pas de la même chose !



✩25 frévier 2211, 10h50✩
    Severus était en colère comme rarement encore il ne l’avait été ! Déjà, il se sentait affreusement frustré d’être là, de retour parmi les vivants alors qu’il avait cette sensation d’avoir trouvé un mieux dans sa mort, comme une forme de paradis ! Ensuite parce que cette même frustration le tenaillait de ne pas savoir qui l’avait ramené à la vie et pourquoi ! Cette frustration dans ces questions se tournaient en plus en inquiétude car il était persuadé que celui qui avait utilisé cette forme de magie qu’il ne connaissait pas ne lui voulait certainement pas du bien…Ni à lui, ni sans doute au reste du monde. Ensuite, comme si son lot quotidien de se retrouver dans un imbécile heureux, social, amical et gentil de serdaigle ne suffisait pas, lui qui avait eu envie de profiter des privilèges du bleu et bronze s’était retrouvé devant une porte close ! La salle des potions…Non…SA SALLE DES POTIONS ! était fermée à tout jamais, lui était définitivement inaccessible et il ne pouvait le supporter ! C’était son endroit, sa « happy place », personne n’avait le droit de l’empêcher de se concentrer sur son art pour oublier ses malheurs…Personne ? Sauf peut-être les années 2211 qui ne semblait pas vouloir lui rendre ni son autorité ni sa liberté d’homme mûr ! Sacrilège ! Bref, en plus de cette montagne de catastrophe qui rendait notre Severus national prudent peu joyeux, voilà qu’en plus une petite imbécile à tête blonde venait de lui foncer dedans ! Cette même petite cornichonne s’était laissé lourdement tomber sur le sol tout en éparpillant ses affaires aux quatre coins du couloir ! Pauvre petit maladroite ! Naïve ! Stupide piaf ! Aussi ridicule qu’Ombrage, aussi maladroite que ce Potter, aussi pathétique qu’un Weasley ! Severus, énervé, agacé posa un long regard sur la jeune fille !

    Non seulement cette fillette était blonde mais elle avait définitivement le comportement d’une blonde ! Tombant, s’excusant en marmonnant des paroles incompréhensibles en tremblotant ! Rien n’agaçait plus l’ancien serpentard que ce comportement de victime ! Décidée à ne pas réfléchir et à ne pas penser aux conséquences de ses gestes, Severus laissa parler sa colère en rabaissant la jeune femme, la remettant clairement à sa place ! Il n’avait pas l’intention d’être gentil ! Ensuite, d’un geste simple il attira à lui tous les objets de la gamine, les laissant à nouveau retomber mais à ses pieds cette fois-ci. Puis, il lui intima l’ordre de tout ramasser… Cependant ses mots n’eurent pas longtemps l’effet escompté…Si un long moment, la demoiselle resta coite devant la froideur que Severus affichait, elle finit par se redresser pour le questionner franchement :
    « Mais tu as une bouffée de chaleur, ma parole ! Qu’est-ce qui te prends ? » Severus s’apprêta à répondre sagement et à enlever une bonne centaine de points à serdaigle mais il réalisa soudainement que personne ne lui aurait parlé comme cela s’il avait eu son corps ! Il se rappela soudainement que non, il n’avait plus la carrure et la réputation de son ancien statut de professeur et qu’il n’était qu’un élève parmi tant d’autres…Se rendant compte qu’il avait peut-être fait une bourde, le maître des potions détailla un peu mieux la personne qu’il avait en face de lui…Jeune femme de serdaigle, préfète…Oh non ! Elle et son hôte devaient forcément bien se connaître ! Il ignorait la nature de leur relation mais Maximilien devait sûrement avoir parut très bizarre à la demoiselle ! Quel idiot ! Voilà qui ne risquait pas de passer inaperçu. Severus soupira tandis que la jeune femme continuait de s’énerver, presque toute seule puisque l’ancien serpentard, loin de l’écouter, était perdu dans ses pensées : « Je te serais gré de me parler sur un autre ton, Middle. Quand à ce fouillis comme tu l’appelles, je ne l’ai pas fait exprès. Je l’aurais d’ailleurs ramassé mais je n’en ferai rien aux vues de ton comportement inqualifiable. Décidément, tu ne changeras jamais ! … »

    Ce ne fut qu’au moment où les talons de la jeune fille résonnèrent dans le couloir vide que les mots de la blondinette lui arrivèrent au cerveau et qu’il comprit leur implication ! Sachant pertinemment qu’il ne pourrait à présent plus rien faire pour sauver la relation que ce Middle entretenait avec cette serdaigle de malheur, Severus décida de se laisser aller et d’être naturel ! Il éclata alors d’un rire sarcastique et sardonique qui résonna également dans le couloir avant de lancer à la bleue et bronze d’une voix froide et amusée : « Ha…Petite idiote ! Jeune impertinente ! Je m’en contrefiche moi du bazar que tu mets dans l’école ! Ton attitude ne fait que prouver ta stupidité et ton immaturité ! Laisser tes affaires là…refuser de les ramasser juste parce que je te l’ai ordonné…C’est ridicule ! Ce sont tes affaires, moi je m’en fiche ! Pathétique blondasse ! »…IL y était peut-être aller un peu trop fort…Non ?


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Wendy E. Hannigan
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MessageSujet: Re: L'homme aux multiples visages II Maximilien Lun 28 Mar 2011 - 9:40



    __________________________ 25 février 2211; 21h05

    Tandis que les rayons de lune glissaient doucement sur les eaux glacées du lac, une tempête s’apprêtait à se lever. Elle n’aurait rien avoir avec ces batailles que les éléments savent si bien se livrer, lorsque les éclairs déchirent le ciel et que les grondement assourdissants du tonnerre chassent le paisible silence de la nature. Elle ne serait pas naturelle, mais provoquée. Provoquée par des non dits lointains, ramenés à l’instant présent par des paroles trop blessantes et un comportement humiliant compte tenu de ce qui s’était passé entre deux êtres alors trop entiers pour ne pas se déchirer. Car Maximilien avait commis l’offense capitale, la seule chose au monde pour laquelle Wendy sortait de ses gongs. La seule pour laquelle elle n’hésitait à se venger, fusse contre une personne à qui elle le voulait pas faire de mal en temps normal. Encore qu’elle s’était souvent imaginée réduire le jeune homme en cendres. Et ce soir, elle en avait la possibilité. « Wendy ! Y a un moment quand même où il faut passer à autre chose ! Je sais que ça a été difficile pour toi et que mon attitude n’était pas parfaite mais voilà…Je m’excuse, je m’excuserai encore si tu veux mais bon…Faut avancer ! » Se contenir. Ne pas exploser. Pas tout de suite. Essayer de garder le peu de raison qui lui restait pour ne pas se jeter sur lui et le défigurer comme il avait secoué à la fois son cœur et sa fragilité. Se contenir, rassembler ce qui lui restait de force pour lui cracher son mépris à la figure comme il avait craché sur leur passé en faisant comme s’il n’avait jamais existé. Car que n’avait-il fait par ses mots de la matinée, si ce n’était réduire à néant ce qui lui restait encore de dignité face à cet adolescent qui ne mesurait pas à quel point se retrouver nez à nez avec lui avait été douloureux pour la jeune fille.

    Elle venait de réaliser à quel point sa façon d’exclure Maximilien de sa vie avait été un énorme mensonge, sa façon de se voiler la face n’était en fait que le dénis d’une sensibilité qu’elle s’obstinait tant à cacher aux yeux des autres, et qui avait été entachée par l’esprit volage de l’adolescence dont elle souhaitait tant se défaire. Elle si droite et responsable, malheureuse dans cet âge où la vie est ouverte devant vous et dont il ne faut faire qu’une chose : la croquer à belles dents. Elle si peu attachée à son bonheur, elle qui vivait l’enfer en se forçant à être adulte tout en regrettant son manque d’envie d’être une jeune fille de son âge, l’enfant au corps de femme prisonnière entre adolescence et vie d’adulte – se retrouvait malgré elle confrontée une nouvelle fois à sa peur la plus intime : et si alors qu’elle construisait une vie parfaite, elle en oubliait de la vivre ? Et si, alors qu’elle aurait pu apprendre de Maximilien cette envie de la vie, elle en avait été jalouse au point de ne jamais vraiment tomber amoureuse et de lui reprocher son infidélité pour mieux s’en défaire ; sa façon perverse et enfantine de lui reprocher sa joie de vivre alors qu’elle se laissait mourir à petit feu ? Entre colère et tristesse, Wendy continuait de fixer Maximilien dont l’incompréhension et l’agacement étaient peints sur le visage. De quoi parlait-il ? Se voilait-il lui aussi la face ? Etait-il si honteux de ce qui s’était passé entre eux dans la matinée qu’il niait avec la même force qu’elle les paroles monstrueuses, l’attitude arrogante et froide du matin ? Ou poussait-il au contraire la perversion à son paroxysme en continuait son manège, provoquant la jeune fille à revivre une fois encore le désarrois du passé, la reconnaissance de n’avoir jamais vécu et même pire, de ne pas en être capable ?

    Idiote. Pathétique. Ses mots résonnaient encore dans son esprit. Pourquoi ? Pourquoi tant de force à l’humiliation dans le dénis de leur relation ? Après tout, elle aurait pu en faire de même pendant ces deux ans alors qu’elle s’était contentée de l’ignorer, refoulant les sentiments contradictoires qui germaient encore dans son cœur. Parce que dans le fond, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle était elle, il était lui. C’était aussi simple, et à la fois aussi compliqué que la vie. Trop différents, peut-être complémentaires, ils avaient détruit respectivement ce qui aurait pu être le commencement d’une relation unique. Lui avec son comportement volage et humiliant, elle avec son acharnement et sa rancune. C’était trop bête. C’était idiot. C’était pathétique. C’était enfantin. Et cela, elle ne le supportait pas. « Justement, je voulais avancer ! » Un cri. Un éclat de tonnerre dans la tempête qui prenait un tournant dangereux. « Ton attitude a été inqualifiable ! Tu m’as humiliée, rabaissée et dénigrée une fois de plus encore ! Alors que je ne demandais rien. Je t’ai exclu de ma vie en sachant pertinemment que je risquais d’être monstrueusement cinglante et injuste, poussée par ma colère. Mais toi, cela t’est décidément égal. Pire, tu en rajoutes ! » Elle ne pouvait plus contenir les larmes qui coulaient sur son visage plus pâle encore dans la lumière lunaire, son petit corps semblant plus menu que jamais sous la lourde chevelure à présent sauvagement secouée par le vent qui se levait au rythme de sa tristesse. Elle se sentait fragile. Elle apparaissait vulnérable comme jamais. Mais elle s’en fichait, et ce pour la première fois. A quoi bon ? Après tout, elle avait toujours été faible cachée derrière une force qu’elle trouvait elle ne savait plus où. Et puis elle s’était déjà époumonée sans que cela ne le fasse siller. De nonchalant, il était devenu froid et insensible.

    Mais pourquoi ? Là était bien la question. Le en voulait-il de s’être montrée si distante alors qu’il cherchait par tous moyens de s’excuser encore et encore, de renouer avec elle. Ou bien était-ce stratégie monstrueuse de vouloir la rabaisser encore ? Elle ne savait pas, elle ne voulait plus. L’heure des règlements de comptes avait sonné. Il fallait qu’elle sache pour se défaire définitivement d’un point dont elle ne s’était pas libérée. Le poids de la parole trahie, mais plus important encore : le poids de l’incompréhension face à une chance gâchée. La chance d’une histoire aussi belle qu’elle semblait au début naturelle : la chance d’une amitié. « J’ai… j’ai besoin de savoir pourquoi tu m’as dit tout ça ce matin. Pourquoi tant de mépris, pourquoi tant de froideur. Je sais que pendant deux ans, j’ai été injuste en refusant de te parler ou même de parler de toi. Mais c’était trop dur… Et je viens seulement de comprendre pourquoi. Dans un sens, je te remercie pour ce matin mais… pourquoi ? Je te fais autant horreur ? Comment as-tu pu dire des choses si dures, si irrespectueuses, si… si peu dignes de toi ? »


    __________________________ 25 février 2211; 11h05

    « Ha…Petite idiote ! Jeune impertinente ! Je m’en contrefiche moi du bazar que tu mets dans l’école ! Ton attitude ne fait que prouver ta stupidité et ton immaturité ! Laisser tes affaires là…refuser de les ramasser juste parce que je te l’ai ordonné…C’est ridicule ! Ce sont tes affaires, moi je m’en fiche ! Pathétique blondasse ! » Elle s’apprêtait à tourner la poignée de la porte. Elle s’apprêtait à oublier ce qu’elle avait entendu, mettre cela sur le compte d’une mauvaise humeur passagère et de son immaturité dont elle avait fait l’expérience. Après tout, que pouvait-on attendre d’un garçon incapable de mesurer la valeur de la parole donnée ? Mais là… c’était trop. Son instinct de femme lui commandait de se retourner et d’aller gifler à toute volée ce grand crétin qui décidément, avait encore de quoi apprendre au terme d’éducation et de manières. Mais elle n’en fit rien. Après tout, vu comme il était parti, il ne se laisserait pas terrasser par une petite main comme la sienne et il aurait vite fait d’inverser la tendance. Et comme elle ne l’avait pas giflé alors, elle ne commencerait pas aujourd’hui. Mais cela ne voulait pas dire qu’elle se priverait de lui lancer à la figure tout ce qu’elle en pensait. « Espèce de petit merdeux, pour qui tu te prends ? C’est l’insigne de Préfet en Chef qui te monte au bout du chapeau pointu ? Qu’est-ce qui te permets de me manquer de respect de la sorte ? Ou bien est-ce un sport que tu pratiques en professionnel ? C’est à se demander, puisque tu sais déjà si bien jouir des plaisirs qu’apporte l’infidélité ! »

    Cracher sa haine. Cracher son amertume et son aigreur. Etre méchante, pour une fois ! Qu’est-ce que ca faisait du bien ! Se retournant, encore fulminante mais un sourire mauvais sur la visage, elle allait pour frapper contre la porte du bureau de sa directrice de maison. Elle n’eut pas besoin de le faire. Devant elle, très droit et les yeux écarquillés de fureur et de stupeur, Loréanna Wilde dévisageait une de ses meilleures élèves sans comprendre. Wendy devint cramoisi. C’était pire que si elle l’avait insultée elle ; elle venait de ternir à jamais son image devant cette femme qu’elle considérait comme un modèle, une inspiration et dont elle tirait une gratitude infinie de par la confiance et la bienveillance qu’elle lui prodiguait. Et d’un seul claquement de langue, elle venait de tout gâcher. Au profit, encore une fois, de Maximilien Middle. « Je peux savoir en quel honneur vous crier ainsi devant mon bureau en vous adressant ainsi votre Préfet en Chef, Mademoiselle Hannigan ? » Le ton était dur, le regard froid et impassible. C’était trop injuste ! C’est lui qui l’avait poussée à bout, lui qui s’était permis ce manque de respect et voilà qu’elle trinquait pour lui ! « Professeur ! Je vous certifie que tout ce que j’ai dit était justifié ! Monsieur Middle m’a manqué de respect alors qu’accidentellement, je l’ai bousculé en renversant ses affaires. J’ai bien tenté de m’excuser, mais il ne voulait rien entendre ! Ce n’est pas dans mes habitudes de me laisser insultée, donc j’ai répliqué. Et c’est bien parce que je souhaite éviter ce genre de situation que je vous demande de bien vouloir m’assigner à une autre série de rondes que les rondes de nuit ! »

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Maximilien E. Middle
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Père de Nathou et futur mari aux anges avatar
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Age : 23
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Amour : Son enfant, Nathanaël Middle & sa fiancée, Loréana Wilde

Pensine
Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: 1ère année de Thèse
Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Re: L'homme aux multiples visages II Maximilien Lun 11 Avr 2011 - 18:12

✩25 frévier 2211, 21h15✩
    Elle était belle. Maximilien n’avait jamais pris le temps de le remarquer ni même de le lui dire mais Wendy était une belle jeune femme. Elle avait cette harmonie dans le visage, cette douceur dans les formes et comme une calme mélodie de printemps, elle illuminait sur son passage nombreux sourires. Ses cheveux blonds tombaient en cascade sur de rondes épaules un peu frêles tandis que son cou tendu laissait apparaître une peau brillante, un appel aux baisers de l’amant. Wendy était resplendissante. Et ce soir, pour la première fois, alors qu’un vent froid la secouait et que la lune dirigeait vers elle son rayon de lumière argenté, Maximilien le remarqua, Maximilien le nota et Maximilien se rendit compte de ce qu’il avait gâché. Il était passé à côté d’une femme extraordinaire autant intérieurement qu’extérieurement et lui, homme stupide, avait tout foutu par terre pour un rien, pour une raison ridicule, pour le simple plaisir de rester lui-même et donc de refuser de croire aux vertus de la fidélité ! Ô Maximilien, qu’avais-tu donc fait ? Pauvre ignorant ! Pourquoi avoir brisé le cœur d’une jeune fille pure ? Pourquoi l’avoir mené à sa perte mais aussi à la tienne. Elle aurait pu t’apprendre tant de chose et si tu avais pris la peine de faire des efforts et de te tourner vers elle plutôt que de ne penser qu’à toi, tu aurais vu que c’était de l’or que tu tenais dans tes mains…Tu aurais vu, homme, le trésor qui s’offrait à toi et jamais, tu n’aurais cherché à t’en détourner. Malheureux ! Maximilien se tenait là, debout, dans le parc et il contemplait la silhouette gracieuse de Wendy qui s’avançait vers lui. Il était subjugué par tant de beauté et de naturel mais quelque chose, malheureusement, le glaça d’effroi. C’était ce ton grave, ce poids de responsabilité qui semblait s’écraser sur les belles épaules de l’adolescente et qui, loin de l'enlaidir, la rendaient encore plus jolie, comme le martyr qui se sacrifie. Wendy était le reflet même de la lune, un miroir de perfection et de sérénité…Une sérénité que lui, Maximilien Middle, lui avait volé, enlevé, ôté et c’était à présent la colère qui déformait les traits de la ravissante demoiselle, une colère sourde, une colère de souffrance…Une mer de douleur qui se déversaient sur l’harmonieux visage de la jeune femme aux milles beautés.

    « Justement, je voulais avancer ! » Un cri. Un cri venait de percer l’atmosphère calme et douce du parc. Un cri qui souffla comme une tempête sur l’eau du lac. C’était un cri de souffrance, le cri de madame colère accompagné de son bataillon d’énervements. Ce cri, c’était le cri d’une jeune femme dont le cœur s’était autrefois pris dans les filets d’un homme sans foi ni loi, un homme qui, aujourd’hui, se tenait debout face à ce cœur et face à tout ce qui lui avait fait subir. Un homme qui se sentait, enfin, coupable et qui comprenait, enfin, par ce cri, tout ce qu’il avait causé…Mais un homme qui craignait de ne pas être à la hauteur et de ne jamais savoir réparer ce qu’il avait cassé ! Maximilien était coupable. Il était le responsable des larmes d’une aussi belle femme et pour cela, il devait le payer. Et il était prêt à tout faire pour payer le prix, pour arranger les choses. Voir Wendy ainsi le blessa au plus profond de son être, plus qu’il ne l’aurait imaginé parce qu’il était l’erreur. Il était l’homme qu’il s’était promis de ne jamais être : le briseur de cœur sans valeur de serment. Pourquoi avaient-ils donc, tous les deux, mis tant de temps à se parler ? Tant de temps à régler leurs problèmes ? Ils auraient dû tout de suite essayer d’arranger les choses mais peut-être qu’à l’époque, Maximilien n’aurait pas su comprendre la souffrance de Wendy. Loréana, seule, avait eu ce pouvoir sur lui. Elle l’avait transformé, elle avait fait de lui un homme meilleur et aujourd’hui, il devait fixer tout ce qu’il avait brisé…C’était une obligation. Il allait commencer avec Wendy, essayer encore et encore de tout remettre en place et de panser ce cœur en sang…

    « Ton attitude a été inqualifiable ! Tu m’as humiliée, rabaissée et dénigrée une fois de plus encore ! Alors que je ne demandais rien. Je t’ai exclu de ma vie en sachant pertinemment que je risquais d’être monstrueusement cinglante et injuste, poussée par ma colère. Mais toi, cela t’est décidément égal. Pire, tu en rajoutes ! » Il essuya chaque reproche avec patience et calme. Il n’avait pas le droit de se mettre en colère, elle seule le pouvait alors il devait supporter et accepter que tout ce qu’elle disait était vrai. Oui, il l’avait humilié en la trompant ouvertement et rabaissé en lui disant qu’il l’avait pourtant prévenu, qu’elle était responsable d’avoir crû en lui malgré ses avertissements. Oui, il l’avait dénigrée pour s’être moqué d’elle, pour l’avoir prise de haut, l’avoir considérée comme une Sainte-ni-touche sans la comprendre, sans même chercher à la comprendre. Et il savait maintenant pourquoi il s’était tenue éloignée de lui, pourquoi elle avait voulu le rejeter…Elle, toujours gentille, avait préféré éviter d’être méchante avec lui, de le blesser comme lui l’avait blessé. Wendy était un ange, une jeune fille pure qu’il avait souillé par son comportement de monstre…Comment avait-il pu être aussi aveugle et ne rien voir ? Il se prenait tout dans la figure maintenant mais il le méritait et si chaque reproche était un coup de poignard supplémentaire, il les recevait bravement, conscience que c’était là sa punition…Hébété, Maximilien l’écouta donc, sans rien faire mais lorsqu’il vit son corps de déesse se relâcher dans un souffle, il constata à quel point derrière son apparence forte, elle était faible et à quel point elle avait besoin d’aide, de soutiens et surtout combien lui ne l’avait pas épaulé. Idiot ! Il ne put s’empêcher de faire un pas vers elle. « Wendy… » Sa voix, à lui, était faible également, triste et désolé. Son appel portait la culpabilité de son cœur et une larme unique s’échappa de son œil pour courir le long de sa joue et atterrir dans l’herbe. Qu’avait-il fait ?

    Mais Wendy n’en n’avait pas fini avec lui. Wendy avait besoin de parler. Cette ravissante jeune femme au cœur brisé avait d’autres choses à lui dire, d’autres questions à lui poser…Des questions qui changeraient tout parce que si Maximilien était prêt à porter le poids de ses fautes, il se refusait à le faire avec ce dont il n’était pas responsable ou ce dont il ignorait être responsable…
    « J’ai… j’ai besoin de savoir pourquoi tu m’as dit tout ça ce matin. Pourquoi tant de mépris, pourquoi tant de froideur. Je sais que pendant deux ans, j’ai été injuste en refusant de te parler ou même de parler de toi. Mais c’était trop dur… Et je viens seulement de comprendre pourquoi. Dans un sens, je te remercie pour ce matin mais… pourquoi ? Je te fais autant horreur ? Comment as-tu pu dire des choses si dures, si irrespectueuses, si… si peu dignes de toi ? » Ce fut au tour de Maximilien de faire un pas en arrière et de regarder Wendy avec un air perdu tandis que la jeune femme semblait avoir repris de l’assurance comme une révélation…Quel matin ? Qu’avait-il fait qui laissait penser à Wendy qu’elle le dégoutait ? Comment pouvait-elle-même croire en une telle chose ? Elle, si belle, si douce ? Quel homme pourrait la dénigrer ? Quel homme monstrueux pourrait la faire souffrir volontairement ? Maximilien ne comprenait pas. Lui, irrespectueux ? Lui, dur ? Lui, indigne de lui-même ? Qu’avait-il donc bien pu faire pendant son absence de la journée et comment la justifier à Wendy ? Comment lui dire que ce n’était pas lui sans éveiller de soupçons sur ce qu’il traversait en ce moment ? Comment arranger les choses sans pour autant paraître pour fou ou menteur ? C’était impossible mais il le fallait. Lentement alors, Maximilien fit à nouveau un pas vers Wendy, les yeux baissés sur l’herbe et il se mit à parler d’une voix calme : « Je ne te déteste pas, Wendy…Que du contraire…Je me mettrais à genoux si cela pouvait arranger les choses…Je ne sais pas pourquoi mais je sais que je t’ai blessé…Je ne te sortirais pas l’excuses que j’étais un gamin immature et idiot mais le fait est que je l’étais et je porte cette responsabilité, crois-moi…Je m’en veux terriblement et je ne sais pas quoi faire pour me racheter, pour arranger les choses pour te prouver que je suis digne de confiance mais aussi que…Les hommes sont dignes de confiance. Un mot, Wendy, un mot de ta part et je m’exécute…je ne sais pas quoi te dire d’autres parce que je sais que ma conduite à l’époque a été impardonnable, je sais que je n’ai été qu’un con aveugle pour ainsi fuir et abandonner un trésor qui m’était tout offert entre les mains…Je n’oserais même pas te demander de me pardonner… » Lorsqu’il eut terminé sa tirade, Maximilien fit un pas supplémentaire pour se rapprocher de la serdaigle. Il avait laissé parler son cœur parce que tout était vrai dans ce qu’il disait mais il n’avait aucune idée de comment agir pour ce matin…IL se contenta alors finalement de se retourner et de lui tourner le dos…Il avait besoin de se concentrer sur autre chose que sur cette beauté troublante et l’eau du lac allait peut-être lui permettre de réfléchir. Au bout de plusieurs minutes de calme, il finit par murmurer d’une voix presque inaudible tant il ne savait pas comment se faire comprendre. Il était, lui-même, tellement perdu… « Quant à ce matin, en particulier, Wendy, je n’ai aucune explication à te donner, aucune excuse. Je ne sais rien te dire…Je vais peut-être te paraître fou et va savoir pourquoi je t’en parle, à toi, finalement mais je n’ai aucun souvenir de ce que j’ai fait aujourd’hui, jusqu’à ce soir…Ce n’était pas moi, ce matin, Wendy…Je ne sais même pas ce que je t’ai dit… »



✩25 frévier 2211, 11h15✩
    Severus n’en pouvait plus. Pourquoi ne l’avait-on pas laissé pour mort ? Il était bien mieux au fond de sa tombe que dans ce corps d’adolescent, qu’avec ces cheveux blonds. Puis ce retour au château avec des étudiants idiots, avec des professeurs hautains ne l’intéressait pas. Severus Rogue avait besoin de calme, avait besoin de repos et surtout avait besoin de retrouver un chaudron et de quoi fabriquer potion sur potion pour que sa concentration se répartisse sur autre chose que sur l’envie d’étrangler à main nue chacun de ces cornichons sans cervelle. La deuxième chose dont Severus Rogue avait peut-être besoin, c’était une femme. Une vraie femme…Mais il ne pouvait pas aller dans un bordel, comme cela, sans rien planifier et l’odeur de sexe lui manquait. Cependant la gosse qui se trouvait face à lui n’avait ni l’odeur alléchante du sexe ni la capacité de lui ouvrir la salle des potions et pour cela elle était donc à la fois inutile et encombrante. De plus, elle semblait être véritable stupide et immature. Severus ne pouvait pas supporter tant de maladresse, d’imbécilité et d’impolitesse. Non seulement elle était tombée en éparpillant ses affaires dans tout le couloir mais en plus elle ne l’avait pas remercié lorsqu’il les avait rapporté devant elle pour lui faciliter la tâche. Et bien pire encore, elle avait refusé des les ramasser sous prétexte qu’il en lui avait donné l’ordre. C’était d’un ridicule à faire peur. Après tout, ce n’était pas lui qu’elle allait punir en se comportant de la sorte mais bel et bien elle qui se retrouverait privé d’affaire. Dès lors, exaspéré, Severus ne put s’empêcher, après avoir regardé la demoiselle se diriger vers le fond du couloir, de lui sortir une remarque acerbe, en la suivant, critiquant à la fois la maladresse de la demoiselle mais également sa stupidité et son immaturité. En prononçant ces paroles, l’ancien directeur de serpentard se rendit compte qu’il avait fait mouche car l’autre serdaigle devint rouge de colère et se mit à hurler à travers tout le couloir : « Espèce de petit merdeux, pour qui tu te prends ? C’est l’insigne de Préfet en Chef qui te monte au bout du chapeau pointu ? Qu’est-ce qui te permets de me manquer de respect de la sorte ? Ou bien est-ce un sport que tu pratiques en professionnel ? C’est à se demander, puisque tu sais déjà si bien jouir des plaisirs qu’apporte l’infidélité ! » Malheureusement, Severus n’eut ni le temps de rire ni le temps de répondre car la porte du bureau venait de s’ouvrir en grand…

    Une femme venait d’apparaître, une femme qui aurait bien plu à Severus, d’ailleurs mais coincé qu’il était dans le corps d’un étudiant, il n’avait pas le droit d’aller la séduire même si avec le corps d’apollon qu’il possédait maintenant, il ne doutait nullement de sa réussite et il ne savait pas à quel point. La professeur de potion semblait bien en colère et Severus ne savait pas trop comment réagir, en tant qu’élève. L’autre jeune femme, en revanche, avait pris un air honteux et semblait ne plus où savoir se mettre…Severus tenta de faire de même avec les traits de Maximilien, sans grand succès mais les paroles prononcées par Miss Wilde le sortirent de l’embarras :
    « Je peux savoir en quel honneur vous crier ainsi devant mon bureau en vous adressant ainsi votre Préfet en Chef, Mademoiselle Hannigan ? » Pauvre petite idiote ! Elle venait de se faire sermonner par son professeur de potion et par sa directrice de maison tout cela parce qu’elle ne savait modérer ni son tempérament ni sa voix hors c’était quelque chose que Severus avait très vite appris : faire passer sa colère avec un ton calme. C’était assez amusant de voir la réaction de la demoiselle qui, cependant, ne tarda pas à essayer de parler tandis que Severus, savourait encore… « Professeur ! Je vous certifie que tout ce que j’ai dit était justifié ! Monsieur Middle m’a manqué de respect alors qu’accidentellement, je l’ai bousculé en renversant ses affaires. J’ai bien tenté de m’excuser, mais il ne voulait rien entendre ! Ce n’est pas dans mes habitudes de me laisser insultée, donc j’ai répliqué. Et c’est bien parce que je souhaite éviter ce genre de situation que je vous demande de bien vouloir m’assigner à une autre série de rondes que les rondes de nuit ! » Severus ricana discrètement dans sa barbe. La pauvre s’enlisait. Pour une raison obscure, la directrice des serdaigles semblait apprécier le Maximilien avec lequel le serpentard partageait le corps et il comptait bien s’en servir. IL prit alors un air angélique qui devait si bien aller à ce blondinet et s’avança quelque peu vers son professeur afin de s’exprimer, espérant ne commettre aucune bourde puisqu’il ne connaissait rien sur la demoiselle pas même son prénom : « Professeur, je suis désolée mais les choses ne se sont pas passées exactement comme cela. Mademoiselle Hannigan est effectivement tombée mais lorsque j’ai ramassé ses affaires et que je lui ai suggéré de les ramasser, elle s’est mis en colère et a complètement refusé sous prétexte qu’elle n’était pas mon chien. Je me suis alors permis de rétorquer qu’effectivement c’était stupide vu que c’était elle qui allait y perdre le plus. Voilà tout…Mais ceci l’a fortement énervée… » Severus usa de ses derniers charmes pour faire un sourire à la professeur de potion qui le regardait avec un air qu’il qualifierait presque d’attendri. Pourquoi se comportait-elle ainsi avec ce Maximilien ? Lorsqu’il la voyait, elle avait toujours l’air sévère et impartial mais la vue du serdaigle semblait remuer quelque chose en elle…Alors autant mieux en profiter. Après avoir écouter son préfet en chef, la directrice des serdaigles se retourna vers l’autre demoiselle et lui dit : …


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Wendy E. Hannigan
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MessageSujet: Re: L'homme aux multiples visages II Maximilien Ven 29 Avr 2011 - 9:54

    ✩ 13 mai 2208, 10h30 ✩

    « Hum… Excuse moi ? Tu peux m’aider avec mon devoir de botanique s’il te plait ? » Wendy poussa un léger soupir d’énervement, espérant qu’elle ne donnait pas l’air d’être trop exaspérée. Même si pour le coup, elle l’était. S’il y avait bien une chose sur laquelle la jeune fille était intransigeante, c’était d’avoir la paix quand elle travaillait. Surtout s’il s’agissait d’un devoir de Métamorphoses, science magique entre toutes où Wendy s’arrachait les cheveux sans pour autant obtenir des résultats corrects. Alors était-ce trop demandé que d’espérer de ne pas être dérangée lorsque l’on entamait son dixième rouleau pour finir une dissertation sur les vertus de la transmutation ? Il fallait bien croire que oui. Aussi, résignée mais tout de même prête à lever l’affront et à accorder son aide, la jeune fille posa sa plume d’oie contre son parchemin et leva la tête vers le jeune homme qui l’avait prise pour sa cousine. Instantanément, ses joues prirent une teinte pivoine, ses mains devinrent moites et ses pieds commencèrent à danser la tarentelle sous la table. Ses yeux brillaient de surprise, mais aussi de joie, cependant qu’elle réalisait qui venait de la tirer de son travail. Il était impossible de ne pas le connaître. Il était impensable de ne pas l’aduler. Il était dans l’ordre des choses de fondre sur place. Enfin, il était logique que Maximilien Middle ait cet effet sur toutes les filles de Poudlard, toute année confondue. Très droit dans son uniforme au blason des Serdaigle, il affichait cependant un sourire franc et radieux malgré une mine plutôt piteuse cependant qu’il tenait à la main quatre ou cinq rouleaux de parchemin ainsi qu’une énorme encyclopédie : Le grand Registre des Plantes Magiques, Créatures Végétales et autre Flore Enchantée. Levant un sourcil, la jeune fille mis quelques temps à se rappeler que le jeune homme détestait tout ce qui avait trait à la botanique, et qu’il avait de nombreuses fois passé plusieurs après-midi en compagnie de leur amie commune, Annabeth, pour tenter de dompter les arts végétaux. En vain. On aurait pu croire que se serait tournée vers la Serdaigle qui faisait des sciences des plantes et des potions son univers de prédilection. De plus, Wendy était très active au sein de la maison des Serdaigle : entre organiser des groupes de travail, proposer un roulement dans le choix des musiques jouées ou encore ameuter le dortoir des filles pour une séance coiffure, la benjamine des Hannigan était connue. De vue. Car jamais il ne l’avait approchée, elle qui d’un œil discret ne manquait jamais de noter sa présence. Au delà du fait que comme toute adolescente, elle le trouvait diablement mignon, Wendy avait un profond respect envers ce jeune homme qui, fier de son insigne de préfet, était l’essence même du sorcier serviable. Aussi, on aurait pu croire qu’ils étaient amenés à se rencontrer. Rien n’était moins vrai, et alors que la jeune fille avait encore du mal à comprendre ce qui avait bien pu l’amener jusqu’à elle, elle ne pouvait s’empêcher de remercier le ciel qu’enfin, il l’ait remarquée.

    « Si je peux t’aider, bien sûr, assieds-toi ! » Tandis qu’il manipulait un des bancs d’en face pour venir s’installer à ses côtés, Wendy s’empressa de faire un peu de place sur la table sur laquelle, comme à son habitude, elle s’était copieusement étalée. Jonchée d’articles de revues spécialisées, de gravures montrant des créatures mutantes mi homme mi animales, elle ne ressemblait qu’à un vaste capharnaüm qui à premier coup d’œil ne présageait pas un travail sain et fait dans de bonnes conditions. Alors qu’elle sortait un nouveau rouleau de parchemin, Maximilien attrapa la livre qu’elle était en train de consulter, et Wendy pu voir passer plusieurs émotions sur son visage. Ses yeux fixaient alternativement du titre du manuel au visage de la jeune fille qui au bout d’un moment, l’interrogea d’un regard incrédule. « Tu es en Quatrième Année ? » Surprise, Wendy eut pour premier instinct de se vexer. Décidément, il ne l’avait vraiment jamais remarquée et pour un court instant, la femme en devenir qu’elle était se retrouvée piquée à vif dans son égo. Elle n’était pas habituée qu’on ne la remarque pas – d’ailleurs, elle aurait préférée voir Maximilien se retourner sur son passage plutôt que cet abruti de Jack Gilleford qui lui lançait des piques acerbes chaque fois qu’ils se rentraient dedans au détour d’un couloir. Alors quoi, il n’avait jamais fait attention à elle ? La première explosion interne de courroux passé, la jeune fille pris le parti d’en rire. « Oui... Pourquoi ? Je fais plus âgée ? » En le voyant sourire, Wendy reprit un peu d’assurance. Ah qu’il était beau avec sa petite fossette mutine dans le coin de la joue droite et ses yeux bleu pétillant de gaieté ! « Et pas qu’un peu ! J’ai toujours cru que tu étais en Sixième, et je ne comprenais pas pourquoi on ne t’avait pas nommée préfète… Je te vois souvent avec les Première Année… tu les aides, tu les conseil… C’est impressionnant. » Rose du plaisir de ce qu’elle entendait, Wendy ramena quelques mèches rebelles de sa longue crinière blonde derrière ses oreilles cependant que son cœur jouait du banjo. Il l’avait remarquée ! Elle que l’on appelait la trop sage, Miss Règlement et autres surnoms affectifs destinés à mettre en exergue son goût pour la discipline. C’était parfois lassant, voir même blessant de se voir ainsi dans les yeux des autres. Mais avec le temps, la jeune fille s’y était habituée, ne se laissant toucher que lorsque les remarques venaient de personnes qu’elle appréciait. « Enfin, maintenant que je t’ai trouvée seule – pour une fois – permets-moi de me présenter en bonnes et dues formes : Maximilien Middle, enchanté Mademoiselle…? » Tout en demandant après son nom, il lui avait pris la main. C’était tellement surréaliste que Wendy eu d’abord un mouvement de recul avant de laisser sa main dans la sienne. « Hannigan, Wendy Hannigan. »


    ✩ 25 février 2211, 21h30 ✩


    A mille lieux de leur première rencontre, le cœur de la jeune fille saignait abondement, agonisant sur les bords du lac comme sur les berges de cet abime qu’est le souvenir cruel du premier amour gâché. Entre les pâles rayons de la lune qui perçaient à travers les nuages noirs agités par un vent de tempête sans pluie, elle se sentait si fragile que pendant plusieurs minutes, elle eu l’impression de disparaître en poussière, mille petit scintillement évasifs à l’image de la vérité qui ce soir prenait de trop nombreux visages. Que devait-elle croire, et que devait-elle décider ? Plus que jamais, le poids de la responsabilité la soumettait malgré elle à un avenir dangereusement emprunt de souvenirs du passé, puisqu’une fois encore, elle était confrontée de force à ce qui s’était passé il y a trois ans. Il eut été tellement facile d’oublier, de tourner la page et d’avancer dans la vie comme si rien ne l’avait affectée. Mais elle avait eu l’amer révélation que si les peines d’esprit mettaient du temps à cicatriser, les peines de cœur restaient intactes. Comme si le sien s’était forgé dans ses plaies. Le hasard voulait que ce qui ne l’avait pas tuée l’avait rendue plus forte ; mais ce qui l’avait rendue plus forte l’avait rendue plus sensible encore qu’elle ne l’avait été. Et tandis qu’elle essayait vainement de s’endurcir en oubliant ce qui avait finalement réussi à façonner la femme qu’elle était, Wendy voyait toutes ses certitudes s’écrouler dans ce flot de paroles aussi libérateur qu’assassin. Meurtrier d’un deuil jamais vraiment commencé, ange de la mort d’une vie d’adolescente à peine vécue. Mais malgré ses larmes et sa peine, Wendy ne pu s’empêcher de se sentir soulagée. Depuis le temps qu’elle trainait ses reproches avec elle, la jeune fille avait fermé la porte à la raison qui pourtant avait toujours été sa meilleure amie. Il aurait été plus sain, et plus simple finalement, de confronter Maximilien dès le départ plutôt que de s’enfermer dans sa fierté qui avait mué en déni suicidaire. Car finalement, en se refusant d’évoquer leur histoire, Wendy avait mis fin à sa vie d’adolescente avant même d’avoir sur comment la vivre pour en profiter. Et c’était trop facile de faire de Maximilien le fautif parfait, alors que finalement… Oui, elle en aurait presque ri. S’il n’y avait pas eu l’épisode de ce matin. En y repensant, Wendy se rendait compte qu’elle avait eu plus mal du fait de le voir si rabaissant que de toute autre chose pour laquelle elle ne lui avait soit disant jamais pardonné. Parce qu’au fond, elle lui avait donné sa bénédiction le jour même où elle l’avait confronté. Ce qu’elle en avait fait était autre chose, mais ce que lui en avait déduit en s’aliénant de la sorte, c’était trop. Et incompréhensible. Et alors qu’elle reprenait son souffle, Wendy se sentait comme planer vers l’apaisement, non sans redouter l’explication du jeune homme dont elle ne remarqua qu’après quelques instants qu’il avait reculé et que son visage s’était mué de l’agacement, en passant par la douleur, vers l’étonnement mêlé à ce qui ressemblait presque comme à… « Je ne te déteste pas, Wendy…Que du contraire…Je me mettrais à genoux si cela pouvait arranger les choses…Je ne sais pas pourquoi mais je sais que je t’ai blessé…Je ne te sortirais pas l’excuses que j’étais un gamin immature et idiot mais le fait est que je l’étais et je porte cette responsabilité, crois-moi…Je m’en veux terriblement et je ne sais pas quoi faire pour me racheter, pour arranger les choses pour te prouver que je suis digne de confiance mais aussi que…Les hommes sont dignes de confiance. Un mot, Wendy, un mot de ta part et je m’exécute…je ne sais pas quoi te dire d’autres parce que je sais que ma conduite à l’époque a été impardonnable, je sais que je n’ai été qu’un con aveugle pour ainsi fuir et abandonner un trésor qui m’était tout offert entre les mains…Je n’oserais même pas te demander de me pardonner… » Etait-ce possible ? Lui le roc aussi fort que l’aigle qui ornait le blason de leur maison, pouvait-il vraiment sembler abandonné et perdu ? Le bruit inquiétant du vent dans la cime des arbres ne faisait qu’accentuer la vulnérabilité dans laquelle il semblait à présent se trouver, cependant qu’elle pouvait sentir comme un flot de questionnements intérieurs traverser son esprit cependant qu’il se tenait un peu moins droit devant elle. Pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient, Wendy s’inquiétait. C’était comme s’il découvrait avec elles les paroles blessantes et l’attitude humiliante qu’il avait eu envers elle. Mais comment était-ce possible ? C’était bien lui qui l’avait ridiculisée devant la femme qu’elle respectait le plus au sein du corps professoral – à l’exception faite de sa tante Angélique Dewis – et qui représentait son guide vers un avenir professionnel brillant à bien des égards. Alors quoi ? Que s’était-il passé ce matin ? « Quant à ce matin, en particulier, Wendy, je n’ai aucune explication à te donner, aucune excuse. Je ne sais rien te dire…Je vais peut-être te paraître fou et va savoir pourquoi je t’en parle, à toi, finalement mais je n’ai aucun souvenir de ce que j’ai fait aujourd’hui, jusqu’à ce soir…Ce n’était pas moi, ce matin, Wendy…Je ne sais même pas ce que je t’ai dit… »

    Silence. Tandis que les secondes s’écoulaient telles des heures, Wendy restait totalement figée, fixant à présent le sol avec la même détermination avec laquelle elle avait voulu tuer Maximilien du regard, quelques instants auparavant. Elle n’entendait plus que les battements assourdissants de son cœur qui cognait à lui faire mal contre sa poitrine, réprimant ses gémissements de douleur cependant qu’une unique larme quittait son œil éteint pour se perdre dans son cou. Le vent s’était apaisé, jouant à présent presque gentiment dans la cime des arbres. La nuit était à présent tombée, et quelques étoiles commençaient à pointer entre deux gros nuages noirs. L’eau du lac scintillait sous la lumière lunaire, et dans ce décor de nature mystérieuse, deux âmes perdues se trouvaient rejetées aux berges de leur désespoir. Parce qu’au fond, ne partageaient-ils pas la même peine ? Et pire… Ce qu’elle pensait être quelque chose qui ne touchait que sa famille la touchait à présent de trop près. A cette pensée, son cœur se serra. Pendant plusieurs semaines, elle avait observé sans pourtant pouvoir mettre un nom sur cet étrange phénomène qui touchait sa sœur aînée. Retrouvée en pleine nuit dans les couloirs déserts alors qu’elle faisait une ronde, sortie d’un demi sommeil après seulement quelques heures de réveil, Amy était devenue sujette à certaines absences. Emma était venue la voir, lui demander si elle avait des soucis, tentant d’en savoir d’avantage. Et à chaque fois, la même réaction : une impression de blanc cotonneux, comme si pendant un court lapse de temps, elle était restée figée pour qu’on lui vole le souvenir des quelques heures passées après son dernier instant de lucidité. Plus étrange encore était l’attitude perplexe de la jeune femme qui semblait complètement soumises à ses amnésies. Et toujours ce même regard perdu, cet air de profonde tristesse… cette même tristesse qu’elle pouvait lire dans le regard de Maximilien à cet instant précis. Wendy ne savait que faire. Pour la première fois, elle était incapable de réagir, piteusement contrainte à chercher garder le silence alors que les mots se bousculaient dans sa tête. Pouvait-elle le croire ? Même si elle ne pourrait sans doute jamais oublier le pincement qui avait serré son cœur en voyant Maximilien dans les bras d’une autre, alors qu’il était censé être dans les siens, la jeune fille savait qu’il n’était pas du genre à mentir à vouloir manipuler autrui. C’était d’ailleurs la qualité qu’elle avait le plus apprécié chez lui. Menteur, parfois. Méchant ? Elle ne le croyait pas, du moins jusqu’à ce matin. En y repensant, Wendy frissonna. La dureté, la supériorité blessante avec laquelle il s’était adressé à elle l’avait d’autant plus choquée. Alors quoi ? Perdues, Wendy se laissa glisser sur un des gros rochers qui bordaient le lac. Ils restèrent quelques instants encore silencieux. Puis, dans un souffle, murmuré à la limite de l’épuisement, Wendy capitula. « Maximilien… S’il te reste une once de bon sens… Ne reste pas planté là comme un malheureux et assieds toi à côté de moi. » D’un geste de la main, elle l’invita à prendre place sur le rocher, tandis qu’elle laissait glisser son regard sur les eaux cristallines du lac qui reflétaient une lune pleine et scintillante de lumières. Souvent, Wendy profitait de ses rondes de nuits pour profiter des beautés de la nature mais là, elle défiait tout ce qu’elle avait pu admirer. Décor psychédélique pour deux êtres qui ne pouvaient plus se permettre de vivre leurs vies en dehors de celle de l’autre. Il aura fallu de longs mois d’ignorance, d’approches rejetées et enfin d’évènements accélérés pour qu’enfin, ils puissent essayer de se parler sainement. Curieux. Et finalement évident. Wendy devait se défaire du poison dont elle s’était infectée. Ce soir peut-être allait-elle trouver l’antidote. Sans détourner le regard du lac, la jeune fille poussa un long et profond soupir. « Je ne sais pas pourquoi… Mais contre toute attente, je te crois. Et en même temps… Je crois que de tout ce qui s’est passé entre nous, cela restera à jamais gravé dans ma mémoire. Tu ne t’en souviens peut-être pas… mais moi, je ne pourrais pas oublier. C’était tellement… dur. Trop dur, je m’attendais vraiment à tout… sauf à ça. » Lentement, Wendy tourna la tête et pour la première fois depuis la révélation, elle plongea son regard saphir dans celui du jeune homme. Silencieuse, elle tentait de déceler dans ses yeux une vérité qu’il ignorait, ce qui l’avait poussé à son comportement et à ses paroles. Sans se l’expliquer, une unique larme quitta ses grands yeux marins et dans un souffle, la jeune fille baissa la tête. « Tout ça commence à me faire vraiment peur, tu sais… ? Je n’arrive pas à croire que tout ne soit que simple coïncidence : les marécages, les meubles qui parlent… les attaques… les gens qui changent… et les morts… » Les sanglots secouaient à présent son corps cependant qu’aucun gémissement, aucun cri ne sortait de sa bouche qui entre deux larmes, n’arrivait que péniblement à prononcer des phrases cohérentes. Wendy était à bout de force, elle ne pouvait plus s’arrêter de laisser ses carapaces et ses forces tomber une à une cependant que sa tête lui criait encore dans une demi raison de s’enfuir et de s’isoler. Mais pour une raison qu’elle ne s’expliquait pas… elle ne voulait pas partir. Et elle ne voulait pas le laisser seul. « Ce que tu me dis… Pour ce matin, que ce n’était pas toi… J’ai l’impression que tous autours de moi ne font plus la différence entre ce qu’ils sont et ce qu’on leur dit… Amy… Amy aussi a… des… absences… Et je ne sais pas… J’ai peur… Et si maintenant toi aussi… Je… c’est… plus… quoi faire… » Les mots sortaient sans rapports de sa bouche, le poids du silence s’affaissant enfin et la laissant pour la première fois depuis longtemps confier tout ce qu’elle avait sur le cœur. « Ce que tu me dis… Pour les absences. « Je suis vraiment désolée... Je n’ai pas… je ne pouvais pas, je… Maximilien, je… c’est… je suis sincèrement désolée pour ta perte… pour… Travis. »


    ✩ 25 février 2211, 21h30 ✩


    Wendy était furieuse. C’était vraiment trop fort, voilà maintenant qu’elle devait se justifier pour asseoir la vérité. N’avait-elle pas fait ses preuves ? Ne pouvait-on donc plus compter sur sa parole qui ne faisait jamais défaut ? Et cet abruti, ce petit prétentieux qui s’amusait avec ses nerfs et qui se permettait de la traiter comme une gamine, lui qui crachait sans vergogne sur ses engagements. Mais les choses devaient prendre une logique allant à l’encontre de la raison, puisque sous l’œil critique du Professeur Wilde, elle se retrouvait dans une claire position de défaite. Enfin, la jeune femme verrait très vite que Maximilien avait dépassé les bornes et elle obtiendrait gain de cause. Après tout, elle suggérait la solution qui éviterait dorénavant ce genre de désagrément – solution raisonnable et discrète. Certes, elle s’était un peu emportée. Mais il y avait de quoi, avec cette tête à claque prétentieuse qui s’amusait de la mettre dans l’embarras devant celle qu’elle admirait et respectait. Cette dernière était sur le point de répondre lorsque d’un ton mielleusement angélique, le jeune homme prit la parole. « Professeur, je suis désolé mais les choses ne se sont pas passées exactement comme cela… Mademoiselle Hannigan est effectivement tombée mais lorsque j’ai ramassé ses affaires et que je lui ai suggéré de les ramasser, elle s’est mise en colère et a complètement refusé, sous prétexte qu’elle n’était pas mon chien. Je me suis alors permis de rétorquer qu’effectivement c’était stupide, vu que c’était elle qui allait y perdre le plus. Voilà tout…Mais ceci l’a fortement énervée… » Wendy se fit violence pour ne pas se jeter sur lui pour le défigurer, se contentant de fermer les yeux sous l’injure. Non content d’être dans son tort, le voilà qui retournait la situation. Que croyait-il ? Qu’il aurait gain de cause alors qu’il était très clair qu’il se payait sa tête ? Sans compter cet affreux sourire faussement séduisant qu’il adressait à la maitresse des potions… La prenait-il pour stupide, capable de tomber dans son petit jeu ? Ha ! C’était risible, presque ridicule. Et en même temps… non, était-ce possible ? La jeune Serdaigle décelait-elle réellement un sourire se dessiner sur les lèvres charnues de son professeur ?! Ce n’était pas possible… pas elle ! Mais par Merlin, était-ce donc sa journée ? Stupéfaite, trop interloquée pour exprimer un quelconque sentiment, Wendy encaissa l’impensable cependant que la jeune femme se tournait à présent vers son élève.

    « Et bien, Mademoiselle Hannigan, je vous aurais crue plus adulte ! Cela m’étonne de vous, pour ne pas dire que cela me déçoit… Etait-ce vraiment nécessaire de refuser votre politesse à Monsieur Middle, vous qui d’ordinaire êtes la première volontaire lorsqu’il s’agit d’aider autrui ? Vous m’inquiétez, jeune fille… » Entre deux bredouillements sourds, Wendy encaissa la déception qu’elle lisait sur le visage de Loréana Wilde, ainsi que le ton de sa voix qui ne souffrait décidément pas de contre arguments. Jamais elle ne lui avait parlé sur ce ton, jamais d’ailleurs ne lui avait-on dit qu’elle décevait ou qu’elle inquiétait. C’était… Clairement, la réponse de son professeur atteignit la jeune fille comme une bombe. Incapable de cacher plus longtemps son indignation, elle tenta tant bien que mal de raisonner son discours. « Professeur… Pardonnez-moi d’insister, mais c’est à présent à mon tour de rectifier certains faits. Monsieur Middle n’a rien suggéré… il a ordonné, sous la menace d’enlever des points à notre Maison. Je vous passerai les qualificatifs usés à l’encontre de ma personne, mais je ne souffrirai pas de devoir respecter quelqu’un qui se permet de se croire supérieur à autrui sous prétexte qu’il porte un titre honorifique. Mon refus de ramasser peut sembler futile : mais je refuse de répondre aux ordres d’un prétentieux qui se croit tout permis. » Elle avait craché ces derniers mots à la figure du jeune homme qui souriait de toutes ses dents mais déjà, la voix courroucée de Loréana coupa net à l’altercation silencieuse des deux jeunes gens. « Il suffit ! A-t-on jamais vu pareil comportement entre préfets ? J’ai honte de vous compter parmi les miens, c’est absolument scandaleux ! Mademoiselle Hannigan, vous garderez vos rondes de nuit comme prévu – et je l’exige compte tenu de cette scène que vous venez de me faire. Quant à vous, Monsieur Middle, sachez que vous accompagnerez votre préfète. Compte tenu des circonstances dangereuses dans lesquelles se trouve le château, je refuse qu’une jeune fille courre seule la nuit les alentours du château. Et tous les deux : surveillez ces vipères qui vous servent de langues, le persiflage n’est enseigné qu’à Serpentard ! » Et dans un détour de talon sec, elle disparu dans son bureau en claquant vivement la porte. Wendy était hors d’elle.

    « J’espère que tu es content de toi ! Passe encore que tu t’en prennes à moi, mais oser mentir devant notre directrice de maison ? Ma parole, mais que fais-tu donc de nos valeurs ? »



Spoiler:
 

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Maximilien E. Middle
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Père de Nathou et futur mari aux anges avatar
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Age : 23
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Amour : Son enfant, Nathanaël Middle & sa fiancée, Loréana Wilde

Pensine
Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: 1ère année de Thèse
Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Re: L'homme aux multiples visages II Maximilien Mer 20 Juil 2011 - 16:40

✩10 juin 2208, 14h20✩
    « Maximilien, jure le moi, s’il te plait. » Il soupira. Le bel éphèbe aux cheveux brillants et aux yeux éclatants ne savaient que répondre à cette magnifique créature. D’ordinaire, les choses étaient toujours très simple pour lui : ne jamais mentir, dire la vérité peu importe les conséquences et continuer à bâtir n’importe laquelle de ses relations qu’elles soient sexuelles, amicales, amoureuses ou autre sur ce grand principe d’honnêteté mais cet après-midi, l’adolescent se sentait perdu. Les yeux de sa belle lui transperçaient le cœur et ce regard suppliant qu’elle posait sur lui le paralysait. Il ne pouvait pas lui mentir. Il en était incapable mais il ne pouvait pas non plus lui promettre une lune qu’il n’était pas certain d’arriver à lui offrir. Il avait cette désagréable impression d’être coincé, d’être au pied du mur, de s’être mis lui-même dans une galère dont il était incapable de se tirer et Wendy Hannigan, la belle et ravissante Wendy Hannigan, continuait de le fixer avec ce regard transperçant, ces yeux magnifiques, ce teint éclatant et ce visage de porcelaine qui l’avait toujours fait craquer. Elle attendait une réponse. Elle restait là, sans bouger. L’espoir s’exprimait à travers tout son corps et les minutes s’écoulèrent sans que le serdaigle ne réagisse, ne dise mot et petit à petit, la posture de Wendy se fit moins droite et l’espoir quitta peu à peu son âme. Maximilien put même entrapercevoir que quelques goûtes d’eau salées s’étaient formées aux coins des yeux de la douce mais Wendy les assassina d’un geste unique avant de tourner les talons, balançant ses cheveux en arrière comme elle le faisait si bien et commença à partir…Là, Maximilien sembla se réveiller et, par un réflexe d’amour sans doute, sa main se referma autour de poignet de Wendy qu’il agrippa de toutes ses forces, la retenant auprès de lui, l’empêchant de partir, de s’en aller, de disparaître et de l’oublier. « Attends. » Ce mot unique sembla redonner de l’espoir à l’adolescente et son corps se remit droit, ses yeux recommencèrent à briller alors qu’elle se retournait vers son petit ami, attendant de lui qu’il parle enfin, qu’il promette ce qu’il n’avait jamais su offrir à une fille…

    « Je ne peux rien te promettre, Wendy. » Ces mots, peu nombreux certes, brisèrent à nouveau le cœur plein d’espoir de la ravissante demoiselle au point que celle-ci se sentit obligée de baisser la tête. Le cœur du jeune garçon se serra à cause d’un sentiment nommé culpabilité qui l’obligea à baisser la tête également, à se sentir mal et à se tortiller sur ses pieds tellement il en était malade mais c’était à lui de régler cette situation, à lui et à personne d’autre. Wendy n’était responsable de rien. Elle ne demandait qu’une seule chose : une relation exclusive et stable dans laquelle les deux protagonistes pouvaient avoir une confiance aveugle l’un en l’autre…Elle y avait droite à cette relation. Elle la méritait plus que quiconque. « Mais, je te promets d’essayer. » Ces mots avaient franchi la bouche du serdaigle sans qu’il ne s’en rende compte, sans qu’il puisse les retenir, les garder en lui. Il n’avait pu éviter de promettre parce qu’il avait laissé son cœur parler et son cœur voulait construire un avenir avec Wendy, c’était son esprit qui avait peur et qui voulait fuir, son cerveau qui se défilait mais cette fois-ci, son cœur avait pris les devant. Et Wendy avait ces yeux magnifiques qui redevinrent brillants, éclatants, comme une pluie d’étoile qu’elle versait à travers chaque regard. Elle était belle. Mais il n’avait pas le droit de mentir à ce sourire d’espoir, il n’avait pas le droit de le tromper et de prendre le risque de le voir s’éteindre à tout jamais. « Oui, Wendy, je te promets d’essayer d’être fidèle. Je ne garantis rien. Il se peut que je fasse des écarts mais je ne te le cacherai pas. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cette relation marche. » Il n’en fallut pas plus pour que la ravissante princesse tombe dans les bras de son prince charmant qui l’accueillit à bras ouverts. Il y croyait à ce couple et elle y croyait aussi. Derrière ces promesses de faire des efforts, Wendy avait vu se dessiner une réalité qui n’existerait malheureusement pas. Mais là pauvre l’ignorait encore à ce moment-là et seul comptait encore le bonheur qu’elle ressentait dans les bras de Maximilien. Et lui ? Lui était heureux avec sa dulcinée. Lui qui allait tout gâcher, savourait pleinement sa joie en capturant avidement les lèvres d’une jeune femme qu’il détruirait quelques mois plus tard…




✩25 frévier 2211, 21h45✩
    L’inévitable s’était cependant produit, la machine infernale avait été lancée et rien, pas même la volonté de deux êtres profondément amoureux n’avaient pu l’arrêter. La nature profonde de l’Homme avait repris le dessus détruisant tout sur son passage, aveuglement, comme poussé par un instinct plus fort que lui, comme si un destin avait dirigé sa main, ses pensées, ses gestes, ses actions pour causer le mal autour de lui, comme si…En vérité, il n’en n’était rien de toutes ces forces suprêmes. Si Maximilien Middle s’était souvent réfugié derrière ces excuses, ces explications qui le déchargeaient de toute culpabilité, il avait appris entre temps à faire face et à assumer ses actes. Sartre avait dit que l’essence de l’homme n’est définit que par ses actes et ses actes ne sont que choix. Le serdaigle avait appris à faire face à ses erreurs et à les reconnaître et il avait compris qu’il n’avait mais été prédéfini par une nature qui l’aurait forcé à faire souffrir tant de femme qui avaient eu, avant lui, un cœur plein d’espoir mais que c’était sur sa seule volonté, sa seule stupidité qu’il avait fait naître tant de larmes. La machine ne s’était pas lancée toute seule. C’était Maximilien qui avait appuyé sur le bouton, qui avait provoqué la cascade de malheurs qui s’était abattue sur les épaules du couple bien heureux. En trompant Wendy, une fois, deux fois, trois fois, s’amusant à jouer avec le feu, il n’était que pure logique qu’elle le découvre un jour, qu’elle le surprenne et qu’elle sache alors que l’homme au mille promesses n’en n’avait respecté aucune et qu’il n’avait été que mensonge depuis le début. Tout n’avait été qu’un jeu de théâtre et rien, dans cette relation, n’avait été vrai et ainsi, l’homme au cœur triste avait détruit, réduit à néant pour des années à venir le cœur d’une jeune fille innocente, pure qui avait tant espéré de la vie et qui s’était retrouver face aux défauts de l’homme…

    Mais le temps avait coulé sous les ponts depuis ces horreurs, depuis cette souffrance, cette séparation douloureuse et aujourd’hui, au bord du lac, par une fraiche nuit de fin printemps, les deux étudiants voulaient arranger les choses. Maximilien, surtout, souhaitait se faire pardonner car c’était la seule manière pour lui, de se rattraper, de se définir aux yeux de Wendy comme autrement qu’un lâche et un menteur et de redorer son essence, redorant ainsi l’image de l’humanité…Il fallait trouver une solution. Mais rien n’était simple. Rien dans la vie n’était facile ni offert sur un plateau d’argent. Il y avait des choses qui se passaient et qui, contrairement à la plus part de ses actes, ne dépendaient pas de sa volonté propre. Maximilien, depuis quelques temps, vivaient par intermittence d’éveil et d’inconscience. Il avait des absences, des moments de noirs complets où, disait-on, il agissait bizarrement. Était-ce de sa faute ? Il ne pouvait encore le déterminer mais il semblerait qu’encore une fois, cette chose qu’il devenait avait mal agit, avait insulté Wendy…Comme si cela pouvait simplifier les choses…Comment expliquer ceci ? Lui qui s’était refusé à parler de cette horreur à quelqu’un se retrouvait debout, comme un imbécile, dos à cette magnifique demoiselle, lui racontant l’histoire la plus absurde du monde…Lui racontant cette réalité que personne ne croirait et qui, il en était persuadé, ne serait pas crue non plus par Wendy…Après son monologue, il préféra rester dos à Wendy, souhaitant ne pas faire face à son regard accusateur et juge de tout qui se moquerait certainement de lui. Il ne voulait pas entendre la voix de la serdaigle se rendre acerbe de sarcasmes. IL voulait fuir, s’en aller. Voilà ce qu’il allait faire : marcher et abandonner la partie…


    « Maximilien… S’il te reste une once de bon sens… Ne reste pas planté là comme un malheureux et assieds toi à côté de moi. » Il sursauta. Cette voix douce, cette voix mélodieuse et chantante…C’était celle qu’il n’avait plus jamais entendu depuis tant d’année, depuis qu’il lui avait brisé le cœur. Mais à nouveau il retrouvait cette pureté innocente, douce et maternelle qui l’invita, comme un geste naturel, à se retourner, envouté par cet hymne du cœur, et à venir s’asseoir aux côtés de la jeune fille. Il s’était attendu à des critiques, des moqueries, des sarcasmes, des cris, des accusations mais pas à ce calme, pas à cette sérénité et pas à ce souffle de pardon qui émanait de son corps. N’osant pas briser cette harmonie, il observa le silence un long moment, préférant offrir à la nymphe le temps qui lui était nécessaire…Et puis enfin, cette voix se remit à chanter le solstice de la paix : « Je ne sais pas pourquoi… Mais contre toute attente, je te crois. Et en même temps… Je crois que de tout ce qui s’est passé entre nous, cela restera à jamais gravé dans ma mémoire. Tu ne t’en souviens peut-être pas… mais moi, je ne pourrais pas oublier. C’était tellement… dur. Trop dur, je m’attendais vraiment à tout… sauf à ça. » La première chose qui envahit longuement l’esprit du garçonnet fut que Wendy le croyait, qu’elle ne le prenait pas pour un fou, un malade mental comme il l’avait tant craint. Mais elle ne put s’empêcher de rajouter quelques mots qui le blessèrent profondément : elle n’oublierait de ce matin, elle continuerait à s’accrocher à cette image et à définir l’essence de Maximilien par ces actes posés, ces paroles prononcées alors même qu’il n’était responsable d’aucun crime, qu’il n’avait commis aucun sacrilège. Il ne pouvait pas en vouloir à Wendy mais il avait espéré, un instant, que cela effacerait tout ce malentendu, tout ce qu’elle avait dû endurer ce matin. Espoir brisé…Mais n’était-ce pas le digne retour des choses. Lui qui avait brisé tant de cœur et qui avait noyé les espoirs de cette même demoiselle ne méritait-il pas le même châtiment ? Maximilien tourna la tête, ne sachant toujours pas quoi dire. Mais pour la première fois de la soirée, il croisa les yeux de Wendy. Les vrais yeux de Wendy pas ceux qu’elle lui avait montré ces derniers années. Ceux-là n’étaient que colère et haine. Non, ce soir, il voyait dans la pureté de leur couleur azur la douleur, la tristesse, l’innocence refoulé, le poids des responsabilités mais aussi, cette couleur d’espoir et de volonté qu’il n’avait plus jamais pu retrouver…

    « Tout ça commence à me faire vraiment peur, tu sais… ? Je n’arrive pas à croire que tout ne soit que simple coïncidence : les marécages, les meubles qui parlent… les attaques… les gens qui changent… et les morts… » Ce furent les sanglots de Wendy et cette petite phrase prononcé entre deux larmes qui attirèrent l’attention du futur père. Ces accidents, comme les appelaient les professeurs, l’effrayaient lui aussi. Et Quand Wendy prononça le mot mort, le cœur de Maximilien s’arrêta à son tour. S’il était bien placé dans le château pour parler de ses incidents, non seulement pour les avoir combattu en tant que préfet en chef mais pour les avoir subis avec Alexia et Timothé de nombreuses fois, il était encore mieux placé pour parler des morts. Tristan, pour commencer, frère jumeau de son meilleur ami, du quel il avait toujours été proche, suivi de près par Keiko, une de ses meilleures amies de poufsouffle et puis…Le pire, la mort, l’horreur : Travis Cohen ! Travis, son frère, son ange, sa lumière son double qui avait rendu l’âme quelques mois plutôt, le plongeant en enfer. Oui, Maximilien avait peur également et tremblait de savoir qui on allait encore lui enlever…Il laissa alors, également, ses larmes couler sur ses joues sous le poids de l’image de toutes ces tombes devant lesquelles il allait régulièrement s’agenouiller et lentement, alors, il se rapprocha de Wendy pour lui placer une main sur l’épaule et l’attirer à lui. C’était la première fois, depuis au moins deux ans, qu’il la touchait, qu’il caressait sa peau, respirait son parfum et qu’il la prenait dans ses bras pour tenter de la rassurer, comme il l’avait tant de fois fait autrefois. Mais la jeune fille n’en n’avait pas fini, il fallait qu’elle s’exprime et Maximilien s’écarta rapidement pour la laisser pleurer, autant qu’elle en avait besoin et parler, se confier, se laisser aller. « Ce que tu me dis… Pour ce matin, que ce n’était pas toi… J’ai l’impression que tous autours de moi ne font plus la différence entre ce qu’ils sont et ce qu’on leur dit… Amy… Amy aussi a… des… absences… Et je ne sais pas… J’ai peur… Et si maintenant toi aussi… Je… c’est… plus… quoi faire… » Amy ? Amy Hannigan avait aussi des absences ? Ne serait-il donc pas le seul dan cette folie ? Quel pourrait être ce phénomène alors ? Maintenant qu’il y pensait, Travis aussi lui avait parlé d’une forme d’absence et il l’avait même vu à l’œuvre, cet autre, dans la pensine lorsque Travis ou plutôt ce monstre enfermé en Travis avait voulu le dévorer. Mais tout de suite, lui avait su que ce n’était pas Travis qui agissait…Il y en avait donc d’autres, comme lui, dans ce château ? Il aurait voulu réfléchir plus longtemps mais la vision de Wendy, perdue, le fit chavirer : il devait d’abord s’occuper d’elle, la rassurer…Mais ce fut elle qui, à nouveau, s’exprima la première…

    « Ce que tu me dis… Pour les absences. « Je suis vraiment désolée... Je n’ai pas… je ne pouvais pas, je… Maximilien, je… c’est… je suis sincèrement désolée pour ta perte… pour… Travis. » Le message n’était pas très clair mais l’essentiel était passé : elle lui présentait ces condoléances. A ces mots, les joues de Maximilien se remplirent à nouveau de larmes. Penser à Travis était douloureux, entendre son nom comme de son vivant l’était encore plus. Mais il fallait être fort, c’était Wendy qui avait besoin d’aide et pas lui… « Je…Merci Wendy. Je sais que toi et Travis ne vous connaissiez pas beaucoup mais je sais qu’il t’aimait bien et que sa mort doit également te faire de la peine mais Wendy, maintenant, après toutes ces années durant lesquelles je t’ai vue te sacrifier pour le bonheur des autres, de tes sœurs, pour les responsabilités de préfète pour tes amis, pour tes espoirs, il serait temps, définitivement temps de penser enfin à toi. Je vais certainement te paraître égoïste mais c’est ce qu’il faut que tu fasses, Wendy, penser à toi et avancer. Rien ne réparera jamais ce qui s’est passé entre nous des années plus tôt, sauf le temps peut-être mais sache que je m’acharnerai à te montrer, à te prouver que je ne suis plus ce que j’étais quand à ce qui s’est passé…Quand…Quand je n’étais pas moi et bien…Peut-être arriveras-tu un jour à passer au dessus…Peut-être lorsque nous aurons découvert ce qui se passe…Mais en attendant, Wendy, pense à toi… » Ayant terminé sa tirade, Maximilien essuya d’un air rageur les larmes qui lui coulaient sur les joues. Il ne voulait pas être faible, il voulait se battre pour Wendy, pour Léo, pour Timothé, Pour Julia, pour tous ses amis, pour Travis et Keiko, pour Loréana et son fils à venir mais également pour ce qu’il avait au fond de lui. Il ignorait tout de cette présence mais ce soir il avait cette chaude sensation dans le cœur qui lui donnait la sensation rassurante que ce n’était pas une mauvaise chose, que ce n’était pas une forme malveillante mais que bien au contraire, c’était une chose destinée à les aider… Mais il n’avait pas le temps maintenant de se concentrer sur ce qu’il ressentait, il fallait qu’ils grandissent et qu’ils bâtissent leur vie que ce soit ensemble ou pas. Alors, en se levant, il regarda sa montre et prononça ces quelques mots : «Il est tard, maintenant, Wendy. Rentre dormir, je terminerai cette ronde. Va te reposer, tu en as grand besoin. Un jour nous en reparlerons, j’ai confiance mais en attendant, va ! Moi je serai toujours là, au bord du lac, à attendre un signe de te part » Sur ces quelques mots, Maximilien tourna le dos à son ancienne amie ou peut-être sa nouvelle, il ne savait pas encore et commença à s’enfoncer dans la nuit noire, priant pour que Wendy l’écoute et qu’elle pense à elle, au moins se soir, en allant s’enfoncer dans la douce chaleur de ses draps. Quant à lui, il avait encore des choses à faire. Hormis cette ronde à terminer, il fallait qu’il se rende au cimetière et qu’il parle à Travis et puis…Il avait l’étrange sensation que cette chose en lui n’était pas si loin du réveil et qu’il ferait mieux alors d’être loin du château surtout qu’il savait, sans savoir comment, que cet autre lui-même ne serait pas si mécontent d’être entre les tombes et Maximilien Enzo Middle n’avait effectivement pas idée de à quel point Severus Tobias Rogue avait besoin, ce soir, de se rendre sur la tombe de Lily Evans…




✩25 frévier 2211, 11h45✩
    Si Severus s’était au préalable senti particulièrement agacé, exaspéré, énervé par la situation et par la gamine qui était venu le déranger, il s’en amusait maintenant et devait même faire appel à tout son self contrôle pour dissimuler le rictus qui menaçait une trahison dangereuse au près du professeur de potion qu’il venait de manipuler à merveille. Certes il n’avait pas grand mérité tant la relation qui semblait lier cette Loréana Wilde et son hôte semblait spécial, particulière et bizarrement assez forte et puissante mais il fallait profiter des petits apports de la vie et se moquer de cette jeune fille était son bonheur du quotidien. Qui sait peut-être que cela le relaxerait même. « Et bien, Mademoiselle Hannigan, je vous aurais crue plus adulte ! Cela m’étonne de vous, pour ne pas dire que cela me déçoit… Etait-ce vraiment nécessaire de refuser votre politesse à Monsieur Middle, vous qui d’ordinaire êtes la première volontaire lorsqu’il s’agit d’aider autrui ? Vous m’inquiétez, jeune fille… » Aussi facile que de voler une dragée de bertie crochue à un enfant. La directrice des serdaigles, après son long monologue aux airs innocents, s’était retrouvée vers la pauvre serdaigle s’en défense pour l’attaquer, la critiquer, la remettre à sa place et l’accuser de mille et un crimes qui n’avaient était commis, en réalité, par personne d’autre que Severus lui-même qui avait été l’être immature de l’histoire. Mais la tête de la demoiselle se décomposant de tristesse devant cette femme qui ne cessait de la blâmer valait son pesant d’or et l’ancien maître des potions se retrouvait obligé de tousser pour réprimer un rire fortuit qui n’aurait nullement été le bienvenu. Un bon quiproquo dirigé par un esprit aiguisé comme le sien n’était que fascinant et amusant et il devait reconnaître que la torture de ces petits cornichons sans cervelle lui avait manqué dans le monde des morts. Bonheur, unique bonheur, de la retrouver, sa vie qui pourtant n’avait jamais rien valu à ses yeux depuis…L…Ne pas penser à elle !

    « Professeur… Pardonnez-moi d’insister, mais c’est à présent à mon tour de rectifier certains faits. Monsieur Middle n’a rien suggéré… il a ordonné, sous la menace d’enlever des points à notre Maison. Je vous passerai les qualificatifs usés à l’encontre de ma personne, mais je ne souffrirai pas de devoir respecter quelqu’un qui se permet de se croire supérieur à autrui sous prétexte qu’il porte un titre « honorifique. Mon refus de ramasser peut sembler futile : mais je refuse de répondre aux ordres d’un prétentieux qui se croit tout permis. » Severus prit son air outré et s’imagina très bien la tête angélique et blessé que devait avoir le blondinet à qui il volait le corps en ce moment. Personne ne saurait résister à cette petite tête outrée et surtout pas une femme et qui plus est une femme liée à lui. Loréana écouta pacifiquement un bon moment sa préfète parler. Celle-ci semblait déverser toute sa haine en espérant réhabiliter ainsi la vérité. La petite idiote ! Ce n’était pas avec la passion que les choses s’arrangeaient. Malheureusement d’ailleurs. Severus l’avait longtemps crû, enfant, mais il s’était rendu compte que seuls l’hypocrisie et le mensonge fonctionnaient dans ce monde et le voilà donc manipulant, encore, une jeune demoiselle et une jeune dame. Jeune Dame qui semblait justement en avoir assez des geigneries de son élève qu’elle arrêta d’un geste de la main accompagné par une tirade sèche et glaciale : « Il suffit ! A-t-on jamais vu pareil comportement entre préfets ? J’ai honte de vous compter parmi les miens, c’est absolument scandaleux ! Mademoiselle Hannigan, vous garderez vos rondes de nuit comme prévu – et je l’exige compte tenu de cette scène que vous venez de me faire. Quant à vous, Monsieur Middle, sachez que vous accompagnerez votre préfète. Compte tenu des circonstances dangereuses dans lesquelles se trouve le château, je refuse qu’une jeune fille courre seule la nuit les alentours du château. Et tous les deux : surveillez ces vipères qui vous servent de langues, le persiflage n’est enseigné qu’à Serpentard ! » Severus aurait bien éclaté de rire si la phrase du professeur ne s’était pas achevé par une flèche de Parthe à l’égard des serpentards : comment osait-elle, ce piaf bleu, critiquer les beau serpents ? Pour qui se prenait-elle donc, hein ? Qu’elle accuse cette jeune fille de futilité, qu’elle oblige son hôte à accomplir des rondes avec cette andouille, peu lui importait donc mais là…Qu’elle s’en prenne aux serpentards, c’était autre chose. Mais il lui fallait se maîtriser. Il n’était plus le professeur terrifiant qui avait du pouvoir sur tout le monde, loin de là…Il était le gentil petit Maximilien tout imbécile…

    « J’espère que tu es content de toi ! Passe encore que tu t’en prennes à moi, mais oser mentir devant notre directrice de maison ? Ma parole, mais que fais-tu donc de nos valeurs ? » La voix nasillarde et criarde de l’aigle revint lui hérisser les oreilles. Ne pouvait-il donc pas être cinq minutes en paix avec lui-même ? Reviendrait-elle à la charge éternellement ? Ne contait-elle pas comprendre qu’elle ferait mieux de s’en aller et de le laisser vivre en paix, face à lui-même ? Petite crétine ! Severus soupira et releva la tête, prêt à envoyer cette jeune fille se faire voir ailleurs mais avant…Il lui fallait l’emmener loin de la porte de la directrice des serdaigles pour éviter qu’elle l’entende : une précaution était mieux que rien. IL attrapa donc le bras de la jeune fille, violemment, et la tira tout aussi violemment le long du couloir, le plus loin possible du bureau de leur directrice mais restant tout de même dans les cachots : « Ecoute, petite idiote, je ne sais pas combien de temps tu as besoin pour assimiler une information mais tu me gonfle. Ta maladresse ne semble avoir d’égal que ta stupidité et donc si tu voulais bien t’en aller et me laisser tranquille, je m’en sentirais beaucoup mieux ! » Sur ces mots, Severus préféra ne pas laisser le temps à cette serdaigle de répondre. Après tout, c’était à lui et à lui seul d’obtenir les derniers mots. Têtu comme une mule et convaincu que sa journée serait de toute façon gâchée, il quitta les cachots, laissant la demoiselle seule pour se rendre à la bibliothèque. Il avait encore quelques recherches à faire !


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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