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I don't care for the rules, I just need my friend [Prio Baël]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Marylee Beck
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MessageSujet: I don't care for the rules, I just need my friend [Prio Baël] Lun 31 Jan 2011 - 9:42

    La jeune femme fixait le plafond du dortoir. Il était bien joli, mais au bout d’un moment elle n’arrivait plus à s’imaginer rien d’intéressant. Elle devrait dormir, reprendre toutes ses heures qui lui avait semblé perdue depuis un moment, mais il ne venait pas. Morphée était apparemment en vacance ou il l’avait tout simplement oublié. Ce n’était pas la première fois que le marchand de sable l’oubliait. Seulement, cette fois elle avait tout à fait conscience de ne pas dormir. Le temps était long et elle entendait la respiration lente de toutes ses camarades profondément endormies. Les chanceuses. Comme elle aurait payé cher pour dormir comme elles, profondément et surtout sans soucis. Il y avait un bon moment que Marylee ne s’était pas accordée une petite pause pour pensée et il y avait une bonne raison pour ça. Le moins elle arrivait à réfléchir et à s’inquiéter le mieux elle se portait. Cependant la nuit à Poudlard pouvait être bien pesante. Et il n’y avait personne pour voir à quel point elle était faible parfois. Tant mieux, Lee n’aimait pas avoir des moments de faiblesses devant les autres. Elle préférait supporter et aider les autres et s’en faire toute seule. De toute façon, elle se voyait bien mal aller parler à Jack, Il avait ses propres soucis après tout.

    La rouge et or alla à la fenêtre pour profiter d’avantage de l’air espérant ainsi chasser ses pensées moroses et pouvoir fermer l’œil avant que le soleil ne se lève. Il y avait quelques étoiles par-ci, par-là dans le ciel entremêlé de nuages doux et presque transparent. La lune n’était pas pleine, mais elle brillait toujours avec la même intensité qui lui était propre. Comme si, à Poudlard, elle brillait plus que partout ailleurs. Plus qu’elle ne brillait vue de sa fenêtre à la maison en tous cas. Marylee soupira doucement. Les étoiles illuminait le ciel comme des millions de petit diamants et leur vue lui rappelait Keiko. Il lui rappelait la petite lueur de bonne humeur qui brillait constamment dans ses yeux. D’ailleurs, son amie adorait la nuit. Elle disait que chaque étoile possédait l’histoire d’une vie. Comme si, chaque étoile couvrait nos secrets les plus intimes et les plus chers. Peut-être que les étoiles cachaient le secret concernant ses absences. Peut-être que de son petit coin de paradis à travers les étoiles Keiko gardait pour elle les secrets de ses amis et veillait sur eux. Lee-Lee aurait nettement préféré que la poufsouffle reste sur terre pour veiller sur elle. Elle y était toujours arrivée sans problème et la lionne était convaincue qu’elle aurait dû le faire pendant plus longtemps encore. Elle détestait y penser parce qu’elle savait son deuil loin d’être fait encore. La douleur devenait toujours de plus en plus aigu chaque fois qu’elle y penser. Il lui manquait quelqu’un à ses côtés. Son amie de toujours avait laissé un vide en disparaissant du jour au lendemain. Personne ne pourrait la remplacer et c’était affreusement décourageant de rester seul avec cette vérité en plein milieu de la nuit.

    La rouge et or colla son dos contre le rebord de la fenêtre et y alla d’un monologue intérieur pour son amie. Parce qu’elle lui manquait terriblement et parce qu’elle était la personne à qui elle avait envie de se confier, mais qu’elle n’y était plus… La technique la plus simple aurait été d’entrée dans les toilettes où elle se trouvait, mais c’était beaucoup trop dur, cruellement déchirant simplement. Marylee commença par lui raconté que tout le monde à l’école s’ennuyait d’elle, Jack le premier, elle ensuite, mais que la vie continuait comme si de rien était. Elle lui raconta ses peines et ses joies. Ses craintes concernant ses absences et le mal de bras intense qu’elle avait eu il y avait quelques jours. Elle lui demanda comment elle jugeait ses aventures avec Maxmilien, si elle approuverait ou si au contraire il fallait tout arrêter et revenir au Statu Quo. Au bout d’un moment, plus rien ne lui vient en tête. Elle termina donc par lui dire qu’elle l’aimerait toujours et que quoiqu’il arrive dans sa vie, elle serait toujours, la meilleure amie qu’elle n’avait jamais eut. La Gryffondor leva les yeux au ciel et essuya les quelques larmes qui coulaient malgré elle le long de sa joue. Il fallait qu’elle bouge, qu’elle ne reste pas enfermée dans le petit dortoir avec toutes ses autres camarades. À l’heure qu’il était, la surveillance dans l’école devait être moindre et elle pourrait sans doute se promener en toute liberté dans les corridors. Et si jamais elle se faisait prendre, elle dirait qu’elle allait voir Loreana. Son enseignante de potions était la directrice de Serdaigle certes, mais c’était aussi la seule personne du corps enseignant avec qui elle s’entendait aussi bien. La jeune femme enfila ses pantoufles et une robe de chambre par-dessus sa robe de nuit et partie sa baguette à la main. Pas question de s’en départir, même pour une balade nocturne. Puis, elle avait besoin de quelque chose pour s’éclairer quand même. Les couloirs de l’école pouvaient être effroyablement inquiétants la nuit tombée. Elle quitta la tour des Gryffondors le plus silencieusement possible pour ne pas réveiller la Grosse Dame endormie dans son tableau. Elle était assez excessive pour alerté tout le château de son escapade nocturne et ce n’était pas ce qu’elle voulait. Marylee trouverait une solution plus tard pour savoir comment retournée dans la chaleur de ses draps. Pour le moment, qu’elle dorme la grosse, elle partait en expédition.

    La brunette erra quelques temps dans les corridors du château s’amusant à passer d’un escalier à un autre et essayant presque de se perdre, mais après six ans dans l’école, ça devenait de plus en plus difficile. Quoiqu’on ne savait jamais exactement ce que ce château nous réservait. Elle finit par atterrir au sixième étage. Le plus doucement du monde, elle passa devant l’infirmerie en espérant de tout son corps qu’aucun malade ne la voit ou que l’infirmière ne l’entende. Elle finit par arriver dans le milieu du corridor des professeurs. La jeune femme doutait que ce soit une bonne idée de se retrouver là à cette heure de la nuit. Tentant de se faire la plus petite possible, elle tourna les talons, prête à partir le plus loin possible, mais elle vit la porte du dortoir des apprentis. Baël se cachait derrière cette porte. En tous les cas, il était supposé s’y trouver. L’idée la plus folle de la terre lui traversa alors l’esprit… Pourquoi pas? Non, il était trop tard et Tim dormait là lui aussi…

    Marylee était complètement déchirée. Elle devrait être une bonne élève de Gryffondor et retournée se coucher dans son lit sans faire d’histoire, mais elle avait besoin de chaleur humaine. De penser à Keiko l’avait heurtée, son amie lui manquait et peut-être que l’apprenti pourrait l’aider. À la limite, elle se coucherait avec lui sans faire d’histoire, sans rien dire, sans rien faire avec lui, mais juste de sentir des bras autour d’elle l’aiderait elle en était certaine. Comme si symboliquement, les bras de Baël pouvaient l’aider à se contenir et à recoller les morceaux d’elle-même qui étaient brisé. Lentement, elle cogna à la porte du dortoir. Comme pour se protéger, elle ferma les yeux en espérant de toutes ses forces que la magie de Keiko fasse effet et que ce soit Baël qui ouvre cette porte parce que si elle se trouvait devant Tim, elle ne donnait pas cher de sa peau.

    MARYLEE: Baël? C'est moi. Ouvre la porte s'il te plait.


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Baël M. Owned
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MessageSujet: Re: I don't care for the rules, I just need my friend [Prio Baël] Ven 4 Fév 2011 - 17:38

    Deux respirations dans la nuit. Deux respirations qui pouvaient sembler parfaitement synchronisées à une oreille distraite. Mais, à mieux y écouter, on se rendait compte que l’une d’entre elles était légèrement plus rapide que l’autre. Comme si l’une était plus calme, plus sereine, alors que l’autre était haletante et irrégulière. Comme s’il l’une appartenait à un jeune homme endormi, ne faisant pour une fois aucun rêve de mort et de douleur, alors que l’autre était celle d’un jeune homme en proie à une réflexion qui le tourmentait. Comme si l’une était celle du jeune homme aux cheveux sombres, couché tranquillement sur son lit, les yeux clos, caressés par un rayon de Lune téméraire qui perçait malgré la protection discrète des épais rideaux, alors que l’autre était celle du jeune homme aux cheveux clairs, les yeux grands ouverts dans l’obscurité, dédaigné par la Lune blonde cendrée. Les rêves de Timothé semblaient être un long fleuve tranquille. Les pensées de Baël étaient loin de l’être. C’était plutôt un océan déchaîné, exhorté par le vent des interrogations, c’était un raz-de-marée, c’était un tsunami, c’était une tornade.
    Baël posa son regard sur Timothé. Par moment, il enviait ce crétin. Ce crétin qui pouvait vivre comme il l’entendait. Ce crétin qui ne se demandait sans doute jamais ce qu’il avait bien pu faire pour se retrouver dans un endroit incongru sans aucun souvenir d’y être arrivé. Ce crétin qui pouvait dormir sereinement sans craindre de se lever et de tuer des gens. Ce crétin qui n’était pas habité par un Mage Noir. Oh, bien sûr, Baël était ravi, flatté et même euphorique à l’idée d’abriter l’esprit du plus Noir des sorciers, mais, par moment, cette présence à demi-absente le pesait. Bien qu’il appréciait l’idée de se dire qu’il vivait une vie très différente de celle du reste du monde, il ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’il serait, en ce moment même, s’il n’avait jamais trouvé Appelo Mortem. S’il n’avait jamais rappelé Tom Jedusor. Peut-être ne serait-il pas apprenti professeur de Défense contre les Forces du Mal. Peut-être n’aurait-il jamais eu toutes ces disputes avec sa sœur. Peut-être n’aurait-il jamais cherché à s’insinuer dans le couple de Timothé. Peut-être aurait-il cessé de haïr Maximilien Middle, parce qu’il aurait cessé de le voir. Peut-être serait-il devenu Auror, ou Langue de Plomb, ou même Oubliator. Peut-être n’aurait-il pas un étrange sentiment en regardant ses mains et sa baguette. Peut-être ne se dirait-il pas « j’ai déjà tué ». Peut-être serait-il en couple, qui sait ? Peut-être se serait-il lancé dans la politique. Peut-être sa vie aurait-elle été tellement différente…

    Baël se retourna dans son lit. Il ne supportait pas de voir ce Smith, qui ne pouvait pas comprendre ses questions, propres à un possédé (si tu savais, mon ptit gars, que Smith était possédé par un des Mangemorts les plus fidèles à Voldemort, comment réagirais-tu ? Chercherais-tu toujours à lui faire du mal ? Chercherais-tu toujours à te débarrasser de lui ? Ou bien est-ce que la similitude de vos situations vous rapprocherait ? T’imagines-tu un seul instant en bons termes avec Smith ? T’imagines-tu un seul instant parler avec lui de ta possession ? Oui, Baël, si tu savais, comment réagirais-tu ?). Il ne supportait pas de le voir profondément lové dans les bras de Morphée, bras auxquels ce dernier interdisait l’accès au jeune apprenti. Résigné, sachant qu’il ne trouverait pas le sommeil ce soir, Baël quitta la douce chaleur de ses couettes et posa un pied nu sur le sol glacé. Il tressaillit à ce contact, mais posa bientôt son autre pied sur le sol. D’un coup, le froid de la nuit s’empara de lui, et il se leva, laissant loin derrière lui la tiédeur rassurante de son lit. Il fit d’abord quelques pas vers la fenêtre dont il tira légèrement les tentures. Le parc de Poudlard s’ouvrit à sa vue dans sa nudité obscure, légèrement éclairé par l’éclat indistinct d’une Lune voilée par les nuages. Il resta un instant ainsi, debout devant la fenêtre, à contempler le champ noir qui planait sur Poudlard, puis, voulut se détourner. A ce moment précis, la Lune se dégagea de l’étreinte inopportune des nuages et offrit d’elle-même une vision claire et précise. Sans savoir pourquoi, Baël la contempla, rêvant presque que c’était une jeune femme, belle et intelligente, d’un blond cendré, qui le fixait amoureusement. Il aurait donné beaucoup pour pouvoir saisir ses lèvres, pourtant hors de portée. « La Lune est mon amante », songea-t-il en souriant. « Je caresse des yeux sa courbe divine ».
    Il se détourna, amusé par ses propres pensées. Il ne manquerait plus qu’il se sente d’humeur poète. Lentement, et surtout sans bruit, pour ne pas réveiller l’autre apprenti, Baël quitta la chambre. Il prit le soin de refermer la porte derrière lui pour pouvoir allumer toutes les lumières dans le reste de l’appartement des apprentis. La pièce dans laquelle il se trouvait maintenant était à la fois leur salon et leur cuisine. Assez spacieuse, elle semblait découpée en deux espaces différents par un long plan de travail qui leur servait également de bar. D’un côté, le sol était carrelé et les ustensiles qui y traînaient ne laissaient aucun doute sur le fait que c’était là la cuisine. De l’autre côté, on était clairement en présence d’un salon. Tout semblait disposé en fonction de l’énorme cheminée qui semblait centre d’un univers de canapé et de divans, regroupés autour d’une petite table basse. Sur les murs, de hautes bibliothèques exhibaient fièrement des centaines de bouquins à la reliure dorée, argentée au noir de jais. Certains livres, plus épais, semblaient rongés par le temps, alors que d’autres sentaient la fraîcheur de livres à peine sortis de l’imprimerie. Dans ces bibliothèques s’entassaient des ouvrages les plus divers : des traités de potions, des livres de sortilèges, des grimoires de Défense Contre les Forces du Mal, des livres signés Angélique Dewis, des vieux grimoires interdits aux élèves, des ouvrages plus récents, ainsi que de gros classeurs pleins de notes de cours.

    Il fit un pas vers un canapé après avoir mis le feu dans l’âtre. Il allait se jeter nonchalamment dans un canapé, avec « Comparaison entre le mage Grindelwald et le mage Lord Voldemort ». Il n’était jamais superflu d’en apprendre sur la personne avec qui on partageait son corps. Mais voilà, il fut coupé dans son élan par quelques coups hésitants frappés à la porte. Se demandant s’il avait rêvé ou pas – après tout, qui frapperait à la porte du dortoir des apprentis à une heure pareille ?-, Baël s’approcha de la porte. C’est alors qu’il pu entendre une voix qu’il connaissait bien :

    Marylee – « Baël? C'est moi. Ouvre la porte s'il te plait. »

    Marylee. Que venait-elle faire ici, à cette heure-ci ? Baël hésita une demi-seconde. Si jamais Timothé se levait alors que Marylee était dans leurs appartements, ils auraient des problèmes. Mais qu’importait. Si Marylee était devant sa porte en ce moment, c’est qu’elle avait besoin de lui. Il ne comptait pas la laisser tomber. Il ouvrit la porte.

    Baël - « Marylee ? Qu’est-ce que tu fais là ? Entre, entre… »

    Il se dégagea pour la laisser entrer. Il l’invita à s’installer dans un fauteuil, puis, lui jetant un regard amusé, lui proposa à boire.

    Baël - «Tu veux quelque chose à boire ? Que puis-je faire pour toi ? »


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MessageSujet: Re: I don't care for the rules, I just need my friend [Prio Baël] Mar 26 Avr 2011 - 8:43

    La nuit avançait tranquillement. Normalement à cette heure de la nuit, elle devrait être tranquillement dans son lit, mais elle avait tellement besoin d’être avec quelqu’un que Marylee s’en fichait royalement. Les règles étaient faites pour être transgressé et même si elle n’était pas supposée se retrouver dans le corridor des enseignants sans être préfet ou apprenti. Surtout que depuis quelques temps les règles, elle en avait absolument rien à faire. Keiko était morte et plus rien ne tenait. Toutes les bases solides auxquelles elle croyait se sont effondrées le jour où ils ont mis son amie enterre. De plus en plus, elle devenait comme un porc-épique qui se met en boule dès qu’elle sent un danger; prête à attaquer. Parfois, elle se sentait comme un petit animal prise au piège dans son propre corps, mais évidemment elle ne voulait pas en parler à personne. Alors, elle avait des soirées comme elle avait eu à pleurer au bord de sa fenêtre en silence. Elle n’avait jamais autant apprécié une balade nocturne dans le château autant qu’aujourd’hui. Habituellement les seules balades qu’elle aimait étaient celle qui l’emmenait soit à faire un pique-nique ou bien celle qui le menaient jusqu’à Pré-au-Lard.

    Le cœur lourd, elle s’arrêta devant la porte du dortoir de Baël et des autres apprentis. Un jour, elle se retrouverait certainement dans ce dortoir elle aussi. En tous cas, elle espérait. Morte de peur de tomber sur un autre apprenti que celui qui l’intéressait, elle cogna doucement à la porte. Elle avait peur des représailles que ça pouvait avoir et sincèrement, elle n’avait pas envie de se retrouver en retenue pour une semaine ou plus encore. Le pire serait de faire perdre des points à sa maison. Déjà qu’elle était une pro dans ce domaine lorsqu’elle n’était pas consciente de ce qu’elle faisait. Valait mieux éviter de perdre des points en étant consciente aussi. Sinon, les autres élèves de Gryffondor finiraient par la détester. Marylee cogna doucement à la porte souhaitant que l’apprenti de défense contre les forces du mal ouvre. Elle ferma les yeux complètement effrayé par la perspective que quelqu’un d’autre ouvre la porte.

    Baël - « Marylee ? Qu’est-ce que tu fais là ? Entre, entre… »

    Elle eut un soupire de soulagement. Dieu merci c’était Baël. Il semblait ne pas comprendre du tout ce qu’elle faisait à cette heure de la nuit devant sa porte, mais n’importe qui aurait été surpris. Je lui lançai mon plus beau sourire. C’était une excellente question. Je n’avais aucune idée de ce que je faisais là exactement. J’avais juste eu envie de le voir une fois que j’étais arrivée dans leur aile. Je m’étais dit qu’il était la meilleure personne à voir à cette heure de a nuit. La seule personne avec qui j’avais envie d’être en ce moment. Et si ça se trouvait Jack était en train de faire l’amour à sa tendre et douce Magen ou bien encore à Laura. Baël l’invita à entrer dans le dortoir. C’était la première fois qu’elle y mettait les pieds et franchement c’était loin d’être aussi impressionnant qu’elle l’avait imaginé. Finalement, c’était un dortoir comme tous les autres dans Poudlard.

    Il l’invita à aller s’asseoir sur le divan et elle ne se fit pas prier deux fois. Marylee se lança pratiquement sur le divan de Baël. Ne sachant pas par où commencer. Heureusement, il lui évita de commencer quelque part.

    Baël - «Tu veux quelque chose à boire ? Que puis-je faire pour toi ? »

    Elle joua après ses cheveux un instant en le regardant. Par où commencer? Par lui dire qu’elle avait pleuré une bonne partie de la nuit à cause de Keiko? Non ce n’était pas la meilleure idée du monde. Elle le regarda une minute en silence. Ses cheveux sentait les fraises et c’était tout ce à quoi elle pouvait penser pour le moment. Elle vit le petit sourire se dessiner sur les lèvres de Baël…

    Marylee – « Je veux bien avoir la même chose que toi. S’il te plait. »

    Sagement, elle attendit qu’il revienne et elle lui fit signe de venir la rejoindre. Ce dont elle avait envie c’était de caresses et de câlins.

    Marylee – « Je n’arrivai pas à dormir. Et j’ai décidé de me promener un peu dans le château, je suis arrivé devant votre aile. J’avais envie de te voir. J’espère que tu dormais pas… Je peux m’en aller si tu veux. Je sais qu’il est tard et… Je… m’ennuie de Keiko. »

    Elle ferma les yeux une fois de plus ne sachant pas quoi ajouter, mais elle était prête à le prendre si jamais Baël lui disait qu’il voulait retourner se coucher. De son côté, elle avait seulement envie de sa souler assez pour pouvoir dormir pendant des jours entiers et pour ne plus avoir à réfléchir à tout ce qui se passait autour d’elle!

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Baël M. Owned
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MessageSujet: Re: I don't care for the rules, I just need my friend [Prio Baël] Dim 8 Mai 2011 - 20:58

    Le feu ronflait tranquillement dans l’âtre, projetant des ombres pâles dans tout le salon faiblement éclairé. Le silence glacé de la nuit semblait avoir capitulé face à la cheminée et laissé sa place à une chaleur reposante, du type de celle qu’un grand-père passe près du feu avec ses petits enfants dans un chalet de montagne. Mais, dans ce salon, ni grand-père ni petits-enfants : juste Baël Mathias Owned, vautré dans le canapé, un livre à la main… En pleine nuit. Car ce soir, le sommeil semblait bien décidé à jouer à cache-cache avec l’apprenti professeur et l’avait déjà laissé dans son lit en disant : « je vais me cacher ! ». Mais Baël n’avait pas envie de jouer et, de guerre lasse, n’avait même pas essayé de le retrouver. Alors il s’était levé, s’était arrangé pour ne pas réveiller Smith (les insomnies étaient déjà suffisamment pénibles pour qu’il ait à supporter l’autre crétin en plus) et, sans vraiment savoir pourquoi, s’était mis à lire. Peut-être qu’il avait juste besoin de se changer les idées, peut-être qu’il ne dormirait pas du tout cette nuit (et, dans ce cas, autant faire quelque chose d’intelligent et constructif)… Peu importaient, en fait, les raisons qui l’avaient poussé à se lever et à lire. Il était la, maintenant, dans le calme étouffé de la nuit, les yeux virevoltant sur des lignes écrites dans un style fluide et agréable. Oubliant tout ce qui l’entourait, Baël entra dans l’univers noir et sinistre de Grindelwald et Voldemort…
    Jusqu’à ce que. Toc, toc, toc. Quelques coups frappés à la porte, faiblement, se firent entendre. Dans un premier temps, levant le nez hors de son bouquin, le jeune apprenti se demanda s’il n’avait pas rêvé. Après tout, qui viendrait frapper à la porte du dortoir des apprentis (c’est-à-dire lui-même et Smith) au beau milieu de la nuit ? Les élèves n’avaient pas le droit de se balader dans le couloir des professeurs, a fortiori la nuit, et les professeurs avaient les moyens d’entrer dans le dortoir de leurs apprentis sans frapper. Alors, comment expliquer qu’on frappe à la porte ? Curieux, Baël posa son livre sur la table basse et s’approcha de la porte. Pas un bruit. Il avait dû rêver, personne n’avait frappé. Comme quoi, l’imagination jouait quelques tours, au milieu de la nuit…

    Marylee – « Baël? C'est moi. Ouvre la porte s'il te plait. »

    Il s’immobilisa. Cette fois-ci, il ne pouvait pas avoir rêvé. Il venait d’entendre la voix de Marylee, de l’autre côté de la porte. Sans hésiter, il lui ouvrit. C’était bel et bien elle. Mais elle n’avait pas l’air de savoir ce qu’elle faisait là. Elle n’avait pas l’air d’aller très bien non plus, d’ailleurs. Il se décala de l’embrassure de la porte lorsqu’il l’invita à entrer. Il savait que, si Timothé se levait pendant la nuit et découvrait Marylee dans leur salon, il aurait des problèmes. Mais peu importait cet imbécile : Marylee avait l’air perdue, triste et seule, et elle avait besoin de lui. De toute façon, pour que Timothé raconte qu’il avait trouvé une élève dans le salon des apprentis, il faudrait qu’il s’en souvienne. Et Baël avait fait de fulgurants progrès avec le sortilège d’Oubliette… Il invita Marylee a s’installer sur le canapé pendant qu’il allait chercher des boissons. En tant qu’adultes, les apprentis avaient maintenant le droit de conserver de l’alcool dans leur cuisine et un petit remontant ne ferait pas de mal à Marylee.

    Baël - «Tu veux quelque chose à boire ? Que puis-je faire pour toi ? »
    Marylee – « Je veux bien avoir la même chose que toi. S’il te plait. »

    Depuis la cuisine, Baël lui adressa un sourire. Il attrapa dans le réfrigérateur une bouteille de vodka et s’empara de deux verres. Lorsqu’il revint dans le salon, il posa les boissons sur la table basse, repoussant un peu plus loin le livre qu’il lisait (et Marylee n’avait pas besoin de savoir qu’il lisait encore un bouquin qui parlait de Voldemort) et s’installa à côté de son amie. Il la regarda quelques instants. Elle ne semblait pas à l’aise (ce qui était plutôt rare en sa présence), et se tortillait les cheveux. Il y avait visiblement quelque chose qui la tourmentait, et elle ne semblait pas savoir comment aborder la question.

    Marylee – « Je n’arrivais pas à dormir. Et j’ai décidé de me promener un peu dans le château, je suis arrivé devant votre aile. J’avais envie de te voir. J’espère que tu dormais pas… Je peux m’en aller si tu veux. Je sais qu’il est tard et… Je… m’ennuie de Keiko.»

    Lorsque Marylee termina de parler, Baël ne put s’empêcher de lui sourire. Pas un sourire moqueur. Pas un sourire joyeux. Un sourire triste, un sourire plein de compassion. Malgré le temps qui passait, Marylee avait du mal à faire le deuil de son amie. C’était difficile pour tout le monde. Mais particulièrement pour la petite Gryffondor. Après tout, Keiko était sa meilleure amie. Personne ne connaissait les circonstances exactes de sa mort… Personne, sauf Voldemort. Car Baël savait pertinemment que son hôte était à l’origine de ce meurtre. Il ne savait pas exactement pourquoi, ni comment, mais Voldemort était responsable. Il espérait juste que son corps n’avait pas servi à tuer Keiko. Parce que si cela se savait un jour… Il pouvait faire une croix sur son amitié avec Marylee. Et Jack. Mais était-il vraiment indispensable de penser à cela maintenant ? Il devait réconforter Marylee. Il l’attira alors dans ses bras et l’entoura d’une étreinte protectrice. Il l’embrassa dans les cheveux.

    Baël - « Tu ne me déranges jamais, Marylee, je te l’ai déjà dit. Peu importe l’heure qu’il est. Keiko me manque aussi, tu sais. Mais on ne peut rien y faire, malheureusement. Tiens, bois, ça te fera du bien. »

    Joignant le geste à la parole, il lui tendit un verre et prit le sien. En ne la lâchant pas des yeux, il vida entièrement le récipient avant de le reposer sur la table. La morsure brûlant de l’alcool dans sa gorge lui fit un bien fou. Il aussi en avait gros sur la patate, et Marylee représentait une bien belle excuse pour boire. Il le regretterait peut-être le lendemain, mais il n’en avait rien à faire.

    Baël - « Alors comme ça, tu voulais me voir, moi ? Je sais que je suis beau, mais quand même… »

    Il lui adressa un sourire charmeur avant de l’enlacer. Alcool et câlins. Tu parles d’une soirée.


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MessageSujet: Re: I don't care for the rules, I just need my friend [Prio Baël] Jeu 19 Mai 2011 - 8:11

    Elle n’était pas amoureuse de Baël. Du moins c’est ce qu’elle croyait. Ils n’étaient que de très bons amis qui partageaient quelques nuits parce qu’ils en avaient besoins. C’était comme de recevoir de l’affection d’un amoureux, mais sans les inconvénients et les compromis qui viennent avec un couple. L’élève et l’apprenti s’entendait si bien que Marylee ne voulait absolument pas tout gâcher en tombant amoureuse de lui. Leur relation lui plaisait amplement. Et même si elle n’avait aucune idée de la façon, ni comment ils en étaient arrivés là, c’était assez pour elle. Mary savait qu’elle pouvait compter sur Baël autant qu’elle pouvait compter sur Jack. Peut-être même plus puisqu’il n’avait pas tendance à être aussi explosif que le Serpentard quand quelque chose ne faisait pas son affaire. Le blondinet était du genre à sur réagir quand quelque chose ne faisait pas son affaire. Pour une raison bien évidente, Lee s’était tournée vers Baël parce qu’elle avait envie d’une soirée légère, son cœur était déjà bien lourd alors pourquoi prendre la chance de s’engueuler avec quelqu’un.

    Elle regarda l’apprenti de Défense contre les forces du mal se diriger vers la cuisine à la recherche de quelque chose à boire. Honnêtement, elle lui avait dit qu’elle prendre la même chose que lui, mais s’il revenait avec un verre d’eau, elle serait franchement désappointer. Elle avait besoin de quelque chose de plus fort, pour lui redonner un peu d’aplomb et un peu de dignité. Depuis que Keiko était morte, elle avait tout fait pour rester la plus forte possible, pour ne pas pleurer et pour soutenir tous ceux qui avaient besoin d’aide. Elle ne voulait pas y penser, ne voulait pas penser à sa propre peine ça faisait trop mal alors valait mieux faire comme si de rien était et continuer à vivre comme si Keiko n’avait jamais été aussi importante qu’elle l’avait été dans sa vie. Comme s’il n’y avait jamais eu qu’elle et Jack. Comme si toutes ces lettres qu’elle gardait chez elle n’avaient jamais été écrites par son amie.

    Son ami revient avec les verres remplit d’un liquide translucide. De l’eau au grand malheur de Marylee! Elle le regarda prendre place près d’elle ne sachant pas très bien par où commencer son histoire. Il n’y avait rien à dire en fait. Seulement avouer qu’elle était faible et qu’elle pleurait pour rien en pensant à leur amie. Aussi bien se jeter à l’eau et en finir une bonne fois pour toute. Lee soupira après avoir annoncé à son ami ce qui la tourmentait. Si elle ne se retenait pas, elle finirait par pleurer sur lui.

    Baël - « Tu ne me déranges jamais, Marylee, je te l’ai déjà dit. Peu importe l’heure qu’il est. Keiko me manque aussi, tu sais. Mais on ne peut rien y faire, malheureusement. Tiens, bois, ça te fera du bien. »

    Elle prit le verre sans rechigner. Avec ce qu’il venait de dire, elle se doutait bien que ce n’était pas de l’eau. Et même si elle s’attendait au goût horrible qu’avait la vodka, elle réprima une petite grimace pour que Baël ne se fiche pas trop de sa gueule. Il avait quand même avalé le contenu du verre sans rechigner et surtout tout d’un coup. Marylee termina le contenu de son verre après trois gorgée et gênée elle le déposa tout près de celui de Baël. Tant pis si elle avait mal à la tête le lendemain, de toute façon sa condition ne pouvait pas être pire que lorsqu’elle passait la nuit debout sans pour autant savoir ce qu’elle avait fait.

    Baël - « Alors comme ça, tu voulais me voir, moi ? Je sais que je suis beau, mais quand même… »

    Elle rigola en entendant l’ancien Serpentard plaisanter sur son apparence physique. Sérieusement, il était très beau, mais ce n’était pas pour ça qu’elle était présente chez lui à une heure si tardive. Il la cueilli chaleureusement et l’enlaça. Franchement, elle n’aurait jamais osé avouer que c’était ce qu’elle avait besoin à cet instant. Mary lui sourit ne se décollant pourtant pas de sur son ami.

    Marylee – « Beau? Personne n’a dit que tu étais beau. En tous cas, moi, j’ai jamais dit ça! En plus t’as une grosse tête… mais oui je voulais te voir. »

    Elle lui sourit simplement. S’il s’attendait à une grosse déclaration d’amour, il allait se casser les dents sur le plancher parce qu’il ne l’aurait jamais. De toute façon, elle doutait bien fortement qu’il ne l’aime de cette manière lui aussi. Ils étaient amis seulement. Par contre, il était vraiment beau. Peu importe ce qu’elle pouvait raconter, elle le trouvait de son goût, sinon, elle ne serait jamais attiré par lui comme elle l’était. Du coup, elle se fit toute mielleuse et charmeuse. Peut-être que la vodka commençait à faire effet.

    Marylee – « Tu sais que je t’adore han? J’ai plus envie de parler… tu sais tout ce qu’il y avait à savoir. »

    Elle qui détestait s’étendre sur ses états d’âme, elle ne le ferait pas à cette heure de la nuit. Elle leva la tête vers lui et cacha son visage dans son cou. Elle attendit quelques secondes et déposa sa main sur le torse de Baël en déposant ses lèvres contre la peau de son cou.


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MessageSujet: Re: I don't care for the rules, I just need my friend [Prio Baël] Dim 19 Juin 2011 - 0:42

    Voir Marylee dans un pareil état n’était pas chose commune. Même si la jeune Gryffondor n’avait pas l’orgueil et la fierté hautaine aussi exacerbés que ceux d’un Serpentard, il fallait avouer qu’elle se débrouillait assez bien à ce niveau-là. Elle détestait avoir l’air faible ou fragile, elle voulait toujours paraître sûre d’elle et indestructible. Un trait de caractère que Baël partageait également. Voilà pourquoi il était étonnant de voir la jeune femme, comme perdue, frapper à la porte du dortoir des apprentis en pleine nuit. Plus étonnant encore de la voir réellement mal, nostalgique, triste et quasiment sans défense. Baël n’avait eu d’autre choix que de laisse son amie entrer, envoyant balader ses peurs de voir Smith débarquer, et de lui servir un petit remontant. Il ignorait, pour l’instant, ce qui avait mis Marylee dans cet état, mais il connaissait un remède qui lui ferait temporairement oublier tous ses tracas : quelques verres de vodka. Bien sûr, le lendemain, elle s’en voudrait certainement d’avoir abusé sur l’alcool, mais, lorsqu’on va mal, on saute généralement sur le remède le plus immédiat, peu importe les effets secondaires. Baël revint vers le salon, où Marylee avait pris place, avec deux verres de vodka. Pourquoi avait-il décidé de s’en servir un aussi ? Aucune idée. Il lui semblait toutefois mieux, dans la situation actuelle, d’accompagner son amie, quitte à avoir la gueule de bois le lendemain. Après tout, cela aiderait sans doute à faire passer plus vite cette nuit qui, jusqu’à présent, lui avait semblé interminable. Il posa délicatement les deux verres sur la table basse et s’installa sur le canapé aux côtés de la Gryffondor.

    Marylee – « Je n’arrivais pas à dormir. Et j’ai décidé de me promener un peu dans le château, je suis arrivé devant votre aile. J’avais envie de te voir. J’espère que tu dormais pas… Je peux m’en aller si tu veux. Je sais qu’il est tard et… Je… m’ennuie de Keiko.»

    Sourire sans joie, triste. Sourire plein de compassion. Que dire, que faire ? La Mort était un mal bien incompréhensible. Surtout lorsqu’on a pas 20 ans. Personne ne devrait avoir à y penser si tôt. Pour des jeunes adultes, pour des adolescents, la mort ne devrait être qu’un fantôme lointain, une destination connue mais pas encore visible. Et pourtant, à moins de 20 ans, Baël avait déjà été confronté à la mort plusieurs fois. Trois élèves étaient morts à Poudlard. S’il n’avait pas connu les circonstances exactes de la mort de chacun d’entre eux, s’il n’avait pas su que tout cela servait les plans du Lord, il se serait dit que cela n’aurait pas dû arriver. Mais Baël faisait face à ces meurtres beaucoup plus facilement que les autres : il savait qui était responsable, et il savait pourquoi ces trois étudiants étaient morts. C’est pourquoi il lui était plus facile de consoler Marylee que Jack, par exemple, qui était affecté par la mort de Keiko autant que la Gryffondor.

    Baël - « Tu ne me déranges jamais, Marylee, je te l’ai déjà dit. Peu importe l’heure qu’il est. Keiko me manque aussi, tu sais. Mais on ne peut rien y faire, malheureusement. Tiens, bois, ça te fera du bien. »

    Ce n’était pas tout à fait vrai : Baël n’avait jamais vraiment sympathisé avec Keiko et, en réalité, sa mort le laissait froid. Mais ce serait là une bien mauvaise façon d’aider son amie. Alors il feignait la douleur. Mais soyons clairs : si la mort de Keiko ne l’affectait pas plus que cela, voir Jack et Marylee déprimés le bouleversait beaucoup plus. Son amitié pour eux était profonde et sincère, et il était prêt à beaucoup de choses pour eux. Même si, il devait bien l’avouer, sa relation avec Marylee pouvait sembler étrange. En réalité, il n’y avait rien de bien compliqué là-dedans. Ils étaient amis. De bons amis, qui pouvaient compter l’un sur l’autre. Mais, en plus, de temps en temps, ils passaient la nuit ensemble. Juste parce qu’ils en avaient envie, ou besoin. Pour le plaisir. Uniquement pour le plaisir. Un plaisir charnel et corporel, qui ne laissait aucune place aux sentiments. Baël n’était pas amoureux de Marylee, il le savait. Et, dans son esprit, il était également clair que Marylee n’était pas amoureuse de lui. Toutefois, il arrivait à la Gryffondor d’avoir un comportement étrange, comme si elle devenait une autre personne : alors, durant leurs ébats, elle se montrait plus passionnée, et son extase semblait plus agréable encore. Comme si, parfois, Marylee semblait follement amoureuse et prête à tout pour lui. C’était très étrange, mais Baël avait appris à s’en accommoder. Evidemment, il ignorait complètement qu’il s’agissait alors de Bellatrix qui s’extasiait rien qu’à l’idée d’échanger un baiser avec l’enveloppe corporel de son maître. Et, lorsqu’il l’apprendrait, est-ce que cela changerait quelque chose ? Rien n’était moins sûr.

    Baël - « Alors comme ça, tu voulais me voir, moi ? Je sais que je suis beau, mais quand même… »

    Il lui adressa un petit sourire à moitié charmeur. Il fallait bien lui changer les idées. Et Baël y arriverait forcément, aussi commença-t-il par plaisanter.

    Marylee – « Beau? Personne n’a dit que tu étais beau. En tous cas, moi, j’ai jamais dit ça! En plus t’as une grosse tête… mais oui je voulais te voir. »

    Baël sourit à son amie. Ces derniers temps, les demoiselles se montraient de plus en plus cassantes et, chaque fois qu’il avait le malheur de se vanter, il y avait forcément Laura, Eloïse ou Marylee pour le remettre à sa place en plaisantant. Il allait finir par retrouver un ego d’une taille raisonnable, si cela continuait ! Mais, au moins, si elle plaisantait, cela signifiait que Marylee n’était pas complètement désespérée, et c’était une bonne chose.

    Marylee – « Tu sais que je t’adore han? J’ai plus envie de parler… tu sais tout ce qu’il y avait à savoir. »

    Le changement de ton avait été radical et ne laissait aucun doute quant aux intentions de la jeune demoiselle. Comme si ce n’était pas suffisant, elle posa une main sur le torse de l’apprenti et gratifia son cou d’un baiser. L’ancien Serpentard sourit, puis attrapa la jeune femme par les hanches et l’attira à lui. Marylee assise sur les genoux, il décida toutefois de jouer les innocents, en murmurant à son oreille :

    Baël - « Tu ne veux pas parler ? Ne parlons pas. Mais on fait quoi, alors ? »


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MessageSujet: Re: I don't care for the rules, I just need my friend [Prio Baël] Lun 4 Juil 2011 - 13:16

    Bon, c’était assez les états d’âmes, les lamentations, les pleurs et la dépression. C’étaient des émotions que Marylee détestait ressentir pour la simple et bonne raison qu’elle semblait toujours si faible et si vulnérable dans ces moments. Ce n’était pas le genre de fille à avoir l’air fragile ni à vouloir qu’on prenne soins d’elle comme une petite fleur. Elle était loin d’être une petite chose sensible à qui on doit faire attention pour ne pas la casser ou lui faire peur. Elle savait qu’elle était plus forte que ça et qu’elle était capable d’en prendre. Toute sa vie, elle avait encaissé sans rechigner pourquoi est-ce que ça devrait changer en une soirée? Ce n’était qu’un petit nuage de nostalgie passager, mais c’était bien fini. Pas la peine d’en ajouter plus qu’il y avait déjà eu. Si elle cherchait une excuse inconsciente pour se retrouver dans les bras de Baël, c’était bien réussit parce qu’elle se retrouvait précisément où elle avait envie d’être.

    Tout ce qui avait à être dit avait été dit. Elle ne prononcerait plus un mot au sujet de Keiko ou de Jack ce soir. La discussion était close et si pour cela, il fallait partir et laisser son ami dormir, elle le ferait, mais il n’aurait aucune autre information sur ce qui l’avait poussé à venir cogner à sa porte en plein milieu de la nuit. Elle était bien près de lui, mais c’était probablement seulement parce qu’elle le connaissait si bien, qu’ils partageaient tellement de choses ensemble. Elle n’aurait pas sue dire pourquoi parfois elle allait vers Baël alors que d’autre fois, elle allait vers Jack. En fait, si elle savait. Tout le monde aurait pu le dire en regardant les deux hommes. L’apprenti était beaucoup moins bébé gâté que le jeune héritier. Il était beaucoup plus mature et n’avait pas toujours tendances à tout ramener à ses petites fesses. Évidemment, Mary adorait les fesses de Jack, mais il était rarement d’une aussi bonne écoute que Baël. Dans ce cas-ci, il s’agirait plus d’un écoute silencieuse qu’autre chose parce que la jeune Gryffondor était fermée comme une huitre et ne disait rien sur le véritable fond de sa pensée.

    Elle préférait plaisanter et dire au jeune homme qu’il n’était pas beau alors que c’était bien le contraire. Elle préférait de loin le faire languir et le faire agir comme s’il ne recevrait rien d’elle plutôt que de pleurer dans les bras de quelqu’un. C’était décisif et sans appel, ce soir, elle allait s’amuser avec son bel ami et oublier ses fantômes.

    Baël - « Tu ne veux pas parler ? Ne parlons pas. Mais on fait quoi, alors ? »

    Alors, lui aussi voulait jouer à l’innocent? Très bien. C’était un jeu qui se jouait à deux et Marylee y excellait de plus en plus. Elle le laissa l’attirer contre lui et l’asseoir sur ses genoux. Comme si c’était tout à fait normal pour deux amis de le faire. Elle le fixa avec son petit air de défi qu’elle aimait tellement prendre lorsqu’elle jouait à ce genre de jeux et haussa les épaules.

    Marylee – « Qu’est-ce qu’on peut bien faire alors que Smith est couché juste à côté? Je ne voudrais pas prendre la chance de le réveiller quand même… à Moins que tu aies une solution? »

    Elle laissa la question en suspens. Certaine qu’il ne mettrait pas trop longtemps à trouver une solution à leur petit problème. Ce n’était pas comme si elle avait vraiment envie de prendre la chance que Tim tombe sur eux. Encore moins sur elle dans les bras de Baël. Pour l’aider à trouver une solution rapide à leur problème, Marylee lui sourit malicieusement. Tranquillement, elle se replaça sur lui et entreprit de déboutonner sa chemise et de glisser ses doigts contre la peau de son torse. Elle rigola silencieuse, prête à le faire attendre jusqu’à ce qu’il cède totalement. Maligne, elle frôla ses lèvres avec les siennes sans toutefois s’arrêter pour l’embrasser véritablement.

    Marylee – « Alors? Tu sais toujours pas ce que tu veux faire de moi? J’ai pas de meilleur indice à te donner… »

    Elle planta ses yeux bruns dans les siens, son cœur battait déjà plus vite que la normal et vraiment, il ne l’avait même pas embrassé encore!


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MessageSujet: Re: I don't care for the rules, I just need my friend [Prio Baël] Mar 5 Juil 2011 - 20:58

    Si on avait pu se demander, dans les premières minutes de la discussion, quelle serait la tournure de cette soirée (ou plutôt, de cette nuit) étrange, la question ne se posait désormais plus. Marylee avait fini de parler, fini de se confier. Baël savait parfaitement qu’il n’en saurait pas davantage : d’une part, la Lionne était têtue comme une mule, et si elle avait décidé de se taire, elle se tairait, et, d’autre part, Marylee détestait s’épandre sur ses problèmes. Jusqu’à ce soir, Baël n’avait pu entendre la Gryffondor se plaindre que Keiko lui manquait que deux fois. C’est dire si la jeune femme restait muette quant à ses sentiments. Pourtant, Baël savait qu’elle souffrait de la mort de son amie : il le voyait dans ses yeux. Il n’y brillait plus la même étincelle de joie de vivre et de gaieté. Ils étaient moins étincelants, comme s’il y manquait une pièce maîtresse. Et, cette pièce maîtresse, Marylee était bien décidée à oublier son existence, pour cette nuit seulement, dans les bras de Baël. Ce dernier n’en avait d’ailleurs jamais douté. Marylee et lui avaient une façon assez singulière de communiquer, par moments. Baël se souvenait encore très bien de la manière dont le côté charnel de leur amitié avait débuté. Marylee s’était montrée très entreprenante, ce soir-là : elle était entrée, Merlin seul sait comment, dans la salle commune des Serpentard, montée dans le dortoir des garçons, avait tiré Baël de son lit pour commencer à le chauffer au beau milieu de la salle commune abandonnée de tous. Lorsqu’il y repensa plus tard, Baël se dit que la jeune femme n’était alors pas dans son état normal : ses traits étaient surélevés par une moue de noblesse hautaine, dans ses yeux luisait une lueur malsaine et elle avait même semblé vénérer Baël pendant toute leur étreinte. Mais elle était redevenue la Marylee normale à la fin. Très étrange, comme phénomène, s’était-il dit. Etrange, mais très agréable. Parce qu’ils avaient passé une nuit ensemble, ils en passèrent d’autres. Marylee était tantôt normale, tantôt d’une ardeur qui faisait du bien à l’ego mais qui demeurait anormale. Au fil du temps, le jeune apprenti avait appris à ne plus y faire attention. C’était devenu normal. Aurait-il eu la même réaction s’il avait su qu’en réalité, il partageait tantôt sa nuit avec Marylee Beck, tantôt avec Bellatrix Black, Mangemort décédée depuis 200 ans ? En même temps, la question pouvait se poser dans l’autre sens : Marylee aurait-elle continué à partager son lit avec Baël si elle avait su qu’il était possédé par Voldemort ?
    Mais avec des si, on mettait Poudlard dans le caleçon de Merlin. Baël ne savait pas que Marylee était possédée par Bellatrix, et Marylee ignorait que Baël l’était par Voldemort. Et, dans un sens, c’était tant mieux, cela leur permettait de faire des activités comme…

    Baël - « Tu ne veux pas parler ? Ne parlons pas. Mais on fait quoi, alors ? »

    Question qui, dans le contexte, pouvait paraître idiote s’ils n’avaient pas installé entre eux ce petit jeu de pseudo-innocence. Après tout, que faire avec une jeune demoiselle confortablement installée sur les genoux, surtout lorsque ladite demoiselle venait de vous lécher sensuellement le cou ? Le regard de la Gryffondor sembla instantanément s’allumer d’une lueur de défi. Le jeu était officiellement lancé : c’était à celui qui craquerait le premier. Et, à ce genre de jeu, Baël n’était pas spécialement bon. Il était du genre impatient, vous voyez ? Alors attendre qu’un prof rende la note d’un devoir, soit. Attendre le retour du soleil après deux semaines de mauvais temps, passe encore. Attendre sa sœur en retard à un rendez-vous, c’était possible. Mais attendre, juste pour le plaisir d’attendre, alors qu’une jeune femme avait clairement exprimé le désir de sentir ses mains sur son corps, de le sentir la prendre, de l’entendre crier son nom… C’était tout bonnement impossible. Surtout si la demoiselle en question s’amusait à le faire languir.

    Marylee – « Qu’est-ce qu’on peut bien faire alors que Smith est couché juste à côté? Je ne voudrais pas prendre la chance de le réveiller quand même… à Moins que tu aies une solution? »

    Baël lui adressa un sourire en coin. Il allait répondre quelque chose, mais Marylee passa à la vitesse supérieure en commençant à déboutonner sa chemise. Comment voulez-vous réfléchir de manière lucide dans ces conditions ? Alors que la Gryffondor commença à lui caresser le torse, elle remonta légèrement son visage pour venir frotter ses lèvres sur celles de l’apprenti. Il savait parfaitement qu’elle n’attendait qu’une chose : qu’il cède. Elle savait parfaitement que ce n’était plus qu’une question de minutes.

    Marylee – « Alors? Tu sais toujours pas ce que tu veux faire de moi? J’ai pas de meilleur indice à te donner… »

    Pour toute réponse, Baël plaça ses mains sur les hanches de la jeune femme. Il commença lentement à lui caresser la taille, puis remonta avec douceur ses mains pour se débarrasser du T-shirt de son amie. Alors qu’il entreprit de dégrafer d’une main le soutien-gorge de la jeune femme, il esquissa un geste et, avec vitesse, coucha Marylee sur le canapé avant de s’allonger sur elle. Il vint lui lécher et mordiller le lobe de l’oreille, puis murmura :

    Baël - « Je crois que j’ai trouvé une petite idée. Je pense que tu vas apprécier »

    A ces mots, il posa une main sur un des seins de la Lionne et commença à le malaxer délicatement. Il remonta le monticule doucement, puis s’empara de son téton avec lequel il joua, le coinçant entre le pouce et l’index, le frôlant, poussant dessus. Et il vint à son tour déposa ses lèvres sur celles de Marylee. Cette fois-ci, ce serait à elle de craquer et de véritablement les lancer vers l’étreinte.


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