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Peeves - Le Chaos personnifiéVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Peeves l'Esprit Frappeur
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MessageSujet: Peeves - Le Chaos personnifié Ven 28 Jan 2011 - 11:55

    PEEVES
    Feat lui-même

    I. Vous

    PRÉNOM : Voir ailleurs Razz
    ÂGE : Toujours le même
    ANCIENNETÉ DANS LE RP : 6 à 8ans
    COMMENT AVEZ VOUS DÉCOUVERT LE FORUM ? :Je le hante depuis un petit temps déjà
    QUE PENSEZ VOUS DU FORUM: Il sera mieux avec Peeves <3


    II. Formalités


    AVATAR : Peeves
    CODE :
    PROFIL : complété par un admin



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Peeves l'Esprit Frappeur
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MessageSujet: Re: Peeves - Le Chaos personnifié Ven 28 Jan 2011 - 11:57


ϟ PEEVES ϟ
« Certains croient qu'il aboie, le p'tit dingo gamin
Et d'autres plus gentils croient qu'il a du chagrin
Mais Peevy qui sait tout vous dit qu'il est zinzin »

      ✩ CARTE D’IDENTITÉ ✩


    ● NOM : Peeves
    ● PRENOMS : Personne ne le connaît et Peeves lui-même l’a oublié.
    ● AGE : 1347 ans, à peu près.
    ● DATE DE NAISSANCE : 25 décembre
    ● STATUT DU SANG : A-t-il seulement encore du sang qui coule dans ses veines ?
    ● ANCIENNE MAISON : Poufsouffle
    ● TRAVAIL : Esprit frappeur, ça compte ?



      ✩ LES DÉTAILS MAGIQUES✩


    ● BAGUETTE : Peuh. Y’a que les imbéciles qui ont besoin d’agiter un bout de bois en criant des inepties pour faire de la magie !
    ● BALAI : Ah, parce qu’il existe vraiment des êtres incapables de voler dans les airs sans un balai ? Mais quelle bande de minables ! Les balais, ça sert à nettoyer où, à la rigueur, à frapper sur des élèves. Mais pas à voler, bande de nouilles !
    ● ANIMAUX : Les élèves.
    ● PATRONUS : Pas trop quoi ?
    ● EPOUVENTARD : Peuh, y’a rien qui m’effraie. Sauf peut-être le Baron Sanglant. Mais je ne vous dirai pas pourquoi, na !
    ● AUTRE : Probablement toute une collection de farces et attrapes diverses et variées. Aussi, une énorme fusée-dragon, que je réserve pour une occasion spéciale.


      Cher lecteur, tu t'apprêtes à lire l'histoire de Peeves. Tu y apprendras des choses que nul n'a jamais su à son sujet, tu y décèleras ses origines, sa raison d'exister, tu y comprendras la folie dont il est victime. Tu t'enfonceras plus profondément que personne ne l'a jamais fait dans la tête de ce petit bonhomme au chapeau à clochettes. Mais, je te préviens, tu risque de ne pas en sortir indemne. A la fin de ta lecture, tu poseras probablement un tout autre regard sur l'esprit frappeur qui fait sa loi dans les couloirs du château. Son histoire est tragique, c'est celle d'une quête perpétuelle d'une vengeance dont il ne sait plus rien. Attends-toi à être surpris, cher lecteur, et à changer d'avis sur cet esprit frappeur.

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Dernière édition par Peeves le Ven 28 Jan 2011 - 12:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Peeves - Le Chaos personnifié Ven 28 Jan 2011 - 11:57

ϟ Prologue ϟ
Ce que vous allez lire maintenant, Peeves lui-même l'a oublié...


    Voix – « ???, veuillez vous hâter ! »
    ??? – « J’arrive ! »

    Le gamin de onze ans dévala l’escalier de la mezzanine. Il traînait derrière lui un gros sac en cuir, acheté à prix d’or sur la place du marché. Il y avait rassemblé tout ce qu’il jugeait utile de prendre avec lui. Il ignorait de quoi il aurait vraiment besoin lorsqu’il serait au château. Et, pour l’instant, ce genre de questions ne lui traversa même pas l’esprit. Arrivé dans la petite cuisine, il posa avec une violence excitée son sac sur la table, percutant par là l’affreux matou de la famille, qui se retrouva allongé sur le sol sans vraiment comprendre pourquoi. Il se releva en gémissant, adressa un regard mauvais à ??? et fila par la porte ouverte. De toute façon, le gamin n’avait jamais aimé ce chat. Il était laid, avec ces hideux poils orange, et une tête qui donnait l’impression d’avoir été aplatie à coups de pelle. Son museau écrasé et ses yeux brillants de malveillances n’avait jamais exprimé que de la méchanceté et une sournoiserie malsaine. Alors, qu’importe que ce chat se soit fait mal ! Le jeune garçon observa sa mère charger son sac dans la diligence. La pauvre femme avait utilisé une bonne partie de ses économies pour louer ce moyen de transport, afin de permettre à son fils de rejoindre l’école de sorcellerie récemment fondée. C’était avec une joie explosive que le gamin avait appris qu’il était un sorcier. Bon, pour quelqu’un qui parvenait à faire exploser une poule pour effrayer les autres enfants, ou qui arrivait à jouer des tours aux adultes en les faisant léviter, ce n’était pas surprenant. Mais tout de même, le petit ??? était content d’apprendre qu’il était hors du commun. Poudlard lui donnerait sans doute l’opportunité de se faire des amis qui étaient comme lui, étranges et mis au banc de la société. Ah, ça, les Moldus faisaient appel aux sorciers pour résoudre leurs problèmes, mais dès qu’il s’agissait de les fréquenter, ça n’allait plus. Pourtant, en cet an de grâce 875, les moldus devraient commencer à s’habituer aux sorciers…

    Le jeune garçon monta dans la diligence, excité comme une puce. Le sorcier qui était passé le voir et lui expliquer qu’il était un magicien, un homme à la haute stature, au regard fier et viril, richement vêtu et respirant la puissance, lui avait expliqué en quelques mots ce qu’il devait savoir sur Poudlard : pour s’y rendre, il faudrait qu’il se rende au Carrefour du Roy, et qu’il passe dans un passage secret afin d’arriver face à une diligence magique. Le sorcier lui avait expliqué qu’elle avançait toute seule, et que son intérieur était agrandit magiquement. A Poudlard, il rencontrerait les quatre Fondateurs, qui lui donneraient des cours, et serrait réparti dans l’une des maisons de ces brillants sorciers. Il n’en fallut pas plus pour le gonfler d’enthousiasme. Assis sur la banquette inconfortable de cette calèche de bas-étage, il piaffait tellement d’impatience qu’il dut se mettre à entonner une chanson paillarde pour ne pas mourir sur place, tant son cœur battait vite. Le cocher lui demanda plusieurs fois de cesser de chantonner, mais le gamin n’y prêta guère attention. Il allait devenir un sorcier. Et rien au monde ne pouvait changer cela, sacrebleu !

    Le cocher l’aida avec mauvaise grâce à décharger son lourd sac de cuir, remerciant le ciel d’en avoir enfin fini avec ce gamin qui lui tapait sur le système. ??? se retrouva seul au Carrefour du Roy, dévisageant avec méfiance le nombre incalculable de cochers qui attendaient des clients, adossés contre leurs calèches. Le Carrefour du Roy était le lieu d’où partaient la plupart des convois et des voyageurs d’Angleterre, et l’agitation qui y régnait habituellement était celle d’une ruche en pleine activité. Au Carrefour se fréquentaient des gens les plus divers. De hauts seigneurs, en habits de parade, se faisaient voir de tous, et demandaient à leurs serviteurs d’annoncer à grands cri qu’ils recherchaient des serfs. De petites gens, fermement agrippés au peu qu’ils possédaient, entraient d’un air ravi dans des calèches à l’air miteux. Puis, soudain, une famille attira l’attention de ???. C’étaient visiblement des paysans, pauvres, mais leur enfant se pavanait fièrement devant eux, lançant aux gens autour de lui des regards arrogants. Il tenait entre ses mains un petit crapaud verdâtre qui, s’il semblait malade, n’en abordait pas moins un air supérieur. Le futur sorcier dévisagea un instant cette famille atypique, puis eut la surprise de la voir mystérieusement disparaître. Pourtant, il ne l’avait pas quittée des yeux ! Intrigué, il s’approcha de l’endroit où avait eu lieu la subite disparition, que personne ne semblait avoir remarqué. Tirant toujours son lourd sac derrière lui, il arriva à l’endroit où le gamin au crapaud avait disparu. Il ne dut analyser les lieux que quelques secondes : se remémorant les paroles du sorcier, il tapa deux fois son pied droit sur le sol, puis il fit un pas. Alors, devant lui, là où, un instant auparavant, il n’y avait qu’un vieux tronc d’arbre moisi, se dressait maintenant une superbe diligence rouge vif, portant le blason de l’école : les armoiries des quatre fondateurs, serties de la devise du collège : « Il ne faut pas chatouiller le dragon qui dort ». Ébahi, ??? avança vers le carrosse, qui n’était tiré par aucun cheval, et chercha des yeux le garçon au crapaud. Il le vit alors que ce dernier pénétrait dans la calèche, sous les regards attristés de ses parents. Décidant de l’imiter, ??? prit son courage à deux mains et s’engouffra dans le carrosse. Même s’il s’était préparé à entrer dans un lieu bien plus grand qu’il n’y paraissait, le petit sorcier ne put s’empêcher d’émettre une exclamation stupéfaite. S’il allait apprendre ce type de magie à Poudlard…

    ??? – « BOUH ! »

    La jeune fille juste devant lui sursauta, et le dévisagea avec un regard qui signifiait : « quel imbécile, celui-là ! » Avec un sourire moqueur, ??? s’avança et chercha une place libre. Des dizaines de jeunes gamins de onze ans s’agitaient sur une douzaine de banquettes, longues d’au moins dix mètres. Le carrosse était richement décoré, et très confortable. Une sorcière déambulait de banquette en banquette en vendant quelques friandises. La jeune fille qu’il avait effrayé le poussa sans ménagement pour aller retrouver ce qui devait être des amies. Lorsqu’elle s’assit à leur côté, ??? sentit tous leurs regards se poser sur lui. Elles pouffèrent à l’unisson, et le garçon se détourna, comme si cela lui permettrait de ne plus faire l’objet de leurs commérages.
    Il chercha une place libre dans l’immensité du carrosse. Il eut la désagréable impression qu’à chaque fois qu’il en trouvait une, un autre étudiant ressentait le besoin étrange d’y placer ses jambes ou d’y poser son sac. Il croisa le regard d’autres garçons de son âge en tressaillant. Leurs yeux étaient méchants, noirs. Tous le dévisageaient d’un air agacé. Visiblement, sa première blague de l’année lui avait valu l’animosité générale. Eh bien, par Merlin ! Si une seule petite blague pouvait lui mettre toute l’école à dos, il n’était pas sorti… Il passa tout le trajet assis par terre, n’ayant trouvé personne pour l’accepter à côté de lui. Pourtant, pas une fois il ne s’en plaignit. Au contraire, il en profita pour dévisager les élèves à portée de son regard et à leur trouver des surnoms idiots. L’un d’entre eux s’appelait Godefroid. Mais, avec sa tête, ??? jugeait que God-effroi était plus approprié. Une autre fille, une blonde qui avait l’air un peu idiot et qui s’appelait Madeleine, aurait mieux fait de s’appeler Madelaide. Et ce jeune homme, là, dont il n’avait pas entendu le prénom… Tronche de Troll lui allait comme un gant. Et cette sale gamine, là…

    __________________________

    Le carrosse se posa sans que les étudiants ne le remarque. A vrai dire, le voyage avait été étonnamment tranquille. ??? s’était attendu à être secoué et projeté dans tous les sens, comme dans une vraie carriole, mais il n’en avait rien été. Au contraire, il s’était plusieurs fois approché de l’unique fenêtre pour vérifier qu’ils avançaient bel et bien. Il avait alors découvert que le carrosse ne se contentait pas d’avancer tout seul : il volait, également. Il était resté bouche bée devant se prodige, de plus en plus ravi à l’idée d’apprendre ce genre de magie. Puis, l’émerveillement passé, il s’était remis à chercher des surnoms à ces camarades. Madelaide l’avait dévisagé plusieurs fois pendant le trajet. ??? se rendit vite compte que c’était parce qu’elle était la meilleure amie de la fille qu’il avait effrayé au début – qu’il avait surnommé Fille de Gobelin. Il descendit de la diligence, bousculé par un nombre incalculable d’élèves, et hésitant à laisser son sac dans le carrosse, comme on lui avait demandé de le faire. Les élèves se poussaient mutuellement pour être les premiers à embarquer dans les quelques barques qui flottaient nonchalamment sur la surface noire d’un lac dans lequel la lune et les étoiles pouvaient s’admirer à loisir. Sans vraiment comprendre comment, ??? se retrouva fesses contre terre. Tout ce qu’il savait, c’était que ses épaules lui faisaient mal à force d’avoir été frappées (sciemment, il n’en doutait pas), et que les autres élèves étaient des imbéciles. Particulièrement Fille de Gobelin, qui passait en ce moment devant lui, et prit un malin plaisir à lui écraser la main contre le sol. Il lui jeta un regard noir. Même les imbéciles avec qui il allait devoir passer l’année à venir ne parvenaient pas à abattre son enthousiasme à l’idée d’apprendre à se servir de la magie. Ainsi, il pourrait maîtriser des sortilèges pour se venger de ces imbéciles qui lui servaient de camarades. Il s’imaginait déjà entrain de coller entre eux les cheveux de Fille de Gobelin, de faire pousser des dents énormes à Face de Troll, de colorer les cheveux de God-effroi en rose, de transformer la nourriture que mangerait Madelaide en bouse de vache, et de faire mille et une choses à tous ces étudiants qui l’avaient dévisagé comme s’il avait été un monstre…

    C’était animé par des pensées moroses que ??? fit sa traversée du lac. Trop absorbé par ses plans de vengeance, il n’aperçut pas la silhouette nacrée du récent château. Il ne connut pas l’émerveillement face à ce spectacle extraordinaire que connaitraient des milliers de générations de sorciers après lui. Enfermé dans la bulle de ses bêtises à venir, il était totalement coupé du monde. Il ne redevint physiquement présent avec ses camarades qu’à l’intérieur du château. Il avait quitté la barque sans s’en rendre compte, et ses jambes l’avaient fait suivre la meute d’élèves qui se hâtait vers les massives portes de chêne. Il déambulait maintenant, Fille de Gobelin juste devant lui, dans un vaste hall magnifique d’où partaient de grands escaliers de marbre. Juste devant les escaliers trônaient quatre grands sabliers remplis de pierres précieuses. En analysant la couleur de ces pierres, ??? tenta de se remémorer les paroles du sorcier. Le Rouge était la couleur de Godric Gryffondor, le professeur de Défense contre les Forces du Mal, dont la maison accueillait les courageux. Le Vert était celle de Salazar Serpentard, le professeur de potions, qui rassemblait dans sa maison les rusés et ambitieux. La couleur Bleu était celle de Rowena Serdaigle, la professeur de Sortilèges, qui prônait l’intelligence. Enfin, le Jaune était associé à Helga Poufsouffle, qui rassemblait en sa maison les loyaux et travailleurs. ??? se demanda dans quelle maison il souhaiterait être réparti, mais il n’en avait aucune idée. Il n’était pas sûr d’être assez courageux pour aller à Gryffondor, assez ambitieux pour être accepté à Serpentard, assez intelligent pour faire partie de Serdaigle, et pas assez travailleur pour que Poufsouffle l’accueille. Qu’allait-il donc devenir, si on lui disait qu’on ne savait pas où le mettre ?

    Voix grave – « …, vous poserez ce chapeau sur votre tête, et il vous répartira. »

    ??? sursauta. Il s’était encore une fois perdu dans ses pensées, et n’avait pas remarqué qu’il était entré dans une vaste salle au plafond magique qui affichait une nuit étoilée très calme. De temps à autre un nuage voilait pudiquement la lune, avant de lui permettre de briller à nouveau de tout son éclat. Le sorcier qui s’était exprimé, et qui venait visiblement de leur expliquer comment la cérémonie de répartition allait avoir lieu était grand, et d’une solide carrure. Une large crinière de cheveux mordorés encadrait un visage aux traits durs et deux yeux d’un vert émeraude brillant d’intelligence et de bienveillance. Il était richement vêtu et portait à son côté une magnifique épée sertie de rubis étincelants. Tout dans l’attitude de Godric Gryffondor tendait à confirmer les légendes qui parlaient de lui comme le meilleur duelliste de son temps. Chacun de ses gestes donnait une impression de force et de vigueur contrôlées, de puissance extraordinaire et il faisait véritablement penser à un lion dans la fleur de l’âge. En attendant qu’on appelle son nom, ??? examina la salle en elle-même. Quatre table étaient alignées verticalement, et une cinquième, celle des professeur, semblait les surveiller du haut d’une petite estrade. Quelques élèves plus âgés étaient attablés et regardaient les première année avec curiosité. A la table des professeurs, ??? ne put retenir une petite exclamation en apercevant les trois autres fondateurs. L’air sombre, le regard vil, Salazar Serpentard était élancé, décharné. Il passait une main quasi-squelettique dans sa longue barbe grise en observant les élèves d’un air attentif. Une étincelle d’un génie malsain brillait dans ses yeux sombres, faisant écho à l’éclat discret du médaillon gravé d’un S qu’il portait autour du cou. A ses côtés, et tranchant horriblement avec sa froideur apparente, siégeait Helge Poufsouffle. Bien en cher, le visage rondouillard, elle promenait son regard bleu empli de tendresse sur la foule des premières. Elle passa distraitement une main potelée dans ses cheveux roux et porta une fine coupe en or, délicatement ciselée, à sa bouche. Puis elle se tourna vers sa voisine et lui adressa une petite plaisanterie. Cette dernière y répondit par un mot d’esprit, et replaça correctement le diadème qu’elle portait sur la tête. Rowena Serdaigle – car c’était elle- but une gorgée de vin avant de replacer une mèche de ses longs cheveux noirs qui masquait ses yeux marrons brillants d’une sagesse sans faille. Les quatre fondateurs regardaient les futurs élèves se faire répartir, un à un. A chaque fois que le magnifique et impérieux Choixpeau répartissait un élève à Gryffondor, Godric hochait la tête d’un air entendu. Lorsqu’un élève était envoyé à Serpentard, Salazar le dévisageait longuement sans expression apparente. Tout l’opposé d’Helga qui, à chaque fois qu’un élève était réparti dans sa maison, laissait échapper une petite exclamation ravie. Rowena, plus gracieuse et belle, se contentait de laisser apparaître un magnifique sourire sur son visage angélique lorsque le Choixpeau jugeait un élève digne d’entrer à Serdaigle. ??? était tellement impressionné par l’aura que dégageaient les quatre fondateurs et illustres sorciers qu’il ne réagit pas tout de suite lorsque Gryffondor appela son nom. Godric dut s’y reprendre à deux fois, ce qui causa une certaine hilarité dans l’assemblée. Gêné, ??? s’avança et sentit tous les regards se braquer sur lui. Serpentard le dévisageait d’un air supérieur, Poufsouffle d’un air tendre et Serdaigle d’un air curieux. Le regard de Gryffondor était impénétrable. Le grand sorcier posa son magnifique chapeau sur la tête du petit élève, et attendit. Totalement immobile, ??? retenait sa respiration. Il attendait que le Choixpeau hurle la maison dans laquelle il serait envoyé, comme tous les autres élèves. Mais le hurlement ne venait pas. Une minute passa. Puis deux. Dans le silence complet. ??? commença à paniquer. Il n’était pas digne d’apprendre la magie à Poudlard, on le renverrait chez sa mère, qui l’enverrait, comme tous les garçons normaux, dans les champs pour la moisson. Il serait la risée du monde magique, et… Soudain, un cri.

    Choixpeau – « Poufsouffle ! »

    A la table des professeurs, Helga Poufsouffle semblait ronronner.

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Peeves l'Esprit Frappeur
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MessageSujet: Re: Peeves - Le Chaos personnifié Mer 2 Fév 2011 - 23:31

ϟ Chapitre 1 ϟ
Ce que vous allez lire maintenant, Peeves lui-même l'a oublié...

    ???, ricanant, se hâta de quitter le couloirs bondé. Il fallait avouer que le nombre d’étudiants à l’école de sorcellerie n’avait rien à voir avec celui que connaîtraient plus tard Harry Potter ou Baël Owned, car il n’y avait, pour l’instant, que sept ans que l’école était ouverte, mais leur nombre étant largement suffisant pour offrir au jeune Poufsouffle farceur des victimes de choix. Surtout lorsque les premières années s’affairaient, comme maintenant, devant la classe de Défense en attendant que Gryffondor ne leur ouvre la porte.
    Soudain, au milieu des rires et des discussions innocentes, un bruit se fit entendre. Comme une détonation. God-effroi poussa un hurlement aigu, ce qui fit bien rire ???, et la panique s’empara de la foule entière. D’une manière inattendue, quelque chose avait explosé au milieu des élèves, et les plus proches venaient de se teindre de mauve. Les premières, totalement décontenancés, s’enfuirent à toutes jambes. Ils ne parvenaient pas à comprendre ce qu’il s’était passé : après tout, comment expliquer ce bruit explosif et le fait que des élèves deviennent subitement mauves ?
    Se riant de leur surprise, ??? revint vers la foule qui semblait se calmer peu à peu. Il constata avec grand plaisir que God-effroi et Fille de Troll avaient pris une magnifique couleur violette. Il les jeugea avec un air narquois en leur disant que le mauve allait très bien à leur teint. Le gallion tomba pour les deux élèves en même temps, qui ne doutaient plus de l’origine de cette mauvaise blague : ??? avait encore fait des siennes. Ils allaient rétorquer quelque chose, et God-effroi semblait déjà vouloir en venir aux mains lorsque la porte de la classe de Défense s’ouvrit, laissant apparaître l’impressionnant professeur. Gryffondor posa son regard sur l’assemblée, et il sembla à ??? qu’il s’attarda sur lui une demi seconde de plus que sur les autres. Il invita ses élèves à entrer en levant le maléfice qui avait coloré certains en mauve, jeta un regard éloquent à ???. Le cours commença sans que le grand sorcier ne fasse de remarque. Mais son regard en disait long.

    __________________________

    Serpentard – « Elève Peeves ! Peut-être que le Sang-de-Bourbe que vous êtes se juge suffisamment doué que pour pouvoir cesser de me prêter oreille, mais le doute m’assaille. Pouvez-vous répéter ce que je viens de dire ? »

    ??? blêmit. Salazar Serpentard le regardait de son regard dédaigneux, méprisant et haineux qu’il ne réservait qu’aux Sang-de-Bourbe. Ce n’était un secret pour personne, le fondateur de Serpentard jugeait que ce type de sorciers n’était pas digne d’apprendre à se servir de la magie, et qu’il n’était qu’un parasite, une plaie saignante pour le monde magique. C’était d’ailleurs l’objet de vives tensions entre le maître des potions et son ami Gryffondor : Serpentard prônait la pureté du sang comme valeur centrale, alors que Gryffondor professait qu’il fallait offrir l’enseignement à tous ceux qui développaient des talents magiques. Le problème, c’était que dans le cas de ???, Serpentard ne lui reconnaissait aucun don. Certes, il n’était pas très doué en potions. Mais les autres professeurs étaient unanimes pour lui attribuer une certaine créativité dans les sortilèges utiles pour faire des blagues. Helga Poufsouffle le trouvait brillant, bien que turbulent. Serdaigle le regardait toujours avec curiosité, admirant l’ingéniosité dont il faisait preuve en détournant des sortilèges de leur fonction première. Gryffondor le jugeait sévèrement, mais avec la plus grande justice. Il lui reconnaissait un certain don, dont on ne saurait douter, mais il ne cautiionnait pas son côté fauteur de trouble. Par contre, Serpentard ne voyait en lui qu’un raté, un Sang-de-Bourbe nuisible à l’école et à sa réputation, et il ne se privait pas de le lui faire savoir à chaque cours. Tentant de retrouver une contenance, ??? tenta, d’une voix hésitante, un trait d’humour.

    ??? – « Ce que je viens de dire ? »

    Aucune expression n’apparut sur le visage décharné de Serpentard. De toute façon, il n’y avait jamais aucune expression sur son visage, sinon celle d’une déception perpétuelle et d’un dédain continu. Le vieux sorcier passa une main dans sa barbe grise. Mauvais signe. Un léger sourire en coin fit bouger légèrement ses lèvres. Le maître des potions se détourna de sa victime, et se mit à déambuler entre les bancs des première année.

    Serpentard – « Voilà la meilleure façon de faire perde 25 points à Poufsouffle. Lorsque vous tentez des mots d’esprits, petit empoté, tentez au moins de les faire intelligents. »

    ??? déglutit et baissa le regard, alors que ceux de tous ses camarades convergeaient vers lui. Il entendit même une dizaine de ricanement, dont il parvint sans difficulté à identifier la source. Les Serpentard se moquaient encore de lui parce que ses parents étaient tous les deux des Moldus. Les Gryffondor le regardaient de haut. Les Poufsouffle soupiraient d’encore perdre des points à cause de lui. C’était toujours pareil, en cours de potions : Salazar s’acharnait sur lui, et tous ses camarades le suivaient. Sauf Cunégonde, sa seule amie, qui posait sur lui à chaque fois le même regard d’empathie impuissante. Elle n’osait pas se lever contre le Fourchelang. Personne n’osait. Même les Gryffondor s’aplatissaient devant lui : il était d’une froideur à faire frissonner une gargouille, sa verve était mordante et son cynisme acéré. Il était la terreur de tous les élèves, et seul Godric osait le contredire ouvertement.

    ??? – « Je… »
    Serpentard – « Ne tentez pas de vous expliquer, Sang-de-Bourbe ! Vous avez d’ores et déjà une félicité insensée de voir Godric vous défendre. A mon avis, vous devriez être envoyés dans les champs, comme cette vermine de Moldus. Je souffre déjà suffisamment de votre présence pour que vous n’aggraviez votre cas ! »

    ??? baissa la tête et souhaitait pouvoir devenir invisible. Qu’avait-il donc fait à Serpentard pour qu’il le déteste à ce point ? Qu’avait-il donc fait aux autres élèves pour qu’ils ne l’apprécient pas ? Ce n’était tout de même pas quelques petites blagues qui avaient pu le rendre à ce point mal-aimé…

    __________________________

    ??? quitta la salle commune des Poufsouffle. Comme d’habitude, il avait mangé dans son dortoir, loin des autres étudiants et de l’agitation de la Grande Salle. Il fit quelques pas hésitants dans le couloir. Quelle blague allait-il bien pouvoir faire, maintenant ? Il hésitait à s’en prendre encore à Fille de Troll et à God-effroi. Depuis le début de l’année, l’animosité qui opposait ??? et ces deux crétins n’avait cessé de croître et de s’exacerber. Ils n’étaient encore qu’en première année, et, pis encore, le mois de novembre venait à peine de commencer, mais nul dans l’école n’ignorait qu’il ne fallait jamais laisser ces trois-là seuls dans une pièce. Simple question de survie, soit pour ???, soit pour les deux autres. Plusieurs fois, God-effroi avait tenté de s’en prendre physiquement à lui. Heureusement pour le jeune Peeves, à chaque fois que la situation menaçait de dégénérer, un professeur apparaissait miraculeusement. A chaque fois, God-effroi le toisait d’un air supérieur qui signifiait « tu verras, la prochaine fois ». A chaque fois, ??? lui tirait la langue d’un air narquois. Un jour, Cunégonde était venue trouver ??? et, lui avait parlé d’un air grave et d’une voix basse. « Godefroid est le fils des Windsor ! ». ??? avait haussé les épaules. Il ne connaissait pas les Windsor. Pourtant, lui avait répliqué Cunégonde, il s’agissait d’une des familles les plus riches et les plus influentes du monde sorcier. D’aucun prétendaient même qu’ils finiraient par devenir rois du royaume d’Angleterre. D’autres allaient encore plus loin en affirmant qu’ils seraient bien capables d’unifier les Royaumes d’Angleterre et d’Ecosse rien qu’avec leur fortune et leurs talents magiques.
    Le regard que portait ??? sur God-effroi ne changea pas. Il continua à lui faire les mêmes blagues, il continua à rire à chaque fois qu’il apercevait le bout de son nez qui, malgré les bons soins de tous les professeurs, conservait une teinte légèrement mauve. Que le père de God-effroi soit un puissant sorcier, riche et célèbre, ne changea rien pour ???. C’était un crétin au nez mauve, et ça le resterait toujours. Perdu dans ses pensées, ??? se dit qu’il s’amuserait bien à dissimuler un de ses pétards qui rendent mauve dans la salle commune des Gryffondor (maison de God-effroi). Il allait là où le menaient ses pas, et il se retrouva, sans vraiment s’en rendre compte, à quelques pas de la salle commune des Gryffondor. Le tableau qui en gardait l’entrée n’était pas encore la Grosse Dame. Il représentait un chevalier en armure aux prises avec un dragon. Lorsqu’un élève s’approchait, le chevalier et le dragon cessaient de se battre un instant, et le dragon demandait d’une voix caverneuse « Le mot de passe ? ». Puis, sitôt le tableau refermé sur l’élève, les deux combattants reprenaient leur lutte. Très souvent, des élèves restaient devant l’œuvre en se demandant si l’un d’entre eux parviendrait à prendre le dessus sur l’autre. Un rumeur disait, qu’à l’origine, le dragon était censé gardé seul la salle commune, mais que son ennemi de toujours, le chevalier, qui s’était mis dans la tête d’exterminer la bête, s’était incrusté dans le tableau, et qu’ils se battent depuis ce moment-là. Soit depuis cinq ans. Et ni le chevalier ni le dragon n’étaient encore parvenu à blesser son opposant.
    ??? s’assit face au tableau. Le chevalier, planqué derrière son bouclier, se protégeait du souffle ardent du dragon. Puis, d’un geste vif, sauta sur le côté, fit une roulade, puis, reprenant appui sur ses jambes, plongea sur la bête, l’épée pointée vers l’avant. Le dragon le repoussa d’un coup de queue, puis recracha un flot de flammes. Le chevalier esquiva, et…

    Aïe. Un coup, unique, porté avec force sur la tête du jeune homme, le coupa de sa contemplation du tableau. Il se retourna vivement, et se retrouva face à God-effroi qui souriait narquoisement. ??? allait le traiter d’imbécile, lui demander pourquoi il l’avait frappé –même s’il connaissait parfaitement la réponse. Mais il n’en eut pas le temps : il sentit du mouvement dans son dos, et n’eut pas le temps de réagir que de puissants bras l’immobilisaient déjà. God-effroi s’approcha de lui, d’un air hautain, méprisant. Sur chaque trait de son visage se lisait la noblesse de son rang et le plaisir sadique qu’il prenait à martyriser le parfait idiot qui l’avait défiguré à vie. Imaginez-vous un seul instant qu’il puisse, comme son père le souhaitait, devenir Roi d’Angleterre, avec un nez MAUVE ? La colère s’empara brusquement de lui alors qu’il enfonçait son poing dans l’estomac du futur esprit frappeur. Le souffle coupé, ??? comprit que Godefroid ne plaisantait pas. Il n’avait aucun sens de l’humour.
    Godefroid tambourina de ses poings un bon moment ? Tétanisé, immobilisé, ??? ne put que sentir la douleur se faire de plus en plus vive en serrant les dents. Chaque coup effaçait le précédent, mais était plus fort, plus douloureux. Au bout de quelques minutes, il avait renoncé à l’idée de se débattre. Le gorille qui le maintenait immobile, surement un imbécile à la botte de Godefroid parce qu’il espérait en obtenir un certain avantage, était trop fort.
    Il se remit toute fois à se débattre lorsque Godefroid le prit par les pieds. Il ordonna à son gorille de l’aider à transporter, je cite « ce malotru ». Peeves voulait crier. Il voulait hurler. Mais ses côtes étaient trop douloureuses (Godefroid avait dû lui en briser quelques unes), et il avait trop de mal à respirer pour cela. Alors, il se contenta de se laisser transporter, tentant de reconnaître le lieu où ses deux bourreaux l’entraînaient. Il n’y parvint qu’une fois arrivé dans le hall d’entrée de l’école. Près de la Grande Salle. Les autres devaient être en train de dîner. En désespoir de cause, il cria pour attirer l’attention. Aucun son ne franchit ses lèvres, sinon une petite toux ridicule. Les pierres grises du château firent bientôt place à la voûte sombre du ciel, parsemée d’étoiles scintillantes. Plusieurs élèves croisèrent Godefroid et son gorille, mais aucun ne tenta rien pour venir en aide au petit Poufsouffle. Au contraire, certains applaudirent même l’héritier des Windsor. Totalement perdu, ne sachant pas ce que Godeffroi voulait faire, ??? commença à pleurer. On le déposa sans ménagement dans l’herbe, puis il sentit des mains brutales le déshabiller. Une fois entièrement nu, il entendit Godefroid appeler les élèves qui se trouvaient dans le parc. Il ne se souvint, plus tard, que des rires moqueurs de ses camarades et de la honte cinglante que lui infligeait l’héritier Windsor. Pleurant à chaudes larmes, recroquevillé sur lui-même, ??? se demanda comment le salaud allait pouvoir lui faire subir pire. Il eut une réponse quelques secondes plus tard.
    Le gorille l’avait attrapé sans ménagement, et, en le portant, avec comment à marcher. Peeves entendit le clapotement incertain du lac sur la berge. Non, il n’allait pas…

    Le froid s’insinua dans chaque cellule de son corps. Tout n’était plus que ténèbres incertaines. Il devait probablement être mort. Non, pas mort : les morts n’ont pas froid. Les morts ne sentent pas la masse d’eau qui les entoure. Les morts ne coulent pas comme des pierres dans le lac de Poudlard. Lorsqu’il se rendit compte qu’il ne savait pas nager, ??? fut incapable de paniquer. Il ferma les yeux, déversant dans le lac des larmes dont personne ne serait jamais témoin. Il allait déjà mourir. Il n’avait que onze ans. Il était mal-aimé. Que perdait-il, au fond ?

    __________________________

    ??? toussa et eut l’impression de cracher ses poumons. Il ouvrit difficilement les yeux, encore vitreux à cause de l’eau froide du lac. Il sentait contre son dos nu l’herbe froide et mordante du parc. Le ciel obscur était penché au-dessus de lui, comme s’il le regardait avec curiosité. Comme s’il voulait s’assurer que chaque astre, que chaque étoile pourrait voir le triste spectacle qui avait lieu. ???, étendu dans l’herbe, tentait de débarrasser ses poumons de l’eau qui s’y était engouffrée. Il toussa, haletait, tremblait comme une feuille. Il était entièrement rongé par le froid. Il n’était pas mort, mais il mourrait très probablement de froid. Il n’était plus conscient de grand-chose. Peut-être était-il mort, finalement.

    Poufsouffle – « Ah, il reprend des couleurs. Comment vous sentez-vous, Peeves ? »

    ??? remarqua la figure bien en chair de sa directrice de maison penchée au-dessus de lui. Elle lui souriait, apparemment pas gênée plus que ça de sa nudité. ??? n’émit qu’un grognement en guise de réponse. D’un geste de la baguette, elle enveloppa le pauvre élève dans un drap jaune.

    Poufsouffle – « Bon, laissez-moi passer, je l’emmène à l’infirmerie. »

    Les élèves s’écartèrent du chemin. ??? fut trop faible pour dire quoi que ce soit, mais il voyait bien à leur expression amusée que sa mésaventure n’en peinait pas un. Tous des connards. Il se vengerait. Mais pas maintenant. Maintenant, il n’était plus qu’un corps dévoré par le froid, consumé par la douleur, déchiré par la honte. Pour l’instant, il était petit, il était faible. Mais, bientôt, il serait fort. Il pourrait faire payer leur sourire à tous ces baltringues. Il pourrait leur faire regretter de ne pas l’avoir aidé. Il pourrait les regarder lui demander pardon, parce qu’il aurait fait de leur vie un enfer.

    Il croisa le regard de Cunégonde, sa seule amie.

    Qui détourna les yeux.

    __________________________

    Ils se moquent de moi. Ils me manquent de respect. Godefroid menace de me faire exclure de l’école. C’étaient, en gros, les excuses que lui avait présentées Cunégonde. Lorsqu’elle l’avait abandonné.

    C’était à l’infirmerie. Helga Poufsouffle l’avait veillé pendant les deux jours de son coma. Parce que c’était un élève de sa maison. Parce que personne d’autre n’était venu le voir. Ce pauvre enfant, s’était-elle dit. Il est seul. En réfléchissant bien, jamais elle ne l’avait vu en compagnie d’un autre élève. Dans la salle commune, il était seul dans un fauteuil les yeux fermés, un sourire amusé sur les lèvres. Dans la Grande Salle… Il ne mangeait pas dans la Grande Salle. Il ne venait jamais aux repas. Cet enfant, s’il démontrait un certain talent, n’avait aucun ami. Ce qui avait touché Helga au plus haut point. Ce qui l’avait forcé à se comporter comme une mère avec lui.
    Un jour, Cunégonde de Sombreval était venue voir le Poufsouffle. Helga avait quitté la pièce en souriant à la nouvelle venue, ravie à l’idée que quelqu’un s’intéressait au sort de ???. Cunégonde s’était assise à côté du lit. Elle avait longuement gardé le silence, puis s’était mise à parler d’une voix traînante. Elle ne savait pas si le Poufsouffle pouvait entendre ses paroles. Elle s’en fichait : ce serait les dernières qu’elle lui adresserait jamais.

    Cunégonde – « ???... C’est Maîtresse Poufsouffle qui t’a sauvé du lac. Quand j’ai vu Godefroid passer devant la Grande Salle, suivit de son gorille, j’ai trouvé sa louche. Puis j’ai vu qu’ils te transportaient vers l’extérieur. Alors je les ai suivis, comme d’autres élèves l’ont fait. Je ne suis pas d’accord avec ce que Godefroid a fait. Il ne sied pas à un Seigneur tel que lui de commettre ce genre d’actions. J’ai couru prévenir les professeurs, et c’est Dame Poufsouffle qui a accouru. Elle est arrivée lorsque tu coulais. Elle n’a fait qu’un geste de la baguette, et tu es sorti de l’eau. Les autres se sont moqués de toi. Godefroid m’a frappée parce que je t’avais sauvé. Monseigneur Windsor a exigé ton renvoi immédiat de l’école. Gryffondor n’a pas cédé, mais il n’a pas pu renvoyer Godefroid. Trop riche, trop influent. Les autres en sont contents. Depuis, ils me mènent la vie dure. Ils me frappent, ils m’insultent. Ils disent que je ne vaux pas mieux que toi. Godefroid a même dit qu’il demanderait à son père de me faire exclure. Je… J’en ai assez, je ne peux plus le supporter. J’ai suffisamment souffert en te défendant. Débrouille-toi sans moi, désormais. »

    Elle avait quitté la salle sans rien dire. Sans rien regretter. Dans son coma, ??? avait tout entendu. Les mots restèrent imprimés dans son esprit pendant des semaines.

    Ils se moquent de moi. Ils me manquent de respect. Godefroid menace de me faire exclure de l’école. C’étaient, en gros, les excuses que lui avait présentées Cunégonde. Lorsqu’elle l’avait abandonné.
    Abandonné.
    Seul. Totalement seul.
    La seule personne en qui il avait pu avoir confiance lui tournait le dos. Pire, elle s’était rangée du côté des persécuteurs. Bien souvent, elle était la plus méchante. Elle voulait faire amende honorable auprès des autres. Elle voulait leur montrer que, désormais, elle était comme eux. Cruelle.
    La bibliothèque de Poudlard était un bon endroit pour s’isoler. Seul au milieu des livres, ??? pleurait. Il pleurait sa solitude, il pleurait sa mère, il pleurait son amie. Il pleurait comme si ses larmes allaient le purifier. Comme si ses larmes allaient emporter loin de lui tous ses soucis. Comme si ses larmes étaient ses seules amies. Il se leva doucement et, sans savoir pourquoi, il fouilla les étagères de la bibliothèque. Dans sa tête, quelques mots résonnaient, encore et encore. Toujours les mêmes mots qu’il s’enfonçait profondément dans le crâne. Qu’il se martelait, au risque de ne plus penser qu’à ces mots. Les larmes de tristesses devinrent larmes de colère.
    Vengeance. Vengeance.
    Il lut distraitement la couverture d’un livre. Vengeance. Il en sortit un autre, au hasard, des longues rangées qui s’étalaient devant lui. Vengeance. Il secoua l’armoire d’un geste colérique. Vengeance. Un gros bouquin, à la couverture noire et au titre écrits en fines lettre d’or, lui tomba sur la tête. Vengeance. Il allait le repousser lorsque ses yeux lurent machinalement ce titre. Vengeance. Artifices et Sortilèges des Esprits Frappeurs.Vengeance. Il sourit d’un air narquois. Vengeance.


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MessageSujet: Re: Peeves - Le Chaos personnifié Lun 7 Fév 2011 - 22:04

ϟ Chapitre 2 ϟ
Voilà comment Peeves est devenu... Peeves

    C’était le soir idéal. Noël. Quel meilleur moment pour se venger de tous ces idiots que de pourrir leur soirée de Noël ? De mettre son grain de sel dans leurs cantiques à vomir, de jeter des boules puantes au milieu d’un troupeau de danseurs, de renverser le grand sapin de la Grande Salle ? Un large grimoire sous le bras, ??? se dirigeait d’un pas rapide vers les cachots. Il y avait, à côté du bureau de Salazar Serpentard, un petit local vide que personne n’utilisait jamais. Il y serait à l’abri pour lancer le sortilège qui lui permettrait, pour une nuit, d’avoir les pouvoirs d’un esprit frappeur. Et alors, il la tiendrait, sa vengeance. God-effroi aura beau l’implorer à genoux, il lui ferait payer. Il avait déjà prévu une centaines de blagues dont l’héritier des Windsor serait la victime. Héhé, on allait bien s’amuser. On parie que God-effroi est couleur arc-en-ciel avant la fin de la soirée ?
    Le sourire aux lèvres, ??? traversa la hall, en prenant soin de ne pas se faire remarquer par les élèves qui dansaient dans la Grande Salle. A pas de loup, il entra dans les cachots, dut se plaquer violemment contre un mur pour ne pas être aperçu par deux Serpentard, fit quelques pas, prit le temps de s’habituer à la semi-obscurité… Et, après deux minutes d’errance dans les cachots, il se retrouva devant la petite plaque dorée qui annonçait le bureau du fondateur de la maison Serpentard. Il ne se souvint plus si la petite pièce était située sur la droite ou sur la gauche du bureau, mais il eut à se jeter ventre à terre avec précipitation lorsque la porte de l’antre de Serpentard s’ouvrit. S’empêchant de respirer trop fort, couché derrière la porte, il ne vit que les pieds d’un homme qui sortait du bureau, visiblement en colère. Il parlait au directeur de Serpentard d’une voix grave et rauque, dans laquelle on nota toutefois un soupçon de folie.

    L’homme – « … Alors, je la ramènerai. »
    Serpentard – « Peut-être serait-il judicieux de demander l’avis de sa mère, ne crois-tu pas ? »
    L’homme – « Peu m’importe. J’irai la chercher de toute façon. »
    Serpentard – « Attends-moi dans mon bureau. »

    ??? regarda Salazar s’éloigner d’un pas rapide alors que l’autre homme regagnait le bureau. A peine la porte fermée, il se leva et fonça vers la petite pièce qu’il avait eu tout le temps de localiser. Essoufflé, il décida d’attendre que Salazar ne soit revenu avant de lancer le sort. Si il revenait alors qu’il était occupé, il n’aurait plus beaucoup de temps à passer dans l’école… En plus, de cette pièce, il pouvait facilement voir la porte du bureau sans être vu, et ainsi comprendre ce que faisaient Serpentard et l’autre homme à cette heure-ci, le jour de Noël. Il attendit. Attendit. Attendit. Longtemps. Jusqu’à ce qu’un bruit de pas se fasse entendre. Enfin.
    Ce ne fut pas Serpentard qui ouvrit la porte du bureau. Il était précédé par Rowena Serdaigle, qui était toujours aussi belle, mais qui ne portait curieusement pas son célèbre diadème. Lorsqu’elle ouvrit la porte, ??? put voir l’homme qui avait parlé tout à l’heure. Il était effrayant. Grand, le visage pâle barré d’une petite moustache, il avait le regard vide de tout sentiment humain, si ce n’est un amour complètement dingue qui n’avait rien de rassurant. Il abordait un sourire sans joie devant Serdaigle, ce qui découvrit des dents pointues et acérées qui lui donnait l’air d’un vampire. Il portait à son côté une lame qui semblait sans cesse dégouliner d’une goutte de sang. Son sourire carnassier s’imprima à jamais dans la rétine de ???, qui n’oublierait plus jamais cet effrayant personnage.

    Serdaigle – « Salazar, qu’est-ce que cela signifie ? Je vous avais pourtant demandé de ne plus laisser cet individu qui harcèle ma fille entrer dans le château ! »
    Serpentard – « Calmez-vous, Rowena, le Baron est juste… »
    Le Baron – « Votre fille vous a volé le diadème, n’est-ce pas ? Laissez-moi aller la chercher. Je pourrai la raisonner. »
    Serdaigle – « Raisonner ma fille ? Ne me faites pas m’esclaffer ! Personne ne peut la raisonner lorsqu’elle agit comme cela. Vous encore moins. »
    Le Baron – « Alors laissez-moi aller la chercher. Je vous la ramènerai. »

    Rowena se tut, hésitant visiblement. ??? retint son souffle. La voix du Baron lui glaçait le sang. Son apparence aussi. Tout dans le personnage l’effrayait. Son regard, son aura, son épée, ses dents, ses yeux, tout. Serdaigle répondit. ??? ne sut pas dire pourquoi, mais il dut se retenir de crier « noooon ! »

    Serdaigle – « Bien. Ramenez-la-moi, alors. Mais ne la brusquez pas. Et surveillez vos manières. »

    Le Baron s’inclina avec respect devant Serdaigle.

    Le Baron – « Madame. »

    D’un pas rapide, il quitta les cachots, puis l’école. ??? eut le sentiment qu’il n’avait pas fini d’entendre parler de ce Baron. Il ne se doutait pas qu’il reviendrait sous forme de fantôme…

    Serdaigle était repartie dans la Grande Salle, Serpentard sur les talons. Le calme régnait depuis quelques minutes déjà lorsque ??? osa enfin respirer normalement. Il voyait et revoyait l’image de ce Baron à moitié dingue. Il l’imaginait très bien se saisir de son épée et la passer à travers le corps de la fille de Serdaigle en ricanant. Et puis d’abord, c’était quoi cette histoire de diadème ? Pourquoi la fille de Serdaigle volait-elle un bête bijou à sa mère ? Pourquoi s’enfuyait-elle avec ? Quel intérêt à la retrouver à tout prix ? Et surtout, pourquoi accepter que quelqu’un comme le Baron aille la chercher ? C’était idiot ! Il allait lui faire du mal, ça se voyait sur son visage ! Il ne fallait pas le laisser faire ! Il fallait le rappeler ! Il fallait l’empêcher de nuire ! Pauvre fille de Serdaigle. Son seul espoir était que le Baron ne la trouve jamais…
    Mais ??? avait d’autres choses à penser. Pas la peine de se prendre la tête avec des évènements qu’il ne comprenait pas et qui le dépassaient complètement. Il tenait fermement le grimoire contre lui, presque comme s’il voulait empêcher le Baron de le lui prendre. Se remettant petit à petit de ses émotions (quel abominable personnage !), il repensa à sa vengeance. Il repensa à God-effroi humilié. A Fille de Troll demandant grâce. A Madelaide toute teinte de vert. A face de Troll rampant à ses pieds, le derrière remplit d’explosifs. Ah ça, il aurait sa revanche. Plus personne n’oserait l’embêter. Plus personne n’oserait nier son existence ou se moquer de lui. Il aurait plein d’amis. Il serait aimé. Plus aimé que God-effroi ne l’avait jamais été. Et surtout, il récupérerait Cunégonde. Il lui montrerait qu’il fallait décidément mieux que tous ces idiots !

    Il chercha avec fébrilité les formules qu’il avait décidé, des semaines à l’avance, d’utiliser. Il les avait marquées d’une petite croix, et il y avait même une formule précédée de trois croix. Héhé. « Formule permettant de léviter comme les esprits frappeurs », « formule permettant de se rendre momentanément invisible ». Des dizaines de formules, consignées dans cet ouvrage unique (l’auteur en avait fait cadeau à Serpentard juste avant de décéder, et Salazar ne l’avait pas fait reproduire), lui permettraient de prendre sa revanche. De faire payer à ces minables. D’asseoir sa supériorité sur tous ces imbéciles. Mais laquelle choisir en premier ? Certes, celle précédée de trois croix était très tentante, mais était-ce vraiment celle qu’il fallait utiliser au début ? Ou bien la garder pour la fin, et terminer de saccager ce soir de Noël en beauté ? Délicate question. Sur laquelle on ne peut malheureusement pas s’attarder trop longtemps, de peur de voir la fête se terminer… Bon, allez, on choisit !

    ??? s’éclaircit maladroitement la gorge. Jamais il ne s’était senti moins assuré. Jamais aussi excité. Drôle de mélange.

    ??? – « Esprit frappeur,
    Esprit fait peur,
    Donne-moi tes pouvoirs,
    Par ce grimoire,
    Parce que je veux faire du mal,
    Laisse-moi pourrir le bal !
    Léviter, cracher, frapper,
    Exploser, maltraiter, faire danser,
    Tes tours seront à moi,
    Je serai fou du roi !
    Esprit frappeur,
    Esprit fait peur,
    Donne-moi tes pouvoirs ! »


    Douleur abominable à la tête. ??? ne sentit même pas son corps s’effondrer sur les dalles froides des cachots. Il était mort. Peeves était né.

    L’esprit frappeur arpenta les couloirs quelques instants. Il aperçut rapidement une fête dans la Grande Salle. Mais il se dirigea plutôt vers les toilettes des filles. Pourquoi ? Hihihi. Je n’en sais rien.
    Peeves s’observa quelques instants dans la glace. Son reflet ne lui disait rien. Comme s’il regardait le portrait d’un parfait inconnu. Un portrait qui lui tirait copieusement la langue. Ce reflet, qui devait forcément être le sien –il n’y avait personne d’autre dans les toilettes- lui paraissait grotesque. Un petit bonhomme, à qui on aurait difficilement donné un âge, qui portait un bonnet à clochettes en tirant la langue. Il n’était pas très grand, mais son regard était mauvais. Comme s’il était capable de faire plus de mal avec ses yeux qu’un basilic. Tout en lui respirait la mesquinerie, l’intelligence malsaine, le désir de vengeance exacerbé. Vengeance de qui ? Des élèves. De quels élèves ? Tous. Pourquoi ? Parce que. Parce que quoi ? Parce que c’était comme ça. Les élèves étaient méchants, bêtes, et il fallait les punir.
    Il tira la langue à son reflet. Qui l’imita. Quel pleutre ! Ce reflet ne prenait jamais une initiative, toujours à copier le modèle originel… Peuh, prend ça ! Hop, voilà, maintenant qu’il est brisé, le miroir, le reflet l’est aussi ! Ahah ! Je t’ai eu, saleté de reflet !

    Peeves se retourna. Enfin, se retourna est un bien grand mot. Sa tête pivota, mais pas son corps. La jeune fille qui venait d’entrer dans les toilettes hurla de peur. Elle tenta de sortir de la pièce, mais toutes les portes se fermèrent brusquement. Effrayée, la jeune fille se retourna vivement pour dévisager l’étrange bonhomme qui lui avait fait face (ou à peu près face). Mais il n’était plus là. Totalement paniquée, la jeune fille pris doucement la parole.

    Cunégonde – « Qui… Qui est là ? »

    Peeves ne répondit que par un petit rire sardonique. Il redevint visible à quelques centimètres de la demoiselle, ce qui lui arracha un nouveau cri de frayeur. Il secoua la tête d’un air sadique, prenant un malin plaisir à faire tinter ses clochettes. Le visage à quelques centimètres de celui de Cunégonde, il ne put s’empêcher de lui trouver un air familier… Comme s’il l’avait déjà vue avant… Mais, non, ridicule ! Il ne pouvait pas l’avoir vue avant, parce que… Il n’y avait pas d’avant. Avant Peeves, il n’y avait rien. Et il n’y aurait rien après. Peeves était Peeves. Peeves vivait à Poudlard. Peeves devait faire payer aux élèves. Parce que les élèves sont des nuisibles, des gnomes. Et il faut dégnomer Poudlard. Ce serait une tâche titanesque, mais tellement jouissive ! Première étape, le bal de Noël !
    Peeves laissa là la pauvre Cunégonde tétanisée, et quitta les toilettes en voltigeant nonchalamment en l’air. Son rire résonna quelques secondes dans le couloir avant de s’éteindre.

    __________________________

    Gryffondor – « Qui êtes-vous, exactement ? »
    Peeves – « Non, non, non ! Je ne m’appelle pas exactement ! »
    Gryffondor – « D’accord. Quel est donc votre nom ? »
    Peeves – « Mmm… Je dirai mon nom quand on me le demandera gentiment. »
    Gryffondor – « Ah, non ! ça suffit, maintenant ! »
    Poufsouffle – « Godric, ne t’emportes pas. Laisse-moi faire. Dites-moi, mon bon monsieur, auriez-vous l’obligeance de nous communiquer votre nom ? »
    Peeves – « MON NOM ! ahaha ! J’ai dit que je dirais mon nom quand on le demandera gentiment ! Ahahaha ! »
    Gryffondor – « Bien, ça suffit, les bouffonneries, maintenant ! Soit il se met au pas, soit il quitte le château ! »
    Peeves – « NON ! Non, je ne dois pas quitter le château ! Surtout pas ! Recevez mes hommages, Monsieur le Grandissime Directeur. Mon nom est Peeves, esprit frappeur, pour vous servir. »
    Poufsouffle – « Peeves ? Comme cet élève que j’ai sauvé de la noyade ? Où est-il, d’ailleurs ? Il s’appelait… »
    Peeves – « Vous devez faire erreur. Je suis Peeves, juste Peeves. Pas une de ces bourriques d’élèves. Je suis… »
    Serpentard – « Il faut le contrôler. Trouver quelqu’un pour le surveiller… »
    Serdaigle – « Le Baron. Il a tué ma fille, il me doit bien ça. »
    Peeves – « Le… Le… Le Baron ?! Mais… Mais je n’ai rien fait de mal ! Je… »

    Mais enfin ?! Pourquoi Peeves avait-il aussi peur du Baron ? C’était un fantôme, débarqué depuis quelques jours à peine… Certes, il n’avait pas très causant, ni très agréable, mais rien ne pouvait jusifier une telle frayeur… Même si, désormais, le Baron était censé surveiller l’esprit frappeur, et qu’il avait probablement le pouvoir de le faire quitter le château. C’était décidé, le Baron serait Votre Eminence Sanglante, Votre Rougeâtre Majesté, et j’en passe ! Pas question de quitter le château, foi d’esprit frappeur !

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MessageSujet: Re: Peeves - Le Chaos personnifié Dim 27 Fév 2011 - 22:12

ϟ Chapitre 3 ϟ
Et dans l’histoire ?

    Peeves – « Qui était le plus fort ?
    Godric, Godric !
    Et maintenant, qui se délecte de son corps ?
    Les lombrics ! Les lombrics !
    Godric, Godric, je te fais la nique !
    Godric, Godric, Gryffondor !
    Maintenant, c’est moi l’plus fort ! »


    Peeves interrompit sa chanson pour jeter des craies sur les premières années. Ils s’en furent en courant et en se protégeant la tête. L’esprit frappeur riait aux éclats. Aujourd’hui, pour lui, c’était jour de triomphe : Godric Gryffondor était mort. Et il était toujours à Poudlard. Le directeur avait clamsé, et il ne l’avait pas chassé ! Il pourrait rester dans le château pour toujours ! Y vivre (enfin, vivre, pas vraiment) pour l’éternité, se venger de tous les élèves à venir, effrayer les premières années de plusieurs milliers de générations ! Quel programme, messieurs dames ! Quel planning ! Désormais, plus occupé qu’un souverain, Peeves serait le seigneur des couloirs de Poudlard, sans que personne ne puisse l’empêcher de régner sans partage sur farces, attrapes et mauvais tours !

    Baron Sanglant – « PEEVES ! PEEVES ! QU’EST-CE QUE CELA SIGNIFIE, MECREANT ? »

    En un petit cri nasillard, Peeves se rendit invisible. Palsembleu, le Baron, lui, était immortel !

    Baron Sanglant – « PEEVES ?! POURQUOI CET ELEVE A-T-IL LES BRAS A LA PLACE DES JAMBES ? »

    Un petit ricanement qui sembla venir des murs eux-mêmes résonna dans le couloir vide alors qu’à l’autre bout du château, des armures dansaient déjà une gigue folle avec des élèves qui en avaient le tournis, pour le plus grand bonheur d’un petit homme à chapeau à clochettes.
    __________________________

    Peeves – « Elle va voir ce qu’elle va voir, cette vieille harpie ! »

    L’esprit frappeur, fier de son œuvre, ricana discrètement avant de se rendre invisible. Elle aurait une belle surprise, la Grande Inquisitrice ! Elle se demanderait même où Peeves s’était procuré une telle quantité d’excrément de centaures. A vrai dire, il n’avait pas été facile du tout de l’obtenir. Mais, lorsqu’on s’appelle Peeves, rien n’est impossible. Ce qu’il avait rigolé en badigeonnant le bureau entier de déjection de centaure ! La meilleure partie avait quand même été celle où il faisait manger à ces affreux matous dans leurs assiettes pleiiiin de… Enfin bref, je crois qu’on a saisi l’idée.

    Peeves obéissait bien à la dernière injonction des frères Weasley. Il fracassait les lanternes, éteignait les chandelles, terrorisait des élèves en jonglant au-dessus de leurs têtes avec des torches enflammées, faisait tomber par la fenêtre ou dans les feux de cheminée des liasses de parchemins soigneusement empilés. Il inonda le deuxième étage en ouvrant tous les robinets des salles de bains, jeta un sac de tarentules au milieu de la Grande Salle pendant le petit déjeuner et, dans ses moments de repos, voletait derrière Ombrage pendant des heures durant, en lançant des bruits grossiers chaque fois qu'elle essayait de parler. Il avait même poursuivi Miss Teigne en jonglant avec des haches, lui parlant de pâtée de chat.

    __________________________

    Peeves – « AHA ! EN PLEIN DANS LE MILLE, EMILE ! »

    Peeves manifesta sa joie par une sorte de danse bizarre qui donnait l’impression que son corps était totalement dépourvu de la moindre formation osseuse. Il tira copieusement la langue au Mangemort qu’il venait d’assommer à grands coup de canne. Il poussa un juron et se volatilisa lorsque deux autres encagoulés firent leur apparition dans le couloir du château. Toutefois, un léger ricanement résonna encore quelques secondes. Presque aussitôt, deux armures qui passaient par là s’immobilisèrent et explosèrent littéralement, faisant vaciller les deux sorciers. L’un d’entre eux s’écrasa sur le sol, ses deux bottes ayant mystérieusement été changées en pierre. Son compagnon l’aida à se relever, cherchant du regard l’adversaire à qui il devait ce tour. Mais Peeves ne se montra pas, et préféra battre en retraite en hurlant.

    Peeves – « MANGEMOOOOOORTS ! DANS LE COULOIR DU TROISIIIIÈÈÈÈMEUH ! MANGEMOOOOORTS ! »

    Plus loin il prépara un attentat. Il attendit patiemment que quelques mangemorts s’approchent pour donner un coup de pied dans la malle qu’il venait d’apporter. Elle s’ouvrit brusquement, laissant s’échapper des dizaines de Cognards (ensorcelés pas ses soins, bien sûr) qui allèrent frapper durement les serviteurs du Lord au visage. Mais, soudain, au milieu de ce fracas…

    Peeves – « POTTY ! A TERRE, CRÉTIN ! »

    Préférant de pas voir le jeune « héros » se faire massacrer, l’esprit frappeur se dématérialisa.
    Il réapparut dans le hall de Poudlard, dans lequel les Mangemorts étaient parvenus à pénétrer. Se moquant bien d’eux, il s’empara de couteaux de cuisine et commença à jongler au-dessus de la mêlée.

    Peeves – « Ne vous inquiétez pas, j’ai des années de pratique, vous ne risquez rien ! D’ailleurs, je… Oh, zut. Désolé, c’est pas fait exprès ! Vous pourriez pas éviter de salir le hall avec votre sang ?! »

    __________________________

    Le moment d'héroisme de Peeves fut de courte durée. Sitôt l'illustre bataille de Poudlard terminée, l'esprit frappeur redevint fidèle à lui-même. Il se remit à composer des chansons à la gloire des bêtises, continua de terroriser les premières années, s'attaqua à des générations d'élèves. Personne ne sut vraiment ce qui s'était passé lors de la bataille de Poudlard, et s'était tant mieux. Peeves ne voulait pas passer pour un héros. Il laissait ça à Potty ou Dumby. Il avait protégé Poudlard, certes, mais uniquement pour pouvoir continuer d'y persécuter les élèves. Toutefois, on ne sait trop comment, Angélique Dewis est parvenue à lui faire parler de la bataille de Poudlard. Une fois, juste une fois. Et Peeves l'a prévenue : il n'est pas prêt de collaborer à nouveau, que ce soit avec l'historienne... Ou la sous-directrice.

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Maximilien E. Middle
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Année d'étude: 1ère année de Thèse
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Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Re: Peeves - Le Chaos personnifié Dim 10 Avr 2011 - 12:18

    AHAAA ENFIN LE GRAND ESPRIT FRAPPEUR,

    Je vous salue Marie Ô grand fantôme du Chaos, vous qui allez perturber le Poudlard entier! OMG, tu sais quoi? Ta présentation est géniale mais, bien heureusement, hein, vu le temps qu'elle a pris Razz! Non honnêtement, tu as cartonné sur ce coup-là! ET j'ai hâte d'avoir un rp avec toi! Surtout un petit Luna/Peeves, je suis sûr que !a va tuer! Luna est une minie frère Weasley! Wink

    Allez, je te valide enfin!

    Je vais donc mettre ton rang, ta couleur, ton groupe et déplacer ta fiche... Toi, mets une signature (même une phrase) et file créer ta fiche de rp, de hiboux et de relation!

    VALIDE

    ET BIENVENUE A PEEVYCHOUXXX


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


Spoiler:
 
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E. Luna Hayden
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Absence :
MessageSujet: Re: Peeves - Le Chaos personnifié Lun 11 Avr 2011 - 9:30

    JE SUIS OBLIGEE DE PASSER PAR LA

    BIENVENUE PEEVYYYYYY <3 MON COPAIIIIN

    ON VA ECLATER POUDLAAARD MOUHAHAHAHAHA


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Laura P.Owned
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MessageSujet: Re: Peeves - Le Chaos personnifié Lun 11 Avr 2011 - 12:28

Han Bienvenue Peeves cartonne tout comme ça!


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MessageSujet: Re: Peeves - Le Chaos personnifié

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