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Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin}Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Maximilien E. Middle
Admin | Apprenti
Père de Nathou et futur mari aux anges avatar
.

Age : 23
3404 messages
Amour : Son enfant, Nathanaël Middle & sa fiancée, Loréana Wilde

Pensine
Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: 1ère année de Thèse
Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin} Dim 28 Nov 2010 - 15:10

    MAXIMILIEN ENZO MIDDLE
    Feat Chace Crawford

    I. Vous

    ● PRÉNOM : Diane
    ● ÂGE : 18 ans
    ● ANCIENNETÉ DANS LE RP : 6 ans
    ● COMMENT AVEZ VOUS DÉCOUVERT LE FORUM ? :Question piège? Razz Je l'ai créé!
    ● QUE PENSEZ VOUS DU FORUM: Je pense que je n'ai pas le droit de juger Razz vu ma partialité!


    II. Formalités


    ● AVATAR : Chace Crawford
    ● CODE :
    ● PROFIL : fait


_________________
Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Dernière édition par Maximilien E. Middle le Mer 5 Jan 2011 - 15:27, édité 2 fois
Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin} Dim 28 Nov 2010 - 15:17


ϟ MAXIMILIEN ENZO MIDDLE ϟ
« Si haut que l'on se place, on n'est jamais assis que sur con cul »
[Montaigne]

      ✩ CARTE D’IDENTITÉ ✩


    ● NOM : Middle. Vous avez surement déjà entendu ce prénom. Il est partout: dans les journaux, sur les murs de certains restaurants, dans la notice de certains médicament. Middlle père dirige tellement de choses, d'endroits. Il prône les valeurs de l'argent et de la haute société bourgeoise. Maximilien a parfois bien honte de porter ce nom.
    ● PRENOMS : Maximilien Enzo Morgan Nathanaël.
    Maximilien: quel prénom de riche! Maximilien n'aime pas trop son prénom, il lui rappelle bien trop ses origines et préfère largement ses surnoms "Max", "Maxou", "Maximini" et tant d'autres.
    Enzo: La seule personne à avoir utiliser son deuxième prénom, c'est Marie, la nounou de Maximilien qui aujourd'hui s'en est allée!

    ● AGE : 17 ans dans quelques jours!
    ● DATE DE NAISSANCE : 4 décembre 2193. Lors d'un magnifique jour de neige
    ● STATUT DU SANG : Sang-mêlé. Ses deux parents sont sorciers mais comme dans toutes les familles, il a des antécédents moldus.
    ● MAISON SOUHAITÉE : Serdaigle



      ✩ LES DÉTAILS MAGIQUES✩


    ● BAGUETTE : Son petit bijou. Maximilien ne pourrait plus vivre sans ce petit bout de bois. IL la traîne partout avec lui, dans la poche de son jeans, de son pull, de sa veste, dans sa main. Elle le rassure et pour cause il n'a jamais du en changer. Il l'a depuis sa première année. La petite baguette d'à peine 24, 3 cm est assez flexible, parfaite pour les sorts rapides et les sorts d'attaque. Faîte en bois de chène, elle possède une petite plume de phénix à l'intérieur. Le bois est bien entretenu. En effet, Maximilien passe beaucoup de temps à la nettoyer. Il la frotte attentivement au moins une fois par semaine. Elle possède juste une petite bosse, microscopique sur le bout. Un sort que la pauvre baguette avait pris de plein fouet lors d'un exercice de métamorphose.
    ● BALAI : Un plume d'argent. Ils sont certes aussi rares et aussi chers que les éclaires de feu au temps du célèbre Harry Potter et pourtant Maximilien Middle en a un. IL n'eut pas besoin de faire des pieds et des mains. Lorsqu'il fut reçu dans l'équipe de quidditch de serdaigle, il envoya un hiboux à son père pour le prévenir. Il s'attendait à être félicité mais non, il reçu juste ce balai en réponse. Oh bien sûr, il est content d'avoir un des meilleurs balais du monde mais il aurait préféré lire un "bravo" de la part du paternel. Tant pis. Le plume d'argent de Max est gravé à son nom sur le bois. Il est parfaitement lisse et entretenu par notre jeune serdaigle. Sa direction est parfaite, sa vitesse et indescriptible. Bref Maximilien l'adore et en prend bien soin. Il faudrait être fou d'ailleurs pour délaisser un tel bijou!
    ● ANIMAUX : Maximilien possède un Magnifique petit volatile blanc. Une jolie chouette d'une couleur eneigée. Elle est très petite mais possède un sacré caractère. Lorelai de son prénom ne supporte pas qu'on l'approche sauf lorsqu'il s'agit de son maître ou de Léo. Elle est très câline mais peut aussi bien être très agressive. Malgré sa petite taille, elle sait transporter de lourdes charges revenant toujours presque morte de fatigue. C'est une petite boule d'énergie toujours prête à mordiller l'oreille du serdaigle lorsque celui-ci ne lui apporte pas ses biscuit préférés!
    Chez lui, Maximilien a un magnifique Labrador-Rétriver brun clair, presque beige. Il se prénomme Simba et ce sont les domestiques qui s'en occupent en l'absence du serdaigle. Simba est une grande boule de poils pleine d'énergie qui sera toujours prêt à jouer.
    Parmis la dizaine de chevaux que possède la famille Middle, il y en a un auquel Maximilien tient énormément: Zodiac. C'est un magnifique cheval bai qui s'associe parfaitement bien à Maximilien: un petit cheval plein d'énergie. Maximilien l'a reçu quand il n'était encore qu'un poulain et c'est lui même, à l'aide d'un domestique, qui l'a élevé alors pas étonnant qu'ils s'entendent à la perfection. Maximilien adore partir au grand galop avec lui dans les forêt...

    ● PATRONUS : Une magnifique loutre argentée qui tourbillonne, virevolte dans tous les sens
    ● EPOUVENTARD : Il voit Léo mort. Après Travis, il ne supporterait pas de voir un autre de ses amis mourir. Sinon il voit aussi Loréana qui l'abandonne!
    ● AUTRE : Maximilien possède une montagne de peluche qu'il a reçu de sa nounou, Marie durant son enfance. Il tient à elle plus qu'à tout et elles le rassurent. Malheureusement il ne peut pas les prendre avec à Poudlard alors il se contente de ses deux peluches chien et d'un foulard qu'il lui reste de Marie.
    En dehors de cela, il y'a ses guitares qu'il adore et dont il a fortement besoin pour s'évader, il y'a aussi ses feuilles et sa plume pour écrire...
    Pour terminer, comme tous les adolescents, Maximilien possède un tas de choses: un appareil photo magique, un club d'échec version sorcier, des fresbee à dent, des club de bavebouille, des multipliettes, un lunascope, balons lumineux increvables, yoyo hurleur, oreilles à rallonge et tout un tas d'autres choses inutiles....



      ✩ PHYSIQUE ✩


    Maximilien est grand et assez mince. Son corps est très musclé et il a la carrure d'un homme qui joue au quidditich, ça se voit. Son visage est rond et des cheveux blonds viennent lui tomber dans la nuque et sur le front, accentuant le bleu pétillant de ses yeux. Maximilien ne suit pas la mode, il l'a même en horreur. Chacun sons style alors il suit son propre style qui se résumé souvent à un pantalon quelconque et un t-shirt. Quand il fait trop froid, il rajoute rapidement un petit sweet-shirt par dessus pour ne pas mourir frigorifié. Il possède un joli tatouage d'ailes d'ange sur l'épaule gauche...Un tatouage magique dont les ailes bouges parfois comme pour s'envoler... Mais il ne le montre pas souvent. Sa manière de se tenir varie des endroits où il se trouve. Si c'est chez ses parents ou les bourgeois, il se tient brin droit, le dos raidit, le menton redressé, fier comme un paon, le regard lointain et supérieur, il a la classe!! Sinon, il est plutôt décontracté comme bonhomme, genre les mains dans les poches, le dos un peu courbé mais il arbore quand même un air suffisant, satisfait et content de lui-même. En effet, la modestie ne l'étouffera pas!



      ✩ CARACTÈRE ✩


    Les cours préférés de Maximilien? huum...Il adore particulièrement le cours de potion, c'est la branche dans laquelle il excelle, c'est une seconde nature chez lui, une véritable passion et ce depuis son enfance. Il adore lire des livres de potions, apprendre et concocter de nombreuses mixtures différentes! Il aime aussi la défense contre les forces du mal, les sortilège et la métamorphose. Il se trouve être assez doué avec sa baguette ainsi que l'étude des runes anciennes et de l'histoire la magie: le passé aide à comprendre le présent.
    Ses cours détestés? Eux, en revanche, sont beaucoup plus rares. Il exècre particulièrement la botanique: toujours les mains dans la terre et puis ce cours est tellement ennuyeux cependant, il est nécessaire! Pour devenir un bon maître des potions car les plantes jouent un rôle très importantes. Il en a conscience, malheureusement alors, il subit en silence!
    Comme projet d'avenir? Maximilien souhaite devenir assistant en potion l'année prochaine afin de peut-être s'améliorer encore un peu pour perfectionner son art et puis il verra bien! Une chose est certaine, il ne fera pas de politique comme papa...Au pire, reprendre les affaires!
    Pour le reste du caractère du jeune homme, je conseil fortement de plutôt lire la présentation en rpg.



      ✩ HISTOIRE ✩


    Cf présentation en rp




      ✩ LES TOUT PETITS PLUS ✩


    Musicien : Devinez la réponse! évidemment que Maximilien est musicien. Un grand musicien en plus. Il joue de la guitare depuis ses six ans. Il a appris tout seul en compagnie de Léo. Les deux jouent souvent ensemble composant des chansons ou reprenant ceux de leurs groupes préférés.
    Quidditch : Depuis petit il s'entraîne avec Léo sur le terrain Middle. c'est un attrapeur hors paire et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est dans l'équipe de QUidditch de sa maison.
    Lecteur : Maximini adore lire, c'est un de ses passes temps favoris. C'est un serdaigle me direz vous. OUi, mais il ne lit pas seulement des livres d'apprentissage, il aime les contes, les histoires policières. Bref tout ce qui peut le transporter dans un autre monde.
    Ecrivain : Voilà un autre tallent de notre jeune bleu et argent. Il écrit comme si il était emporter par un tourbillon de mot dans un monde qui ne serait plus celui d'ici bas mais qui serait le sien. Un monde plein de mot, de douceur et d'amour. Lorsqu'il écrit, le jeune Middle se libère!
    Sports autres : Et bien il fait un peu de skate et un peu de roller. Il aime aussi aller jouer au basket de temps en temps avec des pottes moldus mais ça s'arrête là.
    Style de musique écouté : MOldu comme Sorcier, le jeune Middle a une oreille musicale très très ouverte. Il peut passer du classique, au rock, au rap, au punk-rock, à l'accoustique, au flok, au rnb. Bref il n'a pas de style musical particulier. Tout ce qui lui tombe dans l'oreille et qui lui plait est bon à être écouté et aimé.
    Couleurs préférées : Blanc et noir même si ce ne sont pas des couloirs, c'est ce que Maximilien porte le plus sur lui avec le bleu de sa maison bien sûr qu'il aime particulièrement.
    Plat préféré : Un bon cornet de fritte avec du jus de citrouille.
    Féru de mode : Pas du tout. Maximilien c'est le type de personne super respecté qui pourtant ne rentre dans aucun moule. Il fait ce qu'il veut, porte ce qu'il veut comme il aime.
    Autre : Je pense qu'il est important de préciser que Maximilien sort beaucoup en boîte, qu'il tient très bien l'alcool et que c'est un gros fumeur de cigarettes et de joints.


_________________
Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Dernière édition par Maximilien E. Middle le Dim 2 Jan 2011 - 13:03, édité 1 fois
Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin} Dim 28 Nov 2010 - 18:06

Maximilien Enzo Middle
« Si haut que l'on se place, l'on est jamais assis que sur son cul! »


    Cher Invité,

    Vous avez l'immense honneur d'être convié par La famille Middle à une réception donnée en l'honneur de leur vingt ans de mariage. Les portes du manoir Middle s'ouvriront donc le 20 octobre dés 18 heures. Les invitations sont à présenter obligatoirement à l'entrée. Nous apprécierons grandement une réponse à ce courrier afin de nous avertir de votre présence ou de votre non présence.

    Avec les salutations de nos sentiments les plus distingués,

    Noah, Lauren et Maximilien Middle.

      Salut Invité,

      Maximilien Middle t'invite à une de ses nombreuses soirée. Elle se passera ce dimanche 22 octobre et commencera dés 22h pour se terminer aux petites heures du matin. Bien sûr, alcool à volonté mais emmène de quoi payer parce que tout n'est pas offert par notre bon serdaigle. Au programme? Musique, sexe, concert, déconade, alcool, drug, guitare & danse!

      Eclate toi bien.

      Max.


_________________
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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin} Dim 28 Nov 2010 - 18:16



PROLOGUE
Et faire taire ces voix qui murmurent...



    La nuit le berçait petit à petit, baignant la pièce dans une obscurité crasse et menaçante, elle avait emmené avec elle la jolie lune autours de laquelle dansait une bonne centaine d’étoiles. La lune mère brillait de mille feux, jouant avec ses étoiles comme une chatte jouait avec ses chatons, elle éclairait, protégeait. Sa présence rassurante apportait avec elle une lumière douce qu’elle déposait sur l’enfant étendu les grands yeux ouverts. Il n’était pas bien tard, mais l’hiver rude emportait de plus en plus rapidement le royal soleil loin des yeux du petit. Lui-même n’aurait même pas du être au lit mais il avait tenu à être couché par Marie, sa nounou plutôt que de devoir se mettre au lit seul, il affectionnait particulièrement le petit baiser qu’elle déposait sur son front avant de partir alors il avait fait l’effort de grimper rapidement sur son plumard. Mais voilà, maintenant qu’il était là, surveillé par madame la lune et ses enfants il s’ennuyait fermement. Le petit n’avait pas sommeil et il sentait même une drôle de sensation dans son estomac : il avait faim. IL n’aimait pas se lever la nuit, seul dans cette grande aile du château, il préférait rester bien au fond de ses couettes, entouré de toutes ses petites peluches mais cette soirée là, la lune était juste en face de lui, tapissant la chambre d’un magnifique manteau blanc de luminosité alors, prenant son courage à deux mains et serrant sa petite peluche contre lui, le petit homme osa sortir de sa couette avec une seule idée en tête : filer dans la cuisine et demander quelque chose à manger à Nancy, la cuisinière. Avec un peu de chance, il arriverait même à lui faire les yeux doux et à la convaincre de le raccompagner jusque dans sa chambre ainsi il aurait eu deux "bonnes nuits" et n’aurait surtout pas besoin de remonter tous ces escaliers, de parcourir tous ces couloirs tout seul, c’était une merveilleuse idée. Fier de lui, le jeune garnement sortit alors complètement de ses draps. Froid, fut la première chose que réussi à se dire l’enfant en posant son petit pied nu sur le parquet glacé mais, se rappelant de ce que Marie lui disait chaque matin, il trouva ses pantoufles un peu plus loin, par terre, au bout du lit. Fier de ce qu’il venait déjà d'accomplir comme exploit rien qu’en se levant, il les enfila et se dirigea à petit pas vers la porte le coin gauche de sa chambre. Là, se tenait une commode de deux fois sa taille mais le principal était qu’il avait accès aux tiroirs du bas. S’agenouillant, il utilisa toute la force de ses petits bras pour ouvrir le premier espace de rangement et se mit à fouiller dedans, toujours aider par la douce lumière de la lune et enfin, il finit par trouver ce qu’il cherchait, l’objet tant convoité : la lampe de poche que son ami Léo lui avait donné il y’avait quelques mois de cela. C’était exactement ce dont il avait besoin pour oser se balader dans le château la nuit, cet objet allait tout éclairer sur son passage et écarter tous les monstres qui voudraient l’attraper. Alors, toujours serrant sa petite peluche lapin contre lui, Maximilien Middle, sortit de sa pièce prêt à partir pour l’expédition de l’année.

    Il faisait encore plus sombre dans l’immense couloir ; non seulement plus sombre mais malheureusement aussi beaucoup plus froid pour ne pas dire glacé et tout en balayant les alentours du faisceau lumineux que dégageait la lampe de poche, le petit homme regrettait sérieusement de ne pas avoir penser à enfiler son polaire. L’habit était partout à porté de main, il se souvenait parfaitement bien que Marie l’avait posa sur sa table jeu cet après-midi. Il soupira: de toute façon, maintenant, il était lancé alors il n’allait pas revenir en arrière pour si peu. L’enfant avait bien l’attention d’être un super héro ce soir. Pour lui, il était en ce moment comme mickey, dans un de ses dessins animés, qui avait du mener une enquête contre son ennemi de toujours, Pat. Il était là, le petit blondinet aux yeux bleus, avançant prudemment pas à pas dans les couloirs de l’immense château. Au moindre bruit, il sursautait mais le jeu était plutôt amusant et il se surprit même à jouir de sa peur. C’était la première fois qu’il osait une chose pareil, lui qui d’habitude pleurait dans son lit de peur, lui qui criait après sa maman le soir et qui ne la voyait jamais venir, se trouvait dans un couloir gorgé d’ombre à jouer à croire que les gardes de Pat allaient l’avoir si il ne faisait pas moins de bruit. Joie de l’enfance innocente ! La mission « commando cuisine » ne faisait que commencer. Au fur et à mesure que Maximilien avançait sur son chemin, il trouvait des astuces pour perfectionner son jeu. Ainsi donc, il se colla au mur pour éviter des gardes invisibles, il écouta aux portes pour vérifier qu’aucun complot n’avait lieu à l’intérieur des pièces. Bref, le chemin jusqu’à la cuisine fut parsemé d’embûches, de pièges et d’attrapes en tout genre que le super Maximini devait déjouer. Ce qu’il fit avec succès en sautant, s’abaissant pour éviter des flèches lancées par des hommes armés à sa suite ou pour éviter de tomber dans un trou creusé par le vilain Pat. Ce jeu l’amusait follement, si bien qu’il en oubliait même qu’à la base il avait eu peur ! Joie de l’innocente oubli ! Enfin, il arriva dans la dernière ligne droite jusque dans la cuisine. Il avançait de plus en plus silencieusement, le trésor se trouvait au bout du couloir et il était sur que le méchant Pat avait redoublé de sortilèges et de protections dans cet endroit. L’enfant se colla alors à la première porte s’attendant à devoir faire jouer son imagination pour entendre les voix des comploteurs à l’intérieur et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il entendit une vraie voix :


    LAUREN_ « Comment ne l’ai-je donc pas remarqué avant ? »

    Sursautant, Maximilien retint un cri de justesse. Son cœur battait à tout rompre et il mit quelques temps à se ressaisir, se rendant compte qu’il n’était pas dans un jeu, ni dans le château de Pat et que les gens derrière cette porte étaient bien réels. D’ailleurs il connaissait ces personnes et oui, le petit héritier de la famille Middle avait bien reconnu la voix de sa chère mère. Mère qu’il ne voyait presque jamais certes mais qu’il aimait plus que tout. Regardant les alentours en les éclairant du mieux qu’il put, il reconnu la porte du bureau de son père. C’était une de seules pièces dans ce château qu’il n’avait pas le droit d’approcher et pourtant Dieu savait combien le jeune enfant avait l’occasion de faire tout ce qu’il voulait mais les interdictions et les consignes de son père étaient bien claires et il avait intérêt à respecter les limites : Ne pas s’approcher ni des bureaux, ni des laboratoires au sous-sol. Ces interdits ne gênaient ni n’entravaient l’enfant dans ses mouvements: il avait tout le château pour courir, tout le jardin, tous les prés des chevaux, tous les terrains de baskets et même tout le bois derrière le domaine si jamais il venait à manquer de place. Alors quelques pièces en moins ne le dérangeaient pas du tout. Cependant cette nuit, il était dans le rôle de Maximini super Héro et il devait déjouer le complot de Pat et tout ce qui pouvait entrer dans son jeu allait y entrer ; foie du petit homme têtu qu’il était. Ainsi donc il se colla à la porte dans le simple et surtout très innocent but de continuer à jouer. Pour gagner le trésor, il devait écouter les voix de derrière la porte !


    LAUREN_ « Je ne pourrais plus m’en débarrasser maintenant ! »

    Alors comme cela, ce satané Pat avait l’intention d’envoyer un de ses sbires se débarrasser du coffre au trésor? Mais quelque chose l’en empêchait. Heureusement, Super Maximini allait pouvoir venir et prendre le coffre avant que Pat ne trouve une solution mais peut-être devrait il se renseigner d’abord ce petit super héro. Après tout, rien ne garantissait que tout cela n’était pas un piège ou peut-être même que si Pat ne pouvait pas déplacer le coffre, Maximini -le petit commençait de plus en plus à apprécier ce surnom qu’il s’était trouvé- ne pourrait pas le déplacer non plus. Oui, le Super Max ferait mieux d’écouter encore un peu, il apprendrait sûrement quelque chose d’intéressant. Se collant un peu plus à l’épaisse porte en bois, il attendit patiemment que sa mère continue de parler mais ce ne fut pas elle qui prit la parole : une voix grasse, grosse et masculine venait d’entrer dans la conversation :

    NOAH_ « Que veux tu que je te dise. Maintenant que les Hamilton l’ont vu, tu ne pourras pas avorter sans perdre de la popularité. »

    Reconnaissant la voix forte et portante de son paternel, Maximilien fit un bon en arrière mis son esprit ludique reprit rapidement le dessus… Alors comme cela, une autre famille avait vu le coffre au trésor? Mais voilà quelque chose de bien intéressant. Super Maximini devra enquêter sur eux aussi pour voir si ils étaient dans le coups où simplement des gens bien qui voulaient récupérer le trésor pour le remettre aux autorités. Super Maximini s’intéressait de plus en plus à cette conversation secrète mais il était bien déçu de ne pas pouvoir en saisir tous les mots. Le petit enfant n’avait aucune idée de ce que pouvait bien vouloir dire « avorter » mais cela ne devait pas être si important que cela et puis peut-être comprendrait il le sens du mot en écoutant le reste de la conversation. Son précepteur de langue lui disait toujours que l’on trouve souvent le sens d’un mot lorsqu’il est placé dans son contexte, du moins beaucoup plus facilement que lorsqu’il en est retiré. Appliquant donc les conseils de Monsieur Fletcher, Super Maximini entreprit d’écouter la suite.

    NOAH_ « De toute façon, nous n’avons pas le choix. C’est trop tard maintenant, tu vas devoir le garder comme tu as du garder le premier. On fera pareil. On paiera une nounou qui s’occupera de cet enfant comme cette d’inde de Marie s’occupe de Maximilien ! »
    LAUREN_ « Mais Noah, je ne voulais déjà pas du premier. J’ai du faire avec sa présence et j’ai vu naître pour cet enfant, heureusement rarement dans mes pattes, une indifférence des plus totales. Je ne m’occupe de lui que pour préserver les apparences lors des dîners. Je n’ai absolument pas envie de recommencer la même comédie. Certes Maximilien n’est pas souvent avec nous et ne nous dérange pas trop, Marie s’en occupe bien mais avec deux, il y aura plus de bruits, plus de cris… »
    NOAH_ « Tu m’agaces, Lauren, je dois travailler ! Pour Maximilien, je t’ai déjà dis de voir cette histoire du bon côté. Nous avons un héritier qui reprendra le nom Middle, les traditions, la fortune et les affaires. Quant au prochain, c’est à toi de voir. Moi, je m’en fiche éperdument. Soit, tu avortes et tu deviendras la femme monstrueuse de tous les cancans soit tu le gardes et tu devras jouer non plus la comédie avec un enfant mais avec deux. Vois ce qui est le plus important pour toi ! »
    LAUREN_ « J’ai une meilleure idée, Noah. J’avorte, et je fais croire que j’ai perdu le bébé. Ça peut arriver après tout. Ainsi donc, il ne restera que Maximilien et je pourrai plus facilement continuer à avoir cette étiquette de Mère qui aime ses enfants. Elle restera plus facilement en place avec un que avec deux du moment que toi tu fais bien attention, même quand tu as un peu trop bu, à ne dire à personne que je n’ai jamais voulu d’enfant et que même une fois Maximilien né, j’en n’en voulais pas et bien les apparences seront sauves. »
    NOAH_ « Fais comme tu veux, du moment que tu te taises, que tu sortes et que tu me laisses travailler ! »

    Maximilien se décala vivement de quelques pas vers la droite. Il réussit ainsi à éviter de justesse la porte qui venait de s’ouvrir violement et de se refermer tout aussi vite. La lampe de poche éteinte, les petites fesses sur le carrelage froid, les genoux repliés contre lui, Maximilien Middle seul héritier actuel du nom regardait la silhouette de sa mère s’évanouir dans l’obscurité du couloir alors que ses talons aiguilles résonnèrent encore longuement dans la tête du petit garçon. Elle ne l’avait pas vu et c’était tant mieux. Maximini n’avait pas envie que sa mère le voit ainsi, recroquevillé derrière le bureau interdit de son père. Surtout pas lorsqu’il avait des larmes sur ses joues. Il avait mal mais pas uniquement à cause de ce qu’il venait d’entendre, il y avait bien longtemps qu’il se doutait que ses parents ne l’aimaient pas même si cela faisaient toujours souffrir de l’entendre mais il avait mal parce que Marie lui avait menti. Il se souvenait parfaitement bien des discussions qu’il avait eut avec elle : « Dis, Marie, Maman elle m’aime ? » « Mais oui mon lapin, lui répondait elle, ce n’est pas parce que tu la vois pas souvent qu’elle ne t’aime pas. Je suis sûre qu’elle t’adore par-dessus tout et quoi qu’il arrive n’oublies pas que moi aussi je t’aime ! » Tu parle d’un amour, il n’existait pas cet amour. Depuis sa naissance, c’était de la comédie. Sa mère faisait semblait de l’aimer et ça il l’avait bien compris dans cette discussion, c’était une des seules choses d’ailleurs parce que cette histoire de garder ou pas un bébé, il n’avait absolument rien saisi. IL ne voyait nulle part de bébé ici mais il ne s’inquiétait même plus d’essayer de comprendre cela alors que pourtant le jeune enfant avait toujours besoin d’explication. Là, tout ce dont il avait besoin c’était de pleurer. Il se laissa donc aller, versant toutes les larmes de son corps. Il se sentait déchiré, vide et trahi. Il laissa sa tristesse sortir n’ayant cure d’une des seules discussions qu’il avait eu avec son père et où celui-ci lui avait dis « N’oublies jamais qu’un Middle ne pleure pas ! ». Et bien, cette fois-ci, l’enfant Middle il pleurait encore et encore. Il n’arrivait pas à arrêter. Ses larmes coulaient les unes après les autres sans faire de bruits salissant juste les joues rouges et rebondies du jeune garçon…Serrant le doudou que Marie lui avait offert contre lui, il resta là, longuement se repassant en boucle les paroles de sa mère « J’ai vu naître pour lui une indifférence des plus totales ! ». Que de douleur, que de chagrin, que de souffrance et que de haine dans le petit cœur du super héros.

    NANCY_ « Hey, petit bonhomme, qu’est ce que tu fais là ? »

    Maximilien redressa vivement la tête. Il était tellement plongé dans ses souffrances qu’il n’avait pas entendu la femme arrivée. Soulagé qu’il ne s’agisse pas de sa mère, Maximilien entoura vivement ses petits bras autours du coup de la cuisinière que le souleva pour le prendre dans ses bras. Dans un besoin irrépressible d’amour, Maximilien serra son petit corps glacé et tremblotant dans les bras de cette femme à qui il ne parlait presque jamais. Finalement, lorsqu’il se fut enfin un peu calmé, il releva sa petite frimousse, dégagea ses cheveux de son front et plongea ses jolies petites pupilles bleues dans celle de la jeune femme. Il décida de mentir, il ne voulait pas raconter cette histoire, à personne, même Marie ne le saurait pas et puis il se sentait tellement fatigué par cette escapade et surtout par ce qu’il venait d’entendre qu’il n’avait plus qu’une idée en tête : être dans son lit près de ses peluches et dormir encore et encore pour oublier ce vide, cette solitude, cet abandon et cette peine grasse qui s’étaient éprise de lui. Il murmura alors pour ne pas que son père ne l’entende :

    MAXIMILIEN_ « J’avais faim, je venais chercher quelque chose à manger mais je me suis perdu…J’ai pris peur alors voilà. »

    Sa petite bouille d’ange ne fit nullement douter Nancy de la véracité des propos que lui racontait le jeune blondinet. La jeune femme ne quittait que très rarement ses cuisines sauf pour aller se coucher et c’était ce qu’elle était sur le point de faire avant de croiser le fils Middle. Elle l’embrassa alors sur le front tandis que le petit homme reposait déjà sa tête sur ses épaules prèt à s’endormir. Nancy était une femme assez forte et porter un enfant de quatre ans n’était pas un grand obstacle pour elle. Alors, elle se mit en route direction les escaliers qu’elle grimperait quatre à quatre pour remettre Maximilien dans son lit. Elle ne se doutait nullement que l’opération commando du petit ange qu’elle tenait dans ses bras s’était transformée en véritable cauchemar juste à cause des voix derrière la porte !


_________________
Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Dernière édition par Maximilien E. Middle le Jeu 23 Déc 2010 - 8:55, édité 7 fois
Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin} Mar 30 Nov 2010 - 18:38

CHAPITRE 1
Et la terre tourne toujours! Et l'enfant grandit!



MANOIR MIDDLE - 2199
    Il faisait frai dehors mais cela n’avait jamais empêché Maximilien de courir, bien au contraire. Enfermé dans cette cage d’objets, d’or et d’argent qui était la sienne, il se trouvait souvent bloqué dans ses mouvements, limité dans ses actions et réprimé dans ses envies d’air et de liberté. Il n’avait pour seul contact que sa nounou et cet enfant du quartier que Marie avait plusieurs fois réussi à faire venir chez eux : Léo Sanchez. Contrairement à ce que le petit blond aurait cru, ses parents n’avaient rien dis et avaient même finis par juger bon de laisser le petit voisin venir jouer avec leur fils. Sans doute se disaient-ils qu’ainsi l’héritier aurait moins envie de visiter le monde extérieur. Cette théorie aussi stupide que blessante consistait à dire que si Maximilien Enzo Morgan Nathanaël Middle voulait voir le monde extérieur, il suffisait d’emmener le monde extérieur à lui pour calmer ses ardeurs. Ce qui était faux bien entendu, lorsque Léo était là, le petit bonhomme ne faisait que lui poser des questions, se demandant comment est ce que c’était d’aller à l’école, comment étaient les rues, les alentours, les magasins tout ce monde qu’il ne voyait que lorsqu’il devait aller à des soirées mondaines. Il percevait alors des bouts de routes, des chaussées, des têtes humaines mais au final il ne faisait que passer d’un château à un autre château et rien ne changeait vraiment, il était juste enfermé ! Voilà pourquoi, l’enfant aimait tant aller dans son jardin qui non content d’être un jardin était aussi une piscine intérieur, une piscine extérieur, un terrain de sport sans oublier, les écuries, les prés et le bois de derrière auquel il n’avait accès qu’en compagnie de son professeur d’équitation mais le jardin et le terrain de sport lui suffisaient déjà. IL pouvait courir, sortir la colère de son sang, la brusquerie de ses nerfs, la chaleur de ses muscles. Il pouvait se rouler dans la boue, nager habillé et nager nu. Enfin, lorsqu’il était dehors en compagnie de Marie, il pouvait laisser son instinct animal ressortir, il pouvait jouer au basket, prendre sa petite planche de skate et tomber encore et encore, il pouvait se faire mal. Déjà enfant, cette douleur inconsciente de la chute et des égratignures lui faisait du bien, la peur de tomber le soulageait. Elle lui permettait de s’exprimer, de vivre. Il pouvait sortir sa rage contenue, sa douleur enfermée et sa tristesse enfuie. Il se sentait humain, il se sentait vivre et inconscient des troubles qu’il développait de ce besoin gras et presque absurde de vide qui le prenait, l’enfant courait à en perdre haleine, tombait, se salissait mais n’en n’avait cure. Rires s’échappaient de sa bouche, sourires se laissaient voir et joies se lisaient dans ses yeux.

    MARIE_ « Allez mon petit ange, viens, on va se changer. Ton cours de Latin va bientôt débuter », Commença Marie.
    MAXIMILIEN_ « Encore un peu s’il te plait ! »
    MARIE_ « Je voudrais bien Enzo mais si tes parents s’en aperçoivent… Non ! Allez viens et plus vite tu auras finis plus vite Léo pourra venir jouer avec toi ! »

    Marie était le rayon de soleil dans la vie de Maximilien. Elle remplaçait sa mère, elle avait pris toute la place dans le cœur du petit bambin âgé à peine de six ans. Elle l’aimait, elle l’élevait, elle s’occupait de lui. Maximilien l’aimait comme si elle lui eut donné la vie. Elle était une partie de son âme, une partie de son cœur et il affectionnait particulièrement les histoires qu’elle lui contait le soir avant d’aller dormir. Ces contes dans lesquels il était plongé, ce monde merveilleux qui lui apprenait que les mots étaient la plus belle des choses sur cette planète. La musique des phrase de Marie le berçait et ce depuis sa tendre enfant. Il ne pouvait vivre sans elle. Elle était la seule à l’appeler par son deuxième prénom : Enzo. Ce prénom était le seul qui sortait de sa bouche. La douce nounou disait que « Enzo » ressemblait au mot « Ange » et c’était ce qu’il était pour elle : un petit ange. En effet, si Marie avait pris la place d’une mère dans le cœur de Maximilien, celui-ci avait pris la place du fils dans le cœur de la nounou qui depuis des années ne trouvait ni homme à son pieds ni bébé à son ventre. Elle s’occupait de lui comme personne ne l’aurait fait et contrairement aux autres domestiques de la maison elle se refusait à l’appeler « Monsieur Middle » en l’absence de ses parents. Elle voulait aimer cette enfant et c’était donc elle qui lui donnait tout l’amour dont il avait besoin pour grandir, toutes les explications. Elle lui apprenait à faire la différence entre le bien et le mal, elle lui parlait, le berçait et apaisait ses craintes par la seule mélodie de sa voix et de ses mots. Tout était magique chez Marie et Maximilien l’aimait à s’en crever les yeux, il l’aimait d’un amour pur. Il avait besoin d’elle, de sa présence, de ses encouragements, de son âme, de sa main, de ses bras, de son cœur, de son corps, de sa chaleur, de son amour, de ses câlins, de ses bisous. Tout chez Marie qu’il se prenait parfois à appeler « maman » lui était nécessaire !

    Maximilien acquiesça de loin et donna quelques coups de pieds assez fort par terre pour donner l’impulsion nécessaire à son skate-board afin de le laisser filer droit jusqu’à sa nounou. Il arriva justement exactement face à elle, à quelques centimètre de sa petite Marie qui n’avait pas bougé d’un pouce et qui l’attendait au bout de la piste avec un énorme sourire sur le visage et les bras grands ouverts pour l’accueillir tout contre elle et Maximilien descendit alors de son « engin dangereux », comme disait parfois son père au dîner, et vint se blottir tout contre la demoiselle qui lui rendit son étreinte avant de le prendre pas la main pour traverser tout le jardin en direction du manoir. Ensuite, elle l’emmena dans l’aile est du château qui était la sienne et, dans la salle de bain, lui enfila des vêtements descends qui n’étaient pas ceux qu’il avait mis pour aller dehors et lui passa un peu d’eau sur le visage, le coiffa, le parfuma un peu afin de le rendre présentable aux yeux de son précepteur privés et l’emmena dans la bibliothèque, le serrant une dernière fois contre elle devant les portes avant de laisser son petit bonhomme de six ans et demis entrer seule dans cette immense pièce, remplie de livre que plus tard, elle en était certaine, il prendrait un malin plaisir à dévorer ! Il avait une telle soif d’apprendre ce petit…


    MAXIMILIEN_ « Bonjour Monsieur Clington ! »
    PRECEPTEUR_ « Bonjour Monsieur Middle, venez donc vous asseoir. Aujourd’hui nous allons commencer par la révision des premières et deuxièmes déclinaisons ainsi que de la première conjugaison. Puis nous passerons à la deuxième déclinaison. J’espère que vous avez bien étudier ! »
    MAXIMILIEN_ « Oui Monsieur. Rosa, rosa rosam, rosae, rosae, rosa… »

    Et comme à chaque fois qu’il pénétrait dans cette pièce pour continuer sa formation de petit bourgeois, Maximilien récitait ce qu’il avait appris à la leçon précédente. IL adorait avoir cours, Maximilien aimait apprendre mais parfois il aurait voulu aller à l’école, comme tous les autres enfants, comme tout le monde…Mais ses parents disaient que le niveau scolaire était faible, que les autres n’étaient pas à sa hauteur et donnaient donc à leur fils une éducation privées. Depuis ses quatre ans et demi, il avait des cours. IL savait depuis ses cinq ans lire et écrire couramment ainsi que compter et accomplir de petits calculs. Il avait ensuite commencé à avoir des petits cours d’histoire, d’histoire de la littérature, de faible géométrie ainsi que des cours de latins prononcé, un peu comme Montaigne au XVIème siècle. Ses parents voulaient pour lui une éducation d’érudit, d’homme soigné et compétent…Et Maximilien ne s’en plaignait pas…Sauf lorsqu’il jouait mais il aimait apprendre, savoir, comprendre. Les cours de littérature et de latin étaient sans conteste ses préférés pour l’instant. Il aimait moins ses mathématiques mais savaient que c’était utile pour la formation de l’esprit alors il s’appliquait également…Au bout de deux heures enfermés dans cette pièce, buvant les paroles de son précepteur, récitant sa grammaire latine par cœur, comme un bon petit, Marie finit par venir toquer à la porte, saluant Monsieur Clington et expliquant qu’il était l’heure pour Maximilien de manger, que ses parents l’attendaient à table. Maximilien sourit alors, s’inclina en forme de respect pour saluer son professeur qu’il remercia ensuite et quitta la pièce, main dans la main avec sa nounou qui l’aida à descendre tous les escaliers du château et à arriver dans la salle à manger. Laura et Noah Middle étaient déjà installés et attendaient manifestement leur unique enfant.

    MARIE_ « Monsieur Middle, Madame Middle », Salua Marie.
    NOAH_ « Bonjour Marie, merci d’avoir été cherché Monsieur Middle Junior, vous pouvez disposer. Un plat vous attend dans la cuisine ! Approchez Maximilien, venez vous installer ! »

    Marie fit un clin d’œil distrait à son petit protégé comme pour lui donner du courage et pour lui offrir la force de supporter un dîner entier avec ses parents puis disparut sans demander son restes. Les domestiques ne mangeaient, bien entendu, pas avec la famille…Maximilien seul alors avec la froideur de ses parents vint s’installer à table, à sa place. Plaça sa serviette sur ses genoux, comme tout homme du monde, et attendit que la domestiques les servent tous et que son père commence à manger pour qu’il puisse suivre également. Nancy avait au préalable coupé gentiment sa viande en petit morceaux, afin qu’il n’ait pas à le faire car la cuisinière savait que le petit avait encore du mal à gérer son couteau alors tout content, il savourait son repas en compagnie du silence pesant que lui offraient ses parents…Le repas s’avançait alors longuement, comme à chaque fois, jusqu’à ce que Middle père prenne la parole pour s’adresser un peu à cet enfant qui ne comptait pas beaucoup pour lui :

    NOAH_ « Alors Maximilien ? Comment s’est passé votre cours de latin ? »
    MAXIMILIEN_ « Très bien, père. Monsieur Clington a dit que j’apprenais vite, que j’étais un très bon élève ! »
    NOAH_ « C’est satisfaisant ! Et que comment comptez-vous occuper votre temps d’ici votre cours de géométrie de cette après-midi ? »
    MAXIMILIEN_ « Marie a, semble-il, inviter mon ami Léo à jouer un peu. Nous irons sans doute dans le jardin ou dans les écuries ! »
    NOAH_ « Votre passion et votre amour pour les chevaux vous perdre mon fils, mais qu’il en soit ainsi ! »

    Maximilien réprima un sourire de soulagement. Son père ne s’était pas opposé à son programme de petit enfant et s’était une bonne chose. Une fois la fin du repas, il quitta la table et partit rejoindre Marie dans la cuisine…Il patienta à ses côtés qu’elle ait fini de manger puis tous deux partirent s’installer dans le salon, jouant à un jeu de société en attendant que le petit Sanchez montre le bout de son nez. Et vingt minutes après, Léo apparut aux côtés de majeur d’homme qui s’occupait de veiller sur la porte et d’accueillir les visiteurs. Le petit bonhomme aux cheveux noirs contemplait se domestique avec un air étonné. Jamais encore, Léo n’avait pu s’habituer à la vie de Maximilien…Mais il n’était pas là pour ça. Les deux amis se connaissaient depuis leurs deux ans, depuis le jour où Marie avait essayé de faire une petite fête d’anniversaire à Maximilien en invitant les enfants du quartier. Aucuns parents ne les avaient emmenés sauf les Sanchez qui avaient apporté Léo, le confiant à Marie qui se sentait un peu soulagé de n’avoir que deux bébé à surveiller mais était triste pour Maximilien qui, de toute façon, n’avait pas compris grand-chose et ne savait même pas exactement pourquoi il était là…Bref, les deux enfants, maintenant âgé de six ans et plus partirent jouer dehors. Ils passèrent une bonne partie du temps dans les bois et près des écuries à caresser les chevaux puis, ils allèrent faire un peu de skate et s’amuser avec un ballon de basket. Pour finir, ils nagèrent un peu dans la piscine intérieur de l’aile est Middle Junior avant d’aller jouer dans la chambre du petit blond, jusqu’à ce que Léo doive partir parce que Maximilien devait aller assister à son cours. Le cours se passa également sans encombre et ce jusqu’à dix-huit heure. Marie revint chercher le bambin pour lui faire prendre sa douche et cette fois-ci l’habiller d’un costume afin que ses parents l’emmènent à une réception donné par les Selinger qui étaient parents d’une petite fille, d’un an plus âgée que lui, Tempérance !

    C’était le quotidien du jeune bambin. Il était souvent libre le matin jusqu’à devoir aller à un cours qui durait entre deux et trois heures puis le déjeuné avec ses parents et souvent, le week-end, Léo venait jouer le reste de l’après-midi jusqu’à l’autre cours de Maximilien ou venait parfois en fin de soirée pour lui raconter sa journée et passer du temps avec lui lorsque Maximilien, lui-même, n’avait pas cours ! Et puis, le soir soit il dînait avec ses parents puis jouait encore avec Marie avant qu’elle ne le mette tendrement au lit ou alors, il avait une réception mondaine avec ses parents et sortaient de chez lui, le temps du trajet jusqu’au château d’une autre famille et rentrait, fatigué de s’être bien tenu, puis il allait se coucher seul comme un grand. Ce n’était pas une vie formidable et si Maximilien n’avait pas Marie, il serait sûrement devenu un hautain garnement, comme Tempérance, fier de cette vie de château, fier de tout recevoir su un plateau d’argent, fier d’avoir tout ce qu’il souhaitait rien qu’en ouvrant la bouche. Mais Marie l’aimait, Marie lui racontait la vie de dehors, lui expliquait les gens, la pauvreté et il comprenait alors la chance qu’il avait mais jamais il ne regrettait tant de ne pas pouvoir sortir…Il voulait parfois tellement aider les gens mais il était enfermé à l’intérieur de son manoir, sans pouvoir sortir alors il attendait patiemment ses onze ans…Quand il irait à Poudlard et que tout changerait enfin pour lui…



MANOIR MIDDLE - 2204
    LEO_ « Tu crois qu’on ira dans quelle maison, toi ? »
    MAXIMILIEN_ « Hé, tu m’en poses des questions toi…Je ne sais pas ! Mais c’est trop cool que tes parents ont acceptés que tu dormes ici ce soir. Demain nous irons tous à la gare, t’imagine, enfin ! Avec toi, tes parents et Marie ! »
    LEO_ « Ouai ! C’est géniial ! Je suis trop heureux ! On va enfin apprendre la magie ! C’est formidable ! Poudlard nous ouvre ses portes ! »
    MAXIMILIEN_ « Ouai ! C’est clair ! Et on pourra utiliser nos toutes nouvelles baguettes ! C’était tellement génial sur le chemin de traverse, hein ? Et le magasin de farce et attrape ! Je pense que nous sommes les élèves qui en avions acheté le plus ! On a nos valises pleines de farces ! »
    LEO_ « Oui et les bouquins ! Heureusement que Marie a su les réduire pour les rentrer dans nos valises parce qu’avec tous les bouquins supplémentaire qu’on a pris ! »
    MAXIMILIEN_ « C’est sûr ! Tiens en parlant de livre, passe-moi celui qui est sur ma table de nuit, s’il te plait ! Y a une description complète des maisons là dedans ! »
    LEO_ « Tiens »
    MAXIMILIEN_ « Merci. Ecoute ça : Toutes les qualités qui possèdent les élèves de chaque maison. Gryffondor : courageux. Serdaigle : Intelligent. Poufsouffle : Fidèle. Serpentard : Ambitieux. Alors jusque là ? »
    LEO_ « Hum… J’espère mais certainement pas serpentard ! Je nous vois bien à serdaigle… »
    MAXIMILIEN_ « C’est vrai ! On pourra même fonder le club des intellos ! »
    LEO_ « C’est sûr ! »
    MAXIMILIEN_ « Bon…On ferait peut-être mieux de dormir non ? Pour être en forme demain ? »
    LEO_ « Oui tu as raison…Demain nous allons à Poudlard ! Bonne nuit Maxou. »
    MAXIMILIEN_ « Bonne nuit, Léo ! »

    Les deux enfants se sourirent et se serrèrent une dernière fois dans les bras l’un de l’autre, heureux d’être ensemble ce soir, heureux d’être comme deux frères, inséparables jusqu’au bout des ongles. Heureux de commencer une nouvelle aventure ensemble ! Ils allaient apprendre la magie. Maximilien éteignit finalement d’éteindre la lumière et ils couchèrent chacun leur tête sur leur oreiller. Maximilien s’endormir dans le bonheur, satisfait, joyeux. Il allait apprendre à faire des potions ! C’était ce qui le motivait le plus, ce pour quoi il était le plus impatient ! Et aussi de quitter ce monde, ses parents ! Marie allait sûrement lui manquer mais il allait apprendre à vivre, enfin, être libre ! Il allait rencontrer plein de gens, des gens comme « Monsieur tout le monde », il allait pouvoir se faire d’autres amis, courir, sauter, jouer, tutoyer des gens ! C’était un réel plaisir et jamais il n’avait été aussi impatient de toute sa vie… Jamais !


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Dernière édition par Maximilien E. Middle le Jeu 23 Déc 2010 - 8:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin} Mar 30 Nov 2010 - 18:39

CHAPITRE 2
Et des rencontres qui changent la vie!



RENCONTRE 1 -- LE TRIO DE BRONZE
    C’était une magnifique journée que s’annonçait pour le jeune bambin à la chevelure d’or. Jamais il n’avait senti en son cœur autant d’allégresse que lorsqu’il s’était assis à l’arrière de la voiture moldue des parents de son ami Léo. Le père conduisait, la mère Sanchez était sur le siège passager et Maximilien, Léo ainsi que Marie s’étaient serrés sur le siège arrière. Jamais le jeune riche n’aurait crû que ses parents le laisseraient aller non seulement avec Léo mais en plus dans une miteuse voiture moldue à Poudlard et il se demandait bien comment sa baby-sitter avait fait son compte pour réussir un tel miracle ! Mais elle avait exhaussé son vœux et il se trouvait là, la cage de sa toute jeune chouette sur les genoux, des chocogrenouilles pleins les poches et, en plus de sa valise, un sac à dos rempli à raz-bord de livres allégés. Quel plaisir ! Au bout d’une heure de trajet durant lesquels, les parents Sanchez avait fait sa connaissance, car ils ne l’avaient jamais vraiment vu étant donné que les Middle n’avaient jamais laissé leur fils aller chez Léo et ils avaient aussi chanté de vieilles chansons moldues que Maximilien connaissait aussi grâce à Marie. La voiture se parqua lentement et le père Sanchez fila chercher un chariot tandis que les enfants, Marie et la mère de Léo déchargèrent le coffre de la voiture. Après avoir tout empilé sur l’engin roulant, les cinq personnes se mirent en route. Le père poussait le chariot, les deux femmes papotèrent l’une à propos du blond, l’autre à propos du brun tandis que les enfants, eux, plus que joyeux et impatients, couraient devant vers la fameuse voix 9 ¾…

    Les Adieux, cependant, furent beaucoup plus difficiles que les deux garçons l’avaient prévu. A vrai dire, ils n’y avaient pas vraiment pensé mais lorsque vint le temps de faire un dernier câlin sur la voix avant de montrer dans le train…Cela fut vraiment compliqué et ni Léo ni Max ne purent retenir quelques larmes de couler ! Après de longues embrassades, de nombreux baisers et promesses de lettres régulières, les deux petits montèrent ensemble dans le train et traînant leurs lourdes valises derrière eux se mirent à la recherche d’un compartiment vide, où ils pourraient avoir un peu de calme. Ils finirent par en trouver un et s’aidant mutuellement, ils placèrent leurs bagages dans les filets avant de s’installer enfin l’un en face de l’autre et de commencer à jouer au jeu d’échec version sorcière qu’ils avaient apporté pour s’occuper. A un moment, la porte s’ouvrit pour laisser apparaître la tête de la vendeuse de bonbon, comme Maximilien l’avait déjà surnommé et le blondinet en acheta tout une flopée pour deux. Puis, tout en discutant, ils se remirent à jouer jusqu’à ce que le compartiment s’ouvre sur un jeune garçon qui devait avoir leur âge. Il avait de longs cheveux noirs, des yeux bleus perçants et le regard tellement triste. Plus tard les deux inséparables apprendront que c’était parce qu’il venait de rencontrer son frère jumeau pour la première fois et que cela n’avait pas été extraordinaire. Mais pour l’instant, le petit être à l’air timide s’avança un peu et murmura d’une voix faible :


    TRAVIS_ « Il n’y a plus de place nulle part…Je peux me joindre à vous ? »

    Jamais les deux enfants n’auraient cru que ce premier contact allait être le départ d’une grande amitié et pour cause, Travis était tellement différent d’eux. Lorsqu’il lui avait permis d’entrer et de s’installer, Cohen s’était mis dans un coin du compartiment, le plus loin possible des deux autres enfants et si au début, Maximilien et Léo s’était contenté de se regarder d’un air entendu, ils n’avaient pu résister longtemps à lui faire la conversation, à le mettre à l’aise, à lui proposer des sucreries et c’est ainsi qu’ils firent lentement connaissances, qu’ils grimpèrent à trois dans la barque que les mena au château, qu’ils passèrent sous le choixpeau qui les envoya tous les trois à serdaigles et qu’ils se virent attribuer le même dortoir avec un autre garçon, nommé Tristan, qu’ils apprendront être le jumeau du jeune Travis. Et c’est ainsi qu’un trio extraordinaire se forma. Jamais on ne les voyait séparé et si les disputes étaient parfois fréquentes entre Léo et Travis, Maximilien était toujours là pour calmer le jeu, se plaçant parfois entre les deux jeunes gens. Et puis ils grandirent tous les trois ensembles, prenant parfois des chemins différents mais se retrouvant toujours. Maximilien et Léo devinrent de véritable fêtard, toujours à fumer, boire, se socialiser, devenant chaque jour plus « populaire » tandis que Travis restait toujours un peu plus effacé, plus raisonnable, leur empêchant parfois de commettre de trop grosses bêtises, les forçant parfois à travailler lorsqu’ils n’avaient pas fait le nécessaire. Travis était devenu une partie d’eux, une partie nécessaire à leurs survies, un frère…Ils étaient comme trois jumeaux, toujours là pour s’aider, s’écouter, se supporter. Ils pouvaient avoir une entière confiance l’un et l’autre jamais aucun ne se sentit exclus… Jamais !



RENCONTRE 2 -- UNE TROISIÈME MAMAN
    C’était une très lourde soirée pour le jeune serdaigle de deuxième année. La rentrée avait très mal commencé et pour cause, ses vacances s’étaient déjà excessivement mal déroulées. En effet, alors que tout se passait très bien, que la joie régnait dans la maison Middle car le fils se sentait aux anges à Poudlard, Marie était venu le voir dans sa chambre, tandis qu’il était allonger à voir un livre et lui avait demandé si ils pouvaient parler un moment. Maximilien n’avait, bien évidemment, pas pu refuser et c’était ainsi qu’elle l’avait pris dans ses bras, serré bien fort, l’embrassant partout où sa bouche pouvait se poser et lui avait annoncé qu’elle devait partir car durant le temps où il avait été à Poudlard, comme elle le lui avait écrit par lettre, elle avait rencontré un homme et aujourd’hui, elle était enceinte et les Middle ne voulait pas d’une femme enceinte, donc à demis capable, pour s’occuper de leur fils et ce, même pendant les vacances. Il lui fallait un autre travail ! Maximilien avait pleuré des heures et des jours entiers même si Marie lui avait promis qu’ils s’écriraient souvent et qu’ils se verraient dès que possible, cela avait été une très lourde perte pour l’enfant, comme un abandon et il ne s’en remettait pas. Il passait ses journées entières à ruminer le départ de Marie qu’il n’avait pas revu depuis et qui lui manquait terriblement et ni Léo, ni Travis n’avaient réussi à lui remonter le moral ! Jamais encore ils n’avaient vu leur ami dans un tel état de tristesse mais ils le comprenaient. Marie était comme une mère pour Maximilien, au contraire de sa véritable génitrice qui ne l’avait jamais vraiment regardé. C’était cette jolie jeune femme qui l’avait pris dans ses bras la première fois à sa naissance –les parents Middle l’avaient en effet engagée avant la naissance du bambin-, elle qui l’avait nourri, lui avait appris à parler, à marcher, à réfléchir, elle qui lui avait donné tous l’amour dont il avait besoin, qui l’avait fait grandir, elle qui l’avait couché tous les soirs. Marie était sa maman, sa deuxième maman, sa vie entière…Et elle l’avait abandonnée…

    Et le petit se sentait mal…Il ne cessait de voir ses notes baisser, d’accumuler du retard dans son étude et dans ses devoirs à remettre et aucun professeur ne comprenait vraiment pourquoi…Vous comprenez, « le fils Middle » ne manque de rien, voyons, ses parents le gâte…il a tout ce qu’il désire ! Oui tout…Tout sauf l’amour et c’était ce dont il avait excessivement besoin…Alors ce soir, comme les autres soirs depuis le début de la semaine, il était assis à la table des serdaigles et bûchait sur un travail et ce soir c’était sur un devoir d’astronomie qu’il aurait dû rendre depuis une semaine mais Caleigh Johansson lui avait donné un délai et il comptait bien lui rendre ce soir pour lui prouver qu’il était digne de confiance et pas juste un « gosse de riche qui profitait du pouvoir de papa et Maman ». Et puis…Alors qu’il mettait enfin le point final à son travail, un hibou grand duc majestueux vint cogner son bec contre la vitre de la salle commune. Reconnaissant l’oiseau de son paternel, le jeune garçon se leva et vint récupérer son courrier ! C’était une lettre de Noah Middle. Maximilien l’ouvrit avec empressement…Pour une fois qu’il recevait du courrier de son père ! Il se mit alors à la lire… :

    Maximilien Middle,
    Fils, depuis ton retour à Poudlard j’ai eu quelques discussions avec des amis hauts placés qui m’ont annoncés que tes notes étaient en baisse. Cela ne m’étonne pas de toi. La rigueur n’a jamais été ton fort et à vrai dire je ne t’écris pas pour te faire part de cette déception car il n’en s’agit que d’une parmi tant d’autres et puis, j’ai rapidement compris que tu ne serais jamais à la hauteur de nos attentes. Non je t’écris à cause de ton comportement. Es-tu seulement digne de porter notre nom ? Es-tu réellement mon fils. Les Selinger nous ont raconté que, d’après Tempérance, tu traînes avec des moins que rien, tu la vouvoie, tu as cessé de te tenir droite et tu cours partout avec les autres enfants qui te sont normalement inférieur ! Ne peux-tu donc pas te tenir tranquille. J’ai toujours su qu’une fois à Poudlard tu n’en ferais qu’à ta tête et tu renierais ton éducation mais je ne pensais pas que cela nous affecterais ta mère et moi ! Tu nous fais honte, tu nous embarrasses. Si tu veux te comporter comme un chien, libre à toi mais veilles au moins à te tenir correctement lorsque des enfants de ton rang se trouvent à proximité.
    Bien à toi,
    Noah Middle.

    Il se sentait si minable, il se sentait si pathétique, si ridicule, si petit, si nul. IL n’était pas à la hauteur et il ne l’avait jamais été. Ses parents l’avaient toujours sur estimé, il n’avait jamais été capable de rien faire et ce depuis qu’il savait tenir sur ses jambes. Il y avait toujours quelque chose à critiquer chez lui et si sa nounou avait beau dire que c’était faux, qu’il était un petit garçon parfait, sa mère, elle, ne le regardait même pas ! Il ne valait rien. Il n’était pas capable d’être un Middle mais voulait il seulement réellement en être un. Ces soirées horribles où il devait se tenir droit, ne pas courir, ne pas jouer, ne pas s’amuser avaient toujours été des scènes de tortures pour lui. Il devait manger de la nourriture qui à peine sur sa langue lui donnait envie de vomir mais il devait finir son assiette et oublier les bons petits pois de sa mère de remplacement, sa nounou préférée et même ceux que Nancy, la cuisinière, préparait spécialement pour lui. Non il devait manger ces horreurs en se tenant parfaitement droit, ne jamais se tromper de couvert et ce depuis ses cinq ans. Ce n’était pas une vie ! Lorsqu’il pouvait aller chez Léo, c'est-à-dire rarement, il pouvait voir à quel point la famille de son ami était heureuse et unie. Léo avait la possibilité de courir et de jouer, de parler à table pour donner son avis et même parfois de recracher ce qu’il n’aimait pas…Il était souvent arrivé à Maximilien de jalouser son ami et ce surtout sur la relation qu’il nouait avec ses parents mais c’était trop tard. Il était un Middle. Un mauvais Middle apparemment. Mais le jeune enfant n’était pas seulement triste, il était aussi terriblement en colère. Il ne pouvait pas être comme eux, il n’y arrivait pas. Comment pouvait-on considéré qu’on était supérieur aux autres à cause de l’argent. Il était loin de l’être et il avait pu le constaté, ici à Poudlard. Il n’avait pas le droit de se faire des amis qui n’étaient pas de son rang mais Maximilien adorait Léo, le pauvre et Travis, l’enfant de camé. Il ne pouvait pas s’en séparer…Non, jamais ! IL devait penser à autre chose, tout de suite, maintenant et il devait absolument oublier !


    CALEIGH_ « Hum, hum. Bonjour, que puis-je faire pour vous? »

    Cette voix, ci douce lui rappela celle de sa Marie et ce ton si calme lui rappela ses rêves qu’il avait eut d’entendre un jour sa mère lui parler ainsi au lieu de l’ignorer mais ce n’était que des rêves stupides et utopiques. Il fallait qu’il soit fort, qu’il soit enfin un Middle. Il devait parler de son devoir à son professeur d’astronomie mais c’était au dessus de ses forces. Il en était incapable. Ces mots écrits sur le parchemin lui revenaient toujours en tête surtout ce « j’ai rapidement compris que tu ne serais jamais à la hauteur de nos attentes ». Il n’arrivait pas à surmonter sa douleur alors il tourna le dos à son professeur pour avoir au moins la décence de ne pas pleurer devant elle. Il fallait qu’il s’assoie. Son petit corps ne le tenait plus, il se dirigea alors vers le canapé et fondit en sanglot. IL ne pouvait plus. Il se sentait encore plus minable de pleurer ainsi mais son professeur se dirigea doucement vers lui…IL n’arrivait pas à parler tant il était secoué par ses pleurs alors il lui tendit sa lettre en guise d’explication. La jeune femme la lut et se mit immédiatement à côté de lui pour le prendre dans ses bras…

    CALEIGH_ « Je suis là. Fais-moi confiance, à partir de ce jour je serai toujours là pour toi. »

    Il se pencha alors sur le côté et elle le prit dans ses bras. Il sentit ses cheveux se mouiller un peu et devina qu’il pleurait aussi. Il comprit alors qu’elle avait dis vrai dans ses paroles. Elle serait toujours là pour lui et ce quoi qu’il arrive. Il sentit le cœur de son professeur battre contre sa petite tête alors que celle-ci pleurait contre sa poitrine. Il se sentait si mal, si triste…Il resta ainsi longtemps jusqu’à ce que ses sanglots se calme et alors seulement il se détacha pour la regarder dans les yeux mais la seule chose qu’il réussit à faire fut un petit sourire timide…

    Depuis ce jour, en effet, Caleigh tint parole et s’occupa de lui comme une troisième mère, comme sa génitrice aurait dû le faire ou comme Marie le faisait autrefois. Elle le protégeait, l’écoutait, prenait toujours du temps après ses cours pour venir lui parler, le conseiller et régulièrement il allait chez elle. Elle cuisinait alors, l’appelait « fiston », le serrait dans ses bras, lui offrant ainsi l’amour qu’il ne recevait plus, discutait de ses attentes, de ses craintes, de son futur. Parfois, il dormait dans son appartement et elle le berçait le soir et ce même encore aujourd’hui, alors qu’il avait dix-sept ans passés. Caleigh était devenu pour lui un pilier essentiel dans sa vie. Il avait besoin d’elle et régulièrement c’était vers elle qu’il se tournait en cas de soucis. Caleigh était définitivement sa troisième maman !



RENCONTRE 3 -- L'amour de sa vie
    Maximilien n’était pas vraiment un homme stable. Avec ses amis, bien entendu, il l’était et tout le monde, dans ce château, savait qu’il pouvait compter sur le jeune Middle en cas de problème car il répondait toujours présent aux appels, était de bon conseils, un bon confident, digne de confiance, responsable, prêt à tout pour aider les gens même à se sacrifier lui-même, toujours disponible, serviable, franc, honnête, capable, grâce à son humour, de changer les idées de n’importe qui…Maximilien était en plus un être adorable, plein d’amour, passionné et passionnant, fasciné et fascinant ! Le jeune avait tout pour plaire, y compris un physique accueillant, un sourire sincère et rassurant affiché sur le visage et cette envie quotidienne de toujours défendre les plus faibles ! Mais l’adolescent si parfait possédait quand même quelques fameux défauts. Hormis son addiction à la cigarette, la quantité de boissons alcoolisées ingurgitées ainsi que sa passion pour la fête, il n’était pas stable dans ses relations amoureuses que l’on qualifierait plutôt de sexuelles. Attention, il n’était pas un Dom Juan sans cœur. Non, jamais il ne mentait aux filles, leur promettant monts, merveilles et lune mais il les collectionnait malgré tout et si chaque soir une jeune demoiselle différente ne tombait pas dans son lit, c’était au moins une par semaine…Le sexe était pour lui un moyen de s’exprimer, d’oublier, d’avancer et comme, par son honnêteté, il évitait au maximum de faire souffrir les filles auxquelles il expliquait toujours la situation sans détour, tout était parfait pour lui…Sauf que depuis à peu près un an, une demoiselle et même plutôt une femme lui avait tapée dans l’œil et cette ravissante personne n’était autre que son professeur de potion, directrice de sa maison : Loréana Wilde !

    Au début, comme pour tous les élèves, de ce château, Miss Loréana Wilde n’avait été qu’un fantasme de petit étudiant. Il fallait reconnaître qu’elle était d’une grande beauté et, osons le dire, elle était super sexy et vachement « bonne » ! Tous les étudiants de se château sauf les gays, avaient au moins une fois dans leur douche pensé à la demoiselle et Maximilien ne faisait pas exception et puis, petit à petit il s’était fixé la resplendissante jeune femme comme un défi, un exploit à réussir. Ainsi donc il se mit à la draguer, d’abord délicatement, doucement, discrètement, avec classe et puis, constatant qu’elle se prenait à son jeu tout en fixant certaines limites, il commença à y aller plus franc jeu jusqu’à ce jour où il s’était proposé de l’aider à ranger des flacons…Elle tombant de sa chaise, renversa une potion sur lui qui déchira entièrement son t-shirt et non content de se retrouver torse nu, il la récupéra dans ses bras…Les conditions parfaites pour s’embrasser, ce qu’ils firent dans un élan de passion, d’envie et de désir…Mais Loréana, reprenant ses esprits, le congédia ! Ce fut à partir de ce baiser là que tout changea dans la vie de Maximilien car jamais il n’avait encore eu la chance de connaître cela au par avant ! Loréana avait bouleversé quelque chose en lui et cela semblait réciproque mais leur relation ne pouvait avoir lieu alors ils s’évitaient constamment jusqu’à ce qu’un jour où, Maximilien ayant frappé un élève qui lui manquait de respect, elle lui donna une retenue dans la cabane d’Hagrid laquelle il fut condamné à ranger ! Malheureusement pour lui, heureusement pour la suite des évènements, il se blessa dangereusement en s’ouvrant le torse à cause d’un clou rouillé. Il tenta de ne rien dire, et de ne pas se faire remarquer mais Loréana, s’en étant aperçue, le força à s’allonger sur le lit pour le soigner et de là...Maximilien passa la meilleure nuit de toute sa vie mais une fois l’acte accompli, il prit la fuite, comme un lâche parce qu’il avait peur qu’elle le rejette alors il avait préféré partir, loin très loin, le plus loin possible…Mais il pensait à elle des jours entiers, culpabilisant alors il décida d’aller lui parler et après de longues explications, discussions, Loréana lui pardonna sa faute et ainsi, ils purent se mettre en couple et pour la première fois de sa vie, Maximilien jura fidélité à quelqu’un…Mais ils devaient vivre cachés. Seul Léo et Travis, Léo et Caleigh étaient au courant et il avait beaucoup de mal à pas clamer sa fierté d’être avec la plus belle femme du monde mais il se retenait pour le bien de Loréana qu’il aimait tellement et qui le rendait si heureux…

    **

    C’était un beau soir de printemps. Tous les élèves étaient dans le dortoir, leur salle commune près des camarades de leurs maisons…Tous sauf un : Maximilien Middle qui, lui, avait la chance de se trouver là où tous les hommes rêvent d’être : près de la femme de sa vie, celle qui faisait battre son cœur. A vrai dire, il était assis sur le canapé, dans l’appartement de cette dernière et jouait avec son petit chien, le caressant tandis qu’il battait sa queue dans le vide, signe de son contentement. Mais il ne faisait pas que caresser le magnifique animal, non, il écoutait également le son prodigieux que Loréana faisait naître de son piano grâce à ses doigts agiles qui courraient sur le clavier noir et blanc. Maximilien agitaient sa tête au rythme de la musique et aurait bien voulu accompagner sa douce de sa guitare mais il l’avait laissé dans la plus haute tour du château à savoir le dortoir de serdaigle et n’avait aucune envie de la chercher d’autant qu’il se trouvait là, en bas de pyjama. La musique envahissait la pièce autant que la joie et la douceur lorsqu’un petit bruit significatif attira l’attention du jeune garçon. Il se leva alors, jetant un regard à sa dulcinée et parti dans la cuisine, récupérer l’eau qu’il avait fait bouillir pour leur petit thé du soir. Il prépara le sien puis celui de Loréana comme il avait l’habitude de le faire et apporta le tout au salon. Il déposa la tasse de sa belle dans une soucoupe sur le piano, embrassant ses douces lèvres au passage et, ne souhaitant pas la déranger, retourna à son canapé avec sa tasse à lui. Alors, tout en buvant sa tisane et tout en écoutant la musique de Loréana, il attrapa un des livres de potion qu’il avait commencé et se mit à lire.

    Maximilien adorait les soirées ainsi. Ils étaient tranquillement là, ensemble, sans avoir forcément besoin de parler. Ils vivaient l’un avec l’autre, comme si ils avaient toujours vécu ensemble et cela semblait parfait, une magnifique harmonie du soir. Loréana en pyjama, généralement soit jouait du piano, soit lisait ou papotait avec lui. Maximilien, également en pyjama, généralement soit lisait ou jouait de la guitare ou papotait avec elle. C’était une atmosphère calme et généreuse qu’ils partageaient ensemble comme si rien ne pourrait détruire leur amour leur joie et même le fait de devoir vivre cachés, lorsqu’ils étaient ensemble dans leur cocon, ne leur semblait pas être un obstacle abracadabrantesque. Ils étaient là et c’était suffisant. Cette paix, ce calme, cet amour qui planaient dans l’air les rendaient joyeux et simplement heureux de vivre…

    Maximilien, plongé dans sa lecture, ne remarqua pas tout de suite que sa douce avait déjà arrêté de jouer pas plus qu’il ne l’entendit venir à pas de loup. A vrai dire, il ne nota sa présence que lorsque son ombre vint planer au dessus de lui-même, allongé et qu’elle se pencha pour l’embrasser sur la bouche. Maximilien ferma longtemps les yeux, savourant la sensation des lèvres de Loréana sur les siennes, comme un bonbon que l’on ne reçoit qu’une seule fois, une sucrerie magique dont on devait profiter au Maximum. Chaque baiser de Loréana était un cadeau pour lui, une vie qu’elle lui offrait et cela faisait éclore un millier de petits papillons dans son estomac. Elle se sépara enfin un peu de lui et lui sourit. Maximilien se sentit aux anges et voulu capturer à nouveau ses lèvres mais la belle s’écarta avec un air coquin avant de lui dire d’un air amusé :


    LOREANA_ « Je vais me coucher, tu viens me rejoindre ? »

    Le serdaigle eut vite fait de fermer son livre et d’aller retrouver sa belle, croyez-moi !


_________________
Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Dernière édition par Maximilien E. Middle le Jeu 23 Déc 2010 - 8:53, édité 5 fois
Maximilien E. Middle
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Amour : Son enfant, Nathanaël Middle & sa fiancée, Loréana Wilde

Pensine
Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: 1ère année de Thèse
Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Re: Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin} Sam 18 Déc 2010 - 10:27

CHAPITRE 3
Et tout s’effondre



    MAXIMILIEN_ « A tantôt, mon cœur ! Je reviens le plus vite possible ! »
    LOREANA_ « Je t’attendrai ! Passe un bon moment avec Léo et Travis ! »
    MAXIMILIEN_ « Promis ! »

    Après un dernier baiser à son ange, Maximilien quitta ses appartements sans savoir que c’était son dernier baiser avec la douce, sans savoir que la prochaine fois qu’il y reviendrait c’était saoul, puant l’alcool, la mort et le sexe. Non, pour l’instant, il était heureux, aux anges ! La vie lui souriant, le monde était joyeux et rien ne gâchait sa joie, pas même les évènements ayant eu lieu dans ce château : la mort de Tristan que l’on avait retrouvé dévoré, la mort inexpliquée de Keiko, l’attaque d’armoires à son égard et contre l’un de ses meilleurs amis, Timothé Smith. Tout allait parfaitement bien dans le meilleur monde. Maximilien était empli de joie, ses parents ne pouvaient pas lui gâcher son bonheur d’avoir des amis aussi extraordinaire et surtout une copine aussi resplendissante, intelligente, classe, belle, sexy, éblouissantes, ouvertes, drôle, patiente et amoureuse. Pour la première fois de sa vie, Maximilien aimait et il avait le sentiment que cet amour était éternel, inscrit en lui à jamais, pour toujours ! C’était la perfection absolue ! De plus, comme ce soir par exemple, il arrivait parfaitement bien à gérer ses temps de sortis avec ses connaissances, ses soirées avec ses meilleurs amis, ses frères, ses soirées avec Loréana et son travail scolaire. Sa vie était en équilibre ! Il quitta donc, joyeux, les appartements de sa belle, ignorant que ce soir il ne tiendrait pas sa promesse, qu’il ne pourrait pas la rejoindre, et parcouru l’étage qui le séparait des tours du château afin de rejoindre Léo Sanchez qui l’attendait déjà et Travis qui allait sûrement, comme d’habitude, les rejoindre un peu plus tard à cause des nombreuses recherches qu’il effectuait en ce moment à la bibliothèque. Le jeune serdaigle avait hâte de revoir ses amis et en particulier Travis avec lequel d’étranges évènements s’étaient passé, notamment dans la pensine afin de bien lui faire comprendre qu’il l’aimait toujours autant, qu’il serait toujours son frère qu’importe les doutes qui le rongeait ! Cette soirée s’annonçait extraordinaire !

    Maximilien, après quelques minutes de longues ascension, répondit à la devinette que lui posa la statue, gardienne de sa salle commune, et pénétra à l’intérieur. Elle était vide, à l’exception d’un seul jeune homme, qui se tenait assis sur le plus long canapé, un magnifique livre à la main. Il semblait paisible, plongé dans sa lecture et Maximilien s’avança à pas de loup, de ne souhaitant pas le surprendre et plaça lentement une main sur l’épaule de son camarade. L’adolescent aux cheveux bruns leva alors la tête dans un sourire, ayant déjà reconnu la main de son meilleur ami et, posant immédiatement son livre, il se leva pour serrer Maximilien dans ses bras. Léo, tout heureux, rendit au garçon son étreinte, joyeux de le revoir, de pouvoir l’entendre, de pouvoir observer son visage. Léo et Maximilien s’était à la vie à la mort. Ensuite, ils s’installèrent tous deux profondément dans le sofa, bien callés entre des coussins. Léo servit deux jus de citrouilles et les deux compères se mirent à discuter. Maximilien parla de Loréana, de sa dernière visite à l’infirmerie dans la soirée à cause des blessures que lui avait causées Travis et qui s’était très bien passé, parla des cours et Léo parla des soirées, des fêtes, des évènements, des filles etc. Ils discutèrent longuement et Maximilien prévint qu’il irait vers deux heures du matin rejoindre Loréana…Les deux amis continuèrent longtemps de parler en attendant Travis qui ne vint pas…Supposant qu’il était gêné ou encore en train de travailler, les deux amis prirent chacun un livre pour passer le temps en l’attendant…Jusqu’à ce que…


    PROFESSEUR_ « Monsieur Middle, Monsieur Sanchez, veuillez me suivre s’il vous plait. »

    Maximilien sortit immédiatement la tête de son livre. Il était bien rare qu’un professeur vienne chercher des élèves dans leur salle commune surtout lorsque c’était un samedi soir très tard et que tous étaient déjà sensés dormir depuis bien longtemps ce qui heureusement ce jour là, ne fut pas le cas des deux meilleurs amis qui avaient préféré prendre du temps un peu ensemble pour lire chacun installé confortablement dans un des fauteuils bleus tout en se réchauffant près du feu de la salle commune de serdaigle. Cette soirée avait très bien commencé puisque lors de sa dernière visite à l’infirmière, l’infirmière avait annoncé au jeune blondinet que ses blessures étaient en bonne voix de cicatrisation et qu’à présent il n’aurait plus besoin de venir tous les jours mais tous les deux jours et puis le temps passé avec Loréana avait été fantastique tout comme la longue discussion qu’il avait eu avec Léo avant de se décider à attendre Travis, plongé dans un bouquin. Il avait même prévu une énorme réconciliation avec son frère de cœur, le rassurer sur les évènements, sur son amour inconditionnel pour renouer définitivement avec Travis Cohen ! Oui, la soirée avait particulièrement bien commencé et elle annonçait même une nuit sans cauchemar et sans peur ! Enfin…C’était ce que les deux jeunes gens pensaient jusqu’à ce que le sous-directeur vienne les chercher.

    Les deux jeunes se levèrent alors, le regard plein d’interrogations, plein de peurs et de questions. Ils se demandaient vraiment ce qui se passait et tous deux avaient cent et une craintes dans leurs têtes. Léo devait sans doute se demander si on avait découvert que c’était lui qui avait fait rentrer toutes ces bouteilles d’alcool dans l’école et Maximilien se demandait si c’était à propos de sa relation interdite avec Loréana. Mais les deux pauvres étaient bien loin de la réalité. Ils suivaient leur professeur à travers tous les étages du château et celui-ci gardait le silence et la tête baissée ce qui intriguait un peu plus les deux jeunes gens. Se passait-il quelque chose de grave ? C’était tellement bizarre et inhabituelle et puis finalement ils arrivèrent devant la gargouille du directeur. Léo et Maximilien se regardèrent un instant avant de se prendre la main pour se donner du courage. Aller chez le directeur n’arrivait presque jamais à la plus part des élèves de ce château alors Maximilien et Léo surent dés ce moment là qu’il était arrivé quelque chose de grave et peut-être même de très grave ! Le sous-directeur prononça le mot de passe et les laissa entre ensuite. Les deux serdaigles gravirent les escaliers et toquèrent à la porte avant que le directeur ne leur dise d’entrer ce qu’ils firent sur la pointe des pieds, très intimidés. Ils s’installèrent tous deux sur le fauteuil que le directeur leur désigna et ils patientèrent tous deux calmement :


    DIRECTEUR_ « Monsieur Sanchez, Monsieur Middle, cela me fait beaucoup de mal de devoir vous dire cela mais vous étiez ses meilleurs amis alors il nous semblait normal de vous prévenir avant de faire l’annonce générale. Monsieur Cohen, Travis a été retrouvé mort dans le château ce soir. Il semblerait qu’il se soit suicidé. »

    Maximilien n’entendait plus rien…Il restait bloqué sur cette phrase « Monsieur Cohen, Travis a été retrouvé mort ! Travis ne vivait plus ! Travis ne respirait plus ! Maximilien avait l’impression d’étouffer, comme si c’était lui qu’on avait tué mais en même temps, l’information n’arrivait pas à passer…Son cerveau ne voulait pas l’enregistrer, son cœur ne voulait pas l’accepter. Il avait mal au cœur, terriblement mal au cœur ! Le sang semblait s’être figé dans ses veines, il pensait ne plus jamais pouvoir respirer normalement…Une larme silencieuse coula sur sa joue mais Maximilien ne bougea pas d’un pouce…Il ne pouvait pas comprendre ! Son cœur s’était définitivement arrêté de battre ! Il avait l’impression de ne pas se trouver dans la réalité, de ne pas être vivant, d’être plongé dans un monde parallèle…Petit à petit la souffrance s’empara de lui et plus l’information se faisait comprendre plus la douleur se répondait dans ses muscles, dans son cœur et dans son esprit ! Travis n’était plus ? Travis n’était plus ? Espérant une farce de mauvais goût, refusant toujours d’accepter cette information, l’adolescent leva les yeux vers le directeur comme pour chercher confirmation de la plaisanterie de mauvais goût mais il ne rencontre que des yeux tristes ? C’était la troisième fois en même pas deux ans que l’homme devait annoncer la mort d’un de ses élèves…Maximilien voulut hurler que ce n’était pas possible mais les mots restèrent coincés tandis que le directeur reprit à nouveau la parole :

    DIRECTEUR_ « Je sais que vous devez être fort touché. Nous annoncerons la nouvelle demain. Jules Cohen est déjà rentré chez lui et suite à la décision de ses parents ne reviendra pas à Poudlard. Les funérailles de Monsieur Cohen auront lieux lundi prochain et bien sûr vous y êtes tous les deux conviés ! »

    A partir de là, l’esprit de Maximilien se brouilla entièrement. Son cœur explosait, sa tête, son corps mourraient petit à petit sous le coup de l’annonce. Il avait l’impression de recevoir mille coups de poignard dans sa poitrine, dans son ventre. Tout son corps le faisait souffrir, il avait mal partout, c’était douloureux. Travis était mort ! Sans un mot alors et sans un regard ni pour Léo, ni pour le directeur, il quitta la pièce en courant. Comme si s’enfuir allait changer les choses, comme si courir au loin allait le libérer, allait faire revenir Travis, allait rendre l’information moins réelle ! Alors Maximilien courut, loin, hors du château…Loin, très loin…


***

    Un philosophe avait dit : « l’homme est le seul animal à savoir qu’il va mourir ». C’était peut-être vrai et cela était même sans doute la plus grande crainte de l’être humain : voir la mort arrivée. Mais pourquoi faisait-elle si peur, pourquoi donc les gens la fuyaient tous tant ? Certains avait peur de l’ignorance car personne encore n’avait découvert ce qui se trouvait derrière ce voile noir ; d’autre, plus croyant, avait peur de l’enfer ou du jugement dernière d’un Dieu à qui il devait tout ; d’autre encore avait peur du vide, de l’infini, de l’absence. Maximilien, lui, n’avait pas peur de la mort. Elle ne l’avait jamais effrayé et bien que curieux de savoir ce qui se passait après, il n’avait jamais vraiment cherché à savoir ni quoi ni comment : il verrait quand ce moment arriverait et cela serait très bien comme cela. De toute façon comment pouvait-on avoir peur du rien ? C’était particulièrement bizarre d’avoir peur de mourir : il ne se passait rien alors pourquoi craindre ? Maximilien avait toujours pris les choses dans l’autre sens : les gens n’avaient pas peur de mourir parce que eux-mêmes allaient mourir mais ils avaient peur de mourir parce qu’ils avaient vu d’autres proches mourir et vu la souffrance que cela causait aux vivants, et bien les êtres restant se persuadaient que la mort était quelque chose d’atroce, plein de souffrance et de noirceur ! Et bien peut-être pas ! La mort ne revêtait que son long manteau plein de souffrance, de larme, d’absence pour ceux qu’elle laissait en vie. Pour les autres, ils étaient loin et ne ressentaient plus rien. La mort n’avait d’effrayant que l’abandon des êtres chers laissés sur le côté…Et cet abandon, Maximilien le ressentait plus que quiconque en ce moment : la morte, la petite canaille, la méchante, la mauvaise, la vicieuse, la briseuse de cœur lui avait enlevé son frère de cœur, son meilleur ami, sa vie…Vie qui n’était plus depuis que lui ne possédait plus la sienne. Elle avait empêcher le cœur de Travis de continuer à battre, elle l’avait emmené au royaume des ombres et même si Travis devait enfin être heureux et en paix ce qui était positif pour lui, la mort avait comme habitude de laisser derrière elle une montagne de douleurs, de haines, de deuils, de souffrances, d’absences, de vides, de craintes, de tristesses, de questions, d’injustices, de révoltes et de larmes ! Travis s’étant envolé avait laissé derrière lui des gens qui malheureusement pour eux avait toujours les pieds sur terre et Maximilien faisait parti de ceux là…Mais l’adolescent n’avait pas pour autant plus peur de la mort, non il se contentait de la détester, de la haïr, de l’accuser de tous les maux du monde, de lui reprocher son malheur, de lui reprocher le creux qu’elle avait créer au fond de son cœur en emportant avec elle, un de êtres qui comptaient le plus pour lui ! Elle l’avait brisé. Oh belle mort qui permet aux Hommes de gagner le sommeil éternel, pourquoi ne te soucies tu donc jamais de ceux que tu laisses encore réveillé ? Ne comptent ils donc pas pour toi ? N’existent-ils donc pas à tes yeux et leurs cris de désespoir et leurs supplications ne trouvent pas grâce à ton cœur ? Rien ne te touche et tout ce qui t’importe c’est d’emmener dans le royaume du rien ceux dont l’heure vient de sonner sur le glas du ciel ? Oh mort, maîtresse des hommes, toi seule finalement décides de la fin et du destin de ceux qui restent…Pourquoi n’écoute-tu pas les hurlements du jeune homme épleuré sur la tombe de son frère, ou les sanglots de la jeune femme en larmes devant la tombe de sa mère ? Pourquoi te contente tu juste de voler l’âme et de disparaître sans un regard un arrière, pourquoi ?

    La lune pleine et ronde éclairait les environs d’un halo de lumière calme et revigorant, tout était resplendissant comme si, grâce à ses doux rayons blancs avait allongé un ange sur les visages alentours, le laisser reposer ses ailes fraîches, son auréole pure sur les toits des maisons desquels sortait une fumée de cheminée. Le monde entier dormait bercé par cet astre aux bienfaits magiques. Seul un homme était encore debout et il se trouvait dans l’unique endroit où la lune n’arrivait pas à étendre son illustre effet de bien être, cet endroit que par ses rayons, elle rendait encore plus triste, encore plus isolés, encore plus emplis de souffrance, de hurlement de douleur et d’absence…Surtout d’absence ! Cet homme, en effet, se trouvait debout devant un rectangle de marbre blanc. Un marbre, pur et propre, fleuri par de nombreuses fleurs d’hivers, sur lequel était gravé un nom, un nom qui représentait l’être étendu là pour l’éternité, l’être qui avait élu demeure à l’intérieur de ce marbre froid et qui, les yeux fermé, avait trouvé le repos éternel : Travis Andrew Cohen. L’homme debout, laissa verser ses larmes tandis qu’il marmonnait des paroles inaudibles à la tombe. Puis il apporta le bouteille à moitié vide qu’il tenait dans sa main et la porta à sa bouche pour la vider d’une traite, comme les trois autres qu’il avait abandonnées à l’entrée du cimetière, ‘avant de l’envoyer valser au loin dans un geste de colère désespéré…


    MAXIMILIEN_ « Tu n’avais pas le droit, Travis ! Je t’aimais moi ! »

    C’était Maximilien qui se tenait là, debout, les genoux tremblant, puant l’alcool et la débauche, l’âme en perdition, le cœur en cendre, les larmes coincées à tout jamais dans ses yeux. C’était un serdaigle qui venait pleurer un autre serdaigle et pas n’importe lequel : son meilleur ami, son frère. Il avait assisté à ses funérailles plutôt dans la semaine et cela avait tout changé. Depuis l’annonce de la mort du jeune garçon, Maximilien s’était renfermé sur lui, dans son dortoir et ne parlait à personne sauf à Léo car ils partageaient la même peine, la peine souffrance ce qui les liait encore plus ! Mais depuis l’enterrement, Maximilien avait acquis une telle douleur, une telle colère qu’il s’était mis à boire comme un trou, à sortir sans arrêt et à ne plus donner signe de vie ni à Loréana ni à Caleigh ni à Léo. Personne ne savait où il disparaissait, ils étaient juste soulagés de l’apercevoir en vie au coin d’un couloir lorsqu’il daignait montrer le bout de son nez ! Maximilien grogna de frustration en voyant cette tombe inerte et sans réaction mais qu’attendait-il ? Que le marbre bouge et que Travis en sorte avec un grand sourire ! Il hurla à travers le cimetière le nom de son ami, s’agenouillant sur le sentier froid et le pleurant encore et encore, lui murmurant son amour jusqu’à ce qu’une douce main se pose sur son épaule…

    ALEXIA_ « Je suis sûre qu’il t’aimait aussi ! »

    C’était Alexia, une jeune demoiselle de serpentard, une de ses meilleures amies depuis bien des années. Ils étaient un peu pareil tous deux : fêtard, populaire, souriant mais cachant au fond d’eux une peine immense qu’ils essayaient de soulager par les beuveries et par le sexe. Il était son Morgan et elle était sa Morgane ! Ils étaient comme soudés, liés et même, depuis que Max était devenu fidèle à Loréana, ils n’avaient perdu leur amitié si précieuse, si fusionnelle. Ils se comprenaient à demi-mot, ils étaient comme frère et sœur avec ce brin d’attirance physique qui parfois, pouvait être entièrement absent comme le fait que Maximilien embrasse la belle sur la bouche en guise de bonjour…Alexia apparaissait toujours quand il en avait le plus besoin et aujourd’hui ne fit pas exception. La belle était sûrement venue voir sa mère décédée et il semblait au jeune homme qu’il pouvait comprendre sa peine et la partager. Il se leva alors et dans un élan de besoin, de désir, d’envie il se pencha en avant et la main sur les hanches, l’embrassa longuement…Elle se laissa faire parce qu’elle savait qu’il en avait besoin pour oublier, que c’était nécessaire, utile pour lui voire même vitale alors elle répondit à son baiser mais sans doute aussi parce qu’elle-même en avait envie et besoin…Puis ils s’écartèrent l’un de l’autre, Maximilien s’excusa de son comportement mais la belle blonde pulpeuse le rassura, lui disant qu’elle comprenait, qu’elle en avait envie elle aussi et que c’était un besoin pour elle et puis alors, elle lui prit la main et le fit sortir du cimetière. Maximilien la suivit docilement, l’esprit embué par l’alcool et la tristesse, il se laissa mener dans la ruelle à côté, non sans jeter un dernier regard à la tombe de Travis et là…Ils se déshabillèrent légèrement. Leurs caresses se firent pressantes, voire même violentes. Ils avaient envie, besoin de se posséder l’un l’autre, de s’appartenir et c’est ainsi qu’à plusieurs reprises, ils se firent l’amour, là, debout dans cette ruelle…


***

    La belle venait de partir sans un mot, sans une explication, sans un regard et sans même un coup d’œil. Elle s’était rhabillé et l’avait quitté sans demander son reste sans même lui avoir dis la moindre petite parole mais il n’avait pas besoin de l’entendre pour savoir ce qu’elle ressentait, pas besoin de la regarder pour comprendre ce qu’elle traversait. Ce soir serait son dernier soir, leur dernier soir, leur dernière nuit ensemble. Pour elle, cette nuit serait signe de changement et pour lui, elle ne serait que le signe de la perte…Encore une perte en plus, encore un vide dans son cœur, une absence dans sa vie, un trou dans son âme. Mais cette perte, il l’avait créé de toute main, l’avait créé de toute pièce et il ne pouvait finalement ne s’en vouloir qu’à lui-même parce qu’IL était le seul et l’unique responsable de ce malheur qui allait s’agrandir, de cette peine qui allait venir s’ajouter sur ses épaules. Oui, il venait de créer ses propres larmes et il venait d’engendrer sa propre douleur et le pire, c’était qu’il ne s’en était même pas rendu compte. L’idiot qui plongé dans sa souffrance, engourdis par l’horreur de la réalité venait de commettre la plus énorme bêtise de sa vie et Dieu sait qu’il en avait déjà commise. Cette nuit ne serait pas, comme il l’aurait souhaité, une nuit signal de liberté mais au contraire…Cette nuit venait de le mettre en prison pour toujours et une prison sans amour ! Cette nuit qui l’avait soulagé sur le moment, lui avait permis d’oublier la mort, l’avait transporté en enfer et il s’en rendait compte maintenant, l’imbécile malheureux, il venait de tout perdre pour oublier ce qu’il avait déjà perdu. Il avait voulu oublier et pour cela il s’était forcé à oublier le plus important à ces yeux : elle !

    Il l’avait trompé. C’était fait. Il s’était juré que jamais cela n’arriverait. Oh il avait su que rien ne serait facile mais il avait aussi su en la regardant qu’il pouvait y arriver. Il aurait pu y arriver pour son sourire, ses yeux pleins de joies, ses baisers, ses caresses, son ventre, son cœur. Il aurait vendu son âme au diable pour elle. Il s’était rangé pour elle et s’était améliorer de telle façon que les autres jeunes femmes étaient devenues invisibles à ses yeux, inexistantes parce qu’il ne voyait plus qu’elle. Oui, Loréana Wilde l’avait changé, transformé et en bien. Il était devenu fidèle, il était devenu joyeux, heureux et tout cela parce qu’il était amoureux. Il ne lui avait jamais dis et il le regrettait aujourd’hui parce qu’il l’aimait, il l’aimait tellement. Seulement Travis était mort, Travis l’avait laissé tombé et enfermé dans cette perte, dans ce deuil impossible à faire, Maximilien avait négligé son amour et ne l’avait pas seulement négligé puisque cette nuit il avait franchi la limite : il l’avait trompé et le pire c’et qu’il ne s’en était même pas rendu compte comme si Loréana n’existait plus…L’alcool et les larmes l’avait rayé de sa tête et la bouche, les seins, le parfums, le sourire d’Alexia n’avait pas aidé et le réconfort que la blonde venait de lui apporter avait été utile, certes et c’était même ce dont il avait eut le plus besoin, mais à quel prix allait il payer ce soulagement, ce plaisir, cet oubli ? Il allait la perdre, elle ! Oh il pourrait mentir, il pourrait faire comme si de rien était et Loréana ne le saurait jamais mais il l’aimait trop, il la respectait trop et jamais plus il ne saurait la regarder dans les yeux et puis il savait qu’il recommencerait. Sa douleur était telle qu’il allait avoir besoin de fumer, allait avoir besoin d’alcool et allait avoir besoin de sexe. Malheureux ! Il allait la perdre, non il l’avait perdu au moment même ou ses lèvres avaient touchées celle de la jolie blonde de serpentard. Mais il n’avait pas voulu se souvenir de sa brune, pas voulu se souvenir de son image alors il l’avait rayé pour sécher ses larmes bien au fond du vagin d’Alexia et il y était arrivé…Juste le temps de lui faire l’amour, le temps de s’envoler avant de redescendre sur terre !

    Les larmes coulaient sur les joues de Maximilien sans que le pauvre ne puisse les arrêter sans qu’il ne veuille les arrêter. Si il n’avait pas mérité les larmes versées pour Travis, il méritait celle pour sa belle. Oh oui, il les méritait. Il allait la faire souffrir. Il allait devoir vivre sans elle, devoir vivre et sachant qu’un jour un autre la toucherait, un autre l’embrasserait, un autre lui ferait un enfant. Il allait devoir vivre sans Travis et devoir vivre sans Loréana. Peut-être avait il voulu se punir de ne pas avoir été capable d’aider son meilleur ami de serdaigle, peut-être qu’inconsciemment il aurait voulu se faire souffrir mais il le regrettait maintenant mais maintenant, c’était trop tard ! Oh les larmes coulaient tandis que le coude se levait pour boire la bouteille d’alcool qui restait encore et que ni lui ni la belle n’avait terminé. IL buvait encore, torse nu, là, en larme dans cette ruelle maudite près du cimetière et près de la tombe de son frère de cœur ! Il entreprit alors de finir de se rhabillé et lorsque ce fut fait, il regarda consterné les alentours ne sachant pas ce qu’il allait faire, ni ce qu’il voulait faire. Il ne pouvait pas aller parler à Loréana maintenant, il n’avait pas le courage et pourtant Dieu sait qu’il voulait la prendre dans ses bras. Il ne pouvait pas rentrer dans son dortoir car il ne tiendrait pas le coup, seul, dans le noir à ruminer ses malheurs. Il ne pouvait pas non plus aller en boîte parce qu’il savait qu’il coucherait à nouveau et l’avoir trompé une fois avait suffisamment humilié l’amour de sa vie. Il ne voulait pas en rajouter tant qu’il ne lui avait pas avoué…Alors l’adolescent se mit à boire et vida le reste de la bouteille. Il puait le sexe, il puait la clope, il puait l’alcool mais il puait aussi la mort et les larmes !

    Il ne savait plus que faire, il ne savait plus où aller. Il n’avait jamais vraiment eut de chez lui, c’est pourquoi il s’était senti si bien dans l’appartement de Loréana comme si il avait enfin trouvé une place quelque part mais il ne pouvait pas y aller, il ne retournerait jamais dans son paradis sur terre. Il avait tout perdu, tout quitté pour descendre en enfer. Subitement, il se mit à penser à ceux qui lui restaient encore. Il n’y avait plus que Léo, son frère de cœur. Il n’avait jamais eut de mère, jamais eut de père et même si sa nounou Marie avait suffit à combler leur absence, elle aussi était partie, elle aussi l’avait laissé et abandonné. Alors seulement, l’image d’une femme lui revint en mémoire, l’image de Caleigh Johanson, son professeur d’astronomie. Voilà prêt de six ans qu’elle le considérait comme son fils et lui comme sa mère, prêt de six ans qu’elle le consolait, l’écoutait, le comprenait et surtout ne le jugeait pas. Six ans qu’il se confiait sans réserve et sans honte : il devait lui parler. L’adolescent regarda sa montre : une heure et demie du matin. Tard, elle devait dormir mais il avait besoin d’elle maintenant et tout de suite avant qu’il ne fasse une énorme bêtise alors le blond se mit en route et marcha jusque Poudlard ce qui eut pour effet de le dessaouler un peu et puis enfin, il grimpa les escaliers, arriva devant les appartements du professeur, murmura le mot de passe et pénétra à l’intérieur…

    Il faisait noir mais il s’en doutait : elle dormait et ce sûrement depuis belle lurette. Il s’avança alors à tâtons, soupirant comme un bœuf et laissant son haleine pestilentielle envahir les lieux et il atteignit la chambre de la demoiselle. Il s’approcha d’elle et se laissa tomber sur son lit. Il n’avait pas envie de la réveiller : il avait déjà suffisamment fait de mal comme cela. Seulement les larmes furent plus fortes que lui, son cœur voulait hurler sa souffrance et il se mit à sangloter, coucher contre sa mère de cœur, il pleurait en serrant fort un oreiller contre lui et il finit par dire, ne sachant même pas si elle était réveillée :


    MAXIMILIEN_ « Je l’ai perdu, Caleigh. Je l’ai perdu et je les ai perdu…J’ai tout perdu, aide moiii ! »

    Il sanglotait comme un enfant qui pleure sa mère la nuit lorsqu’il a peur. Il était tellement triste, tellement perdu et il avait tellement mal. Il souffrait comme jamais encore il n’avait souffert et pourtant il l’avait connu l’abandon, la solitude et l’oublie mais aujourd’hui c’était différent. C’était la fois de trop. Il fixait Caleigh du regard même si ses yeux étaient brouillés de larmes. Elle se réveillait. Il la sentait bouger et puis enfin, elle l’enveloppa de ses grands bras pleins d’amour et réconfortant. Il se calla encore plus contre lui et il sentit la main de la douce femme se glisser dans ses cheveux. Oh cela lui faisait tellement de bien de sentir qu’on l’aimait encore, de sentir qu’il y avait encore quelqu’un de présent pour lui. Alors il se laissa aller, des gémissements de souffrances sortaient de sa bouche sans qu’il puisse les contrôler et le pauvre enfant pleurait encore et encore ! Elle tentait de le consoler mais comme ses larmes ne s’arrêtaient pas, elle décida de lui parler de cette voix douce qu’il aimait tant et dont il avait tant besoin…

    CALEIGH_ « Chuuuut. Tu n’as rien à craindre, je suis là désormais… Je t’en pris, ne dis pas ça, tu n’as pas tout perdu. Loreana et moi essayons de te trouver depuis une semaine!»^

    Sans le savoir, la brunette venait juste de prononcer les mots qu’il ne fallait pas. Elle avait mis les pieds dans le plat et pas seulement les pieds, tout son corps même. Elle avait plongé la tête la première et Maximilien se mit à pleurer encore plus fort. Ses sanglots redoublèrent et ses larmes coulèrent encore plus vite et en quantité plus nombreuse. Il avait si mal et d’entendre le prénom de sa dulcinée, de l’amour de sa vie, de sa femme, celle qu’il avait perdue, lui fit encore plus mal. Comment allait-il le dire à Caleigh, comment allait il lui avouer ce qu’il avait fait cette nuit ? Oh elle lui pardonnerait, elle le comprendrait même peut-être parce qu’elle savait la souffrance qui l’abritait mais elle serait déçue et Loréana était sa meilleure amie quand même. Maximilien s’en voulait tellement et la culpabilité vint s’ajouter au regret, à la douleur et à la perte. Il leva alors doucement les yeux pour regarder Caleigh droit en face. Il devait au moins avoir le courage de faire ça et il murmura avec le peu de force qu’il lui restait :

    MAXIMILIEN_ « Justement, c’est elle que j’ai perdu…Je l’ai perdu aussi en plus de Travis…Je suis tellement minable, Caleigh. Je ne mérite pas de vivre. Mon meilleur ami est mort et je n’ai pas pu l’aider et j’ai perdu la femme que j’aimais…C’est fini pour moi…Je fais fuir tout le monde…Léo aussi finira par partir, Tim aussi et toi…Ma propre mère ne m’aime pas, mon père non plus et Marie a fini par me laisser tomber…Et maintenant, j’ai fais quelque chose d’horrible…Quelque chose qui m’enlèvera Loréana pour toujours… »

    Le pauvre avait vidé tout son sac d’un coup. Il n’avait pas pu se retenir et avait déballé tout ce qu’il avait sur le cœur d’un coup. Oui, pour la première fois, Maximilien n’était plus aussi sur de lui, ni aussi fier. Il avait l’impression de faire fuir ceux qu’il aimait, de les faire souffrir ou pire de les mettre en danger. Même sa mère n’avait pas voulu de lui, même Marie était partie et maintenant Travis et Loréana qu’il allait faire pleurer…Il était horrible, il se détestait. Il avait envie de se mordre, de se griffer, de se frapper, de frapper dans les murs, de voir son sang couler, il le méritait bien. IL continua de pleurer comme quand il était enfant et se plaqua encore plus dans les bras de Caleigh enfouissant sa tête dans le coup de la douce et il finira par lui dire dans un gémissement :

    MAXIMILIEN_ « Je suis un monstre ! Déteste-moi ! Je l’ai…Je l’ai… »

    Il n’arrivait pas à dire qu’il l’avait trompé. Il n’arrivait pas non plus à dire qu’il les avait perdu…Oh non, la vérité n’arrivait pas à franchir ses lèvres tant elle lui semblait horrible, affreuse, abominable ! Il se leva finalement violemment et alluma la petite lumière sur la table de nuit. Il se sentit soudainement tellement en colère. Plus triste mais en colère, contre lui, contre le monde, contre Travis, contre le sort, contre sa mère, contre Marie, contre son père, contre sa douleur. Il s’approcha alors du mur et se mit à frapper de dans encore et encore. Il frappait dans le mur sans s’arrêter. Il avait mal à la main mais sa colère était telle qu’il avait besoin encore de frapper dans ce mur. Il se râpait la peau et du sang se mit à couler tandis qu’il frappait encore et encore sans pouvoir s’arrêter. Caleigh allait sans doute intervenir, il s’en doutait mais en attendant il laissait ses larmes couler et surtout il laissait ses nerfs s’exprimer, sa rage sortir. Travis n’avait pas le droit de l’abandonner et lui n’avait pas le droit de tromper Loréana…C’était trop tard pourtant et cela le rendait fou. Il ne pourrait jamais revenir dans le temps pour changer les choses…C’était vraiment trop tard, c’était fini ! Sa main saignait mais il n’en n’avait cure, il ignora aussi sa douleur, tout ce qui lui importait c’était de se soulager enfin ! Mais Caleigh se leva lentement et vint le prendre dans ses bras, le serrer contre elle comme pour lui pardonner toutes ses erreurs ! Elle, elle serait toujours là !


***

    Lorsque Maximilien se le leva le matin, ce fut avec une boule amer dans la gorge, une boule de rancœur et de culpabilité. Certes, il ne pouvait plus rien faire maintenant, tout était gâché, foutu et c’était bien trop tard pour agir mais ce sentiment d’impuissance lui tiraillait le corps, comme si une voiture lui était tombé dessus, cela l’accablait, lui ouvrait la poitrine. Il avait mal. L’envie de pleurer lui revint mais aucune larme ne sut monter jusqu’à ses yeux, elles étaient comme coincé dans ce bourbier, dans son incapacité d’agir contre le destin surpuissant aux milles sorts destructeurs. Lorsque Maximilien se leva ce matin, aux côtés de Caleigh, il se haïssait lui-même, il avait cette puanteur qui le suivant partout autant au sens réel qu’abstrait. Il sentait l’alcool, la cigarette, le sexe, l’homme pas lavé, l’homme sale mais il puait aussi la tromperie, l’homme malheureux, l’homme accablé. Lorsqu’il se leva ce matin là, ce fut avec cette sensation d’avoir tout perdu, l’impression que tout était fini, que le monde entier touchait à sa fin et avec la sensation qu’il était seul contre cet enfer, contre son enfer, contre son bourbier qu’il avait lui-même engendrer. La boule dans la gorge était accompagné de bouler à l’estomac, de courbature dans le corps et c’est, dans cet état pitoyable que Maximilien se leva ce matin là, décidé définitivement à agir pour garder au moins, dans son horreur, son honnêteté et sa franchise et puis…Il avait déjà tout perdu, tout gâcher, il ferait mieux de ne pas entraîner les gens qu’il aimait avec lui, dans sa dépression sombre et noire ! Il ferait mieux de s’éloigner de tout le monde, y compris de Caleigh qui était pourtant là pour le soutenir, y compris de Loréana, sa femme, son cœur, son bébé qu’il avait trahi ce soir, qu’il avait cocufié de manière extraordinaire d’ailleurs. Il fallait en finir, maintenant, l’éloigner à jamais du poison qu’il était pour qu’elle soit heureuse et bien…Lui ne pouvait pas la faire sourire, il ne la faisait que pleurer ! C’est ainsi, dégoulinant, sale, puant que Maximilien sortit en douce de l’appartement de son professeur d’astronomie encore endormie et qu’il alla toquer chez son professeur de potion…

    Lorsque Loréana lui ouvrit la porte, il la trouva magnifique. Elle venait de se réveiller, il n’avait aucune idée de l’heure qu’il était mais cela devait être encore très tôt. Elle avait les cheveux en batails, l’air encore tout endormi, le sourire aux lèvres, ses habituels yeux pétillants de malice, ce pyjama confortable et doux qui la rendait très belle ! Lorsque Loréana Wilde lui ouvrit la porte ce matin-là, elle se jeta immédiatement dans ses bras, sans lui laisser le temps de parler, d’agir, de répondre. Elle l’amena à elle et le serra très fort, l’emportant dans son appartement et refermant la lourde porte derrière elle. Elle était tellement soulagée de le voir. Il n’avait plus donné de nouvelle depuis l’enterrement de Travis et Maximilien comprit qu’il lui avait causé beaucoup de soucis et qu’à la vue des cernes sous ses yeux, elle n’avait pas du dormir beaucoup, tourmentée par l’inquiétude. Il se mordit alors la langue, culpabilisant encore plus tandis que, dans son attitude de larve dépressive, il la laissa le serrer contre lui, l’embrassant encore et encore. Elle devait l’aimer tellement pour passer au dessus de l’odeur répugnante qui le suivait car il puait ! Lui-même sentait qu’il puait…Il ne s’était pas lavé depuis la mort de Travis et traînait derrière lui cette odeur de désespoir mêlée à celle de la transpiration, de l’alcool et de la cigarette…Mais Loréana semblait ne pas s’en soucier, elle le serrait contre elle, l’embrassait partout où elle pouvait l’atteindre même si sa barbe vieille de quelques jours déjà…Soulagée de le retrouver, elle murmurait son prénom à son oreille tandis que ses bras l’entouraient une énième fois sans réagir…Il ne pouvait pas bouger ! Il était grisé par ses baisers, il ne voulait pas lui faire de peines…Il l’aimait tellement mais…Il ne pouvait pas la laisser dans l’ignorance, ne pouvais pas la laisser dans le vide, ne pouvait pas l’entraîner avec lui dans sa descente. Il la ferait trop souffrir ! C’était pour elle qu’il devait faire cela, pour qu’elle ! Il fallait qu’il l’abandonne pour son bien-être. Il prit alors le reste du courage qui lui restait, la prit par les épaules et l’éloigna lentement de lui…


    MAXIMILIEN_ « Lor’…Arrête ! »

    Deux mots, deux petits mots qui blessèrent Loréana au plus profond de son être. Maximilien put le lire dans son regard ! Elle avait l’air surprise, au début, puis blessée et puis inquiète. Elle ignorait ce qui allait lui tomber sur la tête, quel poignard l’être qu’elle aimait allait lui enfoncer dans le cœur mais le jeune Middle le savait parce que c’était lui qu’elle aimait et lui qui allait la faire souffrir ! Il aurait dû être là, près d’elle car elle aussi, clairement avait souffert de la mort du bleu et bronze mais il n’en n’avait pas la force…Il n’avait pas la capacité de rester, de la soutenir alors qu’il était incapable de se soutenir lui-même. Il lui ferait du mal s’l restait…Mais il allait lui en faire maintenant également mais un mal qu’elle pourrait guérir en se trouvant quelqu’un d’autre, en reconstruisant sa vie ailleurs, avec un autre homme. Cette pensée tordit le visage de l’adolescent de douleur mais il le fallait. S’il l’aimait vraiment : il devait le faire…Loréana le gardait, le fixait, inquiète, incertaine de la suite des évènements…Qu’allait-il lui dire ? Comment pouvait-il lui annoncer une telle chose, une telle abomination, son abomination, son crime, son délit, sa trahison ! Il avait rompu la plus belle de ses promesses : celle de la fidélité…Comment avouer cette honte à l’adorable femme qui faisait battre son cœur et qui le regardait en cet instant même avec un air suppliant…L’air suppliant qui lui était destiné et qui lui quémandait de se taire, de ne rien dire, d’agir comme si de rien était à ce moment-là, Maximilien comprit qu’elle savait, qu’elle l’avait senti, que, devant son attitude, elle avait deviné ce qu’il avait fait cette nuit et qu’elle ne souhaitait pas le savoir…Sans doute, préférait-elle fermer les yeux mais c’était inconcevable pour le serdaigle, inadmissible ! Il devait lui dire ! Ils ne pouvaient bâtir leur relation sur un mensonge et même si, elle lui pardonnait après…Même si elle lui pardonnait, il le refuserait ! Il ne voulait pas qu’elle lui pardonne ! IL ne le méritait pas ! Il méritait sa haine, sa colère ! Il fallait qu’ils se séparent, qu’ils cessent de se voir, c’était le mieux pour elle…

    MAXIMILIEN_ « Lor’…Ecoute. Je… »
    LOREANA_ « Maxou…S’il te plait, tais-toi ! Tais-toi ! »
    MAXIMILIEN_ « Non ! Lor’ ! Il le faut ! Je t’ai trompé ce soir…Non, ne te bouches pas les oreilles, écoute moi jusqu’au bout…Je t’ai trahi avec Alexia. On se fiche des circonstances, elle ne compte pas…Je n’ai aucune excuse, la mort de Travis ne le pardonne pas et je ne veux pas que tu m’en cherches, que tu m’en trouves ni même que, toi, tu me pardonnes ! »
    LOREANA_ « Max… »
    MAXIMILIEN_ « Non…Loréana ! C’est mieux pour toi, c’est mieux pour nous ! On doit s’arrêter là ! Tu seras mieux sans toi ! Je ne t’ai apporté que malheur, larme et enfermement ! Vis, Lor’ ! Envole-toi comme le joyeux petit oiseau que tu es, le magnifique oiseau ! Trouve-toi quelqu’un de mieux que moi, quelqu’un qui te mérite, quelqu’un qui saura te rendre heureux et vis ! Surtout vis Lor’, vis pour toi et vis aussi pour moi ! S’il te plait ! J’ai perdu la vie en même temps que Travis ce soir là et je ne veux pas t’emmener avec moi ! Regarde moi, regarde à quoi je ressemble ! »
    LOREANA_ « Mais tu es mon… »
    MAXIMILIEN_ « Non…Prends du recule, observe ! Je ne suis plus ton Maximilien ! Est-ce lui, si beau, si propre, si fier que tu vois devant toi ? Ou est-ce son fantôme, cette épave humaine qu’il est devenu et que tu refuses de voir ? Regarde moi, Lor’, dans les yeux, ose affronter ce regard autrefois plein d’étincelles que tu verras vide aujourd’hui. Je suis sale, regarde mes cheveux, ma barbe crapuleuse, mon corps amaigri déjà par le manque de nourriture ! Je sens l’alcool, je sens la mort, Loréana…Je ne veux pas que tu vois ça ! Tu mérites mieux, tu mérites plus que ce que je suis aujourd’hui ! Je suis sensé te soutenir et non pas me présenter à toi comme un moins-que-rien ! Mais c’est ce que je suis devenu, Loréana mais je ne veux pas que tu vois cela ! Plus jamais ! Je me devais de venir te le dire en face ! »
    LOREANA_ « Maxou…S’il te plait…On »
    MAXIMILIEN_ « Pas de promesses, mon ange, vis, va, cours, souris ! Vis ! Vis ! Vis pour nous ! Je te ferai, moi, une dernière promesse : celle d’un amour éternel ! Je pourrai courir où je veux, me retrouver entre toutes les filles du monde, ce sera toujours ton nom et uniquement ton nom que mon cœur hurlera mais je dois te laisser être heureuse ! C’est pour toi que je fais cela ! Adieu Loréana ! Sois heureuse, Vis, mon ange ! Vis pour nous ! »

    Lorsqu’il eut fini son immense tirade de souffrance, de mots plus emplis d’amour les uns que les autres, il la regarda une dernière fois, voulant graver à tout jamais son visage dans sa mémoire, ne jamais oublier ces yeux, ces cheveux, cette bouche et ce sourire…Ce sourire qui avait aujourd’hui et puis, il lui tourna le dos, avant qu’elle n’ait le temps de lui répondre, ou de le prendre dans ses bras pour l’empêcher de partir…Il fallait qu’il sen aille…Il lui jeta un dernier regard. Elle avait l’ait triste ! Il l’avait détruite mais il pensait sincèrement que c’était pour qu’elle se reconstruise mieux, pour qu’elle s’envole comme le petit oiseau de bonheur qu’il avait rencontré l’année précédente ! Elle serait mieux sans lui, alors il s’avança…Persuadé de passer ses derniers instants dans ces appartements, de ne plus jamais les revoir, de ne plus jamais remettre les pieds ici où il avait pourtant de tellement bons souvenirs ! Il allait s’enfoncer à tout jamais…Il parcouru le dernier mètre, ouvrit la porte sans un regard en arrière, quitta l’appartement, la refermant derrière lui, il partit, quitta même ce château, partant pour rejoindre ce qui l’avait tué…Il s’en alla pleurer encore sur la tombe de Travis…


_________________
Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Dernière édition par Maximilien E. Middle le Jeu 23 Déc 2010 - 8:54, édité 4 fois
Maximilien E. Middle
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Année d'étude: 1ère année de Thèse
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Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Re: Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin} Ven 24 Déc 2010 - 21:05


EPILOGUE
Et la ritournelle résonne encore!



    Il faisait froid cette nuit là mais ni le vent, ni l’obscurité ne semblait pouvoir arrêter la silhouette qui déambulait faiblement entre les tombes. La lune ronde et belle dirigeait son faisceau de lumière sur l’homme comme si en l’éclairant elle voulait lui apporter un peu de réconfort, un peu de douceur et d’amour tant de chose que cette ombre qui marchait là semblait avoir perdu…L’ombre s’avançait comme un fantôme, comme guidé par une sorte de fil invisible qui le conduisait devant le lit éternel de celui qui y était couché. Ses pas, en effet, le menèrent devant la tombe de Travis Andrew Cohen. Alors, tandis que le jeune homme s’arrêtait pour faire face à la pierre toute de blanche immaculée, la lune se cacha derrière un immense nuage noire comme si elle avait abandonné toute chance de pouvoir aidé le jeune homme, tout chance de faire face à ce désespoir qu’elle préférait fuir derrière ce monstre de poussière parce que la belle Déesse lunaire avait compris que l’homme qu’elle voulait aidé était inconsolable, que c’était bien trop tard pour lui, que son cœur était vide et pour cela à jamais. Les perles d’eaux qui coulaient le long des joue de l’adolescent ne pouvaient qu’accréditer ce que la lune savait déjà : cette douleur était incommensurable, innommable c’était la douleur du vide, la douleur de la perte, de l’absence et la douleur de l’amour. Ce cœur d’adolescent pur était à présent rempli, rempli d’une peine que peu arrivait à surmonter parce que l’homme avait perdu son frère et pas n’importe quel frère : son frère de cœur, son frère d’amour, son frère tout simplement qui représentait tant de choses à ses yeux. Ce frère qui ne lui sourirait plus jamais, ce frère qui ne lui parlerait plus jamais et que plus jamais il n’aurait la chance de serrer dans ses bras. C’était terminé pour ce frère parce que maintenant il gisait là, pour l’éternité, à côté d’une autre tombe qui portait le nom de Tristan Cohen. Des jumeaux morts dans la même année mais c’est devant le marbre froid gravé de Travis que l’ombre s’arrêta, c’est devant cette pierre blanche que le jeune s’agenouilla pour se mettre alors à pleurer….

    Je tourne en rond, je tourne en boucle, j’attends dans le vide, j’attends que se produise un évènement qui viendrait me sauver mais c’est en vain que je l’attends, tu le sais toi de là haut, que c’est en vain que je vis encore car mon sauvetage ne peut se faire que par ton retour…Mais la mort ne ramène pas ceux qu’elle enlève…Nous l’avons toujours su et toi bien plus que moi…Toi surtout qui avait perdu Tristan…Je n’avais pas compris ta souffrance et peut-être que si j’avais pu, je t’aurais empêcher de mourir…Mais il est trop tard, hein, mon frère pour que je te retiennes, trop tard pour que je t’aide…Le temps a passé et il t’a emporté sur un magnifique cheval blanc…J’avais encore tant de choses à te dire et nous avions tant de choses à vivre ensemble…Léo ne vit plus non plus…Mais c’est moi qui suis là ce soir avec toi, sur ta tombe, hurlant de souffrance, à genoux devant ta tombe blanche…La lune-même me fuit, m’évite ! Qui voudrait d’une épave…Mais où es-tu mon frère mon me ramener parmi les vivants ? Mais ou es-tu pour me ramener à la vie, pour me rendre mon sourire ? Ou sont tes conseils de sage, tes décisions réfléchies ? Je suis perdue, Travis, je suis mort ! Sans toi, c’est à côté de ta tombe que je dors, c’est à côté de ton corps que mon cœur repose et ce à tout jamais… C’est fini, hein, Travis ? La fin sonne et résonne comme une vieille musique ! J’ai déjà supporté tant de pertes, tant d’absence, c’est une de trop…Mais je reviendrai demain, Travis, maintenant, il est temps d’oublier…Je reviendrai demain avec mon bouquet de houx vert et de bruyère en fleur…Je reviendrai nettoyer ta tombe, je reviendrai te parler, te pleurer…Demain, dès l’aube…


***

    HOMME_ « Dis moi, Gamin, que fais tu à boire ici à une heure pareille à ton âge ? »

    L’adolescent se retourna délicatement pour faire face à l’homme qui venait de s’asseoir sans invitation à sa table. Il n’avait absolument pas envie de parler, ni de répondre à ce vieil homme qui devait avoir bu le double de lui-même et qui devait sans doute en boire encore le triple chaque soir. Cet homme n’était rien pour lui, ne signifiait rien alors si il ne se confiait même pas à ses amis, à ses proches, pourquoi donc irait il raconter sa vie à ce vieil ivrogne mal chanceux et sans aucune manière qui venait de s’inviter sans gêne aucune dans son espace personnel ! L’adolescent soupira alors en détournant les yeux sans parler il empoigna vivement la bouteille de whisky pur feu qui traînait sur la table…Il la porta à sa bouche et en engloutis la moitié d’un coup sans plus faire attention à ce qui l’entourait, sans plus faire attention à ce qu’il vivait, aux gens qui bougeaient autours de lui. La seule chose qui intéressait le jeune homme c’était de boire encore beaucoup pour oublier, pour réussir à s’endormir, à pardonner surtout à ne plus penser à ce qui s’était passé, à ceux qu’il avait perdu…Le jeune homme respira fortement tout en buvant. Il laissait le liquide couler dans sa gorge, lui brûler les amidales, lui brûler l’estomac et surtout lui embrumer la tête comme jamais encore il ne s’était permis de le faire et tandis que la bouteille se vidait de plus en plus et se trouvait sur le bon chemin d’aller rejoindre les trois autres bouteilles déjà descendue précédemment, le vieil homme qui apparemment n’avait que cela à faire, se remit à parler à l’adolescent :

    HOMME_ «Qu’est ce qui à ton âge te cause un tel chagrin ? »

    Maximilien Middle éclata de rire à l’entente de cette question. Finalement il allait peut-être se confier à cet inconnu, c’était d’ailleurs là l’utiliser des inconnus : on pouvait leur parler sans crainte d’être juger sans aucune gêne vu qu’on ne les reverrait sans doute jamais…L’homme était là alors pourquoi ne pas se soulager la conscience, se soulager de ce poids qui lui oppressait le cœur et la poitrine, de ce vide constant qui avait élu domicile en lui. Maximilien finit alors sa bouteille et tout en faisant signe au serveur de lui en apporter une autre, il sortit alors son portefeuille de sa poche. Il vit l’homme le regarder avec un regard étonné et choisir, avec la faible lucidité d’esprit qu’il lui restait de faire un peu durer le suspens alors il prit son temps pour ouvrir l’objet et finalement il en sortit deux petite feuille de papier : deux photographies prises quelques semaines ou quelques mois plus tôt…Sur la première, on voyait un jeune garçon de seize ans environ aux longs cheveux noirs et aux yeux tout aussi foncé et perçant qui souriait joyeusement en tirant la langue régulièrement à celui qui était en train de prendre la photo. Sur la deuxième, on appercevait une magnifique jeune femme aux longs cheveux châtains et aux yeux bleus verts dans lesquels n’importe quel homme se serait noyé. Elle souriait aussi tout en envoyant des bisous à celui qui était en train de prendre la photo. Maximilien tendit alors les deux images mouvantes à l’homme assis à côté de lui et tandis qu’il ouvrait la bouteille d’alcool fraîchement apportée, il laissa l’ivrogne lui poser une question :

    HOMME_ « Qui sont ils ? »
    MAXIMILIEN_ « La vie que j’ai perdu ! »

    L’homme eut un haussement de sourcil et se contenta de regard tristement cet adolescent qui devait lui vida d’une traite toute une bouteille d’alcool. Comment pouvait on abriter à cet âge un tel chagrin ? C’était sans doute ce que l’ivrogne se demandait mais il ne voulu plus en savoir plus et quitta alors la table sans un regard, sans une parole pour le blondinet qui l’alcool dégoulinant de ses lèvres pleurait à chaude larmes sur les photos qu’il avait eut le malheur de ressortir. Il aurait peut-être mieux fait de s’abstenir parce que plus il regardait ces deux visages, ces deux pairs de yeux, il se sentait fondre, il se sentait devenir chose : il avait perdu son meilleur ami, son frère : Travis Cohen et l’amour de sa vie, la seule et unique femme de son cœur : Loreana Wilde…Il ne lui restait plus grand-chose. Léo était là bien sûr et malgré son propre chagrin il tentait d’aider Maximilien mais rien n’y faisait malgré la présence de cet autre frère qui comptait encore plus que les deux autres Maximilien n’arrivait pas à se relever, trop anéanti…Maximilien soupira finalement avant de payer l’addition et de sortir, une autre bouteilles à la main. Il avait entendu parler d’une fête dans le coin alors il allait s’y rendre sans autre forme de procès…

    Les lumières tournaient, flashaient dans ce petit espace clos qui puait la fumée, la drogue, l’alcool, le sexe et la décadence. Des jeunes se déchaînaient certains en buvant, d’autre en fumant ou en consument certaines substance illicites tandis que d’autres encore déjà abrutis par les vices dansaient enivrés par la musique collés les uns aux autres avec même un demis centimètre pour respirer…Maximilien Middle était à l’intérieur, le cerveau totalement engloutis par la clope et par les bouteilles de whisky ingurgité. Il dansait. Un homme derrière lui qu’il ne connaissait pas se collait à lui et le touchait de partout tandis que ses mains à lui se baladaient sur plusieurs jeunes femmes autours de lui. Il leur touchait les seins, les fesses sans retenue parce qu’ici ne comptaient que l’absence de sentiment et l’idée d’aller mieux à travers toutes les mauvaises choses que les jeunes pouvaient trouver. Le sexe était une de ceux là pour eux alors ils se touchaient, se tripotaient et se baisaient sans retenu avec l’espoir d’oublier le chagrin, de retrouver une sensation d’extase mais en vain et tous le savaient et tous recommençaient encore…C’est ainsi qu’emporté par sa folie et sa souffrance, Maximilien Enzo Middle finit sa soirée dans les toilettes, des bouteilles d’alcool à la bouche, entre un mec et deux filles qu’il n’avait jamais vu…Mais peut être qu’il lui ferait oublier Travis et peut-être qu’elles le feraient oublier Loreana et il avait beau savoir que c’était impossible qu’il ne trouverait en eux ni l’un ni l’autre, il ne pouvait s’empêcher de les prendre encore, de les sauter encore et de se laisser prendre et de se laisser sauter ensemble alors que les larmes coulaient silencieusement sur ses joues…

    C’est finalement, aux petites heures du matin que Maximilien sortit de cette boîte à merde, complètement bourrée avec une nouvelle bouteille à peine commencer dans la main et qu’il se mit à marcher sous le regard désolé de la lune afin de rentrer à Poudlard. Le grand air lui fit un peu du bien et le soulagea un peu tandis qu’il s’amusa à tituber, chanter, tomber et pisser un peu partout dans les rues du village qui devenait son délicieux enfer la nuit. Après une bonne demis heure de marche, le jeune serdaigle qui ne méritait plus sa maison, arriva enfin dans le château. Il grimpa les escalier quatre à quatre et finit par arriver au sixième étage : là où se trouvaient les appartements de Loreana. IL s’assit alors par terre se demandant si il allait trouver le courage d’aller lui parler mais il était tellement fatiguée, tellement en souffrance, tellement bourré aussi qu’il s’endormit là, sur le sol froid de Poudlard ne se doutant nullement de l’odeur nauséabonde qu’il véhiculait, ni de la pitoyable image de lui qu’il montrait et encore moins que dans trois heure à peine, en ce jeudi de cours, un jeune homme, un ami à lui le trouverait là et viendrait le réveiller…Non, Maximilien endormis, était plongé dans ses rêves et dans ceux-ci, Travis Cohen n’était pas mort et il n’avait pas trompé Loreana qui lui appartenait toujours !


    TIMOTHE_ « PUTAIN, Max! Qu’est-ce que t’as fiché, encore? Tu veux vraiment bousiller ta vie comme ça, t’es égoïste à ce point? Tu me répugnes, tu le sais ça? T’es qu’un imbécile! Relève-toi, sois un homme ! »

    Le jeune sursauta violemment et clignota des yeux. Il lui avait bien semblé avoir sentit quelque chose lui tombé dessus mais s’accrochant à ce rêve parfait qu’il venait de vivre, il n’avait pas voulu ouvrir les yeux. Mais la voix criarde d’un autre jeune l’homme l’avait forcé à quitter ce nid chaud plein d’amour qu’il s’était construit. Il fronça alors les sourcils tout en essayant de visualiser l’endroit où il se trouvait : un couloir du château. Il sollicita un peu sa mémoire et se rappela alors les évènements de la vieille ! Ceci expliqua son mal de tête mais la question qui le dérangeait était : qui avait bien pu le déranger dans son doux rêve ? Un rêve où Travis était toujours vivant, Loreana l’aimait encore et la vie était parfaite. C’était Timothé Smith. Un de ses meilleurs amis. Cet ancien serdaigle qu’il aimait tant mais en ce moment ce fut une grande dose de haine qui grandissait en lui et tout en se frottant les yeux, Maximilien réussi à balancer d’un ton très sarcastique :

    MAXIMILIEN_ « Tiens mais qui vois-je ? C’est ce cher Monsieur Smith qui se prend au sérieux…Allez vous me mettre en retenue, professeur ! »

    Le serdaigle savait parfaitement bien qu’il était méchant et qu’il allait faire de la peine à son ami mais il n’en n’avait cure en ce moment. Il avait besoin de déverser sa rage contre l’injuste destin qui lui avait enlevé son meilleur ami. Il avait besoin de s’énerver, de se calmer et puis Timothé lui avait parlé avec tellement d’agressivité qu’il devait bien le payer. Jamais Maximilien n’avait ressentit une telle haine envers son ami et même si il avait conscience que la scène devait être pathétique, rien ne pouvait le calmer. Faisant appel à ses dernières forces, il plaça ses mains sur le sol et poussa fortement dessus pour se redresser et faire face à l’apprenti des sortilèges et enchantement pour lui sortir d’une voix moins moqueuses mais bien plus froide :

    MAXIMILIEN_ « Qu’est ce que tu me veux, Timmy ? »

    Comme il devait être pathétique, ainsi affalé par terre, puant l’alcool et la cigarette, pas lavé depuis plus d’une semaine, les yeux pleins de larmes, les vêtements presque déchirant et tachés, ne sachant même pas se relever. On se serait presque cru au théâtre. Un grand théâtre où une tragédie grecque se jouait dans les larmes, le sang et la douleur. Sauf que le jeu ici n’était pas faux et que Maximilien était l’acteur principal de sa propre souffrance, ce qu’il ne semblait presque même pas remarquer tant il se contentait de s’accouder, de s’enfoncer voir même de plonger volontairement dans sa propre merde ! Merde, oui il n’y avait pas d’autre mot qui convenait et on aurait beau en chercher aucun ne serait assez fort pour décrire la façon dont le blondinet se comportait, ce à quoi le blondinet ressemblait et ce qu’il était devenu tout simplement parce que oui : il se comportait comme une merde, avait l’air d’une merde et était devenu une merde ! Seulement personne jusqu’à aujourd’hui n’avait eut le courage de le lui dire. Tous le regardait avec pitié, voulait l’aider, les relever, lui parler comme si il s’agissait d’un agneau blesser, tous le contemplait, le fuyait, l’ignorait ou pire le plaignaient comme si ils pouvaient comprendre ce qu’il ressentait ou comme si ils souhaitaient l’aider. Quelle bande d’hypocrites ! Maximilien ne voulait pas qu’on le regarde comme si le ciel lui était tombé sur la tête, comme si il était devenu un endicapé. IL ne voulait pas qu’on lui pardonne tout sous prétexte qu’il n’allait pas bien. Même les professeurs le laissaient sécher, répondre insolemment, faire l’idiot et être sarcastique voir même méchant et on lui pardonnait parce que le pauvre avait des larmes aux yeux et traversait quelque chose de difficile mais ARRETEZ ! Maximilien avait besoin qu’on le secoue une bonne fois pour toute, qu’on le fasse réagir, qu’on le fasse bouger. Oh bien sûr il ne se rendait pas compte que c’était ce qu’il fallait mais pourtant il en avait terriblement besoin. On devait le faire bouger, le faire agir une bonne fois pour toute, qu’il se réveille et se comporte comme un homme, en douleur certes, mais qu’il arrête d’être une larve destructrice ! Et Timothé Smith allait peut-être être cette personne si l’adolescent se sentait prêt à supporter tous les sarcasmes de Maximilien…

    Maxou avait aussi besoin de tester qui resterait là pour lui après, pendant, qui étaient réellement ses amis… Il devait le savoir et c’était sans doute aussi pour cela, qu’inconsciemment il les testait en devenant méchant… Alors lorsqu’il fut réveillé d’un si beau rêve par l’ancien serdaigle, Maximilien lui sortit, tel une vipère, une phrase bien douloureuse qui allait piquer là où cela faisait mal. Le blond le savait parfaitement bien mais ne s’en souciait plus…Il se disait qu’il avait perdu Travis alors il ne pouvait rien lui arriver de pire. L’idiot ! Il ne se rendait pas compte des gens qui l’entouraient et qu’il risquait de perdre aussi par son comportement et surtout qu’il leur faisait beaucoup de peine ! Mais Maximilien ne s’inquiétait plus de leur douleur. IL était devenu tellement égoïste qu’après avoir sorti cette méchanceté à son ami, il se contenta d’essayer de se relever sans même le regarder, sans même prendre la peine de savoir si l’apprenti avait été touché par ses paroles. Non, Maximilien tentait juste, comme le pathétique type qu’il était devenu, de se relever enfin ! Il posa ses deux mains par terre et s’appuyant sur le mur, utilisant ses dernières forces, il se mit enfin sur ses jambes pour demander d’une voix sèche à Timothé ce que ce dernier voulait…ce fut la phrase de trop qui fit craquer Timothé…


    TIMOTHE_ « Premièrement, si je me prends au sérieux c’est parce que je tiens à toi, espèce d’imbécile! T’as des cailloux à la place des yeux ou quoi? Effectivement, je pourrais bien te foutre des retenues au cul jusqu’à la fin de l’année si j’en avais envie, mais ça sert à quoi hein? Tu m’as rarement vu en colère, je parle rarement ainsi d’ailleurs, mais là, c’en est trop! J’en ai marre de te voir gâcher tes journées, gâcher tes relations, gâcher ton avenir parce que t’es trop égoïste pour te rendre compte que des gens TIENNENT À TOI! Travis est parti, il ne reviendra pas, peu importe que tu le supplies, que tu rêves de lui, que tu tentes d’inventer n’importe quelle formule… il… il… »

    Maximilien avait la tête qui tourne et la voix criarde de Timothé ne faisait rien pour arranger les choses. Les mots avaient du mal à arriver à son cerveau et même lorsqu’ils y arrivaient, Maximilien ne cherchait pas à faire d’effort particulier pour essayer de les comprendre. Il n’avait pas envie d’écouter ce qu’on avait à lui dire, il voulait retourner dans son dortoir, dormir jusqu’à ce que la nuit tombe et qu’il puisse enfin à nouveau essayer d’aller oublier quelque part loin, loin des gens et le plus loin possible de la tombe de Travis. Cette tombe qui lui crachait au visage la vérité. Il n’avait plus été la voir depuis la nuit qui a suivi l’enterrement où il avait couché avec Alexia Sullivan…Les paroles de l’apprenti professeur de sortilège lui passèrent donc un peu au dessus de la tête. Son avenir et patati, égoïste et patata, tes relations etc. Qu’est ce qu’il en avait à faire ? Il voulait juste dormir, c’était trop demandé peut-être, de pouvoir rejoindre on lit ? Et puis finalement, Timothé termina sa tirade en parlant de Travis et à l’entente de ce nom, les oreilles du petit Middle e dressèrent prêtes à entendre…Peut-être qu’on allait lui dire que c’était une blague, qu’il était vivant et qu’il allait revenir d’un petit voyage, où que ce n’était qu’un cauchemar…Malheureusement, la tournure de la phrase de Timothé ne prit pas le chemin de cette annonce, prenant plutôt le côté inverse même…Timothé allait lui cracher la vérité en face…Le cœur de Maximilien se serra et il sentit des larmes couler sur ses joues malgré lui. Ses membres tremblaient mais cette fois-ci pas à cause de l’alcool mais bien à cause de ce qu’il allait entendre. Sa voix se fit alors suppliante et il réussi à dire :

    MAXIMILIEN_ « Ne dis pas ça, Timmy. Non ne le dis pas…Je t’en supplie ! »
    TIMOTHE_ « Il est mort, Max. MORT! »
    MAXIMILIEN_ « Non, tais-toi, Tim, tais toi et ne dis plus jamais ça. TAIS TOI ! »

    Maximilien avait parlé en même temps que Timothé et avait hurlé la fin de la phrase. Il ne voulait pas entendre ce mot. Travis ne pouvait pas être mort, NON ! Oui, Maximilien était partagé entre la phase de déni et la dépression massive suite à cette nouvelle qu’il n’arrivait pas à accepter ! Il ne voulait plus jamais que quelqu’un lui dise que Travis était mort, JAMAIS ! Ces mêmes mots, prononcés par le directeur, lui avaient déjà fait tellement mal, il ne voulait plus jamais voir quelqu’un les prononcer devant lui ! Son cœur se déchirait, ses yeux laissaient les larmes dégouliner : il souffrait ! Mais il avait besoin qu’on le lui dise. La seule façon pour lui de s’en sortir était d’accepter la réalité…Une fois que celle-ci serait acceptée, il pourrait combattre sa souffrance et se relevé et Timothé était le seul à avoir osé la lui dire en face…Maximilien avait mal mais Timothé continua son discours…

    TIMOTHE_ « Mais Léo est vivant lui! Je ne peux pas comprendre ce que tu ressens, parce que je n’ai jamais vécu une telle tragédie… mais as-tu pensé à ce que Léo ressent? Il a perdu Travis, et maintenant il est en train de te perdre toi… es-tu aveugle au point d’abandonner ton meilleur ami? Je ne veux absolument pas parler au nom de Travis, mais sincèrement, pense-tu qu’il accepterait de te voir agir de cette façon là? Regarde-toi, tu as l’air d’un clochard Max! Je ne te demande pas d’oublier ta peine et d’oublier Travis… mais tu dois faire un effort. Fais-le pour ceux qui tiennent à toi. Bon sang, Max… qu’est-ce que je dois faire pour que tu prennes conscience du mal que tu te causes? Tu te détruis à petit feu, et je devrais me contenter de te regarder faire? Tu me connais bien, pourtant… »

    Les paroles de Timothé firent l’effet d’une douche froide sur Maximilien…Il pouvait se relever, il devait se relever ! Une vague de souvenir monta en lui et particulièrement tous des instants qu’il avait partagé avec Léo Sanchez…Léo et lui en train de rigoler, en train de voler sur un balai, jouant au basket, jouant de la guitare, se bagarrant, dansant dans une boîte quelconque, organisant une soirée, étudiant, foutant le boxon dans la salle commune, buvant et encore un tas d’autres et puis…Le visage de Travis lui apparut…Ce dernier lui souriait de manière doucereuse mais souffrante…Travis aussi n’aurait pas voulu qu’il se détruise ainsi, qu’il agisse comme un moins que rien, comme un idiot sans nom…Il n’aurait pas voulu que son frère de cœur se transforme en fantôme, devienne une telle épave…Maximilien sembla réaliser tout cela et petit à petit, en lui, se dessina l’envie de se relever, de s’en sortir, d’apprendre à vivre sans Travis, d’apprendre à vivre avec Léo uniquement…Léo qu’il devait aider également…Quant à Loréana…Il l’avait perdu et allait retrouver sa mentalité de fêtard…Après tout pourquoi pas ? Mais là, en ce moment il n’avait besoin que d’une seule chose ! Alors poussé par son instinct, il s’approcha de Timothé et le prit très fort dans ses bras afin de partager avec lui tous les émotions qui le traversaient et dans les bras d’un de ses meilleurs amis, Maximilien Middle se mit à pleurer…Pour la première fois, il acceptait sa tristesse et, blotti contre Timothé, Maximilien se laissa entièrement aller à sa tristesse…


***

    LEO_ « Aller tournée général pour tout le monde ! »
    MAXIMILIEN_ « Mais c’est que c’est Léo le roi de la soirée ! »
    LEO_ « Appelez moi Monsieur alcool »

    Maximilien éclata de rire en saisissant le verre qui venait d’être posé sur la table par le serveur du bar. Il le porta immédiatement à sa bouche et sans même accorder à regard à ses camarades de soirée, il le but cul sec comme il avait bu les quatre premiers. Il avait déjà la tête qui tournait fort et sincèrement il se sentait bien, complètement enfumé, envolé dans cette quantité d’alcool qu’il venait de boire sans même avoir pris la peine de manger suffisamment avant…IL avait déjà la tête qui tournait et les lumières de la discothèque qui s’éteignaient et s’allumaient dans un jeu de couleur qui le rendait presque aveugle, n’arrangeait rien, bien au contraire. Il n’avait qu’une envie rire, rire encore et encore et continuer de boire. Il claqua alors des doigts tout en montrant son verre et deux minutes après, il vit arriver sur la table exactement le même liquide qu’il avait vidé trois minutes plutôt, après un clin d’œil à Léo qui le regardait avec un petit sourire en coin, il but son verre d’un traite. Il avait toujours été un grand buveur, le plus grand de son quartier, il tenait mieux l’alcool que la plus part des adolescents de son âge mais le whisky pu feu avait toujours eut sur lui un effet fou et plus il en buvait plus il planait, il planait comme jamais il ne planait avec un autre alcool…Il sentit son voisin de gauche lui donner un coup de coude et sans avoir de raison, il éclata alors complètement de rire, la musique lui bourdonnait dans les oreilles et de voir toutes ces filles à moitié nues sur la piste lui donnait l’impression d’être au paradis…Il les regardait sans avoir vraiment la capacité de bouger…

    Il aperçu du coin de l’œil son meilleur ami commandé quelque chose et deux minutes plus tard on lui tendait un verre d’eau que Maximilien repoussa d’un geste de dégoût. Léo qui avait l’habitude, attrapa le verre d’eau qu’il fit boire à trois quarts au jeune Middle complètement bourré et mouillé de transpiration. Quant au reste du verre, Léo trempa chaque fois ses doigts de dans pour mouillé le visage de Maximilien afin de le faire revenir un minimum sur la terre ferme…ce n’était pas parfait mais après lui avoir fait avaler un maximum de petit biscuit salé qui se trouvait sur le barre, Maximilien semblait, bien que toujours ailleurs, revenir à lui-même…Les jeunes avaient décidés de rentré…
    Maximilien se leva donc chancelant légèrement et tandis qu’il se dirigeait vers la sortie, Maximilien regardait tranquillement autours de lui lorsque quelqu’un lui mit la main sur le bras. Il se retourna et aperçu une fille aux longs cheveux bruns et aux courbes généreuses…Une fille qu’il avait longuement observée en train de danser tout à l’heure. Celle-ci lui fit un clin d’œil et voulu l’attirer vers la piste de danse…


    MAXIMILIEN_ « rentrez les gars…On se voit demain ! »

    Ses cuisses étaient fermes, douces et parfaites, il la tenait par là tandis qu’elle serait ses mollet un peu plus autours de sa taille nue. Il aurait hurlé de plaisir rien qu’en sentant ses pieds froid lui frôler le bas du dos, rien que de sentir ces mains nues dans sa nuque et ses lèvres pulpeuses et brûlante, lui embrasser, lui sucer le coup jusqu’au sang, Oh oui, il aurait déjà voulu hurler de plaisir et le corps transpirant de la jeune fille coincé entre la porte des toilettes et son corps se mouvait parfaitement contre lui et malgré la difficulté de cette position, malgré la force qu’il employait pour la garder surélevé, il lui semblait atteindre doucement l’extase sous le rythme rapide qu’elle lui imposait. Son étroitesse et sa poitrine ferme collée contre son torse ne faisaient qu’accélérer les choses et il distinguait, même dans cette obscurité, les formes parfaites de la jeune femme, sa silhouette qui se dressait de plus en plus comme si elle cherchait à atteindre le ciel, comme si elle voulait partir maintenant, là, à l’instant. Alors Maximilien décida d’accélérer le processus. Il prit en main le rythme de la danse, l’accélérant encore, comme il lui était possible de le faire, il remonta alors ses mains passant des cuisses de la jeunes femmes à ses fesses rondes et rebondies qu’il pinça vivement et c’est alors que dans un hurlement, il vit la tête de la jeune fille partir en arrière, il l’entendit hurler de plaisir et la sentit se cambre en lui, alors il vint directement après cette contraction gracieuse de son périnée…Il se libéra en elle dans un grognement rauque et toujours la gardant soulever à son niveau et essayant vainement de reprendre sa respiration, il déposa un chaste et dernier baiser sur ses lèvres…

    Il n’avait peut être pas désaoulé complètement mais cette vague de plaisir l’avait assez réveillé pour qu’il sache penser et se diriger normalement…Trébuchant malheureusement de temps en temps quand même…Son t-shert mis à l’envers, il avançait en clopinant vers le parc de Poudlard qu’il savait ne pas être encore bien loin. Il faisait très noir et il se sentait pourtant très bien. Il n’avait pas peur, il marchait comme si sa destinée était d’allée par là, comme si il ne contrôlait rien, ne pensait rien…Il était juste bien avec sa solitude. Il reconnu de loin le portail de Poudlard…Il porta alors la main à sa veste et tout en se dirigeant vers celui-ci, sortit en cigarette de sa poche. Il l’alluma non sans difficulté à cause de sa vision double et du vent qui venait à chaque fois éteindre la flamme de sa baguette…Mais il y arriva et tout en franchissant le portail du château, tira un bon coup dessus…



    Elle était belle, nue, penchée au dessus de lui, elle était d'autant plus magnifique que l’on distinguait que faiblement la silhouette de son corps gracieux et magnifique. La lumière de la lune plaine semblait vouloir jouer avec sa peau âcre, semblait vouloir l’éclairer tout entier afin de montrer la beauté de son sexe au monde entier mais cette femme était tellement puissante, tellement belle, que la lune, elle-même s’inclinait devant cette beauté, devant cette demande de liberté qu’elle exprimait à travers l’acte suprême…La lune, elle-même, acceptait de ne montrer de son corps uniquement ce que cette femme voulait qu’on en aperçoive, elle semblait tout contrôler et sous son visage d’ange, ses boucle brune qui tombait élégamment dans son coups, qui se collait sur son front en sueur et qui bataillait pour éviter de devenir une crinière de lione, on pouvait apercevoir une grande tristesse, un grand désarrois et peut être même une grande peur qu’elle semblait vouloir cacher derrière ses hurlement, derrière les contraction presque forcées de son périnées mais lui, il pouvait les sentir les cicatrices, lorsqu’il la touchait, il sentait ses fins bouts de peau qui semblaient avoir été arrachés…Ces blessures physiques cachait, il le sentait dans sa voix à elle brisée par le désir et les sanglot, un mal-être moral bien plus grand mais d’en dessous, Il ne pouvait rien faire…Il n’avait d’ailleurs ni le cœur ni l’envie de faire…Juste ce désir de sentir encore ce corps chaud se mouvez bien serré autours de son membres, de pouvoir encore une fois prendre ce doux menton dans ses mains pour attirer ces lèvres si douce à sa bouche froide à lui… Elle lui réchauffait le cœur malgré cette puissante détresse qu’il percevait au fond d’elle…Ils étaient en symbiose et en même temps que ce plaisir intense, il ne pouvait s’empécher de ressentir ce même désarrois et cette même peur de l’homme…Il ressentait même la peur que cette femme penchée au dessus de lui avait contre lui-même…Il ressentait cette peur d’atteindre le ciel et de devoir en redescendre après…Et tandis qu’il la laissait lui faire l’amour, il comprenait que de nombreux gens se trompaient…Le sexe n’était pas un acte vulgaire…Juste une association poétique de deux corps à la nuit tombée, à l’abris des regards, dans la pudeur et la dépudeur la plus total…Juste un paradoxe à lui tout seul…Un peur de voir l’autre partir sans sois même et une envie simple d’accompagné l’autre dans le moment qui suivra chaqu’un de ses cris…Et même si il n’y avait pas d’amour, le sexe pouvait être une façon de communiquer, de parler et de raconter tout ce que des mots n’avaient pas la force de révéler…A la faible clarté de la lune, il percevait les larmes qui coulaient sur ses joues rosies de plaisir et tout en criant il sentit ses larmes s’échapper de ses yeux à lui et pour la première fois, il resta sans voix devant la puissance d’une femme…


    MAXIMILIEN_ « Attends…Je ne connais même pas ton prénom… »
    FEMME_ « Et alors ? On ne se reverra sans doute jamais…Et c’est bien mieux comme ça. Merci ! »

    Sa voix redevenue froide sonnait faux aux oreilles du jeune serdaigle qui la regardait s’éloigner dans cette robe blanche courte et large mais qui lui collait quand même à la peau tout en virevoltant grâce à ce vent, cette brise fraîche qui venait alourdir un peu plus le rouge des joues de Maximilien qui ne pouvait s’empécher de la regarder s’éloigner avec cette grâce, cette légèreté dont elle semblait avoir été doté à la naissance…Il la regardait partir, trouvait cette liberté qu’elle avait extrêmement touchante et il sentit une larme, une seule cette fois-ci s’écouler sur sa joue alors dans la froide douceur de la nuit, il se retourna et commença à son tour à marcher…Il avait la tête vide mais la tête pleine, cette fille ou cette femme peut être qu’en savait il ? l’avait emmené en une seule nuit au plus profond de ses doutes, au plus profond de son désarrois, au plus profond de ses questions et au plus profond de ses paradoxes…IL n’avait envie de rien si ce n’est de la reprendre elle…ou une autre…Elle ou un autre…Il n’avait rien envie de rien sauf peut être de la frapper pour l’avoir emmené si haut et l’avoir fait redescendre si bas…Il n’avait envie de rien parce qu’il avait peur de lui en ce moment…Peur de ses pensées, de ses actes, de ses envies…Peur de se vide qu’il ressentait et qu’il avait cherché à ressentir toute ses années sans l’obtenir et maintenant que cette nuit…Il l’avait, il le tenait enfin en main, cette oublie de son histoire cet oublie de manque d’affection, il en avait peur, il voulait le fuir…Il avait reçu en une nuit plus de question et de réponse qu’il n’en n’avait jamais eut de toute sa vie et il ne souhaitait qu’une chose que ses anciens doutes reviennent remplacer les nouveaux qui lui tiraillait l’estomac durant cette agréable nuit…
    Il ne savait même pas où il allait…Il errait plus qu’il ne marchait…Il se baladait sans but, sans même savoir où il était, où il allait, comment était il arrivé là…Ce corps chaud, brûlant, tremblant, transpirant et en même temps si fragile qu’il avait tenu entre ses mains quelques secondes plus tôt semblait ne pas vouloir quitter sa tête…Ses pas le conduisirent encore dans un bar...


_________________
Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Maximilien E. Middle
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Père de Nathou et futur mari aux anges avatar
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Age : 23
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Amour : Son enfant, Nathanaël Middle & sa fiancée, Loréana Wilde

Pensine
Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: 1ère année de Thèse
Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Re: Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin} Mer 5 Jan 2011 - 15:26

FIN
Le bonheur est une des drogues les plus difficile à obtenir...Mais elle est la plus vitale!



    Le dernier chapitre sera sans doute revu un peu et également pour le l'orthographe


_________________
Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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MessageSujet: Re: Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin}

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Maximilien ~~ Demain dès l'aube {Admin}Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
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