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Toi, t'es mort! [FINI]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Laura P.Owned
Admin | Serpentard
La vie réserve parfois de belle surprises. avatar
.

Age : 24
1696 messages
Amour : Une langue de Plomb.

Pensine
Orientation Sexuelle: Hétérosexuel
Année d'étude: 7ème année
Caractère: Exécrable la plupart du temps

Absence :
MessageSujet: Toi, t'es mort! [FINI] Dim 2 Jan 2011 - 14:31

    La journée de Laura avait pourtant bien commencé. Elle avait croisé Timothé dans les couloirs à son plus grand bonheur. Elle avait ensuite été voir Amanda afin de parler un peu, et par chance elle avait put dire bonjour à Porcinet. Bien sûr, elle était d’humeur bougonne, et elle jetait régulièrement un regard sur cette lettre. La lettre qui l’avait tué, la lettre qui la faisait bruler vive à petit feu. Il était encore parti, elle avait tellement cru que durant cet été, ils allaient pouvoir se retrouver, reconstruire, recommencer ce qu’ils faisaient de mieux, à savoir terroriser leur entourage dans une complicité parfaite. Mais non, seulement quelques jours après leur arrivée, il avait de nouveau abandonné Laura.
    Tout s’était passé très vite, elle avait vu dans son regard avant de se coucher que quelque chose n’allait pas chez lui, et puis il l’avait embrassé plus longuement que d’habitude, n’arrivant pas à détacher son étreinte de Laura…Laura avait décidé de ne pas dormir cette nuit-là, mais quelques secondes après s’être plongé dans son lit miteux, elle avait également choisi de se plonger avec délice dans les bras de Morphée. Et le lendemain, lorsqu’elle s’était réveillé, dans cet immeuble de bouse, il était parti…Sans dire au revoir, en laissant juste une petite lettre qu’elle ne voulait pas voir. Elle avait pleuré sur cette lettre, elle avait mangé sur cette lettre, elle avait chiffonner cette lettre. Elle connaissait par cœur cette lettre.
    Et pourtant elle la relisait régulièrement, son cerveau lisait les mots, mais ne les analysait plus, il les connaissait par cœur, ce n’était qu’une potion de rappel. L’inconscient de Laura se disait peut être, que, à force de la lire, et de la relire, les mots allaient changer, allaient devenir plus optimiste, et que ce: Je ne reviendrais plus à la maison, s’effacerait définitivement. Mais il n’en était rien, la douleur que lui faisait ressentir ces mots était toujours présente, lecture après lecture…Cette lettre qu’elle cachait dans le pli de sa jupe d’écolière. Cette lettre, qui annonçait purement et simplement le départ son frère.

    Il avait de bonnes raisons, il avait toujours de bonnes raisons au yeux de Laura… Mais sur ce coup là, elle s’était montré beaucoup plus égoïste qu’autre chose, elle s’était jeté dans la chambre de Baël, un air de démence sur le visage, et elle avait réduit à néant tout ce qui se trouvait dedans. Il ne voulait plus revenir? Il n’avait donc plus besoin de ce réveil! Il ne voulait plus la voir? Les cadeaux qu’elle avait put lui faire de lui servirait à rien désormais! Il n’avait pas pris ses affaires de plage? Il n’aurait qu’à se baigner en doudoune… Et ainsi de suite, elle avait passé une bonne heures à lâcher ses nerfs, à lâcher a colère dans la chambre de son frère, qui était, pour la plupart, passé par la fenêtre, pour le grand malheurs des voisins.
    Et le retour à Poudlard, avait été encore plus dur, elle ne souhaitait pas retourner dans un endroit ou sans lui, plus rien n’avait de sens… Elle était apparu sombre et morose, elle était revenu comme un autre elle-même. Tout le monde l’avait remarqué, elle avait senti les chuchotements sur son passages, elle avait entendu le nom de Baël sans saisir le reste de la phrase. Elle n’était plus qu’une spectatrice de la vie dans Poudlard.
    Elle fut sorti de ses pensées, par une de ses ’amies’ blonde de Serpentard qui venait de tourner dans une salle, celle de DCFM. La matière qu’elle préférait avec les potions et de loin. Elle était bien meilleure en potion, mais la DCFM la passionnait depuis toujours. Sans même savoir pourquoi. Comme à son habitude, elle s’assit sur le deuxième rang à gauche de la salle, celle qui permettait à Laura de voir par le fenêtre si elle le désirait, mais également de suivre le cour sans que personne ne la dérange. La seule chose qui changeait des autres années, c’est qu’elle posa son sac sur la chaise d’a côté pour être sûre que personne ne s’asseye.
    Elle commençait à sortir ses affaires de DCFM lorsque le professeur annonça quelque chose qui lui pourrit le reste de la journée.


      -Cette année, j’aurai la chance, comme certains de mes collègues, d’avoir un apprenti professeur à ma disposition…Il me semble que vous connaissez déjà celui qui sera votre professeur à mes côté, puisque c’est le frère d’une jeune fille de cette classe…Il s’agit de Baël Owned.


    Le professeur continuait sa présentation de Baël, mais Laura n’écoutait déjà plus. Dès l’entente du nom de frère, elle avait relevé la tête, trop rapidement, entrainant au sol un de ses livres, que sa voisine de devant remis sur sa table. Durant un instant, elle s’accorda le bénéfice du doute, se disant qu’elle avait dut mal entendre, mais lorsque son regard sur posa sur l’apprenti professeur, elle ne put que le reconnaitre. C’était bien son sourire éclatant et charmeur, ces yeux bleu qu’elle aimait tant, ses cheveux châtain…Si elle avait hérité du côté paternel, Baël avait bel et bien pris le côté de physionomique de leur mère. Pourtant, malgré leur différences, personne, absolument personne ne pouvait douter de la parenté de Baël et Laura.

    Aussitôt, un froid s’installa dans la classe, visiblement ses camarades avait vu la mâchoire de Laura se crisper lorsque son regard avait croisé celui de Baël…Ou peut être était ce le regard assassin qu’elle venait de lui lancer? Parce que oui, Laura était folle de rage, qu’il ne lui ai rien dit, qu’elle l’apprenne comme cela, comme les autres. Elle était sa sœur, elle méritait un tout petit peu d’égard…Bien sûr, elle était soulagé qu’il ne lui soit rien arrivé, et malgré tout, on sentait ce soulagement dans on regard. Mais elle le détestait tellement, avait-il seulement idée de l’angoisse qui l’avait tenaillé tout l’été? De ce qu’elle avait subit avec ces bons à rien de parents? De la sensation d’abandon qu’elle avait eu.
    Parce que oui, Laura s’était senti abandonné, au début elle avait été très triste, et puis ensuite très en colère. Il partait sans elle, donc il ne l’aimait pas. Perdre une nouvelle fois un pilier solide était un traumatisme pour elle.

    Toutefois, malgré le regard de clair avertissement qu’elle lança à Baël, elle replongea son regard dans son livre, et ne lui accorda plus un regard avant la fin du cour. Dire que le cour avait été une catastrophe n’était qu’un doux euphémisme, ce cour avait été un cauchemar, la colère l’emportant sur le reste des émotions, elle ne parvenait plus à se concentrer. Ce qui amena plusieurs objets à voler à travers la salle, dont notamment cette fameuse ‘amie’ blonde qui atterri directement dans les bras d’un Poufsoufle. Le professeur, qui normalement la félicitait régulièrement avait dut la reprendre plusieurs fois, et heureusement, son frère ne s’était pas approché d’elle.

    Lorsque enfin la cloche sonna ce fut une libération pour Laura qui sentait que les regards s’attardaient de plus en plus sur elle. Ce qui bien évidemment la gênait énormément. Elle était la meilleure en tout, et il fallait qu’elle se ridiculise de la sorte. Autant dire que l’orage que Baël allait prendre sur le coin du nez n’allait pas être des plus agréable. Et c’est sans ménagement qu’elle attrapa la manche de son frère et qu’elle l’entraina dans les couloirs derrière elle. Elle ne savait pas vraiment ou elle souhaitait l’emmener, durant un instant, elle hésita à trouver un coin assez discret pour le tuer sur place, mais elle se dit qu’il y aurait bien trop de papier à remplir, et que ça n’en avalait décidément pas la peine. Finalement après quelques minutes de marche ou le cerveau de Laura bouillait, elle s’arrêta brutalement et lui fit face.


      -Espèce de sale con! Tu croyais que…Qu’Est-ce que!


    Laura était tellement en colère, qu’elle ne parvenait même plus à aligner deux mots à la suite, le tourbillons de reproche qu’elle avait accumuler durant l’été tournoyait dans sa tête, et elle ne savait pas par lequel commencer. Pourtant, il fallait bien qu’elle parle! Qu’elle lui dise à quel point elle haïssait, à quel point il avait put la décevoir durant cette année. Son départ avait été le coup fatal qu’il avait put lui porter… Et pourtant, plus elle regardait ce visage d’ange, plus elle avait envie de le prendre dans se bras, qu’il la rassure, qu’il lui dise que tout ça était fini, que l’année prochaine elle partirai avec lui, qu’il était désolé. N’importe quoi, mais pas qu’il ferme simplement sa bouche comme il était en train de le faire… Et puis, soudain, elle eut un déclic et la colère parvint à sortir.

      -Tu es le frère le plus nul de la terre entière! Tu croyais qu’il te suffirai d’une lettre pour expliquer ton départ? Tu n’as même pas eu la décence de me dire au revoir! De me le dire en face! TU M’AS LAISSE ME REVEILLER LE MATIN SEULE! JE CROYAIS VRAIMENT QUE TU M’AIMAIS SOMBRE IDIOT! J ‘Y AI CRU!


    A chacune de ses phrase, elle poussait Baël, de plus en plus fort, les mots ne suffisaient plus, elle avait besoin de le frapper, elle voulait l’étriper sur place, elle le haïssait de tout son être, et en même temps, elle retenait ses coups et ses mots, parce qu’il restait l’homme qu’elle aimait le plus dans sa vie. Elle sentit les larmes monter dans ses yeux, elle se rendait compte de la gueule de son bonheur, attendre inlassablement quelqu’un qui ne semblait pas l’aimer, ou alors qui faisait tout pour le cacher… Elle sortit la lettre de Baël du pli de sa jupe.

      -Tu m’as abandonné comme un chien sur la route Baël! Tu te rend compte des mots que tu as écris, ou tu es trop égoïste pour t’en rendre compte? Tu m’avais promis crétin! Tu m’avais dit que ta crise était passé! Et encore une fois ce n’était pas vrai…Je te déteste Baël. Parce que tu n’étais pas là, on s’en est pris à moi! Parce que tu n’étais pas là j’ai souffert! Mais qu’est que j’ai put être conne d’y croire! Regarde d’où on vient! Le bonheur n’est pas fait pour nous! ET POUR TOI ENCORE MOINS! Pourquoi Est-ce que tu t’acharnes à détruire tout ceux qui t’aime? Hein! Pourquoi tu ne m’as pas dit que tu serais ici! Même la tristesse d’Eloïse me fait de la peine! Tu es le plus grand bouffon du monde! JE NE VEUX PLUS QUE TU T’APPROCHES DE MOI C’EST FINI!


    Non ce n’était pas vrai, elle ne voulais pas qu’il parte, elle voulait qu’il la prenne dans ses bras, qu’il lui dise que c’était fini, mais le simple fait de penser à un contact entre eux, c’était dégoutant…Et elle restait là, sa lettre à la main, les poings serré, els larmes au bord des yeux, attendant que son abrutis de frère s’excuse, ou au contraire, parte en sens inverse et la laisse à jamais.


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☐ SINGLE ☑IN A SECRET LOVE WITH HUGO GARNALIEL
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Baël M. Owned
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Amour : Mais quel est ce mot ?

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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Dim 2 Jan 2011 - 16:01

    Assis sur une chaise, dans le bureau de son mentor, Baël inspira longuement. Puis il expira, les yeux fermés. Son mentor le dévisagea en silence, comme amusé par le stress qu’il voyait poindre dans l’attitude du jeune apprenti. Le professeur repensa en souriant à ses propres débuts, et porta sur son apprenti un regard tendre en se remémorant les inquiétudes qui l’avaient dévorés tout entier lorsqu’il avait dû donner son premier cours. S’adresser à une bande d’élèves n’était pas facile, il était bien placé pour le savoir. Il fallait trouver un moyen de capter leur attention, de la garder, surtout, et de gérer tout ce qui pouvait mal fonctionner. Baël, de son côté, conservait les yeux clos. Il respirait lentement, comme plongé dans une longue séance de yoga. Il comptait les secondes, les minutes. Son compte à rebours stressé le rapprochait toujours plus du cours qui allait suivre. Depuis qu’il était entré à Poudlard, Baël avait déjà subi l’épreuve du feu en devant accompagner son mentor pour le premier cours des premières années. Cela ne lui avait posé aucun problème, et son mentor s’était étonné de le voir si calme. Il était parvenu à se faire respecter de ses élèves en quelques minutes seulement, et les avait captivé très vite. Bien sûr, ses interventions n’étaient que limitées et sporadiques, mais les élèves attendaient déjà avec impatience les cours qu’il devrait assurer seul. Peut-être était-ce dû à son âge, qui était plus proche de celui des élèves ? Le mentor n’en savait rien, mais il était déjà satisfait de son apprenti. Là où Baël avait eu le plus de stress, c’était lors du premier cours donné aux septièmes. D’une part parce que nombre d’entre eux étaient des amis… Ou des ennemis que Baël avait côtoyés durant six ans sur les sept qu’il avait passés à Poudlard. Mais, en définitive, il s’en était bien tiré, et avait même reçu des compliments de ces ex-camarades.

    Mais cette fois, c’était différent. Il s’apprêtait à donner cours aux sixièmes années. Dans cinq minutes, son mentor le « présenterait » aux élèves avec qui il avait passé cinq ans à Poudlard. Une classe composée de Serpentard et de Gryffondor. Ce qui signifiait qu’il allait devoir donner cours à un concentré de ses meilleurs amis et de personnes qu’il aime. Il allait se trouver face à Marylee, une des filles dont il était le plus proche, et avec qui il avait couché à la fin de l’année précédente. Ils étaient amis, mais n’avaient pas encore eu le temps de parler de cette expérience. Comment allait-elle réagir ? Il allait se retrouver face à Eloïse. Sa meilleure amie, sa perle, sa pupille. Probablement la meilleure des Gryffondor, une fille pour qui il était près à tout, malgré le fait qu’elle soit la sœur de son pire ennemi. Il ne lui avait pas parlé, il n’en avait d’ailleurs parlé à personne, de son projet de revenir enseigner. Dans les couloirs, on disait que sans lui, Eloïse était moins radieuse. Il s’en voulait de l’avoir laissé seule et irait probablement très vite lui parler. Il allait aussi se retrouver face à Jack, sans doute le Serpentard dont il avait été le plus proche. Toujours ensemble à foutre le bordel, ils avaient fait les quatre cents coups ensemble, et en avaient fait voir des vertes et des pas mûres à Middle. Mais surtout, et c’est ce qui le terrifiait le plus, il allait devoir faire face à Laura Owned. Laura qu’il avait abandonnée, Laura qu’il avait délaissée, livrée à elle-même dans ce quartier moldu pourri, Laura qu’il avait trahi en quittant leur appartement, seul et sans adieux, comme un voleur, en pleine nuit. Il tremblait déjà en imaginant la colère que sa sœur allait ressentir. Il la connaissait tellement bien qu’il pouvait sans difficulté prévoir ses réactions. Durant le cours, il devrait s’attendre à des regards noirs qui le feraient mourir sur place, puis à une séance de « non, je ne te regarderai pas » ponctué, par moments, de gestes de colère. Mais c’était surtout la fin du cours qui effrayait le jeune homme. Le moment où il verrait sa sœur foncer vers lui, l’agripper solidement et l’emmener ailleurs pour lui crier dessus.

    Professeur - « Il est l’heure, Baël… »

    Aïe. Baël ouvrit les yeux, et se leva. Pour la première fois depuis qu’il avait demandé le poste, il était persuadé que c’était une très mauvaise idée et se disait qu’il pouvait encore s’enfuir à toutes jambes. Le mentor lui demanda de passer devant, ce qu’il fit en maugréant. Il entra le premier dans le local de classe encore vide, et se réfugia bien vite dans un coin sombre, d’où il pourrait observer les élèves tout en étant discret. Il s’appuya sur le mur et croisa les bras, attendant que les sixièmes n’entrent. Puis, la porte s’ouvrit à la volée, et les élèves entrèrent dans une cohue à laquelle il participait lui-même l’année précédente. Les jeunes sorciers s’installèrent un à un. Jack fut le premier à l’apercevoir, et lui adressa un signe de tête surpris mais ravi. Marylee, à côté de Jack, lui adressa un sourire. Baël chercha Eloïse des yeux. Elle était seule sur un banc, l’air triste, et ne l’avait visiblement pas vu. Même chose pour Laura, qui sortait distraitement des bouquins de son sac. La vue de sa sœur fit s’accélérer le cœur du jeune homme, et il aurait bien voulu disparaître, là, maintenant. Mais c’était trop tard, le professeur avait commencé à parler…

    Professeur - « Cette année, j’aurai la chance, comme certains de mes collègues, d’avoir un apprenti professeur à ma disposition…Il me semble que vous connaissez déjà celui qui sera votre professeur à mes côté, puisque c’est le frère d’une jeune fille de cette classe…Il s’agit de Baël Owned.»

    Arf. Voilà que l’imbécile mettait les deux pieds dans le plat. Il était trop tard pour reculer, et Baël sortit de l’ombre, attirant sur lui tous les regards. Il sourit d’un sourire charmeur aux élèves, croisant tour à tour les regards d’Eloïse –qui sembla s’allumer d’un mélange de joie et de colère-, de Jack et de Marylee. Il n’osa regarder sa sœur que quelques secondes plus tard. Il la vit faire tomber un livre sur le coup de la surprise, et le regarder, incrédule. Très vite, la surprise de son regard se transforma en colère froide, et si la jeune Serpentard avait été un Basilic, Baël serait mort et enterré. Bien vite, Baël fuit le regard de sa sœur, sachant très bien que, d’ici quelques minutes, elle se concentrerait sur autre chose pour éviter de lui sauter à la gorge. Baël donna donc cours avec son mentor, et cela se passa relativement bien, si l’on exceptait toutefois les fréquents arrêts auxquels Baël devait se soumettre pour éviter un projectile que sa sœur, dans sa colère, n’arrivait pas à retenir. La cloche sonna soudain, alors que le professeur adressait une énième remarque à Laura. Lorsqu’il vit que sa sœur traînait volontairement pour ranger ses affaires, Baël se concentra sur Eloïse, et lui adressa un regard plein d’excuses et qui disait « je viendrai te voir très bientôt ». La Gryffondor voulut venir vers lui, mais Miss Owned avait déjà foncé sur son frère et l’avait embarqué comme une tornade. Avant qu’il ait pu comprendre ce qui lui arrivait, l’ex-Serpentard était entraîné dans les couloirs, son bras tiré par une petite furie qui marchait d’un pas rapide vers une destination inconnue. Baël tenta de deviner où sa sœur le conduisait, pour avoir une idée de la sauce à laquelle il serait mangé. Mais sa pupille s’arrêta brusquement, et fit violemment volte-face.

    Laura – « Espèce de sale con! Tu croyais que…Qu’est-ce que ! »

    Baël savait que sa sœur serait en colère. Il savait qu’il aurait du mal à se faire pardonner. Il savait que pour elle, ce départ serait vécu comme une trahison. Mais il devait partir. Parce que Voldemort l’avait décidé. Mais ça, il ne pouvait le dire à sa sœur. Alors il devrait lui faire comprendre qu’il avait de bonnes raisons de la faire, qu’il n’aurait pas pu la prendre avec elle, et qu’il l’aimait…

    Laura – « Tu es le frère le plus nul de la terre entière! Tu croyais qu’il te suffirait d’une lettre pour expliquer ton départ? Tu n’as même pas eu la décence de me dire au revoir! De me le dire en face! TU M’AS LAISSE ME REVEILLER LE MATIN SEULE! JE CROYAIS VRAIMENT QUE TU M’AIMAIS SOMBRE IDIOT! J ‘Y AI CRU! »

    Il voulut lui répondre qu’il l’aimait, mais, lors de ses accès de rage, il valait mieux ne pas la contrarier. Baël en eut la preuve lorsqu’elle se mit à le pousser violemment, le rapprochant à chaque fois un peu plus du mur du couloir. Pour l’instant, Baël la laissait faire, la laissait dire. Malgré lui, et malgré tous ses efforts pour le cacher, il ne parvint pas à dissimuler le sourire qui naissait sur son visage d’ange. Il avait enfin retrouvé sa sœur, sa moitié, et plus véhémente que jamais. Que demander de plus ? A part bien sûr qu’elle arrête de l’insulter et de le frapper ?

    Laura – « Tu m’as abandonné comme un chien sur la route Baël! Tu te rend compte des mots que tu as écris, ou tu es trop égoïste pour t’en rendre compte? Tu m’avais promis crétin! Tu m’avais dit que ta crise était passée! Et encore une fois ce n’était pas vrai…Je te déteste Baël. Parce que tu n’étais pas là, on s’en est pris à moi! Parce que tu n’étais pas là j’ai souffert! Mais qu’est que j’ai put être conne d’y croire! Regarde d’où on vient! Le bonheur n’est pas fait pour nous! ET POUR TOI ENCORE MOINS! Pourquoi Est-ce que tu t’acharnes à détruire tout ceux qui t’aime? Hein! Pourquoi tu ne m’as pas dit que tu serais ici! Même la tristesse d’Eloïse me fait de la peine! Tu es le plus grand bouffon du monde! JE NE VEUX PLUS QUE TU T’APPROCHES DE MOI C’EST FINI! »

    Même s’il savait pertinemment que sa sœur ne pensait pas ces derniers mots, ils eurent l’effet d’un poignard glacé dans le cœur de l’apprenti, et firent disparaître instantanément le sourire narquois du beau jeune homme. Il regarda quelques instants sa sœur, sa jolie sœur, la plus belle des sœurs, sans lui répondre. Il n’aimait pas la voir ainsi énervée, au bord des larmes, à cause de lui. D’habitude, ceux qui mettaient sa sœur dans cet état-là se retrouvaient bien vite avec le poing du grand frère sur le visage. Mais dans cette situation, pareille solution n’était pas envisageable. Baël allait devoir lui parler, affronter la verve verbale de sa sœur, qui parvenait à chaque fois à lui clouer le bec. Alors, comme pour retarder au maximum un débat houleux, il prit la main de sa sœur qui tenait toujours fermement sa lettre, et attira la jeune femme vers lui pour la serrer dans ses bras. Elle se débattit un peu, au début, mais se laissa finalement faire : elle n’avait pas la force de lutter contre l’étreinte de son grand frère, bien plus grand et musclé qu’elle. Baël déposa un baiser sur le haut de son crâne.

    Baël - « Je t’aime, Laura, et je sais que rien n’excusera ce que je t’ai fait. »

    Il relâcha son étreinte, permettant à la jeune femme de quitter ses bras si elle le désirait.

    Baël - « Je sais que rien de ce que je pourrai dire ne me pardonnera, mais si je t’avais mise au courant, tu serais parvenue à me convaincre de rester… J’ai été obligé de t’abandonner, et ça m’a fait aussi mal qu’à toi. Là où j’allais… Tu ne pouvais pas venir. »

    Il lui adressa un sourire triste en guise d’excuse, attendant la prochaine explosion de la jeune demoiselle qui, même lorsqu’elle l’engueulait, restait à ses yeux sa petite sœur à lui…


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Laura P.Owned
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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Lun 3 Jan 2011 - 15:08

    Plus elle lâchait ce qu’elle avait sur le cœur, plus Laura sentait la colère monter en elle, pourquoi ne répondit-il pas? Pourquoi il se contentait de sourire comme si il venait de gagner quelque chose? C’était son but? La rendre la plus malheureuse possible? Et bien il avait réussi, elle n’était plus rien, rien du tout sans lui, rien qu’une fente de hiboux séché. Elle voulait qu’il hurle, qu’il lui dise qu’elle avait tort, elle voulait qu’il agisse, mais il se laissait faire, comme si ca ne lui faisait rien. Et c’Est-ce qu’elle se disait réellement, que ça ne luifasiait ni chaud ni froid, elle se demandait également pourquoi il prenait un tel plaisir à massacrer son petit cœur? N’avait-elle pas assez souffert? Elle avait seulement 16 ans, elle était à l’aube de sa vie, et elle avait l’impression de n’avoir vécu que dans la haine et la souffrance. Son cœur, en lambeau, lui rappelait chaque jour, à quel point la vie pouvait être cruelle. Nous offrir, puis reprendre tout aussi vite. Il y a un an de ça, tout allait bien chez elle, elle avait déjà ce cœur de pierre. Et aujourd’hui, non seulement la pierre était devenu de la guimauve, mais en plus, le destin s’était appliqué à le détruire.
    Et tout ça à cause d’un seul homme. De lui. Il n’avait fallut que d’une seule personne pour que sa vie devienne un cauchemar. Il avait fallu que petit ils se sourient, que petits ils jouent ensembles, qu’ils se protègent, pour que tout deux puisse gouter au joies de l’amour fraternel. Elle détestait Baël, parce qu’il lui avait appris à vire, il lui avait appris tout ce qu’elle savait et aujourd’hui il la laissait seule… Seule dans un univers trop violent pour elle.

    Et enfin, alors qu’elle lui avait demandé de partir, de sortir tout simplement de sa vie, il fit un mouvement. Il la prit doucement dans ses bras, elle tenta de se débattre, mais elle savait d’avance qu’il avait gagné. Il gagnait toujours il était bien plus fort qu’elle. Laura eut un sourire, ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé. Les bras de Baël étaient le seul endroit ou elle se sentait en sécurité. Elle se surpris à sentir son parfum, elle le connaissait par cœur, mais elle l’aimait toujours autant.


      -Je t’aime, Laura, et je sais que rien n’excusera ce que je t’ai fait


    Laura sortit immédiatement de ses bras, si il croyait qu‘il suffisait de lui dire qu‘il l‘aimait pour être pardonné, il se mettait largement le doigt dans l‘œil Bien sûr qu‘elle appréciait ses paroles, et que ca réchauffait grandement son cœur de glace. Il l’aimait. C’était tout ce qu’elle voulait savoir, ce n’était pas fini…Mais ce n’était que des mots…Des mots comme ceux de sa lettre, des mots figé dans le temps, c’était quelque chose qu’il ne connaissait pas. Baël était depuis longtemps passé maître dans l’art de tromper son monde, de faire le gentil pour obtenir tout ce qu’il voulait, puis de disparaitre laissant un gout amer de leur rencontre à la personne dont il avait eu besoin. Laura n’aurait jamais cru faire parti de ses personnes mais maintenant qu’elle y pensait, elle avait l’impression d’en faire parti.
    Et si il revenait simplement parce qu’il avait besoin d’elle? Si en fait ce n’était que des paroles…Comment pouvait-elle le croire? Il avait fait tellement de promesses qu’il n’avait jamais tenu. Par exemple la promesse de ne jamais lui faire de mal…Le doute s’installa subitement dans son esprit…Et si?


      -Je sais que rien de ce que je pourrai dire ne me pardonnera, mais si je t’avais mise au courant, tu serais parvenue à me convaincre de rester…


    Le cœur de Laura se serra, le soulagement ressenti quelques heures plus tôt était bel et bien parti. Elle avait envie de pleurer et de rire à la fois. Ca y’est, elle devenait folle, elle n’en pouvait plus. C’était les nerfs. Elle ne dormait presque plus à cause de lui, elle en avait des nuits blanches, alternant la colère intense, mais également l’angoisse la plus profonde. Si il arrivait quelque chose à son ainé sans qu’elle ne le sache jamais elle n’aurait put se le pardonner. Et puis ensuite, elle était en colère contre elle-même, elle se demandait ce qu’elle avait bien put faire de mal pour qu’il refuse de lui parler, pour qu’il parte comme ça. Elle avait envoyé Ben&Nuts régulièrement avec une lettre, il était toujours revenu. Mais sans réponse sans rien. Elle alternait les lettres ou elle insultait Baël, et celle ou elle lui demandait de revenir. Mais les lettres disparaissaient sans arriver à leur destinataires, parce que Ben&Nuts volait sous la pluie et qu’il revenait avec des lettres désagrégées dans lesquelles elle reconnaissait son écriture…

      -Te pardonner? Mais comment veux-tu que je te pardonnes? Tu es partis… Tu m’as laissé derrière toi! Ca t’as fait tellement mal de m’abandonner que rien! PAS UNE SEULE LETTRE! PAS UN INDICE SUR CE QUE TU DEVENAIS! RIEN! JE TE HAIS BAEL!!


    Elle n’en pouvais plus, et soudainement alors qu’elle ne s’y attendait pas, ses nerfs lâchèrent, et elle sentit les larmes couler sur ses joues, Laura sentait que la maitrise de son corps devenait de plus en plus dure. Mais elle ne voulait pas craquer, elle voulait comprendre, tout en faisant la sourde. Bizarrement, elle était déchiré entre l’envie qu’il lui explique, mais également celle qu’il la ferme pour toujours. Elle était tiraillé entre l’envie de lui mettre la claque qu’il méritait, mais elle voulait aussi le prendre dans ses bras.

      -J’ai été obligé de t’abandonner, et ça m’a fait aussi mal qu’à toi. Là où j’allais… Tu ne pouvais pas venir.


    Cette fois, les nerfs la lâchèrent complètement alors qu’elle assenait un coup de son sac scolaire sur le torse de Baël, elle se rendit compte qu’elle aurait put lui faire mal seulement après, en effet, non contente de ranger la totalité de ses livres dans ce sac, elle y mettait également de quoi manger, et s’amuser en cour. C’était plus un caddie de course qu’un sac d’étudiant. Mais elle s’en fichait, elle n’avait pas les moyens de lui faire ressentir la détresse qu’elle avait put ressentir cet été. Les mots deviennent dérisoires lorsqu’on atteint un certain stade. Laura avait l’impression que tout se cassait la gueule, même les mots n’étaient plus assez fort pour dire ce qu’elle pensait réellement, pour lui montrer qu’il n’était qu’un sale petit con égoïste.
    Il n’y avait que lui qui était capable de la mettre dans cet état là, bien sûr, elle avait le sang chaud, et la colère pouvait monter à une vitesse hallucinante en elle, mais il était très rare qu’elle la laisse éclater en public, et surtout ne s’abaisse à frapper quelqu’un alors qu’elle avait sa baguette à porté de mains. Et puis, elle n’était pas à Serpentard pour rien, elle préférait calculer une vengeance, une humiliations pendant un certain temps plutôt que de foncer de suite. Elle laissait ça au Gryffondor.


      -Tu me dit que tu m’aimes! Mais il est ou cet amour? Ce ne sont que des mots! Montre moi que tu m’aimes Baël, ou Est-ce que tu l’as caché cet amour? Je ne le vois plus depuis longtemps! C’est bien trop facile de revenir la bouche en cœur, et de dire ça. Avant ca aurait marché, parce que avant, je savais que je pouvais avoir totalement confiance en toi, mais aujourd’hui? Est-ce que je peux te faire confiance? Je n’ai plus 5 ans espèce de crétin, je pouvais te suivre n’importe ou! Mais non, Monsieur préfère partir sans laisser de trace…Tu sais quoi, je crois que notre génitrice avait raison quand elle dit que…


    Laura ferma doucement les yuex, elle savait qu’elle lui faire mal. Elle savait que c’était l’une des pires choses qu’elle pouvait lui dire, et quelque part elle ne souhaitait pas vraiment le dire, mais c’était plus fort qu’elle. Laura en était arrivé à un stade de rage telle, que la souffrance n’était plus rien pour elle, elle souhaitait seulement qu’il comprenne à quel point un abandon pouvait faire mal, elle voulait juste qu’il sorte de sa vie. Une autre partie d’elle lui donna l’ordre de se la fermer et de ne surtout rien dire de la sorte…Mais ce fut plus fort qu’elle….Même si elle ne le pensait pas, elle ne put se retenir….

      -Quand elle a dit que tu étais la plus belle erreur de ma vie! Que je ne devrais pas t’aimais autant, que tu n’es qu’un cinglé adorateur de la magie noire! Et pourtant, moi je t’aime! Moi, contrairement à toi, je sais te le prouver au quotidien! J’ai toujours été là pour toi! Mais toi? Ces derniers temps? Quand j’ai eu besoin d’aide, je me suis tourné vers toi, mais tu n’étais plus là! Même…Même…


    Tais toi idiote! C’était encore pire que le coup du: Maman avait raison finalement.

      -Maximilien Middle aurait été plus présent pour moi! M’aurais soutenu! Tu vois pauvre crétin, tu n’es rien, rien du tout! Tu te crois grand mais en fait tu es tout en bas! Tu ne fais jamais rien sans entrainer les autres dans ta propre déchéance! J’en ai marre Baël, marre de toi…Je suis fatigué, j’en peux plus de te défendre devant les autres, je veux plus que ça continue ainsi!


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Baël M. Owned
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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Lun 3 Jan 2011 - 20:28

    Laura – «Te pardonner? Mais comment veux-tu que je te pardonnes? Tu es partis… Tu m’as laissé derrière toi! Ca t’as fait tellement mal de m’abandonner que rien! PAS UNE SEULE LETTRE! PAS UN INDICE SUR CE QUE TU DEVENAIS! RIEN! JE TE HAIS BAEL!! »

    La colère de Laura dépassait ses pires prévisions. Il savait que sa sœur, avec son tempérament pire que celui d’une Vélane, allait mal réagir. Il savait qu’il devrait faire face à une pluie torrentielle d’injures, qu’elle lui renverrait ses torts en pleine figure. Mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle se dégage de son étreinte avec une telle brutalité, ni qu’elle aille jusqu’à prononcer quelques mots qui tuèrent le grand frère… « Je te hais ». Même si elle ne le pensait surement pas, ses quelques mots s’enfoncèrent dans la chair de l’apprenti, lui causant plus de douleur que si Laura lui avait jeté un Doloris. Il crut mourir de douleur lorsqu’il vit une larme couler le long de la joue de sa petite sœur. Elle devait vraiment lui en vouloir et être vraiment bouleversée pour qu’elle ne parvienne pas à retenir ses larmes… Lorsqu’il lui parla, ce fut avec une voix cassée, hésitante, ce qui n’était pas son habitude.

    Baël - « J’ai été obligé de t’abandonner, et ça m’a fait aussi mal qu’à toi. Là où j’allais… Tu ne pouvais pas venir. »

    Imbécile. C’était tout ce qu’il trouvait à lui dire ? Ça ne suffirait pas, et ça ne ferait surement qu’empirer la situation. C’était tout de même prodigieux, ça. Il était capable de tenir un discours habile et manipulateur à n’importe qui, il parvenait à convaincre même ses ennemis rien qu’en leur parlant, mais là… Avec sa sœur, son sang, il était aussi bon parleur qu’un troll était champion du monde d’échecs. Il regarda sa sœur s’énerver, et ne sentit même pas le coup qu’elle lui donna avec son sac. Rien ne pouvait plus l’atteindre, sinon les mots décochés par la petite Owned, et la douleur qu’il pouvait lire sur son visage. Il n’avait qu’une envie : la prendre dans ses bras, la serrer fort contre lui, lui murmurer à l’oreille que tout irait bien, qu’il était là, maintenant, qu’elle ne devait plus s’en faire. Il ne pouvait bien sûr pas imaginer un seul instant tout ce qu’elle avait dû ressentir, tout ce qu’elle avait dû endurer. Il l’avait abandonnée, et il ne se le pardonnerait jamais. Il l’avait laissée seule avec leurs parents qu’elle méprisait, il lui avait gâché son été, il ne lui avait même pas dit où il allait ni ce qu’il comptait faire. Il n’était qu’un moins que rien, un frère indigne. Il le savait. Mais l’entendre de la bouche de sa pupille était bien plus difficile et bien plus douloureux. Il comprit alors qu’il aurait toutes les difficultés du monde à se faire pardonner, et que, même s’il lui disait toute la vérité –ce qui était impensable-, il ne retrouverait jamais sa sœur telle qu’il l’avait laissée. Le choix avait été dur à faire, et plus dur encore à assumer. Combien de fois, pendant l’été, il n’avait pas failli désobéir à Voldemort pour aller la voir ? Combien de fois il n’avait pas souffert en lisant ses lettres, sans pouvoir lui répondre ? Combien de fois il n’avait pas rêvé qu’elle était là, tout contre lui, et qu’elle lui disait qu’elle l’aimait ? Sa sœur avait été omniprésente durant ses « vacances », et il n’avait pas cessé d’espérer qu’ils se revoient vite, tout en craignant le moment de leurs retrouvailles.
    Il resta silencieux, devant lutter pour la première fois contre les larmes qui lui montaient aux yeux. Des larmes de peine, car les paroles de sa sœur le blessaient au plus profond de son être, mais aussi des larmes de colère contre l’imbécile qu’il avait été. Par Grindelwald, en ce moment plus que jamais, il aimait sa sœur de tout son être. Comment le lui prouver ?

    Laura – «Tu me dit que tu m’aimes! Mais il est ou cet amour? Ce ne sont que des mots! Montre moi que tu m’aimes Baël, ou Est-ce que tu l’as caché cet amour? Je ne le vois plus depuis longtemps! C’est bien trop facile de revenir la bouche en cœur, et de dire ça. Avant ca aurait marché, parce que avant, je savais que je pouvais avoir totalement confiance en toi, mais aujourd’hui? Est-ce que je peux te faire confiance? Je n’ai plus 5 ans espèce de crétin, je pouvais te suivre n’importe ou! Mais non, Monsieur préfère partir sans laisser de trace…»

    Les mots restèrent prisonniers de sa gorge nouée. Il aurait voulu lui hurler qu’il l’aimait plus qu’il ne s’aimait, qu’elle lui était plus précieuse que tout… Mais non, à la place, il restait bêtement silencieux, subissant sans réagir les foudres de sa sœur. Il cherchait des mots, des phrases, qui pourraient la calmer. Aucune ne lui vint à l’esprit. Aucun mot ne parvint à franchir le nœud dans sa gorge. Laura continua.

    Laura – «Tu sais quoi, je crois que notre génitrice avait raison quand elle dit que…»

    Elle cherchait ses mots. Elle hésitait. Baël voyait bien dans ses yeux qu’elle s’apprêtait à lui porter un coup sévère. Très sévère. Trop sévère. La seule mention de sa mère fit tressaillir l’apprenti. Il savait à quel point Laura détestait et méprisait leurs parents. Le simple fait qu’elle en fasse mention devant lui, surtout pour dire que sa mère avait raison avait déjà attaqué à la hache le cœur du grand frère. Ses yeux suppliaient tacitement Laura de se taire. De ne pas terminer sa phrase.

    Laura – «Quand elle a dit que tu étais la plus belle erreur de ma vie! Que je ne devrais pas t’aimais autant, que tu n’es qu’un cinglé adorateur de la magie noire! Et pourtant, moi je t’aime! Moi, contrairement à toi, je sais te le prouver au quotidien! J’ai toujours été là pour toi! Mais toi? Ces derniers temps? Quand j’ai eu besoin d’aide, je me suis tourné vers toi, mais tu n’étais plus là! Même…Même… »

    Bang. Les yeux remplis de larmes chauffées à blanc, la vision floue, Baël avait frappé violemment contre le mur. Les mots de sa sœur l’avaient tué. Il n’avait qu’une envie : disparaître maintenant. Disparaître, se trouver loin de ce couloir en ce moment. Ne pas être la proie d’une douleur qui rendait ridicule la souffrance qu’il ressentait dans son poing. Qui dépassait de loin toutes les souffrances qu’il avait ressenties jusque-là. Il était la plus belle erreur de sa vie. Il était une erreur. Lui qui avait tout donné pour elle, qui n’avait vécu que pour elle, qui l’avait aimée et protégée, qui lui avait appris tout ce qu’il savait, il était… Une erreur ? S’il ne l’avait pas vue prononcer ces mots, il ne l’aurait pas cru. Non, jamais la sœur qu’il aimait ne l’aurait considéré comme une erreur. Il avait toujours été là pour elle. Il avait toujours voulu l’aider, la soutenir. Mais sa possession l’avait éloigné d’elle, pour son plus grand malheur. Lorsqu’enfin il était parvenu à regagner sa confiance, il avait fallu qu’il s’en aille… Par pitié, Laura, arrête-toi. Ne dis pas un mot de plus…

    Laura – « Maximilien Middle aurait été plus présent pour moi! M’aurais soutenu! Tu vois pauvre crétin, tu n’es rien, rien du tout! Tu te crois grand mais en fait tu es tout en bas! Tu ne fais jamais rien sans entrainer les autres dans ta propre déchéance! J’en ai marre Baël, marre de toi…Je suis fatiguée, j’en peux plus de te défendre devant les autres, je veux plus que ça continue ainsi! »

    Bang. Baël avait à nouveau frappé contre le mur. Mais cette fois, c’était pour masquer le sanglot sonore qui lui avait échappé. Il avait dû trop sous-estimer la détresse de sa sœur. Elle venait de lui dire qu’elle lui préférait, en ce moment, son pire ennemi. L’homme le plus méprisable de la terre. Elle aurait voulu le faire souffrir, elle ne s’y serrait pas prise autrement. Le désavouer, en invoquant coup sur coup leur mère et Middle, c’était l’achever définitivement. C’était le condamner à la guillotine. C’était pire que tout ce que le jeune homme avait pu imaginer. Il releva péniblement la tête, et se tourna vers sa sœur, qu’il ne put pas voir nettement à cause de ses larmes.

    Baël - « Comment… Comment peux-tu douter de mon amour ? Je t’aime, Laura. Tu peux hurler que tu me détestes, ça ne change rien. Je t’aime. Tu es ma petite sœur, tu es ma moitié, tu es mon autre… Ma… petite… sœur… »

    Il fit un pas dans sa direction.

    Baël - «Tu… Je… Je t’aime, bordel. Je pourrais tuer pour toi, je pourrais mourir pour toi. Tu le sais ! Tu le sais aussi bien que moi ! »

    Il fit un autre pas dans sa direction. Il voulait la prendre dans ses bras, lui sécher ses larmes, la consoler, se faire pardonner…

    Baël - « Je suis un crétin, un imbécile, je ne suis qu’un cinglé adorateur de magie noire… Mais je t’aime. Ne me laisse pas être un crétin seul. Je t’en supplie. »

    Il fit encore un pas, mais ses jambes ne parvinrent plus à supporter son poids. Il tomba à genoux aux pieds de sa sœur.

    Baël - « Ne m’abandonnes pas… Ne me laisse pas comme je t’ai laissé… Ne deviens pas aussi bête que moi, prouve-moi que tu es toujours la plus intelligente de nous deux, prouve moi que je ne suis qu’un con… Un con désolé, un con qui ne trouve pas les mots pour te demander pardon… »

    Sa voix avait été un murmure. Jamais son ton n’avait été aussi suppliant.


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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Mar 4 Jan 2011 - 19:36

    Laura avait fait du mal à son frère, elle le savait. Tout comme elle, il avait perdu son calme. Il n’avait frappé que 2 fois le mur, mais à chaque fois, ce fut comme si il le frappait à elle, comme si toute la rage qu’il avait contre elle s’échappait sur cette pierre solide. Il lui faisait peur quand il était dans cet état là, il la terrorisait. Jamais, il n’avait été violent devant elle, oh bien sûr il avait frappé certains de ses prétendants, mais toujours dans son dos, bien sûr il l’avait protégé, mais faisait toujours en sorte qu’elle n’en voit presque rien…Mais pas là, à cause d’elle, elle découvrait en quelque sorte son côté violent, celui qu’il prenait tant de soin à lui cacher. Et ce côté ne lui plaisait pas, il lui faisait peur. Même l’année dernière, lorsque leur relation s’était considérablement déterioré, il n’avait jamais osé lever la main devant elle, se contentant de mots. Durs certes, mais de mots. Ce n’était pas elle qu’il avait frappé, mais c’était tout comme.
    Et elle, qu’avait-elle osé faire? Elle avait osé évoquer leur mère et Max dans la même phrase, pour lui dire qu’ils étaient tellement mieux que lui. Qu’Est-ce qu’elle pouvait avoir honte, c’était la pire chose qu’elle aurait put lui dire. C’était pire que tout, elle aurait put lui planter un poignard dans le cœur qu’il aurait eut moins mal. Et Laura sentait la douleur qui émanait des yeux brouillés de Baël, lui aussi pleurait, tout comme elle. Ils étaient là comme 2 idiots à se regarder les larmes aux yeux. Elle avait tellement honte de ce qu’elle venait de dire, elle avait honte d’avoir eu envie de lui faire du mal, d’avoir eu envie de se venger. Mais elle était tellement en colère contre lui, elle voulait qu’il comprenne. Peut être que le cauchemar avait assez durer qui sait. Pour lui, comme pour elle…

      -Comment… Comment peux-tu douter de mon amour ? Je t’aime, Laura. Tu peux hurler que tu me détestes, ça ne change rien. Je t’aime. Tu es ma petite sœur, tu es ma moitié, tu es mon autre… Ma… petite… sœur…


    Il fit un pas dans sa direction, et leur rôle s’inversa. Quelques minutes plus tôt, c’est elle, qui grâce à ses coups répéter l’avait poussé en arrière, cette fois-ci c’était lui. Et simplement avec des mots, elle en fit un en arrière, elle ne voulait pas qu’il la touche, elle savait lui avoir fait mal, elle ne voulait pas qu’il passe ses nerfs sur elle également. Au fond d’elle, une petite voix lui disait qu’il ne la toucherait jamais, mais en vrai? Etsi, il n’arrivait pas à se contrôler, si il recommencer, mais cette fois-ci directement sur sa petite sœur.

      -Tu… Je… Je t’aime, bordel. Je pourrais tuer pour toi, je pourrais mourir pour toi. Tu le sais ! Tu le sais aussi bien que moi !


    Un autre pas, Laura en fit 2 en arrière, elle voulait mettre le plus de distance possible entre son frère et elle. Elle ne voulait pas qu’il la touche. Ses paroles, elle savait que si il parvenait à la prendre dans ses bras, elle n’en sortirai plus jamais, elle pardonnerait comme la fois d’avant. Laura était totalement fidèle à son grand frère, elle savait qu’à un moment ou à un autre elle craquerait et se jetterait dans ses bras, en lui demandant pardon des bassesses prononcé. En lui demandant de rester, et il promettrait comme la fois d’avant. Et elle y croirait, et peut être que cette fois-ci il serait sincère…Peut être…

      -Je suis un crétin, un imbécile, je ne suis qu’un cinglé adorateur de magie noire… Mais je t’aime. Ne me laisse pas être un crétin seul. Je t’en supplie


    Il fit un autre pas, et Laura dut s’arrêter au milieu du sien lorsqu’elle le vit s’effondrer à genoux. C’est avec une horreur non dissimulé qu’elle se rendit compte de la situation. Son frère était faible face à elle, elle avait toujours été sa principale faiblesse, elle ne vivait que pour lui, et inversement… Et elle, Laura Owned, venait de pratiquement le tuer de sang froid, elle avait achevé son frère. Elle était un monstre, elle n’avait plus rien de la petite fille fragile qu’il avait laissé derrière lui. Elle était devenu quelqu’un qui n’avait plus de cœur, elle s’était forgé une carapace contre son propre frère. Elle ne saisissait même pas le sens des paroles de Baël, tellement elle avait honte d’être cette personne.
    Ca avait toujours été comme ça, Baël faisait le mal de façon naturelle, et Laura l’imiter du mieux qu’elle pouvait, mais c’était lui le maître en la matière, lui qui était le plus méchant, excepté avec elle. Pas elle. Et là, la donne venait de changer, elle devenait pire que lui, non ce n’était pas possible. Elle devait redevenir la petite Laura, sinon qui l’arrêterait dans ses rêves de grandeur? Qui lui dirait qu’il n’avait pas besoin de plus puisqu’elle était là? Personne…Et il allait courir à sa perte, seul contre tous, et même sa sœur, sa petite sœur, ne serait plus là pour lui.

      -Ne m’abandonnes pas… Ne me laisse pas comme je t’ai laissé… Ne deviens pas aussi bête que moi, prouve-moi que tu es toujours la plus intelligente de nous deux, prouve moi que je ne suis qu’un con… Un con désolé, un con qui ne trouve pas les mots pour te demander pardon…


    Elle posa son regard sur son frère, le désespoir dans sa voix l’interpella. Il avait murmurer, il était désolé… Et il était là, dans une position de faiblesse plus qu’équivoque
    , attendant une décision de sa part. Prêt à se faire couper la tête. Et c’était elle le bourreau, elle qui tenait la hache fermement dans ses mains. Elle qui allait décider si il pouvait vivre, ou si au contraire il devait perdre sa tête. Au fond d’elle, une voix hurlait ’qu’on lui coupe la tête ‘ et une autre clamait l’innocence de cet être qu’elle aimait tant. Elle était toujours en colère, et elle ne décolererai pas avant un moment, elle lui en voulait tellement. Mais elle l’aimait, il était son frère!

    C’est presque sans s’en rendre compte qu’elle se retrouva à genoux face à lui, un sourire sur le visage. Le sourire qu’elle lui adressait après leur disputes, celui qui lui montrait qu’elle serait toujours là, qu’elle ne le laisserait jamais tomber, aussi insupportable et égoïste soit-il. Et peut être que elle aussi sur ce coup là avait été égoïste, elle n’avait pensé qu’à son propre bonheur. Elle le détestait autant qu’elle l’aimait, mais c’était comme ça entre les frères et les sœurs, se déchirer pour mieux se retrouver, provoquer des disputes toujours plus fortes, toujours plus grandes pour se retrouver ensuite.
    Elle fit un geste pour le prendre dans ses bras, pour lui dire qu’elle l’aimait toujours, mais alors qu’elle allait se lançait elle se ravisa. Méritait-il encore un peu de souffrance? Oui bien sûr que oui, il la méritait même amplement cette souffrance. Il méritait de comprendre à quel point il pouvait être imparfait, à quel point il avait tort de se prendre pour le dieu des dieu.

      -Tu as raison tu n’es qu’un crétin Baël, un sale crétin. Un crétin qui n’a jamais su aimer correctement. Un crétin qui a l’impression de tout savoir mieux que tout le monde. Un crétin qui en demande toujours trop au autre. Un crétin qui n’a jamais sut demander pardon. Un crétin qui adore la magie noire. Un crétin parmi les crétin, el meilleur d’entre eux.


    Elle soupira. Et finalement, elle posa une main tendre sur la joue ruisselante de pleurs de son frère. Les larmes de Laura avait cessé, quelque part toutes ses paroles, toutes cette haine qu’elle avait put lâcher lui avait tellement de bien, que els larmes n’avaient plus leur place dans leur conversation. Elle ne savait même plus si elle avait seulement le droit de le prendre dans ses bras, de le toucher, après toutes les horreurs qu’elle lui avait dite. Après toute la haine qu’elle lui avait sentir. Elle n’osait pas, elle n’osait plus en fait, car avant, jamais cette question ne lui serait venu à l’esprit.

      -Tu es un crétin parce que tu es parti, et encore plus crétin parce que tu es revenu me narguer droit dans les yeux. Tu es un crétin parce que je n’avait plus personne à part ems amis. Mais moi c’est toi que je voulais voir, toi que je voulais aller voir quand j’allais mal. J’aurai voulu que tu sois cet été pour rire avec moi, pour faire des conneries, aussi puériles et pathétique soit-elle. Mais tu es un crétin et tu es parti.


    Elle marqua un temps d’arrêt, plongeant ses prunelles chocolat dans les océans de son frère, s’apprêtant à dire ce qui allait relever son frère. Ce qui allait lui montrer qu’il était presque pardonné, que au moins il pourrait venir lui parler sans risquer sa vie.

      -Mais Baël, tu es mon crétin à moi. Et je ne peux pas vivre sans toi…Mais fais moi seulement un coup de ce genre…Un seul…Même disparaitre pour aller boire un cou avec des potes sans me prévenir…Et je te promet crétin, que je te colle à moi avec de la glue perpétuelle!…Maintenant dis moi ou tu étais et ce que tu faisais, et je te promet…Je te le jure Baël que je te pardonnerais totalement!


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Baël M. Owned
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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Mer 5 Jan 2011 - 19:26

    Baël regardait le sol. Parce qu’il voulait éviter à tout prix le regard de sa sœur. Parce qu’il ne voulait pas la voir avec l’expression « je vais t’achever, là, maintenant » sur le visage. Il savait pertinemment qu’il l’avait profondément meurtrie en la laissant seule avec leurs parents. Il le savait déjà au moment où il l’avait embrassé pour la dernière fois. Il le savait lorsqu’il avait déposé cette maudite lettre sur sa table de nuit. Il le savait alors que, tout l’été, il avait pensé à elle. Il savait aussi qu’il serait mal accueilli, et que le fait qu’il devienne apprenti sans en avoir parlé à personne, et certainement pas à elle, la mettrait dans une rage folle. Toutefois, jamais il n’avait imaginé que ça irait si loin. Jamais il n’aurait imaginé que sa sœur irait jusqu’à donner raison à ce qui leur servait de mère, ou, pire encore, à Maximilien Middle, ou plutôt Maximilien Médiocre comme il l’appelait, probablement le pire crétin que la terre ait porté, un petit parvenu qui pensait que la vie lui appartenait parce qu’il avait eu la chance de naître dans un milieu où on boit dans des coupes de cristal et où l’inquiétude n’était pas de savoir si on aurait de quoi se nourrir à la fin du mois, mais plutôt de savoir si la nouvelle collection de costumes en soie noire hors de prix qu’on avait commandé arriverait dans le délai prévu, soit très souvent moins d’un jour, ou s’il faudrait attendre quelques heures de plus avec une impatience agacée. Laura savait, et elle le savait même mieux que quiconque, que donner raison à ces deux êtres abjects plutôt qu’à lui le tuerait. Et pourtant, elle n’avait pas pu se retenir. Ah, combien de fois ne lui avait-il pas appris à être méchante, sèche et cassante ? Et voilà que l’élève avait dépassé le maître…
    Ou en tout cas, si ce n’était pas le cas, l’élève avait au moins compris comment s’engouffrer dans les faiblesses du maître. Car Baël était là, à genoux devant elle, le regard à terre, attendant qu’elle recharge le pistolet de ses paroles, et qu’elle lui tire la prochaine balle de reproches qui devrait lui être fatale. Comme le coup tardait à partir, Baël se risqua à lever ses yeux plein de larmes vers la sœur, sa moitié. Il se retrouva nez à nez avec elle, qui s’était agenouillée face à lui. Dans son regard, il décerna encore la flamme de colère qu’elle dirigeait contre lui, mais amoindrie, comme si un autre sentiment venait d’étouffer le feu. Cet autre sentiment qu’il vit briller dans son regard, c’était l’amour. Elle l’avait, du moins en partie, pardonné. Fait qui fut confirmé lorsqu’il aperçut son sourire, celui qu’elle lui adressait toujours après leurs disputes. Elle fit mine de vouloir le prendre dans ses bras, symbole du pardon. Mais elle se retint au dernier moment. Cela n’avait pas échappé à Baël, qui fit cependant mine de n’avoir rien vu. Il savait ce que sa sœur comptait faire. Son sourire l’avait trahie.

    Laura – « Tu as raison tu n’es qu’un crétin Baël, un sale crétin. Un crétin qui n’a jamais su aimer correctement. Un crétin qui a l’impression de tout savoir mieux que tout le monde. Un crétin qui en demande toujours trop aux autres. Un crétin qui n’a jamais sut demander pardon. Un crétin qui adore la magie noire. Un crétin parmi les crétins, le meilleur d’entre eux. »

    Il fit un effort colossal pour réprimer un sourire. S’il souriait maintenant, ça risquait de tout foutre par terre. Il n’avait plus qu’une envie, c’était de la serrer dans ses bras. De serrer dans ses bras cette sœur qui était si bonne actrice, mais qui demeurait quoi qu’il arrive incapable de lui mentir sans qu’il ne s’en apercoive. Pas besoin de Legilimancie pour ça : Baël connaissait tellement bien sa sœur qu’il remarquait à chaque fois le léger frémissement de ses lèvres, la tendance à cligner des yeux un peu plus vite… Bien sûr, nul autre ne le savait. Mais, au fil du temps, l’apprenti avait appris à déceler chez sa sœur la moindre petite mimique, le moindre frémissement de cil. Malgré le fait qu’il savait pertinemment qu’elle l’avait pardonné suffisamment pour ne plus chercher à le tuer ou, comme durant le cours, à lui envoyer dessus tout ce qui lui tombait sous la main –y compris une élève-, il n’en demeurait pas moins qu’elle lui adressait encore des reproches, et des reproches justifiés, et c’était probablement le pire. N’importe qui d’autre qu’elle (ou qu’Eloïse, mais mieux valait ne pas parler d’elle maintenant) se serait déjà retrouvé par terre, la gueule en sang, s’il avait osé prononcer ne serait-ce que la moitié de ce que Laura venait de lui dire. Et encore, elle n’avait pas fini.

    Laura – « Tu es un crétin parce que tu es parti, et encore plus crétin parce que tu es revenu me narguer droit dans les yeux. Tu es un crétin parce que je n’avait plus personne à part ems amis. Mais moi c’est toi que je voulais voir, toi que je voulais aller voir quand j’allais mal. J’aurai voulu que tu sois cet été pour rire avec moi, pour faire des conneries, aussi puériles et pathétique soit-elle. Mais tu es un crétin et tu es parti.»

    Elle avait osé le toucher. Elle avait posé une main sur sa joue et avait séché ses larmes. Rien n’aurait pu rendre Baël plus euphorique, et il se risqua même à lui sourire d’un air de jeune enfant pris la main dans le sac alors qu’il essayait de voler les cookies rangés sur la plus haute planche de la plus haute armoire. Vous savez, se sourire du gamin qui se sait grillé, qu’on a retrouvé en équilibre sur un seau retourné posé sur une douzaine de dictionnaires et de bottins téléphoniques, eux-mêmes en équilibre précaire sur une chaise (dont, de préférence, un des pieds ne tient plus très bien). Ce sourire de gamin qui, la bouche plein de chocolat, maintient fermement qu’il n’a rien mangé ? Ce sourire si charmeur que fait les parents pardonnent toujours ? Eh bien voilà, c’était précisément ce sourire que Baël affichait. Celui qui disait « oui, je sais, j’ai fait une erreur, tu as raison de m’engueuler, mais tu m’aimes trop pour me détester. » Sa sœur venait de le lui dire : elle l’aimait. Bon, elle l’avait dit d’une façon détournée, d’accord, mais avouez que dire « ma vie est vide sans toi », c’était pas mal niveau déclaration. Baël ouvrit la bouche pour répliquer, mais Laura le prit de vitesse.

    Laura – « Mais Baël, tu es mon crétin à moi. Et je ne peux pas vivre sans toi…Mais fais moi seulement un coup de ce genre…Un seul…Même disparaitre pour aller boire un cou avec des potes sans me prévenir…Et je te promet crétin, que je te colle à moi avec de la glue perpétuelle! »

    Le sourire de Baël s’élargit, et il le laissa éclater au grand jour. Si toute la douleur qu’il avait ressenti quelques minutes plus tôt alors que sa sœur lui enfonçait des reproches glacés dans le cœur ne s’était pas encore tout à fait évaporée, elle avait été supplantée par la joie de retrouver sa sœur. Car ce qu’elle venait de dire marquait clairement leurs retrouvailles. Elles n’avaient pas été aussi roses que Baël l’aurait souhaité, mais le principal était qu’il pourrait désormais s’adresser à sa petite gamine à lui sans risquer de se voir arracher la tête. Et ça, c’était probablement l’évènement de la journée. L’évènement auquel il pourrait repenser avant d’aller dormir, et par là même être heureux, malgré la présence envahissante de l’imbécile Smith. Baël allait se lever pour prendre sa sœur dans ses bras. Mais…

    Laura – « Maintenant dis moi ou tu étais et ce que tu faisais, et je te promet…Je te le jure Baël que je te pardonnerais totalement! »

    Baël hésita quelques instants. Puis il décida de quand même se lever. Il prit sa sœur dans ses bras, et ferma les yeux. Que ça faisait du bien de sentir à nouveau son odeur, de la sentir poser une petite main sur sa poitrine, de savoir qu’elle était là, tout près de lui. Même si ce n’était que passager. Car la dernière requête de sa sœur… Il ne pouvait pas y accéder. Il ne pouvait pas lui donner les véritables raisons de son départ. Il ne pouvait pas lui expliquer que durant des vacances, il avait trouvé Appelo Mortem. Il ne pouvait pas lui dire qu’il avait utilisé la formule pour ramener Lord Voldemort. Il ne pouvait pas lui dire que le Lord lui avait échappé et qu’il s’était emparé de son corps. Il ne pouvait pas lui dire qu’il était responsable du chaos qui régnait à Poudlard. Il ne pouvait pas lui dire que les armoires magiques qui attaquaient les élèves, que les escaliers qui se rebellaient, que les armures qui faisaient des croche-pieds aux élèves, que l’eau qui attaquait certains élèves, que la mort de Keiko, de Tristan et même de Travis, que tous ces évènements, et d’autres encore étaient uniquement arrivés par sa faute –ou grâce à lui, ça dépendait du point de vue. Il ne pouvait pas lui parler de Tom Jedusor, il ne pouvait pas lui parler de ce que Voldemort lui avait demandé de faire cet été. Il ne pouvait pas. Alors il lâcha sa sœur, recula d’un pas et lui sourit.

    Baël - « Je… J’ai beaucoup voyagé. Je suis d’abord revenu ici, à Poudlard, pour demander le poste d’apprenti. Puis j’ai parcouru le pays, et l’Europe, à la recherche de nouveaux savoirs qui me serviraient pour mon futur métier. J’ai rencontré des gens… Peu fréquentables, j’ai vécu des situations dangereuses. J’ai eu à me battre aussi. Mais pas une seconde je n’ai cessé de penser à toi. »

    Techniquement, il ne lui avait pas menti. Certes, il ne lui disait pas toute la vérité, il en cachait même la partie la plus importante, mais rien de ce qu’il venait de dire n’était faux. Il sourit à sa sœur, sachant qu’elle verrait bien qu’il ne lui disait pas tout.

    Baël - « Je t’en supplie, ne m’en demande pas plus. On vient de se retrouver, alors que tu m’as tellement manqué, et… J’y pense. Je t’ai ramené quelque chose. »

    Baël sortit de son sac, qu’il avait à la main lorsque Laura l’avait ferment agrippé, et qu’il avait dû laisser traîner durant leur dispute, un petit paquet emballé par du vieux chiffon. Il le tendit à Laura en souriant. Lorsque la jeune femme eut déballé le cadeau, elle se trouva avec un petit miroir entre les mains.

    Baël - « Un Miroir à Double Sens. J’ai l’autre partie. Je l’ai trouvé sur un marché aux puces en France. Pour te féliciter de ton superbe lancer d’élève, tout à l’heure. »

    Bon, d’accord, « volé » était un terme plus adapté que « trouvé ». Mais ça, Laura n’avait pas besoin de le savoir.


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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Mar 11 Jan 2011 - 14:05

    Elle n’était qu’une incapable, elle n’avait même pas la force de lui faire payer entièrement les erreurs qu’il faisait. Elle était là dans ses bras, souriante, tout comme lui. Mais comment résister devant le sourire rayonnant qu’il venait de lui adresser, ce petit sourire d’enfant pris en pleine faute grave, mais qui s’enfonce dans la plus grande des mauvaises fois. Lorsqu’elle disait qu’elle était sa plus grande faiblesse c’était vrai, mais Baël était sa plus grande faiblesse à elle. Elle l’aimait tellement, tout son corps le réclamait, parfois cet amour pouvait aller trop loin, déchirer des amitiés par fidélités. Mais ils s’en fichaient du moment qu’ils étaient ensemble à la fin. Bien sûr que Laura aimait ses amis, mais jamais elle n’avait aimé quelqu’un aussi bêtement que son frère, elle sauterait volontiers de Tour Nord si il lui disait qu’il n’y avait pas de danger. Simplement par confiance, parce qu’elle le croyait. Mais il y avait également ce petit côté haineux dans leur relation désormais, elle était toujours méfiante du lendemain, elle avait l’impression de ne plus le connaitre…Elle l’aimait tellement, mais elle le détestait aussi, elle aurait aimé cesser de ressentir ça, oublier les défaites entre eux…
    Il y avait eut de nombreuses bagarres entre eux, normal pour une sœur et un frère, d’autant plus lorsque le frère est le plus grand des deux, elle l’avait haï lorsqu’il avait écarté les prétendants à grands coup, lorsqu’il avait l’envie soudaine de la protéger alors qu’elle n’en avait pas besoin…Mais jamais, elle n’avait été aussi loin dans ses paroles et dans ses actes, jamais elle n’avait souhaité aussi hardiment sa mort, qu’il se blesse, ou qu’il disparaisse…Jamais, elle en avait honte bien sûr, mais elle était tellement bien là, posé contre son torse, ne pensant à rien d’autres qu’a calmer son cœur brisé, et qu’à respirer l’odeur d’un grand frère qui lui avait tant manqué. Et puis, il la lâcha, le moment de félicité qu’ils avaient put vivre s’envola loin d’eux. A sa tête, Laura comprit qu’il allait s’expliquer, et peut être qu’enfin elle saurait la vérité. Peut être.

      -Je… J’ai beaucoup voyagé. Je suis d’abord revenu ici, à Poudlard, pour demander le poste d’apprenti.


    La mâchoire de Laura se crispa, donc, il était revenu ici, sans la prévenir, il avait demandé le poste en début d’été et n’avait pas jugé nécessaire de lui dire…Depuis le début de l’été il savait qu’ils allaient se revoir, et rien…Pas le moindre indice, Baël était décidément le bouffon le plus crétin du monde entier. Il ne se rendait pas compte du mal qu’il pouvait rependre parfois… Ou en tout cas elle l’espérait.

      -Puis j’ai parcouru le pays, et l’Europe, à la recherche de nouveaux savoirs qui me serviraient pour mon futur métier. J’ai rencontré des gens… Peu fréquentables, j’ai vécu des situations dangereuses. J’ai eu à me battre aussi. Mais pas une seconde je n’ai cessé de penser à toi.


    I avait donc fait le plus long voyage de sa vie, les voyages de Laura se résumer à venir à Poudlard, de nature pauvre ils n’avaient jamais put s’offrir un beau voyage. Le plus pesant, c’était à la rentrée, ne pas partir ce n’était pas le plus grave en définitive. Le plus grave dans l’esprit de Laura c’était d’entendre les autres parler de leur vacances au ski, à la mer, en Egypte… Elle n’avait jamais posé les pieds autre part que dans Londres ou dans Pré-Au-Lard…Jamais. Et les gens la regardait comme si elle était louche lorsqu’elle disait ça, mais elle était simplement pauvre. SI leur parents avaient voulu leur payer un voyage ils auraient dut économiser pendant une année entière, et dormir dans un tente de moldus sans aucun confort.
    Qu’importe, elle avait appris à faire avec, et à se moquer de ceux qui revenaient avec une jambe en moins, le rhume du siècle ou encore le coup de soleil de l’année. Un jour, elle avait été chez Amanda, ce n’était pas très loin, mais il lui avait fallu prendre le train seule, autant dire que à ses yeux ca ressemblait à un périple, un odyssée pire que celle d’Ulysse, mais elle y était parvenu, avec joie, et elle attendait avec impatience la prochaine invitation.
    Cependant, quelque chose de grave la chiffonnait, si il n’avait pas menti, il n’avait pas tout dit. Elle le savait, elle n’aurait pas sut dire pourquoi, mais il lui suffisait de le regarder pour savoir que Baël lui cachait quelque chose d’important. Quelque chose de quoi il avait peut être honte, elle n’en savait rien…Elle ouvrit la bouche en signe de protestation, mais il avait déjà repris la parole.

      -Je t’en supplie, ne m’en demande pas plus. On vient de se retrouver, alors que tu m’as tellement manqué, et… J’y pense. Je t’ai ramené quelque chose.


    Laura sentit comme un glaçon tomber dans son estomac. Elle se sentait délaissé, il lui cachait tellement de choses ces temps-ci…Qu’avait-il bien put faire de pire que de se battre, d’en apprendre plus sur cette forme de magie qu’il affectionnait tant. Rien. Rien du tout qu’il ne puisse dire à sa sœur tout de même…Elle avait beau se creuser les méninges, elle ne comprenait plus rien, elle ne trouvait, et ça ne lui plaisait pas.
    Heureusement pour le grand frère, i lavait attiré son attention sur le fait qu’il lui avait ramener quelque chose de son long voyage. Immédiatement, elle sentit que ses yeux brillaient dans l’attente de voir l’objet. Elle attrapa le bout de chiffon rigolant quand à l’aspect assez miteux du paquet. Jamais Laura n’aurait eu l’audace de présenter un tel paquet à son frère, mais lui s’en fichait, c’était une de leur nombreuse différence, elle faisait toujours attention à l’aspect des choses, sortir en étant habillé comme un épouvantail était impensable chez elle par exemple, pas chez Baël. Ils étaient très différents quand on regardait leur habitudes, mais semblables sur tellement d’autres points que personne ne faisait attention à leur différence. Elle ouvrit doucement le paquet.
    Et resta sans voix. Un miroir. Il était allé en Europe, et la seule chose qu’il trouvait à lui ramener c’était un miroir? Il se moquait d’elle? Elle avait bien assez de miroir, qu’allait-elle pouvoir faire de plus avec celui là. En plus, il devait à peine tenir dans sa poche…Trop grand pour être un miroir de poche donc, mais trop petit pour être réellement utile lorsqu’il était question de se faire vraiment belle. Elle leva vers lui un regard interrogateur, attendant une réponse, et justifié, elle n’allait pas se contenter d’un: J’espère que ca te plait! Parce que dans ce cas là, elle lui ferait manger son miroir par les oreilles

      -Un Miroir à Double Sens. J’ai l’autre partie. Je l’ai trouvé sur un marché aux puces en France. Pour te féliciter de ton superbe lancer d’élève, tout à l’heure.


    La bouche de Laura s’ouvrit en un rond parfait. Ce cadeau dépassait juste toutes ses espérances. Un miroir à Double sens, c’était vraiment le plus cadeau qu’il pouvait lui faire. Elle allait pouvoir rester en contact avec lui, le contacter dès qu’elle le souhaiterait. Mais quelque chose la chiffonnait, comment avait-il put acheter ce genre d’objet alors que l’un des premiers sorcier à l’avoir utilisé s’appelait Sirius Black et James Potter. Et que, de toute évidence, Baël ne pouvait pas supporter l’autre nabot aux yeux vert.
    Elle rigola en repensant à cette pauvre Carolina qui avait fait un vol dans la classe pour atterrir sur un autre élève.

      -Elle l’avait cherché. Pauvre Carolina, si elle s’attend à ce que je m’excuse elle va pouvoir attendre longtemps…Baël, tu sais que ce genre de miroir…Les Potter et les Blacks s’en servaient? Je ne suis pas sûre que Voldemort approuverait tu sais. Mais j’en suis très contente! Merci Baël!


    Elle voulait un peu le chiner, non elle ne le comparait pas au Potter, parce que ca aurait put être la pire insulte jamais proférer à son encontre. D’aussi loin qu’elle se souvienne, Baël avait toujours été fan de Voldemort et de sa puissance. C’était Voldemort et son histoire qui avait fait de Baël ce qu’il était aujourd’hui, qui lui avait donné de tel rêves. Parce que Voldemort leur avait montré qu’on peut partir de loin, pour arriver au plus haut. Laura elle, avait vu que Voldemort était également très vite redescendu, et c’est pour cette raison que Voldemort lui évoquait la puissance mais également la déchéance. Mais Baël, lui, se contentait de voir l’apogée de son modèle.
    Si Laura avait sut à quel point, Baël était désormais proche de Voldemort, elle n’aurait jamais osé dire une chose pareille, mais elle n’en savait rien et elle se contenta de déposer un baiser sur la joue de Baël.

      -Le jour ou…Tu voudras…De toute façon, un jour ou l’autre tu n’auras pas le choix…Tu me diras tout sur ton voyage? Parce que Baël, tu es en train de me demander de mettre un voile sur la vérité…J‘ai plus 5 ans, je peux entendre ce que tu as fais, même si c‘est mal! Tu le sais que quoi qu‘il arrive, peut importe ton niveau assez élevé de stupidité, moi je serais toujours de ton côté et je ne te laisserai jamais seul. Même si… Même si tu commet l‘irréparable, moi je serais là.



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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Mer 12 Jan 2011 - 9:12

    Baël regarda sa sœur se jeter sur le petit paquet qu’il lui tendait. Il savait déjà, rien qu’en ayant vu une petite étincelle apparaître dans ses yeux, que le cadeau lui plairait. Il la regarda, le sourire aux lèvres, débarrasser le miroir de son emballage de chiffon. Il savait bien ce qu’elle devait penser : « Moi, je n’aurais jamais osé emballer un cadeau avec ça ». Souriant avec tendresse, il regarda sa sœur se regarder dans le petit miroir, chercher à cette glace une particularité spéciale qui aurait fait toute la valeur du présent. Elle tourna et retourna le miroir entre ses mains, comme un enfant examine son nouveau jouet, puis, ne trouvant rien de spécial à ce bête miroir, à la fois trop grand et trop petit, elle leva un regard interrogateur sur son grand frère, sur les lèvres de qui flottait toujours un petit sourire. Visiblement, sa sœur n’avait pas compris. Il attendit quelques secondes pour lui expliquer, certain qu’elle apprécierait le cadeau. D’une part parce qu’il lui permettrait de contacter son frère quand elle souhaiterait, et d’autre part car il permettrait également au frère de la contacter, dans l’éventualité où Voldemort voudrait tenter quelque chose à l’extérieur. Alors, jugeant que sa sœur avait suffisamment attendu, et que son visage était sur le point de se charger de déception (ce qui signifierait, Baël n’en doutait pas, que le miroir finirait à un endroit dont il préférait ne pas parler), le grand frère prit la parole.

    Baël - « Un Miroir à Double Sens. J’ai l’autre partie. Je l’ai trouvé sur un marché aux puces en France. Pour te féliciter de ton superbe lancer d’élève, tout à l’heure. »

    Mouais, pour le coup du « trouvé », bof. En réalité, Baël se souvenait encore très bien de la manière dont il avait volé le miroir. Il était en plein centre de Paris.
      Baël bouscula un Moldu, qui se retourna vers lui, en colère. C’était un grand homme à la moustache touffue, très costaud. Il portait, posé de travers sur la tête, un vieux béret, probablement mis là pour masquer un début de calvitie précoce. Visiblement, il n’avait pas l’habitude qu’on le bouscule, ce qui était assez compréhensible vu sa carrure d’armoire à glace. Alors, voir un gamin à peine majeur lui rentrer dedans comme cela et continuer son chemin comme si de rien était, sans s’arrêter et bafouiller d’excuses, le mit hors de lui. Il cria alors après le jeune homme, qui continuait son chemin, l’air de rien. De plus en plus en colère, il cria plus fort. Il s’aperçut alors, à sa plus grande surprise, que personne ne semblait l’entendre : personne autour de lui ne réagissait. Il cria une fois de plus, et se rendit compte qu’aucun son ne sortait de sa bouche. Stupéfiait par le prodige, il regarda le garçon s’éloigner.
      Ce dernier, un sourire narquois sur les lèvres, fit remonter discrètement sa baguette dans la manche de sa chemise, et continua à fendre la foule de touristes de tous pays qui se hâtaient pour voir la Tour Eiffel. Pour sa part, Baël ne s’intéressa pas au monument et chercha plutôt une station de métro. Sans prêter attention aux voyageurs qui s’afféraient autour de lui, Baël lança un sort de Désillusion sur lui-même, et descendit sur la voie ferrée. Il fit quelques pas, puis se retrouva miraculeusement sur une vaste avenue, magiquement ensoleillée. De hauts bâtiments encadraient une allée noire de monde où des petits brocanteurs rivalisaient de volume pour vanter leurs produits. Des centaines de sorciers déambulaient, d’échoppe en échoppe, admirant une bourse en peau de dragon, un vieux chaudron, prétendument utilisé par Potter lui-même, des cicatrices en forme d’éclair à apposer sur le front, des répliques de Beauxbâtons, bref, de la camelote diverse et variée. Les hauts bâtiments avaient tous, à leur rez-de-chaussée, des magasins. En réalité, Baël avait pénétré dans la version française du Chemin de Traverse. Il déambula un instant entre les stands des brocanteurs, quand soudain, son attention fut attirée par un petit éclat de lumière. Un des Soleils Artificiels qui éclairaient l’avenue s’était reflété dans un petit miroir, tenu à l’écart des autres articles du colporteur. Intrigué, il s’approcha, et lu le petit indicateur qui défilait : « Miroir à Double Sens : 400 gallions. Pièce rare, profitez-en ». La réaction du futur apprenti fut double : d’une part, il avait directement pensé à sa sœur. Ce miroir lui permettrait de demeurer en contact avec elle à tout moment, et probablement de se faire pardonner de l’avoir abandonnée, ce qu’elle ne manquerait pas de lui reprocher. D’autre part, il faillit s’étrangler en voyant le prix. 400 gallions. Comment voulez-vous qu’il se procure 400 gallions ?! C’était quasiment plus d’argent qu’il n’en avait jamais vu ! Non, obtenir 400 gallions était impossible. Toutefois, il n’était pas question de passer à côté de cette occasion : les Miroirs à Double Sens étaient très rares. Et ce miroir constituait un trop beau cadeau pour qu’il le laisse filer. Voyant son intérêt pour le Miroir, le vendeur s’approcha. C’était un petit sorcier trapu, aux longs cheveux gris, qui encadraient un visage taillé à la hache dans de la pierre. Ses sourcils broussailleux lui donnaient un air agressif, toutefois nuancé par la douceur que l’on lisait dans ses iris argentés. Lorsqu’il parla, sa voix était douce, comme celle d’un grand père fatigué.

      Le vendeur- « Et bien, jeune homme. Je vois qu’il vous a tapé dans l’œil, hein. Une sacrée belle pièce, n’est-ce pas ? Dire qu’il était dans le grenier de ma vieille tante depuis tout ce temps ! »

      Baël ne comprit pas tout, le vendeur parlait dans un français beaucoup trop rapide. Un peu décontenancé, il lui répondit toutefois, dans un français approximatif :

      Baël - « Je le prends. Je pas voir le monnaie sur moi. »
      Le vendeur- « Pas de problème, mon garçon ! Voilà, je le mets là, sur le côté… Il y a une banque au coin de la rue. Je vous attends ! »
      Baël - « Merci. »

      Le vieux sorcier sourit, et Baël fit mine de marcher vers l’endroit que lui indiquait le vendeur. A quoi bon aller à la banque ? D’accord, un compte avait été ouvert pour lui chez Gringotts, mais Baël savait très bien ce qu’il y avait dessus : quelques malheureux gallions, mais certainement pas 400. Alors, marchant dans la foule, il réfléchit à un moyen de voler le miroir. Il ne sut jamais si l’idée qu’il eut venait de lui ou de Voldemort, mais il pointa discrètement sa baguette vers un sorcier particulièrement massif et murmura un sortilège de Confusion. Le sorcier se mit alors à hurler, attirant les regards sur lui. Il sortit une baguette de sa poche et la pointa vers le toit d’une maison, qui prit instantanément feu. Tous les regards se tournèrent vers lui, tandis que les vendeurs se ruaient vers la maison pour éteindre le feu. D’autres tentèrent de maîtriser le sorcier, qui se débattait avec de grands gestes. Personne ne remarqua le jeune homme blond. Personne ne le vit transplaner, deux miroirs entre les mains.


    Baël ne sut jamais ce qui était arrivé au gros sorcier. Toujours est-il que, lorsqu’il était revenu voir le sorcier, prétendant avoir les 400 gallions, il apprit avec une expression faussement déçue que les miroirs avaient été volés. Il quitta alors l’avenue, jouant le jeune homme déçu.

    Laura – « Elle l’avait cherché. Pauvre Carolina, si elle s’attend à ce que je m’excuse elle va pouvoir attendre longtemps…Baël, tu sais que ce genre de miroir…Les Potter et les Blacks s’en servaient? Je ne suis pas sûre que Voldemort approuverait tu sais. Mais j’en suis très contente! Merci Baël! »

    Si Baël sourit devant la joie que manifesta sa sœur à propos du cadeau, il ne put s’empêcher de tiquer lorsqu’elle parla de Voldemort. Elle dut penser qu’il faisait la grimace parce qu’elle avait parlé de Potter le nabot. Après tout, elle ne pouvait pas savoir ce qui lui était arrivé avec Voldemort. Elle ne pouvait pas savoir qu’il était de retour, grâce à lui, mais qu’il devait partager son corps. Elle ne pouvait pas savoir que, d’une manière qu’il pensait irréversible, Voldemort faisait désormais partie de lui. Que sa destinée était maintenant étroitement liée à celle du Mage Noir. Baël se demandait souvent ce qu’il arriverait lorsque le Lord s’emparerait du pouvoir. Allait-il vouloir lui-même, au travers du corps de Baël, devenir Ministre de la Magie ? Ou bien ferait-il comme lors de la Seconde Guerre, utiliser un pantin ? Et si jamais les choses se passaient mal ? Si jamais, pour une raison inconnue, les plans du Lord échouaient ? Qu’adviendrait-il de lui ? Disparaîtrait-il dans les Ténèbres en même temps que son hôte ? Survivrait-il à la disparation de l’âme de Voldemort ? Et si oui, serait-il arrêté et condamné ? Bah, peu importait, en fait. Les plans du Lord n’échoueraient pas. Et, quand bien même, il aurait au moins la satisfaction d’entrer dans les livres d’Histoire. Plus jamais le nom des Owned ne serait inconnu. Il écrirait, avec Voldemort, l’histoire de la Troisième Guerre, et on se souviendrait de lui comme celui qui avait rappelé le Lord, comme celui qui avait bien failli faire tomber le Ministère… Ou qui l’avait fait, et qui avait régné sans partage sur le monde de la Magie… Laura le tira de ses rêves de grandeur en l’embrassant sur la joue. Il lui sourit, mais elle se mit à parler.

    Laura – « Le jour ou…Tu voudras…De toute façon, un jour ou l’autre tu n’auras pas le choix…Tu me diras tout sur ton voyage? Parce que Baël, tu es en train de me demander de mettre un voile sur la vérité…J‘ai plus 5 ans, je peux entendre ce que tu as fais, même si c‘est mal! Tu le sais que quoi qu‘il arrive, peut importe ton niveau assez élevé de stupidité, moi je serais toujours de ton côté et je ne te laisserai jamais seul. Même si… Même si tu commet l‘irréparable, moi je serais là. »

    Il eut soudain envie de la serrer dans ses bras. Il eut soudain envie de tout lui raconter. De lui expliquer qu’il avait trouvé Appelo Mortem, qu’il avait rappelé Voldemort, que ce dernier s’était emparé de lui et qu’il avait rappelé ses Mangemorts, qui foulaient à nouveau cette Terre dans le corps d’élèves, dont il ignorait l’identité. Il aurait voulu lui dire qu’il était la cause de tous les évènements bizarres qui se produisaient à Poudlard, qu’il était responsable de la mort de trois élèves, et que c’était son propre corps qui avait tué Travis Cohen. Il ouvrit la bouche, mais il la referma aussitôt. Il ne pouvait rien lui dire. Il ne voulait pas l’entraîner là-dedans, ignorant que Voldemort s’en était déjà chargé. Il ne voulait pas que les choses puissent se gâter pour elle. Un jour ou l’autre, il n’aurait plus le choix et devrait tout lui dire. Mais plus tard ce jour arriverait, mieux ce serait.

    Baël - « Un jour… Un jour, je devrai tout te raconter. Sache que ce n’est pas facile de devoir te mentir. Je ne le fais pas par plaisir. Comme tout ce que j’ai fait jusqu’à présent, je ne cherche qu’à te protéger. Même s’il j’ai dû te protéger de moi aussi. N’oublie jamais que je t’aime, Laura. Jamais. »

    Il la serra dans ses bras, remerciant le ciel de lui avoir offert une sœur pareille. Une sœur qui, quoi qu’il fasse, serait toujours à ses côtés. Même s’il venait à commettre, d’après ses propres mots, l’irréparable. Ce qui, dans le cas de Baël, avait été fait depuis longtemps. Lorsqu’il la lâcha, il rentra à nouveau, en souriant en coin, dans le rôle de l’apprenti professeur qu’il était devenu.

    Baël - « Par contre, Miss Owned, je vous demanderai de vous tenir mieux en cours, à l’avenir. Votre frère m’avait prévenu que vous pouviez être incontrôlable, mais pas à ce point-là… »


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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Lun 24 Jan 2011 - 16:32

    Si elle était contente de son cadeau? Bien sûr que oui, Baël connaissait ses gout, et savait ce qui allait lui faire plaisir. Cependant, quelque chose la chiffonnait terriblement, les Owned avaient un compte, mais…Ils étaient pauvre, alors comment son frère avait-il put lui offrir un cadeau aussi précieux si il ne l’avait pas…Voler. Laura eut un soupir d’exaspération, comment pouvait-il être aussi irrespectueux, le commerçant venait très certainement de perdre quelques centaines de gallions…En même temps, il était commerçant, et si il avait ça dans son magasin, c’est qu’il n’avait pas forcément besoin d’argent…
    Et puis, ce miroir était le moyen parfait pour garder un œil sur son frère. Dès qu’elle le souhaiterait elle pourrait le contacter, et c’était absolument extraordinaire. Et c’est pour cette raison, qui en était une très bonne a ses yeux, qu’elle glissa le miroir dans la poche de sa jupe d’écolière en silence. Un sourire ravi sur le visage, ce genre de sourire qui peut illuminer une pièce…

    Elle enchaina sur le fait qu’elle pouvait tout entendre. Et c’était vrai, pour lui, elle était capable de déplacer des montagnes, d’arrêter les fleuves. Qu’importe ce qu’il pouvait faire, ce qu’il pouvait tenter, il était son frère, il était son pilier, il était la seule chose qui la rendait heureuse d’avoir grandi dans cette famille. Quand elle posait le regard sur son frère, elle était presque fière de porter le nom de Owned, du moment qu’il était associé à son frère et non pas à la pauvreté. Les jours, ou, elle était dans son pauvre appartement, l’été, ou encore pendant les vacances, et qu’elle avait un coup de blues il était toujours là, lorsqu’elle riait il n’était pas loin, lorsqu’elle avait peur il était tout près…D’aussi loin qu’elle se souvienne, Baël n’était jamais parti avant cet été. Il avait toujours été là. Et c’est pour cette raison que quoi qu’il arrive elle serait là pour lui, pas loin, pour le relever, le faire rire, l’aider, ou bien des fois, l’arrêter parce qu’il en avait bien besoin parfois.

      -Un jour… Un jour, je devrai tout te raconter. Sache que ce n’est pas facile de devoir te mentir. Je ne le fais pas par plaisir. Comme tout ce que j’ai fait jusqu’à présent, je ne cherche qu’à te protéger. Même s’il j’ai dû te protéger de moi aussi. N’oublie jamais que je t’aime, Laura. Jamais


    Que faire lorsque l’être que l’on aime le plus au monde nous cache des choses? Se taire et attendre, attendre le bon moment sans rien dire. Ne surtout pas forcer les choses, pour le cas ou, dans un accès de colère l’être cher ne se braque à tout jamais. Mais que faire lorsque qu’il nous cache des choses, et change, imperceptiblement? Des changements que les autres ne voient pas, parce qu’ils ne connaissent pas assez cet être, mais que nous connaissant la moindre de ses habitudes on voit au premier coup d’œil. Par quel courage et par quelle détermination on peut se charger de pratiquement trahir celui qu’on aime en ’enquêtant’ sur lui? C’est comme violer l’intimité de la personne, entrer volontairement sa la bulle qui n’appartient qu’à lui. A quel moment on peut rentrer dans cette bulle sans ressentir une gêne honteuse? Peut être au point de Laura, qui alors qu’elle haussait els épaules comme pour dire, on verra bien, venait juste de se faire la promesse que jamais plus son frère ne mettrait un pied en dehors de Poudlard sans qu’elle soit collé à ses semelles.
    Quelque part, elle avait perdu depuis un moment le grand frère innocent dont elle rêvait, depuis leur enfance en fait, Baël n’avait jamais été un ange, bien sûr qu’en apparence, avec son sourire et ses yeux, on ne pouvait que craquer devant lui. Mais, Laura et les autres le savaient, l’âme de Baël était tentée de noir à divers endroit, au pire endroit possible. Ce qui ne l’empêchait pas d’avoir des sentiments humains, ce qui ne l’empêchait pas d’être heureux et d’avoir des amis…Même les plus grands salopard ont été des gens bien pour ceux qu’ils aimaient. Baël était comme ces grands dictateurs, froid en apparence, mais si on grattait le noir du cœur on trouvait un gros nounours, elle le savait, peut être mieux que lui, peut être que parfois il oubliait qu’il pouvait être quelqu’un de bien…
    Laura le savait, et pourtant elle ne disait rien à personne, pas même à son frère, oui, si il faisait quelque chose d’horrible elle serait là, parce qu’il était lui tout simplement, un pauvre gamin assoiffé de pouvoir, parce qu’il était né dans un foyer miséreux, et qu’il voulait mieux. Mais pas que pour lui, et c’était là toute la différence, il voulait mieux pour eux, pour ceux qu’il aimait. Baël lui dirait tout, ce qu’il compte faire dans le futur, ce qu’il a fait, quand le moment sera venu, mais en attendant, elle ne le laisserait plus filer.

      -Et un jour tu comprendras que tu n’es pas seul. Ta plus grande richesse Baël, ce sont tes amis, ceux qui te soutiendrons, tu n’as pas besoin du reste tant que tu nous as nous. En attendant fais ce qu’il te chante, mais ne nous laisse plus en plan, sinon tu les perdras, et si tu perd tes amis tu perd tout…


    Elle aurait peut être dût se taire, mais tant pis. Elle était là dans les bras de son frère, en train de se dire qu’elle l’aimait, qu’elle donnerait tout pour qu’il redevienne normal. Normal, parce que le Baël normal n’aurait jamais déguerpit pendant l’été sans donner de nouvelles. Ou même partir sans donner de nouvelles. Ou encore seul. Baël était différent de d‘habitude, et en même temps tellement semblable, que Laura ne savait même plus ou donner de la tête.
    Lorsqu’il la lacha, elle remarqua ce petit air qu’il prenait souvent, cet air qu’il prenait lorsqu’il avait l’impression d’être supérieur à quelqu’un, d’avoir un pouvoir quelconque.

      -Par contre, Miss Owned, je vous demanderai de vous tenir mieux en cours, à l’avenir. Votre frère m’avait prévenu que vous pouviez être incontrôlable, mais pas à ce point-là…


    Laura laissa échapper un rire, posant une main que le bras de son frère. Lorsqu’il le voulait il savait vraiment très bien jouer la comédie, et c’était très certainement sa plus grande qualité…Comme son plus grand défaut, seul quelques rares personnes savaient comment détecter les mensonges chez lui, et c’est pour cette raison qu’elle savait qu’il ne lui en voulait pas vraiment. Après quelques secondes, elle sorti le petit miroir qu’il venait de lui offrir de sa poche, un air plus que sérieux sur le visage

      -Si j’étais vous, je n’accorderez pas trop de crédit à ce que dis mon frère, il a tendance à chapparder tout ce qui lui tombe sous la main, avec une préférence pour les objets aussi cher que précieux.


    Elle remit le miroir dans sa poche.

      -Et puis, je peux être bien pire que ça, alors faites attention.


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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Ven 28 Jan 2011 - 22:44

    Baël - « Un jour… Un jour, je devrai tout te raconter. Sache que ce n’est pas facile de devoir te mentir. Je ne le fais pas par plaisir. Comme tout ce que j’ai fait jusqu’à présent, je ne cherche qu’à te protéger. Même s’il j’ai dû te protéger de moi aussi. N’oublie jamais que je t’aime, Laura. Jamais. »

    Sincère. Laura était sans doute une des dernières personnes avec qui Baël se montrait vraiment sincère. En effet, et depuis quelques temps, il avait débuté un jeu mesquin autour de lui. Voldemort se devait d’avoir le plus d’alliés possibles, c’est pourquoi Baël devait se montrer aimable avec des gens qu’il méprisait. Mais, d’un autre côté, la présence du Seigneur des Ténèbres en lui avait amplifié tous ses sentiments négatifs. Il haïssait plus que jamais ses ennemis, méprisait les faibles plus que jamais, et voulait à tout prix briser ceux qui lui résistaient. Ainsi, il cherchait des moyens de plus en plus détournés de s’en prendre à l’autre apprenti, l’imbécile Smith, et au crétin plein aux as, le médiocre Middle. Utiliser leurs relations était une manière très jouissive et amusante de leur faire du mal. C’est pourquoi Baël, faisant montre d’un talent de comédien extraordinaire, se rapprochait de Julia Brown, la petite amie de Timothé, avec une facilité déconcertante. Il se servait également d’Annabeth, une amie proche de Maximilien, pour atteindre se dernier. De plus, il avait un pouvoir énorme sur Amanda Miller, depuis cette histoire de dette. Baël était une énorme araignée qui tissait doucement sa toile autour de l’apprenti et du Serdaigle, et ils s’y retrouveraient bientôt englués. Mais Laura, elle, n’avait pas à craindre ce genre de manœuvres perfides. Laura n’avait pas à craindre de voir son frère lui tendre des pièges, ou lui pourrir ses relations (à part les relations amoureuses, mais n’était-ce pas son rôle de protéger sa sœur de tous ces crétins à la libido plus importante que le cerveau). Laura était probablement, dans le château, celle qui avait le moins à craindre. Jamais il ne lui arriverait rien : Baël la protégerait. De plus, Voldemort, de son côté, avait bien compris que s’en prendre à la jeune Owned aurait été le meilleur moyen de perdre le soutien de son hôte. Et, à ce stade du plan, c’était tout bonnement impossible. Alors, le Lord avait ordonné à ses Mangemorts d’épargner la jeune femme. A tout prix. Et aucun Mangemort ne se serait risqué à désobéir.

    Laura – « Et un jour tu comprendras que tu n’es pas seul. Ta plus grande richesse Baël, ce sont tes amis, ceux qui te soutiendrons, tu n’as pas besoin du reste tant que tu nous as nous. En attendant fais ce qu’il te chante, mais ne nous laisse plus en plan, sinon tu les perdras, et si tu perd tes amis tu perd tout… »

    Baël ne sut que dire. Il était toujours désarmé face aux paroles de sa petite sœur. Il se contenta de lui sourire avec gratitude, et l’attira contre lui. Il la serra une nouvelle fois dans ses bras. Par les bourses de Merlin, ce qu’elle lui avait manqué ! Même lorsqu’elle le jugeait sévèrement, même lorsqu’elle jouait à la Grande Inquisitrice et exigeait de connaître les moindres faits et gestes de son frère, même lorsqu’elle piquait une crise de jalousie parce que Baël embrassait une fille, même lorsqu’elle s’amusait à cacher du poil à gratter ou des animaux gluants dans son pantalon, même lorsqu’elle tentait de lui faire la gueule et qu’elle cédait dans la minute qui suit, même lorsqu’elle se montrait insupportable et insolente… C’était sa sœur, c’était sa seule véritable famille, c’était la seule avec qui il acceptait de partager son nom, c’était celle qui rendait ce nom moins horrible à ses oreilles, c’était celle qui parvenait toujours à le calmer d’un regard, même lorsqu’il était dans la rage la plus folle. C’était sa chair, c’était son sang. Sa sœur. Sa petite sœur à lui, et à lui seul.
    Mais il arrivait parfois que la petite sœur dépasse les bornes. Alors, le grand frère (plus ou moins) responsable qu’il était se devait de l’avertir en douceur. Surtout que, dans le cas qui l’occupait, ce n’était pas envers son grand frère que la jeune Serpentard avait été irrespectueuse, mais envers l’apprenti professeur de Défense Contre les Forces du Mal ! Et c’était, bien sûr, bien plus grave ! Adoptant son air le plus sérieux et le plus réprobateur possible, il lâcha sa petite sœur et la dévisagea avec désapprobation. Il était en plein dans son rôle d’apprenti.

    Baël - « Par contre, Miss Owned, je vous demanderai de vous tenir mieux en cours, à l’avenir. Votre frère m’avait prévenu que vous pouviez être incontrôlable, mais pas à ce point-là… »

    Pour toute réaction, Laura éclata de rire et posa une main sur le bras de son frère, qui tentait tant bien que mal de conserver son sérieux. Le résultat fut cependant peu probant, et l’air sérieux que Baël affichait se tordit légèrement pour laisser apparaître l’ombre d’un sourire sur son visage. L’apprenti maudit en silence sa sœur de toujours voir lorsqu’il jouait la comédie, et l’observa avec curiosité sortir le miroir qu’il venait de lui offrir. Qu’allait-elle encore inventer ?

    Laura – « Si j’étais vous, je n’accorderais pas trop de crédit à ce que dit mon frère, il a tendance à chaparder tout ce qui lui tombe sous la main, avec une préférence pour les objets aussi chers que précieux.»

    Le sourire prit entièrement possession du visage du jeune homme. Un sourire coupable, comme celui du gamin prit en flagrant délit. Evidemment que Laura avait deviné. Un Miroir à Double Sens coûtait une petite fortune, et Laura se doutait bien que le compte du jeune Owned n’était pas beaucoup plus rempli que celui de ses parents, malgré le salaire qu’il commençait à toucher pour son poste à Poudlard. Laura n’était pas idiote, loin de là, et avait donc tout de suite compris que lorsque son frère disait avoir « trouvé » le miroir dans un marché aux puces, cela signifiait… « emprunté sans intention de la rendre ». Était sous l’influence de Voldemort que Baël avait chapardé le miroir ? Après tout, le jeune apprenti avait lu que le Lord lui-même avait eu la tendance de collectionner des objets volés… Surtout les rares et précieux. La petite sœur remit le miroir dans sa poche en souriant malicieusement.

    Laura – « Et puis, je peux être bien pire que ça, alors faites attention.»

    Baël éclata de rire, un rire franc, qui n’avait plus franchit ses lèvres depuis un bon bout de temps.

    Baël - « ça, je n’en doute pas une seconde ! Par contre, il s’agit d’accusations très graves que vous portez là, Miss Owned. Cela signifierait que votre frère serait allé jusqu’à voler ce miroir, au péril de sa vie et affrontant mille tourments, errant des jours dans une jungle inhospitalière dans le seul but de vous ramener ce présent… Quel grand frère merveilleux vous avez là ! »

    Sa tirade hyperbolique terminée, il adressa un large sourire angélique à Laura.


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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Lun 7 Fév 2011 - 13:38

    Lorsqu’elle entendit le rire de son frère, la bouche de Laura s’ouvrit en un O parfait, il savait encore rire? Il y avait encore un peu de bonheur au fond du cœur de ce garçon? C’était tellement étrange, elle avait vu tellement maussade et renfermé ces derniers mois qu’elle avait oublié que lui aussi riait parfois, avec elle la plupart du temps. C’était tellement bizarre, bien sûr quelques fois elle l’avait entendu rire avec ses ’nouveaux amis’ tous plus étrange les uns que les autres, mais le rire sonnait faux, ou semblait tout simplement venir d’une autre personne, comme si ce n’était pas lui qui riait, mais quelqu’un d’autre. Quelqu’un que personne ne pouvait voir mais qui était bien là. Quoi qu’il en soit, ca faisait quelques mois qu’elle ne l’avait pas entendu rire et bizarrement ca lui fit plaisir de le voir aussi…Heureux? Le mot semblait juste, heureux, ce qu’il ne semblait pas avoir été en sa présence pendant bien longtemps.

      -ça, je n’en doute pas une seconde ! Par contre, il s’agit d’accusations très graves que vous portez là, Miss Owned. Cela signifierait que votre frère serait allé jusqu’à voler ce miroir, au péril de sa vie et affrontant mille tourments, errant des jours dans une jungle inhospitalière dans le seul but de vous ramener ce présent… Quel grand frère merveilleux vous avez là !


    Durant quelques secondes, Laura se rendit compte que c’était la première fois depuis un sacré bon moment qu’elle avait une conversation avec son frère, sans qu’aucun d’eux ne prenne des gants. Ne fasse attention à ce qu’elle disait de peur de le perdre une nouvelle fois, elle n’avait plus peur de ça, en fait, le Miroir à Double Sens semblait avoir un effet thérapeutique sur elle, grâce à ce miroir, et même si il ne le souhaitait pas elle saurait tout ce qu’il fait, et aurait la possibilité d’être en contact avec lui…Sauf si il mourrait, ce dont elle doutait sérieusement, même si il avait de grands désir , Laura le pensait assez intelligent pour rester loin des plus gros problèmes. Si seulement elle avait sut à cet instant qu’il était dans une mouise internationale, elle n’aurait certainement pas relâcher la tension. En tout cas, elle était bien trop heureuse de l’entendre rire pour penser à tout ça.
    Ca faisait des mois qu’elle n’avait pas réellement entendu son grand frère rire, elle l’avait vu rire avec les autres, mais avec elle ca faisait longtemps, et puis surtout ca faisait longtemps que Laura n’avait pas osé rire à ses dépend, et se moquer ouvertement de lui. Mais elle avait compris que cette fois-ci tout se passerait bien, parce qu’elle était en train de retrouver le grand frère des touts débuts, celui qui était toujours là pour elle. Et puis surtout celui qui acceptait les critiques et en rigolait même avec elle. Il saisissait l’ironie dans les paroles de sa sœur, et acceptait ses défauts.

    Bon bien sûr qu’il n’avait pas put s’empêcher de se monter sur un piédestal, mais il le faisait tout le temps, se mettre en avant, pour cacher la misère qui se trouvait derrière lui. Il avait toujours choisi l’attaque à la défense, c’était bien plus efficace, et ainsi les gens ne se mêlaient de sa vie, ce qui évitait les moqueries sur leur condition. En fait, quand elle y pensait bien, Laura se rendait vite que compte que sans Baël, elle aurait peut être atterri chez les aigles, elle était assez intelligentes pour aller chez eux, mais Baël lui avait inculquer une valeur qui avait fiat tourner la jeune fille du côté obscur: L’orgueil. Et avec l’orgueil s’enchainait presque naturellement la ribambelle de défauts tel que la puissance, le narcissisme, la jalousie…Elle aurait put être une jeune fille aimée de tous, mais elle avait sciemment choisi l’autre voix, celle dont on ne revient jamais, par fierté et parce qu’on a ça dans le sang. Elle avait choisi, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même aujourd’hui.
    Durant quelque secondes encore elle oublia la peur que lui inspirait parfois son frère, afin de rire, de bon cœur, et franchement ca lui fit un bien fou. Durant un instant elle oublia de se demander ou Est-ce qu’il avait passé son été, ce qu’il avait fait…Elle oublia la peur qu’elle avait de le voir faire quelque chose de grave et d’horrible. Elle s’attarda sur lui quelques minutes, il avait maigri c’était évident, et ses yeux semblait se battre avec son âme. Elle ne savait pas ce qui lui était arrivé, et elle ne lui poserait pas la question, mais rien qu’à le regarder elle savait que cet été l’avait indéniablement et irréversiblement changé…Pour toujours. Elle le voyait dans ses yeux, qu’il ne serait jamais plus pareil, mais elle s’en fichait, si pendant des années il avait été son pilier à elle, aujourd’hui, Laura était tout a fait prête à échanger leur place pour devenir celle qui s’occuper de l’autre. Elle était prête à assumer.

      -Il est vrai que parfois il peut être très gentil, mais ça n’excuse certainement le vol de ce qui ne lui appartient pas, vous savez Monsieur, je ne suis pas sûre que ce soit un bien bel exemple pour moi


    Comme si elle avait besoin de lui pour voler, ou même de son exemple. Sa carrière avait débuté très jeune, ne pouvant obtenir de manière légale le livre qu’elle désirait tant, elle avait demandé à l’une de ses amie de l’époque de faire diversion. La tactique était toute simple, Anaïs devait occuper le commerçant le temps que Laura cache le livre sous son blouson, et tout s’était passé comme sur des roulettes. Le commerçant avait été attendri par ce duo de fillette qui manifestait un si grand intérêt pour ses livres, et avait succombé au charme de la petite qui lui parlait, et il en avait naturellement oublié de les surveiller correctement. Mais quel commerçant aurait put soupçonner Anaïs et Laura? Avec leur joli minois elles faisaient tellement sage.
    Au jour d’aujourd’hui, Laura ne se souvenait même pas du titre du livre, il était même probable qu’elle ne l’ai même plus dans ses réserves, mais elle se souvenait avoir brandi son livre sous le nez de son frère pendant 1 semaine, avant de s’en lasser et de jeter son dévolu sur un autre objet, une boite à musique lui semblait-il, qu’elle avait presque réussi à voler. En grandissant, Laura avait cessé de voler, pour la simple et bonne raisons que Baël avait légèrement tendance à lui ramener ce qu’elle voulait, alors pourquoi se salir les mains aussi? Aucun intérêt.
    Et même si cette sensation d’adrénaline qui nous prend lorsqu’on pose la main sur l’objet lui manquait cruellement, elle était bien contente d’avoir cessé de voler. Elle se sentait mal lorsqu’elle volait quelque chose, une petite part d’intégrité qui subsistait au fond d’elle peut être. Et puis cette sensation de voler à peine plus riche que soi, alors qu’elle pourrait voler des gens tellement plus riche, des gens qui comme Middle ne se rendrait même pas compte de la disparition d’un seul objet. Mais comment parvenir à voler ces gens là, ils s’entouraient toujours d’une myriade d’agents de sécurité, et refusaient de partager ce qu’ils avaient.

      -Quoi qu’il en soit fardait le à l’œil, parce que dans le cas contraire la moitié des armures de Poudlard pourraient bien disparaitre dans les mois qui vont suivre, ce qui, vous êtes d’accord avec moi, serait bien dommage…Ou bien il pourrait défaire de ses murs les tableaux de Poudlard, le mieux serait bien sûr qu’il vole le tableau gardant l’entrée de la salle commune des Gryffondor, mais je doute qu’il y pense, il préfère ce qui tape à l’œil.


    Laura eut un sourire pour son frère, ça faisait longtemps qu’ils n’avaient pas jouer à un jeu de rôle de la sorte, se dire tout ce que l’on pense dans le rôle d’un autre personnage, c’était tout de même beaucoup plus facile que d’affronter la personne. La preuve Laura avait dut attendre cette année, alors que déjà l’année dernière le jeune homme lui tapait sévèrement sur le système.

      -En tout cas si vous le voyez rappelez lui bien de ne pas en faire qu’à sa tête si il ne veut pas se faire botter l’arrière train par son mentor!


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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Ven 11 Fév 2011 - 22:55

    L’enfant passe des larmes au rire en quelques secondes. Lorsqu’un jeune enfant se blesse, ou subit une déception, il n’a d’autres moyens pour l’exprimer que de se mettre à pleurer. Ses larmes ne sont pas celles d’un adulte. Ses larmes n’ont pas la même valeur. Elles sont surtout bien plus éphémères que celles d’un adulte. Car l’adulte, lui, réserve ses larmes aux crises les plus graves. Lorsque que l’enfant pleure, tout va bien. Lorsque l’adulte pleure, plus rien ne va. Lorsque l’enfant pleure, souvent, l’adulte le distrait. L’adulte lui tire la langue, il lui crie « Oh ! Un ronflak cornu ! », ou lui donne la réplique d’un Smourbiff. Alors, les larmes arrêtent de couler. Alors, l’enfant recommence à rire, l’enfant oublie même pourquoi il pleurait.
    Maintenant, la situation était amusante. Baël et Laura étaient passés tour à tour dans le rôle de l’adulte distrayant et de l’enfant distrait. Le résultat en était qu’ils souriaient tous les deux. Comme avant. Comme ils n’avaient pas souri depuis bien longtemps. Depuis Voldemort, en fait. Ce constant, inconscient, et irréfléchi, perturba Baël. Voldemort était-il vraiment responsable de l’éloignement des Owned ? Ou bien Baël était-il le seul responsable ? Ne se cherchait-il pas des excuses ? Ne cherchait-il pas un bouc émissaire ? Des circonstances atténuantes ? Ne voulait-il pas se dédouaner de toute responsabilité ? Après tout, qu’avait réellement changé la présence de Voldemort ? Certes, ses périodes d’absences n’avaient pas été très bénéfiques pour sa relation avec sa sœur, mais maintenant qu’il comprenait tout, qu’il avait toutes les cartes en mains et que ces absences ne l’effrayaient plus, pourquoi n’avait-il pas recommencé à parler à sa sœur comme avant ? A rire avec elle, à passer du temps avec elle, à la choyer, à la protéger, à l’amuser, à l’engueuler, à la regarder, à supporter son regard moqueur ? Bref, pourquoi n’avait-il pas recommencé à vivre avec Laura dans sa vie ? Pourquoi l’en avait-il exclu ? Au début, c’était pour la protéger. Pour ne pas la mêler aux plans de Voldemort. Mais maintenant ? Baël était persuadé que jamais Voldemort ne ferait du mal ou ne se servirait de Laura. Alors comment expliquer cette distance qu’il avait laissé entre eux, au point de l’abandonner durant tout un été ?
    En réalité, la sécurité de Laura était la seule explication qui lui venait en tête. Il n’y en avait aucune autre possible. Même s’il était persuadé que le Lord ne ferait rien à Laura, il voulait s’en assurer, en lui évitant d’être trop proche de lui. Car il connaissait bien le soin que le Seigneur des Ténèbres accordait à ses alliés.
    Mais pour l’heure, rien ne devait plus empêcher Baël et sa sœur de se sourire. De se parler avec le ton qu’ils employaient lorsqu’ils étaient enfant. Avec leur complicité retrouvée. Comme si la minuscule part de Baël enfant qui restait en lui s’était levée soudainement et avait prit les commandes. On disait que j’étais apprenti professeur de Défense Contre les Forces du Mal. On disait aussi que je t’engueulais. Mais on disait que j’étais pas vraiment fâché.

    Laura – « Il est vrai que parfois il peut être très gentil, mais ça n’excuse certainement le vol de ce qui ne lui appartient pas, vous savez Monsieur, je ne suis pas sûre que ce soit un bien bel exemple pour moi. »

    On disait que je t’adressais un regard noir, et fâché, comme celui de papa, quand on a fait une bêtise. Tu sais, celui où il fronce les sourcils pour nous faire peur. On disait qu’en fait, comme j’étais apprenti, je pouvais te punir si je voulais.
    Mais que je n’y arrivais pas. Parce que, même si on disait que tu étais une élève, tu restais ma petite sœur. A moi, et rien qu’à moi. Pas à un autre.

    Laura – « Quoi qu’il en soit gardez- le à l’œil, parce que dans le cas contraire la moitié des armures de Poudlard pourraient bien disparaitre dans les mois qui vont suivre, ce qui, vous êtes d’accord avec moi, serait bien dommage…Ou bien il pourrait défaire de ses murs les tableaux de Poudlard, le mieux serait bien sûr qu’il vole le tableau gardant l’entrée de la salle commune des Gryffondor, mais je doute qu’il y pense, il préfère ce qui tape à l’œil. »

    En fait, on disait que je n’ai pas vraiment rigolé. Parce que l’apprenti professeur ne rigole pas. Même si le grand-frère le fait. On disait que le rire n’avait pas franchi mes lèvres encore une fois, et que je suis resté sérieux.

    Laura – « En tout cas si vous le voyez rappelez lui bien de ne pas en faire qu’à sa tête si il ne veut pas se faire botter l’arrière train par son mentor! »

    Raaah, tu es méchante, Laura ! A cause de toi, je sors de mon rôle ! Je n’arrive pas, face à toi, à être un professeur qui reste de marbre et qui te remet à ta place ! J’y arrive paaaaaaaas !
    Bon. D’abord, Baël, tu arrêtes de sourire bêtement. Efface-moi se sourire de tes lèvres, et plus vite que ça ! Voilà, c’est mieux. Maintenant, tu respires un bon coup, tu fermes les yeux… Et, à trois, tu les ouvres. A trois, tu es de nouveau l’apprenti. Tu es prêt ? Un… Deux… Trois !

    Baël - « Vous savez, Miss Owned, que si votre frère était présent dans cette pièce, il n’approuverait pas vos propos ? D’ailleurs, mon petit doigt me dit que, s’il le pouvait, il vous collerait bien une retenue pour vous apprendre à lui être un peu plus reconnaissante ! »

    Non, ne souris pas ! …
    Trop tard. Bon, pas grave. Ravale ton sourire, et vite !

    Baël - « Cela dit, il serait effectivement temps pour lui de retourner auprès de son mentor. D’ailleurs, je suis persuadé que vous avez cours dans peu de temps, jeune fille… »

    Très bien ! Super, le regard sévère… On aurait vraiment dit un apprenti qui adresse une remarque à un élève ! Et… MAIS ?! Pourquoi tu souris ? Arrête-euh !

    Baël - « Je dois déjà te quitter. Mais, si l’envie te prend de me parler… »

    Baël sortit son propre Miroir de sa poche, le montra quelques secondes à sa sœur, avant de le remettre à sa place. Il lui adressa un clin d’œil, puis se saisit de son sac. Ainsi paré de son équipement d’apprenti, il s’approcha de sa sœur, l’embrassa sur la joue en souriant.

    Baël - « Je t’aime, fiente d’hippogriffe. »
    Nouveau sourire, plus narquois. Il quitta la pièce avant que sa sœur ne réponde par une autre insulte. Lorsqu’il débuta le cours suivant, il était étonnamment souriant.


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MessageSujet: Re: Toi, t'es mort! [FINI] Jeu 10 Mar 2011 - 21:03


Spoiler:
 

      -Moi aussi tête de rat.


    En voyant son frère s’éloigner dans le couloir, Laura ne pensait plus qu’à une seule chose, Baël lui avait qu’il l’aimait et c’était là le principal. Elle savait que c’était vrai, elle savait qu’il ne la laisserai plus tomber volontairement. Aimer, c’était un combat de tout les jours, lorsqu’on aime on souffre, parce qu’on s’ouvre beaucoup trop. Alors on souffre, ce n’est pas de temps en temps, c’est constant, et même si on a l’air heureux, on souffre. On souffre parce qu’on a peur de tout perdre, de perdre ce petit équilibre précaire, d’aimer plus que l’autre. Mais Laura aimait tellement cette souffrance, elle l’adorait même.
    Elle tourna les talons pour se rendre en cour de métamorphose, les autres élèves sentirent immédiatement le changement qu bisetait opéré en moins d’une heure. De renfrogné et irritable, elle faisait désormais parti des élèves enjoué qui passait leur temps à rire. Laura était redevenu cette eptite boule d’énergie, de vie…Pour combien de temps personne ne le savait, pas même elle, mais elle s’en fichait. Elle était un peu du genre a seulement vivre le présent, le passé est derrière nous. Quand au futur? Et bien nous verrons bien comment ça se passe.


Spoiler:
 


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