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Pour que naisse le divin enfant [FINI]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Loreana N. Wilde
Admin | Prof. de Potion
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Amour : Il n'y a plus que Nathou <3 (bon, un peu Max quand même)

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Caractère: Etrangement morose, ces temps-ci

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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Mar 11 Jan 2011 - 18:09

    Les mots choisissaient eux-mêmes l’ordre dans lequel ils étaient prononcés. Les mots composaient eux-mêmes son discours. Les mots désignaient de leur propre chef ceux qui sortiraient de sa bouche, et ceux qui ne passeraient jamais l’espace entre ses lèvres. Comme si les mots tenaient une assemblée, là, dans sa gorge, et qu’ils écrivaient ses paroles, sans consulter ni son cœur ni son cerveau. Comment choisissaient-ils les heureux élus ? Je ne sais pas. Peut-être votaient-ils, peut-être choisissaient-ils les plus forts, ou les plus beaux. Peut-être plusieurs discours inconsciemment réfléchis se livraient-ils une lutte à mort pour savoir lequel aurait la chance de franchir ses lèvres pour aller tambouriner contre les tympans de l’Ange. A ce moment précis, juste maintenant alors que la prof de potions ouvrait la bouche et inspirait brièvement avant de se mettre à parler, si vous mettiez l’action sur pause, et que vous demandiez à Loreana ce qu’elle comptait dire, vous n’obtiendriez guère plus qu’un « aucune idée », marmonné sans conviction. Mais remettons l’action en route, voulez-vous ? Loreana inspire, ouvre la bouche, et les mots sortent, s’alignent comme par enchantement dans un discours cohérent. Comme s’ils devaient prendre place chacun dans le long discours, aucun des mots n’était hésitant. C’était à croire qu’ils avaient déjà été préparés, en une partition parfaite, et qu’il étaient maintenant prononcés, comme un acteur prononce le texte qu’il a appris par cœur.

    LOREANA « C’était une erreur, bien sûr. Un moment de faiblesse. Après ça, je n’ai pas arrêté de m’en vouloir. Tu m’as obsédé pendant des jours. Jusqu’à ce que j’apprenne que j’étais enceinte. Là, tu ne m’as plus obsédé. C’était pire que ça. Tu étais partout. Dans la moindre de mes respirations, dans le moindre battement de mon cœur. Tu étais là, en moi, avec ce petit être que je ne pouvais me résoudre à tuer. Parce que j’ai voulu le tuer, tu le sais. Mais tu es revenu. Tu es revenu, j’ai pu te dire que je t’aime. Je t’aime, Maximilien, et si tu savais à quel point de me sens conne et à quel point je me dégoûte… Je t’ai trahi. Même si nous n’étions plus ensemble, je t’ai trahi. Ton meilleur ami… J’étais un monstre. Je me haïssais autant que je te haïssais. Au fond, j’étais comme toi : j’avais besoin de me sentir vivante dans les bras d’un autre… »

    Pendant tout le discours, le cerveau avait hurlé « Silence ! Ne dis pas un mot de plus ! Tais-toi ! ». Le cœur, quant à lui, se terrait dans un terrible silence, ponctué par des tressaillements incontrôlables à l’évocation de sa nuit avec Timothé, des sentiments qu’elle avait ressenti à propos d’elle-même, des reproches qu’elle s’était adressés. Pourquoi ? Pourquoi avait-elle commencé par avouer ses fautes, par tenter d’expier ses crimes ? Loreana avait l’impression de s’être installée dans l’obscurité oppressante d’un confessionnal et d’avoir débuté sa litanie par « Mon père, pardonnez-moi car j’ai péché. » Sauf que le père, lui, aurait écouté jusqu’au bout sans se lever brusquement. Sauf que le père ne lui aurait pas tourné le dos, l’emmurant dans un silence oppressant et malsain. Lorsqu’elle vit son Ange, incapable de la regarder, de dos, elle eut soudain l’impression que son appartement était devenu plus petit. Que les murs se rapprochaient d’elle, qu’ils le dévisageaient d’un air moqueur. Qu’ils étaient près à l’écraser dès que Maximilien aurait franchi le seuil de la porte. Car c’était une crainte, lourde et orageuse, qui pesait sur Loreana : que l’Ange récupère ses vêtements, et qu’il s’enfuie, fermant définitivement la porte derrière lui. Mais, pour l’instant, l’Ange ne bougeait pas, et les murs restaient suffisamment écartés les uns des autres, comme réticents à l’idée de l’écraser lui aussi. Loreana, honteuse, se haïssant d’avoir laissé s’échapper les mots sans les contrôler, baissa la tête. Elle ne parvint plus à lever le regard vers l’Ange. Elle se sentait tellement petite, insignifiante, qu’elle aurait aimé pouvoir s’enfuir à toutes jambes. Elle venait à son tour de tuer leur réconciliation. Il y avait moins de vingt minutes, ils se faisaient l’amour comme jamais ils ne l’avaient fait auparavant. Ils se tortillaient, se cambraient sous leurs caresses mutuelles. Ils voulaient ne faire plus qu’un, et avaient été plus proches que jamais, collés l’un à l’autre, en une communion qui leur avait fait l’effet d’une résurrection. Maintenant, ils étaient plus éloignés l’un de l’autre qu’ils ne l’avaient jamais été, elle, le regard bas, l’air misérable, assise en tailleur sur son lit, se maudissant pour les mots qu’elle avait prononcé, lui, debout, dos à elle, ne supportant plus de la voir, de l’imaginer nue sous Timothé, de l’imaginer parcourant un autre corps que le sien, embrasser d’autres lèvres que les siennes… Il n’y a de pire ennemi à la culpabilité que le silence. Alors, lorsque l’Ange bougea, Loreana l’entendit. Elle entendit des bruits de pas. Son cœur s’accéléra. L’Ange allait partir, elle en était persuadée. Mais elle n’osait pas regarder, de peur de vraiment le voir s’en aller. En ce moment, plus que jamais, la directrice de Serdaigle prit conscience de la faiblesse de l’être humain. Elle prit conscience de ce qu’elle était : rien. Une poupée de chiffon, malmenée de toute part, incapable de lutter contre le torrent dans lequel on l’avait lâchée. Elle n’avait d’autre choix que de se laisser porter, et de nager pour au moins garder la tête hors de l’eau. Parfois, des rapides l’en empêchaient, et elle se retrouvait plongée dans l’eau, dans l’obscurité du torrent, avant d’enfin parvenir à remonter à la surface. Le torrent, c’était la vie. C’était le temps. Face auxquels nous ne sommes rien que des poupées de chiffon. Loreana venait de boire la tasse, mais elle revint à la surface lorsqu’elle sentit le lit s’affaisser légèrement lorsque l’Ange s’assit à côté d’elle. Elle sentit des bras puissants et si rassurants s’enrouler autour d’elle, et se sentit d’un coup plus légère : Max ne la rejetait pas, il ne l’abandonnait pas. Mais elle ne put toutefois s’autoriser à le regarder que quand il prit son menton en main et planta son regard dans le sien. Alors, il commença à son tour. « Mon père, pardonnez-moi car j’ai péché… »

    MAXIMILIEN « C’est…C’est oublié Lor’ ! Je peux comprends, je peux tout comprendre et je t’ai déjà pardonné pour Timothé ! Je ne nie pas que cela me blesse mais je ne t’en veux pas ! Et comment pourrais-je t’en vouloir ? Tu te sens toi-même si sale pour ce que tu as fait et cette sensation de dégout de soi, je la connais ! Parce que j’ai ressenti exactement la même chose le soir où j’ai couché avec Alexia et où je me suis réfugié dans les bras de Caleigh ! Je me suis dégouté, haï, détesté, je n’avais qu’une seule envie : disparaître dans un trou de souris et tous ces sensations accrue par la mort de Travis ! Je me sentais indigne de vivre, indigne des gens et surtout indigne de toi à qui j’avais tant promis ! Je n’oserais pas te demander, d’ailleurs, à toi, de me pardonner pour ce que j’ai fais…Jamais ! Mais de comprendre pourquoi cette nuit-là, j’ai préféré rompre sans explication, sans te laisser parler et je crois qu’aujourd’hui, avec ce dégout de toi-même que tu as ressenti, tu peux comprendre ce que je pensais de moi, tu peux comprendre que j’ai crû que tu serais mieux sans moi et que c’est, finalement, un peu par amour que j’ai préféré te rendre ta liberté…Je n’ai pas su que j’allais tant te faire souffrir…Je suis désolé ! Quant à ce que j’ai fais avec Alexia…Je crois que rien ne peut ni le pardonner ni l’expliquer…Ni L’alcool, ni la souffrance, ni la douleur, ni les substances illicites, ni la haine, ni l’absence, ni la mort…Rien ne peut expliquer et pardonner ma trahison…»

    Menteur. Il n’avait pas pardonné. Loreana ne savait dire comment, mais elle le savait. Elle le sentait. Mais le discours du jeune homme l’apaisa toutefois d’une manière extraordinaire : il ne l’avait pas pardonné, mais au moins faisait-il l’effort de confesser ses fautes et de tenter d’expliquer –expliquer, pas justifier- ce qui l’avait conduit à agir de la sorte avec elle. Si ses paroles ne rendirent pas Loreana euphorique, elles avaient au moins le mérite de calmer ses craintes et de considérer qu’ils pouvaient désormais repartir sur de bonnes bases. A vrai dire, la jeune femme s’était attendue à des cris, à des larmes, à une fureur incontrôlable… Mais pas à ça. Ses aveux la surprirent autant que les siens avaient surpris Max, mais la blessèrent également. Elle se refusa à l’imaginer, nu, Alexia criant sur les genoux. Elle se refusa à imaginer les mains de certaines de ses élèves parcourant ce corps, frôlant de la main le tatouage en forme d’ailes de l’Ange. Soudain, le silence envahit à nouveau l’appartement. Mais un silence différent, comme transformé par leur discours, un silence qui sentait le pardon et le nouveau départ.

    LOREANA « Je sais que, quoi que je puisse dire, j’aurai besoin de temps pour te pardonner. Et je sais que, quoi que tu aies dit, tu en auras besoin aussi. Je ne sais pas si je t’ai plus haï pour ta trahison ou pour ton abandon. Bah, quelle conne. Si, je sais. Je t’aimais, Maximilien. Je t’aimais tellement que je t’aurais pardonné. Mais tu ne m’as pas laissé le temps de parler. Et je t’ai haï pour ça. Pour avoir tué dans l’œuf toute chance de réconciliation. Maintenant, je te comprends. Et même si j’ai l’irrésistible envie de tout te pardonner maintenant, je n’y arrive pas encore. Peut-être demain, ou dans une semaine. Je sais que, tôt ou tard, je te pardonnerai, parce que tu es l’homme de ma vie et que je t’aime. Plus que je n’ai jamais aimé quiconque. Je sais que je t’aime, parce que je le lis dans tes yeux. Je sais que je t’aime parce que je la vois sur ton corps, que je le sens dans chacune de tes caresses. Je t’aime, Maximilien, je t’aime plus que moi. Sache-le. Et grave-le-toi bien profondément dans le crâne, petit con, parce que je ne te permettrai pas de l’oublier une deuxième fois ! »

    Ne parle pas, Max. Ne me réponds pas. C’est l’ordre muet qu’elle lui donna en capturant ses lèvres sans retenue, comme s’ils venaient de se retrouver, là, maintenant. Étrangement, elle dut calmer le désir de le voir la prendre à nouveau qui montait en elle. A la fin, du baiser, Max la repoussa imperceptiblement, pour lui murmurer à l’oreille quelques mots qui firent exploser son cœur. Le désir se fit plus pressant, mais sa tête tempérait son corps, de peur de gâcher leurs retrouvailles par une étreinte moins intense que celle dont ils sortaient.

    MAXIMILIEN « Je t’aime ! Je t’aime aussi, Loréana Wilde ! Tu es la femme de ma vie et je suis désolé, désolé pour tout ce que j’ai fait ! »

    Il disait « je t’aime ». Oh, le con, il parvenait enfin à le dire. Ces sept ridicules lettres s’imprimèrent pourtant profondément dans le cœur de la belle, qui enferma ce moment à jamais dans un coffre fort dans sa mémoire. Alors, elle le serra contre elle, comme si elle tentait de fusionner avaec lui, et ils joignirent leurs lèvres dans un baiser au goût exquis. Puis, Maximilien se dégagea un peu, et, l’œil rieur, changea complètement de sujet.

    MAXIMILIEN « J'ai faim...Pas toi? ça te dit pas qu'on se mange un truc? »

    Avec tous ces évènements, Loreana n’avait pas remarqué qu’elle n’avait rien avalé depuis ce matin (en relisant le RP, je confirme. Elle a pas avalé *SBAFF*). Son ventre se chargea de la rappeler à l’ordre en émettant un gargouillis qui signifiait « J’AI FAAAAAIM ». Mais, avant, elle se leva, et, l’air amusé, pointa sa baguette sur le torse de son amour, dont elle avait ôté le peignoir. De grosses lettres noires apparurent sur la peau du Serdaigle :

    PROPRIETE EXCLUSIVE DE LOR’
    Satisfaite, elle embrassa son Ange en riant.


    LOREANA « Au cas où ça te sortirait de la tête, parce que j’ai parfois l’impression qu’il y a plus de courants d’air là-dedans que dans le hall de l’école… Qu’est-ce que tu veux manger ? »

    Riant, elle se dirigea vers la cuisine, Bambou sur les talons, qui espérait bien avoir sa part également.


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Maximilien E. Middle
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Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 15 Jan 2011 - 19:09



    Si on y repense attentivement, si on fait bien attention et si on note chaque détails, observant chaque moment, on pourrait se rendre compte que cette journée n’avait en aucun cas été une journée ordinaire pour au moins deux personnes dans ce monde, deux personnes en Angleterre, deux personnes dans le château de Poudlard, deux personnes qui se trouvent en ce moment au sixième étage ! Ces deux personnes, adultes, viennent sans doute de vivre le plus beau moment de leur vie, le plus décisif et peut-être aussi le plus déroutant, le plus délicat, le plus inquiétant même ! Ils ont pris une décision ! Une décision magnifique, pleine d’amour mais une décision qui va changer leur vie entière…Mais reprenons d’abord un peu le cours des évènements, voulez-vous ? Car il ne s’agit pas de n’importe qui ! Oh non ! Il s’agit du célèbre Maximilien E. Middle et de sa ravissante professeur de potion, Loréana N. Wilde ! Après des mois de courtisanerie, de patience, c’est l’année dernière que l’adolescent fit craquer son professeur, l’année dernière qu’elle lui tomba dans les bras lors d’une retenue et l’année dernière qu’il l’abandonna ! C’est, également, déjà l’année dernière, qu’il se présenta à cette porte, la porte de l’appartement de la belle pour la supplier de lui pardonner ce qu’elle fit ! Et c’est l’année scolaire dernière qui s’étendit jusqu’à cette année scolaire qu’ils vécurent heureux et longtemps jusqu’à la mort d’un certain Travis Cohen, meilleur ami du beau blondinet ! Cela provoqua une période de noir intense, de difficulté et Maximilien trompa Loréana avec sa meilleure amie (à lui), Alexia ! Après une nuit entière à pleurer dans les bras de sa mère de remplacement, Caleigh, l’adolescent revint se présenter à cette même porte pour tout avouer à son amour et surtout l’abandonner afin qu’elle ne subisse pas le fantôme qu’il était devenu ! Ainsi chacun de leur côté soufrèrent de cette séparation jusqu’à ce que Loréana découvrît qu’elle était enceinte, envoyant une lettre à Maximilien le lui annonçant ! Le gamin n’eut aucune réaction…Jusqu’à trois jours ! Trois jours qu’il est venu se présenter à cette porte avec un livre, porte qu’il vit se fermer sous son nez. Le jour d’après c’est avec un miroir à double sens qu’il s’est présenté devant cette porte aussi vite refermée et aujourd’hui avec un collier en forme de cœur ! Rien ne s’est pourtant passé comme prévu et cela malgré les nombreux discours préparés par l’adolescent. En effet, une fois devant la poste, ce fou l’a demandé en mariage, lui a dit « je t’aime » et ils se sont embrassé, ont fait l’amour longuement, se sont engagés et les voilà fiancés, les voilà amoureux !...Les voilà en train de se disputer ! Bah oui ! Il faut bien régler les problèmes qu’il y a eu, leurs erreurs !

    LOREANA_ « Je sais que, quoi que je puisse dire, j’aurai besoin de temps pour te pardonner. Et je sais que, quoi que tu aies dit, tu en auras besoin aussi. Je ne sais pas si je t’ai plus haï pour ta trahison ou pour ton abandon. Bah, quelle conne. Si, je sais. Je t’aimais, Maximilien. Je t’aimais tellement que je t’aurais pardonné. Mais tu ne m’as pas laissé le temps de parler. Et je t’ai haï pour ça. Pour avoir tué dans l’œuf toute chance de réconciliation. Maintenant, je te comprends. Et même si j’ai l’irrésistible envie de tout te pardonner maintenant, je n’y arrive pas encore. Peut-être demain, ou dans une semaine. Je sais que, tôt ou tard, je te pardonnerai, parce que tu es l’homme de ma vie et que je t’aime. Plus que je n’ai jamais aimé quiconque. Je sais que je t’aime, parce que je le lis dans tes yeux. Je sais que je t’aime parce que je la vois sur ton corps, que je le sens dans chacune de tes caresses. Je t’aime, Maximilien, je t’aime plus que moi. Sache-le. Et grave-le-toi bien profondément dans le crâne, petit con, parce que je ne te permettrai pas de l’oublier une deuxième fois ! »

    Alors ils avaient discutés ! Longuement, longtemps ! Rendant leur journée encore plus extraordinaire, particulière ! Une discussion pleine de rancœurs, de reproches à soi-même, de demandes ! Leurs erreurs ! Ils avaient fait beaucoup d’erreurs et ils en avaient parlés, ils s’étaient rassurés longuement mais finalement Loréana avait raison : ils ne se pardonneraient pas aussi facilement malgré leur volonté de fer ! Mais ils y arriveraient un jour, tout les deux, ensemble, en tant que fiancé ! Alors elle lui dit qu’elle l’aimait, encore et encore et commença à l’embrasser, passionnément. Maximilien se laissa faire, comment refuser de capturer la bouche d’une si belle femme ? Alors ils s’embrassèrent longuement, plaçant leurs mains sur les hanches l’un de l’autre, se serrant l’un contre l’autre. Maximilien se détacha alors pour à son tour aller murmurer quelques paroles à l’oreille de sa future femme. Il lui murmurait à nouveau qu’il l’aimait ! C’était le moment, c’était l’instant, elle le méritait ! Il pouvait le dire aujourd’hui alors comme pour sceller cette promesse, il l’embrassa à nouveau, avec encore plus de passion puis s’écarta à nouveau, une véritable girouette :

    MAXIMILIEN_ « J'ai faim...Pas toi? Ça te dit pas qu'on se mange un truc? »

    Maximilien eut un petit sourire gêné de se laisser ainsi porter par ses besoins physiques mais il n’avait rien mangé de puis ce matin ! Il mourrait de faim ! Il sentait son ventre se torde et pouvait même parfois l’entendre gargouiller ! Mais la réaction de Loréana le surprit ! Il s’attendait à ce qu’elle se moque de lui ou se lève pour aller dans la cuisine mais elle se leva et lui abaissa son peignoir ! Il eut un haussement de sourcil : aurait-elle encore envie ? Pourquoi pas ? Il ne parlait pas de cette faim-là mais après tout ! Mais aussi vite qu’elle s’était approchée, elle s’écarta pour aller chercher sa baguette magique. Là, le jeune serdaigle eut un petit doute mais la laissa revenir vers lui, prêt de lui et pointer sa baguette sur son torse ! Allait-elle lui jeter un sort ? Il la regarda avec un petit air inquiet puis tout d’un coup, il sentit un chatouillis sur son torse et, baisant la tête pour observer ce qui se passait, il constata que des petites lettres noires se formaient…On pouvait lire : « propriété exclusive de Lor’ ! ». Maximilien eut un haussement de sourcil, encore, et redressa la tête pour observer Loréana qui elle contemplait son œuvre d’un air satisfait avant de lui lancer d’un air tranquille, comme si elle avait fait la chose la plus naturelle qui soit…

    LOREANA_ « Au cas où ça te sortirait de la tête, parce que j’ai parfois l’impression qu’il y a plus de courants d’air là-dedans que dans le hall de l’école… Qu’est-ce que tu veux manger ? »

    Et sans attendre sa réponse, elle tourna les talons et partit vers la cuisine ! Maximilien la regarda s’en aller avec un air béat... Décidément, elle arrivait toujours à le surprendre ! Un petit sourire vint illuminer son visage tandis qu’il se contenta de remonter son peignoir, sans effacer l’inscription et alla chercher son pantalon pour y prendre sa baguette magique avant de rejoindre sa jolie fiancée dans la cuisine ! Il la trouva le nez plongé dans le frigo. Il s’approcha d’elle par derrière et vint encercler sa taille avant de la retourner vers lui ! Il lui sourit un peu d’un air sadique et déboutonna longuement la chemise de son tailleur ! Puis, à son tour, pointa sa baguette contre elle pour inscrire au dessus de ses seins « Propriété de Max », avant de lui sourire d’un air carnassier. Puis, il la prit par les épaules et la força à s’asseoir sur la chaise de la table de la cuisine :

    MAXIMILIEN_ « A non ! Aujourd’hui tu ne fais rien, laisse-moi agir ! Je vais te préparer l’omelette Maxou…Bon d’accord en fait c’est l’omelette Léo et c’est la seule chose que je sache cuisiner mais tu vas voir, c’est délicieux ! »

    Il lui fit un petit clin d’œil avant d’aller se mettre aux fourneaux !


Spoiler:
 


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Mer 19 Jan 2011 - 9:29

    Ce Maximilien avait sans doute un don. C’était la seule explication possible. Un don venu d’on ne sait où, un don qu’il possédait depuis que Loreana le connaissait. Un don dont on ne saurait dire si c’est une bonne ou une mauvaise chose. Ce don, qui habitait tout entier Maximilien, était celui de… Bien choisir son moment. Bien choisir son moment, par exemple, pour repousser délicatement la femme qui se lova dans ses bras et se délectait de ses lèvres. Et de lui dire… Non, non. Pas « je t’aime ». Pas « tu es belle ». Pas « tu es intelligente ». Maximilien, lui, disait… « J’ai faim ». La directrice de Serdaigle le dévisagea un instant, hésitant entre l’amusement et l’agacement. Elle céda finalement à l’amusement en sentant son propre ventre gargouiller. En y réfléchissant bien, elle n’avait rien mangé depuis ce matin… Puisqu’elle s’était levée, réveillée par un préfet qui tambourinait à sa porte. Puis, elle s’était installée face à la porte, attendant que Maximilien ne vienne à son tour frôler sa porte de bois de ses mains. Elle avait bu un thé. Et c’était tout. Toutefois, cela ne signifiait pas que Max s’en sortirait comme ça. Certes, ils venaient d’avoir une conversation nécessaire, bien que d’autres conversations sérieuses ne s’annoncent indispensables, mais le Serdaigle ne parviendrait pas à noyer le poisson aussi facilement. Sans mot dire, Loreana s’approcha de son Ange, et lui abaissa son peignoir, lui permettant un libre accès à son torse. Le jeune homme la regardait, intrigué. Peut-être pensait-il que Loreana voulait une nouvelle étreinte ? Il n’aurait pas tout à fait tort, car la jeune femme avait du mal à contrôler son désir, mais elle y parvenait tout de même. Elle se leva, et s’éloigna de lui, faisant quelques pas pour saisir sa baguette qui trainait sur le buffet. Lorsqu’elle se retourna, elle ne put s’empêcher de sourire devant l’air hébété et interrogatif de l’élève. Elle le regarda, un sourire en coin flottant au bout de ses lèvres, et fit, avec une extrême lenteur, quelques pas vers lui. Elle pointa sa baguette sur son torse. Un millier d’incantations lui vinrent en tête. En ce moment précis, elle aurait pu faire tout ce qu’elle voulait. Si elle l’avait voulu, elle aurait pu le tuer en prononçant deux petits mots. Si elle avait voulu, elle aurait pu le faire souffrir. Elle connaissait des centaines de sortilèges. Maximilien dépendait totalement d’elle. Mais cette idée ne lui traversa même pas l’esprit. Elle ne songea même pas qu’elle aurait pu lui rendre tout le mal qu’il lui avait fait : elle était amoureuse. Sans prononcer de formule, elle observa les lettres se tracer doucement sur son fiancé. Lorsque chaque mot qu’elle voulait voir apparaître fut écrit, elle baissa sa baguette, contemplant son œuvre avec satisfaction. On pouvait lire : « PROPRIETE EXCLUSIVE DE LOR’ ». Devant l’air incrédule et surpris du jeune Serdaigle, Loreana s’expliqua.

    LOREANA « Au cas où ça te sortirait de la tête, parce que j’ai parfois l’impression qu’il y a plus de courants d’air là-dedans que dans le hall de l’école… Qu’est-ce que tu veux manger ? »

    Elle adressa un petit sourire au jeune homme, qui tentait de lire ce qu’elle avait écrit sur son corps. Puis, elle se retourna vivement, marcha en direction de la cuisine et posa sa baguette sur le buffet. Elle jeta un coup d’œil furtif dehors : il devait être midi. Elle ignorait combien de temps s’était écoulé depuis que Max était entré. Peut-être une heure, ou deux. Peut-être à peine une demi-heure. Mais quelle importance, au fond ? Cela ne changeait rien qu’il se soit écoulé une heure, ou un mois. Ils étaient à nouveau ensemble, peut-être plus proches que jamais. Allaient-ils enfin parvenir à être heureux ? Peut-être. Seul l’avenir nous le dira. Mais, pour l’heure, il n’est pas facile d’être heureux le ventre vide. En ouvrant le frigo, la prof de potions se demanda ce qu’elle allait préparer à Maximilien. Mais elle n’eut pas le temps de s’interroger beaucoup plus longtemps. L’Ange s’était levé, et s’approchait de la cuisine. Elle s’attendait à l’entendre tirer une chaise et s’y installer, mais elle fut surprise de sentir ses mains glisser sur sa taille. D’un geste délicat, il le retourna. Intriguée, elle le regarda avec curiosité. Le regard du Serdaigle brillait d’un mélange de sadisme et d’amusement. Il entreprit de déboutonner la chemise de la belle, et elle sut qu’elle lui cèderait s’il se montrait plus entreprenant. Toutefois, il s’arrêta au bout de quatre boutons. Il pointa à son tour sa baguette sur sa belle. Loreana retint une exclamation choquée. C’était son idée ! Elle sentit les lettres se tracer sur son corps, et savait pertinemment ce que Max allait écrire. Elle lui adressa un sourire amusé, puis voulut retourner dans le frigo… Mais le jeune Serdaigle la prit par les épaules, et la mena devant une chaise, où il la forçat à s’asseoir. Non, ne me dites pas que…

    MAXIMILIEN « Ah non ! Aujourd’hui tu ne fais rien, laisse-moi agir ! Je vais te préparer l’omelette Maxou…Bon d’accord en fait c’est l’omelette Léo et c’est la seule chose que je sache cuisiner mais tu vas voir, c’est délicieux ! »

    Elle le dévisagea. Elle ne savait pas vraiment comment elle devait réagir. D’un côté, elle trouvait cela très mignon. Mais d’un autre, elle savait pertinemment que Maximilien était un piètre cuisinier, et ne put s’empêcher d’attendre qu’il ait terminé son plat avec appréhension. Elle le vit farfouiller dans une armoire pour en sortir une poêle, mais décida de ne pas le regarder… Elle risquerait de vouloir intervenir pour sauver la préparation de l’élève, ce qui ne manquerait pas de le vexer. A la place, elle prit Bambou sur ses genoux, et ne fut pas avare de caresses. Le petit chiot y répondit par quelques glapissements ravis, mais grogna lorsque Loreana le redéposa à terre : Maximilien s’était retourné et avait posé la poêle sur la table. L’air prudent, la directrice de Serdaigle jeta un coup d’œil à ce que Maximilien avait appelé une omelette. Il fallait avouer que, a priori, il avait l’air d’avoir réussi son plat. Il lui servit une généreuse part, avant d’en faire de même pour lui et de s’asseoir. Surjouant la méfiance pour le taquiner, Loreana se saisit de ses couverts et porta avec une lenteur exagérée une première bouchée à sa bouche. Elle fut surprise de goûter à une omelette réussie. Toutefois, elle fit mine de s’étouffer, d’avoir des difficultés à respirer.

    LOREANA « Traître… Tu m’as… empoisonnée… Argh. »

    Sa mort feinte fit s’approcher Maximilien. Lorsqu’il fut à portée, elle l’attrapa au cou, se saisit de sa baguette magique, et la pointa sur le jeune homme.

    LOREANA « Tu t’es trahi, imposteur ! Maximilien ne cuisine pas aussi bien ! »


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Maximilien E. Middle
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Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Jeu 20 Jan 2011 - 20:42

    « Propriété exclusive de Lor’ ». S’il n’avait pas été aussi heureux, aussi bien, aussi joyeux, sans doute que cette inscription sur son torse l’aurait mis en colère ! Lui, le fier hippogriffe se faire marquer de la sorte ? Comme un bœuf, comme une vache ou comme un veracrasse dans un enclos, un strangulot dans aquarium, un sombral dans une clairière…Un animal ! Oui, tout ceci l’aurait certainement énervé et peut-être aurait-il même crié qu’il n’était la propriété de personne, qu’il était son seul maître, qu’il n’appartenait pas plus à ses parents qu’à elle, qu’il n’avait pas besoin d’être tatoué pour être fidèle, qu’il n’était pas un objet pour enfant qu’on étiquetait avant de partir en voyage scolaire pour être certain de ne pas le perdre ou pour noter le possesseur afin d’être sûr de ne pas se faire voler ! Rien de tout cela ! Il était Maximilien Enzo Morgan Middle Junior, seul héritier du nom, débrouillard, fier, heureux, jeune, productif, intelligent, honnête, droit, correct, responsable, malin, drôle, patient, fascinant, réfléchi, mature ! Il n’avait ni l’envie ni le besoin qu’on inscrive sur sa poitrine à qui il appartenait parce qu’il n’appartenait à personne…Définitivement ce geste aurait pu le mettre dans une rage folle. Au lieu de cela, la surprise laissa place à un sourire ! Pourquoi ? Car les circonstances s’y prêtaient ! Après tout, il avait réussi petit à petit à surmonter la mort de Travis, il avait réussi à retrouver ses amis, à se réconcilier avec Loréana. Puis non seulement cette dernière attendait un enfant de lui mais en plus, ils étaient fiancés. Il l’avait demandé en mariage et les voilà la bague au doigt ! Magnifique, non ?! Ce n’était pas des circonstances pour hurler, se disputer, être frustré, vexé ! Non, c’était le genre d’instant où il fallait mettre sa queue dans son pantalon, son égo de mâle dans les chaussettes et sourire à la femme que l’on aimait, lui montrer notre bonheur ! Après tout, Loréana avait écrit cela après leur discussion sur sa tromperie ! Mieux valait un peu d’humour qu’une véritable crise de la part de la belle ! Oui, décidemment, il n’avait aucun droit de râler, pester ni même simplement de faire entendre sa voix ! Il ne pouvait pas !

    Voilà pourquoi il resta longtemps debout, à regarder Loréana lui tourner le dos dans une petite phrase drôle pour se diriger vers la cuisine…Il avait le sourire aux lèvres tandis qu’un ricanement ironique s’échappa de ses lèvres. Lorsqu’il aperçu, ensuite, sa belle disparaître dans l’encadrement de la porte, il se décida également, à son tour, à bouger ! Il remonta son peignoir qu’il referma à nouveau et puis, ayant été d’abord recherché sa baguette, suivit la directrice des serdaigles dans la cuisine. Il la trouva de dos, penchée dans le frigidaire ! Immédiatement, il l’attrapa par la taille, la serra contre lui et la força à se retourner avant de déboutonner sa chemise et pointer sa baguette contre le haut de sa poitrine. Chacun son tour ! « Propriété de Max’ ». Voilà, elle était également marquée ! Les deux engagés, les deux fiancés portaient le nom de l’autre sur leur torse ! Parfait ! Maximilien eut un petit sourire victorieux avant que sa belle ne lui demande ce qu’il voulait manger ! Il soupira ! Aujourd’hui, elle n’allait rien faire ! C’était lui ! Petit soucis : il ne savait pas cuisiner ! Après quelques instants intenses en réflexions rapides, il se rappela que Léo, pendant les vacances, lui avait appris un truc très simple et très bon : L’omelette Léo ! Parfait. Il prit, dès lors, Loréana par les épaules, la dirigea vers une chaise de la cuisine et grâce à sa force masculine, réussit à la forcer à s’asseoir sur la chaise ! Il sourit, à nouveau, d’un air victorieux avant de lui adresser un clin d’œil pour lui sortir d’une voix amusée :


    MAXIMILIEN_ « Ah non ! Aujourd’hui tu ne fais rien, laisse-moi agir ! Je vais te préparer l’omelette Maxou…Bon d’accord en fait c’est l’omelette Léo et c’est la seule chose que je sache cuisiner mais tu vas voir, c’est délicieux ! »

    Il était sûr de lui sur ce coup-là ! L’omelette Léo était un des meilleurs plats du monde et il s’était longtemps entraîné pendant l’été dans la cuisine de l’aile est du château, son aile à lui, pour pouvoir la réussir à la perfection, lui donner toute la saveur que Léo savait lui offrir et même plus encore ! ET en réalité, il avait découvert pas mal de choses, durant ces expériences, notamment que la cuisine ressemblait étonnamment aux potions : une fois qu’on connait les ingrédients, leurs saveurs et leurs utilisés : on sait absolument tout faire ! Et si Maximilien avait bien un don quelque part, hormis le sexe, c’était les potions ! Il sourit encore une fois à Lor’ avant de lui tourner le dos et ouvrir le frigo pour en contempler l’intérieur…Il sortit quatre œufs, un poivron, trois champignons et une tomate. Il fouilla dans les armoires, sortit une planche et un couteau, découpa le tout attentivement avant de prendre un bol, casser les œufs dedans, jeter tous les légumes dedans également, tout mélanger et puis faire chauffer le tout dans la poils, saler, poivrer, papriquer, persiller avant de l’amener tout beau, tout fait, tout prêt, tout bon, à table sur un protège plat devant sa belle ! Puis, il alla prendre deux assiettes, des couverts, servit généreusement Loréana avant d’en faire de même pour lui, parti chercher des boissons également et revint s’installer à côté de sa fiancée, attendant qu’elle goûte et qu’elle lui donne son avis pour pouvoir manger également. Loréana regarda Maxou d’un air effrayé avant de prendre une cuillère avec une lenteur exagérée, feignant un stress abusif qui aurait pu faire rire le serdaigle si il n’avait pas été lui-même aussi tendu de savoir ce qu’elle pensait de sa cuisine…Au moment où elle porta la fourchette à sa bouche, mordillant à son aise, il retint sa respiration…Lorsqu’elle avala, elle s’étouffa soudainement, se mettant à tousser :

    LOREANA_ « Traître… Tu m’as… empoisonnée… Argh. »
    MAXIMILIEN_ « Quoi…Quoi ? C’est pas bon ! Lor’ ! »

    Elle n’avait pas aimé ! Pourtant, il était certain d’avoir réussi ! Dans sa panique, il s’était levé et approché d’elle pour, au cas ou, lui taper dans le dos si jamais elle continuait à s’étouffer…Mais au moment où il s’approchait encore plus d’elle pour s’assurer qu’elle allait bien, elle se retourna, le saisit par le col et pointa contre lui la baguette magique qu’elle avait déposé sur la table…Maximilien sursauta avant d’entrapercevoir un sourire difficilement dissimulé sur le visage de Loréana…Elle jouait la comédie ! La folle ! Elle lui avait fait tellement peur !

    LOREANA_ « Tu t’es trahi, imposteur ! Maximilien ne cuisine pas aussi bien ! »
    MAXIMILIEN_ « Peut-être…Mais Maximilien prépare aussi bien des potions…Et j’ai la preuve que je suis bien Maximilien… »

    Il s’approcha de son oreille lentement pour lui murmurer d’une voix sensuelle :

    MAXIMILIEN_ « Je fais aussi bien l’amour que lui… »

    IL profita de la surprise de Lor’ pour s’écarter et rigoler à gorge déployée avant de s’asseoir à nouveau aux côtés de la comédienne ! Il attrapa alors sa fourchette et se mit à tour à manger, constatant qu’effectivement, c’était vraiment délicieux mais il n’allait pas se complimenter lui-même. A la place, il décida d’emmener une autre discussion sur le tapis :

    MAXIMILIEN_ « Lor’ ? Je sais que tu ne vas pas vouloir qu’on le révèle avant que j’ai fini les cours…Mais j’aimerais en parler à Léo, bien entendu, à Timmy aussi et j’imagine à Caleigh pour toi également…Je proposerais qu’on organise un dîner tout ensemble…Qu’en penses-tu ? Toi, Caleigh, Léo, Timmy, Julia qu’il voudra sûrement invité et puis notre enfant et moi ! Tu serais d’accord ? »


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 22 Jan 2011 - 20:10

    Les voilà donc marqués, tous les deux. Oh, pas marqués au fer rouge comme des animaux, ni marqués comme, en leurs temps, les partisans du Seigneur de Ténèbres. Non, ils s’étaient marqués mutuellement. Marqués avec d’épaisses lettres noires, marqués à l’encre de leur amour. Ils s’appartenaient mutuellement, ils n’avaient plus d’existence que dans le regard de l’autre. Ils partageaient tout, désormais. Leur vie, leur enfant, leur air. Loreana ne respirait plus que pour Maximilien, et ce petit bout de lui qui grandissait en elle. Ce petit être, qui n’existait pas encore et qui représentait déjà tellement de choses… Dire que Loreana le sentait aurait été un mensonge. Pour l’instant, seule une légère courbe inhabituelle laissait présager de la présence d’un petit locataire. Mais, pour une raison inexplicable, la jeune femme sentait que chacune de ses respirations n’étaient plus égoïstes. Que chacun des repas qu’elle prenait, elle le partageait. Que chaque fois qu’elle jouait au piano, elle avait un spectateur. Que chaque livre qu’elle lisait était lu par un autre aussi. Qu’elle menait désormais une double-vie. C’était un sentiment très complexe, incompréhensible : à la fois, elle avait l’impression de tout partager, de ne vivre qu’à moitié… Et de vivre pour deux, de vivre une vie double.
    Enceinte, bordel ! Elle était enceinte, elle allait donner la vie… Elle s’imaginait déjà avec crainte le jour béni et maudit où elle devrait accoucher. Durant sa formation de médicomage, elle avait eu à accoucher deux ou trois femmes. Pour l’avoir vu, elle savait que l’accouchement n’était pas une partie de plaisir. Que du contraire. Mais, en posant son regard sur son Ange, elle savait qu’il serait là, le moment venu. Qu’il insisterait pour être là. Pour lui tenir la main. Qu’il la regarderait tendrement, lorsqu’on lui poserait leur enfant sur le ventre.

    Mais on en était pas là. Pour l’heure, Maximilien venait tout simplement de frustrer un désir qui avait explosé en elle. Les hormones, sans doute… Mais voir Maximilien lui ouvrir quelques boutons de sa chemise avait eu un effet extraordinaire sur la jeune prof. Lorsqu’elle se rendit compte que ce n’était que pour l’imiter et la marquer à son tour, elle se réprimanda intérieurement : elle n’était plus une adolescente qui se laissa guider par ses hormones, tout de même ! Quoique, remarquez, si ses hormones la poussaient à désirer Maximilien très souvent… Pas sûr qu’elle leur livre une résistance héroïque. Elle voulut se retourner à nouveau vers le frigo ouvert (ah, voilà pourquoi elle trouvait qu’il y avait un petit courant d’air…), mais les bras de Maximilien l’en empêchèrent. Celui-ci la poussa délicatement et la força à s’asseoir sur une chaise de la cuisine. Intriguée, elle se laissa faire, en lui jeta un regard en coin amusé. Il n’allait quand même pas…


    MAXIMILIEN « Ah non ! Aujourd’hui tu ne fais rien, laisse-moi agir ! Je vais te préparer l’omelette Maxou…Bon d’accord en fait c’est l’omelette Léo et c’est la seule chose que je sache cuisiner mais tu vas voir, c’est délicieux ! »

    Sa première réaction fut de se réprimander à nouveau. Bah ouais, que voulez-vous ? Ses hormones l’avaient poussé à interpréter différemment le « Aujourd’hui tu ne fais rien, laisse-moi agir ». Par Merlin, mais quel âge as-tu, Loreana ? On croirait voir une de tes élèves en train de fantasmer sur les nouveaux apprentis ! Va falloir se calmer, parce que… Si tu ne le fais pas, tes journées risquent d’être fatigantes, si tu vois ce que je veux dire… Mais bien vite, la Loreana adulte et responsable reprit le dessus et parvint à maîtriser l’adolescente excitée. Max parlait de cuisine, de gastronomie ! Enfin, venant de lui, c’était, il est vrai, assez surprenant. Si on connaissait un tant soit peu l’héritier Middle, on savait parfaitement qu’il n’avait aucun sens de la cuisine. A vrai dire, jamais Loreana ne l’avait laissé cuisiner pour elle. Enfin si, une fois. Et ça avait largement suffi. Même si le Serdaigle s’était escrimé à luidire qu’il gérait la situation, l’épaisse fumée noire qui se dégageait de la casserole avec laquelle il se battait avait tout de suite démontré le contraire à la prof de potions. Bien sûr, Loreana avait dû reprendre les choses en main, et, malgré tout son talent culinaire, n’avait pas pu sauver les pauvres aliments soumis à une torture inhumaine. Ce souvenir, remontant soudain à l’esprit de la prof, lui arracha un sourire, mais la fit également se demander si elle faisait bien de le laisser faire. Fermant les yeux, essayant de ne pas penser au massacre gastronomique qui pouvait avoir lieu, elle chercha quelque chose qui pourrait la distraire et lui permettre de ne pas regarder l’élève qui se débrouillait entre les poêles. Car, si elle le regardait, elle avait peur de ne pas savoir se retenir d’intervenir… Ce qui ne manquerait pas de blesser Maximilien dans sa fierté d’hippogriffe… Alors, elle accueilli Bambou sur ses genoux, et joua avec lui durant tout le temps de la préparation de cette fameuse omelette. Elle présentation le jeune chiot à son enfant pas encore né, expliquant à ce dernier combien il jouerait avec le petit animal, combien il le ferait rire…

    Le chiot battit en retraire en voyant Maximilien se retourner vers la table, une poêle brûlante à la main. D’un air inquiet, La prof de potions jeta un regard à l’omelette. A priori, ça avait l’air mangeable. Maximilien la servit d’un air cérémonieux, et elle contempla, hésitante, sa part dans son assiette. Elle se saisit de sa fourchette avec l’air d’un soldat se saisissant de son fusil, recruté de force pour partir mener une guerre qu’il n’approuvait pas. Avec lenteur, surjouant l’appréhension pour taquiner son fiancé, Loreana planta sa fourchette dans l’omelette, la mena à ses lèvres, souffla délicatement, puis, n’ayant plus trouvé aucun moyen pour retarder la tragique échéance, prit en bouche ce morceau d’omelette. Si elle fut surprise de trouver l’omelette délicieuse, elle tâcha de ne pas le montrer. A la place, elle se mit à tousser bruyamment, comme si elle s’étouffait. Elle masque avec difficulté le sourire qui voulait s’installer sur ses lèvres.


    LOREANA « Traître… Tu m’as… empoisonnée… Argh. »

    MAXIMILIEN « Quoi…Quoi ? C’est pas bon ! Lor’ ? »

    Il lui suffit de voir la tête de Maximilien pour être incapable de réprimer son sourire. Elle préféra alors s’étaler sur la table, histoire de soustraire son visage à la vue de l’Ange. Celui-ci, visiblement paniqué, ou en tout cas inquiet, s’approcha de sa belle, qui cherchait discrètement sa baguette du bout des doigts. Lorsque le jeune homme fut suffisamment proche, elle se saisit de sa baguette, attrapa le Serdaigle par le col et lui pointa sa baguette sur le visage. D’un air menaçant, mais contredit par ce traître de sourire qu’elle ne parvenait pas à dissimuler, elle tâcha de conserver son sérieux.

    LOREANA « Tu t’es trahi, imposteur ! Maximilien ne cuisine pas aussi bien ! »
    MAXIMILIEN «Peut-être…Mais Maximilien prépare aussi bien des potions…Et j’ai la preuve que je suis bien Maximilien…»

    Il s’approcha d’elle. Elle posa sa baguette sur la table, souriant, prête à recevoir ses lèvres. Mais l’Ange ne l’embrassa pas.

    MAXIMILIEN « Je fais aussi bien l’amour que lui…»

    A nouveau, Loreana ne sut retenir une exclamation indignée. Mais quel abominable macho imbu de sa personne ! Quel vantard, dégoulinant de suffisance ! Quel horrible arrogant personnage, quel… C’était un véritable emmerdeur : Loreana était incapable, du moins aujourd’hui, de lui tenir rigueur de ses divagations narcissiques. Il venait de se mettre à rire aux éclats. Qu’est-ce qu’il était beau ! Surtout lorsqu’il parlait de faire l’amour… Non mais oh ! Couché, l’adolescente, hein !

    MAXIMILIEN « Lor’ ? Je sais que tu ne vas pas vouloir qu’on le révèle avant que j’ai fini les cours…Mais j’aimerais en parler à Léo, bien entendu, à Timmy aussi et j’imagine à Caleigh pour toi également…Je proposerais qu’on organise un dîner tout ensemble…Qu’en penses-tu ? Toi, Caleigh, Léo, Timmy, Julia qu’il voudra sûrement invité et puis notre enfant et moi ! Tu serais d’accord ?»

    Loreana tiqua lorsque Max parla de Julia. Après tout, leur relations étaient assez… orageuses, disons, depuis que Timmy était apprenti. Et Julia devait sûrement être au courant, maintenant, que l’ancien Serdaigle et la prof de potions avaient… Non, décidément, inviter Julia n’était pas une bonne idée.

    LOREANA « C’est une excellente idée. Je n’osais pas te le demander. Mais on ne devrait pas attendre de connaître le sexe ? Comme ça, on pourrait le leur annoncer en même temps ! Ah, et, autre chose : je ne suis pas sûre qu’inviter Julia soit une bonne idée. Je sais, c’est ton amie, et tu tiens à elle… Mais elle ne m’apprécie plus des masses, je crois que tu l’as remarqué… »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Mar 25 Jan 2011 - 16:04

    La cuisine ! Jamais dans sa vie Maximilien n’avait eu à faire la cuisine et ce pour la simple raison que son manoir possédait un nombre incalculable de domestique et donc une cuisinières et quelques assistants cuisiniers qui se chargeaient de préparer le repas pour la famille Middle ! A vrai dire, le jeune serdaigle, n’avait même jamais eu à entrer dans la cuisine. Il possédait, c’était vrai, dans son aile également une cuisine mais uniquement pour le simple fait d’avoir toujours à sa disposition un frigo et des biscuits dans les armoires. Jamais il n’avait dû utilisé ne fuse même que le microonde parce que si il en avait besoin, Marie sa nounou était chargée de le faire à sa place et bien plus tard, un serviteur quelconque s’en occupait. En conséquence de quoi, la première fois que Maximilien Middle avait véritablement approché une cuisine, c’était chez Léo quelques années plus tôt. Il avait pu observer la mère Sanchez à l’œuvre et cela l’avait véritablement fasciné. La seconde fois qu’il avait été confronté à l’image d’une véritable cuisine, c’était l’année précédente chez Loréana, justement ! Il avait souvent regardé sa belle préparer des repas pour lui, lui-même étant incapable de toucher à quoi que ce soit et un jour, il avait eu envie d’essayer ! Ce fut la première fois qu’il toucha à une poêle, première fois qu’il se servit d’un couteau à viande, d’un éplucheur ! Jamais rien ne lui avait parut plus compliqué que tout ceci…Il avait eu envie de préparer quelque chose de gentil et de bon pour la femme de sa vie et Loréana, dans sa bonté d’âme, lui avait prêté sa cuisine. Malheureusement pour elle, elle l’avait amèrement regretté car, hormis les pommes de terres déjà pas vraiment épluché, la fumée noir qui s’était échappé d’une des casseroles n’avait rien présumé de bon et plus jamais Maximilien n’avait obtenu ne fuse que le droit de s’approcher du frigidaire…Cette fois-là avait été une véritable catastrophe et Maximilien s’en était senti fortement gêné…

    Ce fut la raison pour laquelle, les vacances précédentes, Maximilien avait demandé de l’aide à son meilleur ami, Léo, qui lui avait déjà dû à plusieurs reprises cuisinés. Léo était donc venu dans la manoir Middle, dans l’aile de Maximilien, dans la cuisine et il avait commencé par un petit cours théorique, expliquant à l’adolescent à quoi servait chaque ustensile. Maximilien avait à chaque fois essayé de faire le rapprochement, sous le conseil de Léo, avec les potions qui était son cours préféré mais également un art qu’il maîtrisait à la perfection et finalement, la cuisine n’en n’était pas bien différente et ceci avait permit au serdaigle de s’améliorer grandement. Il avait commencé, assisté de Léo, par des choses simples comme des omelettes, des steak, de la purée et puis, il s’était offert un livre de cuisine et avait commencé à apprendre plusieurs recettes, comme il apprenait les façons de faire une potion, il s’était entraîné et avait découvert que la cuisine était quelque chose d’amusant à faire, surtout une fois qu’on la maîtrisait…Mais jamais il n’avait pu en faire profiter à Loréana et vu la tête que Lor’ afficha lorsqu’il lui annonça qu’il allait cuisiner, elle était restée sur cette casserole brûlée entièrement qu’elle avait dû jeté l’année dernière…Mais le jeune serdaigle ne se laissa pas démonter par le regard perçant et inquiet de sa fiancée, bien décidé à lui prouver qu’il valait quelque chose et qu’il était capable de préparer quelque chose de correct, il ouvrit le frigidaire et sortit tous les ingrédients donc il avait besoin. Puis, il se mit à les découper avec attention et avec autant de précision qu’un maître des potions avant de les mélanger aux œufs fraichement ouverts et de verser la mixture dans la poêle. Pour être honnête, c’était toujours la partie qu’il maîtrisait le moins parce que cela s’éloignait grandement de l’art des potions. Là, les ingrédients devaient souvent bouillir plusieurs heures dans un chaudron gigantesque alors qu’en cuisine, il fallait surveiller et cela ne durait jamais longtemps…Cependant, après avoir déposa l’omelette aux légumes dans un plat, il fut fière de constater qu’elle n’avait pas pris une couleur brunâtre. Il se félicita et apporter le tout sur la table avant de servir sa concubine et en faire pareil pour lui…

    Il s’installa ensuite enfin aux côtés de Loréana, fier de son travail. Après tout, d’habitude il cuisinait pour lui seul et personne n’avait à juger de ses créations mais là, là c’était un peu plus inquiétant. Il n’avait pas envie que la directrice des serdaigles lui refuse à tout jamais l’accès à la cuisine, ce serait un calvaire puisqu’il avait découvert qu’il aimait cela ! Pas question. IL surveilla alors du coin de l’œil l’attitude de sa belle et le spectacle qui s’offrait à lui n’était pas celui qu’il aurait voulu. Loréana semblait méfiante et presque inquiète à l’idée de porter cette mixture à sa bouche et elle surjoua son stress en plaçant avec une lenteur exagérée les aliments sur sa fourchette et en la portant à sa bouche avec cette même lenteur abusive qui rendit Maximilien très nerveux. Mais il était persuadé qu’une fois qu’elle l’aurait mise en bouche, les choses allaient s’améliorer mais rien ne se passa comme cela ! En effet, dès que Loréana avala cette bouchée d’omelette, elle se mit à tousser, s’étouffant avec peu de grâce. Maximilien sauta sur ses pieds, inquiets et s’approcha d’elle pour lui demander ce qui n’allait pas…Là, Loréana éclata de rire et le traita d’imposteur, Maximilien ne faisait pas aussi bien la cuisine. Le serdaigle se détendit alors : elle avait aimé, elle s’était juste joué de lui, la garce ! Il éclata alors de rire et décida de se venger un peu en utilisant sa faiblesse : sa libido. Il s’approcha de son oreille et lui murmura alors quelques paroles coquine et retourna s’asseoir, fier de l’avoir vu frissonner malgré elle à ce contact ! Il se mit alors à manger tranquillement, heureux et décida quelques instants plus tard de briser le silence :


    MAXIMILIEN_ « Lor’ ? Je sais que tu ne vas pas vouloir qu’on le révèle avant que j’ai fini les cours…Mais j’aimerais en parler à Léo, bien entendu, à Timmy aussi et j’imagine à Caleigh pour toi également…Je proposerais qu’on organise un dîner tout ensemble…Qu’en penses-tu ? Toi, Caleigh, Léo, Timmy, Julia qu’il voudra sûrement invité et puis notre enfant et moi ! Tu serais d’accord ? »

    Voilà, il avait osé en parler, laisser ces mots franchir sa bouche. Il n’était pas certain de la réaction de Lor’ mais il avait ressenti le besoin d’en parler avec elle. Le fait de devoir se cacher avait toujours été un peu difficile et particulièrement pour le serdaigle qui ne pouvait pas montrer qu’il était maintenant pris et devait pour cela essuyer des propositions dans pouvoir justifier son refus…Les gens n’avaient pas compris pourquoi, l’année dernière, Maximilien avait soudainement arrêté de coucher à droite à gauche et même de sortir aussi souvent qu’avant et cela allait encore se passer cette fois-ci sauf que ce serait encore pire pour l’adolescent puisque cette fois-ci sa compagne était enceinte. Les questions allaient fuser et il n’allait pas avoir le droit de dire qu’il était le père de ce bambin avant juin prochain…Pour tenir le coup, il fallait au moins que Léo Sanchez, son meilleur ami, que Caleigh, sa mère de remplacement et que Timothé, son autre meilleur ami soit au courant. Bien entendu cela se propagerait un peu et Julia l’apprendrait sans doute également et Maximilien comptait bien en parler à Alexia mais il ne voulait pas mettre ce sujet là sur le tapis maintenant…Tôt ou tard ils devraient en discuter mais ce n’était pas le moment…Pas tout de suite, d’abord parlons de ce dîner…Maximilien appréhendait donc la réaction de sa belle, craignant un refus mais il arriva tout le contraire…

    LOREANA_ « C’est une excellente idée. Je n’osais pas te le demander. Mais on ne devrait pas attendre de connaître le sexe ? Comme ça, on pourrait le leur annoncer en même temps ! Ah, et, autre chose : je ne suis pas sûre qu’inviter Julia soit une bonne idée. Je sais, c’est ton amie, et tu tiens à elle… Mais elle ne m’apprécie plus des masses, je crois que tu l’as remarqué… »
    MAXIMILIEN_ « Je suis soulagé d’entendre que tu es d’accord. Mais tu as raison. Attendons quelques semaines de connaître le sexe de ce petit et d’avoir choisi son prénom avant d’annoncer la bonne nouvelle de manière officiel. Bon bien entendu, dès ce soir, j’en parlerai avec Léo parce que je ne peux pas le lui cacher. Quant à Julia, effectivement ce n’est pas la joie entre vous deux mais justement ce sera l’occasion d’aplanir les angles. Elle pourra se rendre compte qu’elle n’a rien à craindre de toi par rapport à Timothé et je pense que par respect pour moi, elle se tiendra bien durant ce repas. De toute façon, on n’est pas obligé de l’inviter mais c’est une de mes plus proches amies je pense que ce serait gentil de permettre à Timothé de l’emmener s’il le souhaite…Non ? »

    Tout en parlant, Maximilien avait continué de manger et de réfléchir. Il était heureux de savoir que Loréana n’avait pas rejeté sa proposition et puis elle avait raison, ils feraient mieux d’attendre en plus cela leur permettrait à tous les deux de remettre tranquillement de l’ordre dans leur couple, de s’habituer à nouveau l’un à l’autre et cela était quelque chose de positif. Ils allaient pouvoir se retrouver calmement. Quant à Julia, Maximilien savait que la gryffondor était particulièrement remontée contre Loréana et cela ne devait avoir qu’amplifier depuis que Timothé lui avait annoncé qu’il l’avait trompé avec elle mais le serdaigle était persuadé que ce dîner allait permettre de calmer le jeu justement et de remettre les compteurs à zéro et de tout repartir dans une bonne direction. Maximilien aurait voulu continuer et suggérer l’invitation d’Alexia mais il se retint, se disant qu’il ferait d’abord mieux de parler de ses relations avec la jolie blondinette avant de commencer à l’introduire partout dans sa vie…Loréana n’en serait pas très heureuse et c’était compréhensible. A la place, il écouta Lor’ lui répondre et continua de manger en laissant ses pensées vagabonder…Il commençait à ressentir un manque et il savait que c’était en rapport avec ce dîner prévu…Et petit à petit, il se mit à penser à Travis…Travis qui ne pourrait pas être là, Travis qui ne pourrait pas venir, à qui il ne pourrait pas annoncer la nouvelle, Travis qui ne pourrait pas le féliciter. Le cœur de Maximilien se tordit quelque peu dans sa poitrine et sans réfléchir, il se permit de parler à Loréana d’une voix calme, un peu tremblotante à cause de la tristesse :

    MAXIMILIEN_ « Lor’…Je sais que ça va te paraître glauque. Mais je pense à Travis…Je…J’aimerais aussi qu’on passe un jour, toi et moi, au cimetière, lui annoncer ta grossesse et nos fiançailles. Je sais que c’est bizarre mais je suis persuadé qu’il m’entend quand je vais lui parler et j’aimerais bien…S’il te plait, qu’on aille un jour toi et moi sur sa tombe parler de nous et de notre enfant… »


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Jeu 27 Jan 2011 - 12:43

    MAXIMILIEN « Ah non ! Aujourd’hui tu ne fais rien, laisse-moi agir ! Je vais te préparer l’omelette Maxou…Bon d’accord en fait c’est l’omelette Léo et c’est la seule chose que je sache cuisiner mais tu vas voir, c’est délicieux ! »

    Bien. Que pouvait-elle faire d’autre ? Le laisser faire, pour ne pas le vexer. Certes, elle n’avait pas confiance en ses talents de cuisinier… Mais elle se dit que, pour fêter leurs retrouvailles, elle pouvait bien le laisser tester deux ou trois trucs dans la cuisine… Peut-être qu’il s’était entraîné, qui sait ? Peut-être qu’il avait fini par comprendre que cuisine et art des potions étaient étroitement liés… Et que par conséquent, avec un minimum de rigueur et d’entraînement, qui était bon dans l’un était bon dans l’autre. Après tout, l’idée était la même : mélanger des ingrédients, maîtriser leurs arômes et leur goût, les laisser cuire le temps qu’il fallait pour en obtenir une mixture subtile ou un bon petit plat. Et Maximilien était doué en potions. Oh, bien sûr, pas autant que son professeur (il faut bien se flatter de temps en temps, non mais !), mais on pouvait presque affirmer qu’il avait une petite étincelle de génie dont il pourrait certainement se servir en cuisine… S’il s’en donnait la peine. Et là était peut-être le problème. Après tout, ce n’était un secret pour personne, le jeune Middle avait grandi dans un milieu riche à l’excès, et n’avait jamais vraiment eu à se préoccuper de subvenir à ses besoins primaires… Il avait toujours bénéficié de tout le confort dont on pouvait rêver, il avait eu une armée de domestiques obéissants à ses ordres, il avait eu une nounou chargée de le choyer… Et jamais au grand jamais il n’avait eu à se demander ce qu’il allait se faire à dîner, puisqu’il y avait toujours quelqu’un d’autre pour le faire à sa place : quand ce n’était pas sa nounou ou un domestique, c’étaient les elfes de Poudlard. Non, Maximilien n’avait que très rarement eu l’occasion d’affronter en duel une casserole ou une poêle. Par conséquent, il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’il ne maîtrise pas bien l’art subtil de la cuisine. Mais il fallait bien avouer que le côté désarmé du jeune Serdaigle attendrissait souvent la Directrice des Aigles. Voir Maximilien se débattre avec une bouteille de savon pour faire la vaisselle était on ne peut plus mignon. Le voir se poser devant une casserole en se demandant ce qu’il allait mettre dedans ne pouvait qu’arracher en sourire à sa future femme. Peut-être même que, si Maximilien ne se montrait pas trop mauvais sur ce coup-là, elle le laisserait cuisiner plus souvent, tout en lui donnant des cours pour qu’il s’améliore… Ainsi, elle pourrait se faire servir par son jeune amant… Après tout, n’était-elle pas enceinte ? Elle méritait bien que le jeune homme lui porte un peu d’attention, non ?

    Enfin, chaque chose en son temps. Pour l’heure, elle était assise sur une chaise de la cuisine, son chiot distraitement couché sur les genoux, et devait faire des efforts colossaux pour ne pas tourner la tête et observer le jeune aux fourneaux. Car, il elle le regardait, elle avait peur de ne pas savoir se retenir d’intervenir… Ce qui ne plairait sans doute pas au jeune hippogriffe qui désirait tout faire tout seul. Bon, il n’y avait plus qu’à reporter son attention sur la boule de poils affamée qui glapissait sur ses genoux, et croiser les doigts en espérant que les dieux de la cuisine accompagnent l’élève… Car, dans le cas contraire, Maximilien risquait bien d’être d’une humeur un peu grincheuse et ça ne ferait que gâcher des retrouvailles qui, pour le moment s’étaient bien passées. D’ailleurs, même leur discussion sur les erreurs qu’ils avaient commises l’un et l’autre s’était passée mieux que prévu. Loreana s’était préparée à des larmes, à des cris, à de la colère et des crises de nerfs… Mais, force était de constater qu’aucun des amoureux n’avait souhaité en arriver là, et qu’ils avaient tous les deux compris que, pour repartir sur des bases solides, il faudrait apprendre à pardonner et à faire avec le lourd passé qui les unissait. Le destin s’était montré cruel et cassant, mais ils s’étaient joués de lui. Il était parvenu à les séparer, à les rendre malheureux, mais il ne pouvait pas gagner indéfiniment : séparer deux âmes sœurs était une épreuve de force que le destin ne pouvait réussir. Ou du moins était-ce la sensation qui envahissait tout entière la jeune prof. Il ne pouvait plus rien leur arriver. Ils allaient avoir un enfant, ils allaient, dans un futur plus lointain, mais un futur qui se dessinait à l’encre de chine par-dessus le parchemin de leurs malheurs, se marier. Et ce, quoi qu’en pensent les élèves de l’école. Quoi qu’en pensent les autres professeurs, ou même le directeur. Quoi qu’en pensent les parents Middle, quoi qu’en pense le monde bourgeois et hypocrite dans lequel Maximilien avait dû faire ses premiers pas. Contre vents et marées, Loreana marcherait aux côtés de cet homme jusqu’à la fin de ses jours. Elle ne sut dire s’il s’agissait d’un choix ou d’une constatation. Mais une chose était sûre, ce n’était pas une promesse. Pas une promesse d’adolescente. Pas une promesse de politicien. Pas une promesse du tout. C’était bien plus que ça. Et, en même temps, bien moins. Cette sensation étrange de savoir d’où elle venait et où elle allait la fit presque oublier l’anxiété qu’elle éprouvait à l’idée de voir le résultat des efforts de son ange. Un bruit lui annonça un brusque retour à la réalité : Bambou s’était carapaté, la queue entre les jambes, à l’approche du jeune homme et de sa fameuse omelette. Dès qu’elle vit le plat en question, Loreana sut qu’il était réussi. Impressionnée, la jeune prof ne laissa cependant rien paraître et décida de jouer un petit tour à son cuisinier. Elle décida de surjouer l’anxiété qu’elle devait éprouver à l’idée de manger un plat cuisiné par son petit élève à elle, et de déglutir bruyamment avant de porter une bouchée à sa bouche, en prenant bien soin de le faire d’un lenteur extrême. Dès qu’elle eut avalé la fameuse bouchée, elle fit mine de s’étouffer, ce qui alarma l’Ange, qui s’approcha. Dès qu’il fut à portée, Loreana se saisit de sa baguette et la pointa sur le visage de l’élève avec un air menaçant, décrédibilisé cependant par le sourire qui y perçait malgré elle. Elle l’informa que son imposture était découverte : Maximilien Enzo Middle n’était pas si bon cuisinier ! Cela dit, le jeune homme parvint à se dégager et répliqua en se servant d’une arme redoutable contre la jeune femme : sa libido. Surtout en ce moment. Elle répliqua par une exclamation indignée face aux vantardises de sa moitié, mais le repas reprit dans le silence, mais pas un silence ennemi. Un silence délicieux, un silence brisé uniquement par le bruit des couverts qui se délectaient de leur repas. Mais le silence, si beau puisse-t-il être, est fébrile et fragile. Maximilien le brisa.


    MAXIMILIEN « Lor’ ? Je sais que tu ne vas pas vouloir qu’on le révèle avant que j’ai fini les cours…Mais j’aimerais en parler à Léo, bien entendu, à Timmy aussi et j’imagine à Caleigh pour toi également…Je proposerais qu’on organise un dîner tout ensemble…Qu’en penses-tu ? Toi, Caleigh, Léo, Timmy, Julia qu’il voudra sûrement invité et puis notre enfant et moi ! Tu serais d’accord ?»

    La réflexion fut de courte durée. En vrai dire, Loreana se montrerait aussi incapable que lui de garder le secret. Il faudrait qu’elle puisse parler de son bonheur à quelqu’un, il faudrait qu’elle le partage, ce bonheur, avec son entourage. Un bonheur partagé est un double bonheur. Pas question de le conserver jalousement, ce bonheur, et de se montrer égoïste. Au contraire : le bonheur, ça se partage.

    LOREANA « C’est une excellente idée. Je n’osais pas te le demander. Mais on ne devrait pas attendre de connaître le sexe ? Comme ça, on pourrait le leur annoncer en même temps ! Ah, et, autre chose : je ne suis pas sûre qu’inviter Julia soit une bonne idée. Je sais, c’est ton amie, et tu tiens à elle… Mais elle ne m’apprécie plus des masses, je crois que tu l’as remarqué… »
    MAXIMILIEN « Je suis soulagé d’entendre que tu es d’accord. Mais tu as raison. Attendons quelques semaines de connaître le sexe de ce petit et d’avoir choisi son prénom avant d’annoncer la bonne nouvelle de manière officiel. Bon bien entendu, dès ce soir, j’en parlerai avec Léo parce que je ne peux pas le lui cacher. Quant à Julia, effectivement ce n’est pas la joie entre vous deux mais justement ce sera l’occasion d’aplanir les angles. Elle pourra se rendre compte qu’elle n’a rien à craindre de toi par rapport à Timothé et je pense que par respect pour moi, elle se tiendra bien durant ce repas. De toute façon, on n’est pas obligé de l’inviter mais c’est une de mes plus proches amies je pense que ce serait gentil de permettre à Timothé de l’emmener s’il le souhaite…Non ? »

    Loreana ne jugea pas utile de préciser qu’elle connaissait, grâce à sa formation de médicomage, connaissait un sortilège capable de l’informer du sexe de son enfant… Elle ne l’utiliserait pas tout de suite. Pour la simple et bonne raison qu’elle ne voulait pas savoir trop tôt. Elle voulait d’abord mettre de l’ordre dans sa vie avant de s’intéresser pleinement au petit poupon qui arriverait avant la fin de cette année. Lorsque Maximilien aurait terminé ses études, ils pourraient alors assumer pleinement leur parentalité, ils pourraient alors se montrer en public, ils pourraient démontrer leur joie à qui voudrait la voir. Ils seraient entourés de leurs amis.
    Alors que lui importait le comportement de Julia ? Que lui importait de savoir ce qu’une élève pensait ? Julia, si elle venait, avait intérêt à bien se tenir. Mais ce n’était qu’un détail sans importance. Si Julia voulait jouer les trouble-fêtes, elle serait éclipsée par la lumière de Maximilien, ainsi que celle de tous ses amis. Nulle onde négative ne viendrait interférer avec tant de bonheur. Même lorsque Maximilien rompit à nouveau le silence, d’une voix moins assurée, plus hésitante.


    MAXIMILIEN « Lor’…Je sais que ça va te paraître glauque. Mais je pense à Travis…Je…J’aimerais aussi qu’on passe un jour, toi et moi, au cimetière, lui annoncer ta grossesse et nos fiançailles. Je sais que c’est bizarre mais je suis persuadé qu’il m’entend quand je vais lui parler et j’aimerais bien…S’il te plait, qu’on aille un jour toi et moi sur sa tombe parler de nous et de notre enfant…»

    Loreana posa un regard attendri sur l’élève qui la regardait. Il ne pleurait pas, mais la tristesse qui l’habitait tout entier était palpable. Loreana lui adressa un sourire tendre et lui caressa doucement la main. Ce petit homme si fier, si sûr de lui, si arrogant, parfois, cachait en réalité un être sensible et fragile. C’était peut-être ce qui faisait tellement craquer la jeune femme. Elle plongea dans le regard sans faille de son amant.

    LOREANA « Non, Maximilien. Ça n’a rien de glauque. Tu aimais Travis, et moi, je l’appréciais vraiment. Alors, oui, nous irons lui parler. Je me souviens, quand j’étais petite. Je pensais que les gens s’en allaient et partaient visiter le monde. Je pensais que, lorsqu’ils auraient vu tous les pays, ils partaient visiter l’espace. Je pensais qu’ils s’arrêtaient sur une étoile et qu’ils s’y installaient. Alors, ils allumeraient la lumière, et qu’ils l’entretiendraient, pour toujours. Parfois, on voit les étoiles scintiller : c’est lorsque les gens qui sont partis quittent leur étoile pour aller dire bonjour à leurs voisins. Pour se raconter ce que ceux qui étaient restés sur Terre faisaient. Puis, lorsqu’ils ont épuisé leur conversation, qu’ils se sont bien amusés, ils s’en retournent sur leur étoile et recommencent à en entretenir la lumière. Travis est là-haut, sur une étoile. Et, s’il tend l’oreille lorsque nous viendrons lui parler, il saura. »

    Elle lui sourit tendrement, lui envoyant une vague de réconfort avec les yeux.


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 29 Jan 2011 - 18:55

    MAXIMILIEN_ « Lor’ ? Je sais que tu ne vas pas vouloir qu’on le révèle avant que j’ai fini les cours…Mais j’aimerais en parler à Léo, bien entendu, à Timmy aussi et j’imagine à Caleigh pour toi également…Je proposerais qu’on organise un dîner tout ensemble…Qu’en penses-tu ? Toi, Caleigh, Léo, Timmy, Julia qu’il voudra sûrement invité et puis notre enfant et moi ! Tu serais d’accord ?»

    Le cœur de Maximilien avait parlé dans l’espoir d’écarter le plus possible de lui cette frustration qui le tiraillait déjà. Vivre caché n’avait pas toujours été un problème pour le couple, loin de là. Bien souvent cela leur avait permis de profiter du calme, de la tranquillité que leur offrait une relation dissimulée et les soirées passées au coin du feu à lire ou à discuter avaient toujours été d’une douceur infini. Jamais ils n’avaient eu à affronter le regard des autres, à supporter des remarques ou des jugements et le fait de jouer avec le feu, en se faisant des sous-entendus, se frôlant dans les couloirs avaient eu l’effet avantageux d’attiser à de nombreuses reprises le feu de leur désir, réveillant leurs envies par le travail de l’imagination et du secret. Ils avaient appris au fil du temps à profiter de cette situation plutôt que de s’en plaindre même si cela n’avait pas toujours été très évident. Après tout, ils ne pouvaient pas se promener ensemble main dans la main, aller au restaurant en amoureux ni même faire les magasins ou tout simplement pouvoir exposer à la face du monde leur amour immuable et gigantesque. Ils avaient toujours dû garder leur romantisme pour eux et ne l’employer que dans l’inimité la plus profonde. Cela n’avait pas souvent gêné le jeune serdaigle qui se résonnait en pensant au bonheur de Loréana et au préjudice que lui causerait la révélation de leur relation mais bien souvent, il s’était déjà senti frustrée de ne pas pouvoir montrer que cette femme était sienne, que cette femme lui appartenait, qu’il l’avait conquise entièrement et que c’était la raison pour laquelle il était soudainement devenu fidèle. Non, au lieux de cela, il passait pour être devenu un moine au près de ses camarades qui n’avaient pas compris le soudain abandon pour le sexe de Maximilien puisqu’ils ignoraient que chaque soir c’était la professeur de potion qu’il tenait entre ses jambes…Tout du moins jusqu’à ce qu’il la trompe avec Alexia et qu’ils reprennent ses parties de jambe en l’air. Mais maintenant l’interrogation générale allait reprendre et Maximilien sentait déjà un sentiment d’injustice naître en lui. Il n’avait plus envie de passer pour un prêtre aux yeux de ses camarades mais il savait pourtant qu’il ne pourrait rien dire. Mais le pire n’était pas là, à présent, le pire était pour cet enfant ! La grossesse de Loréana allait finir par se voir et chaque élève se posera la question « qui est le père », des rumeurs se mètreront à circuler sans qu’il ne puisse exprimer sa fierté car c’était lui le géniteur de ce bambin qui allait en faire tourner des têtes. Rien que de penser à tout cela le faisait souffrir. Il ne pourrait pas prendre soin de sa fiancée comme il le fallait ! Il ne pourrait pas caresser son ventre dans les couloirs, parler à cet enfant grandissant lorsqu’elle passerait prêt de lui, l’interroger sur son état lors des cours. Il devrait se contenter de passer pour un élève comme les autres, invisible, ne jouant aucun rôle dans la grossesse de celle qu’il aimait plus que sa vie. Comment allait-il survivre ? Comment allait-il se retenir ? Il savait d’avance que des langues de vipère traiterait Loréana de prostitué pour avoir conçu un enfant sans relation stable –vu qu’ils ignoraient tous l’existence de leur relation- il ne pourrait pas se retenir de cogner ces gens là…Mais pour avoir une infime chance de vivre avec cette souffrance que sera constante, il allait avoir besoin de ses meilleurs amis, de leur présence et surtout de savoir qu’ils étaient au courant, que eux savaient pourquoi et ils pourraient ainsi le soutenir…Voilà pourquoi Maximilien avait osé proposer ce dîner, voilà pourquoi il avait cité Timothé, Léo, Julia et Caleigh. Il se serait bien permis même encore de parler d’Alexia, Seth – qui avait disparu- et tant d’autres mais il comprenait aussi qu’il n’avait pas intérêt à pousser Dumbledore dans les mandragores.

    LOREANA_ « C’est une excellente idée. Je n’osais pas te le demander. Mais on ne devrait pas attendre de connaître le sexe ? Comme ça, on pourrait le leur annoncer en même temps ! Ah, et, autre chose : je ne suis pas sûre qu’inviter Julia soit une bonne idée. Je sais, c’est ton amie, et tu tiens à elle… Mais elle ne m’apprécie plus des masses, je crois que tu l’as remarqué… »

    Quel soulagement ce fut pour l’adolescent d’entendre Loréana s’exclamer que ce dîner était une excellente idée. Un petit soupir s’échappa même de sa bouche, démontrant ainsi clairement ce que le pauvre ressentait. Léo, Caleigh et Timothé allaient pouvoir le soutenir et eux, au moins, serait au courant de ce grossesse, il pourrait se vanter de développement de son enfant, leur raconter en long et en large son quotidien avec Loréana et à Julia également. Une personne de plus était toujours bonne à prendre surtout lorsqu’il s’agissait d’une de ses plus proches amies. Cependant malheureusement, l’idée de convier Julia à ce repas ne semblait pas emballer réellement la professeur de potion et à raison : le comportement de Julia en ce moment envers Loréana était assez honteux et déplacé à cause d’une extrême jalousie qui s’était éprise de la gryffondor, jalousie qui s’était avéré avoir lieu d’exister au vu de ce qui s’était passé entre l’apprenti et la professeur. Cependant, Maximilien était optimiste et il était persuadé que son ami, Timothé, avait réussi à aplanir les choses et que le couple stable que lui-même formait avec la jolie brune rassurerait la petite blonde qui n’avait réellement plus de quoi s’inquiéter ni de quoi être en colère ! Maximilien devrait donc lui expliquer tout cela. Tout en mangeant, il songea également à la proposition de Loréana d’attendre de connaître le sexe du petit, ce qui se ferait sûrement assez rapidement ! Il n’y était pas opposé puisqu’effectivement cela ferait plusieurs nouvelles à annoncer et puis en plus, ils s’assureraient ainsi que le fœtus était viable et ni risquait pas de devoir par après annoncer une fausse couche, ce qui serait désastreux. Maximilien répondit alors à tout ce dont il avait réfléchi :

    MAXIMILIEN_ « Je suis soulagé d’entendre que tu es d’accord. Mais tu as raison. Attendons quelques semaines de connaître le sexe de ce petit et d’avoir choisi son prénom avant d’annoncer la bonne nouvelle de manière officiel. Bon bien entendu, dès ce soir, j’en parlerai avec Léo parce que je ne peux pas le lui cacher. Quant à Julia, effectivement ce n’est pas la joie entre vous deux mais justement ce sera l’occasion d’aplanir les angles. Elle pourra se rendre compte qu’elle n’a rien à craindre de toi par rapport à Timothé et je pense que par respect pour moi, elle se tiendra bien durant ce repas. De toute façon, on n’est pas obligé de l’inviter mais c’est une de mes plus proches amies je pense que ce serait gentil de permettre à Timothé de l’emmener s’il le souhaite…Non ? »

    Alors qu’ils continuaient tout deux de savourer la délicieuse omelette préparée avec amour et attention par le serdaigle, Loréana songea tranquillement à tout ce que son fiancé venait de lui dire et Maximilien la laissa réfléchir en silence, se contentant de boire quelques gorgées du jus de citrouille qu’il s’était servi quelques instants plus tôt ! Finalement, au bout de quelques instants, Loréana le regarda et acquiesça d’un signe de tête ce qui scella définitivement la décision d’organiser ce dîner après la découverte du sexe de l’enfant et de laisser Julia y participer si Timothé choisissait de l’invité ce qu’il fera sûrement, Maximilien n’en doutait pas une seconde. Heureux, il se contenta donc de continuer à manger mais au fond de lui quelque chose commença fortement à la gêner. En effet, le fait de parler de son amitié avec Timothé et avec Léo lui rappelait inévitablement l’amour qu’il ressentait pour Travis qui n’était plus de ce monde. Il fut soudainement pris de nostalgie en se rendant compte que son meilleur ami, son frère de cœur ne verrait jamais son enfant, n’assisterait ni au dîner de fiançailles ni à son mariage…Cette idée rendit le pauvre serdaigle soudainement excessivement triste et il se mit à réfléchir à nouveau, s’imaginant la tombe blanche de Travis qui y reposait pour l’éternité. Alors, à nouveau poussé par son cœur, par l’amitié extrême qu’il ressentait pour le disparu, pour cette absence qui lui déchirait le cœur, le bleu et bronze reprit la parole, se décidant à parler à Loréana de son Travis, de ses habitudes et de ce qu’il aimerait faire avec elle afin de pouvoir ne fuse que posséder l’illusion que Travis était au courant de tout. Il redoutait la réaction de sa belle mais ne put pourtant pas s’empêcher de parler :

    MAXIMILIEN_ « Lor’…Je sais que ça va te paraître glauque. Mais je pense à Travis…Je…J’aimerais aussi qu’on passe un jour, toi et moi, au cimetière, lui annoncer ta grossesse et nos fiançailles. Je sais que c’est bizarre mais je suis persuadé qu’il m’entend quand je vais lui parler et j’aimerais bien…S’il te plait, qu’on aille un jour toi et moi sur sa tombe parler de nous et de notre enfant…»
    LOREANA_ « Non, Maximilien. Ça n’a rien de glauque. Tu aimais Travis, et moi, je l’appréciais vraiment. Alors, oui, nous irons lui parler. Je me souviens, quand j’étais petite. Je pensais que les gens s’en allaient et partaient visiter le monde. Je pensais que, lorsqu’ils auraient vu tous les pays, ils partaient visiter l’espace. Je pensais qu’ils s’arrêtaient sur une étoile et qu’ils s’y installaient. Alors, ils allumeraient la lumière, et qu’ils l’entretiendraient, pour toujours. Parfois, on voit les étoiles scintiller : c’est lorsque les gens qui sont partis quittent leur étoile pour aller dire bonjour à leurs voisins. Pour se raconter ce que ceux qui étaient restés sur Terre faisaient. Puis, lorsqu’ils ont épuisé leur conversation, qu’ils se sont bien amusés, ils s’en retournent sur leur étoile et recommencent à en entretenir la lumière. Travis est là-haut, sur une étoile. Et, s’il tend l’oreille lorsque nous viendrons lui parler, il saura. »

    Maximilien se sentit tout ému. Son corps devint tout mou, ses membres assez lourds, son regard se fit sombre et une larme unique coula le long de sa joue sans qu’il ne puisse la retenir. Le discours que venait de prononcer sa promise lui avait serré le cœur. Il était tellement adorable et poétique et il avait fait battre l’espoir dans le cœur du serdaigle qui s’était souvent senti idiot d’aller rendre visite à une tombe pour parler à des pierres de marbres blanc. Loréana venait de lui redonner confiance en lui tout renforçant l’amour qu’il ressentait pour Travis. Elle apaisa aussi le manque qu’il avait de lui parce qu’il avait maintenant l’impression que Travis avait son étoile, que Travis l’observait, l’écoutait et serait toujours au près de lui, qu’il ne l’avait jamais quitté physiquement. Et le fait qu’elle accepte de l’accompagner sur la tombe de son meilleur ami était, pour l’adolescent, l’une des plus grandes preuves d’amour que Loréana pouvait lui donner. Cependant les mots restèrent coincés dans sa gorge, il ne savait que répondre, il ne savait que dire ! Il se sentait tout petit face à ce discours et tellement ému…Finalement, ayant terminé son assiette, la seule chose qu’il trouva réellement à faire fut de se pencher pour attraper la bouche de Loréana et de lui communiquer dans un baiser quelque peu mouillé par une seconde larme qui avait suivi la première sur les jours de Maximilien toute la gratitude qu’il ressentait envers elle mais également son amour et le bien être qu’elle lui offrait…Il la regarda alors un instant, silencieusement, amoureusement pour lui montrer qu’il avait été profondément touché par ce discours mais que réellement, il se trouvait faible et ne pouvait rien dire tant l’émotion qui l’étranglait était grande. Alors finalement, il se leva et commença à débarrasser la tale afin de mettre fin à cette ambiance de deuil qui s’était installée dans la jolie cuisine. Il entreprit alors d’entasser la vaisselle dans l’éviter, en chantonnant, sachant que Loréana possédait des elfes de maison qui s’occuperaient de nettoyer tout cela et il se dirigea alors, suivi de sa douce, vers le salon. Il s’installa joyeusement dans le canapé et se décida à nouveau à amener sur le tapis un sujet bien sensible :

    MAXIMILIEN_ « Au sujet d’Alexia, Lor’, je sais que ça ne va pas te plaire mais il faut que l’on n’en parle…Je…Tu sais ! C’est mon amie d’enfance ! J’aurais toujours cette amitié fusionnelle avec elle… »


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Mar 1 Fév 2011 - 23:26

    LOREANA « C’est une excellente idée. Je n’osais pas te le demander. Mais on ne devrait pas attendre de connaître le sexe ? Comme ça, on pourrait le leur annoncer en même temps ! Ah, et, autre chose : je ne suis pas sûre qu’inviter Julia soit une bonne idée. Je sais, c’est ton amie, et tu tiens à elle… Mais elle ne m’apprécie plus des masses, je crois que tu l’as remarqué… »

    Loreana imaginait déjà la scène : une heureuse assemblée éparpillée pêle-mêle dans les fauteuils près de la cheminée, riant et buvant une coupe de champagne –sauf elle, bien sûr, pas question de boire de l’alcool. Max serait assis à côté d’elle et la tiendrait dans ses bras, fier comme un coq. Il rirait aux éclats avec Léo, assis juste à côté de lui, qui ne saurait s’empêcher de poser un regard tendre sur le couple qui échangeait un baiser chaste. De l’autre côté, près de Loreana, se tiendrait Caleigh. Elle serait rayonnante, tant le bonheur de Maximilien et Lor’ serait communicatif. Enfin, en face du couple, un autre couple : Timothé et Julia. Timothé serait ravi, il poserait un regard attendri sur le ventre déjà bien arrondi de sa collègue. Leur histoire d’une nuit ne serait plus un problème pour eux, et serait relayé au rang de lointain souvenir. Ils auraient retrouvé une amitié complice, belle, solide et durable, s’étant débarrassé de ce côté ambigu et malsain. L’ensemble de la petite fête serait très harmonieux, et respirerait le bonheur… Jusqu’à ce qu’on s’arrête sur Julia Brown. Visiblement, elle n’était pas heureuse d’être là. Elle jetait fréquemment des regards noirs à la prof de potions, serrant plus que raisonnable la main de « son » Timmy, comme si elle craignait de le voir s’envoler. On lirait clairement sur son visage « je suis là parce que Max et Tim me l’ont demandé, mais je dois me retenir de lui faire avaler tout rond son sale clebs, à cette %=@$§.
    Si cette perspective était, dans l’ensemble, assez réjouissante, Loreana ne doutait pas que, si Julia le voulait vraiment, elle parviendrait à pourrir l’ambiance. Et elle voulait à tout prix éviter cela. Evidemment, elle pouvait se tromper. Evidemment, Julia pouvait arrêter de lui en vouloir. Evidemment, Julia pouvait comprendre à quel point l’amour que lui vouait Timothé était sans limite. Evidemment, tout pouvait bien se passer, Julia pouvait redevenir la charmante élève qu’elle avait toujours été. Elle pouvait entrer dans l’appartement, le sourire aux lèvres, féliciter Loreana et Maximilien, être sincèrement heureuse pour eux, passer une bonne soirée… Mais le contraire pouvait aussi arriver. Et, si Julia se mettait en tête de plomber l’ambiance, Loreana n’était pas sûre de réussir à lui pardonner. Même si c’était une des plus proches amies de Maximilien. Parce que, se faisant, Julia ne s’en prendrait pas seulement à elle, ce qu’elle pouvait comprendre, mais elle s’en prendrait également à sa famille, ce que Loreana ne pouvait supporter. Si Julia avait des raisons de lui en vouloir à elle –que ces raisons soient bonnes ou mauvaises, d’ailleurs-, elle n’avait en aucun cas le droit de s’en prendre au bonheur de Maximilien, ou, pire encore, à leur enfant à venir. Mais si Julia était véritablement une amie de Maximilien, elle se tiendrait bien. Peut-être même sourirait-elle.


    MAXIMILIEN « Je suis soulagé d’entendre que tu es d’accord. Mais tu as raison. Attendons quelques semaines de connaître le sexe de ce petit et d’avoir choisi son prénom avant d’annoncer la bonne nouvelle de manière officiel. Bon bien entendu, dès ce soir, j’en parlerai avec Léo parce que je ne peux pas le lui cacher. Quant à Julia, effectivement ce n’est pas la joie entre vous deux mais justement ce sera l’occasion d’aplanir les angles. Elle pourra se rendre compte qu’elle n’a rien à craindre de toi par rapport à Timothé et je pense que par respect pour moi, elle se tiendra bien durant ce repas. De toute façon, on n’est pas obligé de l’inviter mais c’est une de mes plus proches amies je pense que ce serait gentil de permettre à Timothé de l’emmener s’il le souhaite…Non ? »

    Loreana ne dut réfléchir que quelques secondes. Sa réponse était toute trouvée : bien sûr, si Max le voulait, Julia serait la bienvenue. Après tout, comment refuser quoi que se soit à son amour (à part peut-être d’appeler leur enfant, si c’était un garçon, Maximilien Junior) ?
    Loreana baissa le regard sur son assiette après avoir acquiescé. Le sourire qui apparut sur les lèvres de son ange était étincelant. Mais la directrice des Serdaigle se demandait si elle devait toucher un mot à Maximilien à propos de l’existence de ce sortilège qui pourrait leur dévoiler, ici et maintenant, le sexe de leur enfant. La question était : s’il le savait, Maximilien voudrait-il l’utiliser ? Et elle-même, le voudrait-elle ? Ne voulait-elle pas d’abord remettre de l’ordre dans son couple ? Tirer les choses au clair avec Maximilien ? S’assurer de la stabilité de leur relation future, avant de s’interroger sur le sexe de cet enfant ? C’est vrai, quoi, le recours à la magie leur permettrait de le savoir immédiatement. Ne serait-ce pas enlever une partie du charme ? Ne serait-ce pas de la triche ? Ne serait-ce pas…


    MAXIMILIEN « Lor’…Je sais que ça va te paraître glauque. Mais je pense à Travis…Je…J’aimerais aussi qu’on passe un jour, toi et moi, au cimetière, lui annoncer ta grossesse et nos fiançailles. Je sais que c’est bizarre mais je suis persuadé qu’il m’entend quand je vais lui parler et j’aimerais bien…S’il te plait, qu’on aille un jour toi et moi sur sa tombe parler de nous et de notre enfant… »

    Maximilien avait brisé le silence qui s’était imperceptiblement installé entre eux. Sa voix n’était plus celle, claire et enjouée, de l’amant fier de sa fiancée enceinte. Il avait la voix plus profonde, plus humide. Plus triste. Plus cassée. Rien que le ton qu’il avait employé tira sa fiancée de ses pensées. Loreana leva la tête, loin déjà de toutes ces préoccupations de sexe et de sortilège. Maximilien souffrait rien qu’à penser à son ami disparu, Travis. Même si elle ne connaissait pas Travis aussi bien qu’elle l’aurait voulu – l’autre Serdaigle conservait en effet ses distances et se montrait bien taiseux-, elle n’avait pu faire autrement que s’attacher à lui et éprouver à son égard une affection sincère. Aussi avait-elle appris avec surprise et douleur le décès de son élève. La directrice des Serdaigle avait exigé plus d’informations au directeur sur la mort de cet élève de sa maison (prétexte pratique pour en savoir plus sur la mort du meilleur ami de son amour), mais ce dernier était resté évasif en évoquant un suicide. Mais l’ex Bleu et Bronze était intelligente et avait tout de suite vu que le directeur ne disait pas l’entière vérité. Alors, en l’absence de réponse, Loreana avait dû se résigner à faire son deuil seule et dans l’incompréhension. C’est pourquoi elle comprit très bien la peine de son bel Apollon, et lui répondit, d’une voix douce, sans avoir vraiment réfléchi à ce qu’elle allait dire.

    LOREANA « Non, Maximilien. Ça n’a rien de glauque. Tu aimais Travis, et moi, je l’appréciais vraiment. Alors, oui, nous irons lui parler. Je me souviens, quand j’étais petite. Je pensais que les gens s’en allaient et partaient visiter le monde. Je pensais que, lorsqu’ils auraient vu tous les pays, ils partaient visiter l’espace. Je pensais qu’ils s’arrêtaient sur une étoile et qu’ils s’y installaient. Alors, ils allumeraient la lumière, et qu’ils l’entretiendraient, pour toujours. Parfois, on voit les étoiles scintiller : c’est lorsque les gens qui sont partis quittent leur étoile pour aller dire bonjour à leurs voisins. Pour se raconter ce que ceux qui étaient restés sur Terre faisaient. Puis, lorsqu’ils ont épuisé leur conversation, qu’ils se sont bien amusés, ils s’en retournent sur leur étoile et recommencent à en entretenir la lumière. Travis est là-haut, sur une étoile. Et, s’il tend l’oreille lorsque nous viendrons lui parler, il saura. »

    Elle n’avait jamais parlé de ça à personne. Personne, pas même sa marraine, pas même Caleigh, n’était au courant de cette poétique histoire d’étoile. C’était, en quelque sorte, son jardin secret, le petit monde qu’elle s’était créé pour accepter la mort de ses parents. Et les étoiles lui avaient permis d’affronter celle de Travis et Tristan également. Ainsi que celle de Keiko, dans une moindre mesure. Ce monde qui n’appartenait qu’à ses disparus lui offrait parfois de grands moments de sérénité. Et maintenant, elle l’offrait également à Maximilien. Le premier homme sur Terre à poser les pieds dans ce conte que Loreana écrivait depuis l’enfance. Elle ne jugea pas utile de parler de ses parents maintenant, car Maximilien avait déjà suffisamment de mal à parler de Travis, mais la Directrice des Serdaigle savait qu’elle aussi, un jour, éprouverait le besoin d’emmener son fiancé sur la tombe de ses parents, et de leur parler de la vie qu’elle menait actuellement, de sa grossesse, de son amour, même si ses parents, du haut de leur étoile, ne la lâchaient pas du regard. En ce moment, ils étaient fiers de leur fille. Elle n’en doutait pas. Comme elle ne doutait pas que Travis était fier de Maximilien.
    Si un regard pouvait faire passer des émotions, alors Loreana donnait à son amant tout l’amour qu’elle éprouvait pour lui, toute sa sollicitude, toute sa détermination, tout ce qui se rapprochait, de près ou de loin, d’une émotion positive. Parce que voir une unique larme perler sur les joues délicates de son ange lui fit une impression étrange. Elle eut instantanément envie de le prendre dans ses bras, de l’embrasser et de lui faire l’amour pour communiquer tout ce qu’elle ressentait pour lui. Mais, en même temps, le voir si fragile, si ému par son discours, la laissa sans voix. Jamais Maximilien Middle n’avait ainsi réagi face à des mots. Jamais. Ce qui acheva de faire fondre le cœur de la belle enseignante et lui offrit une certitude limpide : Maximilien Enzo Middle était son âme sœur. Le seul homme qui lui conviendrait. Le seul homme avec qui elle voulait vivre, vieillir, et mourir. Pour ensuite partager une étoile, et veiller de loin sur leur enfant.
    Pour la première fois de sa vie, Maximilien Middle manqua de mots. Celui pour qui les mots s’étaient toujours alignés dans sa bouche avec une facilité désinvolte se retrouva incapable de formuler une phrase. La gorge nouée, son unique réaction fut de se pencher vers son aimée et de poser ses lèvres, rendues humide par l’unique larme qui avait percé la barrière de ses yeux, et bientôt rejointe par une seconde larme, sur celles de sa belle. Leur baiser fut bref, mais intense. Il était communion, communication, émotion. Il était promesse et question. Il était désir et deuil. Il était bien plus que tout les mots, si bien choisis soient-ils, que Maximilien aurait pu prononcer.
    Lorsque le baiser s’acheva, l’Ange dévisagea la belle quelques secondes, le regard lourd d’amour, puis se détourna, comme gêné, et entreprit de débarrasser la table. Il se mit même à chantonner en jetant pêle-mêle la vaisselle dans l’évier ! Visiblement gêné par l’atmosphère morbide qui s’était peu à peu installée, un peu, pensait-il, par sa faute, il se sentait obligé de remettre un peu de gaieté dans l’appartement. Sous le regard amusé de sa douce, il débarrassa consciencieusement la table, puis se dirigea vers le salon, l’invitant de la main à le rejoindre. La Directrice de Serdaigle ne se fit pas prier et suivit en souriant son bel élève qui s’installait déjà sur le canapé. Elle s’installa à ses côtés et se blottit dans ses bras. La respiration de Maximilien était rassurante, quoique, d’un seul coup, elle se mit à accélérer. Visiblement, il cherchait des mots pour dire quelque chose qui lui faisait peur. La belle ne put s’empêcher alors de se demander si elle devait lui parler de ce fameux sortilège qui lui permettrait de connaître le sexe de leur enfant.
    Ils étaient mignons, assis l’un contre l’autre, tous deux hésitants à parler d’un sujet qu’ils pensaient sensibles.


    MAXIMILIEN « Au sujet d’Alexia, Lor’, je sais que ça ne va pas te plaire mais il faut que l’on n’en parle…Je…Tu sais ! C’est mon amie d’enfance ! J’aurais toujours cette amitié fusionnelle avec elle… »

    Le cœur de Loreana se mit à battre plus vite que si elle venait de participer au Tournoi des Trois Sorciers. C’était comme si ce cœur frappait fort contre sa poitrine dans le simple but de percer un trou dans l’enveloppe qui le retenait prisonnier pour aller donner une bonne paire de claques à ce brave Maximilien. Pourquoi fallait-il qu’il choisisse toujours les pires sujets aux pires moments ? Bien sûr, Alexia ne posait pas problème en elle-même. C’était plutôt la trahison et l’abandon de Maximilien qui l’avaient détruite. Mais ces deux mots resteraient à jamais liés au nom d’Alexia dans son esprit. Alexia était maintenant un nom hideux à ses oreilles. Alexia était un poison lent qui s’infiltrait dans son organisme. Alexia était une lame chauffée à blanc qui s’enfonçait dans son ventre. Alexia n’était plus un nom que l’on dit, mais un nom que l’on vomit. Alexia… Loreana se dégagea vivement de l’étreinte de son ange et planta dans ses yeux un regard de glace.

    LOREANA « Ah ça, pour une amitié fusionnelle, on peut le dire, que vous avez fusionné… »

    Bon. Mauvais départ. Le sarcasme n’est pas une bonne idée. On efface tout, et on recommence.

    LOREANA « Je… Je ne sais pas quoi te dire, Maximilien. Je t’aime. Alors, oui, je suis prête à te pardonner. Mais je suis prête à tout, pour toi. Mais ça ne veut pas dire que je suis prête à oublier. Je n’oublierai jamais, sache-le. Je vivrai constamment avec la peur de te voir entrer dans cet appartement pour me dire à nouveau que, pour mon bien, te me laisse seule. Alexia a été une grave erreur. Et je me fous que ce soit ton amie d’enfance. Je ne te demanderai pas de cesser de la voir, parce que je sais très bien que tu n’y arriveras pas. Mais j’aimerais au moins que tu éprouves des difficultés à la regarder en face. Non. A me regarder en face tout en parlant d’elle »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Ven 4 Fév 2011 - 15:46

    Travis ! Travis Cohen ! Travis Andrew Cohen ! Ce nom ! Ces noms ne cessaient de résonner dans l’esprit du pauvre serdaigle. Travis qu’il avait rencontré il y a sept ans maintenant, Travis qui était devenu son meilleur ami, avec Léo, Travis qui était devenu comme un frère, comme un idéal, comme une amitié parfaite et fusionnelle. Travis, Léo et Maximilien. Le trio infernal, le trio des bleus et bronzes, le trio que tous croyaient indissociable. Malgré les fréquentes disputes entre Léo et Travis à cause de la jalousie de ce dernier, jamais on ne les voyait séparé, toujours ensemble : se levant ensemble, mangeant ensemble, suivant les cours ensemble, rigolant ensemble, travaillant ensemble, sortant ensemble, lisant ensemble : jamais l’un sans les autres et les autres sans l’un. Maximilien, Léo et Travis ! Tout le monde pensait que cette amitié allait durer éternellement, n’allait jamais s’arrêter, que jusqu’à la fin des temps on continuerait à voir Léo, Maximilien et Travis se balader à trois dans les couloirs comme un couple inhabituelle, un trio inséparable. Jamais personne n’aurait envisagé une seconde devoir se contenter pendant des jours et des mois de la vue d’un Léo et d’un Maximilien sans un Travis…Ce jusqu’à la mort de ce dernier, jusqu’à ce que Travis quitte Poudlard, sa famille, ses amis et ce monde, jusqu’à ce que Travis réduise ce magnifique trio au duo qu’il était à l’origine…C’était presque inenvisageable, impensable et encore aujourd’hui la plus part des élèves, pourtant au courant de la mort de Travis, se sentait choqué de ne pas l’apercevoir au côté des deux compères de serdaigles. C’était comme un vide énorme non seulement dans le cœur de chacun des deux amis mais à l’intérieur même de la vie qu’ils s’étaient construites ! Toutes leurs habitues avaient été interrompues, leurs modes de fonctionnement cassé, brisé, jeté à la poubelle ! Ils avaient dû difficilement réapprendre à vivre sans ce jeune homme aux cheveux noirs qui avait longtemps contribué à leur bonheur, ne le faisait vivre qu’à travers leurs souvenirs qu’ils se racontaient souvent et qu’à travers les visites fréquentes qu’ils rendaient à la tombe blanche de leur mort tant aimé ! Repenser à Travis, repenser à son absence, repenser à tout ce qu’il n’allait jamais pouvoir lui dire, à tout ce que son ami allait rater dans sa vie arracha une larme à Maximilien et cette larme coula le long de sa joue tandis que, revenant à lui, il plongea ses yeux dans ceux de sa dulcinée qui venait de lui offrir un des discours les plus touchants qu’ils n’aient jamais entendu !

    Il ne savait que répondre à son amour, comment lui faire comprendre que ce discours l’avait touché au plus haut point, qu’il lui avait redonné un peu d’espoir et avait comblé un infime partie en son cœur de l’absence de la présence de Travis, lui ôtant une minuscule part de sa douleur ce qui était déjà énorme ! Pour la première fois de sa vie, Maximilien Middle manqua de mot, il ne sut que répondre parce que, en plus, dans sa tête continuait de tourner l’idée que Travis ne verrait jamais son enfant, que Travis ne verrait jamais son petit bébé, qu’il n’assisterait jamais à son mariage, qu’il n’aurait pas son mot à dire sur le prénom, qu’il ne pourra jamais discuter avec Maximilien de principes d’éducations, qu’il ne pourra jamais choyer ce petit dont il aurait été, avec Léo, le tonton. Maximilien ne savait comment accepter qu’il ne verrait jamais son enfant dans les bras de Travis, jamais Travis lui lire une histoire, lui faire la morale ! C’était impossible et comment expliquer à Loréana tout cela, comment expliquer qu’elle avait malgré tout réussi à calmer un peu sa souffrance ? Il ne le pouvait tout simplement pas. Alors, dans un effort désespéré, il se pencha par-dessus la table tandis qu’une seconde et dernière larme coula sur ses joues et captura les lèvres de sa belle pour un baiser salé mais également un baisé plein d’émotions où il lui fit passer tout ce qu’il ressentait et alors, seulement, il se leva, enfin !

    Maximilien culpabilisait un peu, il fallait bien l’avouer. Il se sentait responsable d’avoir instaurer cette ambiance morbide dans ce qui avait été auparavant une atmosphère de retrouvaille, d’amour, de paix de joie et il se fit le devoir de réinstaurer cela. Debout alors, il posa un regard attendri sur son amour avant de se mettre à débarrasser la table en chantonnant. Il savait que la joie de sa chanson devait sonner faux mais Loréana avait au moins dû noter l’effort et sans doute se joindra-t-elle à lui pour retrouver leur climat de bonheur. Maximilien termina alors d’empiler les assiettes dans l’éviter, se rendant compte, au passage, que cette tâche, contrairement à ce que pensaient ses parents, n’avait rien de déshonorant et semblait justement totalement naturelle. Il se dirigea alors vers le salon, enjoignant à Loréana de le suivre et il partit s’installer dans le canapé et accueilli dans ses bras quelques secondes plus tard Loréana qui se colla bien fortement à lui, se serrant contre son corps. Il pouvait sentir son souffle dans son cou, ses formes se mouvoir au rythme de sa calme respiration et d’une main douce, il caressait ses cheveux, la tenant de l’autre main fortement contre lui, comme si elle risquait de s’envoler. Un calme et un silence savoureux s’installa tandis qu’ils profitaient de cette joie d’être ensemble…Mais durant tout ce temps, Maximilien réfléchissait aussi et pas à n’importe quel sujet : à Alexia. Alexia était sa meilleure amie depuis leur plus tendre enfance, ils avaient tout partagé y compris cette première fois si chère à tous. Ils se connaissaient si bien, à la perfection, ils se comprenaient sans même avoir besoin de se parler : un regard et les sentiments faisaient le reste ! C’était une partie de lui, sa sœur jumelle avec laquelle il avait si souvent couché pour se libérer pour la libérer et qui un soir, Travis déjà mort, lui avait permis d’oublier sa souffrance, encore une fois. Elle était la moitié de son cœur et jamais il ne pourrait cesser de la voir, il voulait qu’elle fasse partie de la vie de son enfant, jamais il ne pourrait cesser de l’embrasser chastement sur la bouche pour lui dire bonjour, il fallait qu’il en parle à Loréana parce qu’on ne bâtissait pas de relation sur un mensonge. Il se détacha alors un peu d’elle et se mit à parler :


    MAXIMILIEN « Au sujet d’Alexia, Lor’, je sais que ça ne va pas te plaire mais il faut que l’on n’en parle…Je…Tu sais ! C’est mon amie d’enfance ! J’aurais toujours cette amitié fusionnelle avec elle… »
    LOREANA « Ah ça, pour une amitié fusionnelle, on peut le dire, que vous avez fusionné… »

    Maximilien essuya le sarcasme sans protester. Il le méritait bien et puis il s’était attendu à tellement pire comme réaction. Elle avait finalement le droit de s’énerver, de hurler. Alexia serait sans doute toujours associé pour elle à cette nuit où elle s’était fait abandonné par l’homme de sa vie et même si la demoiselle, ignorant cette relation, n’y était strictement pour rien, c’était compréhensible que Loréana lui en veuille, se méfie d’elle, la considère comme une ennemi, comme quelqu’un qui ferait mieux de se tenir à l’écart de son fiancé mais c’était tout bonnement impossible, c’était infaisable. Maximilien laissa alors Loréana s’exprimer, sachant cependant pertinemment que sa colère n’était en réalité pas dirigé contre son élève mais contre son fiancé et sachant aussi que quoi qu’elle dise, il fallait qu’il la rassure afin qu’elle accepte la situation, il fallait qu’elle se sente en sécurité !

    LOREANA « Je… Je ne sais pas quoi te dire, Maximilien. Je t’aime. Alors, oui, je suis prête à te pardonner. Mais je suis prête à tout, pour toi. Mais ça ne veut pas dire que je suis prête à oublier. Je n’oublierai jamais, sache-le. Je vivrai constamment avec la peur de te voir entrer dans cet appartement pour me dire à nouveau que, pour mon bien, te me laisse seule. Alexia a été une grave erreur. Et je me fous que ce soit ton amie d’enfance. Je ne te demanderai pas de cesser de la voir, parce que je sais très bien que tu n’y arriveras pas. Mais j’aimerais au moins que tu éprouves des difficultés à la regarder en face. Non. A me regarder en face tout en parlant d’elle »
    MAXIMILIEN « Je n’éprouverai jamais, Loréana de difficulté à la regarder en face. Elle n’a rien fait de mal, c’est ma meilleure amie, ma sœur, elle me comprend mieux que quiconque sauf Léo peut-être, on a grandi ensemble, depuis qu’on est né, on s’est côtoyés, c’est une sorte de jumelle pour moi, celle avec qui j’ai jusque là tout partagé. Mais je n’éprouverai jamais non plus, Loréana de difficulté à te regarder en face, tu es ma fiancée, mon amour. Et même lorsque je te parle d’elle, malgré la honte que je ressentirai encore très longtemps certainement, je te regarderai dans les yeux parce que tu es mon âme sœur, ma moitié, celle avec qui je veux faire ma vie, celle qui porte mon enfant. Alexia ne sera jamais plus, plus qu’une meilleure amie, une conseillère, une oreille attentive. Mais elle sera toujours mon Alexia mais tu comptes plus pour moi qu’elle n’a jamais compté et si ce jour là, je t’ai abandonné, cela n’avait rien avoir avec elle, ce n’était pas pour elle, elle n’est pas ton ennemi ! Elle aurait pu être n’importe quelle fille ! Si je t’ai quitté ce jour là c’était parce que j’avais peur de te rendre malheureuse, peur de ne pas être à la hauteur mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Aujourd’hui, je suis prêt Lor’, je m’engage pour la vie à être à tes côtés, je suis prêt à prendre mes responsabilité mais Alexia n’a rien à voir dans ce qui se passe entre nous. C’est ma meilleure amie au même titre que Léo et Travis et si on a souvent couché ensemble, elle et moi, c’était pour oublier notre souffrance mais je ne souffre plus aujourd’hui, je ne suis plus malheureux, je t’ai toi et tu me rends heureux ! Tu n’as rien à craindre d’Alexia, aussi jolie soit-elle, aussi proche de moi soit-elle parce que c’est toi que j’aime et c’est à toi que je veux tout donner, à toi que j’ai tout promis ! Alexia sera comme Léo, une partie de mon cœur, une amie, une tatie pour mon enfant, comme une sœur mais plus jamais plus, je te le promets. Je te le promets comme je te promets d’être celui que tu as toujours attendu, crois-moi, Loréana, je t’en supplie, crois moi ! Vous êtes, toi et cet enfant, toute ma vie mais accepte de partager mon cœur avec ceux qui portent de l’amour pour moi : Alexia donc bien sûr, Léo, Travis, Timothé, Julia et Caleigh également car même si je les aime à la folie, que je ferais tout pour eux, qu’ils font parti intégrante de mon royaume mais ce royaume, Lor’, il n’a qu’une seule et unique reine et cette reine, c’est toi, je te le jure, mon ange ! Je te le promets ! »


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 5 Fév 2011 - 21:33

    Le bonheur ne dure jamais indéfiniment. Un moment de calme n’est qu’une exception, un interlude remarquable. On a beau dire ce qu’on veut, faire ce qu’on veut, croire ce qu’on veut, même la sérénité tranquille et reposante d’un jardin sous la neige finit toujours par être dérangée. Même les moments du bonheur le plus pur finissent par faner. Même les rêves les plus beaux sont interrompus par un réveil brutal et un dur retour à la réalité. Surtout les plus beaux, en fait. Vous savez, c’est toujours au meilleur moment que le réveil sonne. C’est lorsque vous avez sué comme un bœuf pour vaincre le dragon, que vous vous approchez de la belle princesse (qui aurait au moins pu vous aider un minimum, elle n’était même pas attachée, plutôt que de rester plantée là à vous regarder vous faire brûler le derrière en poussant des gémissements incommodés), qu’elle vous tombe littéralement dans les bras, que vous plongez un regard langoureux dans ses beaux yeux, que vous passez une main dans ses cheveux châtains clairs… Et hop, un réveil qui sonne, un sale piaf qui frappe à la vitre et qui fout tout en l’air. La belle princesse disparaît, le baiser tant attendu ne vient jamais… Frustration et grognements marquent la fin du rêve.
    Parfois, s’interrogeait Loreana, parfois le rêve peut-il perdurer ? Le rêve peut-il perde son caractère éphémère ? Une fois, ne serait-ce qu’une fois ? Confortablement lovée dans les bras de l’homme, de son homme, elle respirait pleinement son odeur, caressait tranquillement ses bras puissants, entendait sa respiration calme. La fin du monde aurait pu arriver maintenant : elle n’aurait rien regretté. A part, bien sûr, de ne jamais connaître son enfant. Enfant. En-fant. Que ce mot état doux. Plus doux qu’il ne l’avait jamais été. A vrai dire, Loreana se disait qu’elle ne s’était jamais vraiment intéressée au mot enfant. Elle ne l’avait jamais répété en boucle dans sa tête, n’y avait jamais accordé suffisamment d’attention. Elle ne s’était pas rendue compte de ses sonorités douces, de tout ce que ce mot signifiait. Enfant. Il y avait tant de choses dans ce mot. Il y avait amour, fidélité. Il y avait joie, il y avait bonheur. Il y avait jeu, rire. Il y avait foyer, famille. Il y avait papa, maman. Il y avait tonton, tata. Garçon, fille. Complicité, rigolade. Il y avait tant de choses…

    Le rêve vola en éclats. La sérénité s’envola sans prévenir. Elle était toujours dans les bras de son Ange, mais ne ressentait plus cette douce chaleur. Il avait parlé. Il avait commencé une phrase. Qui planta un poignard glacé dans la cœur même du petit instant de bonheur.


    MAXIMILIEN « Au sujet d’Alexia, Lor’, je sais que ça ne va pas te plaire mais il faut que l’on n’en parle…Je…Tu sais ! C’est mon amie d’enfance ! J’aurais toujours cette amitié fusionnelle avec elle… »

    Elle se dégagea fermement, mais sans violence, de l’étreinte du bellâtre. Elle se tourna vers lui, planta son regard dans le sien. Comment pouvait-il parler d’elle maintenant ? Comment pouvait-il l’évoquer alors qu’elle se sentait bien ? Evidemment, la discussion aurait dû arriver, à un moment ou à un autre. Mais là, maintenant ?

    LOREANA « Ah ça, pour une amitié fusionnelle, on peut le dire, que vous avez fusionné… »

    La réplique avait fusé avant même que Loreana n’y ait pensé. Elle avait été incapable de retenir ses mots. Parce que Maximilien les méritait. Il méritait même pire. Il méritait qu’elle crie, qu’elle hurle. Qu’elle laisse éclater toute la colère qu’elle avait ressenti pour lui lorsqu’il était venu lui annoncer, puant la mort et le sexe, qu’il l’avait trompée avec Alexia et que, « pour son bien », il la laissait seule. Il méritait de savoir toutes les insultes qu’elle avait utilisées pour le qualifier. Pourtant, lorsqu’elle réouvrit la bouche, ce fut des mots plus mesurés, plus contrôlés qui franchirent l’espace de ses lèvres.

    LOREANA « Je… Je ne sais pas quoi te dire, Maximilien. Je t’aime. Alors, oui, je suis prête à te pardonner. Mais je suis prête à tout, pour toi. Mais ça ne veut pas dire que je suis prête à oublier. Je n’oublierai jamais, sache-le. Je vivrai constamment avec la peur de te voir entrer dans cet appartement pour me dire à nouveau que, pour mon bien, te me laisse seule. Alexia a été une grave erreur. Et je me fous que ce soit ton amie d’enfance. Je ne te demanderai pas de cesser de la voir, parce que je sais très bien que tu n’y arriveras pas. Mais j’aimerais au moins que tu éprouves des difficultés à la regarder en face. Non. A me regarder en face tout en parlant d’elle »
    MAXIMILIEN « Je n’éprouverai jamais, Loréana de difficulté à la regarder en face. Elle n’a rien fait de mal, c’est ma meilleure amie, ma sœur, elle me comprend mieux que quiconque sauf Léo peut-être, on a grandi ensemble, depuis qu’on est né, on s’est côtoyés, c’est une sorte de jumelle pour moi, celle avec qui j’ai jusque là tout partagé. Mais je n’éprouverai jamais non plus, Loréana de difficulté à te regarder en face, tu es ma fiancée, mon amour. Et même lorsque je te parle d’elle, malgré la honte que je ressentirai encore très longtemps certainement, je te regarderai dans les yeux parce que tu es mon âme sœur, ma moitié, celle avec qui je veux faire ma vie, celle qui porte mon enfant. Alexia ne sera jamais plus, plus qu’une meilleure amie, une conseillère, une oreille attentive. Mais elle sera toujours mon Alexia mais tu comptes plus pour moi qu’elle n’a jamais compté et si ce jour là, je t’ai abandonné, cela n’avait rien avoir avec elle, ce n’était pas pour elle, elle n’est pas ton ennemi ! Elle aurait pu être n’importe quelle fille ! Si je t’ai quitté ce jour là c’était parce que j’avais peur de te rendre malheureuse, peur de ne pas être à la hauteur mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Aujourd’hui, je suis prêt Lor’, je m’engage pour la vie à être à tes côtés, je suis prêt à prendre mes responsabilité mais Alexia n’a rien à voir dans ce qui se passe entre nous. C’est ma meilleure amie au même titre que Léo et Travis et si on a souvent couché ensemble, elle et moi, c’était pour oublier notre souffrance mais je ne souffre plus aujourd’hui, je ne suis plus malheureux, je t’ai toi et tu me rends heureux ! Tu n’as rien à craindre d’Alexia, aussi jolie soit-elle, aussi proche de moi soit-elle parce que c’est toi que j’aime et c’est à toi que je veux tout donner, à toi que j’ai tout promis ! Alexia sera comme Léo, une partie de mon cœur, une amie, une tatie pour mon enfant, comme une sœur mais plus jamais plus, je te le promets. Je te le promets comme je te promets d’être celui que tu as toujours attendu, crois-moi, Loréana, je t’en supplie, crois moi ! Vous êtes, toi et cet enfant, toute ma vie mais accepte de partager mon cœur avec ceux qui portent de l’amour pour moi : Alexia donc bien sûr, Léo, Travis, Timothé, Julia et Caleigh également car même si je les aime à la folie, que je ferais tout pour eux, qu’ils font parti intégrante de mon royaume mais ce royaume, Lor’, il n’a qu’une seule et unique reine et cette reine, c’est toi, je te le jure, mon ange ! Je te le promets ! »

    Et vlan, dans ta face. Voilà bien le Maximilien que tu connais. Voilà bien ce dompteur de mots, qui leur fait faire ce qu’il souhaite. Voilà bien se charmeur de lettres qui, d’un battement de cil, se fait obéir de tout l’alphabet. Cet élève insolent qui collectionnait les beaux discours, qui avait le don de transformer les mots tantôt en épée, tantôt en bouclier, avait le don d’arranger les mots en phrases qui défilaient, agitant un drapeau blanc, caressant doucement ses tympans. En cet instant, Loreana avait l’impression que Maximilien avait ouvert une fenêtre qui donnait sur son cœur, et y avait lu ce que la demoiselle voulait entendre. Si je devais maintenant résumer ce à quoi Loreana pensa à cet instant, ce serait simple : « euuuuh… ». Que pouvait-elle répondre ? Que pouvait-elle dire ? Elle ne savait même pas par quel sentiment elle était envahie. De l’amour ? Oui, beaucoup. Mais pas seulement. Il y avait en elle un tel cocktail d’émotions qu’elle se sentait aussi secouée que dans un shaker. Elle tenta, un instant, de dire quelque chose. Elle ouvrit la bouche, hésita, la ferma. Son regard fut mis en déroute par celui de son Ange. Elle ne parvenait pas à le regarder, tant elle était impressionnée par sa tirade et tant elle se sentait incapable d’y répondre de manière satisfaisante. Rien à dire, rien à faire. C’était l’enfer. Comment ce parfait crétin pouvait-il la mettre dans un pareil état ? Comment, aussi doué pour parler qu’il fut, parvint-il à lui clouer le bec de cette manière ? Comment voulait-il qu’elle réponde à ça ? « Vous êtes, toi et cette enfant, toute ma vie ». Parfait. Très bien. Imbécile. Que peut-elle faire, maintenant, sinon te regarder tendrement et t’embrasser ? Car seule cette réponse serait acceptable. Pas la peine de prononcer des mots. Les mots seraient insuffisants, et décidément trop pâles, trop mornes, pour exprimer tout ce qui se bousculait à présent dans la tête de la jeune femme.

    Elle planta enfin son regard dans celui de son Ange. Un regard dans lequel on pouvait voir brûler les flammes ravivées d’un désir revigoré. Elle se mordait la lettre inférieure en dévorant purement et simplement son bel amant des yeux. Lentement, elle ôta son chemisier, puis son soutien. Puis elle fit glisser le long de ses jambes divines tout ce qui pourrait gêner son dessein. Souriant d’un air coquin, entièrement nue, elle s’approcha de son bel Ange et l’embrassa avec passion. Le peignoir du jeune homme alla rejoindre les vêtements de la belle sur le plancher. Tout comme, quelques secondes plus tard, son boxer. Loreana embrassa le jeune homme dans le cou en le mordillant légèrement.


    LOREANA « Je te veux. Maintenant. »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Ven 11 Fév 2011 - 19:11

    MAXIMILIEN « Je n’éprouverai jamais, Loréana de difficulté à la regarder en face. Elle n’a rien fait de mal, c’est ma meilleure amie, ma sœur, elle me comprend mieux que quiconque sauf Léo peut-être, on a grandi ensemble, depuis qu’on est né, on s’est côtoyés, c’est une sorte de jumelle pour moi, celle avec qui j’ai jusque là tout partagé. Mais je n’éprouverai jamais non plus, Loréana de difficulté à te regarder en face, tu es ma fiancée, mon amour. Et même lorsque je te parle d’elle, malgré la honte que je ressentirai encore très longtemps certainement, je te regarderai dans les yeux parce que tu es mon âme sœur, ma moitié, celle avec qui je veux faire ma vie, celle qui porte mon enfant. Alexia ne sera jamais plus, plus qu’une meilleure amie, une conseillère, une oreille attentive. Mais elle sera toujours mon Alexia mais tu comptes plus pour moi qu’elle n’a jamais compté et si ce jour là, je t’ai abandonné, cela n’avait rien avoir avec elle, ce n’était pas pour elle, elle n’est pas ton ennemi ! Elle aurait pu être n’importe quelle fille ! Si je t’ai quitté ce jour là c’était parce que j’avais peur de te rendre malheureuse, peur de ne pas être à la hauteur mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Aujourd’hui, je suis prêt Lor’, je m’engage pour la vie à être à tes côtés, je suis prêt à prendre mes responsabilités mais Alexia n’a rien à voir dans ce qui se passe entre nous. C’est ma meilleure amie au même titre que Léo et Travis et si on a souvent couché ensemble, elle et moi, c’était pour oublier notre souffrance mais je ne souffre plus aujourd’hui, je ne suis plus malheureux, je t’ai toi et tu me rends heureux ! Tu n’as rien à craindre d’Alexia, aussi jolie soit-elle, aussi proche de moi soit-elle parce que c’est toi que j’aime et c’est à toi que je veux tout donner, à toi que j’ai tout promis ! Alexia sera comme Léo, une partie de mon cœur, une amie, une tatie pour mon enfant, comme une sœur mais plus jamais plus, je te le promets. Je te le promets comme je te promets d’être celui que tu as toujours attendu, crois-moi, Loréana, je t’en supplie, crois moi ! Vous êtes, toi et cet enfant, toute ma vie mais accepte de partager mon cœur avec ceux qui portent de l’amour pour moi : Alexia donc bien sûr, Léo, Travis, Timothé, Julia et Caleigh également car même si je les aime à la folie, que je ferais tout pour eux, qu’ils font parti intégrante de mon royaume mais ce royaume, Lor’, il n’a qu’une seule et unique reine et cette reine, c’est toi, je te le jure, mon ange ! Je te le promets ! »

    Maximilien reprit sa respiration ! Jamais encore il n’avait parlé aussi longtemps et aussi bien, jamais il n’avait laissé à son cœur le commandement de ses lettres et de ses mots, préférant réfléchir avant de parler pour mettre au pas l’alphabet sous son coup de sifflet mais cette fois-ci, il s’était laissé allé, il avait délégué et c’était son cœur qui avait joué de la flute, charmant lettres et mots pour déclamer ses sentiments, pour s’exprimer et arranger ce que Loréana croyait être un problème et qui n’en n’était pas un ! Non, Alexia n’était pas un problème, Alexia n’en n’avait jamais été un et elle n’était pas non plus le symbole de l’infidélité de Maximilien : lui seul l’était ! Alexia aurait pu être n’importe quelle autre fille cette nuit là mais c’était avec elle qu’il avait partagé son chagrin par la seule manière qu’ils connaissaient tous les deux et qu’ils avaient toujours partagé : le sexe ! Oui c’était avec elle qu’il avait trompé Loréana mais il n’avait pas quitté Lor’ pour être avec Alexia ! L’abandon c’était sa faute, c’était parce que lui était faible, effrayé et parce que lui, aimait Loréana et voulait lui éviter de souffrir ! C’était raté ! C’était lâche même et sans doute pas la meilleure façon d’agir mais c’était le choix qu’il avait fait à l’époque alors qu’il était encore totalement inconscient, triste, désespéré, au bord du gouffre ! C’était le mauvais choix, on ne le lui répètera pas assez mais aujourd’hui, les choses n’étaient plus les mêmes ! Aujourd’hui, Maximilien avait grandi, évolué et il était prêt à être heureux, à rendre Loréana heureuse, à assumer ses responsabilités, à assurer ses erreurs, ses fautes ! Il était prêt à faire sa vie avec Loréana ! Il ne pouvait pas affirmer que cela allait être simple ni parfait mais il allait tout faire pour que cela le soit aussi effrayante que cette décision soit ! Ils l’avaient prises ensemble et peu importe ses autres amis qu’il aimerait toujours, Loréana et son enfant étaient à présent les priorités absolues et il fallait que la belle le sache, il fallait qu’elle le comprenne.

    Maximilien continuai de regarder Loréana dans les yeux. Elle semblait confuse, sous le choc et il savait qu’elle devait méditer à tout ce qu’il venait de lui dire, à tout ce qu’il venait de sortir, à ces mots qui avaient dû la toucher en plein cœur ! Sans doute même, cherchait-elle les siens, pour lui répondre, pour faire un discours aussi beau, touchant et émouvant que celui que le serdaigle venait de prononcer mais rien ne vint, un silence s’installa et pendant un instant, Maximilien eut peur d’avoir fauté, de s’être trompé, de ne pas avoir prononcé les bons mots, de ne pas bien avoir charmé ses lettres ! Il eut peur que Loréana se fâche, crie et le remballe et sans savoir véritablement pourquoi, l’anxiété le gagnait petit à petit ! Elle évitait de le regarder dans les yeux, elle fuyait son regard, réfléchissant et Maximilien se retrouva entièrement désemparé… Et puis, enfin, subitement, elle tourna la tête et le regarda dans les yeux, se mordillant la lèvre inférieure. Maximilien ne savait pas comment réagir, il était perdu mais ce petit geste de Loréana lui donna subitement envie de se lever et de la déshabiller, de l’allonger et de la faire sienne encore et encore afin de lui montrer son amour, son attachement, son engagement ! Ils appartenaient l’un à l’autre ! Il lui appartenait et elle lui appartenait mais il n’eut pas besoin de faire le moindre mouvement, il n’eut pas besoin d’attraper sa belle par les hanches pour lui ôter ses vêtements car la belle le fit d’elle-même ! Loréana se déshabillait devant lui purement et simplement, de manière délicate, empressée, vive et quelque peu violente quand même ! Elle défit un à un les boutons de son chemisier, laissant Maximilien découvrir, à nouveau des yeux, petit à petit son corps, puis le balança à terre, rapidement suivi par le soutien-gorge, dévoilant une magnifique poitrine qui fit frémir Maximilien, complètement incapable d’esquisser le moindre mouvement ! L’instant d’après, ce fut la jupe de Lor’ qui glissa lentement le long de ses cuisses et Maximilien put en suivre tout le tracé avec un œil avide et il en fut de même pour la culotte ! Le serdaigle était tétanisé ! Il sentait une envie pressante de la prendre, là, tout de suite, mais il n’osa pas bouger, de peur de rompre le charme alors il resta passif, à la regarder, se contentant de laisser son érection déjà plus que présente s’agrandir encore un peu…

    Mais Loréana n’avait pas l’intention de s’arrêter là et l’instant d’après, elle se retrouva sauvagement installée à califourchon sur ses genoux, à lui mordiller le cou tandis que ses mains le débarrassaient furieusement du peignoir en trop et du Boxer, devenu trop étroit pour le jeune blondinet…Il se sentait de plus en plus fiévreux et Loréana, s’agitant ainsi au dessus de lui et de son pénis ne faisait rien pour arranger les choses ! Il devait la prendre, maintenant ! Mais il ne voulait pas lui faire mal, ne voulait pas risquer de casser ce qu’elle avait prévu puisque apparemment c’était la manière qu’elle avait chois, elle aussi, pour s’exprimer, pour lui dire tout ce qu’elle ressentait pour lui alors Maximilien se fit violence pour se retenir de la renverser et de la pénétrer sans plus de manière…Il se contenta de placer ses mains dans le dos de la demoiselle, à présent fiancée tandis qu’elle continuait de se frotter contre lui, de l’embrasser, de le mordiller et puis…Et puis, enfin, elle lui intima l’ordre final ! Elle le voulait également maintenant, tout de suite, immédiatement ! Elle voulait le sentir en elle, le sentir bouger ! Elle voulait qu’il lui fasse l’amour mais pire que ça, elle voulait qu’il la prenne maintenant, qu’il la baise, disons-même ! Maximilien en trembla lorsqu’il entendit ces mots que Loréana prononça de sa voix saccadée, juste à côté de son oreille :


    LOREANA « Je te veux. Maintenant. »

    Maximilien frissonna lorsque le souffle de sa belle vint caresser son lobe d’oreille, mais il ne se fit pas prier ! Il réagit immédiatement, se soumettant pleinement aux désirs de sa belle et aux siens également. Alors, de ses mains fortes, il l’attrapa et sans attendre, la balança vers l’arrière pour la déposer sur le sol un peu violemment mais suffisamment doucement pour qu’elle ne se fasse pas mal et l’instant d’après, il se retrouva déjà couché sur elle, l’embrassant à pleine bouche, parcourant avidement son corps ! Il plaça également rapidement son pénis juste à l’entrée de l’intimité de la directrice des serdaigles, voulant malgré sa passion vérifier qu’elle était prête et lorsqu’il la sentit humide, il s’enfonça alors en n’un coup, la pénétrant enfin, la possédant entièrement ce qui arracha un cri mi de plaisir mi de petite douleur à la demoiselle ! Maximilien l’embrassait encore et encore tandis qu’il entamait enfin le mouvement de va et vient violent, bestial tant attendu par les deux protagonistes. Cet acte sonnait comme une promesse d’avenir malgré la touche animal de la chose, la violence qu’ils plaçaient tout deux à cet instant même. Ils gémissaient, se touchaient, cherchaient à ne faire plus qu’un, à se confondre dans l’autre et Maximilien accéléra encore le mouvement, allant de plus en plus loin, cherchant le point sensible de Loréana qui l’emmènerait au paradis, au septième ciel ! Aujourd’hui, c’était son soir, son cadeau ! Elle méritait plus que quiconque de se faire plaisir, elle qui lui avait tout pardonné, elle qui serait sa femme un jour, elle qui portait son enfant ! Maximilien n’en pouvait plus ! Il sentait bien qu’il ne tiendrait plus très longtemps, qu’il allait partir et que Loréana devait expressément venir avec lui, maintenant ! Alors, il tenta encore d’accélérer le rythme et il alla embrasser sa belle ! Il vit qu’elle avait les yeux clos, que ses poumons étaient sur le point d’exploser tant sa respiration se faisait haletante et d’un geste brutale, il s’enfonça violement une dernière fois et ils purent ainsi jouir simultanément, criant le nom l’un de l’autre dans un univers de plaisir qu’ils n’avaient presque jamais connu jusqu’ici !

    Maximilien se laissa tomber sur Loréana, tentant de reprendre sa respiration ! Loréana semblait au même point, elle n’en menait pas large, elle avait besoin de se reprendre, de retourner doucement à la réalité. Les amants restèrent quelques instants étendus sur le sol, sans bouger, dans les bras l’un de l’autre, tentant de revenir sur terre pas trop brusquement ! Et puis enfin, Maximilien se retira d’elle d’un geste, ce qui le fit gémir de frustration malgré tout. Il se releva alors, doucement, prenant bien le temps de reprendre possession de son corps et puis, sans prendre la peine de rhabiller, il se baissa et attrapa Lor’ dans ses bras musclés pour la porter. Il la souleva alors, comme l’homme fort qu’il était et se dirigea, titubant un peu vers le lit dans lequel il la déposa délicatement avant de venir s’allonger à ses côtés, de remonter la couette sur leur corps et de venir finalement se coller à elle, la prendre dans ses bras et respirer l’odeur de ses cheveux, de son cou, de son corps… Puis embrassant une dernière fois, sa peau nue, il s’endormit enfin, gardant ses deux trésors bien contre lui pour ne plus jamais risquer de les perdre !


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 12 Fév 2011 - 16:09

    Les mots sont capricieux. Plus qu’on ne peut l’imaginer. Les mots ne sont pas seulement des alignements de lettres. Les mots ne sont pas qu’une succession de sons. Un mot n’est pas juste un mot, un mot n’est pas juste une signification. Le mot est le réceptacle des émotions. Le mot est porteur de sens, mais aussi de sentiments, de vécu, de force ou de faiblesse, d’amour ou de haine. Le mot peut se teinter de promesse, de déception, le mot peut dire la vérité nue ou la voiler pudiquement derrière un voile de mensonge. Le mot est une force, le mot est une arme. Le mot peut toucher les cœurs, faire pleurer les yeux, faire respirer les poumons. Il peut également détruire une vie, il peut enfoncer des poignards glacés dans l’âme des hommes.
    Il existe des hommes qui ne comprennent rien à la magie des mots. Il existe des hommes qui ne savent pas les dresser, qui ne savent pas comment les utiliser. A contrario, il existe des hommes qui parviennent à utiliser les mots tels qu’ils devraient l’être. Qui parviennent à leur faire dire exactement ce qu’ils souhaitent. Qui s’en sont fait des alliés indispensables, des amis de toujours. Maximilien était un de ces hommes. Il parlait, et sa voix grave s’interrompait parfois, ayant probablement du mal à supporter toute l’émotion contenue dans ses mots. Il n’existait plus rien que cette voix. Comme si le monde entier avait cessé de faire du bruit. Comme si la Terre elle-même s’était tue pour laisser la parole à Maximilien. Comme si le silence s’était installé autour d’eux, uniquement pour permettre au Serdaigle d’étaler les mots dans un discours parfait.
    Plus il parlait, moins la jeune femme assise à côté de lui savait quoi lui répondre. Plus il parlait, moins elle voulait répondre. Plus il parlait, plus il faisait fondre le cœur de sa fiancée. Plus il parlait, plus il la rendait muette. Lorsqu’il s’arrêta enfin, le silence reprit ses droits et s’installa confortablement dans l’appartement. Loreana ne dit rien. De toute façon, après pareil discours, comment aurait-elle pu ? C’était comme si Maximilien lui avait volé tous ses mots, comme si les phrases avaient décidé de faire grève. Tellement de lettres lui vinrent en tête, tellement de possibilité pour répondre, que toutes restèrent coincées dans sa gorge, chacune tentant de passer avant l’autre, créant un embouteillage inopportun. Rien à dire. Rien à faire.
    Ou si, en fait. Il y avait bien une chose à faire. Une seule et unique chose, d’ailleurs. Trouver un moyen de s’exprimer, puisque les mots se disputaient. Trouver un moyen de répondre à Maximilien. Trouver un moyen de lui faire comprendre à quel point son discours l’avait touchée, à quel point l’amour qu’elle éprouvait pour lui était fort.

    Elle se mordit la lèvre intérieure rien qu’en pensant à ce qu’elle allait faire. Elle abordait un air à moitié amusé, à moitié coquin. Elle brûlait déjà de désir lorsqu’elle commença à déboutonner son chemisier, avec une rapidité fiévreuse. Elle savait bien qu’elle ne tiendrait pas longtemps avant de vouloir sentir Max en elle. Elle savait bien que, si elle lançait leur ébat maintenant, il risquait d’être plus brutal que le précédent. Mais c’était justement ça qui l’excitait. Bien vite, le chemisier servit de décoration sur le plancher. Le soutien-gorge de la belle subit le même sort. Poitrine dégagée, la belle marqua une très courte pause pour jeter un regard de braise à son amant. Il était bien trop habillé à son goût. Mais chaque chose en son temps. Pour l’instant, c’étaient ses propres vêtements qui la gênaient. Il fallait s’en débarrasser. D’un geste souple, élégant, la belle fit glisser sa jupe le long de ses jambes, épousant à merveille leur forme gracieuse. Sans plus de cérémonie, le bout de tissu fut éjecté du canapé, rejoignant ses cousins vêtements. La famille fut réunie au grand complet lorsque l’ultime rempart de la belle face à la nudité se retrouve également sur le sol. Alors, d’un geste rapide, presque brutal, elle s’assit à califourchon sur les genoux de son Ange, plantant un instant son regard dans celui de son homme, avant de s’attaquer à son cou, qu’elle parsema de baiser et de légères morsures. Le jeune homme était très sensible au petit jeu de sa fiancée, comme en témoignait la bosse dure qu’elle sentait sous ses vêtements. Vêtements superflus, d’ailleurs. D’un geste violent mais tout de même délicat, la belle débarrassa l’Apollon de son peignoir, libérant l’accès à son torse qu’elle griffa légèrement. Sans plus de précaution, elle déshabilla entièrement le jeune homme, qui n’avait clairement plus qu’une envie : la pénétrer. Voilà qui tombait bien : Loreana n’avait, elle plus qu’une envie : le sentir la pénétrer.


    LOREANA « Je te veux. Maintenant. »

    Maximilien ne répondit pas. Son corps se chargea de le faire pour lui : il fut parcouru de bas en haut par un grand frisson, que la belle nota en souriant. Mais elle n’eut pas le temps de s’en amuser davantage : l’Apollon, entreprenant, posa ses mains sur ses hanches et, d’une petite poussée, la fit perdre son équilibre et basculer vers l’arrière. Elle toucha le sol sans douleur, son fiancé, nu, penché au dessus d’elle. Leurs lèvres se rejoignirent dans un baiser passionné alors que le jeune homme se présentait déjà devant son intimité. Le corps entier de Loreana hurlait « Mais qu’est-ce que tu attends ? Vas-y, prends-moi ! ». Le cœur de la belle s’accéléra lorsque Maximilien entra en elle. Il se montrait aussi bestial qu’elle le souhaitait, mais elle ne put s’empêcher de lâcher un petit cri. Elle ne sut pas tout de suite si c’était de plaisir ou de douleur. Maximilien recula. Puis avança. Il entama rapidement un mouvement de va-et-vient qui mit tout le corps de la belle d’accord : c’était du plaisir. Du plaisir à l’état pur. Du plaisir bestial, simplement corporel, mais, par la tige de Merlin, qu’est-ce que c’était bon ! Couchée sur le sol, son amant la prenant sauvagement, Loreana ne parvenait plus à penser à quoi que ce soit. Ni à l’avenir qu’ils allaient écrire ensemble, ni à ce petit être qui grandissait en son sein, ni aux devoirs qu’elle devait corriger pour demain…
    Il n’y avait plus que plaisir et va-et-vient. Loreana haletait, sentait que ses poumons ne tarderaient pas à exploser, et ferma les yeux pour profiter de ce moment au maximum. C’était divin de sentir son Ange se mouvoir en elle. C’était délicieux de l’entendre gémir au-dessus d’elle. Trop délicieux pour ne pas joindre ses gémissements à ceux du bel Apollon. Il n’allait pas tarder à jouir. Elle non plus. Maximilien l’avait sentit, puisqu’il accéléra encore le mouvement, si c’était possible, en venant poser ses lèvres sur celles de sa directrice de maison. Lorsqu’il ne put tenir davantage, il donna un dernier coup, puissant, brutal, mais extraordinairement bon, qui laissa libre-accès à la belle à une jungle de plaisir qui s’approchait du huitième ciel. Leurs cris se confondirent et ne trouvèrent écho que dans leurs respirations saccadées.
    Maximilien se reposa sur elle, aussi essoufflé que sa belle, tentant de reprendre son souffle. Loreana respira à pleins poumons l’odeur de son bel amant en lui caressant le dos délicatement, sentant avec un sourire les petites griffes qu’elle n’avait pu s’empêcher de faire sur la peau de son Serdaigle.
    Petit gémissement de frustration lorsque Maximilien sortir d’elle. Pourquoi ne pouvaient-ils pas rester ainsi, plus proches que jamais, plus longtemps ? Le jeune homme, qui semblait d’humeur galante, la prit dans ses bras et la porta jusqu’à son lit, où il la posa délicatement.
    Il s’installa à ses côtés, tira la couette sur leurs corps et vint se coller à sa future femme. Il passa un bras protecteur autour de sa taille, posa une main délicate sur son petit ventre déjà bien rond, puis sembla bien décidé à dormir. En un sourire, la belle posa une main sur celle de l’élève, puis, respirant le bonheur, ferma les yeux. Elle ne pensa même pas que, quelques jours auparavant, c’était avec Timothé qu’elle avait partagé une nuit. C’était comme si une éternité s’était écoulée depuis ce temps-là. Une éternité remplie de Maximilien et de son enfant. Ses deux amours.


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