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Pour que naisse le divin enfant [FINI]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Maximilien E. Middle
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Age : 23
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Amour : Son enfant, Nathanaël Middle & sa fiancée, Loréana Wilde

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Orientation Sexuelle: Bisexuel
Année d'étude: 1ère année de Thèse
Caractère: Sincère, honnête, fou, motivé, drôle, beau parleur, inteligent, charmeur, loyal, passioné, passionant, têtu, bien élevé, révolutionnaire, débrouillard, autonome, sarcastique, protecteur, volontaire, amusant, sportif, classe, patient, franc, écrivain, artiste! etc

Absence : Complètement indisponible pour l'instant. Merci l'université!
MessageSujet: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Jeu 30 Déc 2010 - 15:41


    L’eau, prise par le souffle glacial du vent, se laissait aller à de petites vagues lentes et irrégulières dans lesquelles les yeux du jeune adolescent se perdaient. Son reflet, déformé par les doux mouvements du lac, ne lui montrait rien de très glorieux…Et plus il contemplait son visage balayé par les remous, plus il se sentait vide et accablé d’une honte sans nom. La culpabilité emplissait petit à petit son être alors que n’apparaissait à son cœur uniquement ce qu’il y avait de plus laid en lui…Il tremblait, non pas de froid et ce malgré les températures négatives, mais bien à cause de cette colère, cette rage envers lui-même qui l’étreignait et courrait dans ses veines, faisant battre son sang contre sa peau comme si il était prêt, à tout instant, à exploser. Les calmes mouvements de l’eau fraîche ne l’apaisaient pas, contrairement à ce qu’il avait pensé, en venant s’installer dans le parc mais justement, tel un miroir, lui renvoyaient ce qu’il était et cette personne-là était loin de ce qu’il aurait voulu être ! Il aurait souhaité retrouver, en ce lieu de paix et de douceur, un sentiment de calme et de tranquillité mais plus il se trouvait face à sa solitude, plus ses pensées se tournaient vers ceux qu’il avait abandonné…Lentement, il réussi à détourner les yeux de sa propre image pour les poser par terre tandis que sa main jouait nonchalamment avec quelques brins d’herbe…Il se plongea alors dans ses souvenirs. La silhouette de sa concubine se dessina dans sa tête, suivi par une image de lui-même avec cette dernière et une vague d’évènement déferla ensuite dans son esprit qui revisionnait le temps passé…Sa colère diminua alors pour finir par disparaître grâce aux sourires qui ressurgissaient de sa mémoire. Il se sentait définitivement perdu et ce climat d’eau à la fois remuée et tranquille ne facilitait pas les choses…Voilà bien quelques jours qu’il était lui-même partagé entre le mouvement et l’ataraxie, entre la colère et la quiétude, entre le doute et la certitude…Rien ne lui paraissait plus clair, il était plongé dans le noir, tout ce qui l’entourait devenait sombre. En effet, tantôt Maximilien était euphorique à l’idée qu’un petit être grandissait dans le ventre de Loréana, tantôt il était attristé par sa futur mort. Tantôt, il était certain de pouvoir reconquérir la femme de sa vie, tantôt il tremblait de peur à l’idée de ne pas y arriver et puis surtout…Tantôt il voulait reconquérir cette femme, tantôt il ne le souhaitait plus, préférant, par facilité, laisser les choses se dérouler sans intervenir…

    Une grande bourrasque s’engouffra subitement dans sa veste, soulevant la vaste étendue d’eau pour faire naître une vague rondelette beaucoup plus haute que les précédentes…Maximilien perdu dans ses pensées, fut surpris un instant et se décida finalement à agir…Depuis qu’il avait reçu cette lettre où Loréana lui annonça sa futur paternité inexistante, Maximilien avait pris une bonne centaine de décisions…Une fois, il s’était décidé à se présenter chez elle avec un bouquet de fleur, y renonçant à la dernière seconde, trouvant que ce n’était pas un cadeau à la hauteur de Loréana Wilde. Un jour plus tard, il avait choisi de ne rien faire et de laisser cet enfant redevenir poussière ce qui valait peut-être mieux pour lui…Le lendemain, il avait entamé des recherches acharnées afin de mettre la main sur un livre de potion excessivement rare que Loréana désirait depuis longtemps sans l’avoir jamais trouvé et, après avoir débourser des sommes considérables d’argent, il l’avait commandé et obtenu quelques heures plus tard grâce aux hiboux express…Puis, il l’avait finalement abandonné dans son tiroir, puisque la balance avait à nouveau penché pour l’idée de ne pas aller la supplier…Et ainsi de suis durant plusieurs jours…Et tandis qu’il agissait vaillamment où qu’il se plongeait dans une inertie totale, il était parcouru de diverses sensations…Un moment, il était assailli par la peur de voir cet enfant mourir ou la peur de ne pas être à la hauteur si il venait au monde et juste après la hâte l’embrassait alors qu’il s’imaginait jouant au ballon avec son fils ou coiffant sa petite fille et puis à nouveau la peur et puis la colère, se demandant comment avaient-ils pu ne pas se protéger et puis la rage contre lui-même d’avoir laissé Loréana ce fameux jour, tantôt la tristesse de ne pas pouvoir la serrer dans ses bras et la rassurer et puis le vague à l’âme de savoir que son enfant ne connaîtrait jamais Travis ni Travis ne le connaîtrait…Il était, la nuit, pris de spasmes, l’empêchant de respirer et par cela-même de réfléchir à une décision raisonnable…Maximilien était perdu et se trouvait être autant plongé dans le flou que cet immense lac, entouré par la brume de l’hiver !

    Alors qu’une seconde puissante bourrasque vint donner naissance à une seconde vague, Maximilien sentit tout son corps être parcouru d’un frisson alors que différents scénarios se créaient dans sa tête. Lor’ en train de caresser son ventre, lui parlant à ce ventre arrondi, Loréana embrassant un nouveau né, lui en train de lire une histoire à ce même enfant et puis…les idées négatives vinrent remplacer toutes ces pensées positives…Loréana pleurant, seule, le soir, Loréana allongée sur une table tandis qu’un homme en blouse blanche entrant pour…L’avorter ! S’en fut trop ! Tout d’un coup, tout dans sa tête parut devenir net, clair, limpide ! Il n’allait pas laisser Loréana seule ! Il n’allait pas l’autoriser à tuer son bébé sans qu’il n’intervienne…Et même si c’était la décision qu’ils prendraient, ils iraient le tuer ensemble, il n’allait pas la laisser seule et surtout…Il allait tout faire pour l’empêcher de commettre l’irréparable ! Il se ferait pardonner et ensemble, ils fonderaient une famille…Maximilien, pour la première fois, certain de sa décision, sentit soudain un vent prendre naissance mais, à l’intérieur de lui-même cette fois-ci…Il était porté par ce choix, comme si la lumière descendait enfin pour éclairer son esprit embrouillé ! Il se leva alors et, jetant un dernier coup d’œil au lac, à présent apaisé, comme pour le remercier, couru dans le château et grimpa les marches des escaliers quatre à quatre, déboulant, essoufflé, dans le dortoir qu’il partageait avec Léo dans la plus haute tour des serdaigles…Il ne pouvait décidemment pas se présenter à Loréana les mains vides…Ouvrant violement son tiroir, il en sortit prudemment le livre de potion commandé quelques jours au par avant et il reprit sa course folle jusqu’au couloir du sixième étage où s’étaient établis, au fil des ans, les appartements des professeurs de Poudlard…Arrivant devant le fameux couloir, il murmura le mot de passe au portrait qui le laissa alors pénétrer dans le couloir normalement interdit aux élèves sauf…Aux préfets et préfets en chef en cas d’urgence ce qui avait permis à Maximilien de connaître en permanence le mot de passe !

    La porte majestueuse avait été fabriquée avec un bois très clair, propre et lissé avec style et grâce. Elle avait été façonnée de manière à donner l’impression d’être lourde alors qu’elle était en réalité très légère. Elle n’était ornée d’aucune décoration, contrairement aux portes de d’autres professeurs et Maximilien y reconnaissait parfaitement la sobriété et la simplicité de Loréana qui détestait le superflu et le « m’as-tu vu ! ». Cette porte, qu’il observait depuis maintenant dix minutes, notant ses moindres détails, lui semblait soudainement fascinante…Mais il ne pouvait pas plus longtemps rester là, sans attirer l’attention des autres habitants du couloir…Serrant alors le livre de potion contre sa poitrine, il toqua à la majestueuse porte de la femme de sa vie et se mit alors à patienter, le cœur battant la chamade, le sang tonitruant frappant contre ses artères…Il avait l’espoir dans l’âme, le sourire sur le visage et l’impression que, maintenant, plus aucun obstacle ne se dresserait sur sa route…Il se sentait prêt à affronter chaque hurlement, chaque silence, chaque refus de Loréana jusqu’à ce qu’elle craque et qu’elle accepte de l’écouter…Il n’avait aucune idée des mots qu’il lui faudra prononcer mais il avait la certitude qu’ils viendront en tant voulu et qu’ils seront ceux dont il aura besoin pour la convaincre…Il reviendrait tous les jours la supplier si il le fallait mais à la fin, ils seront réunis tous ensemble : lui, Loréana et l’enfant qui grandissant dans son ventre, ne demandait déjà qu’à être aimer…Il tremblait également d’impatience de la revoir, comme elle devait être belle, éblouissante et sans doute plus encore avec ce petit ventre arrondi qui devait déjà l’avoir surprise…Maximilien eut un sourire attendri lorsque, enfin, il entendit un bruit derrière la porte…On venait lui ouvrir…Tout allait se jouer maintenant…Il ne pouvait plus faire marche arrière…Alea jacta est !


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Jeu 30 Déc 2010 - 17:32


    Dans un jardin, très vaste, à l’herbe vert émeraude. Il y a un homme, jeune, blond comme les blés, très séduisant. A ses côtés, une jeune femme à la chevelure brune que le vent a pris comme jouet le regarde, lui, son amour. Non, mieux que ça : l’homme de sa vie. Et l’homme la regarde, amoureux. « Je t’aime » se disent leurs yeux. Et ils se sourient, heureux. Tel un chevalier moyenâgeux, un petit garçon frappe le vent d’une réplique de baguette magique. « A l’assaut », hurle-t-il. Il est Harry Potter, il se bat contre les forces du mal. Méprisant tous les dangers fictifs, il part à l’attaque des plus terribles Mages Noirs. Et il les vainc dans un sourire, partagé par ses parents qui le regardent tendrement. Soudainement, il se retourne vers son père. Il lui fonce dessus en hurlant « Lâche cette belle princesse, dragon ! ». Le père se sépare de la mère en riant, feignant très mal la frayeur. Une course poursuite folle s’engage. La mère les regarde se pourchasser en riant. Son rire est pur, cristallin, et pourrait rendre même le plus féroce des Détraqueurs totalement euphorique. Lorsque l’enfant revient vers elle, ce n’est plus lui qui pourchasse son père, mais l’inverse : l’enfant trouve un refuge sûr dans les bras de sa mère. Celle-ci protège sa pupille des attaques du père, riant, et, d’un coup de baguette magique, teint les cheveux du jeune homme en rose, provoquant l’hilarité du bambin. Le père, pour se venger, capture les lèvres de sa femme tandis que le gamin s’éloigne en riant et en embrassant un partenaire imaginaire, comme pour se moquer de ses parents. Le jardin est un havre de paix. Qui résonne du rire enchanteur de l’enfant, balayant du monde tout le désespoir et la morosité.

    Loreana ouvrit les yeux soudainement. Elle posa une main sur son front. Il était brûlant. Il était brûlant à chaque fois qu’elle se réveillait d’un de ces rêves. Comme une protestation silencieuse et subtile. Comme si son cerveau lui présentait inconsciemment une pétition. Son corps entier luttait contre la décision qu’elle avait prise. Son corps entier lui faisait connaître son refus d’abandonner sans se battre. Son corps entier lui faisait comprendre qu’il ne voulait pas interrompre le magnifique phénomène de la grossesse qui avait débuté deux mois plutôt. Car Loreana désirait de tout son être devenir maman. Loreana avait toujours rêvé d’être la mère d’un enfant, d’offrir à un enfant ce qu’elle n’avait jamais connu : la présence rassurante d’une mère. Certains de ses élèves l’avaient peut-être remarqué : lorsque l’un d’entre eux semblait aller mal, la prof de potions ne pouvait s’empêcher de s’intéresser à lui, de l’aider, de lui montrer qu’il n’était pas seul. Loreana était la mère de ses élèves. Mais avec cet être, ce serait différent. Elle serait vraiment sa mère, lui aurait donné neuf mois de sa vie, l’aurait vu grandir, l’aurait éduquer, lui aurait servi de modèle, de protectrice, de guide… Elle aurait mis au monde un enfant, lui aurait offert la vie, don précieux parmi les dons précieux. Son corps, au même titre que son cœur, n’était pas prêt à renoncer à la maternité. Son cerveau lui signifiait clairement qu’il n’approuvait pas sa décision d’avorter. Et pourtant, le choix était fait. Dans trois semaines, Loreana ne porterait plus d’enfant en elle. Elle aurait tué un être humain. Tué son sang, tué sa famille… A cause d’un homme. A cause du père. A cause de Maximilien Middle.

    Mais qu’est-ce qu’elle espérait ? Qu’est-ce qu’elle croyait ? Que lui envoyer cette lettre aurait tout changé ? Qu’il serait revenu vers elle, qu’il l’aurait prise dans ses bras, qu’il l’aurait consolé, et qu’il l’aurait convaincu de garder l’enfant ? Qu’il lui aurait dit qu’à partir de maintenant, il serait là pour elle et son enfant, quoi qu’il arrive ? Plus elle y repensait, plus elle se disait qu’elle n’aurait pas dû envoyer cette lettre… Maximilien, C’est ridicule. Je suis encore en train d’écrire une lettre que je ne t’enverrai de toute façon pas. Oh si, elle l’avait envoyé. Et, par Merlin, elle se disait maintenant qu’elle n’aurait pas dû. Peut-être que ça me rassure de trouver une façon détournée de m’adresser à toi… Evidemment que ça la rassurait. Elle aimait trop le Serdaigle que pour le rayer purement et simplement de son existence. Peut-être que ça me rassure de me dire que j’arrive encore à te parler. Oui. Savoir encore lui parler, après tout le mal qu’il avait fait, c’était rassurant. Et effrayant à la fois : ça voulait dire qu’elle l’aimait encore, envers et contre tout… Peut-être que ça me rassure de savoir que tu ne liras jamais ces lignes. Ah. Ah. Peut-être ne les avait-il jamais lues, ce qui expliquerait son manque de réaction… Je vais être brève. Et honnête. Parce que j’en ai besoin, et parce que je veux vite en avoir fini avec toi. Vite pouvoir me dire que je t’ai tout dit. Vite pouvoir me débarrasser de ce qui m’attache encore à toi. Ça, ce n’était qu’à moitié vrai. Elle voulait en avoir fini avec Maximilien, mais elle voulait aussi l’avoir plus prêt d’elle. Elle voulait le tuer, mais lui offrir sa vie. Elle voulait le frapper, mais lui offrir son corps. Les résultats du bilan de santé que j'ai fait il y a deux semaines sont arrivés. Je suis enceinte. Sans doute la pire partie. Sans doute celle qui avait été la plus dure à écrire. « Je suis enceinte »… Tu te rends compte ? Je porte un enfant. Je pourrais devenir mère. Je pourrais avoir une petite fille, ou un petit garçon. Je pourrais avoir un bébé, mon bébé. Elle avait utilisé des conditionnels. Je pourrais. Parce qu’elle savait qu’elle ne le serait pas. Et, lorsque cet enfant grandira, et qu’il me demandera où est son père, je devrai lui répondre qu’il est parti. Que pensera-t-il, cet enfant, lorsque, plus tard, il apprendra la vérité ? Il souffrira, cette enfant. Et il haïra son père. Et un enfant ne devrait jamais haïr son père. Même si cette haine n’est que le résultat d’un amour fort pour sa mère… Je ne garderai pas l’enfant. A la réflexion, c’était plutôt cette phrase-là la pire et la plus dure à écrire. Une phrase simple, épurée. Une phrase tranchante comme la lame de la guillotine qui tranchait le cou du jeune bébé mort avant d’être né. e n’aurai pas la force de te voir en lui. Je n’aurai pas la force de lui parler de toi. Par la force de le regarder dans les yeux. Pas la force de lui mentir en disant que son père est parti défendre une noble cause à l’autre bout du globe et qu’un jour il reviendra. Chaque seconde que je passerai à le regarder me rappellera le temps qu’on a passé ensemble. Et que je veux oublier. Mensonge. Elle ne voulait rien oublier. Elle voulait, au contraire, les garder aussi longtemps que possible dans sa mémoire, pour pouvoir les revivre sans cesse…

    Loreana se redressa et quitta son lit. Elle se dirigea d’un pas lent vers la salle de bain. Elle se positionna face à son miroir et observa son reflet. L’image d’une mère assassine. L’image d’une femme qui s’apprêtait à tuer un enfant. D’une femme qui avait pris le matin-même un rendez-vous à Ste Mangouste : dans trois semaines exactement, elle serait allongée, seule, sur une table d’opération froide et inhumaine. Et son bourreau entrerait dans la salle. La brunette secoua la tête, tentant de chasser ces images de son esprit. Son propre reflet la dégoûtait. Alors, d’un geste insensé et impulsif, elle sortit sa baguette magique de sa poche et donna un coup délicat sur le haut de son crâne. Comme si on avait versé de la peinture à l’endroit même où la baguette avait frappé, les cheveux se colorèrent de blond. La couleur du blé envahit progressivement toute la chevelure de la belle. Enfin, la mère infanticide disparut du miroir. A sa place se tenait une belle jeune femme, dont la beauté n’était ternie que par les sombres pensées qu’elle ruminait. Loreana se regarda sans vraiment se reconnaître. La couleur de cheveux pouvait-elle à ce point transformer un être ? Le rendre méconnaissable ? Est-ce que le blond lui allait bien ?

    Toc, toc, toc. Les questions existentielles de la brunette récemment devenue blonde furent interrompues. Trois coups brefs, hésitants mais plein d’assurance. La directrice des Serdaigle se retourna. La dernière fois qu’on avait ainsi frappé à sa porte, c’était Timothé Smith qui avait franchi l’encadrement et qui avait pénétré dans l’appartement. Ils étaient tous les deux désespérés, ce soir-là, et avaient couché ensemble. Loreana ne savait encore que penser de cette expérience. Certes, l’apprenti professeur était beau. Certes, il l’attirait. Certes, elle pouvait maintenant en juger, il était bon au lit. Mais ce n’était, malgré toutes ses qualités qui en faisaient un homme extraordinaire, pas de lui que la jeune femme était amoureuse. Mais qui frappait donc à sa porte ? Timothé ? Si c’était lui, pour quoi faire, pour quoi dire ? La blondinette s’avança vers la porte d’une démarche chaloupée et ne put s’empêcher de poser une main tristement tendre sur son ventre très légèrement arrondi. Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle s’arrêta de respirer.

    Maximilien Middle. Celui vers qui allaient toutes ses pensées, des plus amoureuses aux plus assassines. Celui qu’elle voulait serrer dans ses bras et étrangler de ses mains. Celui qui était si beau… Poser son regard sur lui la fit fondre instantanément. Toutes ses certitudes volèrent en éclat. Allait-elle vraiment tuer l’enfant d’un homme si beau, si intelligent, si charmant ? Allait-elle renoncer à avoir un fils que tout le monde lui jalouserait ? Ou une fille à la beauté fragile mais fatale ? Allait-elle lui résister longtemps ? Serait-elle capable de le repousser, maintenant qu’il semblait faire un pas vers elle ? Elle ouvrit grand sa porte et fit un pas vers le jeune homme, dans le but de se blottir dans ses bras et de capturer ses lèvres. Puis elle se ravisa et stoppa net son mouvement. Elle resta là, quelques secondes, à le regarder, incapable de bouger, incapable de se décider à se laisser guider par ses sentiments ou à rentrer dans son appartement et lui fermer la porte au nez. Elle sentit, pendant ces secondes séculaires, le regard du jeune homme se posa un peu partout sur son corps. Elle vit dans les yeux océan de son élève le même amour qui brûlait dans son cœur. Totalement troublée, ne sachant que dire ou que faire, elle recula vivement d’un pas et tenta de fermer la porte. Mais Maximilien avait bougé…


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Maximilien et Nathanaël...
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Dernière édition par Loreana N. Wilde le Lun 7 Fév 2011 - 23:25, édité 2 fois
Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Jeu 30 Déc 2010 - 23:21



    C’était un soir d’automne à la brise douce, le genre de soir qui annonçait le rude hiver au coin de la chaude et chaleureuse cheminée. D’ailleurs, un feu bravement allumé par l’homme de la maison, consumait déjà de nombreuse buche dans l’âtre au dessus duquel étaient posés quelques cadres photos. Une femme et un petit enfant, un homme et le même enfant et puis, finalement, entre ceux deux photos, une photo du même homme, de la même femme et du même petit garçon…Il ne faisait aucun doute que les deux adultes étaient les parents de l’enfant à peine né…Il possédait déjà les mêmes cheveux blonds que son père et les mêmes yeux pétillants d’intelligence de sa mère. Elle avait ce nez si fin, caractéristique du mâle et cette magnifique petite bouche en queue de poule de la jeune femme. Tous deux arboraient un sourire fier autour de ce petit bout qui ne suçait même pas encore son pouce ! En face de ces trois photos, sur un canapé de velours bleu, se tenaient assis, bien serrés l’un contre l’autre, ces personne, présentes sur les iconographies. Un homme, grand, blond, aux yeux bleus, un grand sourie accroché aux lèvres avait dans ses mains un petit livre d’histoire pour enfant. La femme, quand à elle, sa longue chevelure brune tombant sur ses épaules, serrait entre ses bras le jeune bambin, déjà grandi, des photos qui, entre ses parents, câlinait sa mère tout en écoutant son père lui lire son histoire préféré…Une scène resplendissante d’une famille unie qui avait lieue tous les soirs dans ce foyer heureux…Et puis, finalement, le blond, ferma le livre, embrassa sa femme et prit le petit garçon, endormi, dans ses bras, pour le porter vers sa chambre et ensemble, ils se mirent en route pour coucher leur joyeuse progéniture…Une fois la porte du paradis enfantin fermé, l’homme sourit à sa femme, caressa son ventre déjà légèrement arrondie par la promesse d’arrivée d’un autre enfant et se dirigea vers la cuisine afin de préparer deux tasses de thés !

    L’été approchait déjà et, dans un jardin fleuri, un homme tenait, dans sa grande main, la ridicule petite main d’une adorable fillette. L’enfant était d’une beauté fragile, avec ce sourire de braise et cette chevelure aux brillants reflets dorés…Avançant tous deux au rythme des battements de leur cœurs, ils se promenaient dans le jardin sous le regard attendri d’une douce femme qui, étrangement, ressemblait comme deux goûtes d’eau à la fillette en robe longue. Puis, soudainement, sans même crier gare, l’enfant lâche lâcha la main de son père pour courir en direction d’une grande porte de bois clair…Elle pénétra alors à l’intérieur de la maison et en ressortit quelques instants plus tard avec, dans une main, une petite poupée toute de blanc vêtue, et dans l’autre une trousse emplie de pinces, chouchous, bandana, brosse à cheveux et autres. Sans un regard pour le jeune homme blond qui s’était déjà, en attendant, affalée dans une chaise longue, elle rejoignit sa mère, juste à côté. Elle s’installa sur le bord de la longue chaise et, sans un mot, tendit sa petite trousse « Magic Kitty » (rmx de hello kitty) à la brunette. Cette dernière, soupirant discrètement, comprit très bien le message, se releva alors avec douceur et se mit à coiffer sa fille, la rendant à chaque instant plus jolie et ce sous le regard amoureux de l’homme qui ne pouvait détourner son regard des deux femmes de sa vie qui, depuis maintenant de nombreuses années, le rendait à chaque instant plus heureux, plus fier ! La petite fille à la beauté fragile, souriant de toute ses dents à son père, serra contre elle sa petite poupée, faisant mine de la bercée dans une douce chanson afin de l’endormir, exactement comme le rituel que, chaque soir, papa, maman ou bien les deux accomplissaient pour elle afin qu’elle rejoigne Morphée dans un voyage sans douleur et sans cauchemar !


    Cent fois déjà ces scènes étaient apparus à l’esprit de Maximilien, mille autres lui étaient déjà venus en tête et plus encore se créeraient déjà à l’intérieur de son petit cœur d’homme amoureux…Et plus il y pensait, plus il se sentait lâche de ne pas agir et plus il se sentait lâche, plus il pensait avoir prit la bonne décision en agissant pas : qui voudrait d’un père lâche…Mais aujourd’hui, les choses n’étaient pas pareil car il était étreint de la certitude qu’une de ces deux scènes : une fille ou bien un garçon, deviendrait un jour réalité et qu’il se tiendrait là, dans un jardin, observant Loréana coiffer sa princesse ou là, assise dans le canapé, lisant un livre à son petit garçon…Un jour il fondrait une famille avec Loréana, il l’avait toujours voulu et l’avait toujours su et ce jour : c’était bientôt ! Il vaquerait, heureux, à ses occupations d’homme marié et de père dévoué ! Jamais il ne serait une entrave à sa famille, il serait présent pour les rendre heureux, veiller à leur sécurité, à leur bien-être et avec lui, Léo, Timothé, Julia, Caleigh et tant d’autres de ses amis qui feront de cet enfant le roi ou la reine ! Il en était certain ! Aussi certain qu’il se tenait debout, droite, un livre rare de potion entre ses bras, tremblotant comme une feuille de vigne un soir d’hiver, fixant du regard cette porte aux bois clair qui…S’ouvrait enfin !

    Et alors, apparut, à ses yeux, la plus belle femme qu’il lui eut jamais été donné de voir : Loréana Wilde dans toute sa splendeur ! Son cœur manqua un battement quand il commença à entrapercevoir sa silhouette dans l’embrassure de la porte. Dieu ce qu’elle était magnifique ! Il ne put s’empêcher de la détaille de haut en bas. Son visage surtout lui semblait comme divin. Ses traits fins entouraient grâcement une bouche pulpeuse aux milles attraits, des joues un peu creusées par le soucis et des yeux, surtout des yeux, pétillants, sombres mais éblouissants, d’une honnêteté perturbante, cachant une souffrance sans renom, une douleur dont il se savait la cause et une hargne de vivre absolument incroyable…Et puis, lentement, son regard se posa sur ses cheveux…Devenus blonds ! Quand est-ce qu’elle les avait teints ? Maintenant, hier, il y a une heure, une semaine, trois semaines ? Maximilien, se rendant compte qu’il n’en n’avait aucune idée, comprit à quel point il s’était éloigné d’elle ces dernières semaines, combien il n’avait plus fait parti de sa vie et surtout combien cela lui manquait ! Un petit pincement au cœur le prit, tandis qu’elle restait là, elle aussi, à le contempler fixement, sans doute parcourue par les mêmes pensées que lui…L’adolescent crût hurler de joie lorsqu’il la vit esquisser un pas dans sa direction comme pour se jeter dans ses bras et comment aurait-il était heureux de la serrer contre lui, la rassurer et lui caresser ces cheveux blonds qui lui allaient tout aussi bien ! Mais elle s’arrêta aussi subitement qu’elle s’était avancée, retenue par sa conscience, par sa fierté et par les souvenirs de douleur crachés par sa mémoire, elle esquissa même un pas en sens inverse, en arrière, comme pour tenter de rentrer chez elle…Mais…Au moment où elle avait mis en route le geste pour claquer violemment la porte au nez de Maximilien, ce dernier, par reflexe, avait avancé et son pied et sa main pour l’empêcher de fermer définitivement cette porte majestueuse au bois clair…


    MAXIMILIEN_ « Loréana, écoute-moi, je t’en prie ! Ne ferme pas cette porte ! »

    Ces mots-là lui vinrent tout seul, d’un trait, d’un geste, comme si ils étaient naturels…L’utilisation de son prénom, le tutoiement qui devait certainement l’avoir ramené quelques mois en arrière, dans cet appartement même, alors qu’il l’étreignait de son corps d’homme pour la deuxième fois…La supplication également lui montrait clairement qu’il était prêt à tout juste pour lui parler parce que c’était tout ce qu’il désirait : parler et elle n’aurait plus qu’à écouter, rien de plus, un instant et il savait que sa dernière phrase était symbolique, métaphorique et que Loréana la comprendrait très bien…Il parlait, en effet, à la fois, vraiment de cette porte mais également de cette opportunité qu’ils avaient de discuter, d’arranger les choses, d’aplanir la situation et peut-être même d’y trouver une solution et il ne fallait pas ni pour elle ni pour lui qu’elle envoie directement cette chance au casse pipe à cause de sa souffrance ou à cause de sa colère ! Il fallait qu’ils discutent…Ils le savaient tous les deux…Sinon, pourquoi lui aurait-elle envoyé cette lettre si elle ne voulait pas l’entendre ou si elle ne souhaitait pas le voir revenir ! Non clairement, ils avaient tous deux besoins de se retrouver pour parler de leur histoire, de leur couple et surtout en prime de cet enfant qui n’attendaient qu’eux et qui dépendaient de leur bonne volonté !


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Ven 31 Déc 2010 - 12:43


    Oui. Non. Combat de mots, combat d’idées. Combat de pulsions, de sentiments. Lutte à mort entre deux envie contraires. Débat sans fin entre l’ange et le démon. Entre le cœur et la raison. Entre l’amour et la haine. Entre lui et elle… Le temps s’effaça dans une courbette humble. Chaque seconde dura un siècle, peut-être deux. Le regard de la belle ne put que lécher et dévora avec envie chaque centimètre de peau que la vue de l’homme qui avait conquis son cœur lui offrait. Son cœur, devenu roulement de tambour sonore, lui hurlait de retrouver l’éteinte chaude et rassurante des bras de son amant, donnant l’ordre à tous ses soldats de déposer leurs armes aux pieds du jeune homme. Son cerveau ne lui disait plus rien. Sa mémoire, brûlante de rancœur et exultante de douleur, envoyait d’avantage de combattants, dont la mission était de réduire en bouillie l’envie forte et euphorique de se jeter dans les bras du jeune homme. Il était si beau. Plus même que dans ses souvenirs. Ses cheveux blonds n’étaient plus collés sur son front à cause de la sueur coupable d’un ébat dont elle ne voulait rien savoir : au contraire, ils échappaient au contrôle de leur propriétaire, explosaient en bataille et donnait un air divin au jeune Serdaigle. Ses yeux bleus brillaient d’un amour et d’une détermination à toute épreuve qui parvint même à ébranler les soldats de la Mémoire. Alors, un court instant, La mémoire céda. Comme si c’était le signal qu’attendaient ses jambes, la jeune femme se sentit partir en avant. Plus rien ne semblait pouvoir l’empêcher d’aimer ce jeune homme, de lui caresser les cheveux, de le regarder lire ou faire ses devoirs, de le déshabiller, de lui faire l’amour, de l’embrasser, de l’aimer pour le restant de ses jours… Puis la mémoire reprit contenance. Ses soldats reprirent la bataille, plus acharnés encore. Tant de rêves brisés. Tant d’amour bafoué. Tant de blessures pas encore cicatrisées… Les pieds voletant de la belle reprirent appui sur le sol, et poussèrent son corps dans l’autre direction. Les deux amants s’éloignèrent, alors qu’ils étaient plus proches que jamais. Tellement proches dans leur souffrance, tellement unies par cette maternité qui les effrayait… Mais tellement différents, tellement éloignés par elle… Miss Wilde recula vivement, voulant se soustraire à la vue et au regard de Maximilien, voulant, le plus vite possible, pouvoir recommencer à penser, loin de la vision envoûtante du jeune homme qui lui faisait perdre ses moyens. Sans le lâcher du regard, elle recula, emmenant dans sa retraite la porte avec elle. Une fois cette dernière fermée, Loreana pourrait se remettre à respirer.

    Mais c’était sans compter la pugnacité du jeune Serdaigle. Dans un mouvement instinctif, il avait avancé vers elle, interrompu la fermeture de la porte de son pied, et posé sa main du le bois. La directrice de Serdaigle n’eut d’autre choix que lui adresser un regard surpris et colérique à la fois, adouci instantanément par la lueur de supplication qui brillait dans les yeux du jeune homme. Jamais elle ne l’avait vu si sincère, si fragile et si sûr à la fois. Il semblait avoir enfin pris une décision. C’était pas trop tôt, plus de quatre jour après que la blonde lui ait annoncé sa grossesse. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Pourquoi ne se présenter à elle que maintenant ? Elle se doutait qu’il avait eu besoin de temps pour avaler cette nouvelle, mais il aurait au moins pu lui envoyer une lettre, lui faire un signe… Dans son absence totale de réaction, Loreana avait conclu qu’il se fichait pas mal d’elle et avait pris la difficile décision de se débarrasser de l’être qui grandissait en son sein. Elle avait véritablement compris la portée de son acte lorsqu’elle avait pris rendez-vous à Ste Mangouste pour l’avortement. Quel mot horrible. Mais maintenant, le Serdaigle avait dynamité toutes ses certitudes. Il ne s’en fichait pas : il était là. Pas aussi vite que l’aurait espéré la directrice de Serdaigle, mais il était là.



    MAXIMILIEN « Loréana, écoute-moi, je t’en prie ! Ne ferme pas cette porte ! »

    Le regard que lui lança Maximilien la fit fondre. Comment pourrait-elle résister ? Un court instant, elle fut reprise de cette envie incontrôlable de le serrer dans ses bras, de l’embrasser. A nouveau, elle esquissa un mouvement vers lui, et posa sa main sur celle de Maximilien qui bloquait toujours la porte. Ce contact la fit frissonner, mais bien vite les mêmes souvenirs surgirent dans sa mémoire. Maximilien lui servant un discours de rupture odieux à ses oreilles. Alors, sa main délicate se déplaça et ôta avec violence celle de Maximilien de la porte. Son regard se durcit, et son mouvement vers le jeune homme s’arrêta net.

    LOREANA «Ce n’est pas moi qui ai fermé cette porte. Tu l’as déjà fait, Maximilien. Et tu l’as fermée à clé. »

    A ces mots, elle tenta à nouveau de claquer la porte. Mais le pied du jeune homme opposait toujours une résistance agaçante à ce signe de rejet. Alors, d’un coup, Loreana sentit qu’elle devait parler à Maximilien. Elle sentait qu’elle devait lui dire ce qu’elle avait sur le cœur. Lui exposer ses moindres griefs. Lui renvoyer à la tête ses quatre vérités. La première idée qui lui traversa l’esprit fut de prononcer quelques mots. Quelques mots qui avaient taillé sont cœur en pièces, quelques mots que Maximilien avait lui-même prononcé…

    LOREANA «C’est mieux pour toi, c’est mieux pour nous ! On doit s’arrêter là ! Tu seras mieux sans moi ! Je ne t’ai apporté que malheur, larme et enfermement ! Vis, Lor’ ! Envole-toi comme le joyeux petit oiseau que tu es, le magnifique oiseau ! »

    Loreana fixait le jeune homme d’un regard de glace. Elle n’en avait pas fini avec lui.

    LOREANA « Ou peut-être as-tu déjà oublié ? Peut-être dois-je te rafraîchir la mémoire ? Tu m’as rejetée ! Tu ne m’as pas laisser la chance de te comprendre, de te pardonner ! Tu… Je… Je ne te hais pas, Maximilien, même si je devrais. Mais je ne veux plus te voir. Je veux que tu arrêtes de jouer avec moi, je veux pouvoir me convaincre que la décision que j’ai prise est la bonne. Va-t-en ! »

    Et, dans un élan de violence, incontrôlée, Loreana repoussa le jeune homme, libérant sa porte et lui permettant de la fermer. Dans son geste, Loreana aperçut l’ouvrage que Maximilien tenait à la main. Alors qu’elle venait de refermer sa porte, la jeune femme soupira et dut retenir des larmes. Mais, pour une raison inexpliquée, elle fit volte-face, rouvrit la porte, vit l’espoir illuminer le doux visage du Serdaigle. Elle posa une main sur celle de Maximilien, et, alors que le jeune homme devait croire qu’il avait gagné, s’empara avec avidité du livre de potions, avant de retourner dans son appartement, fermant à nouveau la porte au nez de l’élève. Ce geste était, bien entendu, un message clair adressé à Maximilien : « oui, tu as encore une chance. »


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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Ven 31 Déc 2010 - 14:04



    LOREANA_ « Ce n’est pas moi qui ai fermé cette porte. Tu l’as déjà fait, Maximilien. Et tu l’as fermée à clé. »

    Elle lui renvoyait sa métaphore en pleine figure et elle avait bien raison d’agir ainsi…Car effectivement, cette porte si belle, si majestueuse, c’était lui qui, quelques semaines plus tôt, l’avait violemment fermé par de douloureuses et monstrueuses paroles qui les avaient achevés tout les deux, qui les avaient enterrés eux et leur histoire, eux et leur espoirs, eux et leur avenir ! La dernière fois que Maximilien s’était présenté à la belle demoiselle, c’était pour en finir définitivement, dans un élan de souffrance, de culpabilité et de haine de sois…Il se souvenait de chaque seconde…Ce moment avait été l’un des pires de sa vie mais, à l’époque, il avait vraiment crû que c’était la meilleur de choses à faire pour elle surtout, pour qu’elle soit heureuse alors il avait claqué la porte et, en effet, avait voulu, par cela, mettre un point final à leur si belle histoire mais c’était sans compter leur évolution, sans compter leur amour, leur passé et cet enfant imprévu qui les avaient tous les deus chamboulés…Alors ils étaient là, face à face, se dévisageant et lisant sur le visage de l’autre exactement les mêmes sentiments qui traversaient leur cœur : l’amour, l’incertitude, la certitude, la tendresse, la surprise, l’émerveillement, la peur, le désir…Et puis dans leur unions, leurs sentiments prenaient des directions différentes. Chez l’un, la culpabilité, la honte, la supplication étaient palpable et chez l’autre on lisait de la colère, de la crainte…Et ce doute au fond de leurs yeux, ce doute tiraillant qui naissait à l’intérieur de leur être : allaient-ils se retrouver ? Allaient-ils faire table rase des mauvais moments, se concentrer sur leurs plus beaux souvenirs et reprendre cette histoire d’amour là où elle s’était arrêté avant que Travis ne meurt, avant que Maximilien ne gâche tout, avant qu’il ne l’abandonne définitivement…Mais pour cela, il fallait parler et pardonner…Loréana n’était pas encore prête et elle le lui avait bien fait comprendre par cette phrase, elle n’était pas prête à ouvrir cette porte mais lui, lui était bien décidé à attendre qu’elle le soit et à revenir ici chaque jour pour se mettre à genoux et pour le supplier de l’écouter, de discuter et d’essayer d’arranger les choses au nom de leur amour et au nom de cet enfant qu’ils avaient conçu ensemble et qui méritait des parents responsables !

    Loréana tenta à nouveau de fermer la porte mais Maximilien la tenait coincée grâce à la force de sa main et de son pied. La jolie brunette ne pouvait pas la fermer sans le toucher…Contact qui, espérait le blond, aurait peut-être pour effet de faire évoluer les choses dans le bon sens…Loréana, comprenant qu’effective ment elle ne pourrait éviter l’inévitable, posa délicatement sa main sur celle de son ex-amant…Ils frissonnèrent tout deux alors qu’une vague gargantuesque de souvenirs les submergea simultanément, provoquant un violent arrêt du temps tandis que tous deux étaient replongés dans leur mémoire respective, revoyant leurs plus beaux moments…La main de Loréana avait réellement eu l’effet d’une douche froide sur Maximilien qui y retrouva toute la douceur d’autrefois, la fraîcheur de cette femme, sa simplicité, sa colère, sa douleur…Tout était contenu dans cette main qui délicatement, reprenant le contrôle des évènements, poussa loin de cette porte en bois la main de Maximilien qui, subjugué par ce contact tant désiré et tellement absent depuis un trop long moment, se laissa faire sans broncher, sans agir, sans rien dire, les yeux perdus dans les traits de sa moitié qui se dessinaient encore dans l’embrassure de la porte…Elle était belle…Mais, malheureusement, ses traits de souffrance et de calme se déformèrent poussés par la colère et le visage de Loréana prit un aspect que Maximilien ne lui avait pas encore connu : celui de la douleur extrême et infini dont il était l’unique responsable…


    LOREANA_ « C’est mieux pour toi, c’est mieux pour nous ! On doit s’arrêter là ! Tu seras mieux sans moi ! Je ne t’ai apporté que malheur, larme et enfermement ! Vis, Lor’ ! Envole-toi comme le joyeux petit oiseau que tu es, le magnifique oiseau ! »

    Immédiatement, il reconnut les paroles qu’il avait lui-même prononcées quelques semaines plus tôt lorsqu’il s’était présenté à elle transpirant, puant l’alcool, le sexe, la mort et la débauche et que telle l’épave humaine qu’il était devenu, il l’avait laissé tomber, balayant de quelques mots tout ce qu’ils avaient construits, détruisant par cela tout ce qu’ils avaient rêvé de bâtir encore ! Ces mots qu’il avait laissé sortir de sa bouche dans l’espoir de rendre Loréana plus heureuse qu’elle ne le sera jamais, sonnèrent soudainement à l’oreille de Maximilien tels qu’ils étaient réellement…Ni beau, ni gentil, juste monstrueux, égoïste et stupide ! Comment avait-il pu lui demander une telle chose ! Oui il souffrait, oui tout ce discours était parti d’une bonne intention, celle de l’homme amoureux qui se sent fardeau pour sa Némésis mais cela n’enlevait rien au caractère abominables de ces paroles…Maximilien se sentit soudain très mal et son visage se déformé également sous la douleur que Loréana lui infligeait…était-ce donc que cela, l’amour ? La souffrance, sans arrêt, la souffrance et le doute ? Et cela en valait-il la peine ? La peine de se battre pour la souffrance ? Lorsqu’il releva les yeux vers le visage de sa belle, il comprit que oui…Oui pour elle, il se battrait, pour elle et pour ce petit ventre arrondi qui lui allait si bien…Pour elle et pour cet enfant qu’il aimait déjà…Pour cet enfant qu’il ne voulait pas voir mourir ! Alors, le jeune serdaigle, courageusement, ouvrit la bouche pour répondre, pour s’expliquer, pour dire simplement ce qui les sauverait, n’importe quoi pourvu que cela les aide…Mais c’était sans compter Loréana qui était loin d’en avoir fini avec lui et qui, à nouveau, laissa parler son cœur ou plutôt, ce qu’il restait de son cœur…

    LOREANA_ « Ou peut-être as-tu déjà oublié ? Peut-être dois-je te rafraîchir la mémoire ? Tu m’as rejetée ! Tu ne m’as pas laissé la chance de te comprendre, de te pardonner ! Tu… Je… Je ne te hais pas, Maximilien, même si je devrais. Mais je ne veux plus te voir. Je veux que tu arrêtes de jouer avec moi, je veux pouvoir me convaincre que la décision que j’ai prise est la bonne. Va-t-en ! »

    Oh non ! Il n’avait pas besoin qu’elle lui rafraîchisse la mémoire ! Il savait maintenant ce qu’il avait fait, ce qu’il avait détruit et il était venu dans l’espoir de tout reconstruire...Mais cela ne serait pas aussi simple…IL n’avait rien fait, c’était vrai, toutes les accusations qu’elle lui lançait étaient justifiées ! Il ne lui avait ni laisser le temps de parler, ni de le comprendre et encore moins de lui pardonner ! Il n’avait pas voulu être pardonné ! Il avait pris la décision pour eux deux sans lui laisser la possibilité de choisir ce qu’elle voulait…Mais il avait fait cela pour elle ! Seulement, il s’était trompé et il réalisait enfin à quel point, il s’était trompé…Mais tout n’était pas perdu ! Elle ne le haïssait pas, elle ne le détestait pas ! Il y avait toujours ce feu à l’intérieur d’elle-même, ce feu qui brûlait pour lui et ce feu-là, c’était sa flamme d’espoir à lui que tout s’arrange, qu’il arrivera à penser toutes les plaies qu’il avait ouvertes et à stopper ce saignement douloureux qui étreignait entièrement Loréana depuis ce discours…Mais elle l’accusait de jouer avec elle…Comment lui faire comprendre que ce n’était pas le cas…Qu’il avait été dépassé par les évènements comme le gamin immature qu’il était à l’époque ? Il ne pouvait rien faire maintenant ! Maintenant qu’elle l’avait poussé pour réussir à lui claquer la porte…Cependant le bois clair s’ouvrit à nouveau et l’espoir naquit encore dans les yeux du serdaigle mais Loréana ne fit que tendre la main, lui arracher le livre de potion, que lui-même avait oublié, et refermer la porte…Mais ce geste ne signifiait pas rien…Loréana n’était pas matérialiste et cela, Maximilien le savait ! Prendre le livre était un moyen, pour elle, de lui faire comprendre que rien n’était encore perdu…Qu’il avait une chance de tout réparer…Sachant alors que sa belle se trouvait derrière la porte…Maximilien s’approcha et murmura à travers ce bois si léger :

    MAXIMILIEN_ « J’ai compris le message… »

    Cette phrase était énigmatique et pouvait laisser Loréana dans le bénéfice du doute…Quel signal avait-il compris ? Celui qu’elle lui avait lancé ostensiblement en le rejetant à savoir que tout était perdu ou cela, bien caché, avec le livre qui hurlait que rien n’était encore perdu ? Mais laisser Loréana dans le doute était un choix que Maximilien avait fait…Ainsi quand il reviendrait le lendemain matin, peut-être sera-t-elle soulagée de le savoir de retour, de savoir qu’il avait bien compris son dernier sous-entendu et qu’il continuerait à insister jusqu’à ce qu’elle craque…Il espérait qu’ainsi, leur relation avance et qu’elle se rende compte qu’elle le voulait encore et toujours à ses côtés…Il partit alors, le vague à l’âme avec la ferme intention de faire plier sa belle le lendemain ou sinon le surlendemain et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle lui ouvre à nouveau et la porte de son cœur et la porte de sa vie !


***

    Le lac était pur et clair aujourd’hui…Il semblait être en accord avec les pensées de Maximilien et avec ses sentiments…Ainsi, la veille alors qu’il était tourmenté et plongé dans le doute, cette même eau avaient été secouée de remous insistants et débordants alors qu’aujourd’hui, maintenant que le cœur du garçon était en paix et en accord avec lui-même, alors qu’il avait au fond de lui-même la certitude d’être à nouveau sur le bon chemin, l’eau était pure, claire, soyeuse et surtout paisible. Elle n’était secouée par aucun coup de vent et, l’adolescent, venu chercher ici le courage de se présenter à nouveau à la porte de sa belle demoiselle, serrait contre lui le deuxième présent qu’il comptait lui offrir : un miroir à double sens…Ainsi, il comptait lui faire comprendre qu’il se liait à elle, que volontairement, il serait toujours là quoi qu’il arrive, qu’un mot suffirait pour qu’elle accoure la rejoindre, pour qu’il vole à son secours…Toujours, elle pourrait le contacter, toujours elle pourrait compter sur lui…Voilà ce qu’il espérait réussir à lui dire grâce à ce petit cadeau qui peut-être serait le début d’une belle réconciliation et à l’origine de la décision de garder envie le petit prolongement des deux ex-amants…Maximilien voulait que Loréana sache qu’il lui était entièrement dévoué ! L’eau tranquille lui donna finalement le dernier souffle pour qu’il se lève et accomplisse les quelques mètres qui le séparait des appartements de la professeur de potion. Ce qu’il fit, la peur au corps, la certitude dans le cœur, l’espoir dans l’âme et il frappa alors à sa porte, espérant que sa douce ait pu réfléchir à ce qu’elle voudrait vraiment…Il attendit alors patiemment, à nouveau perdu dans la contemplation de ce bois si clair, qu’elle vienne lui ouvrir…


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Ven 31 Déc 2010 - 16:45


    Loreana baissa les yeux sur son trésor. Plaquée contre la porte, le livre serrée contre sa poitrine agitée sous l’effet de sa respiration haletante, la jeune femme tendait l’oreille. Elle attendait d’avoir entendu les pas du jeune homme s’éloigner pour enfin oser jeter un œil au titre de l’ouvrage qu’elle lui avait arraché, devant en même temps faire un colossal effort de volonté pour ne pas s’emparer des lèvres du l’élève et le ramener dans son appartement lui aussi, comme un trésor. Attentive dans l’attente, qui semblait se prolonger, Loreana ne sut comment réagir lorsqu’elle entendit la voix étouffée de son amant de l’autre côté de la porte. Elle ne comprit pas tout de suite ce qu’il lui disait.

    MAXIMILIEN «J’ai compris le message… »

    Non, imbécile, tu n’as rien compris. Sinon, tu serais resté. Tu aurais fait le pied-de-grue devant la porte de l’appartement pendant des heures, espérant que la brunette/blondinette sortirait et te verrait, et tu aurais alors sauté sur l’occasion pour lui parler, la rassurer, la serrer contre toi. Pour lui dire combien tu avais souffert, toi aussi, de cette séparation. Pour lui dire combien les mots que tu avais prononcé quelques semaines plutôt t’avaient dégoûté, combien tu l’aimais, combien tu la voulais, elle et pas une autre, combien tu aimais déjà cet enfant, combien tu étais heureux ne serait-ce que de la voir. Tu lui dirais aussi tout ce que tu étais prêt à faire pour elle, tout ce que tu lui ferais si elle te pardonnait. Tu lui aurais dit tout cela, et même plus encore, si tu avais vraiment compris. Tu n’aurais pas tourné les talons et disparu par l’embrasure du portrait. Et Loreana n’aurait pas rouvert discrètement sa porte pour te voir une dernière fois avant que tu ne retournes à ton monde…

    Mais qu’avait-il compris, au juste ? Le message clair, ou le message subtil ? L’acte de rejet, ou celui d’appel ? Ce que Loreana faisait, ou ce qu’elle voulait ? Pleine de doute, Loreana ne trouva pas le sommeil. Venait-elle de perdre définitivement le père de son enfant ? Venait-elle elle-même de mettre fin aux tentatives de rapprochement du jeune Serdaigle ? N’était pas, cette fois, elle qui était responsable de ses propres malheurs, elle qui venait d’affirmer sa détermination à tuer l’enfant ? Allongée sur son lit, se mordant la lèvre inférieure en s’en voulant d’avoir rejeté Maximilien, Loreana ne pouvait s’empêcher de caresser avec tendresse son ventre très légèrement arrondi. Elle songeait à ce bébé qui ne naîtra jamais, elle songea à la vie qu’elle allait enterrer avec cet enfant… Ses doigts étaient maintenant plus proches de son enfant qu’ils ne le seraient jamais dans le futur. Ce constat la fit souffrir et elle se prit à se demander à quel moment le petit être avait été conçu. Plus que probablement durant les vacances qu’elle avait passées au manoir Middle. Mais à quel moment, précisément ? Car, durant ces deux mois, Max et elle avaient vécu plus d’une étreinte passionnée. Probablement, l’enfant était le fruit d’une des dernières de ces vacances, peut-être même de la dernière. Loreana se prit à sourire en pensant à l’étreinte en question. Excités comme deux adolescents, voyant venir la fin des vacances avec tristesse, une innocente course dans la piscine s’était transformée en une partie de jambe en l’air aquatique. La jeune femme frissonna rien qu’en y repensant, et se souvenant des caresses de Maximilien sur sa peau, ses baisers, sa délicatesse et sa douceur lorsqu’il la pénétra…

    Ce fut précisément sur ce souvenir que Morphée décida d’emporter Loreana, lui offrant le réconfort d’un monde qui n’appartenait qu’à elle : celui de ses rêves.


    ***

    De toutes les pratiques longtemps tenues secrètes des potions, jalousement conservées par des livres ensorcelés, celle de la Potion de Résurrection qui servit à Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Toujours-Pas-Le-Nom fut probablement la plus difficile à obtenir. Albus Dumbledore lui-même avait tenu à ce qu’on ne dévoile pas la formule utilisée, de peur de voir des sorciers adeptes des forces occultes tenter de la reproduire. Toutefois …

    Loreana avait perdu toute notion du temps. Allongée dans son canapé, le livre de Maximilien sur les genoux, elle lisait avec avidité, sans discontinuer. Elle n’osait pas se l’avouer, mais elle remerciait mille fois Maximilien de lui avoir fourni ce bouquin, extrêmement rare car censuré par le Ministère. Il traitait des potions les plus puissantes, au risque de verser parfois dans la Magie Noire. Loreana ne s’y intéressait bien sûr que pour la partie « potions » et trouvait cette forme de Magie extrêmement ancienne totalement imprudente et dangereuse. Mais fascinante. Pas pour l’utiliser, bien sûr. La fascination devait rester purement théorique.

    Toc. Toc. Toc. De nouveau, trois coups. Les mêmes qu’hier. Loreana ferma son livre et ne le lâcha pas lorsqu’elle se dirigea vers la porte. Elle remarqua, passant devant un miroir, qu’elle n’avait pas pensé à rendre leur couleur naturelle à ses cheveux. Elle se détailla un instant un regard. Le blond ne lui allait pas trop mal, finalement. Elle avait l’air fatiguée, mais moins tourmentée que la veille. Recoiffant distraitement une mèche qui lui tombait devant les yeux, Loreana ouvrit la porte.

    Et voulut la refermer aussitôt. Maximilien Middle. Encore. Avec un autre présent. D’un geste vif, Maximilien avait à nouveau bloqué la porte. D’un geste tout aussi vif, Loreana cacha le bouquin derrière son dos. Elle ne voulait pas laisser croire à Maximilien que son cadeau avait fait mouche. Elle ne voulait pas qu’il sache qu’elle l’avait commencé sans attendre, elle ne voulait pas lui montrer qu’elle avait vraiment accepté un cadeau de sa part. Elle se contenta d’afficher un air froid.
    « J’ai compris le message ». Voilà donc ce que cela signifiait. Il reviendrait, jour après jour, frapper à sa porte, chaque fois un nouveau présent dans les bras. Il n’abandonnerait pas. Il avait compris qu’elle voulait le voir se battre, pour lui prouver qu’elle pouvait à nouveau lui faire confiance. « J’ai compris le message ». Si Loreana s’était écoutée, elle lui aurait sourit, puis sauté dans les bras.

    Mais elle ne pouvait pas. Trop de souvenirs douloureux la retenaient encore d’accorder à nouveau une pleine confiance à l’homme qu’elle aimait pourtant de tout son cœur meurtri. Elle le dévisagea froidement, calmant son cœur. Pourtant, lorsqu’elle parla, sa voix était tremblante.


    LOREANA «Qu’est-ce que tu veux ?»


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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Ven 31 Déc 2010 - 17:58



    Il ne savait pas exactement comment l’idée d’acheter un miroir à double sens lui était venue à l’esprit…Lorsqu’il avait quitté, la veille, les appartements de sa promise, il s’était dirigée de lui-même vers pré-au-lard afin de trouver un autre présent, un petit cadeau, bien meilleur que celui d’aujourd’hui, qui l’aiderait à reconquérir cette femme qui décidemment avait définitivement capturé son cœur ! Il avait, dès lors, marcher longtemps, parcourant boutique sur boutique sans succès, sans trouver la moindre idée de ce qui, non seulement, ferait plaisir à Loréana Wilde mais qui, également, ferait bien passé les messages qu’il voulait lui faire comprendre sur son amour débordant…Alors il était entré dans une boutique de « Bric à brac pour sorciers », en désespoir de cause, et longuement avait déambulé entre les rayons sans rien trouver, sans rien découvrir et puis au détour d’une étagère, posés comme si de rien était, il les avait découvert…Ces petits trésor si parfaits…il en prit un dans sa main et contempla longuement son reflet…Pour la première fois depuis des semaines, il se trouva à nouveau beau et retrouva sur son visage cet air qui avait fait tant de ravages, ces traits dont il avait toujours été si fier…Sa chevelure blonde, lionne et indomptée, partait dans tous les sens tandis que ses yeux bleus pétant affichait cet air sûr de lui, ces certitudes qui le caractérisait…Ce miroir était son lac, son eau paisible qui lui renvoyait ce qu’il était et c’était, à présent, exactement, ce qu’il voulait être…Ce miroir double sens était le cadeau idéal pour Loréana, il le savait maintenant et ainsi, il l’acheta, sans même regarder le montant exorbitant que cela allait enlever à son compte Gringotte ! Rien n’était trop cher pour sa douce !

    Il était alors entré dans son dortoir. Avec déposa son côté du miroir dans le tiroir et la partie qu’il donnerait à Loréana sur sa table de nuit et il s’était allongé sur son lit, regardant fixement le plafond, se repassant en boucle cette petite discussion…Une série de questions lui étaient montées à la tête : avait-il bien compris le message ? Avait-il bien fait ? N’aurait-il pas dû rester ? Ne l’avait-il pas perdue à jamais ? Tous ces doutes qui ne s’arrêtaient pas et ce jusqu’à ce que Léo entrât pour l’emmener de force dans la grande salle…Il lui fallait bien manger…Les serdaigles s’étaient mis à l’écart pour discuter et ainsi, Maximilien put tout raconter à son meilleur ami, dans les moindres détails…Il remarqua également l’air soulagé qu’affichait l’autre serdaigle en apprenant que Maximilien bougeait enfin pour garder son futur neveux ou sa future nièce en vie ! Léo lui changea alors bravement les idées, faisant le clown…Ils imaginèrent à nouveau, ensemble, des centaines de scénarios de leur vie plus tard, hypothétiques le sexe du bambin, son futur prénom, sa future vie parfaite, ses joies, ses peines, ses douleurs, son éducation…Et Maximilien comprit alors que, si enfant il y avait, Léo serait définitivement là pour lui apprendre la vie, lui offrir trop de bonbons…Bref équilibrer le côté trop stricte de Lor’ et certainement le sien aussi lorsqu’il serait responsable de ce bambin…Ensuite, après avoir fini leur repas, Maximilien et Léo rentrèrent ensemble, unis comme les deux doigts de la main, dans leur dortoir et tard le soir, ils discutèrent encore de cet enfant, des possibilités de Maximilien et Léo, longtemps, dû le rassurer, l’encourager à continuer, lui donner, en quelques sortes, la force dont il avait besoin pour aller, le lendemain, encore, se présenter à sa belle demoiselle…

    C’est ainsi que le lendemain, après avoir fait son tour près de ce lac si paisible, il s’était rendu devant cette porte majestueuse de bois clair dont il n’avait jamais noté autant de détails. Il frappa à nouveau trois petits coups, les mêmes que la veille, réguliers, net, précis ! Et il patienta…Le miroir à double sens, bien serré contre sa poitrine, la porte s’ouvrit enfin et apparût à ses yeux, comme la veille, la belle demoiselle…Son premier réflexe, à elle, fut de vouloir claquer la porte. Son premier réflexe, à lui, fut de bloquer ce claquage avec son pied…Surprise, elle lui offrit quelques instants le temps de la détaille. Elle portait un jean bleu délavé qui moulait ses cuisses rondelette tandis qu’un simple t-shirt blanc laissait apparaître un bout de peau de ce ventre déjà rond et de ces seins aux courbes délicieuses…Maximilien était si ébloui qu’il n’aperçu pas le mouvement rapide que la professeur de potion avait esquisser pour cacher un objet derrière son dos…Il ne s’aperçu de ce manège que lorsqu’il constata qu’elle tenait ses deux mains bien à l’abris derrière son dos…Fronçant les sourcils, il préféra ne pas le noter et attendre sagement que la discussion, qu’il attendait tant, commence !


    LOREANA_ « Qu’est-ce que tu veux ? »

    On ne pouvait pas dire que son ton était agréable, doux et d’une gentillesse crasse…Mais c’était déjà quelque chose : elle lui parlait pour autre chose que pour lui hurler dessus et lui cracher à la figure tout ce qu’elle ressentait ! Oh ce n’était pas une montagne mais c’était un pas en avant non négligeable qui réchauffa fortement le cœur du serdaigle. Il tenta alors un sourire et avança d’une main son cadeau pour l’offrir à Maximilien et, parallèlement à ce geste, il lui répondit d’une voix douce :

    MAXIMILIEN_ « Te parler, Lor’, je veux juste te parler… »

    Il fut pris d’une folle envie de se pencher en avant, de faire un pas vers elle, qui se dissimulait à moitié derrière la majestueuse porte de bois clair, de la serrer contre lui, lui caresser ses cheveux, lui murmurer de douces paroles à l’oreille et caresser doucement son ventre, parler à cet enfant en développement pour qu’il connaisse sa voix…Il lui chanterait des chansons, des berceuses pour enfant et puis viendrait embrasser Loréana…Oh comme il avait envie que tout ce cinéma cesse, qu’ils avancent ensemble main dans la main, que cette réconciliation ait enfin lieue, qu’ils puissent vivre ensemble et ne plus perdre une seule seconde, partager leur quotidien ! Maximilien n’avait jamais désiré une chose aussi ardemment et c’était d’autant plus douloureux que le fait que l’obtenir ne dépendait pas de lui mais bien d’une jeune femme un peu capricieuse mais qui méritait bien de se faire un peu prier, supplier et pour tout ce qu’il lui avait fait subir…Il fallait bien cela…Mais il fut subitement pris d’un élan de tendresse, à nouveau, cette irrépressible envie de prendre son rôle d’homme…Il s’écarta alors un peu de la porte, voulant faire un geste vers elle mais il se retint de justesse, il ne fallait pas la brusquer…Il la regarda alors dans les yeux, attiré par cette chevelure blonde de feu qui mettait ses yeux en valeur…Et il ne put rien faire d’autre que de demander :

    MAXIMILIEN_ « Je…Alors comment-tu vas ? Comment ça se passe ? »

    D’un geste de la tête, il désigna son ventre arrondi afin de lui signaler qu’il parlait de ce petit-là…Il voulait savoir comment elle, elle allait mais également se passait sa grossesse ! Mais il ne se doutait pas également qu’en s’étant écarté pour lui parler, il lui donnait la possibilité de vite prendre ce cadeau et d’agir comme hier en lui fermant la porte au nez…Trop heureux de la voir, de l’entendre, il voulait juste savoir comment tout ce passait, comment elle se portait…Ce serait déjà suffisant…


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Ven 31 Déc 2010 - 18:58


    LOREANA «Qu’est-ce que tu veux ?»

    Idiote. Il te veut toi, ça se voit dans son regard. Ça se voit parce qu’il est là, devant toi, un nouveau cadeau à la main. Ça se voit parce qu’il est beau. Plus beau qu’hier. Il t’a vu, il en a été heureux. Même si tout ne c’est pas passé comme il le voulait, il t’as vu, il a entendu le son de ta voix, et ça lui a suffit à renaître. Il a pu laisser son doux regard parcourir ton visage, la peau de ton corps que tu n’as pas pudiquement dérobé à son regard. Il t’aime, ça se voit. Il t’implore de le pardonner. Oh, pas à genoux, bien sûr. Il ne se tort pas à tes pieds comme un misérable ver. Ce n’est pas un misérable ver. C’est l’homme que tu aimes, l’homme auquel tu ne peux t’empêcher de penser, ni le jour, ni la nuit… C’est l’homme qui t’as pris avec passion, avec amour, c’est l’homme qui a laissé un peu de lui en toi. C’est l’homme qui a fait gonfler ton ventre. C’est lui, et lui seul, qui t’a offert la possibilité d’être mère. Que vas-tu faire, hein ? Tu vas le repousser, comme hier ? Tu vas t’enfermer dans ta fierté d’hippogriffe, nier les sentiments qui t’habitent et te consument entièrement ? Vas-tu être capable de résister aux charmes grandissants du Serdaigle ? Ou bien vas-tu enfin reconnaître que tu meurs d’envie de garder l’enfant, de le voir grandir et de l’élever avec cet homme à tes côtés ? Vas-tu oublier le discours odieux qu’il t’a tenu il y a quelques semaines de ça et te laisser guider par ta pulsion qui te pousse vers lui ? Cours, vole vers lui, ma belle : tu le veux. Embrasse-le, déshabille-le, caresse-le, fais-lui l’amour. Tu le veux. Dis-lui que tu l’aimes. Dis-lui que cet enfant sera son enfant. Dis-lui que tu l’aimes. Dis-lui qu’il est pardonné, que tu lui fais confiance. Dis-lui que tu l’aimes. Cesse de te mentir. Cesse de le repousser : tu en souffres autant que lui. Pourquoi le mettre à l’épreuve ? Pourquoi le laisser repartir, au risque qu’il ne revienne pas demain ? Et s’il revient, pourquoi le repousser à nouveau ? Tu sais ce que tu veux. Tu sais comment l’avoir. Alors, qu’attends-tu ? Lâches cette porte, lâches ce livre, et capture-le. Emmène-le à l’intérieur. Laisse-le caresser ton ventre, parler à sa progéniture, t’embrasser. Laisse-le pleurer de bonheur. Laisse ses yeux briller d’un éclat heureux. Laisse-toi être heureuse.

    MAXIMILIEN « Te parler, Lor’, je veux juste te parler. »

    Pourquoi ne pas lui répondre « alors, parle-moi » ? Pourquoi ne pas te laisser bercer par sa voix, hypnotiser par ses mots ? Pourquoi ne pas lui intimer l’ordre de se taire, mais pas d’une manière sèche ? Fais-le taire, prends ses lèvres. Ces lèvres si sucrées, si agréables… Ces lèvres qui t’appartenaient, il y a peu, mais qui ont, depuis, connu bien d’autres bouches… Oui, cette idée te fait souffrir. Oui, cette idée te résigne, et cause ton absence de réaction. Il veut te parler, il veut entendre le son de ta voix, il veut savoir comment tu vas… Et toi, tu restes là, incapable de réagir. Tu restes là, sans bouger, au risque de louper le train de l’amour. Tu connais pourtant la chanson par cœur. La chanson de l’amour, il te l’a apprise à coups de baisers, de caresses et de reins. Tu connais la chanson, l’amour et ses trémolos, l’amour et sa valse infernale… Il se tait, le silence s’installe. Tu ne le brise pas. Qu’aurais-tu à lui dire ? Tu ne sais même pas ce que tu vas faire ! Vas-tu lui répondre « parle-moi, dis-moi que tu m’aimes » ? Ou plutôt « je t’ai assez écouté » ? Vas-tu rester là, bêtement, occupée à le dévorer des yeux, luttant contre toi-même, hésitant à le tuer ou à l’aimer ?

    MAXIMILIEN « Je…Alors comment-tu vas ? Comment ça se passe ? »

    Tu le regardes, tu ne comprends pas. Il est venu te parler de… La pluie et du beau temps ? Il est venu te demander… Comment tu vas ? Il est venu... Non. Tu suis son regard tendre. Tu le sens se poser avec une délicatesse folle sur ton ventre un peu plus rond que d’habitude. Son regard est caresse, et tu frissonnes rien qu’en imaginant le contact entre sa main et ce ventre, abri d’une vie nouvelle. Tu lèves le regard vers lui, la larme à l’œil. Pour la première fois depuis que tu lui as envoyé la lettre, il parle de ton enfant. De votre enfant. Il te montre qu’il a finalement décidé d’assumer sa paternité. Il ne veut pas te laisser tomber, il ne veut pas laisser tomber l’enfant. Il l’aime déjà. Tu l’aimes toujours. Qu’est-ce qui te retiens, bon sang ? Pourquoi es-tu incapable de parler ? Pourquoi es-tu incapable de l’aimer ?

    LOREANA « Je… »

    Oui ? Tu ?

    LOREANA « Je… Je ne veux pas parler de ça. Ça… ça n’existe pas. »

    Menteuse. Tu sais très bien que ça existe. Tu sais très bien que c’est réel. Tu sais très bien que tu ne veux pas te séparer de l’enfant, mais que tu te convaincs que tu n’as pas le choix. On a toujours le choix. Et celui que Maximilien avait fait était sans doute celui que tu devais faire aussi. C’est difficile, n’est-ce pas ? Ton orgueil blessé, ta fierté bafouée… C’est à cause d’eux que tu luttes sans conviction contre cet homme qui t’as déjà conquise. Souviens-toi de ces vers, que tu as naguère lus… « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue. Un trouble s’éleva en mon âme éperdue. » N’est-ce pas ce que tu ressens, en ce moment-même ? Qu’attends-tu, insensée ? Dis-lui la vérité. Soulage ton esprit de tous tes mensonges. Aime-le comme tu voudrais l’aimer. Ne laisse pas des sentiments importuns se mettre entre vous.

    LOREANA « Tu ferais mieux de partir. »

    Sa voix n’avait été qu’un souffle, qu’un murmure douloureux. Ces quelques mots lui avaient coûté un terrible effort. Loreana tendit la main, laissant là son dialogue avec sa conscience, et attrapa le miroir en souriant presque. Elle n’adressa plus qu’un regard désolé à Maximilien, lui faisant comprendre qu’elle avait besoin de plus de temps. Pas de beaucoup, mais de plus quand même. Alors, prise d’un soudain élan de courage, elle s’approcha du jeune homme hésitant, et déposa ses lèvres sur sa joue. Puis elle recula, l’air plus embarrassé qu’autre chose, et ferma doucement sa porte, sans que Maximilien ne s’y oppose. Dans un souffle, presqu’inaudible, elle lui adressa un dernier mot.

    LOREANA « A demain. »

    Il n’avait sans doute pas entendu. Elle l’avait dit plus pour elle-même que pour lui. En refermant la porte, elle savait que, s’il revenait demain, elle ne parviendrait pas à lui résister.


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Ven 31 Déc 2010 - 21:17


    Les yeux de Loréana étaient le miroir de leur mémoire commune, ils reflétaient leur histoire, leur passé, leurs souvenirs et chaque moment semblait resplendir dans ses pupilles. Maximilien s’y était plongé, comme dans le dernier espoir de se rappeler ce que l’homme ne souhaite jamais oublier : l’amour ! Et il y trouva tous ces moments qu’ils avaient partagé : ces fois où dans une étreinte passionnée, il l’avait prise avec douceur, avec violence, avec sagesse, avec calme, avec envie, ces fois où il l’avait serré dans ses bras, contre lui, toutes ces nuits qu’ils avaient partagés, dormant l’un contre l’autre, toutes ces lunes durant lesquelles il avait veillé sur son sommeil, sur sa respiration…Et la ritournelle entière de l’histoire défilait dans les yeux de Loréana, comme témoin de leur amour, et Maximilien visionnait ses images qui n’étaient que le souvenir tendre d’une histoire immuable qu’ils avaient partagée et écrite ensemble, l’un avec l’autre, mot par mot…Les yeux de Loréana lui renvoyaient son propre reflet : ses cheveux blonds en batail, ses propres yeux emplis de désir, d’envie, de passion, d’amour, de crainte mais de certitude surtout…L’infinie certitude d’être enfin à sa place, d’être enfin responsable, adulte, digne de l’image qu’il avait toujours eu de lui-même…Et les yeux de Loréana lui renvoyait l’existence de son futur enfant…Il pouvait presque le voir se développer, grandir…il y pouvait y voir les mêmes scènes imaginées que lui-même avait laisser son esprit créer…Un petit garçon, une petite fille entourés de deux parents qui s’aimaient, évoluant dans un monde de joie, de paix, de calme…Cette ritournelle qu’il pouvait entendre résonner dans les yeux de Loréana serait le ritournelle qu’il chanterait plus tard à son enfant, Maximilien le savait !

    LOREANA_ « Je… »

    Était-ce le signe qu’elle allait enfin se mettre à table, ouvrir la bouche et laisser briller l’étincelle de ses yeux dans la brillance de ses mots ? Allait-elle s’exprimer, lui dire qu’elle était maintenant prête à l’écouter, qu’elle voulait entendre ses excuse, qu’elle souhaitait l’entendre la supplier pour qu’il puisse lui pardonner ou allait-elle simplement le rejeter, encore une fois, prendre le risque qu’il ne revienne pas en le réduisant au silence, en l’envoyant au loin, en lui demandant de s’en aller…Allait-elle lui donner la permission de l’aimer alors qu’elle lui pardonnerait ? Allait-elle lui permettre de caresser ce ventre de jeune mère, parler à son enfant, aimer son enfant ? Allait-elle l’autoriser à entrer, ou s’avancer vers lui pour l’embrasser ? Ou allait-elle le repousser, lui intimer de cesser immédiatement de la harceler ? Était-ce une promesse ou était-ce une déception que Loréana allait maintenant prononcer ? Allait-elle provoquer un débordement de larmes ou une montagne de joies ? Le cœur de Maximilien tremblait, frappait contre sa poitrine comme si il voulait sortir, s’éjecter de son buste et battre à l’extérieur au nom de Loréana et au nom du bébé qui poussait dans son ventre ! Ses membres le faisait souffrir tant il sentait son sang se cogner contre ses veines mais il restait là, bravement, impatient et effrayé à ce qu’il pourrait ce passer !

    LOREANA_ « Je… Je ne veux pas parler de ça. Ça… ça n’existe pas. »

    Et le couperet tomba, droit, net, une lame aiguisée pour décapiter, sans aucune bavure, tous les espoirs de Maximilien. Elle avait choisi l’option du torrent de larme, le rejet, la haine…Elle n’était pas prête mais ce n’était pas tant cela que avait mis en sang le cœur de l’adolescent mais les mots qu’elle venait d’employer… « Ça…ça n’existait pas ! »…Ce « ça » désignait-il leur enfant ? C’était ainsi qu’elle le concevait ? Comme un « ça » dont il fallait se débarrasser, qui n’était qu’un vulgaire décher à mettre à la poubelle ! S’était-il trompé en se plongeant dans ses yeux et en ayant crû y lire tout l’amour qu’elle ressentait pour ce petit être…Comment pouvait-on parler de son bébé de cette manière ? Maximilien en fut réellement choqué et en un instant un souvenir abominable de son enfant lui revint en tête…un souvenir qu’il avait complètement oublié…Cette nuit…Cette nuit sombre où il s’était baladé dans le château et où il avait surpris une conversation entre sa mère et son père…Sa mère était enceinte et voulait avorter…Elle parlait de lui mais également de cet enfant, cet enfant qui n’était qu’un « ça » tout comme lui et dont elle voulait se débarrasser…Cet enfant qu’elle n’aime pas, tout comme elle n’aimait pas Maximilien…Ce souvenir s’était effacé et revint à la tête de Maximilien qui n’avait même, consciemment, jamais su que sa mère avait attendu un deuxième petit…La terre s’était soudainement arrêté de tourner alors qu’il s’était replongé dans ce souvenir…Cette nuit où, ses fesses d’enfant posées sur le carrelage froid du manoir, il avait compris que sa mère ne l’aimait pas…

    LOREANA_ « Tu ferais mieux de partir. »

    Sans qu’il ne s’en rende compte, elle lui avait arracher le miroir des mains, dans un sourire, était venue poser ses lèvres sur sa joue et avait fermé la porte…Mais Maximilien était plongé dans sa mémoire, choqué, perdu…Il ne savait plus où donner de la tête…Ce qui le gênait n’était pas le fait que sa mère avait clairement avoué qu’elle ne l’aimait pas et qu’il n’était qu’un boulet pour elle parce que même sans cette soirée, il l’avait bien compris mais c’était l’existence de cet enfant qui, maintenant il le comprenait, était mort né…Que sa mère avait tué sans aucun scrupule…Les yeux dans le vague, il tourna alors le dos et quitta le couloir des professeurs, pensant encore et encore à ce frère ou cette sœur qu’il aurait pu avoir, qu’il aurait pu aimer, protéger…Un petit-être et ils se seraient soutenus mutuellement de vivre dans cet enfer ! Maximilien marchait dans les couloirs, sans même savoir vers où il se dirigeait, avec la simple envie de se serrer contre Marie, sa nounou…Il aurait pu aller voir Caleigh, se blottir dans ses bras et tout lui raconter mais ce n’était pas pareil…La seule qui pouvait le comprendre, maintenant, c’était la femme qui l’avait élevé, éduqué, qui avait connu la vie des Middle, leur horreur, leur mensonge, leur hypocrisie…Seule Marie aurait pu le comprendre, le rassurer…Mais elle n’était pas là, n’était plus là ! Maximilien marcha longuement dans le vide, pensant à cet enfant qu’il n’avait pas pu sauver parce qu’il était bien trop jeune pour agir et puis, soudainement, alors que ses pas, naturellement, l’avait conduits face au lac à nouveau remué par ses incertitudes, Maximilien comprit que si ce bébé n’avait pas pu naître, son enfant à lui viendrait au monde…Il ferait tout pour cela et Loréana ne se dressera pas non plus au travers de son chemin. Il sauverait ce petit, il lui permettrait de voir le jour et il ferait tout pour que Loréana le veuille aussi ! Si ce combat avait été une décision hier, il était devenu nécessaire aujourd’hui…Il irait jusqu’au bout. Face au lac, Maximilien sentit une bourrasque de vent s’engouffrer dans ses vêtements, lui insufflant la vie que ce petit être n’avait pas vu mais que son enfant aurait le droit d’avoir et il tourna le dos à Poudlard, bien décidé à trouver un collier en or, en forme de cœur, à offrir à sa moitié le lendemain, pour tout donner…


    Il était devant la porte majestueuse au bois clair, aujourd’hui, c’était maintenant ou jamais ! Il était prêt à affronter son belle, à assumer son enfant ! Ce bébé qui verrait le jour ! Il avait passé sa nuit à réfléchir, à tourner en boucle ce souvenir dans sa tête, cette nuit de peur, de pleur quia avait pourtant débuté par un simple jeu d’enfant…Ensuite ses pensées s’étaient tournées vers Travis puis vers Caleigh puis vers Loréana et ce ventre arrondi qui portait sa progéniture…Et serrant ce pendentif couteux, hors de prix, en forme de cœur, il s’était finalement endormis mais le voilà, maintenant, debout, droit, prêt à supplier sa belle, prêt à discuter, à attendre, à hurler, à se mettre à genoux…Il pourrait aujourd’hui mettre sa fierté de côté…Loréana et cet enfant seraient son futur, il l’avait décidé définitivement. Alors il leva le poing et frappa, exactement comme hier et avant-hier, ses trois petits coups direct et régulier contre ce bois léger…IL patienta, les secondes lui apparaissaient comme étant des siècles entier puis finalement, il lui sembla qu’on bougeait dans l’appartement et…La porte s’ouvrit lentement…Maximilien sortit alors le collier de sa porte et…


    MAXIMILIEN_ « Loréana…Epouse-moi ! »


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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 1 Jan 2011 - 13:06


    Elle venait de refermer sa porte. Encore. Alors qu’elle n’en avait vraiment pas envie. Alors que tout ce qu’elle voulait, c’était laisser Maximilien entrer, lui parler, le regarder, le toucher, l’embrasser. Elle serra contre elle le présent qu’il venait de lui offrir, sans même savoir ce que c’était. Ce n’était pas humain d’aimer un être à ce point-là. Ce n’était pas humain de le laisser à la porte ainsi. Ce n’était pas humain de ressentir tant de sentiments contradictoires. Avec une extrême lenteur, Loreana baissa les yeux sur le petit paquet qu’elle avait accepté de son amant. Maladroitement emballé dans du chiffon, c’était… Un miroir. Loreana fronça un sourcil, se demandant à quoi cela rimait de lui offrir un miroir. Amusée, elle murmura très faiblement un « Maximilien… » à peine audible, comme un soupir désespéré d’un parent dont l’enfant a de nouveau fait une bêtise. Mais lorsqu’elle voulut s’observer, elle ne vit pas une jeune femme blonde la dévisager avec sévérité. Elle ne vit qu’une image, très sombre… Comme l’intérieur d’un meuble, ou d’un tiroir, ou s’empilait un bric-à-brac divers, comme un petit trésor amassé avec le temps et mis à l’abri dans une cachette. C’est alors qu’elle comprit. Ce n’était pas un simple miroir. C’était un Miroir à Double Sens ! Prise d’un soudain vertige, Loreana déposa le Miroir sur le buffet, rompant l’enchantement. Un Miroir à Double Sens. Elle comprit, d’un coup, comme si l’évidence lui sautait enfin au visage, à quel point Maximilien l’aimait. Alors, elle se précipita devant sa porte, qu’elle ouvrit à la volée. Trop tard. Il était déjà parti. Elle voulut crier, mais elle n’eut la force que de murmurer.

    LOREANA « Attends… Reviens… Je t’aime… »

    Seul le couloir, désespérément vide, lui répondit par un silence de marbre, un silence trop dur. Elle s’appuya contre un mur, se sentant chanceler, et s’assit par terre, ne parvenant plus à retenir ses larmes. Peut lui importait qu’un autre professeur passe par là en ce moment. Loreana pleurait, mais, cette fois, elle pleurait sur elle-même, sur sa bêtise, sur son incapacité à laisser Max revenir vers elle. Elle posa une main sur son ventre, prenant la ferme décision de ne pas tuer cet enfant. De toute façon, elle en aurait été incapable. Elle le savait, maintenant : enfin, elle voyait clair. Elle avait fait le tri dans ses sentiments, en quelques secondes. Elle savait ce qu’elle voulait. Elle savait qu’elle voulait ce gosse, qu’elle voulait l’élever, qu’elle voulait le choyer, qu’elle voulait recevoir mille questions de ses élèves quant à l’identité du père, elle savait qu’elle voulait que, au fil du temps, son enfant devienne la mascotte de Poudlard, elle voulait pouvoir jouer avec lui dans le parc, elle voulait pouvoir embrasser encore et encore le fruit de sa passion avec Maximilien… Forte de sa nouvelle résolution, elle se releva et sécha ses larmes. La mère infanticide n’existait plus. La mère indigne avait disparu. Il ne restait plus en elle qu’une tornade, un cyclone de certitude : demain, Maximilien reviendrait. Demain, elle lui ouvrirait la porte. Demain, ils parleraient. Demain, elle l’embrasserait. Lorsqu’elle rentra chez elle, Loreana s’installa dans son canapé, son livre de potions sur les genoux, et finit d’une traite les centaines de pages qui le composaient. A chaque page qu’elle tournait, un vent frais s’engouffrait en elle, et hurlait « merci, Max ». A chaque page, son sourire s’agrandissait. A chaque page, sa certitude se solidifiait. Lorsqu’elle eut enfin fini le livre, elle le posa à côté d’elle dans son lit, et se coucha. Comme si ce présent pouvait remplacer la présence du Serdaigle. Lorsque la nuit tomba, Loreana se leva, s’empara du Miroir à Double Sens et le posa sur ses genoux. Toute la nuit, elle fixa la plaque de verre, espérant sans doute que Maximilien l’appellerait, mais n’osant pas l’appeler de peur de ne tomber que sur l’image du tiroir. Toute sa nuit fut ponctuée de cette attente fébrile, de cet espoir insensé. Plusieurs fois, elle fut sur le point de prononcer le nom de son amour, mais se résigna à chaque fois au dernier moment. Chaque minute qui passait, elle la consacrait entièrement à scruter son reflet, attendant d’enfin le voir disparaître et lui offrir l’image du bon jeune homme. Elle finit, bien malgré elle, par s’endormir, le miroir et le livre à ses côtés…

    Toc, toc toc. Trois coups frappés avec hésitation sur la porte. Loreana, émergeant à peine d’un sommeil empli de rêves de vie familiale, ne prit conscience qu’on frappait à sa porte que quelques secondes après que les trois coups eurent réveillé Bambou, qui aboyait maintenant en tournant en rond. La jeune femme fut d’un coup réveillée. C’était surement Maximilien. Elle se précipita vers la porte, qu’elle ouvrit à la volée. Elle s’apprêtait à se lover dans les bras de son amour, quand…


    L’ELEVE « Euh… Excusez-moi de vous déranger, Miss Wilde, mais on a un problème avec les rondes : les préfets de Serpen… »
    LOREANA « Pas maintenant. Tout à l’heure, dans mon bureau. »

    Le préfet, rouge pivoine de voir son professeur en sous-vêtements, détala sans demander son reste. Voilà sans doute une anecdote qu’il raconterait fièrement à ses camarades. Il se vanterait d’avoir vu leur Directrice de Maison en sous-vêtements, faisant sans doute verdir de jalousie d’autres Serdaigle. Car, ce n’était un secret pour personne, Loreana avait un effet dévastateur sur les cœurs (et la libido ?) des élèves de sexe masculin qui avaient atteint l’âge des premiers fantasmes. Mais elle ne s’en souciait pas. Elle referma sa porte en maugréant. Son cœur s’était emballé lorsqu’on avait frappé à la porte. Elle décida d’aller se servir une tisane, histoire de calmer un peu ses nerfs, puis s’installa dans son canapé, face à la porte. Pendant une dizaine de minutes, elle fixa le panneau de bois, attendant qu’enfin Maximilien daigne se présenter à elle. Seconde. Minute. Heure. Le temps se moquait d’elle, le temps s’étirait, se ralentissait, faisait tout pour la faire sortir de ses gonds. Mais Loreana demeurait là, impassible, ne lâchant pas du regard cette fine porte de bois, malgré tous les efforts de Bambou pour attirer sur lui son attention.

    Soudain, délivrance. Trois coups, assurés. Les même que ceux de la veille. Et de l’avant-veille. Loreana se leva avec lenteur. Elle vit quelques pas vers la porte. Elle remarqua qu’elle n’était pas plus habillée que lorsque le premier élève était venu frapper à sa porte : elle n’avait fait qu’enfiler distraitement une robe de sorcier. Sans lâcher sa tasse, elle ouvrit la porte avec une lenteur calculée. Petit à petit, l’image de Maximilien apparut dans l’entrebâillement. Euphorique, elle fit un pas vers lui, dans le but enfin avoué de l’embrassé, mais il l’arrêta net en ouvrant la bouche.


    MAXIMILIEN « Loreana… Epouse-moi ! »

    Non. Elle avait mal entendu. Non, Maximilien ne venait pas de la demander en mariage. Sous la surprise, Loreana lâcha sa tasse, qui se brisa contre le sol dans un bruit de porcelaine brisée. Elle fit quelques pas en arrière en titubant. Il lui sembla de que monde entier s’était invité dans sa tête pour faire un commentaire. Au-dessus du brouhaha insupportable de ses pensées, les quelques mots du Serdaigle résonnaient sans arrêt. « Epouse-moi. » Epouse-moi. Ces mots étaient vide de sens. Ils ne voulaient rien dire. Du moins pour l’instant. Il fallut que Loreana fasse signe à Maximilien d’entrer pour qu’elle percute enfin. Epouse-moi, bordel ! Ne sachant ni que dire ni que faire, la directrice de Serdaigle s’approcha vivement de l’homme qui faisait battre son cœur plus vite que d’habitude. Leurs corps se touchèrent, leurs visages n’étaient séparés que par quelques centimètres… Mais Loreana ne pouvait se résoudre à l’embrasser. Ce « Epouse-moi » planait au-dessus de sa tête, si lourd et si léger, si beau mais si effrayant…

    LOREANA « Pourquoi je dirais oui ? »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 1 Jan 2011 - 14:01



    Elle l’avait embrassé ! C’était maintenant, enfoncé dans le matelas de son lit, la tête posée sur l’oreille, la couette remontée jusqu’au menton, qu’il réalisait…Elle s’était avancé et avait lentement déposée ses magnifiques lèvres pulpeuses sur sa joue…Maximilien sourit à se souvenir et comme un reflexe, il vint appliquer sa main d’homme juste à l’endroit où les lèvres de la belle l’avait effleuré…C’était magique et il en arriva à se demander comment il n’avait pas remarqué cette ouverture qui signifiait tellement, ce regard qui lui annonçait clairement qu’il lui faudrait encore être un peu patient mais sans plus…Maximilien se retourna alors, balançant tous son corps de l’autre côté du lit…Il se repassa en boucle les évènements de la journée. Comme il avait eu peur, comme il s’était, encore, longuement assis au bord du Lac avant d’aller retrouver une Loréana resplendissante…Comment ils avaient presque commencé à discuter, comment il avait été choqué par sa réaction qui, finalement, il le comprenait maintenant, n’avait été qu’une façon pour elle de se protéger, de nier ce qu’elle avait souhaité faire de cet enfant avant qu’il ne revienne et comment des souvenirs de son enfance lui était revenu en mémoire…Il essaya de toutes ses forces de concentrer ailleurs ses pensées que sur cette nuit affreuse, cette révélation et sur ses parents qui n’étaient que des monstres…Alors il se focalisa sur le ventre rond de sa belle, sur son sourire lorsqu’elle lui avait prit le mémoire des mains et sur son baiser, ce magnifique baiser…Pris d’une soudaine envie de la voir, de lui parler, il ouvrit le tiroir pour en sortir le miroir mais alors qu’il s’apprêta à prononcer son prénom, il se ravisa, pensant qu’elle dormait peut-être et qu’il ferait mieux de ne pas la brusquer, d’attendre le lendemain, lui offrir ce collier et lui demander enfin pardon…Ce qu’il n’avait pas encore fait…Il resta, alors, longuement les yeux plongés dans ce miroir ce reflet et finit par s’endormir en espérant que Loréana, elle, fasse le geste de l’appeler parce qu’elle aurait eu besoin de lui…Mais rien ne vint et c’est avec le sentiment et l’impression des douces lèvres de Loréana sur sa joue qu’il rejoint Morphée, l’âme un peu plus tranquille…

    Il tenait, bien serré, dans sa main, le magnifique collier d’or avec un pendentif en forme de cœur qu’il avait acheté la veille, se disant que, même si Loréana n’était pas très pencher bijou, elle apprécierait l’intention qu’il avait eu d’en choisir un aussi joli et peut-être même aussi de dépenser de l’argent pour un objet qu’il n’était même pas certain qu’elle allait accepter…Certes Loréana n’était pas à ventre et ne l’avais jamais été mais un bijou plaisait toujours aux femmes ? Non ? Quoi qu’il en soit, il était trop tard pour reculer et il frappa alors ses trois petits coups réguliers à cette majestueuse porte de bois clair, patientant jusqu’à l’ouverture de cette dernière…Mais ce qu’il put voir dans l’entrebâillement de cette porte qui petit à petit s’ouvrait, dépassé tout ce qu’il avait espéré…Loréana se tenait devant lui, en sous-vêtement avec, noué autour de ses épaules, sa cape de sorciers…Elle était magnifique et le regard du jeune garçon resta particulièrement appuyé quelques instants sur le ventre arrondi de la jeune mère et puis, il releva la tête pour regarder le visage de cette femme qu’il aimait tant…Il ouvrit la bouche avec la ferme intention de s’excuser, de prendre les devants, de lui expliquer, de discuter et d’éclaircir une fois pour toute cette situation pesante et tout en s’apprêtant à parler, il lui tendit le magnifique collier qu’il avait acheté…


    MAXIMILIEN_ « Loréana…Epouse-moi ! »

    Si Maximilien avait pu hurler, il l’aurait fait, tant il était lui-même tenu par la surprise…Son cœur s’arrêta de battre un instant tandis que ses propres paroles résonnèrent à ses oreilles…Venait-il de dire ce qu’il pensait venir de dire ? Venait-il réellement de la demander en mariage, sans rien avoir planifié, sans l’avoir emmené dans un magnifique restaurant, s’en s’être mis à genoux comme l’aurait voulu les convenances ? Venait-il réellement de faire cela entre deux portes ? A en croire ce bruit de tasse cassée, laissée tomber sur le sol, s’écrasant violemment, oui, il l’avait fait et cela sembla surprendre tout autant Loréana que cela l’avait surpris lui-même ! Il venait de demander Loréana Wilde, son ex-amante, son professeur de potion, sa directrice de maison, l’une des plus belles femmes du monde, ravissante, intelligente, adorable, têtue, magnifique, parfaite, en mariage ! Avait-il perdu la tête ? Était-il devenu fou ? Il ne regrettait pas forcément sa demande, pas maintenant qu’il l’avait dite…Il avait toujours souhaité un jour se marier avec Loréana mais il avait peur de sa réponse…Ils n’étaient même pas encore réconciliés…Elle avait entièrement le droit de lui dire non, de le repousser et de fermer cette porte définitivement pour ne jamais plus l’ouvrir…Elle allait dire non…Il avait presque l’impression de le lire dans ses yeux…Elle le regardait, les yeux rond, grands ouverts, cette tasse toujours brisée sur le sol et elle lui tourna le dos, soustrayant à sa vue ses plus beaux apparats… Elle s’avança dans l’appartement et Maximilien, toujours sur le choc, ne bougea pas d’un pouce…Jusqu’à ce que la belle, d’un geste, lui fit signe d’entrer…

    Maximilien alors, sur le bout de ses orteils, pénétra dans l’appartement qu’il avait de nombreuses journées et de nombreuses nuits, partager avec sa belle…Il ferma, délicatement, la porte derrière lui, à nouveau…Puis, détailla l’endroit…Rien n’avait vraiment bougé sauf peut-être le désordre nouveau qui se trouvait être dans l’appartement sans doute à cause d’une dépression qu’elle avait dû faire…Puis, Loréana se retourna vers lui…Toujours cette robe ouverte et alors qu’elle avança sa gracieuse silhouette vers lui d’une démarche chaloupé et il en oublia jusqu’à la demande en mariage…Elle l’hypnotisait…Il fixait ces hanches, un peu grasses à cause de la grosse, ce ventre arrondie, ces cuisses rondelette et cette poitrine déjà quelques peu grossie par l’arrivée futur d’un bébé…Tout chez elle annonçait cette grossesse et tout était magnifique…La nouvelle mère était gracieuse et Maximilien aurait pu la faire danser, là, contre lui, la faire tourner, l’embrasser, l’aimer, l’aimer encore, la caresser, l’embrasser et lui faire l’amour…Encore et encore…Il voulait la serrer contre lui et lui faire l’amour et plus elle s’approchait de lui, plus il voulait la prendre contre lui, la prendre entre ses reins…elle vint se coller à lui…Il se sentit tout tourmenté mais se força à rester de marbre même en sentant le souffle chaud de la belle contre sa bouche…


    LOREANA_ « Pourquoi je dirais oui ? »
    MAXIMILIEN_ « Mais parce que…Parce que je t’aime, voyons ! »

    C’était à nouveau sortit tout seul, comme si on cœur, qu’il tenait depuis trop longtemps, s’était enfin à laisser exposer ses sentiments, les lui hurler, les lui faire comprendre…Maximilien, lui-même, sans bouger, était à nouveau sous le choc…Non seulement, il n’avait pas retiré sa demande, il ne s’était pas excusé de sa brusquerie mais il lui avait donné la meilleure raison de dire oui : Il lui avait enfin dit qu’il l’aimait ! Jamais encore il n’avait réussi à dire ces trois petits mots…Il s’était toujours refuser de les prononcer à Loréana parce qu’il n’avait pas l’impression qu’ils signifiaient beaucoup et aussi parce qu’il croyait qu’ils signifiaient trop…Que c’était un engagement trop important qui lui faisait peur mais là, son cœur avait voulu laisser ces quelques mots sortir comme l’éclat inévitable de la vérité qui réunirait sans doute, enfin, les deux amants séparés…Maximilien, contempla alors Loréana, qui n’était à quelques centimètres de lui…Il sentait le ventre de sa belle se gonfler contre lui au rythme de sa respiration et l’envie de l’embrasser se faisait de plus en plus pressante mais il attendait…Dans l’attentive insoutenable…Il patientait en vue d’obtenir une réponse aux cris de son cœur…


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 1 Jan 2011 - 17:54


    C’est dingue comme une vie peut basculer en quelques secondes. Comme quelques mots peuvent changer la donne. Comme une idée, une impulsion, un échange de paroles peuvent donner des résultats inattendus. Comme les choses ne se passent pas toujours comme prévu. C’est peut-être que qui fait l’attrait et le charme de la vie : si tout se déroulait toujours comme la plan le prévoyait, où se situerait la surprise ? L’inattendu ? Le fait même que nous n’ayons aucun contrôle sur le cours des choses les rend plus précieuses. L’auteur d’un roman contrôle les actes de ses personnages. Le compositeur d’une mélodie en crée les trémolos et crescendo. Le peintre a la maîtrise totale sur son pinceau. Mais les hommes, dans leur vie, ne sont ni auteurs, ni compositeurs, ni peintres. Les choses leur échappent, le temps se joue d’eux. Lorsqu’un évènement ne s’est pas produit comme prévu, plus rien ne permet de le corriger. L’auteur peut effacer ses mots. Le compositeur peut rectifier sa partition. Le peintre peut recouvrir ses couleurs par d’autres. L’homme ne peut que penser à son passé, et le repenser en utilisant des « si ». L’homme ne peut que se pencher sur son passé, en ayant des regrets…

    Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien. Ni le bien qu’on m’a fait, ni le mal. Tout ça m’est bien égal. Maximilien était entré dans l’appartement à sa suite. Elle ne parvenait pas encore à retrouver une respiration normale. Elle ne parvenait pas encore à réaliser la portée des mots que Maximilien venait de prononcer. Il l’avait demandée en mariage. En mariage. L’espace d’un instant, elle se voyait, vêtue d’une longue robe blanche qui la faisait ressembler à une princesse des contes moldus. A ses côtés, Maximilien était superbe en costume. Ils étaient seuls, sur une plage. Face à la mer. Elle posait sa tête sur l’épaule de son mari. Son mari.
    Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien. C’est payé, balayé, oublié. Je me fous du passé. Maximilien lui tendait toujours un magnifique pendentif. Loreana hésitait à s’en saisir. Un geste qui signifierait tout simplement « oui ». Mais un passé trop lourd l’empêchait de se laisser marier comme ça. Où étaient les circonstances magiques qu’elle avait toujours imaginées pour sa demande en mariage ? Où était le beau jeune homme à genoux ?
    Avec mes souvenirs, j’ai allumé le feu. Mes chagrins, mes plaisirs, je n’ai plus besoin d’eux. Ils étaient contradictoires, les souvenirs. Des joies, des peines. Des étreintes, des disputes. De l’amour, de la haine. De bons moments. De mauvais moments. Ceux qu’elle voulait graver à jamais dans sa mémoire. Ceux qu’elle voulait oublier. Qu’elle voulait balancer dans une rivière, comme la sorcière dans La Fontaine de la Fortune.
    Balayés les amours, avec leurs trémolos. Balayés pour toujours… Je repars à zéro… Repartir à zéro. Avec Maximilien. Balayer leur passé, rebâtir leur relation, recommencer… Avec cette demande en mariage. Avec cette promesse d’un amour éternel. Avec un engagement, le plus beau, le plus puissant. Avec des fiançailles…
    Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien. Car ma vie, car mes joies… Aujourd’hui, ça commence avec toi. Oui. Elle allait dire oui. Accepter de se fiancer avec l’homme qui se tenait là. L’homme qu’elle aimait. Oui, elle allait, un jour, l’épouser. C’était une certitude. Mais le cœur de la jeune femme avait appris à se méfier. Dans un souffle, un murmure, après s’être rapprochée de lui, elle lui posa une question, une seule.


    LOREANA « Pourquoi je dirais oui ? »

    La réponse de Maximilien n’aurait pas changé grand-chose, de toute façon. Sa décision était prise. Oui, elle épouserait Maximilien. Oui, elle garderait son enfant. Oui, elle l’aimerait. Oui, oui, oui. Ses trois lettres ouvrirent une fenêtre de bonheur dans le cœur de la jeune femme. Elle retint sa respiration lorsqu’elle vit les lèvres de Maximilien bouger.

    MAXIMILIEN « Mais parce que…Parce que je t’aime, voyons ! »

    Il n’en fallut pas plus. Loreana se sentit pousser des ailes. Une de ses mains vint se poser sur la joue du Serdaigle. Ses yeux, plantés dans ceux de son homme, de son fiancé, lui donnèrent une réponse tacite. La jeune femme s’empara avec passion des lèvres de son amant. Ces lèvres auxquelles elle n’avait plus goûté depuis trop longtemps. Ces lèvres si douces et sucrées qui lui avaient tellement manqué. Lorsque Loreana quémanda l’accès à sa langue, Maximilien ne se fit pas prier pour le lui offrir. Ce baiser fut probablement le plus intense qu’ils aient jamais échangé. Ils n’échangeaient pas seulement leur amour. Ce baiser était communion. Max devait y sentir tout la solitude que sa prof avait ressentie sans lui, toute la haine brûlante d’amour qu’elle avait éprouvé, toute sa déception fiévreuse et ses espoirs à présent comblés. De ses mains, Loreana caressait le visage de Max comme s’ils n’allaient plus jamais se revoir, comme si elle voulait s’assurer qu’il était bien réel, comme si elle avait peur de le voir s’envoler. Lorsqu’enfin, les lèvres se séparèrent, les deux amants, essoufflés, s’observèrent en silence. Loreana, troublée par tant d’amour, recula de quelques pas. Elle détourna la tête et lâcha Maximilien du regard. Elle tomba sur Bambou, assis, qui la regardait, les yeux pétillants. Ce dernier aboya une fois, comme pour l’encourager. Alors, la directrice de Serdaigle tourna la tête vers le Préfet-en-Chef et acquiesça vivement, sans vraiment croire à ce qui lui arrivait. Un large sourire fendit soudain son visage, et elle s’approcha à nouveau de Maximilien. Elle lui prit la main qui tenait toujours le collier, et la porta à ses lèvres. Elle murmura.

    LOREANA « Oui. »

    Elle se retourna et dégagea sa nuque, pour que Max y attache le collier. Quand se fut chose faite, elle chercha à nouveau les lèvres de son fiancé. Fiancée. Elle était fiancée, bordel ! Son cœur n’était plus qu’un énorme tambour qui battait sans relâche, plus qu’une bombe qui menaçait à tout moment d’exploser. Elle allait, pas dans l’immédiat, bien sûr, se marier. Maximilien serait le père légitime et aimant de l’enfant qui grandissait en son sien. Maximilie serait l’homme parfait, son homme parfait. Plus jamais il ne la décevrait, plus jamais il ne la blesserait. Pour le meilleur, et sans le pire, les deux amants étaient réunis.

    LOREANA « Je t’aime, je t’aime, je t’aime… Tu m’as manqué, imbécile. Je t’aime. »

    Que ces mots étaient agréables. Que ces mots faisaient du bien. Que les bras de Maximien étaient confortables… D’un mouvement doux, elle le fit reculer et il se coucha sur le lit. Elle vint rejoindre son futur époux en se blottissant contre lui. Il posa machinalement sa main sur son ventre. Loreana posa sa main sur la sienne. Ils allaient se marier, ils allaient avoir un enfant. Ils étaient heureux. Non. Ils étaient bien plus que ça.


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 1 Jan 2011 - 18:51



    Il était devenu fou…L’annonce de cette grossesse avait dû lui faire perdre entièrement la tête…Il ne voyait pas d’autres explications à toute cette demande impromptue, surprenante et illogique en mariage ! Où était passé tout ce qu’il avait toujours rêvé, imaginé…Cela n’aurait en aucun cas dû se passer de cette manière ! La demande en mariage idéal c’était pas cette phrase glissé entre deux portes…Non, il y aurait dû avoir une belle invitation dans un magnifique restaurant, plus chic que ce que son compte en banque aurait pu supporter, un millier de marguerite jaune ou de rose rouge ou même encore de fleur de cerisier…Une calèche, un cheval blanc et une mise à genoux…Oui, il aurait dû être à genoux, devant un restaurant entier, pour faire sa demande à Loréana et il lui aurait passé la bague au doigt…La Bague…D’ailleurs…Comment avait-il pu lui demander de l’épouser, de devenir sa femme, sans même acheter une bague avec ce ridicule collier…C’était stupide ! Avait-il donc perdu, ces derniers temps, toute son éducation, sa galanterie ? Il n’en revenait pas lui-même de son audace mais pourtant…Il ne regrettait rien, il n’y arrivait pas…Ils étaient là, tous deux un sourire dissimulé derrière leur visage de peur, de stress, de crainte, d’angoisse et de soudaine incertitude…Se fixant dans le blanc des yeux, presque collés l’un à l’autre avec le petit chien câlin de la belle qui sautillait autour d’eux mais ni l’un ni l’autre ne sembla y prêter attention…Ils étaient concentrés sur ces trois mots, ces trois petits mots qui avaient tout changé et qui allaient encore tout changé « Loréana, épouse-moi ! » C’était une folie pure, c’était se lancer dans une aventure effrayante mais enivrante de bonheur et Maximilien attendit…Attendit qu’elle lui réponde mais cette réponse ne vint pas et tout ce qui franchit les lèvres, tant attrayante de Loréana, fut une simple question : pourquoi dirait-elle oui ? Elle n’avait pas tord…Maximilien lui avait déjà par deux fois montré qu’il n’était pas digne de confiance, deux fois, il n’avait pas été à la hauteur de ses attentes alors pourquoi donc, folle serait-elle, s’engagerait-elle à vie avec lui ?

    MAXIMILIEN_ « Mais parce que…Parce que je t’aime, voyons ! »

    La voilà la réponse éclaire, la voilà la raison pour laquelle elle devait s’engager : parce qu’il l’aimait ! Jamais Maximilien n’aurait crû réussir à dire ces trois petits mots à la jeune Loréana mais ils étaient sortis tout seul, de manière naturelle…Un cri du cœur, un hurlement de son âme, une expression de tout son être qui en avait marre de contenir tout cet amour en lui, qui avait dû le laisser sortir et le voilà alors…Le fameux « Je t’aime » qu’avait attendu Loréana depuis les débuts de leur relation…Maximilien se surprenait lui-même…Il avait toujours eu peur de dire cela…Peur que les prononcer ne provoqua rien en lui et peur que cela provoqua trop à l’intérieur de lui-même…Mais la sensation d’allégresse, qui en ressortit, n’était en rien semblable à tout ce qu’il s’était imaginé…Il se sentit tout d’un coup libre, comme si un poids immense s’était envolé de sa poitrine et voilà…Voilà, il était libre, il avait prononcé ce qui l’emprisonnait depuis tant de temps…Le « Je t’aime » avait jaillit comme l’eau sort d’une fontaine, de manière claire, calme et pure mais avec tant d’amour et tant de douceur que la pièce entière en fut chamboulée…

    Maximilien ne fut pas le seul que cette déclaration libéra…Immédiatement, lorsqu’elle eut entendu ces trois mots, ces quelques lettres et qu’elle fut certaine de bien les avoir comprise, un sourire illumina le visage de la future même et sa douce main vint se poser sur sa joue, à l’endroit exact où elle l’avait embrassé la veille et elle franchit les derniers centimètres entre leur corps pour venir poser ses lèvres sur la bouche de Maximilien ! Enfin ! Enfin, il retrouvait cette peau pour laquelle il était fait, ces lèvres pulpeuses qui lui avaient tant manquées…Immédiatement ses mains allèrent trouver place sur les hanches de sa belle tandis qu’elle lui quémandait le pleine accès, avec sa petite langue…L’adolescent ne se fit pas prié et sans plus s’inquiéter de la réponse, il embrassa à pleine bouche cette femme aux courbes ravissantes…Leur langues se tournèrent longtemps au tour, dans un magnifique balai, dans une valse lente de salive puis elle se cachèrent, se cherchèrent, se trouvèrent, s’enlacèrent dans un fourmillement d’amour et Maximilien sentit le corps de sa douce se coller encore plus contre lui…Il devint subitement fou et sa main remonta déjà dans son dos mais Loréana s’écarta brusquement de lui…Le souffle saccadé, la respiration haletante, Maximilien la contemplait en se disant qu’elle devait pouvoir lire en lui, comme dans un livre ouvert, tout son amour, tout son désir, tout son corps…Mais il comprit que cette écartement était le signe avant coureur d’une réponse à sa demande en mariage…Son cœur se mit à battre…Peut-être n’avait-elle fait que céder à ses pulsions mais qu’elle allait le rejeter maintenant ? Ou peut-être qu’elle acceptait la remise en couple mais pas la demande en mariage…Il tremblait presque et surtout lorsqu’elle détourna le regard pour jeter un œil à bambou…Allait-elle parler ? Oui ou non ? Et oui, elle allait parler…Elle redressa lentement son visage vers lui, le regardant dans les yeux…Maximilien croyait que sa poitrine allait exploser…Elle fit cependant encore plus durer le suspens en attrapant sa main qui tenait toujours ce collier enfermé et l’embrassa doucement…


    LOREANA_ « Oui… »

    Maximilien crû rêver…Il resta un instant sans bouger…Elle avait dit Oui ! Trois lettres tout comme les trois mots qu’il avait prononcé qui annonçait une vie de bonheur et de fidélité…Il voulut hurler de joie, sautiller dans tous les coins ! Ils allaient se marier…Il allait devenir son mari et plus important encore, elle allait devenir sa femme, son épouse…Oh comme il avait déjà envie de le crier sur tout les toits, d’exposer sa beauté pour montrer qu’elle était sienne maintenant et uniquement sienne pour la vie entière…Ils allaient, un jour, passer devant le ministère de la magie pour signer des papiers de mariage…Ils allaient s’aimer et sans doute qu’elle finirait par porter son nom ! Il aurait voulu la prendre à nouveau dans ses bras, la serrer contre lui, hurler, chanter, danser, la faire tourner, la porte, l’embrasser mais la belle lui tourna soudainement le dos…Un peu perplexe, Maximilien comprit alors qu’il devait lui accrocher le collier, ce qu’il fit avec douceur et délicatesse…Bon cela prit un peu de temps tant ses mains tremblaient mais, il y arriva finalement…Il la fit alors tourner sur elle-même pour la contempler…

    MAXIMILIEN_ « Que tu es belle…Il faudra quand même que j’aille t’acheter une bague de fiançailles… »

    Oui, il n’avait pas oublié ce détail et non ceci n’était en réalité pas un détail…Il voulait absolument offrir à Loréana une bague digne de son nom pour marquer le coup et pour faire « comme tous les autres couples »…C’était important…Mais il n’eut pas vraiment l’occasion de laisser perdurer ses réflexions car Loréana s’était déjà, à nouveau, pendue à son coup et à ses lèvres et l’embrassait dans une étreinte passionnée que Maximilien lui rendit bien. C’était comme de retrouver enfin une partie de lui-même…

    LOREANA_ « Je t’aime, je t’aime, je t’aime… Tu m’as manqué, imbécile. Je t’aime. »
    MAXIMILIEN_ « Toi aussi, tu m’as tellement manquée… »

    Il aurait bien voulu s’excuser et entamer une discussion mais l’envie se fit pressante et il reposa à nouveau ses lèvres contre celle de Loréana et elles s’unirent dans un parfait accord ! Que cela lui faisait du bien…Tout en l’embrassant et tout en parcourant déjà son corps de ses mains, il se laissa entraîner vers le lit sur lequel il se coucha…Loréana vint alors se blottir contre lui…Il put enfin respirer son odeur, caresser ses cheveux et surtout porter la main à ce ventre arrondi qui contenait son futur bambin…Ils restèrent un moment en calme, ainsi, l’un contre l’autre mais le corps de Loréana, pressée tout contre lui, lui rappela à quel point cela aussi lui avait manqué et à quel point, il avait besoin de la sentir à lui, de la sentir sa fiancée, maintenant ! Il prit alors lentement la direction des opérations en se redressant un peu pour se pencher au dessus d’elle et recommencer à l’embrasser tandis que ses mains, déjà, parcouraient avidement son corps à la recherche de ces courbes et de ces sensations qui lui avaient tant manquées !


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 1 Jan 2011 - 20:49


    Elle sentait la respiration se son amour sur ses épaules dénudées. Réprimant un frisson, Loreana attendit patiemment de voir les mains de Maximilien passer devant son visage, le collier à la main. Lorsqu’elle vit le cœur doré passer devant ses yeux, la jeune femme sentit son cœur s’accélérer. Symboliquement, la mise du collier représentait le passage de la bague de fiançailles… Dès que Maximilien l’eut refermé dans son dos, et que le petit morceau d’or se fut installé sur la peau de la jeune femme, cette dernière se retourna pour faire face à son futur mari. Futur mari. Elle n’arrivait pas encore à y croire. En seulement quelques minutes, Loreana était devenue future mère et épouse. En seulement quelques minutes, l’avenir sombre d’une mère assassine et malheureuse avait littéralement disparu, balayé par un vent de bonheur à venir. Plus d’inquiétude à avoir. Plus de sombres pensées à ruminer. En lui offrant ce pendentif, Maximilien lui offrait son cœur. Son cœur entier, sans retenue, et elle pourrait le porter, ostensiblement, à la vue de tous. Ainsi ; elle pourrait crier son bonheur en portant ce magnifique pendentif, tout en restant relativement discrète. Elle prit la résolution de le porter chaque jour que Merlin lui accorderait avec son amour. Le porter en public lui donnerait l’impression d’afficher sa relation au grand jour, tout en lui permettant de conserver sa place au sein de l’école. Ce serait également un signe qu’elle adresserait à Maximilien… Bon, ils ne pourraient pas se marier tout de suite, il faudrait au moins attendre que Max ait fini sa scolarité à Poudlard, mais pour lui, elle était désormais prête à attendre : il l’aimait vraiment, et venait de le lui prouver. Lorsque le jeune homme chercha ses lèvres, Loreana les lui offrit sans hésiter, souriant intérieurement à l’idée qu’un jour, Loreana Wilde ne serait plus que le nom sous lequel ses élèves la connaitraient. Aux yeux du reste du monde, elle serait devenue Loreana Middle. Sur cette douce pensée, les lèvres des deux amants se séparèrent, et Maximilien fut le premier à prendre la parole.

    MAXIMILIEN « Que tu es belle…Il faudra quand même que j’aille t’acheter une bague de fiançailles…»

    Elle voulut lui dire qu’il n’en était pas question, que ce pendentif serait désormais le symbole de leur amour, qu’elle ne voulait pas le voir dépenser des mille et des cents pour elle, qu’elle voulait uniquement l’avoir à ses côtés maintenant, et pour le reste de sa vie. Elle voulait le voir grandir, devenir un homme en quittant Poudlard, elle voulait le voir travailler, elle voulait élever son enfant, elle voulait être sa femme à jamais. Elle voulait vivre avec lui, vieillir avec lui, mourir avec lui. Elle voulait partager avec lui ses joies, ses peines. Elle voulait qu’il fasse partie des moindres moments de sa vie, qu’à tout instant, elle puisse compter sur lui, sur son soutien. Et qu’il puisse compter sur elle. Elle voulait se disputer avec lui, se réconcilier. Elle voulait l’embrasser, lui faire l’amour, l’enlacer, le choyer, lui donner un enfant, crier son nom, elle voulait le voir manger, lire, rire, prendre une douche, étudier, marcher, courir, voler sur un balai, elle voulait le voir heureux parmi ses amis, fier comme un coq, protégeant son enfant de tout ce qui pourrait lui faire du tort. Elle voulait une vie avec lui. Alors, elle ne dit rien. Elle se contenta de poser ses lèvres sur les siennes dans un baiser passionné.

    LOREANA « Je t’aime, je t’aime, je t’aime… Tu m’as manqué, imbécile. Je t’aime. »

    Il n’avait même pas relevé l’insulte tendre et amoureuse. Il n’avait fait que lui répondre, d’une voix caverneuse et dans laquelle on distinguait déjà les prémices d’un désir naissant, annonçant sans équivoque les projets qu’il nourrissait pour cette journée.

    MAXIMILIEN « Toi aussi, tu m’as tellement manqué…»

    Il ne laissa pas le temps à Loreana de répliquer, et joignit à nouveau leurs lèvres, qui ne pouvaient plus rester éloignées trop longtemps. Le plaisir s’être retrouvé après un manque si long provoquait une euphorie beaucoup trop agréable pour pouvoir y renoncer. Alors, n’écoutant que son désir naissant lui aussi, Loreana repoussa son amant vers son lit. Au passage, Maximilien frôla la petite boule de poil couchée qu’était Bambou, qui s’éloigna dans un aboiement outré, ce qui arracha un sourire en coin à la future mère. D’un geste dépourvu de toute violence, elle poussa le jeune homme, qui feignit de tomber sur le lit et qui s’y installa confortablement, préparant déjà une place pour sa fiancée. Celle-ci le rejoignit sans attendre, se lovant dans son étreinte chaleureuse et protectrice. Leurs mains, superposées sur le ventre de la belle, signaient un contrat tacite. Oui, l’enfant viendrait au monde. Avec deux parents aimants et amoureux. Ils restèrent longtemps, allongés en silence sur le lit, profitant de la présence de leur moitié récemment retrouvée. Loreana songea aux mille choses qu’elle devait lui dire, aux mille reproches qu’elle allait déjà lui adresser : ce n’était qu’un scrout à pétards de l’avoir abandonnée, ce n’était que du cérumen de gnome de n’être plus venu en classe de potions, ce n’était qu’un… Ange, d’être revenu. Un imbécile de l’avoir demandée en mariage comme ça. Mais tout cela, elle pourrait le raconter en riant à son enfant, qui ne se lasserait jamais d’entendre l’histoire de la demande en mariage de ses parents. En souriant, elle pris quand même la résolution sérieuse d’avoir une discussion avec Max, et pas plus tard que maintenant.

    LOREANA « Max, il faut que… Ah… »

    Maximilien l’avait embrassé dans le cou, lui causant un frisson incontrôlable. Il s’était redressé légèrement, pour avoir un accès plus simple à ses lèvres, et ses mains baladeuses s’était mises à parcourir sensuellement son corps déjà à moitié nu. Lorsque le baiser toucha à sa fin, Loreana repoussa délicatement si jeune amant audacieux.

    LOREANA « Il a des choses dont on doit parler, et… »

    Une nouvelle fois, Max était revenu à l’assaut. Son regard signifiait clairement « plus tard ». Ses caresses se faisaient de plus en plus insistantes, ce qui fit que la directrice de Serdaigle abandonna bien vite l’idée de parler maintenant, et se laissa aller au désir qui commençait à bouillir en elle. Alors que Maximilien embrassait avec amour son ventre légèrement arrondi, Loreana entreprit de rétablir un peu l’équilibre au niveau des vêtements. C’est pourquoi elle agrippa violemment Maximilien par le col pour venir plaquer ses lèvres contre les siennes, tandis que ses mains se chargeaient de le débarrasser de son pull. Pour éliminer complètement le vêtement, il fallut qu’ils se séparent. La jeune femme en profita pour se redresser, et inverser la tendance : elle ouvrit, avec un regard coquin, les boutons de la chemise de Maximilien déposant des baisers fiévreux sur chaque centimètre de ce torse qui lui avait tant manqué. Lorsque ce fut fait, elle remonta vers le visage de son ange frémissant, et lui lécha le lobe de l’oreille, tout en lui murmurant à l’oreille :

    LOREANA « Fais-moi l’amour, mon ange… »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 1 Jan 2011 - 22:09


    Jamais il ne s’était autant senti en paix avec lui…Un climat calme et doux s’était installé entre eux…Affalés sur le lit, les deux fiancés se tenaient serrés l’un contre, le bras de lor’ sous la tête de Loréana tandis qu’il caressait calmement son ventre avec son autre main…Il touchait enfin de sa peau directement ce havre de douceur et de chaleur qui abritait son enfant, son petit à lui, celui qu’il avait aidé à créer…Il ne pouvait s’empêcher de rester là, en paix, satisfait de sentir enfin contre lui, la mère de son bébé...Ses pensées ne cessaient de voyager vers sa futur vie de famille, la rêve qu’il touchait enfin du doigt, quel bonheur, quelle joie ! Il se sentait enfin à sa place…Il était le père de ce petit, le fiancé de cette demoiselle et tout allait pour le mieux…Une vague de tranquillité et d’ataraxie s’était installée dans cette pièce tandis que les deux amoureux savouraient pleinement le fait d’être ensemble, de s’être enfin retrouvés…Sans dispute, sans haine avec le simple pardon dans leur âme et la satisfaction d’être couché l’un contre l’autre sans jalousie, sans crainte, sans haine…Comme si tous leurs mauvais souvenirs avaient disparus…Travis, Alexia, cette rupture n’existaient plus dans leur tête juste eux, et ce petit être qu’ils avaient décidés de garder, qu’ils avaient décidé d’aimer comme il méritait de l’être…Rien ne pourrait leur faire plus plaisir, rien n’aurait pu les rendre plus heureux…Ils étaient déjà au paradis !

    Rien ? En êtes-vous sûr ? Il y avait pourtant bien quelque chose qui commençait à titiller le jeune homme…Dois-je vous rappeler la tenue de la Demoiselle Loréana Wilde ? De simples sous-vêtements quoi moulaient son corps de rêve, laissant tout apparaître aux yeux du jeune homme ! Mais dois-je également vous rappeler leurs positions ? Dans un lit, collé l’un contre l’autre et Maximilien qui sentait la poitrine de Loréana se soulever et s’abaisser au rythme de sa respiration, il avait sa main sur son ventre et la sensation de son souffle bien chaud dans son coup…Certes, l’adolescent n’avait pas manqué de conquête durant ces dernières semaines mais aucun n’arriva jamais à la cheville et Loréana puisqu’il n’aimait pas ces filles…Jamais il n’avait désiré quelqu’un comme il désirait Loréana Wilde en ce moment…Il en avait mal au muscle, au corps, au cœur…Le besoin de la prendre, de la faire sienne lui faisait tourner la tête, la faisait souffrir et il ne savait pas comment l’oublier…il tenta pourtant un bon moment d’ignorer son instinct d’animal, son instinct de mâle, d’homme parce que cela n’était pas très gentleman de ne pas attendre le bon vouloir de sa future femme mais, il n’y arriva pas…Avec toute la meilleure des volontés, son souffle contre sa peau…Son cœur battait et il sentait déjà son sang volent affluer dans son bas ventre…Il se souleva alors quelques peu et vint prendre possession des lèvres de la belle demoiselle, de manière douce, afin de lui faire comprendre son envie subtilement…


    LOREANA_ « Max, il faut que… Ah… »

    Elle avait tenté de parler…Il avait bien compris qu’elle voulait parler un peu, discuter de tout ce qui n’avait pas fonctionné, afin d’améliorer leur relation mais là…Ce n’était pas le moment…Maintenant qu’il était à moitié penché sur elle et que ses mains parcouraient avidement son corps passant de ses seins à son ventre, à ses cuisses à son entre jambe et puis remontant à sa poitrine et ainsi de suite de manière patiente mais avide…Les mains de l’homme qui retrouve la femme qu’il aime…Il continua alors, ignorant ses phrases, l’embrassant avidement, capturant ses lèvres avec envies, léchant son cou, baisant encore et encore toutes les parcelles de peau qu’il trouvait…Il n’en pouvait plus…Maintenant qu’il avait lancé la machine, il ne pouvait plus attendre alors et sa bouche et ses mains continuèrent de se frayer des chemins sur les sinueuses courbes du corps de la directrice des serdaigles…Il l’embrassa encore longuement dans un baiser langoureux plein de saliver, les mains finalement posées sur les hanches de sa belle et puis…Loréana le repoussa quelque peu, tandis que leur câlin de bouche se finissait enfin, et Maximilien le regarda avec un air d’interrogation sur le visage…Pourquoi maintenant…Pourquoi le couper de ses envies, leurs envies parce qu’au vue des réactions du corps de Loréana, elle en avait tout autant envie que lui ! Alors pourquoi ? Il prit cependant sur lui de patienter qu’elle reprenne sa respiration lentement afin qu’elle puisse s’exprimer :

    LOREANA_ « Il a des choses dont on doit parler, et… »

    Maximilien lui lança clairement un regard qui voulait dire : pas maintenant et il se remit à l’embrasser et à parcourir le corps de sa partenaire…Lentement, il grimpa au dessus d’elle, prenant bien soin de ne pas écraser son petit bidon de femme enceinte, il commença alors à descendre petit à petit et à parsemer son corps de petits baisers et de petit coups de langue mais alors qu’il embrassait avec passion son nombril quelque peu ressortir par la faible proéminence du ventre, elle sembla enfin céder et l’agrippa violement par le col…Maximilien surpris et mourant de désir la laissa faire tandis qu’elle lui ôta son pull et qu’elle inversa les position en s’installant au dessus de lui…Maximilien, à présent en dominé, se soumis volontairement aux volontés de sa partenaire qui déjà déboutait sa chemise blanche, embrassant chaque millimètre qu’elle découvrait…Il se retint de gémir, un peu par fierté, tandis qu’il sentait cette bouche aux milles délice dévorer sa peau mais lorsqu’elle remonta, frottant son cœur en sous-vêtement au sien et qu’elle vint lui lécher amoureusement et avidement le lobe d’oreille, il se cabra légèrement et émit un petit gémissement…Elle allait le rendre fou…Il commença à se sentir de plus en plus à l’étroit dans son pantalon alors que la belle continuait de lui mordiller cette partie si sensible…Puis elle arrêta soudainement et le serdaigle retint de justesse un hurlement de frustration tandis qu’il sentit cette langue être remplacé par un souffle brulant qui le fit frissonner de tout son être :

    LOREANA_ « Fais-moi l’amour, mon ange ! »

    Si l’héritier Middle, quelques instants plus tôt, s’était déjà crû mourir de désir, Loréana l’acheva définitivement par ce souffle chaud, par cette phrase et par ce surnom qui résonna dans ses tempes autant que son sang battait déjà contre son sexe…Il ne le fit pas dire deux fois et d’un coup de rein bien placé, il inversa à nouveau les positions…il entreprit alors d’une main experte qu’il glissa lentement dans le dos de Loréana de défaite ce soutien-gorge gênant tandis que sa bouche se frayait déjà un chemin vers le téton durcis de la demoiselle…La première de ses mains vint alors se poser sur l’autre sein libre, afin de ne pas le laisser seul et de l’autre main, il se fraya un petit chemin vers l’âtre triangulaire de la demoiselle, passant en dessous du bout de tissus très fin qu’elle portait…Il ne fallait pas que du plaisir pour lui, quand même…Et tandis qu’il léchait avidement la poitrine de sa belle, il pénétra lentement un doigts dans son inimité déjà plus qu’humide, mouillée…Il fit un vague mouvement de va et vient avant d’y introduire un second doigt et puis un troisième doigts qui accélérèrent rapidement le mouvement…D’avant en arrière, il sentait que Loréana aimait cela et que petit à petit, elle allait devenir folle si il ne la prenait pas et il décida d’en rajouter un petit peu plus à son supplice. Il retira alors violement ses doigts de la demoiselle, sachant pertinemment qu’elle allait en gémir de frustration et commença à descendre petit à petit, dirigeant sa bouche vers son jardin secret alors que ses mains s’occupèrent d’enlever de le dernier vêtement qu’elle portait…Il replaça alors finalement ses doigts par sa longue, léchant longuement le cours avant de pénétrer ce petit organe vicieux à l’intérieur du vagin de la belle…De longs vas et vient qui firent gémir Loréana lui prouvèrent ce qu’il voulait savoir : qu’elle n’allait pas tarder à vouloir être prise…Il remonta alors l’embrasser, afin qu’elle goûte elle-même à son propre gout, et ses mains reprirent la découverte de ce corps…Attendant une réaction de son amour pour agir…Peut-être voulait-elle le faire souffrir, elle aussi !


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Dim 2 Jan 2011 - 10:51


    LOREANA « Fais-moi l’amour, mon ange… »

    Pas une question. Pas une demande. Un ordre fiévreux, synonyme de son abandon total à ces mains froides mais si douces, à cet homme brûlant d’amour… Point d’orgue des retrouvailles de deux corps, de deux êtres. Le murmure chaud, brûlant de désir, n’avait été que l’expression atténuée du besoin de sentir qu’elle n’était pas en train de rêver, que tout était réel. Car, bien souvent, lorsque la réalité paraît trop belle, voire dépasser nos rêves les plus fous, on se pince distraitement le bras en se disant « je dois rêver ». Lorsque tout se déroule mieux que le plan ne l’avait prévu, l’homme n’est pas à l’aise. Il ne sait pas profiter de son bonheur, regarde vers son futur avec appréhension, et attend le moment où « tout va foirer ». Il laisse son présent, si doux, plus doux même qu’il ne l’avait espéré, lui filer entre les doigts, dans l’incapacité imbécile d’être simplement heureux, dans son refus catégorique de croire que tout peut bien se passer. Ce n’est que plus tard qu’il pestera contre l’inattendu, contre sa crainte inexplicable d’un retour des choses, se maudissant d’avoir laissé filer le moment qu’il attendait depuis longtemps.
    Aujourd’hui, là, maintenant, Loreana Wilde ne comptait pas le laisser filer, ce présent. Car ce présent était bien réel. Elle le sentait dans la moindre cellule de son corps, elle le ressentait sous chaque caresse de son futur époux, elle avait la certitude inconsciente que, pour une fois, tout irait bien. Que rien ne pouvait plus foirer, maintenant. Que le temps et le destin avaient fini leur petit jeu mesquin, qu’ils s’étaient enfin décidés à foutre la paix aux deux amants. Que malheur et trahison étaient partis skier en montagne, et qu’ils avaient été ensevelis sous une avalanche.

    L’ange n’avait pas résisté à l’appel de la belle. Comment aurait-il pu ? Il mourrait d’envie, depuis qu’il avait fermé la porte de cet appartement, d’y retourner, de pouvoir embrasser sa belle, de pouvoir l’aimer, lui faire l’amour… Mais il se l’était empêché, pour une raison qui lui semblait soudainement idiote… Comme pris de remords, il semblait avoir décidé de se rattraper, et de rattraper le temps perdu. Il assuma son rôle d’homme et, d’un coup de rein puissant mais délicat reprit son position de dominant. La belle se laissa faire sans résister. Elle sentit une main se déplacer le long de son dos, se défaire d’un geste du soutien-gorge qui la dérangeait. Alors qu’une de ses mains se débarrassait du vêtement, sa jumelle, ayant enfin accès à cette poitrine douce et ferme qui l’avait tant de fois fait fantasmer, ne se priva pas pour toucher ce sein, pour se l’approprier, alors que l’autre sein subissait un sort plus enviable encore, étant devenu le terrain de jeu d’une langue divine. La belle, frémissant sous les caresses exquises de son ange, dut se retenir de déjà gémir, et caressa d’une main les cheveux de son courtisant, la laissant se perdre à loisir dans l’océan herbeux de ses cheveux soyeux. L’autre main, cherchant la moindre parcelle de peau à caresser, se posa sur le dos musclé de l’homme, frôlant du bout des doigts l’aile angélique qui y était tatouée. L’ange la rendait folle. L’ange faisait éclater en elle le volcan d’un désir trop longtemps réprimé. L’ange la fit gémir lorsque, faisant montre d’une fiévreuse audace, la main qui l’avait déshabillée descendit vers son entrejambe. La divine se mordit la lèvre inférieure rien qu’en imaginant ce que Maximilien allait faire. L’Apollon la pénétra d’un doigt, sans aucune autre forme de procès. Leurs corps communiaient enfin, et la communion ultime arriverait bientôt. L’Aphrodite se cabra lorsque son ange entama un lent va-et-vient, et se tortilla, comme pour tenter vainement de résister au plaisir qui la consumait toute entière lorsque le premier doigt fut rejoint par un deuxième, puis un troisième.

    Avec une violence sadique, le jeune homme se retira d’elle, qui ne put garder prisonnier de sa gorge un gémissement de frustration. Pourquoi s’arrêtait-il ? La frustration n’eut pas le temps de s’installer : la belle sentait que la bouche divine avait quitté son sein et s’approchait dangereusement de l’endroit de son corps où le désir était le plus sensible. Sans qu’elle ne s’en rende compte, l’ange l’avait déshabillée. Sa langue offensive prenait d’assaut l’intimité de Loreana, dansant avec sa peau, valsant en elle, tournoyant, léchant, suçant. Le volcan explosa. La gorge de la belle fut bientôt envahie de gémissement de plaisir, et ses mains se posèrent sur le crâne de l’artiste, visitant avec ardeur la forêt dense de ses cheveux. Incapable de demeurer tranquille, la belle se cabrait, son regard ne savait plus que voir, et son corps tout entier semblait être agité des spasmes euphoriques du plaisir. Si Maximilien continuait ainsi, elle allait déjà décoller. Alors qu’elle entrevoyait les portes du septième ciel, elle fut brutalement ramenée dans ce lit : l’ange avait ôté sa langue et était retourné vers elle. Elle l’embrassa sans retenue, frôlant cette langue qui l’avait rendue folle, dans un baiser fiévreux mais frustré.

    Bien décidée à lui rendre la monnaie de son galion, Loreana l’embrassa dans le cou, profitant de ce mouvement pour reprendre le contrôle. Elle débarrassa l’ange trop habillé de son pantalon avec précipitation. N’accordant qu’une caresse brève et insuffisante à la forme bien marquée sous le boxer, elle remonta vers le visage de son ange, lui lécha les lèvres, avant de descendre progressivement, n’épargnant aucune partie du corps de l’Apollon. Elle lui lécha le menton, le coup. Le ventre, le torse. Elle accorda au boxer une attention particulière, lécha avec passion le monticule, sachant très bien que l’absence de contact entre la langue et le pénis demandant grâce du garçon le rendrait fou. Ce fut que lorsque le jeune dieu ne sut retenir un grognement de frustration que la belle se décida enfin à baisser ce boxer, cet ultime rempart à leurs ébats, et à l’envoyer balader. Alors elle put librement embrasser la verge, déjà bien dure. Alors elle pu la lécher, de bas en haut, la parsemer sur toute sa longueur de baisers amoureux. Puis, après une seconde d’attente sadique, elle la prit enfin en bouche. Débutant un lent va-et-vient, elle laissa sa langue jouer sur le gland comme celle de Maximilien avait joué avec son intimité. Son mouvement s’accéléra et, lorsque les gémissements et les tortillements de son ange lui annoncèrent qu’il ne tiendrait plus longtemps, elle se retira, jouant au même jeu qu’avait pratiqué l’ange, elle remonta pour l’embrasser. Elle sentait cette verge, battue par le sang, si près de son intimité… Dans une ultime provocation pour rendre le jeune homme complètement fou, elle se frotta à lui, établissant un contact trop léger à son goût entre la verge dressée et son intimité humide. Avec un léger mouvement du bassin, elle se frotta à lui, créant un va-et-vient dans le mouvement qui agitait leur deux sexes.

    Puis, lorsque l’envie devint insoutenable, lorsqu’elle ne put plus jouer avec son ange sans que cela ne la frustre elle aussi, elle stoppa le mouvement. Elle bougea son bassin, et le fit pénétrer tout entier en elle. Elle ne put s’empêcher de crier, et la seule chose qu’elle trouva à crier fut le nom de son ange. Elle posa sa tête sur son torse, s’abandonnant complètement à lui, le laissant reprendre le contrôle de la situation.


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Dernière édition par Loreana N. Wilde le Dim 6 Fév 2011 - 14:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Dim 2 Jan 2011 - 13:55


    LOREANA_ « Fais-moi l’amour, mon ange ! »

    Cet ordre murmuré si sensuellement à la bouche de l’ange en question, eut pour effet de le faire gémir délicatement. Obéissant alors non seulement à sa belle mais également à ses envies, il inversa leur position d’un coup de bassin bien senti afin de permettre à la jolie brunette devenue blonde de savourer pleinement et de manière passive le plaisir qu’il allait à présent lui offrir. Placé au dessus, en rôle de dominant, Maximilien commença par l’embrasser tendrement puis de plus en plus sauvagement tandis que l’une de ses mains s’occupa de libérer cette poitrine du vêtement superflu qui la couvrait encore…Immédiatement cette même main adroite vint caresser ce sein tendu qui pointait déjà dangereusement vers lui, le malaxant, le massant tandis que son jumeau, l’autre sein subissait en sort beaucoup plus enviable encore car il était face à face avec la langue adroite et expérimenté du serdaigle qui vint le lécher de haut en bas, de droit à gauche, dans tous le sens, puis s’approcha du téton tendu et douloureux pour venir le sucer lentement comme leur futur enfant le ferait sans doute à son tour..Tandis qu’il torturait les seins de Loréana d’une main et de sa bouche, l’autre main s’était déjà frayée un chemin vers l’intimité de la demoiselle et avait entreprit de se glisser sous le tissus pour venir lui donner un avant gout de ce à quoi elle aurait droit plus tard en pénétrant un doigt puis deux puis trois dans le territoire déjà mouillé de la demoiselle qui entendit gémir faiblement – car il savait qu’elle se retenait- de plaisir…Bien décidé à l’entendre crier un peu, Maximilien retira vivement ses doigts de l’intimité, écouta avec délice le gémissement de frustration de la belle demoiselle avant de descendre complètement avec sa bouche cette fois-ci, enlevant au passage le dernier vêtement de la demoiselle pour remplacer ses doigts par sa langue…Il entreprit alors une douce torture qui consista à aller et venir à l’intérieur de l’inimité de la belle avec sa langue sans pour autant réellement s’en occuper puis, l’entendant gémir, il se fit un plaisir de la satisfaire en titillant alors la petite boule de plaisir, tournant autour avec sa langue jusqu’à ce qu’elle se cabre sous cette caresse insoutenable et qu’elle crie son nom…

    Lui-même à vrai dire, n’en tenait pas large…Donner autant de plaisir à Loréana ne faisait qu’augmenter son désir et la belle, très maligne, n’avait enlevé que sa chemise ce qui faisait qu’il commençait à se sentir vraiment très étroit dans son jeans et cela devenait de plus en plus douloureux…Il cessa alors ses petites caresse et remonta alors embrasser sa belle…Celle-ci prit cela comme une occasion et ce fut à son tour d’inverser à nouveau les rôles…Se trouvant au dessus de lui, elle se mit alors à embrasser puis lécher chaque partie de peau qu’elle trouvait : ses lèvres, ses joues, sa mâchoire, son cou, ses muscles, ses tétons, son torse, ses abdominaux et tandis que sa langue à elle le torturait, elle ôta enfin son jeans, libérant un peu le membre douloureux mais augmentait la tension de ce dernier en n’y accordant qu’une ridicule petit caresse frustrante…Maximilien gémit de frustration tandis que la bouche de la belle était déjà arrivée en bas et avait entreprit de lécher son membre par-dessus le boxer l’enflant encore plus, si cela était possible ! Maximilien s’agrippa violement au drap pour éviter de se cambrer lorsqu’enfin Loréana accéda à sa requête silencieuse en le dénudant entièrement…Il sentit alors la langue de sa fiancée se diriger sur son gland, le lécher avidement puis remonter le long du pénis tendu de douleur et de plaisir…Elle entreprit alors un doux va et viens avec sa langue, montant, descendant et Maximilien en hurla de plaisir…Et puis, comme pour achever sa torture sadique, elle prit la verge battue par le sang entièrement dans sa bouche et entama un mouvement final de va et vient…Maximilien ne put se retenir et hurla le prénom de sa belle tandis que, alors qu’elle sentait qu’il ne tiendrait plus longtemps, elle prit bien le temps de remonter vers lui, se frottant à son corps nu et tendu de plaisir ! Elle vint l’embrasser et sans lui laisser la possibilité de choisir lui-même le moment de la pénétrer, elle vint se placer au dessus du membre du garçon et le fit pénétrer dans son intimité…Sentant cette chaleur, cette douceur et se périnée encore étroit, Maximilien gémit mais décida de reprendre sa position d’homme…

    Il inversa alors une dernière fois leur position et se plaçant au dessus d’elle, la fixant bien dans les yeux, il entreprit alors l’ultime mouvement de va et vient qui les entraînerait tout deux au paradis…D’abord doux, Maximilien accéléra petit à petit le mouvement rendant cet échange presque brutale, allant le plus loin possible sans pour autant lui faire mal et pendant ce temps, il l’embrassait encore et la caressait sans arrêt comme si il ne serait jamais rassasié de ces courbes si belles et avantageuses….Et puis alors qu’ils allaient venir tous les deux, l’adolescent décida de faire perdurer le plaisir en les torturant une dernière fois et il sortit de sa belle, les faisant tout deux gémir de frustration…Alors qu’il se trouvait maintenant dehors, il ne put attendre très longtemps avant de la pénétrer à nouveau une dernière fois et d’achever ce mouvement de va et vient interrompu et puis…Voyant Loréana venir il vint l’embrasser une dernière fois et tandis qu’elle atteignit enfin l’orgasme final, le jeune sentit le vagin de la douce se contracter autour de sa verge ce qui eut pour effet de le faire venir aussi et dans un hurlement rauque, il se libéra enfin en elle…

    Il s’allongea aux côtés de la demoiselle, alors qu’ils tâchaient tout d’eux de reprendre leur respiration enflammée et haletante…Jamais encore ils n’avaient fait l’amour avec autant de passion, autant d’envie et de désir…Serait-ce du à cette longue séparation ? Ou à leurs ressentes fiançailles ? Il l’ignorait mais jamais encore, il n’avait pris autant de plaisir ni avec une autre femme ni avec Loréana…Le septième ciel qui s’était ouvert à lui, libérant cette vague de plaisir dans le relâchement de ses nerfs n’était comparable à aucune autre fois…Il regarda alors fixement le plafond, nu comme un verre, gardant Loréana contre lui, caressant lentement ses cheveux…Aucun d’eux n’osait parler de peur de briser ce climat magique et envoutant qui régnait encore dans la pièce…Et puis, Maximilien descendit de quelques centimètres, après un rapide clin d’œil pour Loréana qui le regardait d’un air bizarre…Sans doute pensait-elle qu’il avait l’intention de recommencer et que sa libido n’était pas encore calmée mais erreur, elle était calmée et bien calmée…Il se sentait réellement épuisé…Tous d’eux s’étaient tellement donnés à fond dans cet acte d’amour…Maximilien avait l’impression d’être vidé de toute forme d’énergie et même si, elle l’excitait toujours –il ne pouvait pas le nier- il ne se sentait pas d’attaque pour un deuxième round…Non là où sa bouche se dirigeait n’était vers nul autre endroit que vers le ventre de la belle qui contenait son petit bébé à elle, son petit bébé à lui, le fruit de leur amour. Il l’embrassa alors tendrement comme s’il eut déjà s’agit du nouveau né et vint alors murmurer lentement contre ce ventre, s’adressant ainsi d’un air fier directement au petit fœtus, peut-être même pas encore très bien accroché :


    MAXIMILIEN_ « Si t’es un petit mec, là dedans, j’espère que tu seras aussi bon que ton père dans l’acte et si tu es une petite fille…C’est simple, je t’interdis de faire l’amour avant au moins tes…50 ans ! »

    Macho, Maximilien ? Pensez-donc !


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Dim 2 Jan 2011 - 17:09


    L’ange avait obéi aveuglément. L’ange n’avait pas cherché à se défiler. Il avait, au contraire, pris un plaisir sadique à exécuter l’ordre de sa dame, mais à retarder le plus possible le moment qu’elle attendait avec impatience, le moment où elle le sentirait en elle, le moment où il serait penché au-dessus d’elle, la regardant dans les yeux, le moment où elle partirait vers un paradis plein de plaisir, et où elle ferait partit son Apollon avec elle. Ce moment, il l’attendait autant qu’elle, elle pouvait le sentir dans ses caresses impatientes. Il avait toutefois choisi de dominer, au moins temporairement, son instinct bestial qui lui criait qu’il voulait prendre sa déesse ici et maintenant. Il avait décidé de torturer sa belle dame, de la faire languir, de l’exciter au maximum avant d’enfin daigner la pénétrer, comme s’il voulait lui faire comprendre qu’en réalité, elle était folle de lui et il consentait à lui accorder une faveur. Evidemment, le fait était qu’elle était effectivement folle de lui, mais que la faveur avait plutôt été accordée dans l’autre sens : c’était la belle dame qui avait accepté de postposer une discussion inévitable. A vrai dire, elle ne regrettait pas son choix. Pour l’instant, son chevalier de l’amour été parvenue à faire naître en elle ce désir vital, ce besoin de le sentir en elle. Et l’ange prenait un malin plaisir à d’abord lui offrir un doit, puis deux, puis un troisième enfin, dans une caresse divine mais de loin insuffisante. Ses gémissements enhardirent toutefois le Serdaigle, qui remplaça bien vite ses doigts pour sa langue expérimentée. En sentant la langue de son fiancé la pénétrer, jouer avec son intimité, mais éviter soigneusement de s’approcher du point le plus sensible, elle sut qu’elle ne tiendrait pas longtemps. Lorsque la langue daigna enfin accorder des caresses à la petite boule de chair pleine de plaisir, Loreana cru mourir. Son corps entier se contracta, ses mains se perdirent dans l’océan des cheveux de son ange, et elle ne put s’empêcher de gémir. L’adolescent, déjà si doué avec sa langue, lui promettait là une étreinte passionnée. Alors que Loreana se sentait déjà partir, capitulant face au plaisir incroyable que Max lui procurait, tout s’arrêta brutalement. Le jeune homme avait battu en retraite, abandonné l’intimité mouillé de sa belle, et était remonté vers elle, léchant ses seins au passage, et l’avait embrassé. Loreana avait profité de sa langue donneuse de plaisir, et avait jugé bon de renverser leur position.

    Une fois placée en position dominante, la première chose que fit la belle fut de débarrasser son amant de son jeans. Elle aperçut alors la forme bien marquée de l’objet de son désir, et, dans un sourire sadique, bien décidée à se venger de son Apollon, remonta vers lui pour l’embrasser plutôt que de s’occuper comme il se doit du bout de chair battu par le sang. Elle redescendit avec une extrême lenteur, parsemant le corps de son messager des dieux de coups de langue, l’entendant déjà gémir d’impatience. Lorsqu’elle arriva à hauteur du petit monticule de chair, toujours protégé par un boxer, elle commença à le lécher, par-dessus le tissu, et sentit la frustration naître chez son fiancé… Lorsqu’elle jugea l’avoir suffisamment torturé, elle consentit enfin à le déshabiller entièrement et commença par embrasser le gland libéré. Elle débuta ensuite une entreprise qui fit gémir le bleu et bronze : couvrir chaque centimètre de cette verge dressé de sa langue. Le désir du Serdaigle ne faisait qu’augmenter, et l’Aphrodite en eut la confirmation lorsqu’elle daigna enfin prendre la verge de son aimé entièrement en bouche : il se cabra, malgré son effort pour ne pas le faire. Plus la belle accélérait son mouvement de va-et-vient, plus elle jouait avec la verge de sa langue, plus elle sentait l’ange partir. Lorsqu’elle sentit qu’il ne tiendrait pas plus longtemps, elle abandonna la verge dressée et remonta vers le visage transpirant de Maximilien. Elle frotta avec une lenteur calculée son corps nu contre celui de son Apollon, dans une ultime provocation. Elle sentait le torse de son aimé se soulever rapidement, et elle voyait dans son regard qu’il partageait son envie : la pénétrer, la, maintenant.

    Comme un dernier acte effronté, la belle ne rendit pas tout de suite le contrôle à son ange, et, d’un mouvement sec du bassin, le fit pénétrer en elle dans un hurlement. Elle se laissa ensuite reprendre le contrôle et échanger une dernière fois leur position. Il était sur elle, il était en elle, il la regardait avec un regard plus amoureux que jamais… Il l’embrassa avec passion, ce qui fut le signal du départ. Il commença un mouvement de va-et-vient de son bassin, d’abord extrêmement lent, arrachant des hurlements rauques à la belle, puis il accéléra peu à peu le mouvement. Loreana fut envahie en un coup par le plaisir le plus agréable qu’elle n’avait jamais ressenti, et en vint à implorer les dieux pour que jamais ce moment ne s’arrête. Elle profitait du moindre baiser de son fiancé, elle embrassait elle-même les mains du bel Apollon qui encadraient sa tête, elle se perdait dans la forêt de plaisir qu’elle pouvait apercevoir dans les yeux de Maximilien… Puis, soudain, hurlement de frustration. Maximilien, désireux de gagner au petit jeu de la torture, s’était brutalement retiré d’elle. Elle demeura là, couchée sous lui, à quelques pas du septième ciel… Après une seconde, probablement la plus longue de son existence, Maximilien rentra en elle une dernière fois. Il n’en fallut pas plus pour la faire hurler. Son périnée se contracta autour de la verge de l’ange, et ils partirent tous les deux, visitant des horizons inexplorés du paradis du plaisir qui les accueillait en cet instant. Son orgasme fut accentué par la sensation chaude du liquide de vie que le jeune homme déversa en elle.

    Puis, essoufflé, Maximilien se retira et s’allongea à ses côtés. Il fixait le plafond, une expression béate sur le visage. Loreana, elle, fut incapable de ne pas le regarder. Son bonheur la combla, et elle posa délicatement une main sur le pendentif qui, toujours attaché à son coup, avait été le témoin de leur ébat le plus intense. Le beau jeune homme caressait lentement ses cheveux, la belle jeune femme était heureuse. Mais soudain, Maximilien descendit de quelques centimètres. Elle lui adressa un regard interrogatif, auquel il ne répondit que par un clin d’œil. S’il voulait recommencer, il serait mal accueilli. Certes, Loreana le désirait toujours, et en ce moment plus que jamais, mais l’intensité de l’étreinte qu’ils venaient de s’offrir ne lui permettrait pas d’en supporter une autre. Alors, elle regarda, intriguée. Elle ne comprit que lorsque le futur père embrassa son ventre comme s’il embrassait déjà son enfant.


    MAXIMILIEN «Si t’es un petit mec, là dedans, j’espère que tu seras aussi bon que ton père dans l’acte et si tu es une petite fille…C’est simple, je t’interdis de faire l’amour avant au moins tes…50 ans ! »

    Loreana ne put retenir une exclamation indignée. Elle administra un petit coup de genou à son futur époux, en guise de protestation.

    LOREANA « Espèce de sale macho ! Je t’interdis de pervertir MON enfant ! En plus, si cet enfant obtient ta capacité au lit, il sera incapable de satisfaire qui que se soit ! »

    Elle s’adressa à son tour à son ventre.
    LOREANA «N’écoute surtout pas ton père ! Ce n’est qu’un abruti qui n’a jamais rien compris aux sentiments. La seule personne que tu devras écouter, c’est moi… »

    Elle se retourna vers Maximilien.

    LOREANA « Faut qu’on lui trouve un nom ! »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Lun 3 Jan 2011 - 15:12


    Jamais encore depuis la mort de Travis, Maximilien ne s’était senti aussi en paix avec lui-même, jamais il ne s’était senti aussi bien…Le sang qui coulait dans ses veines, n’était plus le poison qui le transportait et qui le tuait à petit feu depuis quelques semaines, c’était le bonheur à l’état pur qui petit à petit l’emplissait d’allégresse, le soulageait. Il se sentait léger, comme libre enfin, transporté de passion, d’amour et de joie et enfin soulagé de ce poids qui lui oppressait la poitrine. Tel était la magie de Loréana, la puissance de la femme aimé qui a la capacité de supprimer toute forme de douleur dans le cœur de l’homme qui l’adore…Oh cela ne voulait pas dire que la mort de Travis était oublié, que cette absence était devenue inexistante et même pas grave, cela ne voulait pas dire non plus qu’il avait arrêté d’en souffrir entièrement…Oh combien non ! Travis était toujours présent dans ces pensées et en cet instant peut-être plus qu’à n’importe quel moment. Il aurait voulu courir rejoindre son frère, lui dire qu’il était fiancé, qu’il allait être père et que ce dernier serait un des nombreux tontons de cet heureux bambin. Il aurait voulu voir le sourire de Travis lorsque celui-ci le féliciterait mais cela n’arrivera pas…Cela n’arriva plus ! Car Travis n’était plus, ne respirait plus et était enfoncé dans la tombe, mangé et ravalé par les vers qui détruisait petit à petit son corps…Mais Léo était là, Léo s’occuperait aussi de cet enfant, Léo restait près de lui, son meilleur ami de toujours, son autre frère et Timothé aussi pourrait cajoler ce petit, prendre soin de Loréana lorsque Maximilien ne serait pas à proximité sans parler de Caleigh qui deviendrait sans doute plus amoureuse de ce futur petit môme qu’aucun d’eux ne le sera jamais…Oh il ne craignait pas que son enfant manque de gens autour de lui mais il regrettait que Travis ne soit pas là également…IL aurait pu être le tonton raisonnable qui prendrait l’enfant par la main pour l’asseoir à table et le faire dessiner calmement alors que Léo serait plutôt l’irraisonnable, qui entraînerait le futur né dans mille et une bêtise…Il lui apprendrait la vie et Travis ne serait pas là pour équilibrer la situation, l’éducation…C’était une grande perte…

    Il se tenait contre sa futur femme, après lui avoir fait l’amour comme jamais encore il ne lui avait fait l’amour, avec passion, amour…Sans doute le feu d’artifice des retrouvailles ! Oh quel plaisir elle lui avait donné. Avec elle à ses côtés, il n’avait pas besoin d’autres femmes…Il se sentait pousser des ailes : il pourrait être fidèle. Il pourrait être fidèle ! Et puis si jamais l’envie lui prenait, rien ne l’empêchait de draguer un peu, tant que l’intimité était réservée à cette femme éblouissante qui serait la mère de son enfant…Reprenant tout deux leur respirations encore haletante, Maximilien caressa lentement les cheveux de sa promises et puis soudainement descendit un peu…Loréana lui lança un petit regard courroucé, sans doute le pensait prêt à se remettre en selle pour un tour de manège mais ce n’était pas cela du tout. La bouche du serdaigle s’arrêta juste en face de ce ventre arrondi qu’il embrassa doucement, attentivement comme si il eut déjà s’agit du petit bébé qu’elle mettrait au monde dans quelques mois…Il câlina un petit instant ce ventre avant de décider de lui parler avec un petit regard fier et amusé par la situation et sans doute un peu par ce qu’il s’apprêta à dire…Paroles qui, il le savait, n’amuserait pas du tout Loréana mais il décida quand même de les prononcer avec son petit air insolent qui lui allait si bien…


    MAXIMILIEN_ « Si t’es un petit mec, là dedans, j’espère que tu seras aussi bon que ton père dans l’acte et si tu es une petite fille…C’est simple, je t’interdis de faire l’amour avant au moins tes…50 ans ! »

    La réaction de Loréana ne se fit pas attendre : elle lui donna rapidement un coup de genoux qui fit éclater de rire Maximilien…Il savait combien Lor’ était féministe et sa petite phrase ne devait pas lui plaire…Non seulement parce qu’il se vantait mais en plus parce qu’il se prenait déjà pour un père qui ne voulait pas voir sa fille sortir…il voudrait peut-être mieux pour cet enfant qu’il fut un garçon car Maximilien se sentait déjà devenir un peu trop protecteur si une petite fille venait à sortir de ce ventre ! Il sourit alors de toutes ces dents à la professeur de potion, la regardant avec effronterie, attendant qu’elle réponde à sa petite phrase…

    LOREANA_ « Espèce de sale macho ! Je t’interdis de pervertir MON enfant ! En plus, si cet enfant obtient ta capacité au lit, il sera incapable de satisfaire qui que se soit ! »
    MAXIMILIEN_ « Notre enfant ! Féministe va ! Et puis…Si j’en crois tes hurlements de tantôt…Je suis assez doué dans mon art…Enfin si ça te ne plait pas…Je suis sûre que d’autre m’attendent bras ouverts… »

    Ce n’était peut-être pas la bonne phrase à dire surtout dans les circonstances précédentes mais tant qu’ils étaient sur le ton de la plaisanterie, Maximilien n’y voyait aucun mal…Il aurait peut-être dû…Quoi qu’il en soit, Loréana, se relevant à son tour un peu, s’adressa également à son ventre enfin au minuscule fœtus qui se trouvait à l’intérieur et qui se trouvait déjà pris à parti entre les discussions de ses parents…Pauvre môme…

    LOREANA_ « N’écoute surtout pas ton père ! Ce n’est qu’un abruti qui n’a jamais rien compris aux sentiments. La seule personne que tu devras écouter, c’est moi… »
    MAXIMILIEN_ « Comme si… »

    Il ne prit pas la peine d’argumenté plus longtemps…Pris d’un coup de fatigue, il se laissa retomber sur le lit, plongeant sa tête dans son oreiller, comme un petit enfant et ferma les yeux, prêt à s’endormir…Un véritable homme, ce Maximilien…Mais il fut interrompu dans sa prise de sommeil feinte par la voix de Loréana qui cette fois-ci s’adressait à lui et non à son ventre ou à ce petit bébé :

    LOREANA_ « ON devrait lui trouver un prénom ! »
    MAXIMILIEN_ « On pourrait peut-être attendre de connaître son sexe, non ? »

    Il savait d’avance que de choisir un prénom pour ce môme serait une bataille sans fin qui nécessiterait beaucoup d’énergie et si il devait se battre deux fois : pour une fille et pour un garçon, il ne donnait pas cher de sa peau…Ils feraient mieux de patienter jusqu’à ce que l’enfant se soit un peu développé et qu’ils connaissent dans quelle direction se diriger…Mais tant qu’on était plongé dans les discussions sérieuses concernant cette grossesse, Maximilien, qui était toujours nu comme un vers, se releva quelque peu et regardant Loréana dans les yeux, il lui dit d’un air calme :

    MAXIMILIEN_ « Ce serait bien que ce soit Devan qui s’occupe de ta grossesse ! Il est digne de confiance. Ainsi non seulement, je sais que tu seras bien soigné mais en plus je pourrai assister aux rendez-vous sans avoir peur que notre relation soit dévoilée et puis…Il pourra même faire les visites à domicile ! Il se fera surement un plaisir de se rendre un peu à Poudlard ! Qu’en penses-tu ? »

    Il ne voulait pas lui imposer ce choix mais il priait vraiment fort pour qu’elle accepte sa proposition !


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Mer 5 Jan 2011 - 22:05



    L’Ange fixait le plafond. La sueur avait plaqué ses cheveux sur son crâne, et il avait du mal à reprendre son souffle. Un grand sourire illuminait son beau visage. Tout le tourment qu’on avait pu y lire les jours précédents avait disparu, pour céder sa place à un bonheur sans limite. Il éclairait Loreana, ce bonheur, comme un phare guide les navires, comme le soleil illumine la Terre, comme une lumière à la fois douce et forte qui attire l’attention. La prof de potions, haletante elle aussi, ne put qu’être heureuse de le voir si heureux. Son bonheur semblait communicatif, et elle ne doutait pas que leur enfant, bien au chaud dans son ventre, devait être heureux lui aussi. En tout cas, il le serait dès sa naissance. Il grandirait entouré de l’amour de deux parents amoureux, choyé par une flopée de parrains et marraines, chouchouté par une centaine d’elfes de maison, gâté par les élèves du château… Décidément, oui, ce bébé avait un avenir radieux devant lui ! Surtout qu’avec la réconciliation de ses parents, il était maintenant sûr de venir au monde, et ce pour la première fois depuis des semaines. Ce doit être réconfortant, quand on est un bébé, de savoir qu’on va naître et être entouré d’autant d’amour…
    Ces pensées firent sourire Loreana, qui ne put réprimer un petit rire. Maman. Elle allait devenir maman. Elle allait avoir un enfant. Elle allait allaiter, elle allait serrer contre elle, elle allait pouvoir tenir entre ses mains son fils ou sa fille ! Elle allait pouvoir élever son enfant, le voir apprendre à marcher, à parler, le voir découvrir ses pouvoirs, le voir se balader dans les couloirs du château, se faire câliner par toutes les étudiantes… Elle allait le voir grandir, devenir aussi blond que son père, le voir faire ses premières bêtises, devoir le punir, parfois. Elle allait le voir écouter de la musique, jouer sur un balai avec son père, elle allait lui lire des histoires, le voir jouer avec Bambou… Elle allait le voir devenir un petit casse-cou ou une adorable fillette. Puis un jour, il commencerait à suivre les cours à l’école, qui aura toujours été sa maison. Il ne vivrait plus avec elle dans l’appartement, mais dans un dortoir, avec les autres élèves. Peu importe la maison dans laquelle il serait réparti, elle le ferait en cours, elle devrait rester le plus neutre possible… Son fils, ou sa fille. Son enfant. A elle. Et à l’Ange. Le plus bel enfant du monde.
    Elle posa son regard sur le plus bel homme du monde. Elle se colla à lui, posa sa tête sur son torse, et il se mit à lui caresser doucement les cheveux. Elle n’osait pas parler, de peur de briser le silence presque magique qui venait de s’installer. Pour la première fois depuis des mois, le silence n’était pas un ennemi. Le silence n’était pas lourd, chargé de tension et de pleurs. Non, ce silence-là était léger, joyeux, il sentait bon l’amour et les retrouvailles. Un silence agréable.
    L’Ange cessa brusquement de caresser les cheveux de sa promise. Il lui adressa un clin d’œil, avant de glisser légèrement vers le bas. Sa moitié fronça un sourcil, ne comprenant pas le but de l’opération. S’il voulait un deuxième tour, elle ne le lui offrirait pas. Leur ébat avait été suffisamment intense que pour le gâcher avec une deuxième étreinte, qui n’atteindrait certainement pas le niveau de la première. Mais l’Ange s’arrêta un niveau du ventre à peine rond, et il lui susurra, comme s’il s’agissait déjà du nouveau-né :


    MAXIMILIEN « Si t’es un petit mec, là dedans, j’espère que tu seras aussi bon que ton père dans l’acte et si tu es une petite fille…C’est simple, je t’interdis de faire l’amour avant au moins tes…50 ans ! »

    Pardon ?! Mais de quel droit ce… Mais enfin ! Maximilien avait beau être l’homme idéal, il n’en demeurait pas moins un homme. Rien qu’un homme. Et, par conséquent, un flemmard, incapable de faire deux choses à la fois doublé d’un vantard indécrottable. Ah, c’était bien les hommes, ça ! Toujours à se vanter de leurs exploits, en passant bien sûr sous silence leurs innombrables défauts. La réplique de la belle ne se fit pas attendre. Elle lâcha une exclamation indignée (style « OH ! », vous voyez ?) et administra un petit coup de genou à Maximilien pour signifier son désaccord. Ce dernier éclata d’un rire franc, et adressa un sourire effronté à son amour. Pas décidée à le laisser s’en sortir à si bon compte, elle répliqua.

    LOREANA « Espèce de sale macho ! Je t’interdis de pervertir MON enfant ! En plus, si cet enfant obtient ta capacité au lit, il sera incapable de satisfaire qui que se soit ! »
    MAXIMILIEN « Notre enfant ! Féministe va ! Et puis…Si j’en crois tes hurlements de tantôt…Je suis assez doué dans mon art…Enfin si ça te ne plait pas…Je suis sûre que d’autre m’attendent bras ouverts… »

    Maximilien dû baisser vivement la tête pour éviter un coussin.

    LOREANA « Espèce de… »

    Elle se désintéressa de Maximilien, qui riait aux éclats, et s’adressa à son tour à son enfant.

    LOREANA «N’écoute surtout pas ton père ! Ce n’est qu’un abruti qui n’a jamais rien compris aux sentiments. La seule personne que tu devras écouter, c’est moi… »

    L’Ange commença une phrase, mais se résigna vite. Il savait pertinemment qu’il ne gagnerait pas à ce jeu-là avec sa déesse. Il se contenta de se laisser tomber mollement dans un oreiller. Il fit mine de s’endormir, mais Loreana n’était pas dupe.

    LOREANA « Faut qu’on lui trouve un nom ! »
    MAXIMILIEN « On pourrait peut-être attendre de connaître son sexe, non ? »

    La prof de potions faillit répliquer que non, on ne pourrait pas. Mais il se retint, et concéda que choisir un prénom serait une grande bataille –elle imaginait déjà toutes les idioties que Maximilien allait sortir- et qu’il serait bien inutile de mener cette bataille deux fois. Ils attendraient donc de connaître le sexe. Mais pour cela, il fallait prendre rendez-vous avec un médicomage, et…

    MAXIMILIEN « Ce serait bien que ce soit Devan qui s’occupe de ta grossesse ! Il est digne de confiance. Ainsi non seulement, je sais que tu seras bien soigné mais en plus je pourrai assister aux rendez-vous sans avoir peur que notre relation soit dévoilée et puis…Il pourra même faire les visites à domicile ! Il se fera surement un plaisir de se rendre un peu à Poudlard ! Qu’en penses-tu ? »

    Elle n’eut pas à réfléchir longtemps. Elle acquiesça et embrassa son ange, avant de se lever, de quitter le lit et de se mettre direction de la douche.

    LOREANA « Excellente idée. Tu peux le contacter dès ce soir pour lui demander. Ça te dit, une petite douche ? »

    Max, pas fou, ne déclina pas la proposition de sa chérie, et la suivit dans la salle de bain. Ils s’embrassèrent longuement sous l’eau chaude, puis entreprirent de se laver mutuellement. C’est une fois bien propres et rafraichis qu’ils quittèrent la salle de bain et se mirent en quête de leurs vêtements, qui avaient visiblement volé dans tout l’appartement. Loreana s’empara dans son armoire d’un T-shirt et d’un jeans qu’elle enfila bien vite, avant d’aller s’asseoir sur son lit. Son prince la rejoignit bienôt, et elle lui dit, d’un air plus sérieux :

    LOREANA « Max… Je crois qu’il y a des choses dont il faut qu’on parle. Pour pouvoir à nouveau se faire confiance. »


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Jeu 6 Jan 2011 - 21:37



    MAXIMILIEN_ « Notre enfant ! Féministe va ! Et puis…Si j’en crois tes hurlements de tantôt…Je suis assez doué dans mon art…Enfin si ça te ne plait pas…Je suis sûre que d’autre m’attendent bras ouverts… »

    Maximilien grimaça…Peut-être ne s’était-il pas dirigé dans la bonne direction de conversation…L’idée de rigoler sur l’enfant ou sur leur partie de jambe en l’air et même le fait de la traiter de féministe n’était pas dramatique et c’était ce genre d’échanges mi moqueurs mi passionnés qui étaient une des bases de leur couple ! Ils n’allaient pas sans arrêt être dans le mielleux : les arcs-en-ciel, les petites peluches et tout cela ce n’était pas pour eux et ils n’auraient jamais tenus longtemps. Non ils préféraient la taquinerie, être franc l’un avec l’autre et cela était un modèle d’équilibre qu’ils avaient déjà eu le loisir de tester ! Cependant, Maximilien eut peur d’avoir été un peu trop loin en parlant des autres filles qui pourraient l’attendre à bras ouverts ou plutôt à jambes écartées…Car ils n’avaient pas encore discuter du temps de leur rupture et il ne fallait peut-être pas exagérer en parlant de toutes ces filles avec lesquelles il avait pu coucher sans autre forme de procès ! Il savait que c’était un sujet très sensible et qui risquait de l’être encore un bon moment. Son humour avait peut-être dépassé les bornes…Il baissa donc rapidement la tête, espérant ne pas recevoir un couperait sur la nuque et patienta un instant la réaction de sa belle qui ne tarda pas à arriver :

    LOREANA_ « Espèce de… »

    Ce n’est qu’en entendant le ton mi agacé mi amusé de Loréana que Maximilien osa relever la tête. Elle ne l’avait pas mal pris, préférant jouer la carte de l’humour et de la détente en ces retrouvailles magnifiques qui les avaient vus se fiancer l’un à l’autre ! Quel bonheur alors ! Malheureusement, il dut rapidement baisser à nouveau la tête dans une autre direction pour éviter l’immense oreille que Loréana avait tenté de lui lancer dessus, oreiller qui atterrit à l’autre bout de la pièce sous les hurlements de Bambou, le chien de Loréana, qui courrait déjà à travers tout l’appartement pour le rattraper, croyant que c’était avec lui qu’on voulait jouer ! Maximilien éclata alors de rire, un rire soulagé et amusé parce que Lor’ avait raté son coup mais aussi parce que ce petit chien était hilarant et qu’il n’avait franchement pas changé d’un pouce ! Maximilien se laissa alors entièrement tombé dans l’oreiller encore sur le lit, c'est-à-dire le sien, et continua à rigoler, heureux tout simplement de la scène qui se passait sous ses yeux ! Loréana, elle, avait préféré ignorer les ricanements de son amoureux, pour parler à son enfant et répondre à ce qu’avait dit le père du bambin :

    LOREANA_ « N’écoute surtout pas ton père ! Ce n’est qu’un abruti qui n’a jamais rien compris aux sentiments ! La seule que tu devras écouter, c’est moi ! »

    Maximilien eut un petit sourire ironique et commença une simple phrase pas « comme si » mais décida de ne pas la terminer, ne voulant pas provoquer une discussion désagréable. Il se contenta alors de tirer la langue à la directrice des serdaigles, comme un gamin et de se retourner sur le lit, lui tournant le dos et fermant les yeux pour faire semblant de dormir…Il mima même un faux ronflement histoire d’amuser la brunette qui n’était, bien entendu, pas dupe et qui se contenta de lui donner une petite tape sur la tête avant de se plonger dans un léger silence…Au bout de quelques secondes, à peine, elle rompit le silence paisible qui s’était installé pour discuter de leur enfant :

    LOREANA_ « Il faudrait peut-être lui trouver un prénom ! »
    MAXIMILIEN_ « On pourrait attendre de connaître son sexe, non ? »

    Maximilien s’était à nouveau retourné et légèrement redressée, s’appuyant sur ses coudes pour se tenir en équilibre. Il regarda sa belle et réfléchit un instant avant de lui répondre…Certes ce petit aurait besoin d’un prénom mais choisir ce prénom serait une bien lourde bataille car ils allaient avoir beaucoup de mal à tomber d’accord ! Livrer cette bataille deux fois était très une mauvaise idée, le combat serait lourd et épuisant et Loréana lui sortirait sans doute des noms abominable desquels il allait devoir protéger son enfant…La belle fronça les sourcils un instant et sembla vouloir ajouter quelques choses, puis se ravisa ! Sans doute était-elle arrivée aux mêmes conclusions que lui. Maximilien s’assit alors entièrement dans le lit, décidant qu’il était temps de parler du bambin…Il avait eu une merveilleuse idée, à l’instant, dont il voulut immédiatement faire part à sa belle afin d’avoir son avis et afin que cette inquiétude là, au moins, soit réglée !

    MAXIMILIEN_ « Ce serait bien que ce soit Devan qui s’occupe de ta grossesse ! Il est digne de confiance. Ainsi non seulement, je sais que tu seras bien soigné mais en plus je pourrai assister aux rendez-vous sans avoir peur que notre relation soit dévoilée et puis…Il pourra même faire les visites à domicile ! Il se fera surement un plaisir de se rendre un peu à Poudlard ! Qu’en penses-tu ? »
    LOREANA_ « Excellente idée. Tu peux le contacter dès ce soir pour lui demander. »
    MAXIMILIEN_ « Ok. Super ! Je lui enverrai une lettre tantôt pour qu’on se voit lui et moi ! »

    Maximilien soupira de soulagement ! Elle avait acceptée ce qui était super ! Devan était un ancien élève de poudlard qui était maintenant étudiant en médicomagie à ST Mangoust et qui avait de très bon résultat qui impressionnaient tout le monde, d’ailleurs disait-on ! Mais Devan n’était pas seulement cela ! C’était aussi un vieil ami à Maximilien…Un vieil amant aussi mais cela, Loréana n’avait pas besoin de le savoir ! Devan était digne de confiance et il n’irait raconter à personne leur relation secrète mais en plus par amitié pour Maximilien et pour son ancienne professeur de potion, il la soignerait très bien et de cela, le jeune Middle était certain ! C’était la personne parfaite pour s’occuper du développement de la grosse de Loréana, Maximilien le savait ! De soulagement, il se laissa à nouveau tombé dans les fauteuils, tandis que sa belle, elle se relevait ! Maximilien lui lança un regard intrigué tandis qu’elle s’avançait déjà dans la salle de bain…

    LOREANA_ « Ça te dit, une petite douche ? »

    Maximilien grogna…Il n’avait pas du tout envie de se lever…Il était si bien là mais à la vue du corps nue de sa belle qui s’avançait déjà vers la porte au fond de l’appartement, il se redressa bien vite, prêt à la suivre de bon cœur…Quelques pas et tout deux furent dans la douche…Aussi simple que cela, vu qu’ils étaient déjà nus comme des vers…Ils prirent bien le temps de profiter de l’eau chaude, se lavant l’un l’autre, parcourant encore avec amour le corps du partenaire si joyeuse retrouvé…C’était un réel plaisir de recommencer cette petite vie de couple innocente et secrète…Puis ils sortirent, se séchant chacun…Revenant aux salons, ils durent chercher les habits et les regrouper en un tas. Loréana ouvrit son armoire pour prendre des affaires propre et le jeune serdaigle enfila un peignoir qui traînait là avant d’aller rejoindre sa belle sur le lit…

    LOREANA_ « Max… Je crois qu’il y a des choses dont il faut qu’on parle. Pour pouvoir à nouveau se faire confiance. »
    MAXIMILIEN_ « Je crois aussi qu’il faut qu’on discute…Je t’écoute ! »

    La voilà, la discussion sérieuse !


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Ven 7 Jan 2011 - 19:49



    Loreana s’assit en tailleur sur son lit. Bambou s’était mis à gambader joyeusement autour d’elle, l’oreiller toujours dans la gueule. Il attendait probablement qu’elle le lui prenne pour le relancer, mais Loreana n’était pas disposée à le faire. D’une part, parce que le chiot savait qu’on ne pouvait pas jouer avec les oreillers, elle lui avait suffisamment répété… Et, d’autre part, parce qu’elle avait autre chose en tête. De son regard, elle suivait l’Ange qui était toujours à la recherche de son boxer, qui avait subit un sort assez peu enviable durant leurs ébats. Qui aurait aimé être balancé à travers la pièce comme cela ? Encore heureux que Bambou n’avait pas décidé de jouer avec… Quoique la situation aurait été assez amusante. Amusante, certes, mais pas suffisamment pour faire sourire la prof de potions. En regardant son Maximilien, nu, enfiler son boxer, elle se demanda combien de filles avaient eu droit à cette vision aussi, durant leur rupture. A combien de filles avait-il offert son corps ? A combien avait-il fait une place dans son lit ? Avec combien avait-il passé la nuit ? Combien en avait-il embrassé ? Combien en avait-il fait jouir ? Rien qu’à la vision de son Ange qui revenait vers elle, s’emparant d’un peignoir, souriant, elle sut que ce qu’elle vivait avec lui était unique. Qu’il ne l’accordait à aucune autre. Malgré ça, elle souffrait de savoir qu’il y avait eu tant « d’autres ». L’air hésitant, elle regardait son Ange s’approcher dans une pluie de … Plumes ?!
    Le petit chiot était assis, l’air penaud, au milieu de se qui restait de l’oreiller. Il avait, pour attirer l’attention de sa maîtresse, secoue le sac de plumes, secoué et encore secoué jusqu’à ce que… Il n’avait pas prévu, à la base, pareille implosion. Il n’avait pas prévu de se retrouvé couvert de plumes. Sachant qu’il allait se faire engueuler, il s’assit et pris un air misérable. Il espérait bien attendrir la prof de potions, le petit fourbe !
    Force est de constater que sa manœuvre n’avait pas fonctionné : malgré la neige de plumes virevoltantes qui sévissait dans l’appartement, Loreana n’avait pas lâché Maximilien des yeux, et elle le regarda s’asseoir près d’elle en déglutissant. Elle hésitait à gâcher le moment magique qu’ils étaient en train de vivre avec une discussion sérieuse qui ne manquerait pas de faire apparaître des tensions entre eux… Après tout, elle avait plein de choses à lui reprocher. Et à se reprocher aussi. Car, même si elle aimait toujours Maximilien, elle devait bien avouer s’être elle aussi offerte à des hommes. Oh, pas aussi généreusement que Max, elle n’avait pas comblé la moitié du château. Non, elle avait juste couché avec Hugo, un ancien élève qu’elle appréciait beaucoup, au cours d’une soirée trop arrosée. Bah, c’était classique : désespérée, elle était partie boire dans un bar. Hugo l’avait reconnue, ils avaient discuté, elle n’avait pas vu à quel rythme la vodka avait succédé au gin, et elle s’était retrouvée dans le lit de l’ancien Serpentard. Mais il y avait pire, et Loreana savait que, dans le cadre d’une discussion sérieuse, elle devrait aussi en parler : elle avait passé une nuit avec Timothé. Autrement dit, avec le meilleur ami de Maximilien. Elle savait qu’il le lui reprocherait, et il aurait raison. Elle ne voyait pas bien comment justifier son acte. Ou du moins, commet le justifier autrement que Max justifierait les siens : ils n’étaient à ce moment-là plus ensemble. C’est vrai, sur le moment, Loreana n’avait rien fait de mal : elle n’était plus avec Maximilien à cause de ce dernier. Dès lors, elle pouvait coucher avec qui elle voulait, non ? Que se soit le meilleur ami de son ex ne changeait rien…
    Du moins essayait-elle de s’en convaincre. Mais elle n’y arrivait pas. Elle ne repensait à cet acte que comme une trahison pure, d’un niveau équivalent à celle que Maximilien lui avait infligée en couchant avec Alexia. Même si, objectivement, la tromperie de Max était pire : ils étaient toujours en couple, à ce moment-là. Mais, pour Loreana, rien ne pardonnerait le fait que Timothé soit le meilleur ami de Max. Cette soirée qu’elle avait passée avec lui l’avait, sur le moment, soulagée. Elle avait senti qu’elle pouvait encore être attirante et désirée. Elle avait senti qu’il existait d’autres hommes. Mais le lendemain avait été terrible. Toute la journée, elle n’avait cessé de se répéter « son meilleur ami, bordel. Son meilleur ami. Timothé. Son meilleur ami. » Toute la journée, elle s’était haïe. Et le lendemain aussi. Et le surlendemain également.
    Alors ? Devait-elle exiger des explications de la part de Maximilien ? Devait-elle lui demander ce qui lui était passé par la tête, sachant très bien qu’il ferait de même –car, elle n’en doutait pas, il était au courant. En même temps, cette discussion devait avoir lieu. Plus vite elle serait passée, mieux ce serait. Il serait inutile et idiot de la laisser traîner, devant un poids pour le couple, comme un couperet aiguisé menaçant de s’abattre dans un sifflement comme un jugement divin. Cette discussion devait avoir lieu, et elle renforcerait le couple. Ou pas.


    LOREANA « Max… Je crois qu’il y a des choses dont il faut qu’on parle. Pour pouvoir à nouveau se faire confiance. »

    Voilà, elle avait mis les deux pieds dans le plat. La discussion était maintenant inévitable.

    MAXIMILIEN « Je crois aussi qu’il faut qu’on discute…Je t’écoute ! »

    Aïe. Une demi-seconde, elle avait cru que Maximilien parlerait le premier, qu’il lui explique tout ce qu’elle voulait savoir. Qu’il lui demande pardon. Qu’il lui dise qu’il avait été bête, méchant, cruel et égoïste. Qu’il lui dise que ces filles qu’il avait culbuté ne représentait rien. Qu’il lui dise qu’il avait appris pour son aventure avec Timothé, mais qu’il la pardonnait. Qu’il comprenait qu’elle ait eu, elle aussi, le besoin de trouver du réconfort dans les bras d’un autre. Qu’il la pardonnait, qu’elle le pardonnait, que tout était pour le mieux.
    Mais non, Max n’avait rien dit. Ou plutôt, si. Il avait dit « je t’écoute ». Il la laissait commencer. Mais par où devait-elle commencer ? En lui adressant des reproches ? En l’engueulant, en le traitant de tous les noms parce qu’il l’avait laissé tomber sans prendre le temps de tenter de la comprendre, de comprendre qu’elle pouvait lui laisser une chance ? D’être parti en claquant la porte ? De ne plus s’être présenté aux cours de potions, de l’avoir évitée ? De se balader dans le château, ne pensant plus qu’à l’intérêt de son pénis ? Devait-elle lui dire combien elle l’avait haï, combien elle l’avait aimé ? Devait-elle d’abord lui reprocher ses torts… Ou avouer les siens ? Devait-elle parler de sa nuit avec Timothé ? Devait-elle lui avouer qu’elle avait joui avec un autre, qu’elle avait goûté à d’autres lèvres ? Elle n’en savait rien. Elle détourna le regard, gênée, de peur qu’il ne puisse y lire toutes ses interrogations. Elle se concentra sur la petite boule de poil noire qui, voyant que la réprimande ne venait pas, s’était engagée dans une course-poursuite folle avec sa queue. Pour l’instant, la queue semblait gagner.
    Lorsqu’elle reposa son regard sur Maximilien elle n’avait pas pris de décision. Elle ouvrit la bouche pour parler, puis se ravisa. Elle savait qu’elle allait sauter à l’élastique, là, maintenant. Le problème, c’est qu’elle n’était pas sûre d’avoir un élastique. Elle prit une profonde respiration, comme pour s’encourager, puis se lança.


    LOREANA « Je… Je vais commencer par… Ne m’interromps pas, s’il te plaît. J’avais trop bu, j’étais désespérée, tu venais de m’embrasser avant de disparaître sur ton balai. Je voulais qu’on arrête de jouer avec moi, je voulais savoir s’il était possible qu’un autre homme puisse me désirer… Je sais que ça n’excuse en rien ce que j’ai fait, bien sûr, mais il faut que tu connaisses les circonstances exactes qui m’ont amenées à coucher avec Tim. »

    Elle le regarda, cherchant son regard. Elle voulait pouvoir lire ses réactions dans ses yeux. Elle voulait qu’il la regarde. Elle voulait le voir, elle voulait qu’il la voie pour comprendre combien elle regrettait cette nuit…

    LOREANA « C’était une erreur, bien sûr. Un moment de faiblesse. Après ça, je n’ai pas arrêté de m’en vouloir. Tu m’as obsédé pendant des jours. Jusqu’à ce que j’apprenne que j’étais enceinte. Là, tu ne m’as plus obsédé. C’était pire que ça. Tu étais partout. Dans la moindre de mes respirations, dans le moindre battement de mon cœur. Tu étais là, en moi, avec ce petit être que je ne pouvais me résoudre à tuer. Parce que j’ai voulu le tuer, tu le sais. Mais tu es revenu. Tu es revenu, j’ai pu te dire que je t’aime. Je t’aime, Maximilien, et si tu savais à quel point de me sens conne et à quel point je me dégoûte… Je t’ai trahi. Même si nous n’étions plus ensemble, je t’ai trahi. Ton meilleur ami… J’étais un monstre. Je me haïssais autant que je te haïssais. Au fond, j’étais comme toi : j’avais besoin de me sentir vivante dans les bras d’un autre… »

    Elle se tut, se mordant la lèvre inférieure. Elle n’avait aucunement réfléchi à ce qu’elle dirait, et les mots étaient sortis de leur plein gré pour s’aligner naturellement. Anxieuse, elle ne lâcha pas son amour du regard, attendant une réaction de sa part.


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Sam 8 Jan 2011 - 20:31



    Aurait-il était fou de ne pas accepter la proposition de la belle ? Certainement ! Elle s’avançait, nue, sensuelle, dos à lui vers la porte de la salle de bain et lui avait offert de l’accompagner. Si l’envie de rester coucher était forte, elle fut bien rapidement balayée par la beauté de la demoiselle qu’il voyait disparaître dans l’encadrement de la porte ! En quelques secondes à peine, il fut sur ses pieds et en route vers la jolie salle de bain ! Loréana Wilde avait déjà enjambé le rebord de la baignoire et l’eau coulait déjà abondamment sur son corps ! C’était un véritable spectacle que Maximilien se dut de regarder attentivement…La belle eau fuyante et douce coulait lentement sur sa peau, traçant des sillons de goûtes que l’adolescent suivait des yeux le longs des courbes de sa fiancée ! Puis, affamée par cette vision, il se décida à rejoindre la demoiselle et à se rassasier de sa présence. Il se colla alors fortement à elle afin de partager le jet d’eau, la prenant dans ses bras, la serrant contre lui, heureux de la retrouver. IL respira pleinement son odeur, ses cheveux, profitant de ce corps, là, collé contre le sien et il sut que c’était cela le bonheur : elle était elle qui lui rendrait le sourire et ce malgré la mort de Travis ! Elle le ferait vivre avec l’aide de Léo, Timothé, Caleigh et tous les gens qu’il aime et qui l’aiment ! Loréana attrapa la bouteille de savon, en versa un peu sur un gant de toilette et entreprit de laver son prince qui, bercé par la douceur des caresse, se laissa entièrement faire savourant ces mains, cette eau, cette joie et cette fraîcheur puis ce fut son tour et il prit alors également du savon, un gant de toilette et commença à laver le corps de sa demoiselle, profitant cette fois-ci des formes qu’il sentait sous ses doigts, de ce ventre auquel il accorda une attention particulière, sachant que l’enfant en développement était très sensible aux caresses extérieurs et puis, ils se rincèrent, l’un contre l’autre, laissant l’eau tombé sur leur cheveux, leurs épaules, leur visage, leur corps entier et ce jet, qui les couvrait, cachait aussi leurs baisers enflammés et puis, il fallut sortir, se sécher et quitter la chaleur de la salle de bain ! Loréana se dirigea immédiatement vers son armoire pour enfiler un joli tailleur tandis que Maximilien, simple comme toujours, se contenta de rechercher son boxer, de l’enfiler et ensuite de se vêtir d’un simple peignoir qu’il avait trouvé dans les affaires de la belle…

    LOREANA_ « Max… Je crois qu’il y a des choses dont il faut qu’on parle. Pour pouvoir à nouveau se faire confiance. »

    Si Maximilien fut surpris par la phrase de la belle, il n’en montra rien ! Il se contenta de fermer son peignoir comme si de rien était sur l’avant de sa poitrine, prenant bien le temps de faire un joli nœud avant de s’avancer à travers la pièce et de rejoindre Loréana sur le lit où elle s’était assise ! Il resta un court instant sans rien dire, sans bouger, posant le pour et le contre ! Cette discussion devait arriver ! Ils ne pouvaient pas continuer cette relation sans savoir où il mettait leur pied et encore moins aujourd’hui qu’un enfant était en jeu ! Il fallait bâtir sur du solide et pour cela, ils étaient obligés de discuter sur ce qui avait raté, sur ce qu’ils avaient fait ou pas fait. Leurs défauts, leurs qualités et surtout leur rupture devaient revenir sur le tapis dans une discussion posée et calme si cela était possible ! Maximilien ne sut exactement quoi dire ! Devait-il commencer par parler ? Accepter ses tords ? Lui reprocher Timothé ? Ou devait-il simplement la laisser parler ? Il choisit la dernière option puisqu’elle avait lancé la discussion, sans doute savait-elle déjà de quoi exactement elle voulait parler…L’adolescent acheva sa réflexion en relevant la tête pour regarder sa Loréana dans les yeux et lui susurrer d’une voix calme, qu’il espérait exemptée de tout tremblement ou de signe de stress et d’inquiétude :

    MAXIMILIEN_ « Je crois aussi qu’il faut qu’on discute…Je t’écoute ! »

    Un silence pesant s’installa juste après et Maximilien comprit alors que Loréana n’avait rien prévu de dire, qu’elle avait lancé la discussion sans trop savoir où cela les mènerait et qu’elle aurait préféré qu’il parle mais c’était trop tard maintenant et le serdaigle profita de ce silence pour se plonger un instant dans ses pensées, réfléchissant aux sujets qui allaient être abordés, dont Loréana allait sûrement parler : son infidélité ; il lui faudrait promettre de ne plus jamais la tromper, lui expliquer encore et encore comment c’était arrivée, la rupture ; il allait lui dire ce qu’il avait ressenti exactement que c’était mieux pour elle si elle était sans lui…Mais tandis qu’il réfléchissait déjà à la tournure de la discussion, la douce voix de Loréana interrompit ses pensées…

    LOREANA_ « Je… Je vais commencer par… Ne m’interromps pas, s’il te plaît. J’avais trop bu, j’étais désespérée, tu venais de m’embrasser avant de disparaître sur ton balai. Je voulais qu’on arrête de jouer avec moi, je voulais savoir s’il était possible qu’un autre homme puisse me désirer… Je sais que ça n’excuse en rien ce que j’ai fait, bien sûr, mais il faut que tu connaisses les circonstances exactes qui m’ont amenées à coucher avec Tim. »

    Là, Maximilien afficha sa surprise ! Lorsqu’elle avait commencé à parler, il s’était attendu à une montagne de reproches justifié, d’ailleurs mais elle lui parla de son désespoir lorsqu’il l’avait embrassé sans faire ecprès le jour du terrain de quidditch…Maximilien baissa la tête de honte lorsqu’elle parla de sa fuite et des pensées de sa belle : Elle avait crû qu’il jouait avec elle ? Qu’elle n’était pas désirable ? Mais où cela allait la mener puis enfin…Enfin elle cessa de tourner autours du pot et annonça la couleur : c’était ce qui l’avait poussé à coucher avec son meilleur ami, Timothé ! A l’entente de cette vérité, Maximilien oublia sa surprise et sentit comme un poignard au cœur ! IL rencontra le regard de la belle qui tentait vainement d’accrocher ses yeux mais il détourna la tête, incapable de la regarder, incapable de voir dans ses yeux la flamme de désir qui avait brûlé son meilleur ami lorsqu’il lui avait fait l’amour…

    LOREANA_ « C’était une erreur, bien sûr. Un moment de faiblesse. Après ça, je n’ai pas arrêté de m’en vouloir. Tu m’as obsédé pendant des jours. Jusqu’à ce que j’apprenne que j’étais enceinte. Là, tu ne m’as plus obsédé. C’était pire que ça. Tu étais partout. Dans la moindre de mes respirations, dans le moindre battement de mon cœur. Tu étais là, en moi, avec ce petit être que je ne pouvais me résoudre à tuer. Parce que j’ai voulu le tuer, tu le sais. Mais tu es revenu. Tu es revenu, j’ai pu te dire que je t’aime. Je t’aime, Maximilien, et si tu savais à quel point de me sens conne et à quel point je me dégoûte… Je t’ai trahi. Même si nous n’étions plus ensemble, je t’ai trahi. Ton meilleur ami… J’étais un monstre. Je me haïssais autant que je te haïssais. Au fond, j’étais comme toi : j’avais besoin de me sentir vivante dans les bras d’un autre… »

    A plusieurs reprises, il eut envie de hurler « stop », qu’elle cesse de parler, qu’elle cesse de poignarder son cœur meurtri, qu’elle cesse de provoquer en lui une telle douleur ! Chaque mot renvoyait Maximilien à cette nuit qu’il ne pouvait imaginer, cette nuit qu’il n’avait pas vécu mais qui était une des pires de sa vie : cette nuit où son meilleur ami depuis leur enfance avait fait l’amour à la femme qu’il aimait ! Et plus elle parlait, plus il souffrait ! Etait-ce volontaire ? Quand elle commença à parler de leur futur enfant qu’elle avait voulu assassiné, tué, liquidé, s’en fut trop pour Maximilien qui se leva d’un bond et lui tourna le dos, ne supportant plus le fait de la voir, là maintenant, il avait besoin de réfléchir…Il savait qu’il l’avait fait souffrir également et que c’était plutôt elle qui devrait ne plus pouvoir le voir mais là maintenant tout de suite, c’était au dessus de ses forces. Il ne pouvait pas la regarder, ne voulait plus l’entendre mais cette voix le poursuivait toujours parlant de ce meurtre qu’elle avait programmé encore et encore et puis…Elle parla de son retour et lui hurla son amour, lui dit « je t’aime » à plusieurs reprises et ces mots auraient pu calmer le bleu et bronze, apaiser sa douleur si ils n’avaient pas été suivi par l’arrivée de Timothé dans sa phrase ! Elle parlait de sa trahison, de son dégout d’elle-même, du fait que c’était son meilleur ami, qu’elle n’avait eu aucun droit de faire cela, pas avec son meilleur ami peu importe les circonstances et Maximilien ne pouvait qu’approuver ! Il resta longtemps ensuite, lorsqu’enfin elle se tut, debout, dos à elle, sans la regarder, réfléchissant, respirant, se calmant du mieux qu’il put…Son cerveau tournait et essayait au passage de panser son cœur…Puis, soudainement, aussi soudainement qu’il s’était levé, il se retourna à nouveau et s’approcha du lit. Il y trouva une Loréana honteuse et fragile qui garda la tête baissée. Alors il s’assit à côté d’elle et la serra contre lui, comme cela, sans bouger, un long moment puis, de sa main, il lui attrapa le menton pour qu’elle relève la tête et pour qu’elle le regarde :

    MAXIMILIEN_ « C’est…C’est oublié Lor’ ! Je peux comprends, je peux tout comprendre et je t’ai déjà pardonné pour Timothé ! Je ne nie pas que cela me blesse mais je ne t’en veux pas ! Et comment pourrais-je t’en vouloir ? Tu te sens toi-même si sale pour ce que tu as fait et cette sensation de dégout de soi, je la connais ! Parce que j’ai ressenti exactement la même chose le soir où j’ai couché avec Alexia et où je me suis réfugié dans les bras de Caleigh ! Je me suis dégouté, haï, détesté, je n’avais qu’une seule envie : disparaître dans un trou de souris et tous ces sensations accrue par la mort de Travis ! Je me sentais indigne de vivre, indigne des gens et surtout indigne de toi à qui j’avais tant promis ! Je n’oserais pas te demander, d’ailleurs, à toi, de me pardonner pour ce que j’ai fais…Jamais ! Mais de comprendre pourquoi cette nuit-là, j’ai préféré rompre sans explication, sans te laisser parler et je crois qu’aujourd’hui, avec ce dégout de toi-même que tu as ressenti, tu peux comprendre ce que je pensais de moi, tu peux comprendre que j’ai crû que tu serais mieux sans moi et que c’est, finalement, un peu par amour que j’ai préféré te rendre ta liberté…Je n’ai pas su que j’allais tant te faire souffrir…Je suis désolé ! Quant à ce que j’ai fais avec Alexia…Je crois que rien ne peut ni le pardonner ni l’expliquer…Ni L’alcool, ni la souffrance, ni la douleur, ni les substances illicites, ni la haine, ni l’absence, ni la mort…Rien ne peut expliquer et pardonner ma trahison… »


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Cuando lloras, se para el mundo y nunca sé que decir. Cuando lloras, me derrumbo y no me sale fingir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón... Cuando lloras, se tuerce el rumbo y no tengo a donde ir. Cuando lloras, yo me hundo y tardo en volver a salir. Cuando lloras, las horas le dan la vuelta al reloj. Cuando lloras, a solas, me muerdes el corazón. Piensa en lo que piensas cuando lloras, cuando me dices que no. Piensa en lo que quieres... Pero ahora... El que llora soy yo. El que llora soy yo.


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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Dim 9 Jan 2011 - 17:45


    MAXIMILIEN « Je crois aussi qu’il faut qu’on discute…Je t’écoute ! »

    Evidemment. La sotte, elle avait espéré, le temps d’une petite seconde, que Maximilien se mette à lui parler. Qu’il lui dise tout ce qu’elle avait voulu entendre depuis des semaines. Qu’il la rassure, la console, qu’il lui réponde qu’il l’aime. Qu’il demande à être pardonné. Ou même qu’il lui reproche directement la nuit qu’elle avait passé avec Timothé, ou avec Hugo. Au moins, elle aurait su à quoi s’en tenir. Mais non, Maximilien avait décidé de la laisser débuter la conversation. En même temps, quoi de plus normal ? C’était elle qui avait décidé qu’elle aurait lieu maintenant. Logique que ce soit elle qui la commence, non ? Mais elle n’avait pas préparé son coup. Elle n’avait pas réfléchi à ce qu’elle voulait dire. Elle ne savait même pas par où commencer. Tout ce dont elle était sûre, c’était que les mots qu’elle choisirait auraient une importance capitale et détermineraient la suite de la discussion. Qui pourrait aussi bien aboutir sur une nouvelle étreinte que sur une dispute durant laquelle ils s’échangeraient leurs quatre vérités. Dès lors, Loreana hésitait. Devait-elle aller aux devants d’une confrontation brutale qui leur permettrait de vider leur sac ? Devait-elle plutôt opter pour une approche plus douce ? Devait-elle d’abord reprocher ses torts à Max ou lui avouer les siens ? Devait-elle lui dire qu’elle le haïssait ou qu’elle l’aimait. Devait-elle parler d’abord du présent, ou du passé ? Devait-elle… Elle ne savait pas. Un millier de possibilités se présentait à elle. Autant de futurs possibles. Que n’aurait-elle pas donné pour pouvoir les explorer chacun à leur tour, pour pouvoir voir les répercussions qu’auraient ses dires, pour savoir ce qu’elle voulait voir arriver… Mais c’était impossible. Alors, d’une voix tremblante, incertaine, elle ouvrit la bouche. Elle voulut former des mots, mais son cerveau ne lui en donna aucun à prononcer. Elle rejoignit bêtement ses lèvres, ne réfléchissant même pas à ce qu’elle devait faire. Quelques mots pouvaient-ils être clé de voûte d’un futur ?

    LOREANA « Je… Je vais commencer par… Ne m’interromps pas, s’il te plaît. J’avais trop bu, j’étais désespérée, tu venais de m’embrasser avant de disparaître sur ton balai. Je voulais qu’on arrête de jouer avec moi, je voulais savoir s’il était possible qu’un autre homme puisse me désirer… Je sais que ça n’excuse en rien ce que j’ai fait, bien sûr, mais il faut que tu connaisses les circonstances exactes qui m’ont amenées à coucher avec Tim. »

    Elle fut aussi surprise de ces paroles que Max sembla l’être. Il s’était visiblement attendu à la voir tempêter, à la voir lui reprocher son infidélité, ses parties de jambes en l’air avec n’importe qui, à la voir le traiter de tous les noms… Et elle n’avait fait que lui avouer sa tromperie avec Timothé, bien qu’elle ne doutât pas un instant que Max fût déjà au courant. Elle chercha du soutien dans le regard de son Ange. Mais celui-ci se faisait fuyant. Il évitait son regard comme la peste, comme s’il craignait d’y voir le reflet de leur nuit plus bestiale que sensuelle. Comme s’il craignait de pouvoir y lire tout ce qu’elle avait fait avec son meilleur ami. Comme si le regard ne sa belle, qu’il avait tant cherché la veille, était devenu brûlure insupportable. Voir son Ange détourner la tête pour ne plus la voir la blessa profondément. Elle eut un instant l’envie de se taire, de ne pas reprendre la parole, et de remonter le temps pour n’avoir jamais dit « il faut qu’on parle ». Mais il fallait qu’elle continue. Elle en avait le besoin : lui ouvrit son cœur, lui confesser ses fautes restait à ses yeux l’unique moyen de racheter sa trahison. Elle, d’une voix brisée par l’émotion, elle recommença à parler.


    LOREANA « C’était une erreur, bien sûr. Un moment de faiblesse. Après ça, je n’ai pas arrêté de m’en vouloir. Tu m’as obsédé pendant des jours. Jusqu’à ce que j’apprenne que j’étais enceinte. Là, tu ne m’as plus obsédé. C’était pire que ça. Tu étais partout. Dans la moindre de mes respirations, dans le moindre battement de mon cœur. Tu étais là, en moi, avec ce petit être que je ne pouvais me résoudre à tuer. Parce que j’ai voulu le tuer, tu le sais. Mais tu es revenu. Tu es revenu, j’ai pu te dire que je t’aime. Je t’aime, Maximilien, et si tu savais à quel point de me sens conne et à quel point je me dégoûte… Je t’ai trahi. Même si nous n’étions plus ensemble, je t’ai trahi. Ton meilleur ami… J’étais un monstre. Je me haïssais autant que je te haïssais. Au fond, j’étais comme toi : j’avais besoin de me sentir vivante dans les bras d’un autre… »

    A la fin de son discours, elle regarda son Ange, les yeux luttant de leur mieux pour refouler l’armée de larmes qui voulait percer sur son beau visage. L’Ange s’était levé d’un bond, pendant sa confession, et lui avait tourné le dos. Était-elle si difficile à regarder en face ? Était-elle à ce point méprisable pour que l’être qu’elle aimait fuie sa vue ? Son crime était-il donc impardonnable ? Lorsque le silence se fit, elle baissa les yeux, réprimant un sanglot. Elle savait qu’elle serait mal accueillie, mais elle s’attendait plus à devoir affronter une explosion de rage et à des cris plutôt que ce silence lourd et glaciale. Elle ne voyait même pas le doux visage de son Apollon et ne pouvait donc pas y lire ses émotions. Elle ignorait tout de ce qu’il pensait. Peut-être regrettait-il de s’être fiancé, peut-être était-il sur le point de la laisser à nouveau… Elle ne savait rien de ce à quoi il pensait. Les seuls indices qu’il lui laissait étaient ce silence froid et une respiration saccadée… Ce mur épais, infranchissable, qui n’exprimait aucun sentiment que Maximilien venait de dresser entre eux eut le même effet qu’un Doloris lancé directement sur son cœur. Elle était soulagée de ne pas devoir affronter une véritable éruption, mais elle l’aurait préféré à ce silence. Haïssant soudainement le monde entier, elle baissa la tête, honteuse et terriblement fragile, hésitant un instant à s’enfuir en courant. Mais elle resta là, assise en tailleur sur le lit, les yeux vitreux, comme si elle s’attendait à être abattue d’un Avada Kedavra à tout moment. Puis soudain, un mouvement. Elle ne le vit pas, car elle garda la tête baissée. Elle entendit des pas. L’Ange se mettait en mouvement. Elle n’osa pas relever la tête pour regarder, de peur de le voir quitter l’appartement. De peur de le voir disparaître pour de bon. Les quelques secondes qui suivirent furent plus longues que les précédentes. Enfin, délivrance. Elle sentit le matelas remuer lorsqu’il s’assit à côté d’elle. Elle ne se donna toutefois pas le droit de le regarder : et si son visage n’exprimait que colère ? Mais bientôt, toutes ses inquiétudes s’envolèrent. Elle sentit ses deux puissants bras l’entourer, puis sentit la douce proximité de se poitrine. Dans les bras de son Ange, elle se sentait bien. Même si elle entendait les battements irréguliers mais bien trop rapides du cœur de son Apollon. Alors, avec une extrême douceur, une main vint lui saisir le menton, et la forcer à le regarder dans les yeux.

    MAXIMILIEN « C’est…C’est oublié Lor’ ! Je peux comprends, je peux tout comprendre et je t’ai déjà pardonné pour Timothé ! Je ne nie pas que cela me blesse mais je ne t’en veux pas ! Et comment pourrais-je t’en vouloir ? Tu te sens toi-même si sale pour ce que tu as fait et cette sensation de dégout de soi, je la connais ! Parce que j’ai ressenti exactement la même chose le soir où j’ai couché avec Alexia et où je me suis réfugié dans les bras de Caleigh ! Je me suis dégouté, haï, détesté, je n’avais qu’une seule envie : disparaître dans un trou de souris et tous ces sensations accrue par la mort de Travis ! Je me sentais indigne de vivre, indigne des gens et surtout indigne de toi à qui j’avais tant promis ! Je n’oserais pas te demander, d’ailleurs, à toi, de me pardonner pour ce que j’ai fais…Jamais ! Mais de comprendre pourquoi cette nuit-là, j’ai préféré rompre sans explication, sans te laisser parler et je crois qu’aujourd’hui, avec ce dégout de toi-même que tu as ressenti, tu peux comprendre ce que je pensais de moi, tu peux comprendre que j’ai crû que tu serais mieux sans moi et que c’est, finalement, un peu par amour que j’ai préféré te rendre ta liberté…Je n’ai pas su que j’allais tant te faire souffrir…Je suis désolé ! Quant à ce que j’ai fais avec Alexia…Je crois que rien ne peut ni le pardonner ni l’expliquer…Ni L’alcool, ni la souffrance, ni la douleur, ni les substances illicites, ni la haine, ni l’absence, ni la mort…Rien ne peut expliquer et pardonner ma trahison…»

    Dès les premiers mots du jeune homme, le cœur de Loreana s’était emballé. Il tambourinait avec violence contre sa poitrine, comme s’il cherchait à s’évader de la prison de chair dans laquelle on le retenait prisonnier. « Je t’ai déjà pardonné pour Tim ». Une douce sensation de bien-être l’envahit tout entière. Elle sentit d’un seul coup toute la souillure qui pourrissait son âme comme la gangrène pourrit la chair s’envoler. Certes, le crime n’en devenait pas moins grave, mais une certitude puissante le rendait plus supportable : l’Ange avait pardonné. Toutefois, la suite du discours de l’Apollon la fit redescendre de son petit nuage. Il parla de sa tromperie. Il parla de la mort de Travis. Il parla des raisons pour lesquelles il l’avait abandonnée. La simple évocation de cette horrible soirée la plongea à nouveau dans un souvenir abominable. Elle, les larmes aux yeux, la voix brisée par le discours de son Ange, qui puait l’alcool, le sexe et la mort. Elle se revoyait, suppliante, d’un ton implorant, essayer de lui parler… « Max, s’il te plaît… ». Sa voix n’avait été qu’un murmure, aussitôt balayé par le discours amoricide (le beau néologisme) que lui servait son amour. Ce souvenir l’avait envahie le temps d’un battement de paupières, l’avait habitée tout entière… Et avait aussitôt disparu. L’Ange la regardait, silencieux. Ils étaient là, face à face, les larmes aux yeux… Ouvrir leur cœur à l’autre avait libéré leur cœur d’un grand poids, mais, paradoxalement, en avait apporté un nouveau sur celui de Loreana. Était-ce normal que cela se passe ainsi ? Tranquillement ? Sans éclat de voix ? Sans colère, sans emportement ? Certes, c’est une bonne chose, mais… La catharsis allait-elle s’opérer ? Se sentait-elle moins lourde ? Pas vraiment. Pourquoi ? Pourquoi était-elle incapable d’accepter que cela pouvait bien se passer ? Elle posa délicatement son front sur celui de l’Ange, et leur regarda dans les yeux.

    LOREANA « Je sais que, quoi que je puisse dire, j’aurai besoin de temps pour te pardonner. Et je sais que, quoi que tu aies dit, tu en auras besoin aussi. Je ne sais pas si je t’ai plus haï pour ta trahison ou pour ton abandon. Bah, quelle conne. Si, je sais. Je t’aimais, Maximilien. Je t’aimais tellement que je t’aurais pardonné. Mais tu ne m’as pas laissé le temps de parler. Et je t’ai haï pour ça. Pour avoir tué dans l’œuf toute chance de réconciliation. Maintenant, je te comprends. Et même si j’ai l’irrésistible envie de tout te pardonner maintenant, je n’y arrive pas encore. Peut-être demain, ou dans une semaine. Je sais que, tôt ou tard, je te pardonnerai, parce que tu es l’homme de ma vie et que je t’aime. Plus que je n’ai jamais aimé quiconque. Je sais que je t’aime, parce que je le lis dans tes yeux. Je sais que je t’aime parce que je la vois sur ton corps, que je le sens dans chacune de tes caresses. Je t’aime, Maximilien, je t’aime plus que moi. Sache-le. Et grave-le-toi bien profondément dans le crâne, petit con, parce que je ne te permettrai pas de l’oublier une deuxième fois ! »

    Cette dernière phrase fut prononcée sur le ton de la plaisanterie. Ainsi, l’Ange pouvait facilement passer au-dessus de l’insulte. Mais, pour être sûre de ne pas le voir réagir, Loreana l’embrassa avec passion.


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Maximilien E. Middle
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MessageSujet: Re: Pour que naisse le divin enfant [FINI] Dim 9 Jan 2011 - 19:37



    « Tais-toi » « MAIS TAIS-TOI, par pitié » ! Maximilien hurlait ces quelques mots dans sa tête ! Il ne voulait plus entendre Loréana ! Il avait si mal, son cœur explosait ! Il avait l’impression de redevenir un fantôme, redevenir une épave et ces poignards s’enfonçaient dans son cœur, le transperçaient, le saignaient et il avait envie de hurler de souffrance ! Il avait envie de courir loin de Loréana, loin de cette femme qui avait couché avec son meilleur ami ! Il avait envie de s’en aller, de s’enfermer dans le silence, de ne plus l’entendre, de ne plus la voir ! Mais s’il avait réussit à lui tourner le dos, à ne plus la regarder de peur de lire dans ces yeux l’échange bestiale qu’elle avait eu avec Timothé, le désir qu’il avait pu avoir pour elle, il ne pouvait la faire taire et sa voix s’insinuait toujours dans son oreille, dans son cerveau et malheureusement dans son cœur ! Elle parlait encore et encore de cette tromperie et Maximilien restait là, dos à elle, les mains sur le cœur, la respiration sacadée. Il ne voulait plus rien savoir ! QU’ELLE SE TAISE ! Qu’elle se taise, par pitié ! Que plus jamais elle ne parle de Timothé, que plus jamais elle ne cite son nom devant lui ! Mais c’était en vain et elle continuait de parler encore et encore, plongeant le serdaigle dans le noir complet, dans la souffrance et la douleur ! Puis elle parla d’elle, de son dégout d’elle-même, de sa trahison, de son ressenti et encore Maximilien ne voulut qu’une chose : ne plus l’entendre, ne surtout plus entendre ses états d’âme ! Mais elle parlait, vidait son sac et le serdaigle souffrait et plus il souffrait, plus elle parlait et plus elle parlait, plus il souffrait ! C’était inévitable ! Le sang courait dans les veines de Maximilien, bâtant contre sa peau, sa respiration se fit courte puis difficile ! Il n’arrivait presque plus à respirer ! Elle lui enlevait la vie ! Mais enfin la libération sonna, enfin elle se tut, plongeant Maximilien sans la délivrance, le soulagement ! Il reprit doucement son souffle, réfléchissant, se demandant comment réagir ! Il avait envie de hurler sa douleur, de lui reprocher cette traitrise encore et encore mais ce que lui avait fait tournait également en boucle de sa tête et la culpabilité se rajouta à la souffrance ! Il ne sut quoi faire, comment agir mais finit par se laisser aller, laisser son envie, ses réflexes s’exprimer et le naturel accomplir ce que lui-même ne pouvait accomplir ! Alors il se retourna vers sa belle. Loréana se tenait sur le lit, tête baissée, honteuse ! Il s’approcha d’elle, s’installa sur le lit à ses côtés et vint l’entourer de ses bras forts ! Il sentit les muscles de sa belle se détendre et son corps se décontractée à ce contact tandis qu’ils s’aimaient silencieusement…Puis il se détacha d’elle et attrapa son menton pour l’obliger à le regarder puis, il se mit enfin à parler, laissant son cœur s’exprimer !

    MAXIMILIEN_ « C’est…C’est oublié Lor’ ! Je peux comprends, je peux tout comprendre et je t’ai déjà pardonné pour Timothé ! Je ne nie pas que cela me blesse mais je ne t’en veux pas ! Et comment pourrais-je t’en vouloir ? Tu te sens toi-même si sale pour ce que tu as fait et cette sensation de dégout de soi, je la connais ! Parce que j’ai ressenti exactement la même chose le soir où j’ai couché avec Alexia et où je me suis réfugié dans les bras de Caleigh ! Je me suis dégouté, haï, détesté, je n’avais qu’une seule envie : disparaître dans un trou de souris et tous ces sensations accrue par la mort de Travis ! Je me sentais indigne de vivre, indigne des gens et surtout indigne de toi à qui j’avais tant promis ! Je n’oserais pas te demander, d’ailleurs, à toi, de me pardonner pour ce que j’ai fais…Jamais ! Mais de comprendre pourquoi cette nuit-là, j’ai préféré rompre sans explication, sans te laisser parler et je crois qu’aujourd’hui, avec ce dégout de toi-même que tu as ressenti, tu peux comprendre ce que je pensais de moi, tu peux comprendre que j’ai crû que tu serais mieux sans moi et que c’est, finalement, un peu par amour que j’ai préféré te rendre ta liberté…Je n’ai pas su que j’allais tant te faire souffrir…Je suis désolé ! Quant à ce que j’ai fais avec Alexia…Je crois que rien ne peut ni le pardonner ni l’expliquer…Ni L’alcool, ni la souffrance, ni la douleur, ni les substances illicites, ni la haine, ni l’absence, ni la mort…Rien ne peut expliquer et pardonner ma trahison…»

    Chaque mot était plus difficile à prononcer que le précédent…Lui dire que c’était oublié avait vu le cœur de Maximilien se faire déchirer en morceau parce que la vérité c’était qu’il voulait oublier, qu’il rêvait d’oublier mais que c’était plus fort que lui d’imaginer les mains de Timothé sur ce corps qui lui appartenait, le souffle de Timothé dans l’oreille de sa belle, leurs baisers, leur échange, leurs hurlements ! C’était invivable ! Et parler de pardon avait brûlé la gorge du jeune serdaigle comme une boule de feu qu’il tenta vainement d’avaler mais il devait lui pardonner, pour leur bien, pour leur amour, pour leur enfant ! Il fallait faire table rase du passé ! Il parla de cette nuit, combien lui-même s’en était voulu, Caleigh qui l’avait rassuré et il lui expliqua pourquoi, pourquoi il l’avait abandonné ! Il savait que c’était cela le pire pour sa belle : qu’il était parti sans lui laisser la chance de lui pardonner mais comment aurait-il pu lui donner cette chance alors que lui-même ne se pardonnait pas ? Il s’était trouvé plus bas que terre, se détestant. Il s’était senti salle, répugnant, repoussant, dégoutant et comment aurait-il pu vouloir infliger cette vision, cette compagnie à la femme qu’il aimait ! Il savait que si ses phrases lui brulaient la gorge, elles devaient sans doute faire exploser le tympan de sa fiancée ! Il voyait à son visage qu’elle souffrait de l’entendre et il pouvait lire dans ses yeux qu’il s’imaginait aussi cette nuit avec Alexia, qu’elle revoyait ce matin où il était venu la voir puant l’alcool, le sexe et la mort ! Il justifia son comportement, essayant de lui faire comprendre ce qui était compréhensible : l’abandon et puis enfin, il aborda le sujet qu’il croyait être le pire : ce coup de sexe avec Alexia ! Là, il ne tenta pas de se justifier ni de se trouver d’excuses : il n’en n’avait aucune ! Travis n’en n’était pas une non plus, ni sa souffrance, ni ce qu’il avait ingurgité ! Rien ne pouvait pardonner cette trahison…Il finit sa phrase dans un doux murmure ! Il était étouffé par sa culpabilité, il regardait Loréana qui restait là, sans réaction et tout d’un coup, il réalisa qu’il aurait préféré qu’elle crie, qu’elle lui reproche tout ! Il aurait pu culpabiliser définitivement et en finir mais ce silence de souffrance ne faisait qu’alourdir sa honte, sa responsabilité ! Il ne pourrait la porte longtemps…Il osa regarder Loréana avec un air suppliant : qu’elle mette fin au massacre, qu’elle mette fin à sa souffrance, qu’elle lui réponde enfin ! Qu’elle lui parle par pitié !

    LOREANA_ « Je sais que, quoi que je puisse dire, j’aurai besoin de temps pour te pardonner. Et je sais que, quoi que tu aies dit, tu en auras besoin aussi. Je ne sais pas si je t’ai plus haï pour ta trahison ou pour ton abandon. Bah, quelle conne. Si, je sais. Je t’aimais, Maximilien. Je t’aimais tellement que je t’aurais pardonné. Mais tu ne m’as pas laissé le temps de parler. Et je t’ai haï pour ça. Pour avoir tué dans l’œuf toute chance de réconciliation. Maintenant, je te comprends. Et même si j’ai l’irrésistible envie de tout te pardonner maintenant, je n’y arrive pas encore. Peut-être demain, ou dans une semaine. Je sais que, tôt ou tard, je te pardonnerai, parce que tu es l’homme de ma vie et que je t’aime. Plus que je n’ai jamais aimé quiconque. Je sais que je t’aime, parce que je le lis dans tes yeux. Je sais que je t’aime parce que je la vois sur ton corps, que je le sens dans chacune de tes caresses. Je t’aime, Maximilien, je t’aime plus que moi. Sache-le. Et grave-le-toi bien profondément dans le crâne, petit con, parce que je ne te permettrai pas de l’oublier une deuxième fois ! »

    Il avait fait erreur ! Il s’était trompé en pensant que cela avait été pire de la tromper que de l’abandonner sans lui laisser le temps de répondre ! Pour Loréana, c’était l’inverse ! Elle lui en voulait encore plus d’être parti mais son départ ne lui avait pas fait perdre la confiance ! Ah non, ça c’était la nuit avec Alexia qui avait vu tout se perdre ! Et la nuit avec Timothé ! Elle n’avait pas tord, elle ! C’était cela qui avait provoqué la rupture définitive de cette confiance si précieuse et cela qui resterait encore en eux avant qu’ils ne se pardonnent définitivement, avant qu’ils ne décident à oublier, à avancer ensemble et à passer au dessus de la souffrance qu’ils s’étaient mutuellement infliger ! Elle savait qu’il avait beau dire mais que lui non plus ne lui avait pas pardonné et plus elle parlait, plus Maximilien apercevait ce qui s’était passé entre eux et puis, elle apaisa sa blessure en parlant de compréhension et d’amour ! Elle lui dit « je t’aime », un nombre incalculable de fois, hurlant son amour, hurlant ce qu’elle ressentait en collant son front contre le sien, le regardant droit dans les yeux ! Ils s’aimaient, tous les deux ! A la vie, à la mort ! Maximilien eut un vague sourire triste tandis qu’elle finit sa phrase sur un ton humoristique qui était aussi clairement une mise en garde ! Il n’avait pas intérêt à l’oublier à nouveau, ni elle, ni son amour…Elle l’embrassa alors avec passion et l’adolescent se laissa faire avant de la repousser un peu pour lui murmurer à l’oreille :

    MAXIMILIEN_ « Je t’aime ! Je t’aime aussi, Loréana Wilde ! Tu es la femme de ma vie et je suis désolé, désolé pour tout ce que j’ai fait ! »

    Dire « je t’aime » ne lui faisait plus peur ! Mais il n’avait pas non plus l’intention de les distribuer à tour de bras ! C’était un mot important ! Ils devaient en garder sa pureté et si ils le disaient sans arrêt comme on dit « au revoir » et « bonjour », ce mot magnifique allait perdre son sens et son importance mais aujourd’hui n’était pas un jour comme les autres, aujourd’hui, ils pouvaient se dire « je t’aime ! ». Maximilien quitta l’oreille de sa belle qui se collait déjà à lui et de plaisir, de bonheur, de tristesse aussi peut-être...Il s'embrassèrent alors, mêlant quelques larmes salées à l'amour sucré de leur baiser, se serrant l'un contre l'autre toujours plus fort, toujours plus prêt...Puis Maximilien s'écarta un peu et murmura d'un air un peu amusé

    MAXIMILIEN_ « J'ai faim...Pas toi? ça te dit pas qu'on se mange un truc? »


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