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Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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Loreana N. Wilde
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MessageSujet: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Mer 15 Déc 2010 - 20:47

Prio Laura

    Il y a des jours, comme ça, où l’envie de prendre toute notre vie et de la balancer par la fenêtre est très forte. La plupart du temps, on respire un bon coup, on prend sur soi, et on continue d’avancer. C’est ce qu’on nous répète tout le temps : bats-toi, relève-toi, passe au-dessus et continue à vivre. Le temps guérit toutes les blessures, à ce qu’on dit. Demain, ça ira mieux. Mais pour quelle raison ? Pourquoi demain irait-il mieux ? Demain, les mêmes problèmes se poseront. Pourquoi aurions-nous la force de les surpasser plus qu’aujourd’hui ? L’Homme ne vit que dans le passé. Et dans le futur. L’Homme ne vit pas dans le présent. Car le présent est fade, morne et sans intérêt. Le présent ne nous offre qu’un instant furtif et rapide. Lorsque nous vivons le présent, nous ne pouvons savoir si nous vivons un moment dont on se souviendra. Car le présent n’existe pas en lui-même : il n’est que regret du passé et espoir du futur. Le présent en lui-même n’a de valeur que comparé au passé, aux souvenirs, bons ou mauvais, et au futur, et tous les espoirs qu’il porte. C’est pourquoi, quand l’Homme est insatisfait de son présent, il pense en pleurant à son passé, et attend avec avidité son futur. Et en attendant, il tente de noyer le présent.

    Et c’était précisément ce que Loreana Wilde voulait faire en ce moment. Noyer le présent. Dans l’alcool, ça avait l’air plus efficace. Enfoncée, le regard vide, dans son canapé, ressassant encore et toujours les mêmes images dans sa tête, elle fixait le feu de cheminée qui crépitait dans l’âtre. Elle essayait de deviner quand aurait lieu le prochain craquement d’une bûche qui abandonnait la lutte, se laissant consumer sans plus opposer la moindre résistance. Par moment, elle aurait bien aimé pouvoir se laisser disparaître aussi, pouvoir cesser de jouer la comédie devant ses élèves, leur faire croire que tout allait bien, supporter leurs remarques désobligeantes et leur abominable incapacité dans l’art noble de la préparation des potions. Heureusement que certains d’entre eux se montraient plus doués et habiles, parce que sans ça, elle aurait probablement déjà défenestré quelques-uns de ses étudiants.

    Les sorciers, malgré tous les miracles auxquels ils pouvaient arriver, n’étaient pas encore parvenus à créer un sort ou une potion qui puisse véritablement mettre fin à une dépression. Certes, il existait des potions d’hilarité ou des mixtures de jovialité, mais leur effet était, d’une part, éphémère et, d’autre part, ne faisaient que masquer le vrai problème derrière une euphorie provoquée. Non, le seul véritable remède, ou plutôt refuge, qui était, aujourd’hui encore, une bonne manière d’éviter la déprime, c’était l’alcool. Ah, l’alcool, ce grand créateur, ce grand destructeur. Il pouvait rendre heureux et faire planer comme vous pousser au suicide. Heureuse perspective. Mais qu’importait à Loreana les effets qu’une alcoolisation pouvait apporter. Tout ce qu’elle voulait, c’était d’arrêter de penser sans arrêt à Maximilien dans les bras et entre les jambes d’une ribambelle de jeunes filles qui n’attendaient que ça. C’était d’arrêter de penser à la mort de Travis, un de ses élèves sur qui elle portait un regard tendre.

    C’était se saouler la gueule, et puis c’était tout. Sortant de sa réflexion léthargique, la jeune femme enfila pêle-mêle un pull et une veste, enfonça sur sa tête un bonnet bleu et bronze, avant de quitter son appartement d’un pas décidé. Elle traversa en silence le château imposant, accompagnée uniquement de l’écho de ses pas. Elle ne croisa aucune âme, et même les tableaux semblaient s’être tus et endormi. Oppressée par ce silence lourd et presque angoissant, elle pressa le pas et finit par arriver dans le hall aux imposants sabliers étincelants des couleurs des quatre maisons. Elle jeta un bref coup d’œil aux émeraudes de Serpentard, aux rubis de Gryffondor, et s’appesantit sur les saphirs scintillants de Serdaigle. Avec un petit sourire, elle s’aperçut que Serdaigle menait la Coupe. Maigre consolation. Elle se détourna pour reprendre sa route, mais se retrouva né-à-nez avec un élève de Serpentard qui tentait de regagner les cachots discrètement. Celui-ci, ayant bien senti qu’il était grillé, lui adressa un sourire assez peu rassuré, avant de bafouiller un semblant d’explication :


    L’ELEVE « Euh… Professeur Wilde… Bonsoir… Je… Je retournais justement à mon dortoir, et… »

    Loreana ne lui adressa pour toute réponse qu’un grognement inarticulé, et le Serpent détala sans demander son reste. Elle soupirait longuement lorsqu’elle franchit les portes de l’école. Sans perdre de temps, elle leva sa baguette et érigea autour d’elle une bulle que les flocons de neige ne pouvaient traverser. Ainsi à l’abri des milliers de petites étoiles tombées du ciel, elle se dirigea sans joie vers le village de Pré-au-Lard. Ni le décor merveilleux du village ayant revêtu sa tenue immaculée de Noël, ni la chorale du village qui répétait des chants de Noël ne parvinrent à lui ôter cette pulsion autodestructrice d’aller boire plus d’alcool que n’en contenait la réserve du célèbre professeur Slughorn.

    Elle poussa avec agressivité la porte des Trois Balais, et s’engouffra en vitesse à l’intérieur, faisant disparaître d’un seul mot la bulle qui la coupait du monde. Elle parcouru la salle du regard alors que tous ceux des clients s’étaient tournés vers elle, puis choisit une table un peu à l’écart où elle pourrait aisément noyer son malheur en maugréant sans être dérangée. A peine s’était-elle installée qu’un serveur se présentait à elle en souriant.


    LOREANA « Deux whiskies pur feu, et une vodka. »
    LE SERVEUR « Pardon ? »
    LOREANA « Commence par la vodka. Et dès que mon verre est vide, tu … Non. Amène-moi une bouteille. »

    Le serveur s’éloigna, interloqué, sous le regard amusé de Loreana. Ce soir, pas question d’être raisonnable. Ce soir, elle noyait ses souvenirs dans l’alcool. Et pourquoi pas dans le sexe, aussi ? Il y avait surement de beaux jeunes hommes dans le bar qui ne lui refuseraient pas une faveur…

    Lorsque le serveur revint avec une bouteille et un verre, Loreana le remercia d’un clin d’œil, puis lança un sort réfrigérant à la bouteille, histoire de garder sa boisson bien fraîche. Puis, après s’être servi ce qui serait le premier verre d’une longue série, elle le porta à ses lèvres et en avala un gorgée, se délectant de la sensation de chaleur agréable qui s’emparait d’elle. Mais son tranquillité serait de courte durée.


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Laura P.Owned
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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Jeu 23 Déc 2010 - 13:38

    Laura n’était pas de ces filles qui buvaient tout les week end. Laura faisait plutôt parti de celle qui faisait leur loi, mais qui était finalement relativement sage, une sorte de poupée de glace prude qui s’amusait de temps en temps. En fait elle buvait même rarement, et depuis l’épisode avec Maximilien dans la fôret interdite, elle n’avait plus jamais retouché à la fumette. Bien, sur qu’elle aimait ça, qui n’aimait pas en définitive. Mais pas tout le temps, à l’occasion seulement. Mais ça…Cette définition là, c’était la Laura d’avant. Parce que la Laura d’aujourd’hui était proche de la dépravation la plus totale. Il n’était pas très tard, ou en tout cas elle savait au fond d’elle qu’elle venait d’enfreindre le couvre-feu. Mais dans l’état ou elle se trouvait elle n’en avait pas grand-chose à faire.
    Elle était là depuis 2heures, et elle avait eu largement le temps d’enchainer vodka sur vodka, et donc d’être dans un état déplorable. Pour résumer le barman avait même décrété qu’elle pouvait rester là si elle le souhaitait, que ce n’était pas un problème, mais que non elle n’aurait pas plus d’alcool, parce qu’elle avait tout simplement bu assez d’alcool pour les mois à venir. Et la jeune Laura peu habitué à l’alcool s’était contenté de hocher la tête tout en chantant une chanson sorcière du plus mauvais gout.

    La raison de tant d’alcool dans son petit corps? Enfin, qui ose encore poser cette question stupide, son frère bien entendu, cet abruti de Baël, cet abrutis de crétin…Elle l’aimait, oh oui, du plus profond de son être, elle n’avait jamais aimé quelqu’un comme elle avait aimé son frère, jamais. Il suffisait d’un seul regard, d’un seul mot pour que Laura retourne dans les pattes de son frère et qu’elle pardonne. Mais pas là. Plus maintenant, elle pardonnait chaque fois plus difficilement, parce qu’il prenait un malin plaisir à l’entrainer d’un côté qu’elle ne souhaitait pas suivre, parce qu’il prenait un malin plaisir à l’humilier en public…A la détruire, et elle comme une conne, par amour elle revenait toujours, mais avec dégout. Elle ne parvenait plus à le toucher, à le regarder dans les yeux…Leur amour, le célèbre amour des Owned n’était plus qu’un fantôme, ils restaient ensembles certes, mais ce n’était plus pareil.
    Elle aurait tellement aimé le sauver, le ramener du bon côté, oh bien sûr, Baël avait toujours eu des rêves chargés de gloire, quand on voyait d’où ils venaient ce n’était pas vraiment étonnant, Laura en avait aussi, mais les rêves de Baël, les ambitions de Baël étaient devenus tellement noires…Il faisait pour la première fois peur à Laura, elle ne savait plus ou il s’arrêterait…Comme ce matin, jamais Baël ne lui aurait lancé un tel regard chargé de dégout et de méchanceté, jamais, mais maintenant ce n’était plus pareil.
    Elle avait tenté de le ramener à la raison, elle avait obtenu des promesses une fois…Mais ca ne changeait rien, surtout maintenant, peut être savait-il ce qu’il avait, mais il ne lui en avait pas fait part… Elle ne savait plus rien de lui et avait l’impression de vivre aux côté d’un étranger…Mais bizarrement, peut être par désespoir, elle se disait que ce n’était pas sa faute, qu’il fallait qu’elle persévèrent et qu’un jour, tout, absolument tout rentrerait finalement dans l’ordre, que tout ça n’était qu’un cauchemar…Mais quand. Après tout, les Owned n’avaient jamais rien fait de mal, c’est le destin qui avait fait d’eux des méchant. C’est à cause du destin qu’ils avaient développé cette haine envers la fortune, envers leur parents, et envers tout ce qui touchait au bien de près ou de loin. Mais au fond, quand on grattait al carapace qu’ils s’étaient faites, on se rendait compte qu’ils n’étaient que 2 gros nounours en manquent d’attention, et qui ne cherchaient qu’à être aimé…

    Laura entendit vaguement la clochette de l’entrée se mettre à sonner, mais elle s’en fichait un peu, de toute façon, pour le moment, sauf si Salazar venait la déranger rien ne pouvait la sortir de cet état végétatif. Cependant elle entendit une voix qu’elle connaissait, elle ne savait pas d’où, mais elle la connaissait. En se tournant vers la personne qui venait de rentrer, elle reconnut une voix, c’était Madame Wilde, professeur de potion à Poudlard… C’était étrange de la voir là, Laura savait que les prof étaient humains, et qu’ils agissaient comme tout le monde, mais elle les avait également enfermé dans une sorte de monde d’où il ne devait pas sortir. Elle en avait fait des modèles d’éthique, et des personnes sûres d’elle et mature. Mais en un seul regard, Madame Wilde venait de faire voler en éclat une autre des certitudes de Laura. Les profs pouvaient boire énormément d’alcool en public, les profs pouvaient paraitre triste et désarmé…La frontière entre prof et élève n’avait jamais été aussi mince que ce soir là, lorsque Loréana demanda tout simplement au barman de laisser la bouteille comme Laura l’avait fait quelque heures auparavant.

    Pour quelle raison Laura se leva? Elle n’en avait pas la moindre idée, mais quelque chose lui disait, que peut être, par le plus grand des hasards, Loréana pourrait peut être l’aider à faire un choix ce soir. Le bien ou le mal. Son frère ou le bon chemin. Quoi qu’il en soit elle se laissa tomber sur le chaise à côté de celle de professeur et lui adressa un grand sourire, avant de lui dire bonjour. Un bonjour qui devait sentir l’alcool à des kilomètres et donc par conséquent ne pas être des plus agréables.
    La jeune professeur n’eut pas le temps de dire Quidditch que Laura était déjà en train de lui exposer la situation.

      -Madame je suis dans la bouse de dragon, j'ai promis à mon frère de toujours le soutenir, mais je crois qu'il est mauvais, je peux pas le laisser tomber tu vois, mais il finira par tuer quelqu'un j'en suis sûre. Je veux pas devenir une méchante moi, juste le ramener dans le droit chemin. Il a toujours eu des rêves plus grands que lui, mais là ca va trop loin je crois…En fait, la question n’est pas de savoir si il tuera un jour quelqu’un…C’est plutôt quand…Comment va-t-il? Je ne le vois plus, il est heureux?


    Elle se tut, et faillit se donner des claques, elle n’avait pas à dire ça à son professeur. Loréana avait ses problèmes, ca se voyait sur son visage, cet air tellement triste…Elle devait n’avoir rien à faire de Laura et de ses état d’âme.

      -Je crois que…Je devrais vous laisser…Juste une question, quand vous partirez vous pourrez me ramener avec vous? Parce que je crois que je peux pas marcher très loin toute seule!


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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Sam 8 Jan 2011 - 21:18

    Je ne sais pas vraiment ce que je fais là. Je sais que mes jambes m’ont amené ici, je sais que j’en ai eu envie. Mais, maintenant que j’y suis, je ne suis plus sûre que ce soit ce que je voulais. Je veux dire c’est … A quoi ça va servir, au fond ? Qu’est-ce que ça va changer ? Être ici, ou ailleurs ? Se saouler ou dormir ? Y penser ou se changer les idées ? A quoi ça peut bien mener ? Quelle différence ça va faire ? Un verre d’alcool ne me permettra pas de réécrire l’histoire. Une bouteille non plus. Alors, qu’est-ce que je fous là ? Est-ce que je l’aimais à ce point ? Est-ce que je l’aimais tellement que seule la sensation de flotter que procure cette vodka me permet de l’oublier ? Mais la première et principale question serait plutôt : est-ce que je veux l’oublier ? Est-ce que je veux oublier ses yeux bleus, est-ce que je veux oublier ses cheveux blonds, est-ce que je veux oublier son odeur, ses sourires ? Est-ce que je veux vraiment ranger tous ces souvenirs dans un tiroir fermé à clé ? Est-ce je vais y arriver ? Je n’en sais rien. Ce n’est pas cette bouteille de vodka qui m’y aidera, c’est une certitude. Elle pourra me donner l’impression, le temps d’un soir, que je ne pense plus à lui. Vaine illusion. Je sais déjà que, quand je me réveillerai, demain, seule, avec un mal de crâne terrible, je m’en voudrai d’avoir été aussi bête, d’avoir cru que l’alcool m’aiderait. Et pourtant, me voilà installée, seule, à une table… Avec devant moi un verre vide et une bouteille de vodka. Quel pitoyable spectacle. La professeur de potions de Poudlard, qui, d’après la plupart de ses élèves de sexe masculin, était une vraie bombe et pouvait « se faire qui elle veut » se retrouve seule à une table, obligée de boire pour oublier un homme ? Et puis d’abord, elle était une sorcière brillante. Ses examinateurs ASPIC l’avaient dit. Elle avait une belle carrière devant elle. Alors pourquoi souffrait-elle ? Oui, Loreana, pourquoi souffre-tu ? Je deviens folle. Voilà que je me mets à me parler. Maximilien, je te hais. Je te hais, et c’est à toi que je lève mon verre.

    La vie est une salope, quand même. Toujours à se foutre de la gueule de ses créatures. La vie décide de tout. Elle sait ce qui va nous arriver, et en ricane d’avance. Elle met de bonnes choses sur notre chemin, puis prend un plaisir sadique à nous les enlever. Alors, elle regarde avec satisfaction mon air désespéré, mon chagrin, mes envies de boire. Elle doit bien se marrer. Je parie qu’elle s’est installée sur son canapé et qu’elle est allée chercher un litre de glace. J’espère au moins que la glace est bonne ! Ce serait dommage que la vie ne se régale pas à mes dépens…


    Un bruit sec tira la brunette de ses pensées moroses. Loreana mit quelques secondes à reprendre conscience du monde qui l’entourait. Elle était aux Trois Balais, devant une bouteille de Vodka. Quelqu’un venait de s’asseoir face à elle. Probablement un gros lourd qui aurait été attiré par la prof et son physique, et qu’elle allait devoir remballer sèchement. Lorsqu’elle leva la tête, elle allait commencer une phrase, mais s’arrêta net, surprise. Face à elle, ce n’était pas un pilier de comptoir qui lui adressait un sourire charmant, n’ayant derrière la tête qu’une seule et unique idée pas bien dure à deviner. Non, c’était une jeune femme. Une jeune femme qui ne semblait pas en être à son premier verre, et sans doute pas au dernier non plus. Une jeune femme qui n’avait rien à faire là. Cette jeune femme, c’était Laura Owned. Une élève de Serpentard sans réelles histoires (du moins jusque-là), assez douée en potions, bref, une élève, quoi… Mais que faisait-elle à Pré-au-Lard ? Que faisait-elle, bourrée, à Pré-au-Lard ? Que faisait-elle, bourrée, à Pré-au-Lard, bien après le couvre-feu ?


    LAURA « Madame je suis dans la bouse de dragon, j'ai promis à mon frère de toujours le soutenir, mais je crois qu'il est mauvais, je peux pas le laisser tomber tu vois, mais il finira par tuer quelqu'un j'en suis sûre. Je veux pas devenir une méchante moi, juste le ramener dans le droit chemin. Il a toujours eu des rêves plus grands que lui, mais là ca va trop loin je crois…En fait, la question n’est pas de savoir si il tuera un jour quelqu’un…C’est plutôt quand…Comment va-t-il? Je ne le vois plus, il est heureux? »

    Wow, wow, wow. Pas si vite. Loreana mit plusieurs secondes à comprendre le discours, ou plutôt le flot de paroles continu déversé par son élève. Elle ne releva pas le tutoiement. Dans l’état où se trouvait Laura, ça aurait été bien inutile. Et puis, que voulez-vous qu’elle réponde ? Elle ne voyait pas beaucoup Baël, ce dernier passant le plus clair de son temps avec son mentor… Loreana ne sut pas si elle devait mettre si le compte de l’alcool les confidences que lui faisait la vipère. Baël, tuer quelqu’un ? D’accord, le jeune homme avait toujours eu des tendances un peu violentes, et, d’après Caleigh, assez sadiques. Mais la prof de potions n’y avait jamais été confrontée : avec elle, Baël se comportait très bien, et rien dans son attitude ne laissait croire qu’il pourrait en venir à tuer quelqu’un. Loreana s’apprêtait à répondre à Laura, mais celle-ci prit la parole la première.

    LAURA « Je crois que…Je devrais vous laisser…Juste une question, quand vous partirez vous pourrez me ramener avec vous? Parce que je crois que je peux pas marcher très loin toute seule ! »

    Loreana se surprit à sourire à la dernière remarque de la Serpentard. Elle la regarda essayer de se lever. Elle vit dans ses yeux tellement de détresse qu’elle ne put être insensible. En général, la prof se souciait du bien-être de ses élèves. D’une part parce que c’était le rôle du professeur, mais également car Loreana aimait profondément ses élèves (bon, certains plus que d’autres, c’est un fait), et qu’elle ne supportait pas de les voir malheureux. Alors, elle fit un geste de la main, indiquant clairement à Laura qu’elle pouvait rester. Voire qu’elle lui donnait l’ordre de rester. Elle lui adressa un sourire malicieux en portant à nouveau son verre à ses lèvres.

    LOREANA « En théorie, je devrais froncer les sourcils. En théorie, je devrais t’engueuler car tu es hors des murs du château alors que le couvre-feu est passé depuis plus d’une heure. Je devrais te ramener directement au château. C’est ce que je ferais si j’avais envie d’être raisonnable. Mais, vois-tu, il y a des soirs où j’adresse un doigt d’honneur à mon sens des responsabilités. Comment maintenant. »

    Elle avala le reste de son verre d’un coup. Elle posa un regard chaleureux à l’élève éméché.

    LOREANA « Je ne sais pas quelles relations tu entretiens avec ton frère. Je ne sais pas s’il est heureux. Je sais que mon collègue en est ravi, par contre. Je ne sais pas si je dois croire que tu délires ou pas lorsque tu affirmes qu’il pourrait en arriver à tuer quelqu’un. Je ne sais pas si je devrais t’encourager, mais bois, et confie-toi si tu en as besoin. Je sais combien une oreille attentive peut faire du bien… »


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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Sam 22 Jan 2011 - 15:09

    Les autres clients tournèrent brièvement le regard vers Laura alors qu’elle venait de s’assoir, passablement éméchée en face de sa prof de potion, comme si tout ceci était totalement naturel. Autant dire que dès le lendemain matin les conversations allaient jaser entre ceux qui connaissaient les élèves et les profs. Rien que le simple fait de voir la professeur de potion sourire à une élève qu’elle aurait dut ramener au château à coup de pied au derrière , allait certainement entretenir les conversations pendant quelques jours. Et on assisterait ainsi à une énième conversation comme quoi les jeunes de nos jours, et l’éducation, ou était-elle passé? Bon, il est clair, que Laura n’y pensait pas le moins du monde, en fait pas du tout même. Elle était complètement perdu, et l’alcool n’aidait en rien. Depuis, leur règlement de compte, Laura n’avait plus parlé à son frère, souvent elle hésitait devant le miroir qu’il lui avait offert, mais elle n’osait jamais franchir el pas. Que découvrirait-elle de plus? Elle savait qu’il cachait quelque de très important. Si sur le moment, elle n’en avait eut que faire, aujourd’hui, un tas de question tourbillonnaient dans son esprit, ne cesser de mettre le chaos dans sa tête. Elle imaginait toutes sortes de scénarios quand aux agissements de son frère, ce qu’il avait put faire cet été…Elle ne savait plus rien, elle était dans un labyrinthe, et elle marchait dans l’inconnu, sans boussole et pied nu.
    La seule chose qu’elle savait, en fouillant très loin dans son cœur, en remontant quelques mois auparavant, c’est que Baël avait toujours été là pour elle. Et c’était pour cette raison qu’elle lui vouait une loyauté sans faille. Elle l’aimait, elle n’avait jamais aimé comme elle l’avait aimé lui. Aucunes des personnes qu’elle avait rencontré au fil de sa vie ne lui arrivait à la cheville. Elle trouvait ça étrange de réduire son champ d’amour à une seule et unique personne, bien sûr qu’elle aimait ses amis, mais pas comme elle aimait Baël. C’était certainement parce que dans la période la plus sombre de son enfance, il avait toujours été là, il n’avait jamais lâché le morceau. Baël était un monument dans la vie de Laura, nul ne pouvait le nier.

    Elle allait partir, se rendant compte du ridicule de la situation. Et puis aussi, quelque part, une petite voix lui disait que si un membre de personnel de l’école, venait à les surprendre, elle aurait elle-même des problèmes, mais aussi, et plus grave, Loréana aurait des problèmes. Beaucoup plus qu’elle, parce qu’elle aurait dut la ramener à l’école. Et ça, si Loréana venait à se faire virer par sa faute, elle ne se le pardonnerait jamais, elle avait déjà fait assez mal autour d’elle. Dès lors que les relations avec Baël s’était dégradé, Laura avait tenu à se former une carapace plus dure que la précédente, s’enfermant dans une solitude extrême, refusant le contact avec ses amis, tout en le désirant le plus ardemment possible. Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même, et parfois même, elle avait pris plaisir à faire du mal autour d’elle, sans raison, juste pour le plaisir de voir pleurer. Bien sûr qu’elle faisait pleurer même avant touts ces évènements, mais jamais sans raison. Même si les autres pensaient le contraire, si elle s’en prenait à quelqu’un, c’était toujours pour une raison précise. Un insulte, ou même un mot de travers à l’égard de ses amis lui suffisait pour terrifier…Mais sans raison, comme elle avait aimé le faire depuis quelques temps? Jamais.
    C’était comme si, elle se vengeait sur eux, si elle n’avait pas droit au bonheur, pourquoi les autres y auraient-ils droit? Voilà qui était particulièrement idiot! Si elle était malheureuse, tout le monde le serait avec elle et puis c’est tout. Et puis, pourquoi personne le voyait? Pourquoi personne ne comprenait la douleur, ils devaient le comprendre pourtant? Qu’elle n’avait plus aucun repère. Et pire, elle ne savait même plus ou elle en était avec son pire ennemi, c’était le seul qui avait été là lorsque Lenny avait rompu les derniers piliers avec le monde réel. Le seul qui lui avait rendu espoir. Pire, elle avait même couché avec lui, comme si c’était tout a fait normal. Elle avait mis ça sur le compte de l’alcool, mais elle avait dut se rendre à l’évidence, l’alcool lui avait simplement fait comprendre, l’avait mis en face de la réalité. Elle avait besoin d’Hugo, pire, elle aimait Hugo. Elle était encore dans le dénis, se demandant quel sortilèges il avait bien put lui jeter. Mais rien ne venait. Et elle n’osait même pas aller l’affronter…
    Et puis, alors qu’elle s’était perdu dans ses pensées, et qu’elle allait partir, elle remarqua que sa professeur lui faisait signe de rester. De s’assoir, Laura, sur le moment crut réellement, que la jeune professeur allait se mettre en tête de faire la maman, et qu’elle allait lui mettre l’abattage de sa vie. En gros, elle ne s’attendait certainement à la suite de la conversation, et à la réaction de sa professeur.

      -En théorie, je devrais froncer les sourcils. En théorie, je devrais t’engueuler car tu es hors des murs du château alors que le couvre-feu est passé depuis plus d’une heure. Je devrais te ramener directement au château. C’est ce que je ferais si j’avais envie d’être raisonnable. Mais, vois-tu, il y a des soirs où j’adresse un doigt d’honneur à mon sens des responsabilités. Comment maintenant.


    La bouche de Laura s’ouvrit dans un O parfait lorsqu’elle vit sa professeur de potion vider son verre d’un coup, et surtout lui sourire. Ca voulait dire quoi ça? Qu’elle était en train de passer miraculeusement entre les mailles du filet, filet qu’on appelait généralement règlement. Apparemment oui, et puis surtout apparemment, elle n’était pas la seule dans ce bar ce soir à se sentir mal. Parce que sinon, si la professeur avait simplement envie de s’amuser, elle n’aurait eu qu’une seule chose à faire, ramener son élève à l’école et revenir par la suite. Mais non, elle était en train de fermer les yeux, ce qui dans l’esprit de Laura, voulait clairement dire que Loréana non plus n’allait pas bien, et que peut être, entendre les malheurs d’une autre allait la soulager. Se dire qu’on était pas le plus malheureux faisait avancer un certain de nombre de personne…Laura jusqu’à il y a peu était comme ça, mais maintenant qu’elle était persuadés qu’être la plus malheureuse, plus rien n’allait plus.

      -Je ne sais pas quelles relations tu entretiens avec ton frère. Je ne sais pas s’il est heureux. Je sais que mon collègue en est ravi, par contre. Je ne sais pas si je dois croire que tu délires ou pas lorsque tu affirmes qu’il pourrait en arriver à tuer quelqu’un. Je ne sais pas si je devrais t’encourager, mais bois, et confie-toi si tu en as besoin. Je sais combien une oreille attentive peut faire du bien…


    Laura posa son regard sur la professeur de potion , elle semblait sérieuse, ou en tout cas, elle jouait très très bien la comédie. Le cerveau de Laura fonctionnait au ralenti. Elle avait envie de parler, sinon pourquoi ce serait-elle installé là, et elle voulait à quelqu’un qui avait une figure d’adulte. Sinon, elle serait allée s’adresser à un de tout ces pochtrons du coin qui aurait été ravi de lui offrir encore un peu plus à boire, afin de se servir d’elle ensuite. Mais non, elle avait choisi Loréana, pour une raison inconnu elle lui faisait confiance. Et c’est pour cette raison, que pour la première fois depuis un bon moment Laura laissa tomber totalement sa petite carapace.

      -Ce qu’il faut savoir, tout d’abord…C’est que…Bon…Baël, a toujours eu des rêves plus grand que lui, et il voulait toujours être le meilleur…C’est pas grave tu vas me dire…Mais dans son cas à lui c’est grave! Faut comprendre que c’est à cause de nos parents aussi, ils voulaient juste qu’on reste englué dans notre pauvreté sans rien faire! Qu’Est-ce qu’ils peuvent être con! Qu’est qu’on peut les haïr avec mon frère, c’est pour ça qu’il rêve tellement, il veut nous sortir de cette merde internationale…


    Elle marqua un temps d’arrêt, parler de ses parents n’était jamais facile, quiconque lui posait une question sur ses parents avaient droit à l’éternelle réponse : Ils sont morts. Seuls ses amis els plus proches savaient que les parents de Laura était bel et bien vivant, et qu’ils souhaitaient que leurs enfants reviennent définitivement vers eux. Mais ca n’arriverait jamais, Laura les tenait responsable de tout les problèmes de sa vie, ils n’étaient que des moins que rien, et tout ce qu’ils pourraient faire ne changerait jamais rien à la situation. Elle ne les aimait plus, et elle souhaitait plus que tout leur mort…

      -Et puis…Cet été, enfin ca a commencé l’année dernière, je ne sais plus comment ça a commencé, mais il a changé. Il s’est passé un truc grave, le genre de truc qu’il ne veut pas me dire…Alors qu’il me dit tout. Donc si il ne me le dit, c’est que c’est quelque chose de plus que grave…Ce doit être quelque chose dont il est honteux, je ne sais pas… Il est tout ce qu’il me reste, sans lui je fais des connerie…C’est le genre de personne qu’on aime sans savoir pourquoi, alors qu’elle nous fait souffrir…C’est Baël, c’est celui sans lequel je ne pourrais jamais vivre…Et moi, je meurs, parce qu’il ne me parle plus… Ca ne m’étonne pas que le prof de DCFM en soit ravi, c’est normal, i la toujours excellé dans cet univers…Mais cros moi je ne délires pas…Il est devenu dangereux, pour lui comme les autres.


    Elle se tut, elle ne savait pas vraiment quoi dire, elle ne savait pas vraiment comment expliquer la relation qui l’unissait à son frère, c’était étrange et nébuleux. Ils ne savaient même pas se l’expliquer entre eux, la seule chose qu’il savait c’est qu’il existait entre eux un de ses amour fusionnel. Inconditionnel. Et il savait aussi, que ca pouvait les porter au plus, dans le firmament, tout comme les détruire….

      -Et toi? Qu’Est-ce qui t’arrives? Ne me dis pas, j’ai just envie de prendre du bon temps, ce serait un mensonge, sinon qu’Est-ce que vous feriez à cette heure-ci dans un bar?


    Sobre, elle n’aurait jamais osé poser cette question, mais comme on dit, avec de l’alcool dans le sang, els conversations sont toujours plus honnête et profonde.


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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Ven 28 Jan 2011 - 13:30

    LOREANA « Je ne sais pas quelles relations tu entretiens avec ton frère. Je ne sais pas s’il est heureux. Je sais que mon collègue en est ravi, par contre. Je ne sais pas si je dois croire que tu délires ou pas lorsque tu affirmes qu’il pourrait en arriver à tuer quelqu’un. Je ne sais pas si je devrais t’encourager, mais bois, et confie-toi si tu en as besoin. Je sais combien une oreille attentive peut faire du bien… »

    Tu te rends compte de ce que tu dis ? Tu te rends compte que tu est professeur au collège de sorcellerie Poudlard, qu’aux yeux de centaines d’élèves tu représentes un modèle, un idéal à atteindre ? Tu réalises que tu n’as que 23 ans, et que tu t’es déjà fait un nom dans le milieu des potions, que tes articles sont lus par les plus éminents maîtres de potions à travers le monde, qu’on t’invite régulièrement à participer à des colloques de niveau mondial sur les potions ? te rends-tu compte que d’aucuns comparent ton génie à celui de Severus Rogue, qu’on vante tes mérites à travers le monde entier, et que tu as à l’origine de nouvelles potions très complexes, et de l’amélioration de bien d’autres ? Tout ça, Loreana, c’est l’image que le monde entier a de toi : tu es une jeune femme brillante, intelligente, qui a su se faire une place dans ce monde pourri. Tu es une jeune femme belle et élégante, tu es forte… Tu n’es pas seulement un professeur, Loreana : tu es, pour tes élèves, un modèle. Et toi, que fais-tu ? Tu laisse voler en éclats ce modèle, tu écornes ton image de jeune femme parfaite. Ah ça, ça serait joli, hein ! « La professeur de potions de Poudlard, bourrée, couvre des élèves violant le couvre-feu ». Magnifique ! Superbe ! Continue à boire, seulement. Oui, et puis offre aussi un verre à ton élève, hein. Après tout, soirée de merde pour soirée de merde, autant aller jusqu’au bout, non ? Quitte à être irresponsable, autant le faire à fond. Cette gamine est seule, cette gamine est désespérée, cette gamine est bourrée. Et, par-dessus tout, cette gamine est hors de l’école à l’heure où elle devrait être confinée dans sa salle commune ! Tu aurais dû froncer les sourcils, tu aurais dû l’engueuler et la ramener illico presto à l’école, retirer des points à Serpentard… Mais à quoi ça aurait servi, hein ? Tu n’en aurais pas été plus heureuse. Laura non plus. Alors oui, tu aurais pu faire preuve de positivisme le plus strict, et appliquer le règlement. Après tout, la loi est dure, mais c’est la loi. Laura, qu’elle ait de bonnes raisons ou pas de se trouver dans un bar à cette heure-ci, n’en avait aucunement le droit. Et, en appliquant le règlement à la lettre, elle devrait être punie. Mais quel était l’intérêt, hein ? Tu ne te sentiras pas mieux lorsque tu l’auras punie. Pas plus que lorsque tu auras ingurgité une quantité d’alcool totalement déraisonnable. Mais bon, il est trop tard, n’est-ce pas ? Tu as fait ton choix, un mauvais choix, mais un choix quand même. Laura vient de se rassoir. Ecoute donc sa complainte, si ça peut te faire du bien. Mais ne viens pas te plaindre après…

    LAURA «Ce qu’il faut savoir, tout d’abord…C’est que…Bon…Baël, a toujours eu des rêves plus grand que lui, et il voulait toujours être le meilleur…C’est pas grave tu vas me dire…Mais dans son cas à lui c’est grave! Faut comprendre que c’est à cause de nos parents aussi, ils voulaient juste qu’on reste englué dans notre pauvreté sans rien faire! Qu’Est-ce qu’ils peuvent être con! Qu’est qu’on peut les haïr avec mon frère, c’est pour ça qu’il rêve tellement, il veut nous sortir de cette merde internationale… »

    Loreana écouta son élève, la posant sur elle un regard chargé de sollicitude et d’empathie. Loreana n’avait jamais été extrêmement riche, mais elle n’avait jamais vécu dans la misère non plus. Elle ne pouvait dès lors pas comprendre véritablement ce que Laura lui exposait, quoiqu’elle pouvait aisément imaginer la frustration que représenterait, pour deux Serpentard ambitieux, un avenir aussi pauvre que leur passé, incapable de sortir de leur pauvreté à cause de parents sans ambition. Toutefois, elle pouvait cautionner la haine que Laura déclarait à ses parents. Certes, ils les avaient sans doute déçus, certes, ils n’étaient sans doute pas les dieux tout-puissants qu’ils avaient pu s’imaginer durant leur enfance, mais ils demeuraient leurs parents… Loreana n’ayant pas connu les siens, elle ne pouvait comprendre qu’on puisse détester les gens à qui ont devait la vie.

    LAURA « Et puis…Cet été, enfin ca a commencé l’année dernière, je ne sais plus comment ça a commencé, mais il a changé. Il s’est passé un truc grave, le genre de truc qu’il ne veut pas me dire…Alors qu’il me dit tout. Donc si il ne me le dit, c’est que c’est quelque chose de plus que grave…Ce doit être quelque chose dont il est honteux, je ne sais pas… Il est tout ce qu’il me reste, sans lui je fais des connerie…C’est le genre de personne qu’on aime sans savoir pourquoi, alors qu’elle nous fait souffrir…C’est Baël, c’est celui sans lequel je ne pourrais jamais vivre…Et moi, je meurs, parce qu’il ne me parle plus… Ca ne m’étonne pas que le prof de DCFM en soit ravi, c’est normal, il a toujours excellé dans cet univers…Mais crois moi je ne délires pas…Il est devenu dangereux, pour lui comme les autres. »

    Etrangement, Loreana ne s’était jamais vraiment intéressée à la relation qui unissait Laura et son frère. Visiblement, ce n’était pas facile tous les jours, et leur relation semblait fusionnelle. Ce qui faisait souffrir Laura, visiblement tiraillée entre sa loyauté sans faille envers un frère qui, d’après elle, glissait sur la mauvaise pente. Incapable de répondre quoi que ce soit, Loreana se contenta d’avaler une gorgée de sa vodka. L’alcool lui brûla légèrement la gorge, et une douce sensation de flottement s’empara doucement d’elle. C’est donc avec une réaction ralentie par l’alcool que Loreana répondit à la dernière phrase de Laura.

    LAURA « Et toi? Qu’Est-ce qui t’arrives? Ne me dis pas, j’ai juste envie de prendre du bon temps, ce serait un mensonge, sinon qu’Est-ce que vous feriez à cette heure-ci dans un bar? »

    La directrice de Serdaigle se contenta, dans un premier temps, sourire. Elle posa un regard presque tendre sur Laura, déjà bien loin dans l’échelle de l’alcoolisation, et se pencha vers elle, par-dessus la table. D’une voix amusée, elle lui répondit.

    LOREANA « Je ne crois pas avoir bu suffisamment pour répondre entièrement à cette question. »

    Elle lui adressa un nouveau sourire. Mais elle savait bien qu’elle aurait besoin, à un moment où à un autre, de parler à Laura… Même si elle ne lui dirait que ce qu’elle voudrait bien lui dire. Elle posa un instant son regard sur le bar. A une table plus éloignée, une bande de soulards avaient commencé à chanter une chanson paillarde à tue-tête. Certains d’entre eux tournaient parfois un regard vitreux vers la table où la prof et l’élèves discutaient, se demandant visiblement qui ils préfèreraient tirer.

    LOREANA « Toutefois, je pense que je peux te dire que seul un homme peut mettre le cœur d’une femme dans cet état-là… Mais qu’importent mes problèmes. Si tu te poses des questions sur Baël, si tu ne le comprends plus, si tu le trouve changé, pourquoi ne vas-tu pas lui parler ? S’il t’aime, il devrait pouvoir répondre à toutes tes questions… Et s’il juge qu’il a des choses à te cacher, peut-être le fait-il pour ton bien… »


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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Mar 1 Fév 2011 - 14:36

      -Et toi? Qu’Est-ce qui t’arrives? Ne me dis pas, j’ai juste envie de prendre du bon temps, ce serait un mensonge, sinon qu’Est-ce que vous feriez à cette heure-ci dans un bar?


    Laura se mit des baffes mentalement, enfin des baffes, un chiquenette en fait. Habituellement elle n’était pas aussi curieuse, elle n’aimait pas se mêler de la vie des gens si ils ne le méritaient pas. Non pas que la vie de sa professeur de potion soit inintéressantes, mais Loréana ne lui avait jamais rien fait de mal, aucun intérêt d’aller donc creuser pour découvrir ses plus sombres secret. Si elle souhaitait lui dire quelque chose, elle le ferait d’elle-même, elle n’avait pas besoin qu’une élève fasse sa petite enquête. Mais quelque part, Laura voulait savoir pour quelles raisons elle était là, comment une femme aussi brillante et belle que Loréana pouvait-elle finir dans un bar à cette heure-ci? Tout au fond d’elle, il semblait à Laura qu’elle voulait que Loréana ai plus de problèmes qu’elle. Pas par méchanceté loin de là, mais simplement parce qu’elle voulait pouvoir se relever, se dire qu’on était la plus malheureuse aidait toujours les gens, mais, là elle avait du mal à remonter. C’était comme si elle avait plongé dans la mer, et qu’elle ne parvenait plus à se souvenir comment on faisait pour nager, pour remonter, elle était juste là, à battre désespérément des jambes…En vain…
    Laura s’attendait à se faire rembarrer par la professeur de potion, mais à sa plus grande surprise, voilà que la jeune femme venait de se pencher par-dessus la table, comme si elle allait lui confier ses plus grands secrets. Durant l’espace d’une seconde, Laura se revit quelques années plus tôt, enfant, avec son amie Carolina dans une situation semblable, à se dire touts leur petits secrets au dessus de la table, en espérant que personne ne viendrait els écouter. Et puis, Laura avait grandi, et avait cessé de faire totalement confiance au gens, elle ne se confiait plus qu’à quelques personnes, habituellement triées sur le volet.

      -Je ne crois pas avoir bu suffisamment pour répondre entièrement à cette question


    Laura ouvrit grands ses oreilles, ne prenant pas la peine de répondre au sourire de la jeune femme, mais regarda également la bande de pochtron qui se trouvaient dans un coin du bar. Il la faisait plus rire qu’autre chose, même complètement morts, ils ne s’approcheraient pas vraiment d’elles, la présence de la professeur de potion était suffisante, elle était largement plus capable qu’eux de jeter des sorts. Et puis, ils étaient bien trop occupé à chanter des chansons paillardes, qui comme pratiquement toutes els chansons paillardes étaient d’une vulgarité sans précédent.
    La professeur de potion reposa son regard sur la jeune fille, qui mit un petit temps à comprendre qu’elle allait de nouveau lui parler.

      -Toutefois, je pense que je peux te dire que seul un homme peut mettre le cœur d’une femme dans cet état-là…


    Les hommes, à part quelques exceptions, toutes les expériences qu’elle avait eut avec des hommes avait été un drame sans précédent. Tout le monde se souvenait de l’histoire Lenny-Laura, tout le monde aurait parier sur eux, le tout Poudlard les voyait déjà marié avec des enfants, un vrai conte de fée…Et finalement, tout avait volé en éclat…Et elle n’avait rien trouvé de mieux que d’aller se réconforter dans les bras d’Hugo…Son pire ennemi, autant dire que ce n’était pas la meilleure idée qu’elle avait eu jusque là, elle ne savait pas ce qu’il lui avait fait, mais maintenant qu’elle avait gouté à son corps, le reste de la gente masculine lui semblait bien fade. Hors de question pour elle d’avouer qu’elle était attiré par le jeune homme, et visiblement impensable pour lui également. Elle se posait des tas de questions, et elle n’osait pas aller chercher une réponse auprès d’Hugo…Par peur? Peut être. Peur de ce qu’elle ferait une fois là bas, si elle craquait une deuxième et qu’il la rejetait cette fois-ci…Ca ressemblait bien à des questions de femme amoureuse ça…Elle secoua la tête pour arrêter d’y penser…Et replongea son regard dans celui de la professeur de potion, ne prenant même pas le peine de répondre, inutile d’encore se plaindre pour quelque chose d’aussi dérisoire.

      -Mais qu’importent mes problèmes. Si tu te poses des questions sur Baël, si tu ne le comprends plus, si tu le trouve changé, pourquoi ne vas-tu pas lui parler ? S’il t’aime, il devrait pouvoir répondre à toutes tes questions… Et s’il juge qu’il a des choses à te cacher, peut-être le fait-il pour ton bien…


    Laura ouvrit la bouche. Surprise d’une telle question. Elle ne savait même plus pour quelle raison elle le fuyait, pourquoi elle restait des heures à observer le miroir à double sens qu’il lui avait offert sans avoir le courage de s’en servir. Sans avoir le courage d’affronter son frère, depuis leur ‘règlement de compte’ ,ou Laura avait crier plus que de mesure, ils ne s’étaient plus vraiment parlé. Ils se voyaient, mais il n’y avait plus de confidence entre eux, alors qu’elle allait lui raconter sa journée quelques mois auparavant, aujourd’hui ils se contentaient d’une discussion sans vraiment beaucoup d’intérêt. Visiblement ils voulaient tout els deux plus, ils voulaient que tout redevienne comme avant, mais ils ne semblaient pas avoir le courage nécessaire…

      -Je crois…Que je ne lui parle plus, parce que…J’ai peur de ce que je pourrais découvrir, de ce qu’il pourrait me dire…D’être déçu, qu’il me rejette comme l’année dernière….


    Avoir peur de lui n’était pas vraiment ce qu’elle ressentait, elle savait que Baël était une personne bien, elle savait qu’il avait un cœur énorme…Mais elle ne savait pas si il s’en souvenait, elle ne savait pas si il le savait tout simplement. Il avait mis tellement de temps à se forger un masque, un caractère, que peut être…A force de jouer la comédie il avait oublié qui il était réellement, que peut être le soir il oubliait tout simplement de retirer le masque. Elle avait peur d’être déçu, elle avait également peur d’apprendre que ca y’est, il avait tué quelqu’un. Elle lui avait dit qu’elle serait toujours là pour lui, et elle le serait, même si il tuait quelqu’un, mais que voudrait-elle si elle approuvait un tel geste. Allait-elle devenir instantanément un monstre, quelqu’un qui n’aurait plus de cœur.

      -J’ai peur que ce se soit passé.


    Elle releva la tête vers elle, tête qu’elle avait gardé baissé tout le long de son explication, elle passa une main dans ses cheveux.

      -Bien que j’en doute sérieusement, j’ai peur qu’il m’avoue un meurtre…Et qu’il me demande de devenir un monstre en ne disant rien…Parce que soyons clair, si un jour il tue quelqu’un, que ce soit un moldus, ou bien un sorcier, jamais je ne pourrais le vendre au détraqueur. Jamais je ne pourrais le trahir, et ça, c’est sûr, ca fera de moi un être méprisable, et détestable…Et puis, j’ai peur de perdre mes amis, qu’ils ne veuillent plus de moi désormais…En fait, je crois que j’ai peur du monde en général. Alors je me terre, pour ne pas avoir à l’affronter, et je cherche des moyens de fuir la réalité que je n’aime pas…Je suis lâche. Depuis mon plus jeune âge. Je fais la forte, mais en fait, je ne suis rien du tout, et je ne serais jamais rien du tout….


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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Mer 2 Fév 2011 - 22:50

    LOREANA « Toutefois, je pense que je peux te dire que seul un homme peut mettre le cœur d’une femme dans cet état-là… »

    Qu’est-ce que tu fous ? Pourquoi tu lui parles de ça ? Ça ne la regarde absolument pas ! En plus, tu sais très bien que si tu commences à lui parler, tu devras lui parler du reste. De Maximilien. Et ce serait une très mauvaise idée. Non pas que tu ne puisses pas avoir confiance en Laura – quoique, tu ne la connais pas assez bien, en fait -, mais Maximilien, je te le rappelle, est un élève de Poudlard. Et, au cas où tu l’aurais oublié, tu es enseignante dans le même établissement. Par conséquent, tu connais le règlement, votre relation était interdite. Tout à fait interdite. En somme, plus tu mets de monde au courant, plus ça risque de s’ébruiter. Et si ça s’ébruite, tu peux tirer un trait sur ta carrière de professeur de potions à Poudlard. Serais-tu prête à risquer ta carrière pour un salaud qui n’a pas hésité à te larguer comme une malpropre en venant t’annoncer qu’il avait trompée ? Réfléchis-y. En fait, non. Tu n’as même pas à y réfléchir. Il n’est pas question que tu joues ta carrière pour ce crétin de Maximilien ! Il y a quelques mois, cela aurait été envisageable. Mais plus maintenant.
    Alors, pourquoi commences-tu à en parler à Laura ? C’est idiot, en plus. Peut-être que tu te dis qu’elle est bourrée et qu’elle ne s’en souviendra pas demain. Peut-être que tu te dis qu’en parler te soulagera. Idiotie. Tu en as déjà parlé à Caleigh. Tu l’as écrit dans tes lettres à Isis. Tu l’as déjà dit, tout ce que tu ressens. Tu l’as même écrit à Max lui-même, dans des lettres que tu n’as jamais eu le courage d’envoyer. Alors, arrête tes conneries. En parler, ça soulage pas. Sinon, tu n’aurais pas ressenti le besoin de venir ici ce soir, dans ce bar, à boire verre de vodka sur verre de vodka, à te brûler la gorge avec de l’alcool ! Sinon, tu aurais déjà fait ton deuil de cette relation, tu parviendrais à trouver un autre homme attirant, tu en séduirais un, et tu ferais ta vie avec. Parler, ça soulage pas, et tu en es la preuve vivante. Alors quoi ? Parlons de ta relation avec un de tes élèves juste pour le plaisir d’en parler ? Excellente idée. Non mais, franchement ! T’as pas encore bu assez d’alcool pour en arriver là ! Alors reconcentre-toi sur la gamine, merde !


    LOREANA « Mais qu’importent mes problèmes. Si tu te poses des questions sur Baël, si tu ne le comprends plus, si tu le trouve changé, pourquoi ne vas-tu pas lui parler ? S’il t’aime, il devrait pouvoir répondre à toutes tes questions… Et s’il juge qu’il a des choses à te cacher, peut-être le fait-il pour ton bien… »

    Loreana ne chercha pas le regard de Laura. Elle porta son verra à ses lèvres, et avala d’un coup tout son contenu. A nouveau, sa gorge pris feu dans un sentiment qui n’était ni tou à fait agréable, ni tout à fait désagréable.
    Elle reposa son regard sur les ivrognes un peu plus loin pendant que Laura choisissait ses mots. Ils avaient commencé à entonner une chanson dont même Peeves aurait rougi, et deux d’entre eux étaient à présent debout sur une table, bras dessus bras dessous, et chantaient à tue-tête une chanson différente de celle que hurlaient les autres, ce qui créait une impression de vacarme et de nullité assez affligeante. L’être humain était quand même lamentable, parfois.


    LAURA « Je crois…Que je ne lui parle plus, parce que…J’ai peur de ce que je pourrais découvrir, de ce qu’il pourrait me dire…D’être déçu, qu’il me rejette comme l’année dernière….»

    Loreana se reconcentra sur son élève. Elle avait gardé la tête baissée, comme pour fuir son regard. Pourtant, il était tendre, ce regard. Laura avait peur. Peur d’être déçue, d’être abandonnée. Comme elle-même, en somme. Elle ne parlait plus à Maximilien hésitait à lui envoyer ses lettres, parce qu’elle avait peur. Elle était tétanisée à l’idée que le Serdaigle puisse balayer son cœur d’un revers de la main. Elle ignorait si elle pourrait s’en remettre. Laura semblait traversée par les mêmes interrogations, les mêmes peurs, mais au sujet de son frère. Et c’est précisément le fait que l’élève et sa prof partagent des inquiétudes qui décida Loreana : désormais, elle veillerait de loin sur la petite Serpentard. Elle ne pouvait pas la laisser dans un état pareil…

    LAURA « J’ai peur que ce se soit passé… »

    Un appel au secours. Une bouteille lancée à la mer, contenant un unique message : SOS. Le problème, c’est que la bouteille risquait bien de se noyer dans l’océan du monde et de ne jamais arriver à destination. Et puis, si jamais elle arrivait, comment savoir si celui qui la trouverait la prendrait au sérieux ? D’ailleurs, comment Loreana pouvait-elle prendre son élève au sérieux ? Elle était bourrée, elle délirait sans doute, et prétendait que son frère pourrait commettre un meurtre. Certes, elle le connaissait mieux que personne, mais il y avait un fossé énorme entre le fait de penser à tuer quelqu’un et le fait de passer à l’acte. Baël avait, certes, des côtés sombres. Mais l’étaient-ils suffisamment pour le pousser à commettre un meurtre ? N’était-ce pas la les divagations d’une jeune qui ne tenait pas l’alcool ?

    LAURA « Bien que j’en doute sérieusement, j’ai peur qu’il m’avoue un meurtre…Et qu’il me demande de devenir un monstre en ne disant rien…Parce que soyons clair, si un jour il tue quelqu’un, que ce soit un moldus, ou bien un sorcier, jamais je ne pourrais le vendre au détraqueur. Jamais je ne pourrais le trahir, et ça, c’est sûr, ca fera de moi un être méprisable, et détestable…Et puis, j’ai peur de perdre mes amis, qu’ils ne veuillent plus de moi désormais…En fait, je crois que j’ai peur du monde en général. Alors je me terre, pour ne pas avoir à l’affronter, et je cherche des moyens de fuir la réalité que je n’aime pas…Je suis lâche. Depuis mon plus jeune âge. Je fais la forte, mais en fait, je ne suis rien du tout, et je ne serais jamais rien du tout….»

    Laura avait relevé les yeux. Les regards des deux jeunes femmes se croisèrent. L’espace d’un instant, Loreana crut déceler un amour fugitif pour son frère, mais bien vite, cet éclair d’amour fut remplacé par quelques larmes qui s’installèrent sur ses paupières, sans pour autant oser perler sur ses joues. Bouleversée, Loreana se rendait compte qu’elle n’avait aucune idée de ce qu’elle pourrait dire pour la réconforter. Son malaise semblait sincère et exister bien au-delà de l’alcool. La détresse de son étudiante lui fit de la peine, et elle se décida à répondre, même si elle ignorait pour dire quoi.

    LOREANA « Je ne peux rien te répondre, Laura. Fais-lui confiance si tu penses que tu as raison de la faire. Mais, si je n’avais qu’un conseil à te donner, ce serait celui-là : ne l’abandonne pas. Si tu penses avoir une bonne influence sur lui, alors, applique-toi à le faire redevenir celui qu’il devrait être. Le laisser seul serait une grossière erreur. Mais ce n’est que mon avis. »

    Elle lui adressa un sourire avant de se servir un nouveau verre et de le vider cul-sec. Plus loin, les piliers de comptoir applaudirent ce geste. Loreana les regarda un instant, puis se resservit un verre, les défiant du regard. Qu’un seul d’entre eux ose approcher, et il risquerait de servir de punching-ball à la prof de potions…


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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Sam 19 Fév 2011 - 13:26

    Ah elle faisait belle figure la prof et l’élève, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elles venaient tout simplement de ruiner la réputation de l’école. Bien sûr que les parents et les voisins savaient que les élèves n’étaient pas tous des enfants de cœur, qu’ils connaissaient la débauche, ils savaient aussi que les professeurs n’étaient pas des saints et que comme tout le monde ils avaient des problèmes, et qu’un petit coup de temps en temps leur faisait du bien. Mais ils préféraient se voiler la face, dire à tout va que Poudlard était un havre de sécurité et de bonne éducation, en oubliant que quelques années plus tôt ils s’étaient trouvé à la place de leur enfants, que eux même avaient prit un malin plaisir à défier l’autorité, à faire tourner en bourrique les professeurs…Mais ce n’était pas des choses qu’on disait, et là, Loréana et Laura étaient en train de faire tomber une barrière, celle qui montrait que rien n’était parfait. En s’affichant devant les autres, comme si c’était tout a fait normal.
    Mais personne ne dirait rien non plus, parce que si Laura ne s’en rendait pas compte, chacun pouvait voire la souffrance qui émanait des deux jeunes femmes, à des degrés différent certes. Alors que Laura laissaient ses angoisses se définir petit à petit, Loréana restait stoïque et préférait écouter, mais son expression prouvait qu’elle était également tourmenté par des démons intérieurs. Les gens qui se trouvaient dans le bar, ne le verrait surement pas, mais un œil étranger aurait très certainement été affligé par tant de douleurs silencieuse.

    Lorsqu’enfin elle releva la tête vers sa professeur, lorsqu’enfin elle eut fini sa tirade, sans queue ni tête, Laura croisa le regard de celui de son professeur, elle attendait des réponses, peut être même des solutions, à cette situation. Inconsciemment, elle se disait que l’âge de sin professeur lui permettrait de trouver une solution, que niveau cœur elle en savait beaucoup plus qu’elle, et par conséquent savait prendre du recul. Quelle idiotie, quoi qu’on traverse dans notre vie, les solutions au chagrin de l’homme ne sont pas universelles, chacun doit trouver une solution, parfois il n’y en a pas. Il faut apprendre à vivre avec parfois, laisser son cœur écorchée vif, parfois la douleur est moins forte, on n’apprend à ne pas l’écouter en permanence. Mais dès qu’un souvenir nous rappelle la personne aimé, c’est comme si on écorchée une nouvelle fois le cœur, les larmes coule, l’angoisse nous étreint…Rien n’est plus jamais pareil avec un chagrin tel que ceux de l’amour.
    Laura apprendrait certainement à vivre avec, à oublier parfois, pour mieux souffrir ensuite, c’est étrange cette manie que l’être humain a besoin de s’attacher au ^personnages, en matière de relationnel il n’y avait pas de différence entre les sorciers et les moldus. Si les sorciers avaient trouvé de nombreux subterfuges pour vivre mieux, pour la médecine et bien d’autres choses, la magie n’avait jamais réussi à guérir les gens des autres. Le seul moyen c’était de perdre mémoire, mais qui voudrait oublier tout de sa vie, simplement pour en effacer une personne? Ce serait ridicule, alors on apprend à faire face.

      -Je ne peux rien te répondre, Laura. Fais-lui confiance si tu penses que tu as raison de la faire. Mais, si je n’avais qu’un conseil à te donner, ce serait celui-là : ne l’abandonne pas. Si tu penses avoir une bonne influence sur lui, alors, applique-toi à le faire redevenir celui qu’il devrait être. Le laisser seul serait une grossière erreur. Mais ce n’est que mon avis


    Comme elle l’avait compris, Loréana n’avait pas de recette au chagrin, Laura faillit se taper la tête contre les murs, elle s’attendait à quoi, que Loréana sorte une potion d’euphorie de sa poche? Ridicule, si elle avait elle en aurait prit avant de venir boire, et aurait peut être terminé au grand maximum dans la Grande Salle en train de chanter. Elle posa à son tour son regard sur leur voisins de table, elle avait du mal à les fixer plus de quelques secondes, l’alcool montait enfin à son cerveau, et par conséquent sa vue se brouillait, et ses idées se faisaient de moins en moins claire. Elle els vit applaudir sa prof de potion simplement parce qu’elle avait but son verre cul-sec. Quelle bande d’idiot, ce genre de geste n’étaient pas à applaudir, elle se contentait de se vautrer dans la décadence de l’alcool, il n’y avait pas de quoi en être fière, loin de là. Au contraire, il fallait se battre pour ne pas succomber à chaque fois, toujours se relever et dire non.
    Mais quelque chose était plus que claire à ses yeux, elle n’abandonnerait jamais Baël, comment pourrait-elle partir et laisser son frère dans la mouise? C’était insensé! Mais avoir une bonne influence sur lui? Ca pas question, il n’écoutait pas, il était comme elle, lorsqu’il avait décidé quelque chose il la faisait et puis c’était tout, même si on l’attaquait il irait au bout de son idée, il ne lâchait jamais rien, et c’était peut être pour ça qu’elle l’admirait tant. Il lui avait appris à toujours se battre, à ne pas laisser les autres lui marcher sur les pieds, et surtout à attaquer plutôt que d’avoir à se défendre, en quelque sorte il en avait fait une personne relativement mauvaise, mais elle s’en fichait.

      -Vous savez, il y a longtemps que je n’ai plus aucune influence sur lui, ou alors il ne le montre pas. Mais l’abandonner jamais, même si il doit tomber, je tomberai avec lui…Parce que c’est con à dire, mais…je l’aime…


    Laura posa son regard sur la bouteille qui se trouvait sur la table, se souvenant de quelle manière sa prof avait bu.

      - Vous savez madame, je crois que vous n’êtes pas sur la bonne voix…La première fois que j’ai bu comme ça, c’était cet été, lorsque mon frère est parti sans laisser de traces…Je suis allé acheter une bouteille de whisky pur feu, je suis allé dans un coin sombre pas loin de notre appart…Et j’ai bu comme jamais je n’avais bu…J’espérais que ca me tuerait, mais ca m’a seulement rendu malade, très malade…Vous ne devriez pas tomber la dedans, parce qu‘on en ressort jamais à ce qu‘il parait…Regardez moi, ce n‘est pas à ça que vous voulez ressembler j‘en suis persuadé.


    Laura eut un sourire, elle était là, aussi pleine qu’un tonneau à donner des conseils, c’était absolument nul, c’était même carrément déplacer. Mais elle ne parvenait pas à se sortir de la tête que si elle était là, c’est que quelque chose n’allait pas dans sa vie non plus. Et aussi bizarre que cela puisse paraitre, elle ne voulait pas que Loréana tombe tout comme elle, souffre à cause d’une personne quelconque. Si Laura s’en était relativement bien sorti, et n’avait pas totalement succombé, c’est simplement parce qu’elle avait eut de l’aide, parce qu’elle avait put se tourner vers des amis qui ne l’avait pas oublié. Que ses amis l’avait pardonné, l’avait aidé. Et ca c’était vraiment magique.

    |
      -Et puis s’emmurer dans le silence ne sert à rien non plus, au début je gardais tout pour moi, je laissais la colère et l’angoisse prendre totalement possession de mon être. J’étais tout le temps en colère, je voulais tuer tout le monde, moi y comprise, et personne ne pouvait rien y faire…Parce que personne ne savait, parce que je pensais, puérilement que ce serait être faible que d’en parler…Et puis un jour c’est sorti, comme un volcan en éruption, j’arrivai plus à m’arrêter et je voyais ma meilleure amie de plus en plus affolée devant moi, je pleurais et je pouvais pas arrêter le flot de parole qui sortait, j’y arrivais plus, j’avais tellement intérioriser mon problème que quand il est sorti c’était encore pire…


    Bien sûr qu’elle n’allait pas lui dire à quel point tout avait failli basculer ce jour là, comment Amanda l’avait sorti de force du lac de Poudlard, comment Laura par amour avait eut envie de mettre fin à tout ça, en ayant le sentiment qu’elle était responsable de tout…Loréana devait être au courant, une tentative de suicide devant tout Poudlard ne passait pas inaperçu et elle avait fini dans le bureau du directeur…

      -Ne faites pas les même erreurs que moi, trouvez quelqu’un à qui parler, ça fait du bien


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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Lun 7 Mar 2011 - 18:22

    Quelle est la valeur d’une confession suintant l’alcool ? Quelle est la valeur d’une décision puant la vodka ? Quelle est la valeur d’un conseil donné en état d’ivresse ? In vino veritas, disaient les anciens. Car le vin délie les langues, il réduit les protections que l’homme peut s’imposer, il brouille les esprits, et, parfois, fait dire à l’homme saoul quelque chose qu’il n’aurait pas dit s’il avait été sobre. Mais comment savoir si ce que votre interlocuteur, aussi plein que sa bouteille est vide, dit est une confidence, ou un délire dû aux effluves de l’alcool ? Comment savoir s’il n’exagère pas inconsciemment un fait ?
    C’étaient les questions qui vinrent à l’esprit de la jeune professeur de potions lorsqu’elle entendit son élève, qui n’en était visiblement pas à son premier verre, lui raconter ses tracas et ses interrogations au sujet de son frère. Baël Mathias Owned. Un élève que Loreana ne connaissait pas très bien, mais qu’elle appréciait pour la simple et bonne raison qu’il ne lui avait jamais donné aucune raison de ne pas le faire. Avec elle, Baël était un jeune homme comme les autres, poli, gentil, peut-être un poil orgueilleux, mais rien de bien méchant. Pourtant, les échos qu’elle recevait de lui ne lui permettaient pas de nuancer ce portrait. D’une part, lorsque Caleigh en parlait, elle avait toujours la voix tremblante, et elle semblait lui vouer un culte terrifié. A tel point qu’il pouvait lui marcher sur les pieds sans le moindre problème. Caleigh le décrivait comme un véritable monstre qui se croyait tout-permis, ce que Loreana n’avait jamais pu vérifier en cours de potions. D’autre part, de ce que Marylee disait de lui, Baël était un ami fidèle et loyal, un jeune garçon très séduisant, intelligent, ambitieux, et qui ne souhaitait que le meilleur pour sa sœur et lui. Apparemment, et d’après Marylee, Baël venait d’un milieu extrêmement modeste, et ne supportait pas la pauvreté gluante dans laquelle se vautrait ses parents, sans aucune envie de s’en sortir. Un côté assez touchant, d’ailleurs. Pas de quoi redouter le jeune apprenti de défense contre les forces du mal… Et pourtant, voilà que sa propre sœur, ivre, dans un bar, se plaignait de le voir changé, comme transformé par on-ne-sait-trop-quoi, et craignait même d’apprendre qu’il avait commis un meurtre ! Comment était-ce envisageable qu’un élève de Poudlard ait pu commettre un meurtre ? Ce n’était pas le genre de chose qu’on enseignait au collège de sorcellerie, et si aucun élève n’ignorait la formule du Sortilège de Mort, il n’y avait sans doute dans l’école aucun sorcier mineur capable de l’utiliser. D’ailleurs, Loreana aurait également parié que les deux apprentis ne sauraient pas l’utiliser non plus. Lancer un sort d’une telle puissance nécessitait un bon niveau en magie, mais également une certaine habileté à lancer des sorts qui ne s’acquerrait qu’avec le temps. D’après Loreana, Baël ou Timothé n’auraient été capables de le lancer que dans un ou deux ans… Alors, l’éventualité que Baël ait pu commettre un meurtre lui sembla ridicule. Sauf que la frayeur sincère de Miss Owned et son air convaincu suffirent à ébranler légèrement la conviction de la prof. Pas assez pour prévenir les Aurors et faire arrêter Baël, bien sûr, mais Loreana se promit de garder un œil discret sur le jeune Owned. Et sur la jeune Owned aussi, d’ailleurs. Idéalement, la Directrice de Serdaigle souhaiterait ne plus voir une de ses élèves dans un état pareil…


    LAURA «Vous savez, il y a longtemps que je n’ai plus aucune influence sur lui, ou alors il ne le montre pas. Mais l’abandonner jamais, même si il doit tomber, je tomberai avec lui…Parce que c’est con à dire, mais…je l’aime… »

    Loreana lui adressa un sourire triste. Certes, l’amour fraternel n’était pas comparable avec l’amour que l’on peut ressentir pour un jeune homme, mais l’ex-Serdaigle savait très bien que l’amour, ce sentiment si beau mais si con, nous poussait parfois à de pures folies. Comme à mettre en jeu toute une carrière pour les beaux yeux d’un parfait crétin, par exemple. En attendant, Laura aimait son frère, et Loreana se mit à se demander ce qu’aurait été sa vie si ses parents avaient survécu, si elle avait eu un frère ou une sœur…

    LAURA « Vous savez madame, je crois que vous n’êtes pas sur la bonne voie… La première fois que j’ai bu comme ça, c’était cet été, lorsque mon frère est parti sans laisser de traces… Je suis allée acheter une bouteille de whisky pur feu, je suis allée dans un coin sombre pas loin de notre appart… Et j’ai bu comme jamais je n’avais bu… J’espérais que ca me tuerait, mais ca m’a seulement rendu malade, très malade… Vous ne devriez pas tomber là-dedans, parce qu‘on en ressort jamais à ce qu‘il parait… Regardez moi, ce n‘est pas à ça que vous voulez ressembler j‘en suis persuadé. »

    Loreana lui adressa un sourire triste. Voilà qu’une élève à moitié bourrée lui donnait des conseils pour éviter l’alcoolisme. Si ce n’était pas le monde à l’envers ! Elle n’était tout de même pas tombée si bas… Si ?

    LAURA « Et puis s’emmurer dans le silence ne sert à rien non plus, au début je gardais tout pour moi, je laissais la colère et l’angoisse prendre totalement possession de mon être. J’étais tout le temps en colère, je voulais tuer tout le monde, moi y comprise, et personne ne pouvait rien y faire…Parce que personne ne savait, parce que je pensais, puérilement que ce serait être faible que d’en parler…Et puis un jour c’est sorti, comme un volcan en éruption, j’arrivais plus à m’arrêter et je voyais ma meilleure amie de plus en plus affolée devant moi, je pleurais et je pouvais pas arrêter le flot de parole qui sortait, j’y arrivais plus, j’avais tellement intérioriser mon problème que quand il est sorti c’était encore pire… »

    Pour quelqu’un qui avait eu des difficultés à s’exprimer et à parler de ses problèmes, Laura avec une sacrée logorrhée… Loreana ne fit pas de réflexion, parce que, d’une part ça n’aiderait en rien la petite vipère à s’en sortir et que, d’autre part, dans la situation actuelle, elle ne pouvait pas se permettre de donner des leçons non plus. Elle préféra alors garder le silence, réfléchissant à ce qu’elle devrait faire ou dire.

    LAURA « Ne faites pas les même erreurs que moi, trouvez quelqu’un à qui parler, ça fait du bien. »

    Encore un sourire triste. Voilà qu’une gamine de 17 ans donnait des conseils à une gamine de 23 ans… Car oui, ce soir, Loreana était une gamine, seule, perdue et affolée, et penser aux problèmes de Laura était une façon, assez égoïste, certes, de ne plus penser aux siens. De se rendre compte qu’elle n’était pas la seule à souffrir et que le monde ne s’arrêterait pas de tourner. Dommage, elle aurait bien crié « STOP ! Arrêtez la Terre, je veux descendre ! ». Mais ce n’était pas possible. La vie était un chemin qu’on parcourait en ligne droite, et dans un sens seulement. Pas d’autre choix que d’avancer. Restait à choisir la manière dont on voulait avancer…

    LOREANA « Je sais, Laura, je sais… Mais quand bien même, la seule personne à pouvoir décider de recommencer à vivre, c’est toi. Personne ne pourra t’y forcer, personne ne pourra t’en empêcher. Pas même ton frère. Dans cette situation, et c’est assez triste à dire, tu es seule. Je suis seule aussi. Pas d’artifices pour nous aider. Pas de potion miracle, pas de sortilège d’allégresse. Juste toi et ta conscience. Juste toi et la vie à laquelle tu ne devrais pas tourner le dos. Je sais que je ne suis pas bien placée pour parler de ça… Je n’ai que 23 ans, je suis à peine plus vieille que toi, j’ai encore autant à apprendre que toi, et, ce soir, je suis aussi faible que toi… Alors, libre à toi de ne pas écouter les sermons d’une enfant que se la jouait professeur, mais je crois que tu ferais bien de rentrer au château. Parce que, même si je peux avoir très envie de te raconter ce qui me pourrit l’existence en ce moment, je sais que demain arrivera bien vite, et qu’on se rappellera toutes les deux de cette conversation… Qu’on se sentira peut-être plus proches qu’avant, mais que je resterai ton professeur et toi mon élève. Alors je te suggère de terminer cette conversation sur le chemin du château. »


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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Mer 27 Avr 2011 - 20:32

    La dernière fois qu'elle avait autant bu c'était au bal, et cette expérience avec l'alcool ne regorgeait pas tellement de bons souvenirs, quand on a bu on fait des choses tellement naturellement, qu'on n'oserait même pas faire sobre, on oserait même pas y penser. C'est peut être pour ça, qu'elle se sentit en droit de lui faire une leçon de morale, elle, Laura Owned, âgé tout juste de 16 ans avait l'impression qu'elle était plus forte que les autres...Plus forte que tout le monde, ou en tout cas qu'elle avait autant vécu que tout le monde... Ce qui était faux, elle avait juste cette impression d'être en fin de vie, qu'elle avait tout vécu...Elle ne ressentait plus grand chose, c'est comme si on lui avait pompé toute son énergie, qu'elle n'avait plus rien à donner à personne...Elle se souvenait de cette jeune fille pleine de vie, qui se pavanait dans tout Poudlard, elle avait adoré cette période, mais elle avait l'impression qu'on lui avait volé cette époque...Et qu'elle était fini à tout jamais.
    Mais elle avait tellement l'impression que Loréana était mal qu'elle n'avait pas put s'en empêcher., qu'elle n'avait pas put s'arrêter, elle s'était sentit obligé d'ouvrir sa grande gueule, juste parce que Loréana semblait être une jeune femme qui méritait le bonheur, elle ne savait pas qui était l'homme qui la mettait dans cet état, mais il n'avait aucun droit de le faire, il n'avait pas le droit d'éteindre la flamme de joie qui avait un jour brillait dans les jolis yeux de la professeur de potion, elle soupira et reposa son regard sur les autres personnes présente dans le bar. « Je sais, Laura, je sais… Mais quand bien même, la seule personne à pouvoir décider de recommencer à vivre, c’est toi. Personne ne pourra t’y forcer, personne ne pourra t’en empêcher. Pas même ton frère. Dans cette situation, et c’est assez triste à dire, tu es seule. Je suis seule aussi. Pas d’artifices pour nous aider. Pas de potion miracle, pas de sortilège d’allégresse. Juste toi et ta conscience. Juste toi et la vie à laquelle tu ne devrais pas tourner le dos. Je sais que je ne suis pas bien placée pour parler de ça… Je n’ai que 23 ans, je suis à peine plus vieille que toi, j’ai encore autant à apprendre que toi, et, ce soir, je suis aussi faible que toi… »Laura eut un sourire, tourner le dos à son frère, c'était tellement facile à faire, mais Loréana ne comprendrait peut être jamais ce qui la liait à lui...Elle lui devait beaucoup plus qu'à personne qui d'autres...Baël faisait toujours le dur, ça la faisait sourire d'ailleurs, il avait mauvaise image, mais au fond elle savait qu'il était plus que gentil. Il suffisait simplement de gratter un peu... Alors si il lui demandait de renoncer à tout, que pourrait-elle faire d'autre? A part obéir s'entend? « Alors, libre à toi de ne pas écouter les sermons d’une enfant que se la jouait professeur, mais je crois que tu ferais bien de rentrer au château. Parce que, même si je peux avoir très envie de te raconter ce qui me pourrit l’existence en ce moment, je sais que demain arrivera bien vite, et qu’on se rappellera toutes les deux de cette conversation… Qu’on se sentira peut-être plus proches qu’avant, mais que je resterai ton professeur et toi mon élève. Alors je te suggère de terminer cette conversation sur le chemin du château. »

    Laura se leva alors que la professeur se taisait, peut être un peu trop vite parce qu'elle dut se raccrochait à la table afin de ne pas chuter, elle soupira c'était toujours la même chose quand elle buvait, soit elle s'amusait comme une folle, soit elle pleurait, et ce soir elle avait opté pour la seconde solution, à son plus grand malheur. Elle attrapa son manteau et le mit sur ses épaules, avant de sortir du bar sans un mot, elle ne savait pas vraiment quoi dire, Loréana lui avait clairement fait comprendre qu'elle ne lui dirait pas ce qui se passait dans sa vie. Peut être que c'était des choses qui dépassaient totalement Laura, qu'elle ne comprendrait jamais, c'était même très probable.   « Demain on va devoir reprendre les choses normalement, comme si il s'était rien passé...Mais ça arrivera pas vous le savez, on se regardera toutes les deux, en essayant de savoir si l'autre va bien...Vous serez peut être mon professeur mais je passerai mes journée, ou au moins mes cours de potions à savoir ce qui vous tracasse, parce que je sais que demain vous n'irez pas mieux, ça se voit dans vos yeux... » Elle baissa les yeux sur ses chaussures en sentant le vent froid sur son visage, après la chaleur étouffante du bar, ce vent frais faisait du bien, il remettait les idées en place, ou du moins ce qu'il en restait. « En tout cas, sachez madame que j'espère que ça se passera mieux dans votre vie, parce que vous méritez le bonheur, je vous connais pas tant que ça, mais j'ai l'impression que vous êtes une chic fille...Et puis faut le voir avec humour dans quelques années vous pourrez raconter à tout le monde que vous vous êtes pété la tronche avec une élève...Vous êtes si irresponsable madame! » Laura sourit, elle n'avait put s'empêcher de chambrer son professeur de potion, elle espérait simplement que sa professeur comprenne qu'elle plaisantait.


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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Dim 12 Juin 2011 - 12:49

Spoiler:
 

    Déchéance. De deux jeunes femmes. Chacune portait sa croix, une croix différente mais aussi lourde à porter. Un fardeau qui les empêchait d’être heureuses. La prof et l’élève étaient plus proches qu’elles ne l’avaient jamais été. Ce soir, dans ce bar, devant ces bouteilles d’alcool, il n’y avait plus de relation d’autorité. Juste deux âmes perdues qui tentaient de noyer leurs problèmes dans l’alcool. Certainement pas la meilleure solution, certainement pas la plus efficace. Mais pourquoi ne pas boire, si c’était la seule chose qui était susceptible d’apporter un semblant de réconfort ? Tout l’art des sorciers était bien incapable de soulager les cœurs des deux jeunes femmes. Il n’y avait ni potion, ni sortilège qui pourraient les aider. Alors, en dernier recours, elles buvaient. Elles buvaient parce qu’elles allaient mal. Loreana était tout à fait consciente que boire n’allait rien arranger, au contraire. Mais que faire d’autre ? Il n’y avait rien à faire. Attendre que ça passe. Mais l’attente semblait moins longue avec de l’alcool. Du moins pour un soir.
    Regardez-les. Si c’était pas malheureux, deux jeunes femmes qui avaient encore la vie devant elles. Comment pouvaient-elles déjà être si mal ? Elles avaient encore le temps de vieillir. Elles étaient à l’aube de leur existence… Quand le crépuscule viendrait, elles pourraient commencer à avoir des regrets, des remords. Mais pas avant. Elles n’avaient pas le droit. Elles devaient profiter de chaque minute que leur offrait le destin. Elles devaient mordre la vie à pleines dents, en savourer chaque nuance. Apprendre que douleur et déception étaient une partie inhérente du tableau, apprendre à les comprendre, apprendre à faire avec. Pas se laisser aller dans la plus grande bassesse de l’être humain. Elle était professeur à Poudlard, après tout. En tant que tel, elle se devait de montrer l’exemple à ses étudiants. Elle souriait toujours en se souvenant des paroles du Professeur Wandhander, sa précédesseur au poste de professeur de potions : « Les élèves sont des brebis égarées, Loreana. A nous de jouer les bergers. » Et si le berger faiblissait ? Si le berger, un soir seulement, redevenait la brebis égarée qu’il n’avait, en réalité, jamais cessé d’être ? Quel piètre berger elle faisait, en ce moment…


    LOREANA «Alors, libre à toi de ne pas écouter les sermons d’une enfant que se la jouait professeur, mais je crois que tu ferais bien de rentrer au château. Parce que, même si je peux avoir très envie de te raconter ce qui me pourrit l’existence en ce moment, je sais que demain arrivera bien vite, et qu’on se rappellera toutes les deux de cette conversation… Qu’on se sentira peut-être plus proches qu’avant, mais que je resterai ton professeur et toi mon élève. Alors je te suggère de terminer cette conversation sur le chemin du château. »

    Un sursaut d’orgueil, sans doute, qui avait eu lieu lorsque la belle avait croisé le regard d’un poivrot, plus loin, qui chantait une chanson fort peu appropriée aux oreilles de deux jeunes demoiselles, avait forcé Loreana à, pour quelques secondes, assumer son rôle de professeur. Ce soir, le sens des responsabilités qu’elle avait mis entre parenthèses avait refait surface. Elle ne devait pas être dans ce bar, et, surtout, Laura non plus. La jeune élève, dans un état peu enviable, tenta de se lever. Tenta, car elle s’écroula quelques secondes plus tard sur la table, attirant sur elle les rires des poivrots qui, visiblement bien bourrés, n’hésitèrent pas à lancer aux deux femmes des appels crus qui ne laissaient aucun doute sur l’objet de leur désir. Laura parvint toutefois à marcher et le professeur et l’élève quittèrent le bar. En sortant, le froideur glacée de la nuit donna une énorme claque à Loreana qui sentit la chaleur enivrante de l’alcool se dissiper peu à peu. Elle marcha en silence, jetant de temps en temps un coup d’œil à Laura pour s’assurer qu’elle ne chancelait pas. Laura brisa le silence de la nuit.

    LAURA « Demain on va devoir reprendre les choses normalement, comme si il s'était rien passé...Mais ça arrivera pas vous le savez, on se regardera toutes les deux, en essayant de savoir si l'autre va bien...Vous serez peut être mon professeur mais je passerai mes journée, ou au moins mes cours de potions à savoir ce qui vous tracasse, parce que je sais que demain vous n'irez pas mieux, ça se voit dans vos yeux... »

    Ah bon ? Loreana aurait plutôt parié qu’en ce moment, la seule chose qui se voyait dans ses yeux, c’était le trop-plein d’alcool qu’elle avait ingurgité. Elle se tourna toutefois vers Laura et tenta de lui adresser un sourire rassurant. Pas très convaincant, mais il faudrait au moins noter l’effort. Après tout, Laura avait raison : pourquoi irait-elle mieux demain ? Elle serait toujours amoureux d’un imbécile qui l’avait abandonnée et qui avait recommencé à visiter le lit de toutes les filles du château. Elle penserait toujours autant à la vie qu’elle avait imaginé avec Maximilien. Elle penserait toujours autant à cet enfant qu’ils voulaient avoir tous les deux, d’ici quelques années, et qui semblait définitivement mort. Maximilien Middle n’était plus qu’un fantôme, mais un fantôme encore brûlant qui n’aurait pas fini de la faire souffrir. C’est vrai, elle n’irait pas mieux demain. Tout comme Laura, d’ailleurs.

    LAURA « En tout cas, sachez madame que j'espère que ça se passera mieux dans votre vie, parce que vous méritez le bonheur, je vous connais pas tant que ça, mais j'ai l'impression que vous êtes une chic fille...Et puis faut le voir avec humour dans quelques années vous pourrez raconter à tout le monde que vous vous êtes pété la tronche avec une élève...Vous êtes si irresponsable madame! »

    Le sourire de Lorana fut, cette fois, franc. Elle fut vraiment touchée par les paroles de son élève, et la petite boutade finale était amusante. Elle s’empressa de répondre à son élève, rebondissant sur son irresposabilité.

    LOREANA « C’est vrai Laura, mais méfie-toi. Je risque bien de redevenir responsable dès que nous aurons franchi la porte du château. A ta place, je filerais droit dans ma salle commune pour ne pas faire perdre des points à Serpentard parce que tu es hors de ton dortoir après le couvre-feu… »

    Amusée, elle adressa un clin d’œil à Laura. Les deux jeunes femmes marchèrent en silence et, lorsqu’elles furent arrivées dans le hall du château, Loreana souhaita une bonne nuit à Laura.

    LOREANA « Bien, il est l’heure d’aller dormir. Mais avant que tu t’en ailles, tu sais où est mon bureau. N’hésite pas à venir me parler si l’envie t’en prend. Bonne nuit. »

    A ces mots, elle tourna les talons et disparut dans les escaliers : direction son appartement.


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MessageSujet: Re: Même pas bourrée. Pour l'instant. [FINI] Ven 17 Juin 2011 - 13:11

Spoiler:
 

    Durant le trajet sur le chemin du château, Laura eut le temps de penser à de très nombreuses choses, certaines futiles (telle que marcher sans tomber), et d'autres bien plus grave pour une enfant de cet âge là. En fait, Laura en avait marre de réfléchir tout le temps, elle aurait aimé que parfois, son cerveau se mette sur pause, histoire de décompresser un peu, mais chacune de ses pensées allaient de Loréana, à ses amis, à son frère. Elle avait mal pour la jeune femme qui était à ses côtés, qui souffrait autant sinon plus qu'elle. Elle n'avait jamais aimé voir la tristesse sur le visage des gens qui l'entourait, elle aimait lorsque tout ressemblait au pays des bisounours...Et puis, elle se rendait petit à petit compte qu'elle perdait ses amis un par un, au fur et à mesure, seuls quelques proches amis était resté là, et puis il y avait cet énorme problème qui s'appeler Hugo, comment allait-elle faire pour se sortir ce bon à rien de la tête? Comment allait-elle faire pour reprendre une vie normale alors qu'elle s'était donné sans réfléchir à son pire ennemi... Et puis surtout, il y avait son frère, celui qu'elle aimait par dessus tout, celui qu'elle voulait à ses côté pour toute sa vie. Il était la personne qu'elle aimait le plus au monde, elle ne savait même pas comment on pouvait aimer quelqu'un autant. Avant que tout se passe, elle pensait qu'elle s'aimer plus elle même qu'elle n'aimait son frère, mais toute cette histoire lui avait fait comprendre qu'elle l'aimait beaucoup plus qu'elle ne s'aimait elle même. Pour lui, elle laisserait tout tomber, même peut être ses amis...

    Le bruit de la porte que l'on refermait derrière elle la ramena à la réalité. Elle aimait Poudlard la nuit, l'ambiance y était tellement différente, la journée on sentait la magie, mais surtout grâce aux élèves, qui passaient leur temps à se jeter des sorts, grâce aux tableaux qui parlaient tout le temps, même grâce au fantômes qui participaient la zizanie générale, au dam des professeurs, qui pourtant apprécié travailler ici...Mais la nuit tout était tellement puissant, l'ambiance du château était...Lourde, elle n'aimait pas se balader seule dans les couloirs, elle avait l'impression d'être écraser par l'histoire, la grandeur de Poudlard, et pourtant...Poudlard était tout simplement sa seule maison, elle ne savait pas ou elle irait ensuite, tout était incertains, Poudlard était le seul endroit qu'elle pouvait appeler maison. Elle tourna le regard vers sa professeur. « Et puis faut le voir avec humour dans quelques années vous pourrez raconter à tout le monde que vous vous êtes pété la tronche avec une élève...Vous êtes si irresponsable madame! » Elle n'avait put s'empêcher de taquiner sa prof, elle espérait qu'elle allait le prendre avec le sourire, mais vu l'état dans lequel elle se trouvait toute les deux, nul doute que Loréana allait rire de l'élève. « C’est vrai Laura, mais méfie-toi. Je risque bien de redevenir responsable dès que nous aurons franchi la porte du château. A ta place, je filerais droit dans ma salle commune pour ne pas faire perdre des points à Serpentard parce que tu es hors de ton dortoir après le couvre-feu… »

    Laura rigola, finalement, les professeurs étaient des gens comme les autres, qui savaient rire de tout et de rien, et qui avaient des problèmes comme tout le monde. Pourtant avant cette soirée, Laura les avait mis dans un genre de mon irréels ou tout allait bien dans le meilleur des mondes, et la seule chose qui leur importait était les contrôles ou encore pourrir la vie des élèves avec des punitions débiles... Elle avait beau se dire qu'ils étaient humains, elle ne pensait pas à eux comme des humains normaux, cette soirée lui avait ouvert les yeux, tout être humain, qu'importe sa position sociale, son métier, son origines, a des chaines, et porte des malheurs en lui. Seulement certains les porte mieux que d'autres...Chaque personne a une blessure indélébiles qui le poursuivra jusqu'à la fin de sa vie. « Bien, il est l’heure d’aller dormir. Mais avant que tu t’en ailles, tu sais où est mon bureau. N’hésite pas à venir me parler si l’envie t’en prend. Bonne nuit. »
    Laura lui adressa un sourire, franc et éclatant, cette soirée lui avait fait du bien finalement, elle avait enfin réussi à dire ce qu'elle avait sur le cœur, et ça avait été tellement facile de la faire avec un professeur, parce qu'elle savait que Loréana ne la jugerai jamais, ce que les serpentard feraient forcément eux. « Et vous, vous savez ou se trouve la salle des communes des serpentard si vous avez besoin de quelqu'un, j'ai beau l'air d'être une garce des fois je sais être gentille... » Elle tourna ensuite les talons et se dirigea vers sa salle commune des serpentard un demi sourire sur la visage, sûr que cette soirée allait rester dans les mémoires.


FIN


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